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 Don't you mess me 'round

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MessageSujet: Don't you mess me 'round   Ven 20 Juin - 18:33

_ BORDEL DE DIEU !

Ouais, ça, c'est moi. Le mec qui gueule sous la carcasse de la bagnole qu'on lui a apporté. Je suis de sale humeur. Pourquoi ? Parce qu'avant hier soir, je me suis transformé. Hier matin, je me suis réveillé à poil en plein marais, le corps défoncé, la gueule de bois comme si j'avais enfilé 3 litres de whisky à moi tout seul. Ce matin, je me suis encore réveillé avec le corps rongé par la souffrance, les muscles tirés par la fatigue, raidis par l'âge ou par les blessures que j'ai pu me faire. J'ai un bandage le long de mon avant bras, un pansement sur l'autre main, une blessure à la mâchoire. Et suis mal rasé, j'ai encore des cernes au bord des yeux. J'ai le nez dans le cambouis depuis 8h, j'ai les mains noires et mon bandage est si sale qu'il ferait s'arracher les yeux à plus d'un médecin. Mon bleu n'est pas vraiment en meilleur état : déchiré par endroit, tâché par le cambouis, les tâches de graisse, je le nettoie pourtant tous les jours... Depuis ma transformation, mon odorat est particulièrement sensible, et les odeurs de fuel, non merci. Je soupire un peu en finissant par sortir du dessous de cette bagnole. Je me redresse et branche mon vieux lecteur cassette. Je monte ensuite le son et, dans l'atelier, on ne tarde pas à entendre le fameux « T.N.T » de AC/DC.

Mes collègues soupirent, d'autres, au contraire, ont un sourire. Je prends le premier torchon qui passe pour m'essuyer les mains, avant d'aller dans le bureau pour rejoindre le gestionnaire. J'sais pas comment ça s'appelle, véritablement, ce job, tout comme je suis pas même sûr du nom du type, mais au moins, je sais quelles sont les pièces qu'il faudra commander. Je les lui indique, d'ailleurs, tout en allant me laver les mains et me récurer les ongles dans l'évier des toilettes. Je ne suis pas un maniaque, mais il faut pas croire que je suis un crados, je déteste tout bonnement la saleté, les mauvaises odeurs et j'en passe. Je me savonne même le visage pour au moins nettoyer l'estafilade à ma mâchoire et me recoiffe. Cet exercice, pourtant simple, suffit à soulager un peu mon humeur et je m'offre un sourire avant de retourner dans le bureau du type. Je glisse ma clef dans la machine et me prends un simple café, en buvant une gorgée tout en m'adossant contre un de ses nombreux casiers.
_ On devrait faire payer les cons qui nous ramènent une caisse pas lavée... j'ai pourtant demandé au jeunot d'y filer un coup d'eau, ça demande rien mais ça fait beaucoup, tu finis par avoir l'impression de bosser sur une bouse à roues quoi ! À ce stade c'est plus possible, je soupire en buvant une autre gorgée de mon café. Le gestionnaire m'offre un sourire en haussant les épaules. On parle un peu du bon vieux temps, où les gens étaient plus appliqués, plus respectueux, où y'avait moins d'emmerdes... Et au moins de la bonne musique. Bon dieu, j'ai même pas 50 ans que j'en viens déjà à regretter l'ancien siècle. Je jette le gobelet dans la poubelle mais je ne retourne pas immédiatement sur la voiture dont je m'occupais : je ne pourrais rien y faire de plus tant que je n'aurais pas reçu les pièces manquantes. Le gestionnaire va aller voir si on ne les a pas en stock : va comprendre la logique de notre organisation, les ouvriers comme moi, on n'a pas le droit d'aller directement au magasin, au cas où on volerait des pièces. Non mais franchement quoi, ça nous fait juste perdre du temps et de l'argent. Je soupire à cette idée et je vais faire un tour de l'atelier.

Je suis un mec plutôt social... Je suis bien souvent celui qui met de l'ambiance à l'atelier, quitte à me faire passer pour ridicule, comme cette fois où j'ai dansé avec le tuyau d'arrosage et ensuite faire un concours de T-shirt mouillé. On est tous des mecs, donc bon, c'était pas drôle pour la grande majorité, mais ça m'avait fait du bien de me mouiller cette fois là... On meurt vite de chaud, quand les températures montent, et vu ma couche de graisse... Ouais, je l'avoue clairement, j'ai de l'embonpoint, et alors ? Ça me tient chaud l'hiver et c'est pas de ma faute. C'est dû à l'ours. Au grizzli, plus précisément. À cette bête qui a traversé tout un coin de la ville en renversant les poubelles, en effrayant les passants... Je soupire un peu. Il faut qu'on trouve autre chose que ma cave. Elle ne suffit plus pour mes pleines lunes.
_ Hey, Greg, baisse ta merde okay ?
_ T'avais qu'à pas m'emmerder avec ta connerie de rap, hier ! Je réplique à l'adresse du jeune homme. On aime bien se lancer des boutades... y'a une bonne ambiance, ici, et je dois avouer que ça joue sur mon humeur. Je finis par remarquer une fine silhouette près de l'entrée du garage... Je fronce les sourcils avant de m'approcher en laissant un sourire éclairer mon visage.
_ Que puis je pour vous, mademoiselle ? Je lui demande en lui offrant ma main pour serrer la sienne. Je la détaille alors avec plus d'attention avant de cligner légèrement des yeux. Ce visage... je le connais. Nous nous sommes déjà rapidement croisés à plusieurs reprises. La connaissant à peine, je préfère cependant conserver cette attitude commerciale, pour l'instant tout du moins.
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MessageSujet: Re: Don't you mess me 'round   Ven 27 Juin - 22:46

Il y a des fois où l’on manque de chances. Dans ces cas-là, ont ce dit que le mieux aurait été de rester chez soi, cacher dans son sofa, dans une grande couverture à manger du pop corn devant Planet of the apes à apprécier chaque petit détail qui le constitue. Il faudrait pourtant voir dans le futur pour évité les ennuies. «Merde... je dois être complètement ridicule à voir. » Sa marche était lente, son pas maladroit. Une simple blessure à la hanche causée par ces activités de la nuit dernière. Ici il faut, bien entendu, penser à autre chose qu'une histoire comportant un lit. La curiosité est un vilain défaut qui vous grignote l’esprit en ce moment, n'est-ce pas? Les événements de la nuit dernière ramenèrent Afanen à sa condition de mortelle, lui rappelant que parfois il vaut mieux ne rien savoir du tout.

D'un geste de l'index, elle remonta sur son nez ses lunettes pour la vue qu’elle se résignait à porter lorsqu’une migraine se pointait à l’horizon. Elle jeta un regard autour d’elle, observant les carcasses de voitures oubliées non loin de ce bâtiment servant de garage. Elle s’approcha de la porte servant d’accueil au garage observant avec curiosité dans cet endroit qui lui était étranger. Il y avait là autant de vie que dans une fourmilière. Les gens y travaillaient avec ardeur sans se soucier de la présence de la journaliste. D’un regard rapide, elle constata qu’il y avait que des ouvriers de la gent masculine dans cet endroit. En pensant à des métiers comme pompier, policier, ouvrier de la construction ou garagiste, on pense immédiatement qu’on y trouvera de véritables étalons sortis tout droit du calendrier de l’année. Afanen comprit assez rapidement que ce genre d’endroit n’existait que dans les fantasmes. Ici il y avait des hommes de toutes sortes et de toutes formes. Il y en avait qui semblaient avoir le minois mignon sous leurs couches de crasse et d’autres bien plus âgées qu’elle, le ventre dépassant du pantalon. Des notes musicales s’élèvent envahissant toute la pièce. Du rock ou du métal. Le style de musique qu’un réalisateur choisirait dans son film pour illustrer un garage bourré à la testostérone. Cet univers lui semblait fascinant.

Afanen remarqua un mouvement du coin de l’œil et se tourna vers l’homme qui l’approchait, tout sourire. Au départ elle eut dû mal à le reconnaître. Elle eut l’impression qu’une peinture abstraite se dressait devant elle. Le visage tâché de marques noires qui lui déformait les traits du visage. Après quelques secondes à observer ce chef d’œuvre, Afanen réalisa que ce visage, elle le connaissait bel et bien. Son cœur manqua un battement créant un affreux frisson qui s’amusa à descendre sa colonne vertébrale. Elle avait manqué de prudence en ce dirigeant dans un garage de son quartier. Peut-être aurait-elle dû aller à l’autre bout de la ville pour être sûre et certaine qu’elle ne tomberait pas sur son voisin. Elle hésita, touchant par réflexe ses lunettes, cherchant rapidement à reprendre confiance en elle. Son visage s’éclaira à son tour d’un sourire poli « Bonjour… En fait j’ai besoin d’aide. » À cet instant, si cela n’avait pas parût suspect, Afanen aurait volontairement tapé sa tête contre le mur le plus proche. L’angoisse pouvait lui faire dire des stupidités parfois. « Je veux dire… hier soir j’ai eux un accident avec ma voiture et depuis elle ne veut plus fonctionner. » Voilà qui était mieux.

Rapidement, elle détourna les yeux de son voisin, regardant chaque homme qu’elle avait à porter de vue, espérant que l’un d’entre eux viendrait se mêlé à la discussion. Après tout, elle n’avait pas du tout envie de parler avec celui qui avait causé son accident! Elle n’avait pas envie qu’il comprenne, qu’il détecte sur elle une odeur trop familière. Pour la première fois de sa vie, l’aventurière de Salem regrettait d’être aussi curieuse, aussi avide de connaissance.

Depuis quelque temps elle avait remarqué que son voisin sortait de chez lui chaque nuit de pleine Lune. Coïncidence? La journaliste n’y croyait que très peu. Quelque chose poussait cet homme à sortir de son terrier et elle voulait comprendre ce que c’était. La nuit dernière, nouvelle nuit d’escapade pour son étrange voisin, Afanen décida de le suivre dans sa voiture. Ce fut ainsi qu’elle découvrir que cet homme pouvait prendre l’apparence d’un grizzli! Cette découverte l’enchanta. Un métamorphe à deux pas de sa maison. Qu’elle chance. Une fois qu’elle l’eut perdu de vue, l’humaine retourna à sa voiture et reprit sa route, l’esprit exalté par cette nuit fantastique. Ce fut quelques minutes plus tard que le charme se brisa. Devant sa voiture passa brusquement un ours énorme, traversant la route comme si rien n’y personne ne pouvait l’en empêcher. Afanen mit brusquement le pied sur le frein, mais cela ne fut pas suffisant. Sa voiture sortit de la route et heurta une barrière de sécurité et arrêta sa course contre un poteau. Afanen prit quelques instants pour reprendre son souffle. Elle n’avait rien de brisé. Elle sentait sa hanche vibrer de douleur, mais était capable de bouger sans problème. Elle tenta de redémarrer sa voiture, mais le seul résultat qu’elle eut fut un grondement sinistre et de la fumé. Aucun moyen de la faire fonctionner. Tout cela à cause d’un ours… un ours qui lui avait semblé drôlement familier. Elle était presque certaine qu’il s’agissait de son voisin. La voiture étant en trop mauvais état, Afanen la laissa à sa place et quitta le lieu de l’accident, retournant chez elle à pied, d’un pas lent causée par la blessure à sa hanche.

Son regard se glissa de nouveau sur le garagiste. Elle ne savait pas exactement pourquoi, mais quelque chose l’effrayait en lui. « J’ai laissé ma voiture là où elle s’est arrêtée...»
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MessageSujet: Re: Don't you mess me 'round   Mar 1 Juil - 22:08

Les femmes, c'est pas mon truc. Et ça, depuis des années. Vous connaissez les boules à facette ? C'est une boule recouverte de miroirs. Elle reflète toutes les lumières, tous les visages qui s'offrent. Mon ex, c'est un peu ça. Elle reflétait toutes les femmes. Et elle m'a poussée à toutes les haïr. Les fragiles que je ne désire que broyer sous mon poing ou mon mépris. Les hautaines à qui j'ai envie de balancer une beigne. Les salopes aux charmes évidents dont les fameux atouts me donnent la gerbe. Les timides que je ne souhaite que davantage pousser au fond de leur trou pour ne pas les remarquer. Les gamines hystériques qui s'amusent d'un rien, dansent dès qu'elles entendent un semblant de rythme, auxquelles je me contente d'afficher ma tronche la plus agréable, celle du samedi matin où un pète couille te réveille à 7h du mat' sous prétexte qu'il s'est simplement trompé de numéro. Enfoiré va. Quoi qu'il en soit, j'peux pas les piffer, aucune d'entre elles, plus aucune d'entre elles, comme si cette unique femme, ce concentré de toutes les femmes, avait réussi à m’écœurer. Vous savez, c'est comme lorsqu'on a libre service quand on bosse dans une usine de chocolat : on en bouffe, on en bouffe, puis on peut plus voir ça en peinture. Ça me fait pareil avec les femmes. Et ce serait pas plus mal pour ma ligne si ça me faisait la même chose avec le chocolat.

Mais là, je bosse. Alors j'dois faire le mec serviable. Et bon, j'ai quand même mon éducation, j'insulte pas les femmes sans raison et je m'impose un minimum de respect quand je les croise. Comme ça, on me fout la paix, et c'est tout ce que je demande. La pauvre fille fait vraiment tâche, en tous cas, comme une parisienne en pleine campagne. Cependant, poussons pas le cliché trop loin : certains s'occuperaient volontiers d'elle et seraient bien plus charmants que moi. Mais ça amuse les mecs de me voir me dépatouiller avec les clientes. Pourquoi ? Parce que je suis le seul vieux célibataire de la boîte. J'ai droit d'ailleurs à pas mal de remarques, comme les habituels « Pédé, tu caches bien ton jeu », ou encore « Putain j'ai pas intérêt à me pencher quand je vais à la douche », ou le dernier venu, que j'ai assez mal pris « Dis Greg, tu consoles ta solitude avec un chien ? ». On dit souvent que l'univers masculin est parfois bien dur avec les femmes, mais il l'est aussi pour ceux qui s'y trouvent. Tu pleures, t'es traité de gonzesse, t'es taillé comme une épingle, on se fout de ta tronche et on te malmène, t'as un corps d'athlète, on veut t'casser la gueule pour voir si t'es aussi fort qu'un autre abruti plein d'hormones qui débordent.

J'ai envie de lui enlever ses lunettes. Elle aussi, elle en mettait, pour cacher ses yeux rougis. Elle, l'Ex. Elle aimait pas pleurer, soi-disant, mais elle passait son temps à ça. Et elle ne manquait jamais de me le montrer, que ce soit avec ses putain de Ray-Ban ou ses reniflements incessants. Moi, j'ai pas le droit de chialer, j'suis un mec, les mecs, ça chiale pas. Je fais partie de la toute dernière génération où les filles sont élevées essentiellement pour la cuisine et les mecs, pour une vie de « durs ». Tu parles, une vie de con surtout. Parce qu'un mec, ça pleure. J'ai pleuré. Je pleure encore, le soir, dans ma chambre, quand je suis sûr que personne ne me voit ou ne puisse m'entendre, surtout pas ma fille. Je pleure comme un con et ça s'arrête que quand j'ai vidé toute l'eau de mes yeux. Ou quand j'ai la gorge trop serrée à force de retenir les sanglots que j'aimerai pourtant laisser échapper. Mais voilà, j'suis l'bon mec pataud à l'humour de merde, on s'attend de moi à ce que je rie, à ce que je sorte des conneries, pas à ce que j'ai des moments de déprime, à me cacher pour chialer, comme un enfant.

Et elle frissonne. Je reconnais le frémissement qui descend le long de sa colonne vertébrale. Comme l'odeur du sang excite un prédateur, ce très discret tremblement, à peine perceptible, alerte pourtant mon attention. Mon souffle se fait légèrement plus profond et je dois faire un vrai effort pour m'éviter de me contracter. Et c'est pire encore quand elle m'évite du regard. Bah quoi ? J'suis trop moche pour que tu me regardes ? Je pue de la gueule ? Je fronce le nez et sors un paquet de chewing gum de ma poche, glissant une languette verte entre mes lèvres sans lui en proposer. Je range ensuite ledit paquet et toussote un peu pour qu'elle daigne tourner ses yeux bien caché derrière ses satanés verres noirs. Les femmes et leur côté « majesté ». Quand une femme détourne les yeux, t'es censé comprendre qu'elle veut pas te parler, que tu l'intéresses pas, que tu l'emmerdes ou l'intimides. Si t'es sympa, t'insiste pas, si tu veux passer pour le gros connard de service, t'insiste. Et ça peut mal virer pour toi. Mais si un mec ignore une femme de la même façon, elle peut se faire passer pour une victime, elle peut sinon insister : soit tu lui dis clairement non et tu passes pour un connard, soit tu courbes l'échine. Ouais, j'suis un féministe, j'suis pour l'égalité des femmes et des hommes, j'ai bien laissé ma femme me tabasser après tout.

Calme toi, Gregory, c'est la pleine lune qui te rend si agressif ? Non, c'est juste sentir un parfum féminin près de moi. Je fronce les sourcils en faisant mine de me concentrer sur ce qu'elle me sort, alors qu'en réalité, ce geste ne sert qu'à me libérer un peu de cette colère latente.
_ Ok. Bah écoutez, venez avec moi, on va prendre la dépanneuse et ramenez votre voiture, je tranche finalement en m'éloignant. Je passe par le bureau en lui faisant signe d'attendre, décroche les clefs, puis vais rejoindre le véhicule. Je ne l'aide pas à grimper, je ne lui ouvre pas la porte. Je fais déjà des efforts fous, me demandez pas d'être un gentleman en plus de ça. J'allume le moteur, ouvre la fenêtre car je supporte pas l'odeur de ce « parfumeur », le sapin rose pourri accroché au plafond, avant de mettre la radio en marche. Je compte pas vraiment lui faire la discussion. Après qu'elle fut installée, la dépanneuse se met lourdement en marche alors que je tapote sur le volant le rythme de la chanson qui passe à la radio. Le silence s'installe quelques secondes avant que je ne reprenne la parole.
_ Comment c'est arrivé, l'accident ?
Ouais, j'aime pas le silence. J'suis un gros bavard, j'ai toujours besoin d'en placer une.
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