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 'cause it matters (pv percy)

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MessageSujet: 'cause it matters (pv percy)   Sam 21 Juin - 21:47


it hurts because it matters


Il avance à tâtons sur le parquet froid. La pointe de ses pieds font comme des sifflements de vents rageurs entre les volets à moitié tirés et la moiteur du front et de la peau transforme le sol en tapis de glace. Obren est une ombre. Il a la lourdeur de l'Ours dans le haut du dos, jusque dans le crâne et aux épaules gigantesques qui se tirent dans la souplesse du geste. Il n'a pas l'habitude d'être fauve et il se préfère dans le silence d'une forêt que dans celui d'un appartement qui sent la ville, la civilisation et les ennuis. L'instinct du chasseur le fait plisser les genoux et montrer les dents, les doigts en tension et les muscles prêts, pourtant il a juste un lit à regagner à trois mètres de là alors ça le fait presque rire, ce sérieux d'un réflexe animal que rien n'arrête, même pas l'odeur de l'humain.

Il vivait son existence lente et mesurée. De New-York à la Nouvelle-Orléans c'était les mêmes combats et les mêmes réalités désabusées d'un monde qui ne changeait pas. Il était errant et solitaire dans des rues toujours plus chaudes où le goudron pétait en bulles, où même la forêt parfois ne suffisait plus à échapper à la température de la ville. Obren vivait inconsistant, oisif, des heures longues qu'il ne parvenait pas à occuper. Il avait des rêves de grands espaces blancs, de montagnes infinies qui se perdaient dans les nuages du ciel, de beau soleil et de fraicheur, de mer Croate à la couleur sans pareil. En fermant les yeux, il pouvait même sentir la fraicheur du vent sur la peau devenue mate. S'il tendait le bras il sentait sous ses doigts la fourrure noire de l'ours et le grondement sourd de l'instinct animal, mécontent de sa cage, qui ne demandait qu'à embrasser la liberté de l'Univers.

La résistance l'avait mis sur la sellette. Dès son arrivée à la Nouvelle-Orléans, et avec l'absence de Percy d'ordinaire à ses côtés, les choses avaient dégénéré. Si les lèvres rouges parvenaient avec assez d'aisance à convaincre n'importe quelle paire de couilles pour peu qu'elle se laisse amadouer par deux petits seins fermes, il était nettement moins évident à un skinchanger à l'indécrottable odeur de meurtre de s'affirmer dans un groupe de ce genre. Obren avait fui le conflit et s'était réfugié dans la solitude. Depuis qu'il avait retrouvé Percy, il était parfaitement au courant des moindres agissements des groupes secrets organisés ici et là dans la ville, faisait fi de s'en désintéresser et ne cherchait à rentrer en contact avec personne. Obren ne voyait pas pourquoi il irait risquer sa peau pour trois sorciers en mal d'héroïsme. Et même si le risque et le danger - ce picotement sévère de la moelle épinière - commençait à lui manquer, il ne s'était pas encore décidé à manœuvrer du côté de la résistance et se contentait de maugréer sur leurs choix tactiques et stratégiques. Ca ne changeait pas grand-chose mais ça l'occupait pour deux heures dans la journée et c'était déjà ça de gagné.

Dans l'obscurité du salon, il prit grand-soin à rester discret, navigant d'un coin à l'autre du salon dans une démarche étrange mais efficace. Il avait perdu un rythme de vie civilisé depuis plusieurs semaines, dormant pendant la journée, chassant pendant la nuit. Le croate fuyait la chaleur des heures solaires et se réfugiait dans le brouillard inquiétant de la lune. Il avait, du même coup, très peu de temps à consacrer à la masse blonde qui dormait dans le matelas qu'on lui avait apprêté, dans le couloir près de la cuisine. Soupir. Percy insistait en permanence pour dormir avec lui, enroulé dans ses couvertures, quittant le confort - enfin, un confort avec quarante ressorts dans le dos - de son propre lit pour les 3/4 de sa couchette... Il enjamba le tas chevelu et se débarrassa de son pull et de son jean. Obren repoussa un bras et une cuisse dans un grognement agacé et gagna sa partie de litière non sans grande peine.

"Pousse-toi." Maugréa t-il en sentant s'enrouler autour de son cou une paire de bras collante. Il se retourna mais elle le suivi sans un mot et Obren abandonna la partie dans un ultime râle. Il passa sa main dans les cheveux blonds. Sa main rebondit soudainement sur le contour dur et rêche du plâtre. L'Ours relève la tête et fronce les sourcils. "C'est quoi ça?" Lance t-il à pleine voix dans l'appartement silencieux. Elle ne lui répond pas alors il insiste. "Où est ce que t'es allée te fourrer toi encore?"
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