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 Mud & Blood

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MessageSujet: Mud & Blood   Mar 17 Juin - 17:09

La pleine lune n'était qu'une tâche sur le ciel pâle.

Les arbres ploient alors que leurs branches sont impitoyablement tirées par je ne sais quelle créature des marais. L'image de troncs flottants me viennent en tête, ces troncs aux gueules hérissées de crocs, ces troncs traîtres qui ont bien failli m'avoir, il y a de cela quelques heures encore. L'animal a pris possession de ma tête, de mon corps. Mais ma raison commence doucement à me revenir, au fur et à mesure que le jour reprend ses droits. L'air est lourd, humide. Une brume pesante peine à se dégager du sol. Mes pattes s'embourbent dans le sol meuble, mais ma force naturelle m'aide à m'en extirper sans grandes difficultés. J'ai dans la gueule mon trophée de la soirée : un poisson que je ne tarde pas à dévorer, à avaler sans aucune difficulté, bien que j'ai pris le temps de déchirer sa chair pour en savourer chaque bouchée. Je me remets ensuite en marche, grondant un peu à chacun de mes pas. Je vais parfois me gratter le dos contre un arbre, ou me faire les griffes sur une écorce couverte de mousse. Comment ai je fini là ? Je ne sais pas vraiment, je suppose que j'ai réussi à sortir de la cave et que j'ai couru comme un fou pour rejoindre ces terres humides...

La douleur vient en premier lieu. Tout mon corps me lance. Des courbatures me déchirent les membres, au point d'en ralentir mes mouvements. J'ai le goût détestable du sang sur mes papilles, à cause du poisson que je viens de dévorer. Bon dieu, je crois que je vais recracher ce que je viens d'engloutir, malgré la faim qui me ronge les entrailles. Je tourne les yeux vers mes pattes, ces pattes aux longues griffes noires, vers ma fourrure salie par la boue. Mon souffle est rauque à mes oreilles... Je vais vraiment avoir du mal à m'habituer à ce souffle profond, sonore, à croire que je suis un fumeur invétéré. Mes oreilles rondes s'agitent au moindre craquement. Je commence alors seulement à m'inquiéter. Où est ce que je suis ? Qu'est ce que j'ai fait ? Je plisse les yeux. Je crois me souvenir de la porte de la cave qui s'est fendue après que je lui ai balancée de nombreux coups de pattes. Je me souviens de ma course éperdue dans la ville. Des poubelles que j'ai renversées, de l'accident de voiture que j'ai failli provoquer, avant de finir là, en plein marais, à errer dans cette nature sauvage, dans le seul but de trouver un refuge... Et un repas. Je ne me ferai jamais à cette vie. Je ne me ferai jamais à cet état.

Alors que les minutes continuent de passer, mon sentiment de nausées ne fait que s'amplifier. Un dégoût pas seulement provoqué par les baies et le poisson avalé, mais aussi, pour cette écorce, cette fourrure qui me recouvre, ce corps lourd que je peine de plus en plus à traîner. Le jour se lève alors que je m'écroule. La douleur me coupe le souffle. Elle me scie de part en part, au point de m'en faire basculer sur le dos et m'étirer de tout mon long dans un gémissement plaintif. Je crois que je hurle comme un taré, là, vautré dans la boue. Mes propres griffes viennent déchirer mon écorce de fourrure alors qu'elle se résorbe comme par magie... Vous n'avez pas idée de la souffrance que je puis ressentir en cet instant. Comme si des milliers et des milliers d'aiguilles me traversaient la peau. Je saigne par endroits. Mes muscles s'étirent, se déchirent, les os se déboîtent, se replient, s'étire. Et ma peau tente de suivre tout ça. Quitte à s'ouvrir parfois avant de légèrement se refermer. Une fois le jour levé, je reste longuement affalé sur le sol, tentant péniblement de reprendre mon souffle, le corps brûlant et parcouru de spasmes. Je n'arrive pas à réfléchir. J'essaye seulement de me réconforter au contact de la terre glacée sur mon corps en pleine souffrance. Je serre les mâchoires et me redresse en position assise.

Mauvaise idée. La nausée me retourne l'estomac. Un haut le cœur me fait régurgiter tout ce que j'ai pu ingurgiter cette nuit. Je me sens dans un état à peine descriptible... Je n'arrive pas à réfléchir, je veux seulement m'écarter de cette boue, de ma bile et des restes de poisson, me laver une bonne fois, et rentrer chez moi pour une sieste d'une journée ou deux. Je rampe presque jusqu'au point d'eau le plus proche et nettoie mon corps au plus vite, ma bouche aussi. L'eau est dégueulasse, mais c'est bien meilleur que le goût du poisson crû. L'eau froide me lance au début, avant de progressivement apaiser mes souffrances, m'anesthésiant complètement. Je m'assois sur le rebord de la petite mare, les mains reposées sur mes genoux, avant de sursauter et faire volte face quand j'entends un craquement derrière moi. Je ne suis pas de bonne humeur. Loin de là. Si j'ai toujours eu un visage souriant et un humour bien présent, mon regard est tout sauf agréable... Toute la haine du monde est réunie dans mes prunelles glacées alors que des cernes assombrissent davantage mon regard. Je suis mal rasé, du sang coule de mes multiples plaies... J'espère seulement qu'il ne s'agit pas d'un zombi ou d'une autre saloperie, je ne suis pas en état de me défendre.


Dernière édition par Gregory Whitford le Mar 12 Aoû - 11:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Mar 17 Juin - 22:52


mud & blood






Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les filles crient : elle voit leur idole à la télévision, elles ont leur règles et n’ont plus de papier toilette, elles ont vu une araignée, ou alors elles ont cassé un de leurs ongles, mais elles ne crient jamais pour la raison que je vais énoncer : un ours qui vient de s’enfuir de sa cave en cassant à peu près tout. Ou alors cela peut arriver dans un récit fantastique ou une série bizarre, mais jamais vraiment dans la réalité. Pourtant, à ce que je sache, je me situe bien dans quelque chose de réel, tout du moins, je l’espère. Enfin ça dépend, parce que pour les gens comme moi, ça se passe relativement… ouais, non, ça se passe mal pour les gens comme moi, dans les séries et tout ça. Les gens comme moi, ils deviennent toujours maléfiques et se font détruire la tronche par les gentils, donc on va s’en passer. On va plutôt parler du fait qu’une jolie jeune fille vient de me bondir dessus. Les filles me sautent souvent dessus, mais pas elle, d’habitude. Et elle déblatère un tas de choses que je ne comprends pas, en fait, je crois que je suis trop endormi pour essayer de vraiment comprendre. Mes yeux sont vaseux, brillants, j’ai un petit sourire à mes lèvres sans raison, je suis totalement décoiffé, en sous-vêtements aussi. Oui, je dormais. Et oui, on vient de me hurler dessus alors que je dormais. Jusqu’à ce que je comprenne. Je n’ai jamais eu d’ours dans ma cave. Je n’ai jamais eu de cave, même, si nous devons en parler. Mais la personne chez qui je vis, elle, a une cave, et elle est même enfermée dedans. Enfin, plus maintenant si je m’en tiens aux paroles de sa fille, qui panique, qui me regarde droit dans les yeux.

Je la vois venir, avec sa petite gueule d’ange. Je la vois venir avec son petit sourire et la panique dans ses yeux. Je la vois venir avec sa petite voix toute douce qui va me supplier d’aller chercher son père. Et si je refuse, elle va gentiment me rappeler qu’il est entièrement comme ça à cause de moi et que je devrais aller le chercher pour qu’il se maitrise. Elle a raison, c’est à cause de moi, mais je devrais lui rappeler un jour qu’il était entièrement d’accord pour ça. Mais je ne vais sans doute pas avoir le choix. Elle est trop jeune de toute façon pour faire quoique ce soit, et elle va me sortir l’excuse que moi, j’ai de la magie pour me défendre. HAHA. QUELLE BLAGUE. Faudrait-il encore que je sache m’en servir, chose qu’elle n’a visiblement pas vraiment compris jusque là. Mais elle a raison. Je suis certainement capable de me défendre si je le veux, plus qu’une jeune fille de son âge. Alors, comme souvent, je serre sa main et je lui accorde un petit sourire pour la rassurer jusqu’à aller dans la salle de bain pour me vêtir. Je commence à prendre l’habitude de toujours la rassurer comme ça. Un sourire et elle se détend… Finalement, je reviens vers elle et j’embrasse son front en lui disant de bien fermer la porte à clé. Je l’aime comme une petite sœur, je crois bien. C’est ça. C’est une sorte de petite sœur.

J’ai un sac sur mon dos, avec plusieurs affaires. Ouais. J’ai prévu le coup. On sait jamais après tout, j’ai même emmené de la bouffe, parce que visiblement, ce gars ne semble penser qu’à ça assez souvent. Et je vais vers la cave. Ca ne va pas être difficile de suivre sa trace. Il me suffit de regarder les grosses pattes d’ours partout sur le sol, de suivre les arbres à moitié arrachés, ce genre de choses. Et un soupir m’échappe. Et je marche. Je marche. Je marche. C’est interminable. Je marche encore. J’en ai ras le bol. Jusqu’à arriver, au moins une heure après – peut-être plus – vers l’endroit le plus significatif, je crois bien. Enfin, là où il a déjà pu aller, sous cette forme là… et d’où je l’ai déjà vu revenir.

Un sourire franchit l’air froid de mon visage. Si d’habitude je suis assez souriant, je dois avouer que je serai bien resté en caleçon à dormir sur le canapé du salon avec un ventilateur braqué sur mon corps pour ne pas avoir trop chaud.  Mais enfin, c’est une chose que je devrais faire bientôt, parce qu’il semblerait que j’ai retrouvé notre ours fugitif !

    « Tu sais, le camp naturiste, c’est pas là hein. »


Et je lui lance une grande serviette dessus dans un petit rire en me rapprochant d’la grosse bête à poil. HEY. Ca marche dans les deux sens cette phrase, qu’il soit sous forme humaine ou non ! Bordel, je suis hilarant. Non ? Bah tant pis, j’me fais rire, moi, au moins. Je viens vers lui et je tourne la tête pour le regarder. Hm. Il est pas mal, à poil, pas aussi bien que moi, mais pas mal.

    « A moins que ce soit là et faut me le dire tout de suite, que j’enlève mes fringues aussi. »


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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Mer 18 Juin - 12:57

Ce n'est que lui. Pas ce que je craignais.

Mon regard s'adoucit un peu quand je reconnais sa silhouette, sa démarche assez maladroite, légèrement plus pataude à cause des branches et de la boue qui gênent sa progression. J'ai le réflexe de ramener mes jambes contre moi pour dissimuler mon anatomie. Avec l'âge, je suis devenu pudique... Après tout, à 40 ans, je ne me considère plus comme un homme « sexy ». Pas comme lui qui semble totalement dans la force de l'âge. Sa silhouette est élancée, voire un peu trop fine, bien qu'une fine musculature se dessine sous sa peau bien plus claire que la mienne, plus fragile aussi. Mon derme est bien plus résistant, et ce, avant même que je ne me transforme. Pourtant, c'est moi qui saigne en cet instant. La transformation reste difficile. Une souffrance à peine inimaginable. Ma peau en reste abîmée par endroits, irritée à sang, malmenée par la métamorphose. J'ai beau avoir nettoyé les plaies avec l'eau douteuse de la mare, certaines continuent de saigner. Je suis bon pour tout désinfecter à la maison – faut dire que je me méfie un peu de mes capacités de régénération...

La serviette qu'il me lance me finit dans la tronche – je suis crevé, réflexe 0. Ça semble l'amuser, et je réponds par un grognement en reprenant la serviette. Je me sèche bien inutilement les cheveux puis frotte mon corps avec un léger malaise. Je remarque qu'il m'a pris des fringues... Bonne idée, pas comme la dernière fois où j'ai dû voler du linge qui séchait sur un fil... Je les prends pour les enfiler, assez gêné de lui montrer mon corps. J'ai un bel embonpoint, et une musculature encore assez prononcée sous ma peau, pas comme la sienne. Mes épaules sont bien mises en valeur par le haut qu'il m'a pris – de même que mon petit ventre. Je passe une main dans mes cheveux mal coiffés et soupire en regardant mon reflet dans la mare. Ouais, on dirait que j'ai fait la fête 3 jours sans fermer l’œil une seconde... J'ai les yeux injectés de sang, des cernes grosses comme mon poing. Papa grizzli a des yeux de panda. Je me redressai et m'avançai avec un peu de maladresse vers lui. Tout mon corps me lançait, chaque muscle était comme une barre d'acier que je devais étirer, sur laquelle je devais forcer pour l'assouplir un peu : c'était pas sans douleur, sans compter les entorses que je me faisais en me transformant. Je m'étire encore de longues minutes, jusqu'à ce que mon dos émette un craquement lugubre qui résonne jusqu'à la base de mon crâne. Bon sang, j'ai l'impression d'avoir pris un siècle.

_ Ouais, bien sûr, tu peux même te faire un bain de boue ou te faire un traitement de la peau aux sangsues... charmant, hein ?
J'arrive à ricaner, un sourire qui éclaire enfin mon visage si sombre. Je lève d'ailleurs la main pour effleurer les cheveux de mon sorcier et tapoter finalement son épaule.
_ Merci d'être venu... Et merci pour les fringues. Je me voyais mal me balader comme ça en ville, je vais finir par avoir un soucis. Et je crois que j'ai provoqué un accident hier soir, je grommelle en fermant les yeux, Bref, rentrons, à moins que t'aies une petite cueillette à faire pour tes filtres ou tes potions...
Je peux bien me permettre de le taquiner... Il n'y a que nous, enfin, si je me fie à mon ouïe. Je reprends alors ma marche... pieds nus, ouais, mais bon, je n'allais pas en plus lui demander d'emporter des chaussures. Vu les plaies et égratignures qui subsistent sur ma peau, on pourrait croire que je suis allé me foutre dans un buisson épineux, genre après une chute en vélo... Bordel, si la forme de grizzli m'a été pratique une fois dans ma vie, elle m'emmerde tout le reste du temps. Heureusement, j'ai pu voir sur wikipedia que les grizzlis, ça hiberne pas. En fait, Sigurd dort pour nous deux. J'ai pris l'habitude de me contenter d'une poignée d'heures de sommeil par nuit. J'arrive à remonter l'un des chemins. Autour de nous, on peut entendre les marécages s'éveiller lentement. La brume commence seulement à s'étioler alors que les oiseaux virevoltent au dessus de nos têtes dans un concert de piaillements. Je grimace même un peu et porte la main à ma tempe.
_ Bordel, ce sera toujours aussi douloureux ? J'ai l'impression d'avoir la gueule de bois, sans avoir rien bu en plus... Enfin si, l'eau des marécages, et si tu veux tout savoir, c'est pas plus agréable que boire l'eau des chiottes. Je vais me faire au moins 3 bains de bouche, à la maison. En plus j'ai bouffé du poisson... argh le pire souvenir de ma vie...
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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Jeu 19 Juin - 21:06


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Je déteste les endroits boueux, je déteste les endroits aussi moites où les moustiques s’en donnent à cœur joie, je déteste ces endroits sombres avec des bruits plus qu’étranges, je déteste tout ça, profondément ! Sincèrement, un ours, c’est obligé d’aller là-dedans ? Un grizzly, pardon, l’autre vieux Gregory supporte pas que je lui dise qu’il n’est qu’un ours, c’est vrai quoi, après tout, un Grizzly est si différent d’un simple ours. Ah. Quelle belle ironie. Je me ferais toujours autant rire, je crois ! Enfin bref. SALOPERIE DE MOUSTIQUE. Voilà que je tape mon épaule, puis l’autre, puis mon avant bras avant de soupirer lourdement. A chaque fois que je dois aller chercher Papa Ours dans cet endroit, je ressors avec le visage déformé par une piqure de je ne sais quoi ou bien une allergie causée par un truc bizarre qui a pu rentrer en contact avec ma peau. Les sorciers ne sont pas sensés être plus résistants ? Non ? Allez quoi, merde, on a des pouvoirs mais on n’a pas une protection anti-moustique intégrée à sa peau, on se fout de la gueule du monde ou quoi ! Sincèrement, on est sensé effrayer tout le monde, être plus forts et tout, ça craint. M’enfin. Il faut dire que c’est un petit peu de ma faute, après tout, non ? Je veux dire, si je ne l’avais pas transformé en ours mais plutôt en cheval comme je l’avais initialement prévu et voulu, au moins, nous ne serions pas là, avec lui à moitié à poil et moi couvert de ces petits insectes volants suceurs de sang en train de discuter dans un marais après sa fuite d’une cave. Au moins, un cheval aurait courut dans un enclot sans trop foutre la merde, et j’aurais même pu me la jouer un peu, comme le gars dans The Walking Dead, à naviguer entre les zombies, à cheval ! Et en plus, j’aurais eu une jolie jeune fille – Lya – qui aurait pu m’accompagner. Et nous aurions pu repeupler la terre et.. Ouais. Je m’emballe. Surtout que je ne compte pas repeupler la terre, ça me ferait toucher le corps d’une femme, et ça, je m’en passe volontiers.  Mais bon, passons, du coup, je ne peux pas faire ça, et je me retrouve comme un con avec lui dans un endroit plus que pourri.

Pendant qu’il s’habille, je fais glisser mes yeux sur son corps. Il n’est pas déplaisant pour son âge. Bon, comme un bon papa qui se respecte, il a un petit ventre qui commence à se faire de plus en plus visible et il est mal rasé, mais ça ne lui va pas si mal que ça, autant dire ce qui est. J’ai apprécié faire suivre mon regard sur sa peau un peu tannée, sur ses cicatrices, le long de ses cuisses et de son fessier… Jusqu’à remonter vers ses yeux et lui offrir un immense sourire. J’étudie la couleur de ses pupilles, les petites rides dans le coin de son regard, ses lèvres, légèrement blessées. Même plein de boue, il reste sexy. Ouais… Je ne suis pas trop fan du genre ‘Je me roule dans la boue pour faire genre je me suis battu et je reste sexy.’. Mais je dois admettre que ça lui va bien, à lui. Bon, il a de grosses cernes et tout ça, mais si on passe outre ça, ça peut le faire. Dommage qu’il aime les femmes ! Enfin, je m’en doute, vu qu’il a une gamine et tout ça ! Ca annonce la couleur, comme on dit ! Ca aurait pu le faire n’empêche, surtout que dans ce petit haut un petit peu trop serré, je ne peux pas nier qu’il me donne des envies peu catholiques. Bon allez quoi, je viens de me réveiller, j’ai bien le droit de rester un peu dans mes rêves !

Finalement, j’écoute ce qu’il me dit, levant un sourcil avant de râler, un peu, pour la forme. J’ai horreur qu’on me décoiffe comme ça, bordel ! Bon, d’accord, j’étais pas coiffé étant donné que je dormais juste avant de le rejoindre, mais tout de même, ça me fout relativement les boules ! Puis il a du mettre de la terre dégueulasse de partout sur mes mèches brunes, et ça je ne l’accepte pas vraiment non plus. Je pose un instant mon regard sur le marais avant d’avoir un pas de recul et revenir vers lui. Saloperie de crapaud qui me fout la trouille.

    « J’en sais rien, j’me suis jamais transformé moi. Tu m'poses de ces questions. »


Ewai. Jamais, et de toute façon, je pense que je ne pourrais jamais faire ça de ma vie. A moins qu’on puisse s’auto transformé en skinjsaispasquoi ? Non, j’en doute, je l’aurais lu dans un livre… Mais ça ne m’étonnerait même pas de l’avoir lu mais de ne pas avoir retenu la chose, après tout.

    « C’est bon l’poisson, bon, celui de cet étang j'en doute, mais en règle générale, c'est bon le poisson.. T’arrêtes jamais de râler sur ce que tu manges ? Non, rectification, t’arrêtes jamais de râler tout court ? Non… Re–réctification, tu parles toujours de ce que tu manges ? »


Un rire me revient une fois de plus et je viens donner une petite tape à son ventre. Ouais, belle petite excuse… Pour bien en profiter !

    « Ta gamine paniquait. C’est elle qui faudra remercier, moi j’dormais, elle m’a giflé pour me faire comprendre que t’étais plus là.  C’pas la première fois à force, va vraiment falloir qu’on trouve un autre endroit où t’enfermer… Comme ça j’pourrais ENFIN dormir une nuit complète ! Et puis ton histoire d’accident, ouais, tu crois que j’t’ai retrouvé comment ? Quand des gens hurlent qu’ils ont vu un ours, c’plus facile de savoir où t’es passé ! »


J’étire un peu et je tape ma nuque. Putain de moustique à la con, sincèrement !
Mais enfin, au moins, en allant chercher Gregory dans les marais, je me trouve une utilité. J’ai beau m’en plaindre… Mais moi ça me va.

    « M’enfin…  Au moins t’es vivant, c’est ce qui compte. Tu pourras remercier Lya… Et aussi trouver un SUPER truc pour me récompenser de venir te chercher quasiment tous les soirs dans des endroits hyper chelous. »



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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Ven 20 Juin - 16:51

Je ricane un peu en le voyant chasser les moustiques comme il peut... Je parie que d'ici une dizaine de minutes, il va péter un câble et agiter ses bras dans tous les sens comme un hélicoptère. À tous les coups, il va finir par se cogner la main et geindre en me balançant la faute sur le dos. Ah, je vous le dis, heureusement que je suis bonne pâte, avec ce gamin insupportable. Insupportable... Insupportable quand il se moque de moi, quand il refuse de me filer un coup de main. Insupportable quand il mâche la bouche ouverte, quand il oublie son bol dans l'évier – sans le laver bien entendu. Insupportable quand il se ballade en caleçon dans l'appartement. Insupportable quand je vois ce qu'il arrive à éveiller chez moi. Des envies que j'essaye de calmer depuis au moins 20 ans. Comme refermer mes mains sur ses hanches. Les remonter sur sa taille. Glisser ma barbe mal rasée dans l'intérieur de son cou, embrasser sa peau bien plus délicate que la mienne. Y appuyer mes lèvres, sentir le velours de son derme, la fragrance très discrète de sa peau, cette odeur que je sens quand je prends ses vêtements pour les laver. Une odeur à laquelle je commence... à prendre goût, au point d'en humer ses t-shirts avant de les laver. Chercher cette même odeur quand je m'assois sur le canapé. Bordel, Gregory, tes problèmes s'arrangent pas. Est ce que c'est à cause du sort qu'il m'a jeté ? Ça me rend accroc à lui ? Je n'oserai jamais le lui demander. Je l'imagine déjà se pavaner, m'offrir un grand rictus plein de moqueries... Parce que lui, il m'a déjà dit clairement de quel bord il était. Comme cette fois où il a dit qu'après tout, ma petite Lya valait peut-être le coup de se « taper une fille, quoi que, c'est sale quand même... t'as pas gerbé après ? Je me demande comment tu fais... Enfin en même temps, t'as un appétit spec ».

Mes yeux sont d'un bleu presque banal, bien qu'on puisse y discerner des reflets bien plus sombres, des reflets qui s'accentuent quand je suis de mauvaise humeur. Cependant, je ne le laisse pas les contempler bien longtemps. Il m'arrive bien souvent de dévier les yeux quand on cherche au contraire à unir ses prunelles aux miennes. Ça me met mal à l'aise. Plus encore quand c'est lui. Enfin, je me venge en le décoiffant un peu, et voilà qu'il râle, qu'il fronce le nez en bougonnant. Il recule même d'un pas, avant de se rapprocher de suite de moi quand un mouvement se fait percevoir... Un stupide crapaud qui s'est contenté de sauter à l'eau, par peur qu'il ne l'écrase. Maladroit comme il est, ça ne m'aurait pas surpris. Sigurd, c'est le genre de mec qui va pour boire mais qui va tout renverser pour regarder l'heure à sa montre... Il a commis plus d'une catastrophe à la maison, à croire qu'il a deux mains gauches. Combien de fois on a pu s'engueuler pour ça ? En fait, on passe notre temps à se prendre la tête... Pas méchamment, mais assez pour qu'on hausse le ton, qu'on aille bouder chacun dans notre coin une dizaine de minutes, avant qu'on ne revienne se chercher en mode « non tu m'as pas manqué mais je me sens seul ». Bref, je crois qu'on s'apprécie, malgré tout. Je cherche même parfois la dispute juste pour entendre sa voix, pour voir ses moues grognonnes, ses tentatives de m'imiter... J'aurais jamais pu croire qu'on puisse trouver une certaine forme de complicité pendant des disputes.

_ Quoi ? Jamais ? Mais t'es quoi comme sorcier ? Je pensais que vous aviez plein de pouvoirs, genre provoquer des séismes, vous transformer en bestiaux, voler sur des balais ou faire des potions comme dans Harry Potter, je commence à énumérer avant de lever les yeux au ciel, Lya est trop fan de ce trucs, elle m'a emmené voir tous les films.... le pire c'est peut être que j'ai lu aussi tous les livres. D'ailleurs, ce que raconte Rowling, c'est tout faux ? Ou y'a des choses de vraies ?
Je suppose bien que ma fille a dû lui en toucher mot... Ah là là, Lya et ses bouquins, elle lit bien plus que son vieux père. Moi, j'aime les thrillers, les bouquins qui font réfléchir... Enfin certains sont complètement tordus, comme celui de ce philosophe qui pose avec des lunettes là, un mec que j'ai crû reconnaître lors d'une pub pour des caleçons. Rouges, les caleçons. Ouais, ça m'a marqué à vie, j'ai vu tellement de fois la publicité, au point d'aller voir sur Internet si il s'agissait du même type. Après tout, vendre des bouquins de philosophie, c'est pas ce qui doit t'aider à boucler tes fins de mois. Donc il vend son corps pour faire acheter des caleçons. Logique. Je devrais peut-être faire pareil. Ou alors pour de la mousse à raser. Je suis le premier à faire le con avec : je m'en mets sur les cheveux, je m'en fais une moustache. Et quand j'suis pas réveillé, j'en mets sur ma brosse à dents. C'est dégueulasse.

_ Non. J'arrête pas de râler et j'arrête pas de parler de bouffe. C'est tout ce que j'ai dans ma vie. Avec Lya et toi. Et j'ai pas besoin de parler de toi, tu te supportes tous les jours, je ne t'apprendrai rien de nouveau. À part que j'ai changé la marque de céréales le matin, mais ça a pas l'air de te déranger. Et que le bleu te va bien.
Ouais, j'ai encore trouvé le moyen de parler de bouffe... Et... je lui ai fait un compliment. Bordel. Dragueur de merde. Soit on voit rien, soit j'arrive avec mes gros sabots et je me fais voir direct'. Mais là, je suis pas vraiment à l'aise... C'est un gamin, j'ai le double de son âge. Je suis vraiment un vieux dégueulasse. Je soupire à cette idée et protège mon ventre de ma main quand il le tapote. Mon haut me serre un peu, je vais être bon pour refaire ma garde-robe... Ouais, il m'a prévenu et m'a dit que c'était normal, mais c'est chiant quand même. J'ai tout le temps la dalle, je prends du poids pour un rien... Je presse légèrement ma main contre mon embonpoint comme si cela aurait pu suffire à ce qu'il perde du volume, rougissant de nouveau à cette idée en le relâchant finalement.
_ Un grizzli... C'est plus classe qu'un ours, les gens devraient pouvoir faire la différence, surtout des Américains, je grommelle un peu d'un air bougon, Et ouais, faut clairement trouver autre chose que la cave. On va quand même pas louer un garage ? Ou je peux essayer de me fabriquer une cage au boulot, mais je sais pas vraiment de quelle taille je devrais la faire... Tu crois que tu serais capable de prendre des mesures ?
Je ris à cette idée et je finis par reposer ma main sur sa nuque, le tirant affectueusement contre moi pour une étreinte maladroite et sincère, finissant par frictionner tendrement son épaule. J'l'aime bien, ce gamin. Même si il me casse les pieds des fois.
_ Hm... Qu'est ce que tu veux pour te remercier ? Je te préviens, j'suis pas Crésus... Mais je peux te payer un restau, une tenue classe... Un tour en pédalo ! Je propose dans un rire, Ou t'emmener faire un tour en voiture, te trouver peut-être une petite moto que j'entretiendrai pour toi... Qu'est ce que je peux te proposer d'autres...
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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Sam 21 Juin - 22:15


mud & blood





    « Baaaaaah oui on a plein de pouvoirs mais moi je les ai pas appris, voilà ! J’ai pas de Remus Lupin comme dans Harry Potter, ni un Severus Rogue qui me fait des cours de potions ! »


Oui, je râle déjà. Et alors quoi, merde, on n’est pas tous des supers sorciers avec plein de pouvoirs à la con là, à se pavaner avec une baguette en bois faites de testicules de je ne sais pas quelle bestiole avec un nom débile et à lancer des trucs genre Mutin Lutin Malin Pesti. Nan. Ca marche pas franchement comme ça non. Et j’aurais peut-être bien préféré que ce soit comme ça, que j’aille à Poudlard, que je fasse un stock de sorts immenses, que je devienne ministre de la magie, tout ça quoi. Ca serait plus intéressant que de trahir des gens comme moi pour un gouvernement qui n’en a pas grand-chose à battre dans le fond, ou bien même de cacher qui je suis vraiment aux yeux de tout le monde. Bordel, je crois que j’envie Harry Potter, je lui aurais fait sa fête moi, à Voldemort là. Par contre, je ne l’envie pas vraiment pour sa cicatrice dégueulasse sur le crâne là, parce que c’est franchement moche ça quand même. Enfin bref, voilà. Je suis un sorcier pitoyable et je le sais. Et je crois qu’il vient tristement de me le rappeler, de me faire perdre mon sourire pendant quelques secondes. Putain de Grizzly. J’ai déjà fait l’effort de pouvoir le transformer en quelque chose, ça ne suffit pas à le convaincre ? Bah nan, il me rappelle que je suis nul. Je fais ce que je peux, et pour le moment, je ne peux pas faire mieux. Parce que ce n’est pas aussi facile qu’on peut le croire. Ca demande un minimum de concentration, et ça, la concentration, c’est un truc que je ne peux pas acquérir hyper facilement, déjà à cause du bordel qu’il fait quand il râle dans la baraque ou alors du fait que je dois aller le chercher quand il se perd dans les marais là, ou encore à cause du fait que sa gamine veut regarder des émissions à la télé et que le salon me fait office de chambre, donc que je suis pas au calme. Je vais pas apprendre des sorts en m’enfermant dans les chiottes, merde ! Ca va faire bizarre en plus s’ils m’entendent parler de trucs bizarres pendant que je fais mes besoins !

Bref, un soupir m’échappe un peu avant que j’agite mes bras un moment.

    « Hey. HEEEY DOUCEMENT TU ME FAIS MAL AVEC TA GRANDE MAIN LA EH OH. »


Pour des gens qui nous écoutent, ça peut paraitre bizarre s’ils ne voient pas la scène, mais on fera l’impasse là-dessus…

    « PUIS SALOPERIE DE MOUSTIQUES C’EST PAS POSSIBLE, TU VEUX PAS T’ENFUIR DANS UN ENDROIT AGREABLE LA PROCHAINE FOIS GENRE UN SUPERMARCHE ?! »


Je soupire à nouveau. Je suis légèrement à bout de nerfs. Il y a plusieurs raison à ça, certes, que je me ferai un plaisir d’énumérer si je n’avais pas déjà parlé de l’une d’entre elle dans le tout premier chapitre. La deuxième ? Simplement que je n’ai pas pu finir ma nuit et que je serai bien resté tranquillement dans la couverture à dormir. Ouais, pas plus que ça, mais ça suffit toujours à ce que je passe un moment de merde. Et voilà qu’en plus il me démonte à moitié l’épaule là, je n’ai pas autant de muscles que lui ! Enfin, muscles… Je dirai qu’il a surtout un beau ventre rond sur lequel je poserai bien ma tête plutôt que des muscles, mais tout est relatif…

En sa demande finalement, je vois l’occasion de pouvoir redevenir Sigurd et non pas rester dans mes pensées comme le Ragnar que j’étais pouvais le faire il y a quelques années avant. Un petit sourire en coin, une main qui passe dans mes cheveux, un regard vers ses yeux et je me rapproche doucement de lui en passant ma langue sur mes lèvres, mordant même l’inférieure.

    « Je pensais pas à ce genre de choses…»


Ca fait longtemps que je n’ai pas essayé de faire de l’effet à quelqu’un, même si, à dire vrai, j’ai commencé à apprendre à draguer à sa fille histoire qu’elle se trouve quelqu’un. Je pose une main sur son ventre et je me mets sur la pointe de pieds alors.

    « Je pensais plutôt à… hm… si tu vois ce que je veux dire. »


Un petit clin d’œil et je tapote ce bidou calmement. Ouais, ça marche bien…

    « ... Me faire un gratin de pommes de terre avec de la crème et du lard. »


Oh ouais. C’est trop bon quand je termine mes instants comme ça. Pourtant, c’est chelou, parce que j’avais comme l’envie quand même qu’il pose ses doigts abimés sur mes hanches, qu’il les caresse faiblement, les serre… Qu’il rapproche son visage du mien, tout ça. Ca fait longtemps que j’ai pas vécu un truc comme ça…

    « HAHA. Tu pensais vraiment que j’te draguais, dis ? Ca faisait assez réaliste ? J’veux savoir si j’ai pas trop perdu la main pour ça ! »



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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Lun 30 Juin - 13:14

Je lève les yeux au ciel. Quelle petite nature, ce branleur ! Comme son style « décoiffé » qu'il travaille soigneusement tous les matins devant la glace de la salle de bain, à se mettre du gel, juste assez pour que ça ne ça se voit pas mais pour que ça maintienne ses mèches ébouriffées... Un vrai coquet, ce gamin, pas comme moi. Parfois, on en vient à se retrouver tous les deux dans la salle de bain. Lui avec son caleçon. Juste son caleçon. À me montrer son postérieur bien dessiné par le tissus, ou encore sa musculature à peine présente sous sa peau bien plus délicate que la mienne, d'un bel immaculé qu'il veille à entretenir, bien qu'il grommelle parfois en se disant qu'un bronzage ferait du bien à sa couleur aspirine. J'ai reculé ma main pour ne pas davantage le « malmener », glissant de nouveau mes doigts dans les poches de mon pantalon. Pour l'instant, le marais cache encore mon odeur, mais je pense que je suis bon pour une douche... Je sens, comme toujours, le fauve. Une odeur musquée, bien marquée. Je devrais créer un parfum. Senteur d'ours au bon matin. Le pire, c'est que ça se vendrait, si ça se trouve. Après tout, quand on va faire les magasins, certains « parfums » sont plutôt des poisons asphyxiants bien sagement dissimulés derrière une ravissante cage de verre... Les femmes et les parfums, en fait, n'ont rien de différent. Le même pouvoir destructeur derrière un physique inoffensif.

Ah, tiens, Sigurd commence à s'énerver. Il beugle en secouant les bras dans tous les sens. Je me contente d'éviter une branche au sol et de grommeler un peu quand mon ventre émet un son trahissant ma faim. C'est toujours la même chose, après chaque pleine lune... Mais je ne suis pas capable encore d'avaler quoi que ce soit sans vomir. Je tourne les yeux vers le jeune homme qui m'accompagne, ses sourcils froncés, la moue qui tord son visage. Et dire que c'est Moi le râleur ! Il passe son temps à critiquer tout ce qu'il croise ou tout ce que nous faisons. À part quand il commente le physique de certains hommes. Étonnamment, j'en suis toujours on ne peut plus gêné et me contente de l'écouter tout en me perdant dans mes contemplations... Qui peuvent être le plafond, mes mains, ou la vitrine d'une boutique. Et en cet instant, mes prunelles se fixent sur le sourire en coin qui éclaircit soudainement son visage. Je suis un observateur. On me le reproche d'ailleurs... Mais mon instinct m'a rarement trompé, par le passé. Il est dommage que l'Ours vienne rajouter sa merde dans mes analyses... Une femme battue devient parfois une proie appétissante pour la bête en moi. Un homme armé ne devient pas seulement un danger à éliminer, mais un futur jambon sur lequel je n'aurais qu'à refermer mes crocs. Sentir ses vêtements se déchirer, sa peau s'ouvrir et m'offrir ses trésors de chair fraîche...

Je m'ébroue légèrement alors que sa voix on ne peut plus douce vient caresser mon ouïe. Caresser mon âme. Mon cœur se réchauffe alors qu'il se rapproche. Alors que sa putain de langue impudente se glisse sur ses lèvres, presser très légèrement le velours en une invitation qui me fait écarquiller les yeux et retenir mon souffle. Sa main bien plus fine que la mienne vient doucement se déposer sur mon ventre, dessiné par mon simple haut noir. Je retiendrai bien davantage mon souffle pour me faire paraître plus maigre, mais mes poumons ne peuvent pas recueillir plus d'air... J'en viens à avoir mal à la cage thoracique et mes muscles se contractent instinctivement. Mon cœur bat plus puissamment, pas forcément plus vite, mais avec plus de force. Le sang inonde mon corps. Mes sens semblent comme hypertrophiés par l'émotion, par tout ce cocktail hormonal qui s'agite. Je n'ai pas un effort à faire pour humer son odeur bien plus discrète que la mienne, pour reconnaître l'odeur bien particulière des produits pour ses cheveux ou de l'eau de toilette qu'il s'applique. Des fragrances bien plus discrètes et travaillées qu'on aurait pu le croire. Mes yeux ne quittent plus les siens et son clin d’œil m'arrache un sourire malgré moi. Je sens ses doigts presser légèrement mon embonpoint, en un geste quelque peu dérangeant pour mon orgueil, mais bien agréable à ressentir...

Et c'est alors qu'il termine sa phrase. La déception, malgré moi, me frappe de plein fouet. Mon sourire s'évanouit et je réalise alors qu'il ne faut pas que j'oublie de respirer. Je libère alors mon souffle et évite de regarder mon ventre qui reprend son volume habituel à présent, dépassant joyeusement de ma ceinture, se pressant volontiers, une dernière fois, contre sa main. Je préfère d'ailleurs l'écarter de mon ventre. Pourtant, c'était bon, ses caresses... Je dois avouer que cela fait bien des années que je n'ai pas été touché par quelqu'un ou que je n'ai pas su attiser le désir dans un regard. C'est pas franchement important dans ma vie de tous les jours, mais parfois, je crois que ça me manque. Après tout, j'suis qu'un homme, avec toutes les faiblesses que ça implique, dont celle de la chair... Bon sang, arrête de penser à ça, Gregory. Je soupire plus lourdement et mon visage s'assombrit malgré moi, mes sourcils se fronçant alors que plus aucun sourire ne vient fleurir sur mes lèvres, comme si j'étais face au casse-tête le plus compliqué au monde. Au moins. Et bon, nous deux, c'un peu un casse-tête. Beaucoup un casse-tête. Complètement un casse-tête. Enfin, c'est l'effet qu'il me fait, en plus de me casser autre chose parfois. Et pourtant, j'ai pris plaisir à ce petit jeu. Et pourtant, j'espère qu'il va réitérer l'expérience, j'espère qu'il va de nouveau poser ses mains sur mon corps, réconforter un peu le vieil ours aux muscles douloureux que je suis...
_ Je te le ferai, ce gratin. Et ouais, c'était réaliste, mais bon, je sais bien qu'un gamin comme toi va pas s'intéresser à un mec comme moi..., je bougonne en avançant un peu plus rapidement de quelques pas, Allez, rentrons, j'ai faim.
Il faut dire ce qui est... Lui, il est plutôt mignon, moi, j'suis un patapouf mal rasé et pas franchement friqué. Je suis pas vraiment cultivé non plus. Non, il ne peut rien me trouver. Je suis d'une banalité affligeante. Une banalité telle que j'en viens à en étouffer parfois. J'aimerai être un type exceptionnel, un type qu'on admire, un mec qu'on respecte ou que sais je... Non, je suis juste un papa trop gourmand, un peu trop vieux, qui tombe sous le charme d'un jeune sorcier, pas laid en plus de ça...
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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Mar 1 Juil - 17:11


mud & blood





J’ai le plus beau sourire, ce sourire là, en coin. Le sourire de quelqu’un de satisfait de ce qu’il a pu faire, le sourire d’un gars qui a réussit ce qu’il planifiait depuis quelques longues minutes, le sourire d’un mec parfait – faut dire ce qui est, je le suis –. Je suis donc réaliste, d’après lui, et ça, c’est tout ce qui me semble le plus important. Cela fait quelques temps déjà que j’ai sincèrement l’impression de perdre la main dans ce domaine là, alors que je sais que je suis assez beau, charmeur, charmant, et tous les mots positifs qui vont avec, à dire vrai. M’enfin, ça ne semble pas lui plaire plus que ça à lui. Je me demande s’il est aussi doué que moi dans ce domaine, je ne l’ai jamais vu draguer qui que ce soit, je ne l’ai jamais vu accompagné non plus à dire vrai hein. Il est tout le temps tout seul, le pauvre, ça ne doit pas être forcément facile pour lui. Pff, quand je vois que moi, au bout de deux mois d’attente, j’en peux plus. Et là, je peux ramener personne chez lui étant donné que le seul truc qui me sert de chambre est un canapé posé en plein milieu d’un salon. Puis en plus, avec sa gamine à côté, ça serait pas franchement classe ni même adapté. Ouais. Bon bref, bah lui, je l’ai toujours vu tout seul, toujours à se préoccuper de Lya, toujours à se préoccuper de tout. Ouais, c’est peut-être UN PEU de ma faute, mais je tiens encore une fois, pour la deux-cent vingt-et-unième fois, à rappeler qu’il était D’ACCORD pour que je le transforme. Mais si je lui demande, là, tout de suite, il va me dire qu’il ne sort personne à cause de sa nature, bla bla bla, que je n’avais qu’à pas faire ça, bla bla bla, et que de toute façon il est trop vieux, bla bla bla. C’est toujours son excuse, et je commence à en avoir marre de l’entendre, celle-là. Je devrais essayer de lui donner un petit peu plus confiance en lui-même, peut-être, ça ne doit pas être si difficile dans le fond.

Doucement, je tourne la tête vers lui et je m’accroche à son bras calmement dans un rire tendre. Je veux pas dire hein, mais ça me fait mal au cœur quand même qu’il dise à chaque fois qu’il est… vieux et tout. Ca me fait de la peine pour lui, à chaque fois il part du principe que c’est foutu et tout, alors que non, merde !

    « Arrêtes tes conneries, gros ours. »


Je m’arrête une fois de plus de marcher et me détache de son bras pour venir tapoter son ventre.

    « Faut que t’arrêtes hein. Prends confiance en toi, bordel, t’es pas mal, y’a des gens atroces à ton âge. T’as des yeux bleus qui peuvent faire fondre n’importe qui, t’as un sourire qui ferait craquer la personne à qui tu l’offrirais, t’as une façon maladroite de faire les choses, mais touchante, dans le fond. »


Et là, j’suis sincère, c’est rare, mais ça m’arrive. Je sais pas donner des compliments comme ça sauf quand je me force pour draguer. Ouaip. Bref. Mes doigts viennent rejoindre sa joue que je tapote tout doucement aussi.

    « T’es ptet un gros ours râleur, mais t’as encore des chances de ton côté, tu te dévalorises tout l’temps alors que t’es pas mal ! Allez quoi ! Tiens toi droit, rigoles un peu, lâches toi, tu verras, tout sera plus facile. Et en plus, tu sais pas c’qui me plait, et crois moi, vu à quoi tu ressembles, si, j’pourrais parfaitement m’intéresser à toi. »


Mais. Y’a toujours un mais. Je ne le dis pas. Mais. Mais y’a sa gamine et ça pourrait la choquer. Mais il a raison, j’suis peut-être qu’un gamin. Mais je sais pas vivre un truc sérieux. Mais je pourrais le rendre triste ou j’sais pas. Mais bordel. Mais bordel j’ai envie qu’un jour il s’accroche à moi, qu’il prenne sa putain de confiance, qu’il m’embrasse, d’un coup, comme ça, sans prévenir. Mais j’veux que c’t’ours bourru qu’il est me plaque contre un mur et me fasse comprendre qu’il est pas qu’un vieux râleur. Merde à la fin.

    « Prends confiance en toi. T’es sincèrement pas mal, Gregory. Allez… »


Ouais. Merde à la fin. Je viens poser mes lèvres sur sa joue mal rasée, pas loin de ses lèvres abîmées, usées, qui ne sont plus si douces mais que je rêverais de gouter, avant de me détacher et reprendre ma marche, mettant à mon tour mes mains dans mes poches.

C’moi qui me laisse aller sur ce coup là. C’moi qui ais manqué de confiance en moi pour continuer. Putain Sigurd. T'es qu'un abruti.


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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Lun 7 Juil - 9:05

Il s'accroche à mon bras mais je ne proteste pas. J'en ai l'habitude. Il faut dire que Sigurd est un gamin tactile au possible... Toujours là à me tripoter les cheveux pour finalement dire que j'ai des cheveux gris, toujours à poser sa main sur mon ventre pour me dire que j'ai grossis, toujours à s'accrocher à mon bras en prétextant que je marche trop vite. J'suis censé être le râleur, mais c'est lui qui gueule le plus, et jamais pour des trucs bien importants ! Genre, ça réveille mossieur quand je me rase le matin avec mon rasoir électrique. Mais depuis que je suis un gryzzli, le poil pousse dru, j'y peux rien, j'suis bientôt obligé de me raser tous les jours au rythme où ça pousse ! Instinctivement, je rapproche légèrement Sigurd de moi. Il faut avouer que le terrain est glissant... Je suis d'ailleurs au moins plus habile que lui pour marcher dans un terrain marécageux. Pieds nus. Je ne sais pas vraiment si c'est une qualité dont je peux me vanter, mais je sais au moins que j'en suis doté. C'est comme les gens vraiment doués au lit, ce ne sont pas ceux qui le crieront sur tous les toits pour se rassurer, mais ceux qui le feront voir au moment voulu. Et qui l'offriront à la personne qu'ils aiment. Oui, j'suis romantique des fois. J'sais bien, on dirait pas sous mon apparence bourrue, mais c'est le cas. Quand il se détache de moi, je lève un sourcil en le suivant du regard, rentrant de nouveau le ventre quand il vient le tapoter. Mal à l'aise, j'y appose ma main de nouveau comme pour le préserver de son contact. Mais la suite de ses mots me fait écarquiller les yeux.

Je rêve ou il me complimente ? C'est rare. À dire vrai, j'en viens à me dire qu'il faudrait le marquer sur l'agenda, le calendrier, en faire un jour férié. Non pas que Sigurd est avare en compliments mais... si, en fait. Ce gamin aime bien se vanter, mais c'est probablement la pire commère du quartier. « Oh regarde lui et son pantalon troué, et celle là, mon dieu mais on devrait interdire d'avoir des goûts si atroces en vêtements, elle a pas besoin de se balader et se trémousser comme ça, ça suffirait à en pousser certains au suicide, si si, je te jure ! ». Et dans ces moments, je me contente de boire mon café et d'y tremper de temps en temps mon donut. On va dire que je ne me fais pas vraiment d'illusions : j'suppose qu'il bave pas mal sur mon dos. Je suis pas le mec le plus coquet de l'univers, et avec ma petite chérie, on aime les vêtements extravagants. Le ridicule ne tue pas, il nous fait rire. Je finis par sourire à Sigurd, ce sourire gêné alors que mes yeux se dévient, fuient vers le ciel comme si Dieu aurait pu m'expliquer ce soudain élan de gentillesse. J'fais genre je connais bien ce gamin, mais il arrive encore à me surprendre. Comme cette fois où Lya s'est cassée la figure : il a appliqué ses mains sur sa plaie et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire zut, la plaie avait déjà disparu... La suite suffit à ce que mon cœur batte des records de vitesse. Étonné, je tourne les prunelles vers lui pour le dévisager. Lui plaire ? Je n'y ai jamais sérieusement pensé.
Je me suis toujours crû seulement intéressé par les femmes. Mais après Elle, j'ai commencé à me détourner. Il m'est arrivé de me demander si les choses auraient pu être différentes avec un homme. Il m'est arrivé, déjà, de m'attacher à l'un deux. Et non seulement après avoir subi un des râteaux les plus douloureux de ma vie, il a eu besoin de m'humilier tous les jours suivants cette putain d'annonce. Jusqu'au jour où je lui ai explosé la tronche contre le mur, et ce, à plusieurs reprises. L'avantage, c'est qu'il a retenu la leçon, le hic, c'est que j'ai perdu mon boulot. Et lui, il me sort ça comme ça, avec son sourire, avec sa tranquille assurance, parfois ponctuée d'un brusque accès de stress, la fougue de la jeunesse sûrement. Il ne m'a jamais caché être totalement accroc au sexe masculin, au sexe tout court, contrairement à moi. Je suis bien plus timide que lui dans tous ces domaines : j'suis presque surpris d'avoir réussi à avoir Lya. En fait, c'est ptet même pas ma vraie fille. Mais j'me suis jamais posé la question : c'est douloureux pour nous deux, et ça ne changera absolument rien à la situation. Puis bon, même si j'étais pas son père, c'est trop tard, j'l'aime comme ma fille.

Alors qu'il s'écarte de moi dans un dernier sourire, je sens ses mots bouillonner en moi. Ils grouillent sous mes neurones. Ils pulsent et me déchargent une nouvelle énergie, un courage qui éclaire mon visage d'un sourire. Ma vie serait bien triste sans ces deux oiseaux dans mon nid. Ma petite Lya finira bien par partir sa vie... Mais lui ? Qu'est ce qu'il fera ? En attendant, je compte bien profiter de leur présence à tous deux. Et ses lèvres s'apposent alors sur ma joue. Leur douceur me surprend, et alors qu'il s'écarte de moi, j'ai le réflexe de le rattraper par le bras et le tirer vers moi.
_ Ne t'éloigne pas trop, je n'ai pas envie de te retrouver dans la gueule d'un crocodile..., je bougonne en finissant par prendre sa main pour la placer avec une certaine fermeté sur mon bras. Je longe d'ailleurs ses doigts fins du bout des miens épais, abîmés par le travail, puis le relâche, le laissant en fin de compte libre de se dégager. Nous approchons à présent de la ville... Une route apparaît, on aperçoit la silhouette des immeubles. J'emprunte volontairement un chemin qui contourne le plus gros du centre commercial, passant près de quelques jardins. À la vue d'un pommier, j'attrape d'ailleurs deux pommes, en confie une à Sigurd et croque dans l'autre avec appétit. Hey, une nuit blanche, ça creuse ! Et je souris bêtement depuis qu'il m'a complimenté...
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MessageSujet: Re: Mud & Blood   Jeu 10 Juil - 17:11


mud & blood




Bingo, mes compliments ont réussi à marquer des points. Ce n’est pas une technique que j’utilise souvent, mais enfin, les compliments, il faut dire ce qui est, ça marche tout le temps. Et avec lui en plus, c’est un truc qui, je pense, pourrait marcher assez souvent. Il faudrait que j’essaye quand il s’énerve sur moi quand je prends trop de temps dans la salle de bain, je lui glisse furtivement un petit ‘Gregory, tu sais, tu me plais beaucoup et t’as une voix sexy quand tu t’énerves’, et hop, je suis absolument certain qu’il me ferait exactement la même chose qu’il est en train de me faire là, c’est à dire un petit tout sourire charmant, niais, mais charmant. Séduisant. Plaisant. Ouais, je vais arrêter là, parce que sinon je vais continuer à penser à des compliments à son propos et je devrais garder ça pour un petit peu plus tard. Quand j’en aurais besoin quoi. Comme ça au moins voilà, je pourrais lui en ressortir… Faut que j’arrête d’y penser, faut que j’arrête bordel de dieu ! Faut que j’arrête de me prendre la tête sur lui toutes les quatre secondes de ma vie. Parce que je l’admets. Oui je l’admets, je pense à lui souvent, oui je l’admets, parfois j’ai envie qu’il me rejoigne quand je suis allongé là, en calbut, dans le canapé. J’ai envie qu’il effleure mes hanches quand je mange mes céréales. J’ai envie qu’il m’offre des sourires, qu’il caresse ma joue des fois, j’aimerais bien tenter de glisser mes bras autour de lui et bordel voilà que je pense déjà… à… Reprends toi espèce d’abruti de Sigurd, tu vas pas commencer à fantasmer sur un gars qui a genre presque le double de ton âge – enfin quand même hein pas autant –, qui a une gamine qui pourrait être ta sœur. Puis ce genre de gars, c’est pas du genre à s’intéresser à moi. La plupart du temps, les gens qui me veulent sont comme moi, ils se font chier, ils aiment ça, on fait ça vite fait bien fait et voilà… Lui, il cherche pas ça. Puis de toute façon, il est tellement persuadé qu’il finira tout seul.

Je le laisse m’attirer un petit peu plus contre lui et du coup, en contrepartie, je lui lance un léger regard dans un sourire en coin. Je ne peux pas m’empêcher de faire ça dans ce genre de moments de toute manière, que ce soit lui ou quelqu’un d’autre d’ailleurs. Et avant de reprendre notre marche, je tapote sa joue et je le suis. Il y a déjà du monde, en ville, à cette heure là. J’ensais pas, mais en fait, si. Ceux qui rentrent de soirée, ceux qui partent au boulot. Et des gens comme nous, un peu pommés. Je pensais que tout le monde nous remarquerait, il faut dire qu’un gars qui pue l’ours, sans chaussures, et plein de boue, ça se voit assez vite et ça se sent surtout à une vitesse affolante. Mais… Toutes les personnes ici sont encore un peu dans leurs songes, ayant du mal à se réveiller sans doute ou alors ne pensais qu’à s’endormir, comme moi d’ailleurs. Dire que je vais me jeter sur le canapé pour finir ma nuit, et ne pas me réveiller avant 14h ! Ah c’est la belle vie, mais quand même, je me dis qu’il faudrait sincèrement que je trouve un boulot. Je ne suis pas qu’un petit branleur, j’me rends compte que l’vieux Gregory paye tout pour la baraque et nous trois à lui tout seul, et ça doit pas être si facile pour lui en plus. Allez, j’me motiverai un jour à trouver du boulot. Mais pour le moment, je ferais mieux de réfléchir un petit peu plus à comment, enfin dans quelle position, je vais me rendormir et je ferais mieux d’essayer de penser au fait qu’il va falloir que je mange autre chose que des céréales, vu que j’ai fini le dernier paquet hier soir. Oui, soir. Bref. J’espère au moins que Lya me foutra la paix, et elle devrait, j’viens de lui ramener son père vivant et au complet, pas en morceaux. J’aime bien trainer avec elle hein je ne dis pas le contraire, mais sincèrement, là j’ai envie d’un truc uniquement : DODO.

    « Hein ? »


Je regarde le fruit qu’il vient de me tendre et je lève un œil alors. J’vais pas manger un fruit avant d’aller dormir, ça va troubler mon transit intestinal, et je vais pas réussir à trouver un sommeil calme et parfaitement agréable. Alors je me contente de garder le fruit dans mes doigts un moment, de m’amuser un peu avec, de manquer de le faire tomber jusqu’à, finalement, le poser contre les lèvres de cet espèce de grizzli.

    « Prends des forces. Et ça fait pas grossir, les fruits, quoique ça me dérangerait pas. »


Et je ris. Je ris en effleurant encore son ventre. Je suis pas mal tactile aujourd’hui, mais enfin, on mettra ça sur le compte du sommeil. J’en ai besoin, envie. Je veux le faire céder, le voir rougir. Je veux qu’il craque. Puis finalement, je sors les clés de ma poche dans un sourire. Ce gros ours me plait… Je ne le nie plus. Je ne l’ai jamais nié.



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