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 « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence

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MessageSujet: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Dim 22 Juin - 21:33


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

La vie pouvait être une belle grosse salope lorsqu’elle le souhaitait, n’est-ce pas? Enfin, c’est un peu ironique, et surtout très hypocrite, de la part d’une belle grosse salope dans le genre de Cordelia de penser une telle chose de la vie, mais les faits étaient bel et bien là, présents, peut-être pas forcément tangibles, mais ô que très manifestes. D’abord battue et frappée par ce fils de pute d’Aïden Northwild, la voilà à présent expulsée de chez Connor, tout cela dans la même soirée, mais surtout, tout cela pour les mêmes et vieilles raisons ; c’était une belle grosse salope.
Certains diront qu’elle l’avait cherché, certes, peut-être, mais cela n’empêchait pas la sorcière de penser que le vent avait drôlement tourné et qu’il la fouettait à présent de plein fouet avec les bourrasques les plus précaires. Comme si ce n’était pas suffisant qu’elle ait le visage de Picasso, il avait fallu qu’elle soit aussi privée du toit au dessus de sa tête et ce à une heure des moins fortuites. C’est le karma, supposa-t-elle. Sept siècles de perfidies, traitrises, fourberies, déloyautés, infidélités, félonies et d’hypocrisies…Cela devait probablement avoir certaines répercussions désagréables sur votre fortune, non? Et, à présent, la sorcière observait avec mépris les préjudices. Plusieurs auraient pensé que cette journée aurait été suffisante pour lui faire comprendre le message, pour provoquer si ce n’est le plus minime des changements. Malheureusement, ce n’était pas comme ça que la vie fonctionnait, tout du moins, pas avec la succube, non. Ah non, sept siècles de débauche, ça ne décampait pas aussi facilement, et il était tout aussi ardu d’en cacher l’existence.

Parce que oui, la sorcière avait un plan. Un autre plan emmitouflé dans ces beaux draps de soie qu’était la fourberie. Pas nécessairement différents des autres complots, manigances et combines qu’elle avait tiré ces derniers temps. Au contraire, c’était la même chose. Trouver un pauvre imbécile dépourvu d’un tant soit peu de perspicacité, jouer sur son indulgence et sa bonté, profiter de lui, extirper des faveurs, et le jeter une fois suffisamment usé. Et elle avait la personne idéale en tête. Un abruti comme on en fait très peu. Un pigeon, aurait-elle pu dire, si elle ne pensait pas que les pigeons avaient davantage de cervelle que lui. En somme, la victime idéale.
En revanche, ce qui ne l’arrangeait pas elle, c’est qu’elle devait jouer un jeu. Prétendre. Oh, elle était plutôt douée en la matière et la manipulation était définitivement l’un de ses sujets préférés, mais elle mentirait si elle disait ne pas avoir apprécié ne pas devoir prétendre quoique ce soit avec Connor. Là voilà qu’elle devait sortir ces faux airs de fille ingénue, et cette fois-ci, l’innocence ne devait pas être couplée à ces petits airs sournois et vicieux qu’elle laissait surgir de temps à autre pour apporter nuance et complexité à son jeu. Non, cette fois-ci, elle allait devoir être ce qui l’ennuie le plus ; une sainte. Et rien que l’idée d’un tel acte l’ennuyait profondément. Un roulement d’yeux ne tarda pas à suivre ; c’était coutume avec elle, après tout.  

Pourtant, malgré cette présomption à laquelle elle s’adonnait avec tant de joie littéralement toutes les secondes de son existence, il fallait avouer qu’elle se faisait discrète. Visage en biais, malgré les pansements du Texan, elle cachait ces traits altérés sous cette capuche et cette casquette qu’elle avait impudemment piqué à l’autre blondinet. Paranoïaque qu’elle l’était, elle avait un peu l’impression d’être poursuivie par des gens. Dieu sait qu’elle avait des ennemis un peu partout, après tout. Le gouvernement, des connaissances du passé, de son temps à Darkness Falls, et à présent même des pauvres petits cons du vingt-et-unième siècle. Nombreux étaient ceux qui voulaient la voir périr, la voir tomber pour de bon. Malgré tout, il lui restait tout de même quelques personnes qui ne lui souhaitaient que du bien. Un paradoxe assez insolite, pour ne pas dire ironique. Mais ce n’est pas la démone qui allait s’en plaindre. Cordelia avait besoin de tous ‘ses alliés’, plus que jamais à présent qu’elle était vulnérable. Bordel qu’elle détestait ce mot. ‘Vulnérable’ ; un cauchemar. Et pourtant, pouvait-elle le nier? Elle n’avait pas toute ses forces, elle était blessée, elle n’avait plus de toit au dessus de la tête... Le moins que l’on pouvait dire c’est qu’elle était en sécurité, présentement, surtout à des heures aussi tardives dans cette foutue ville de merde.

Mais son désarroi ne tarda pas à cesser lorsqu’elle aperçut enfin l’objet de sa convoitise, l’élément principal de son plan – en quelque sorte. Celui-ci prenait la forme d’un appartement, plutôt anodin, mais là était le but. Pas assez luxueux pour qu’on puisse l’associer à une personne qui paraissait aussi vaniteuse et hautaine qu’elle, et pas suffisamment impécunieux pour que l’on se dise que si elle voulait se cacher, c’est là qu’elle irait pour qu’on ne la retrouve pas. Non, c’était tout simplement anodin. Banal, modeste, pas particulièrement petit, pas particulièrement grand. L’appartement n’avait absolument rien de différent aux autres. C’était, en soi, la cachette idéale et parfaite. Mais ce n’est pas que son apparence qui attrayait tant la sorcière, non. Ce qu’il y avait de plus important à son plan se trouvait dans l’appartement. Lawrence. C’était la clé de sa prochaine manigance, et elle savait pertinemment comment elle allait se servir de lui.

Cognant à la porte avec une impatience qui lui était que trop propre, Cordelia commença à ruminer, à voix basse, presque inaudible : « Il se fout de moi ce petit enfoiré de merde. » Sonner, frapper, tout était permis dans cet élan d’impatience. Soit il dormait, soit il n’était pas chez lui à cet instant et il n’y avait rien de pire pour irriter a sorcière. Jetant un regard furtif derrière elle, elle s’assura de ne pas être suivie, avant de recommencer à frapper effrontément sur la porte. Rapidement, elle observa celle-ci s’ouvrir et à vrai dire l’idée de continuer de frapper, mais cette fois-ci contre la tronche de cake de Lawrence. « Bordel, enfin! » siffla-t-elle. La succube rentra dans la demeure sans même demander la permission, avant de se rendre compte que son impatience et sa paranoïa venaient de lui faire perdre son sang-froid et qu’elle avait presque fait sauté sa couverture. Il fallait rattraper le coup. Baissant la tête, elle se disait que ça ferait plus dramatique et digne d’une victime, tout ça. Elle leva la tête, dévoilant pleinement son visage frappé et blessé au beau brun. « Tu vois ça? » Elle marqua une pause, tentant d’humidifier ses beaux yeux caféinés ; ça serait plus triste comme ça, plus aisé de le faire culpabiliser, pensa-t-elle. « C’est ta faute, Lawrence. » La brunette détourna le regard, comme si elle ne pouvait pas se permettre de regarder le jeune homme. Avouez-le, elle était excellente là.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 26 Oct - 23:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mar 24 Juin - 23:30


On ne pouvait pas dire que Lawrence était quelqu’un qui avait particulièrement confiance en lui. Pas vraiment. En même temps, lorsque vous aviez perdu toute une part de votre vie, et que malgré votre petite trentaine, vous étiez aussi naïfs qu’un enfant sortant pour la première fois du domicile de vos parents, un manque d’assurance pouvait se justifier. Si le tableau était un peu noirci, ou tout simplement accentué ? Assurément. Mais Lawrence avait bien trop tendance à se souvenir de son handicap mnémonique pour passer outre, et le simple fait de se savoir perdu l’égarait un peu plus. Et en bientôt sept mois d’éveil, ses progrès étaient à l’image de sa concentration : irrégulière. Chaotique. Erratique. Comme à cet instant, enveloppé dans l’obscurité d’une nuit avancée, allongé sur le sol d’un appartement aussi vide d’histoire que le mécanicien lui-même, alors qu’il tentait de comprendre ce qu’il faisait devant un vieux micro-onde désossé. Curieuse occupation nocturne ? Il en était parfaitement conscient. Mais le sommeil le fuyait, le monde l’effrayait, et ce qu’il avait pu être l’angoissait au point qu’il n’arrivait pas à se recroqueviller dans les bras de Morphée.

Lawrence poussa un soupir en se retournant pour s’allonger sur le dos et croiser dans sa nuque ses doigts tâchés de graisse. Ses vis et tournevis roulèrent sur le sol dans un cliquetis. Les nuits comme celle-ci n’étaient pas rares, loin de là, et plus encre depuis que son passé le rattrapait péniblement par le biais de rencontres, retrouvailles et actes manqués. De gifles, aussi, comme le lui rappelaient les ombres brûlantes qui marbraient sa joue. Parfois, Lawrence avait l’impression de se retrouver devant un puzzle bien trop difficile pour lui, auquel il manquait des pièces et donc certaines provenaient d’ailleurs d’autres puzzles similaires mais n’ayant aucun rapport avec le sien. En quelques mots, c’était un capharnaüm à l’image de son appartement dans lequel des post-it se superposaient aux livres en divers langues, recouverts eux-mêmes par quelques habits délaissaient, des écrous et quelques outils. Seul espace vierge : le sol, où Lawrence passait son temps libre à réparer, désosser, étudier et remonter divers objets. Cette activité mêlant instinct et souvenir le ne cessait de le rassurer sur ses capacités, même si elles lui étaient encore inconnues. Il préférait se rendre compte chaque jour qu’il savait réparer des voitures plutôt que de s’apercevoir au détour d’un couloir qu’au moindre mouvement inattendu il devenait une espèce de machine à tuer. Machine fonctionnelle. Autre raison de ses insomnies, d’ailleurs. Un nouveau soupir se fondit dans la musique que crachotait une vieille radio offerte par l’un de ses collègues, et plus particulièrement dans les percussions qui accompagnaient le cœur de Lawrence dans ses battements laborieux, alors qu’il commençait à peine à s’assoupir sous la légère brise provoquée par toutes les fenêtres ouvertes. Soudain, des percussions s’ajoutèrent à la musique, faisant aussi un sourcil intrigué à l’amnésique surpris. Il ne connaissait peut être pas grand-chose en musique, la radio qu’il écoutait quotidiennement lui avait cependant donné suffisamment de bases pour qu’il comprenne qu’un nouvel instrumentiste s’était mis à jouer sa propre interprétation du morceau. D’autant plus que ledit instrumentiste était à contre temps, décalé, perdu et irrégulier. Essayant d’attraper la télécommande, le brun se redressa, baissa le volume, entendit un grommellement et éteignit pour de bon de crachotis erratiques de la vieille carcasse – réparée par ses soins, au passage.

Lawrence se frotta les yeux en attrapant un tee-shirt pas trop sale, et se massa un coup endoloris le temps d’atteindre la porte. Qui pouvait-ce bien être à cette heure là ? Une seule réponse plausible se présentait à son esprit, mais il n’avait guère envie de voir qu’elle était juste. Seuls les Peacekeeper auraient une bonne raison de venir le voir – il avait après tout tué l’un des leurs – et il attendait leur visite depuis un certain temps. S’il songeait à fuir, à cet instant ? Un peu. Mais il se savait aussi incapable de fondre ainsi dans une clandestinité qui se mêlerait bien mal à sa perte de mémoire. Un instant d’hésitation devant la porte, mais les nouveaux coups, brutaux, et la sonnerie stridente de la sonnette le convainquirent d’épargner ses voisins de palier et d’ouvrir la porte à l’autorité.

« Bordel, enfin! » Une tornade brune entra sans attendre dans l’appartement, passant devant un Lawrence bégayant. Il était plus qu’heureux de ne pas se trouver devant la police, mais la jeune femme qui la remplaçait était plus qu’inattendue. Après tout, ne lui avait il pas brisé sa vie, à ce qu’il avait pu comprendre de leurs discussions ? « Cor… Cor… Cordelia ? » Le visage tuméfié qui lui apparut lorsqu’elle ôta sa capuche le déstabilisa, et il ferma lentement la porte sans la quitter du regard. « Tu vois ça? » Oui, il ne pouvait que le voir. Lawrence ne parvenait pas à détacher son regard des traits de la jeune femme, si durement malmenés par… « C’est ta faute, Lawrence. » Lui ? Les battements de son cœur s’effondrèrent, alors qu’il tenta de faire un mouvement en direction de l’arrivante qui avait détourné le regard. « Qu’est ce… moi ? Ma faute ? » Rien ne masquait sa détresse à cet instant, et il ne cherchait pas à le faire. Sa simplicité et son naturel étaient à coup sûr la conséquence directe du traumatisme subi par son corps et son esprit, et il ne parvenait guère à garder pour lui les émotions qui balayaient son visage comme la brise nocturne caressait et rafraichissait les visages. Sa main s’égara sur l’épaule de Cordelia, et d’un geste de brume, il lui ôta sa veste pour la poser sur une chaise libérée de son fardeau précédent par un revers de la main. « Qui est ce qui t’a fait ça ? Tu es suivie ? Tu as des problèmes ? A cause de moi ? Pero ... ¿por qué ... » Mais… pourquoi ? Loin d’être hispanique – aux dernières nouvelles – Lawrence se mélangeait parfois les pinceaux entre les différentes langues que sa mémoire avait préféré sauver, aux dépends de ses origines. Il s’était d’ailleurs aperçu que dans les moments de stress, ou de dégringolades psychologiques comme à présent, il avait tendance à migrer vers l’espagnol. Il se concentra pour revenir à l’anglais, mais il avait déjà perdu le fil de ses pensées. Il saisit la première question qu’il lui vint en mémoire, ne sachant que faire dans une telle situation. « Tu veux un verre d’eau ? »

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Dim 29 Juin - 22:23


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

La sorcière méprisait bien des choses, il fallait le concéder. Les gens surtout, en général. Mais s’il y avait bien quelque chose qui avait le don de la faire craquer, c’était les piètres bégayements d’un homme trop faible pour soutenir une voix distincte, vigoureuse, immaculée. Et, présentement, c’était le cas de Lawrence. « Cor… Cor… Cordelia ? » Éternel bon-à-rien, un pigeon parmi tant d’autres, un vulgaire pion sur l’échiquier de Cordelia. Si Cordelia aurait pu facilement s’en disposer, en fine stratège qu’elle était, elle comprenait l’importance des pions dans le jeu qu’était la vie, et elle savait lui accorder sa juste valeur, malgré les apparences ou ce qu’elle pouvait laisser paraître. Puis, il était futile de le cacher, Cordelia était dramatiquement narcissique ; comment pouvait-elle avoir la force de se débarrasser d’un minois aussi mignon que celui de Lawrence? Dure était la vie, dure. En toute vérité, elle n’aurait vraisemblablement aucun problème à s’en débarrasser comme concéder plus tôt, mais elle mentirait si elle ça ne lui briserait pas le cœur – ou n’éraflerait pas la pierre qui s’y trouve – de devoir priver le monde d’un si beau visage. Et par monde, elle entendait bien évidemment elle-même. C’est un sacrifice qu’elle serait prête à faire, cela dit, si les circonstances l’y emmenaient. Mais il va de soi qu’elle espérait ne jamais en arriver là.
Les rideaux s’écartent, l’acte débute, manipulation sans réelle saveur, mais effective tout de même sur un esprit aussi léger que celui de Lawrence. « Tu vois ça? » Elle marqua une pause, ses beaux yeux caféinés à présent humides ;  « C’est ta faute, Lawrence. » Le beau brun avait assez de culpabilité pour la ville entière, alors il allait de soi qu’une remarque du genre allait bouleverser cette dernière tout en s’assurant de remettre le jeune homme en question. Si seulement cela aurait pu être la seule chose remise en question. Elle aurait du se douter qu’avec quelqu’un d’aussi naturellement avenant que lui qu’elle aurait à endurer sa bonté des plus tragiques. La clémence, la générosité, la mansuétude, tout ça avait pour don de remettre en question sa patience et de l’endormir, si ce n’est pas de la faire gerber.

Et le voilà qu’il recommençait. « Qu’est ce… moi ? Ma faute ? » Non, celle du Pape. Ugh, il avait vraiment le don de poser les questions les plus stupides au monde. Pouvait-elle l’assommer maintenant et prendre une sieste dans son lit? Au réveil, elle lui dirait que c’était le chat du voisin qui l’a mis KO ; il serait assez bête pour y croire et c'était bien ça le problème - ou la solution, va savoir. « J’ai bégayé, peut-être? » cracha-t-elle, méprisante et hautaine comme elle était. Mais là était tout le problème. Présentement, elle n’était pas Cordelia. Elle ne devait pas être Cordelia, tout du moins. Non, elle devait être la réincarnation de la Sainte Vierge, vous voyez le genre. Et voilà, elle avait déjà envie de vomir rien qu’à y penser.
Lorsqu’il posa sa main sur son épaule pour lui retirer la veste, l’esprit de la sorcière tourna quelques secondes question de trouver la réaction la plus adéquate dans une situation comme celle-ci. Première chose qui lui vint en tête fût de prétendre un réflexe d’appréhension. Après tout, toutes ces foutues victimes baignant dans leur éternel pathétisme devaient bien agir de la sorte dans ces circonstances, non? « Ne me touches pas. » Ça aussi, elle se disait que ça devait être le discours qu’une victime tiendrait. Qui aurait cru que ces personnes dépourvues d’un quelconque semblant de  personnalité pourraient être justement si difficiles à imiter? Certainement pas Cordelia qui se lassait déjà de ce jeu sans fond. « Qui est ce qui t’a fait ça ? Tu es suivie ? Tu as des problèmes ? A cause de moi ? Pero ... ¿por qué ... » Et merde, il se mettait à parler espagnol maintenant. C’était plus fort qu’elle, elle roula les yeux devant tant de ridicule. Il ne manquait réellement plus que ça. Cela devait faire des siècles qu’elle n’avait pas parlé cette langue. Les germes qui lui restaient de cet apprentissage évoluaient autour de « puta » – elle l’avait entendu souvent celui-là – et « tapete », mais seulement pour la sonorité ironique du terme.

Qui lui avait fait ça, lui demandait-il donc. À nouveau son esprit se mit à tourner pour trouver le mensonge idéal à lui balancer à la figure. Ce n’était pas bien difficile ; la succube ne disait que très rarement la vérité. Elle vivait au mensonge, se nourrissant de ce dernier à toutes les occasions, dans son avidité la plus gourmande. Tisser un énième mensonge, une menterie des plus vulgaires, mais tout de même crédible, c’était comme respirer pour la sorcière. « Je ne sais pas qui ils étaient, mais ils semblaient te connaître mieux que quiconque et surtout ils semblaient nous avoir vu ensemble d’après les propos qu’ils tenaient. » Elle ne pouvait pas s’arrêter là, non. Si elle avait eu la moindre once de compassion pour qui que ce soit, peut-être. Si elle avait eu un peu de pitié pour cet homme qui tremblait devant ses yeux sous la pression qu’elle imposait sur ses épaules, peut-être. Mais malheureusement, elle n’avait ni pitié ni compassion, surtout pas pour un pigeon comme Lawrence. Alors, vicieuse comme elle l’était, elle poursuivit, s’attaquant à nouveau à sa culpabilité, n’ayant comme aspiration que de la sustenter davantage. « Je ne sais pas ce que tu fais dans tes temps libres Lawrence, et honnêtement, je ne veux pas savoir, mais tu devrais arrêter. Les gens autour de toi finissent par être blessés, et ça, à cause de toi, de tes gestes et des décisions que tu prends. Réfléchis-y. » Cordelia passa un doigt sous son œil comme pour empêcher une larme de couler, même si à vrai dire celle-ci fût inexistante. En temps normal, elle en aurait été capable, mais elle trouvait la situation tellement fastidieuse et pathétique qu’elle n’était pas résolue à fournir les efforts nécessaires. Tout de même, son jeu était convainquant, il fallait l’avouer. Puis, même s’il ne l’était pas, Lawrence était tellement sot, il avalerait tout ce qu’elle lui dirait sans aucune résistance.

« Tu veux un verre d’eau ? » La démone leva un sourcil, toisant de ses iris marron le jeune homme. Était-il sérieux? Yeux légèrement pliés, elle n’en croyait pas ses oreilles. Était-ce vraiment la seule chose qui lui venait en tête? Un putain de verre d’eau? C’était plus fort qu’elle, un ricanement s’échappa de sa gorge, bien qu’elle le tût assez rapidement d’un léger grognement. Il ne pouvait pas être sérieux, impossible. Comment pouvait-on être aussi dépourvu d’esprit? « Un verre d’eau? » Secouant la tête, Cordelia était tout simplement ébahie par la bêtise du beau brun, plus que jamais, mais ce n’était pas elle qui allait se priver d’en profiter. Certainement pas. « Non, Lawrence, ce que je veux, c’est que tu prennes les conséquences de tes actes au sérieux, que tu prennes tes responsabilités en main. » Ça ne voulait pas dire grand-chose, et honnêtement, elle n’en avait rien à foutre qu’il prenne ses responsabilités en main ou quoique ce soit d’autre – si ce n’est elle, peut-être, ahem. Mais encore une fois, cela lui paraissait être le discours typique de la victime qu’elle s’entêtait de jouer pour gagner les faveurs du beau brun.
Une idée la frappa, et encore une fois, ce fût plus fort qu’elle, un léger sourire vicieux, sa marque de fabrique, se glissa sur ses lippes légèrement abimées. Il disparut aussitôt alors que la sorcière chassait cette dernière trace de son caractère bien à elle. « Je suis supposée faire quoi? Retourner chez moi? » Ironique de sa part considérant qu’elle n’avait pas de chez soi, jamais n’avait-elle eu une telle chose à vrai dire. « Qui sait? Ils sont peut-être là à m’attendre, peut-être plus nombreux qu’ils ne l’étaient avant… et franchement je ne veux pas prendre de risques. » Le plan se mettait doucement en action. La sorcière s’approcha alors du beau brun, empruntant ses airs les plus innocents et effrayés possibles – et Dieu sait que c’était une chose bien difficile à faire. Les yeux humides en bonus, parce qu’elle savait comment cela semblait affaisser les défenses et appréhensions des gens. « J’ai nulle part où aller, où dormir, je ne sais pas quoi faire, Lawrence… » Faux, elle savait exactement où aller, où dormir et tout se mettait en place en ce moment même. Elle était douée, admettez-le.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mer 2 Juil - 21:49


Lawrence ne savait pas où se mettre. Il n’était pas très doué pour s’adapter aux surprises et autres revirements de situation, et l’arrivée de Cordelia, avec de telles marques sur le visage, à un tel horaire, et d’une telle manière… c’en était beaucoup trop pour l’amnésique et cela devait se ressentir dans son comportement et le bégayement lamentable qu’il ne put que fournir en guise de salutation. Fort heureusement, la jeune femme eut la patience de ne pas le lui faire remarquer ; s’il s’en trouva soulagé dans un premier temps les mots qui suivirent le lui firent bien vite regretter. De sa faute. C’était de sa faute. Ces marques, ces larmes… c’était de sa faute, et il ne savait même pas ce qu’il avait pu faire pour que ses proches, et même de simples connaissances, soient ainsi maltraités. Qu’il commençait à détester son ancien lui pour lui faire subir tout cela maintenant… Et dans un sens, aussi, qu’il commençait à remercier son coma pour lui avoir ainsi permis de recommencer à zéro. Même s’il aurait aimé avoir au moins un résumé ou un mode d’emploi… Mais il commençait à dire des bêtises, et Cordelia était là, sans qu’il ne fasse rien pour l’aider… Signe de son trouble, signe de son malaise, son bégayement reprit lorsqu’il voulut comprendre ce qu’il se passait très exactement. Sa faute… sa faute à lui ? « J’ai bégayé, peut-être? » Un pas en arrière fut la réaction du mécanicien devant le mépris de Cordelia. Un mépris justifié, il ne pouvait dire ou penser le contraire. « Je… je suis désolé, c’est que… je… je ne m’attendais pas à… à te… voir. » Non… sans blague… Lawrence s’affligeait par son incapacité à former une phrase complète, et tenta de masquer son trouble en débarrassant la jeune femme de sa veste. Elle lui reprochait, à juste titre, de bégayer et voilà qu’il lui répondait en accentuant un peu plus ce tic de langage…

« Ne me touches pas. » Il se figea dans son mouvement une fraction de seconde. Il voulut s’excuser mais les quelques mots à prononcer s’étranglèrent dans sa gorge, alors qu’il s’éloignait rapidement pour poser la veste sur une chaise déblayée à cet effet. Avant de se reprendre, pour la questionner, à moitié en anglais, à moitié en espagnol. Elle roula des yeux, et Lawrence eut envie de disparaître pour aller s’enterrer un peu plus loin. Ce n’était pas possible d’être aussi balourd, d’être aussi maladroit et stupide. Ce n’était pas possible d’être aussi… lui, bon sang ! Il ne pouvait que comprendre la réaction de Cordelia, et il ne pouvait qu’admirer, aussi, sa gentillesse. Si les rôles avaient été inversés… il n’aurait peut être pas réagi aussi calmement. Voulant la prendre dans ses bras pour la calmer, il interrompit son mouvement en se souvenant de sa réaction un peu plus tôt, ce qui eut pour effet de le rendre encore plus maladroit dans ses gestes. « Je ne sais pas qui ils étaient, mais ils semblaient te connaître mieux que quiconque et surtout ils semblaient nous avoir vu ensemble d’après les propos qu’ils tenaient. Je ne sais pas ce que tu fais dans tes temps libres Lawrence, et honnêtement, je ne veux pas savoir, mais tu devrais arrêter. Les gens autour de toi finissent par être blessés, et ça, à cause de toi, de tes gestes et des décisions que tu prends. Réfléchis-y. » A chaque mot de la jeune femme, Lawrence se décomposait un peu plus. A chaque phrase, il avait l’impression de voir, ou plutôt, sentir le monde s’écrouler ; le ciel, tomber sur sa tête, la heurtant à plusieurs reprises pour qu’il comprenne ce qu’il se passait. S’il était encore hébété, désemparé, il commençait toutefois à assimiler ce qu’elle était en train de lui dire. Des connaissances l’avaient tabassée ? Elle ? Mais comment savaient-ils qu’ils se connaissaient… Question stupide, petit poisson rouge… Lawrence aurait été seul qu’il se serait mis une claque à cet instant. « Cordelia, attends… je ne comprends pas tout… Tu dis qu’ils me connaissaient mais… tu sais bien que je ne… je ne sais rien de ce que… de… de… » Ce qu’il essayait de faire à cet instant ? Certainement communiquer avec le genre humain. Mais le mécanicien était incapable de formuler une phrase complète, se perdant dans ses doutes et ses troubles. D’ailleurs, ayant perdu le fil de ses pensées, il condensa son léger affolement dans la première question qui lui vint à l’idée, proposant à Cordelia un verre d’eau. Amnésique et radin en plus de ça… tu ne vas pas aller loin… Ca non… Déjà qu’il ne savait pas d’où il venait, il n’était pas question d’imaginer une destination pour le moment : il avait déjà bien trop de mal à savoir où poser les pieds sans glisser sur un souvenir, sans se heurter à une vieille connaissance, sans tomber dans le gouffre de la folie. Le ricanement de Cordelia face à son offre le fit revenir sur Terre, rougir et le mit encore plus mal à l’aise. « Un verre d’eau? Non, Lawrence, ce que je veux, c’est que tu prennes les conséquences de tes actes au sérieux, que tu prennes tes responsabilités en main. » Ses responsabilités… quelles responsabilités exactement ? Elle semblait si… si sûre d’elle, si… calme… Comment faisait-elle, après ce qui venait de lui arriver ? Comment pouvait elle sembler si… sereine, malgré la colère qu’elle était en droit de ressentir contre lui. A nouveau, Lawrence se passa une main nerveuse dans ses cheveux, y répandant un peu plus la graisse qui maculait encore ses doigts. S’en apercevant, il les frotta sur son tee-shirt de travail d’un air embarrassé. Pourvu que la veste de Cordelia n’ait rien, il s’en voudrait tellement… il avait totalement oublié qu’il venait de passer une bonne heure, voire deux, à réparer le micro-ondes… Au moins, cette interruption venait de lui offrir un sursis pour réfléchir. Comprendre. Se perdre, aussi. A nouveau. « Je… Oh p#tain… Tu subis des conséquences d’actes dont je n’ai aucun souvenir, c’est un cauchemar… ce que je peux m’en vouloir… est ce que … est ce que par hasard tu peux me décrire ces hommes ? Peut être que… » Mais bon sang de bois, qu’était-il en train de s’imaginer ? Ce n’était pas parce qu’il avait abattu un Peacekeeper il y avait de cela plusieurs mois qu’il était devenu un surdoué des arts martiaux et des combats ! Même si, pour ce qu’il en savait, il aurait bien pu l’être avant. « Je pourrais essayer d’aller leur parler ? Essayer de… tu sais bien que si je peux faire quoique ce soit pour t’aider… je… » Lawrence ferma les yeux, s’appuyant contre le mur le plus proche, se passant une main sur le visage qui s’attarda un instant sur ses tempes et la cicatrice qui teintait ses cheveux d’une ligne maculée.

« Je… je ne sais pas ce que je peux faire… je… » C’était un peu trop pour lui. Que Kathleen le gifle, il voulait bien. Qu’il ne comprenne rien aux trois quart des conversations à son propos, aussi. Mais que quelqu’un soit blessé par sa faute… c’en était beaucoup trop. Et Cordelia ne lui laissait aucun répit, restant lucide et logique malgré ce qu’elle venait de vivre. « Je suis supposée faire quoi? Retourner chez moi? Qui sait? Ils sont peut-être là à m’attendre, peut-être plus nombreux qu’ils ne l’étaient avant… et franchement je ne veux pas prendre de risques. J’ai nulle part où aller, où dormir, je ne sais pas quoi faire, Lawrence… » Lawrence écarquilla les yeux. Mais… que racontait-elle donc ? N’était-ce pas pour cela qu’elle était venue jusqu’ici ? N’était-ce pas parce qu’elle savait pertinemment qu’il n’allait pas la laisser dehors, qu’il ne pouvait décemment pas lui refuser un gîte, alors que c’était de sa faute si elle venait de perdre toute sécurité dans son propre appartement ? « Ne raconte pas de bêtise, Cordy, reste. Reste ici autant que tu en auras besoin, reste là si tu le souhaites, tu sais bien que je… ce serait totalement inconcevable que je… ça me semblait couler de source, désolé de ne pas te l’avoir proposé directement, je pensais que tu l’avais compris… » Quelque qu’ait pu être la relation qu’ils avaient avant, Lawrence ne voyait pas les choses autrement. Ils avaient du être proches, en plus, si elle avait été une cible pour ses… ex-amis, ex-ennemis ?… D’ailleurs… « Je dormirai sur le canapé, prends mon lit. Considère mon appart comme le tien tant que nous n’avons pas trouvé une autre solution. » Etrangement, plus ça allait, plus la voix de Lawrence gagnait en assurance. Il avait l’impression de pouvoir trouver une solution, ou du moins de pouvoir l’aider, et ça lui faisait le plus grand bien. Commençant à sortir légèrement de son hébétement, il entreprit de ranger les affaires qui traînaient en commençant par les piles de linge – propre – qui séjournait sur son canapé, et les divers vis et écrous qui transformaient son salon en champ de mines. « Installe toi, raconte moi tout Cordelia. Tu vas voir, on va trouver une solution... J’irai leur parler, leur expliquer que tu n’as rien à voir dans… ce qu’ils me reprochent. »

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Lun 7 Juil - 0:03


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

La nervosité n’avait jamais été aussi flagrante sur quelqu’un qu’elle ne l’avait été sur Lawrence à ce moment-là. Manifeste, pratiquement tangible, elle avait l’impression de pouvoir y toucher, de la façonner tellement elle lui paraissait malléable, patente à cet instant. Et c’était tout ce qu’elle recevait de sa part ; cette nervosité obvie que lui destituait le pauvre mécanicien. Pas même le verre qu’il lui avait proposé – et que certes, elle avait refusé dans l’espoir de donner du lourd à son zèle dramatique – rien que le simple son de sa voix transcendé par les nerfs qui eux n’étaient que le résultat aboutissant du venin de la sorcière qui, malgré s’être promise de demeurer fidèle à la Sainte-Vierge, était déjà agacée et blasée à l’idée de poursuivre cet acte ridicule plus d’une seconde. Et ne pensez pas qu’elle n’hésitait pas à tout arrêter. Oh contraire, Cordelia était presque certaine que Lawrence ne remarquerait rien. Plus qu’un manque de perspicacité, le mécano lui paraissait parfois tout bonnement imbécile, plus que naïf ou bête comme certains auraient concédé. Dieu sait que l’idée de cesser toutes ces théâtralités et comédies sans saveur lui passait par la tête, et que ça allait probablement passer inaperçu chez Lawrence, telle une réaction justifiée de la part de la sorcière aux agissements du beau brun qui n’en étaient même pas en toute vérité. Et pourtant, comme elle, de son côté, n’était pas tout à fait bête, ni aussi impulsive qu’on ne pourrait le penser, jugeait qu’il n’était pas preste de sous-estimer le beau brun. C’était souvent les plus bêtes qui vous surprenaient le plus…même si elle avait du mal à y croire présentement.

Cordelia mentirait si elle disait ne pas apprécier la vue d’un Lawrence tâché de graisse ; ça avait quelque chose de viril, un contraste étonnant donc avec sa personnalité, ses gestes, sa nervosité. Ne se souciant pas réellement des tâches qu’il avait laissé sur sa veste puisqu’elle n’était à la sorcière en premier lieu, elle s’amusait tout de même à s’imaginer les répercussions si cela avait été le cas. Vraisemblablement, elle ne serait pas empêchée de lui faire lécher la graisse du bout de la langue jusqu’à temps que sa veste soit aussi propre que neuve...Mais comme ce bout de tissu appartenait à Connor, elle s’en souciait très peu. Surtout lorsque ces inquiétudes étaient sollicités ailleurs, sur des sujets bien plus agaçants comme le mécanicien qui lui demandait de décrire ses attaquants, sans non plus perdre l’occasion pour lui dégueuler sa culpabilité au visage. « Je… Oh p#tain… Tu subis des conséquences d’actes dont je n’ai aucun souvenir, c’est un cauchemar… ce que je peux m’en vouloir… est ce que … est ce que par hasard tu peux me décrire ces hommes ? Peut être que… » Il s’en voulait, et c’était ce à quoi elle aspirait, mais jamais avait-elle signé nulle part pour l’entendre geindre de la sorte. Plus la conversation avançait, plus la succube se disait qu’elle se porterait bien mieux si le jeune homme pouvait se taire. Ou arrêter de poser toutes ces questions belliqueuses pour elle. Heureusement pour elle, elle savait exactement comment se sortir de ce pétrin tout en restant fidèle à son petit manège de victime coincée. « Ça s’est passé tellement vite, tu sais… » Dit-elle en détournant le regard. Les victimes ça faisaient souvent ça, non? Incapables de maintenir un regard, de l’audace, de la soutenance ; c’était ce qu’elle essayait d’imiter présentement. Et son jeu était plausible, malgré son dédain pour un comportement aussi pathétique. « Je pourrais essayer d’aller leur parler ? Essayer de… tu sais bien que si je peux faire quoique ce soit pour t’aider… je… » Une fois de plus, un léger pouffement s’échappa de sa bouche, pratiquement inaudible, geste qu’elle feignit ne jamais avoir commit, comme si rien n’était sorti d’entre ces magnifiques lippes. Mais pouvait-on réellement lui en vouloir de trouver la chose si comique? Récapitulons. Lawrence, du haut de cinq pieds dix, voulaient aller causer avec des hommes qui auraient – prétendument – tabassé la brunette pour leur parler? Peu importe comment on regardait la chose, le résultat en était beaucoup trop désopilant. Il allait parler avec quoi exactement? L’air? Ces mecs dont elle parlait n’existaient même pas! Et même s’ils avaient été réels et en chair, ce n’est pas Lawrence et ses beaux discours qui auraient arrangés les choses. Pitié!

Nombreux auraient été ceux qui auraient eu pitié d’un homme dans l’état de Lawrence. Rongé par la culpabilité et les remords, trahis par sa propre naïveté et bonté, il était la victime d’une duperie vile et perfide, mais de laquelle il était le seul à blâmer. « Je… je ne sais pas ce que je peux faire… je… » Malheureusement pour lui, Cordelia n’en avait que très peu à faire de ses états d’âmes, de ses émotions du moment. Égoïste de nature, elle pensait surtout à elle avant de penser aux autres. D’ailleurs, la remarque qui suivit fût typiquement propre à sa personne. « Et moi alors, je suis supposée faire quoi? Retourner chez moi? Qui sait? Ils sont peut-être là à m’attendre, peut-être plus nombreux qu’ils ne l’étaient avant… et franchement je ne veux pas prendre de risques. J’ai nulle part où aller, où dormir, je ne sais pas quoi faire, Lawrence… » Et la réponse que lui offrit le mécano n’obtint d’elle que la même réaction. Tous les deux les yeux écartés, cependant pour des raisons différentes. « Ne raconte pas de bêtise, Cordy, reste. Reste ici autant que tu en auras besoin, reste là si tu le souhaites, tu sais bien que je… ce serait totalement inconcevable que je… ça me semblait couler de source, désolé de ne pas te l’avoir proposé directement, je pensais que tu l’avais compris… » Esquissant un sourire aux mots ‘ne raconte pas de bêtises’, la succube trouvait le tout drôlement ironique de la part de Lawrence, et ne vous méprenez pas, l’envie de ricaner ne lui manqua pas, mais elle sût se contrôler cette fois-ci. S’il y avait bien quelqu’un qui racontait des bêtises, c’était bien lui et beaucoup trop au goût de la sorcière. Mais sa stratégie semblait prendre vie, et ce sentiment de satisfaction lui donnait une drôle de sensation. Une victoire qui pourtant n’en était pas vraiment une lorsqu’on considérait le niveau de perspicacité du beau brun. « Non, Lawrence, non… » Commença-t-elle d’abord. Elle avait marqué une pause, une autre théâtralité sans componction, mais qu’elle jugeait nécessaire à son acte de victime bouleversée. « Je ne voudrais pas m’imposer de la sorte, tu sais… » Mais pour être honnête, ce petit jeu l’embêtait profondément, pour ne pas dire qu’il l’emmerdait. Qui aurait cru que jouer les saintes serait aussi épuisant? Comment les gens pouvaient-ils endurer cette charade plus de deux minutes? Ainsi, rapidement, elle oublia sa petite comédie quelques secondes, question de faire avancer les choses à un rythme qui lui plaisait à elle. « Mais puisque tu insistes autant, d’accord. » Haussant les épaules, claquant une main dans l’autre, un sourire drapant ses lippes rosées, elle se faufila davantage dans l’appartement, regardant brièvement les alentours sans réellement s’aventurer nulle part.  C’était suffisamment différentes des autres baraques dans lesquelles elle avait squatté, c’était tout ce qui importait, vraiment.

Pourtant les propos qui suivirent la rappelèrent à la réalité et une fois de plus ne manquèrent pas d’écorcher son petit jeu de sainte plus aussi crédible soudainement. « Je dormirai sur le canapé, prends mon lit. Considère mon appart comme le tien tant que nous n’avons pas trouvé une autre solution. » Choquée, d’abord, par des propos qui paraitraient tout à fait normaux aux oreilles de bien des gens, à celles de la succube, cela relevait plus du sacrilège. « Attends, on ne couchera pas dans le même lit?! » s’exclama-t-elle d’abord, comme mentionnée plus tôt, plus choquée que jamais. Il fallait la comprendre, accommodée ces derniers mois à la compagnie de Connor à ses côtés, elle n’était plus réellement habituée de ne pas coucher avec celui avec qui elle partageait le lit, encore moins justement de ne pas partager le lit même. Constatant évidemment qu’elle avait trahie sa couverture une fois de plus, la succube tenta de rattraper le coup. « Je veux dire… Au moins, les premiers soirs... s'il te plait? J’ai honte de l’avouer, mais j’ai… j’ai peur, Lawrence. » Elle s’approcha de lui, fixant ces iris de son regard caféiné, prétextant la crainte, l’anxiété, mais surtout une vulnérabilité incroyable et avant toute chose irrésistible. Une vulnérabilité à laquelle la culpabilité et le sentiment d’héroïsme auquel Lawrence s’adonnait ne pourraient tout simplement ignorer. « Avoir de la compagnie, quelqu’un de proche, ça me rassurerait et me permettrait de dormir les deux yeux fermés. » Et elle savait exactement quoi faire pour faire avaler la pilule. Baissant la tête, fixant le sol, un air désolé, peut-être plus que ça même, attristé, elle fit aussi briser sa voix intentionnellement, sustentant par la même occasion le dramatique de sa comédie. « Mais…mais je comprendrais que tu ne veuilles pas… » Détournant la tête, à présent de dos à Lawrence, sa moue consternée et morose se transforma perfidement en un sourire vicieux et condescendant, plus fière que jamais des discours qu’elle arrivait à trouver aussi facilement, des larmes qu’elle pouvait arriver à faire monter à ses yeux, ses faux tremblements. Parfois, elle se disait réellement que c’était elle qui méritait tous ses Oscars, pas ces greluches hollywoodiennes. Chassée de ses pensées, elle revêtu aussitôt ses faux airs lorsqu’il l’invita ainsi à s’installer sur son canapé qu’il avait débarrassé quelques secondes plus tôt. « Installe toi, raconte moi tout Cordelia. Tu vas voir, on va trouver une solution... J’irai leur parler, leur expliquer que tu n’as rien à voir dans… ce qu’ils me reprochent. » À vrai dire, après ce qu’elle avait vu sur le canapé avant qu’il ne soit débarrassé, Cordelia n’avait pas réellement d’y déposer son arrière-train de luxe. Mais elle comprenait bien qu’elle ne pouvait pas réellement refuser une telle chose, alors elle esquissa un sourire timide qui lui donna plus envie de vomir qu’autre chose et s’installa sur le meuble en question.

La démone soupira. Comment il avait le don de l’agacer avec cette fichue manie de vouloir faire le bien partout. Pouvait-il cesser de penser deux secondes à elle et son bien-être et penser  à lui, deux secondes? Être égoïste! Vouloir la baiser plutôt que de l’aider. Toute cette clémence lui donnait mal au cœur, et elle n’était pas exactement certain que la vue de sa personne en train de dégueuler allait être la chose qui allait séduire le beau brun. En revanche, elle avait peut-être une petite idée. Cordelia attrapa ainsi la main du mécanicien et la serra tendrement dans la sienne. « Non, Lawrence. C’est trop dangereux. » Elle baissa la tête, puis se rapprocha de lui comme pour lui susurrer un secret. « Je crois que… qu’ils n’étaient pas… » La sorcière marqua une pause, ne faisant qu’augmenter le suspense de la chose. « … humains. » Il saurait de quoi il en était. Tout le monde savait ce qui trainait dans les rues ces derniers temps. Daybreakers, sorciers, zombies, c’était comme un mauvais épisode spécial Halloween d’une série sans fond.  La brunette se rapprocha, et posa sa deuxième main contre la main de Lawrence qu’elle serait déjà dans la sienne. « Puis…Je ne pourrais pas vivre en sachant que tu as été blessé, ou pire encore, à cause de moi. La culpabilité me rongerait, j’en perdrais le sommeil, voire même l’envie de vivre… » Dit-elle en levant le regard au ciel, retenant des fausses larmes, hypocrites comme la sorcière. Mais tout ça lui donnait envie de gerber. Comment les gens pouvaient-ils réellement agir de la sorte? Faible, vulnérable, dépendant comme elle le prétendait en ce moment? Le son de sa propre voix l’agaçait et elle trouvait sa propre comédie pathétique. La succube recula alors pour se fondre dans le dossier du canapé. « Je prendrais bien ce verre d’eau tout compte fait. » avoua-t-elle d’une voix douce. En vérité, elle avait juste envie qu’il dégage parce que jouer les petites sottes se souciant de son bien-être lui donnait mal au cœur et qu’elle avait besoin de respirer un peu.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.


Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 26 Oct - 23:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Sam 12 Juil - 0:42


De toute évidence, son passé n’en avait pas fini de le pourchasser avec un sadisme s’apparentant plus à de l’art à ce niveau là qu’à du simple amateurisme. Et il prenait pour l’occasion l’une des formes les plus cruelles en blessant non pas Lawrence mais une de ses connaissances. Pour sûr, oui, il savait où frapper pour blesser le plus douloureusement l’amnésique. En réponse au « Ça s’est passé tellement vite, tu sais… » de Cordelia, Lawrence ne put que dépérir un peu plus de mal être. Ses yeux ne parvenaient pas à se détacher des marques sur le visage de la jeune femme, comme s’il pouvait les faire par le biais de sa simple volonté. Devant son échec évident, le mécano s’entendit proposer à son amie qu’il aille s’expliquer avec ceux qui l’avaient prise pour cible. Ce n’était pas de sa faute à elle, s’il avait été vraisemblablement un pauvre cȝnnard avant son amnésie, et c’était intolérable pour lui qu’elle en soit la victime maintenant. Elle n’y était pour rien, bon sang ! Et c’était la dernière chose qu’il pouvait vouloir que de la voir ainsi blessée ! C’était d’ailleurs sûrement pour cette raison qu’ils l’avaient ainsi visée… voilà qui paraissait logique, mais n’améliorait en rien le malaise croissant de Lawrence. Il était dans un tel état qu’il se sentait prêt à exaucer tous les vœux de Cordelia, sans savoir pour autant ce qu’il pouvait faire pour se faire pardonner. Aussi lorsqu’elle lui demanda ce qu’elle allait faire, où elle allait loger à présent que son chez elle n’était plus sauf, il s’empressa de lui proposer l’hébergement. C’était la moindre des choses, de toute manière. C’était la moindre des choses, et il comptait faire bien plus. Elle, si innocente, victime de ses travers à lui… Ca le rendait malade. Non, il ne pouvait rien faire de moins que de lui offrir un endroit où dormir, où manger, où se sentir en sécurité. Il n’avait pas grand-chose, mais oui, vraiment, il ne pouvait rien faire de moins. Qu’elle oublie toute méfiance, ou toute appréhension, il lui offrait vraiment tout ce qu’elle pouvait exiger. Un lit, un abri… Lui, il pouvait se contenter du canapé, ça ne le dérangeait guère. D’ailleurs, il tint à éclaircir ce point là, pour qu’elle ne se méprenne pas sur ses intentions.

« Attends, on ne couchera pas dans le même lit?! » Etait-elle outré qu’il ait pu considérer le fait qu’ils couchent dans le même lit, ou était-ce le fait qu’il rende impossible ce fait qui la poussait à s’exclamer ainsi ? Lawrence ne pensait pas pouvoir être davantage perdu mais chaque seconde passée lui prouvait le contraire. D’autant plus que Cordelia ne le ménageait pas le moins du monde ; preuve encore lorsqu’elle poursuivit : « Je veux dire… Au moins, les premiers soirs... s'il te plait? J’ai honte de l’avouer, mais j’ai… j’ai peur, Lawrence. » Sidéré, il la vit s’approcher de lui. « C’est normal d’avoir peur après ce qu’il t’est arrivé ! » se retint il de bégayer, en forçant son articulation. Etait-il supposé la prendre dans ses bras pour la rassurer ? Son précédent Ne me touche pas l’avait refroidi dans toutes ses tentatives pour la rassurer par le contact. Mais elle était si vulnérable, avec ses grands yeux fixés dans les siens… « Avoir de la compagnie, quelqu’un de proche, ça me rassurerait et me permettrait de dormir les deux yeux fermés. » Lawrence était un homme. Et il était presque certain qu’aucun homme ne pouvait résister à Cordelia, surtout à cet instant. Elle baissa la tête, et toutes les barrières que le mécanicien avait pu s’imposer pour ne pas accentuer le malaise de la jeune femme s’évanouir. Il tenta maladroitement de tapoter son épaule mais au « Mais…mais je comprendrais que tu ne veuilles pas… » qu’elle fit en détournant la tête acheva ses doutes et il passa maladroitement ses bras autour de ses épaules, avant de s’éloigner, rouge tomate, et de débarrasser en vitesse le canapé de toutes ses frusques et écrous. A nouveau, il voulut lui comprendre. Ce qu’il s’était passé, pourquoi ils s’en étaient pris à elle, ce qu’ils lui reprochaient pour le faire payer ainsi à une tierce personne. « Non, Lawrence. C’est trop dangereux. Je crois que… qu’ils n’étaient pas… humains. » Elle avait à nouveau fait disparaître la distance qu’il avait mise entre eux lorsqu’il avait voulu effacer un peu le désordre ambiant, et une part de lui prit ça comme une invitation à un nouveau contact. Et à nouveau ses bras entourèrent maladroitement la jeune femme, avec l’incertitude propre à l’amnésique qu’il pouvait être. S’il avait été un jour sûr de ses mouvements, le coma avait tout piétiné, tout écrasé. Tout détruit de la confiance qu’il pouvait avoir en lui-même. Peut être que ce sentiment angoissant qui le rongeait, qui le poussait à chercher le pardon de la jeune femme, allait réussir à lui faire passer outre ce manque de confiance. Il se voyait déjà aller voir les malfrats, les sermonner et s’assurer d’une manière ou d’une autre qu’ils allaient laisser Cordy tranquille. Ce qu’il pouvait leur faire ? Oh… il avait des idées. Si son passé lui jouait des tours en restant hors d’atteinte, il avait compris malgré lui qu’il était loin d’être sans défense, malgré toute la politique de non-violence qu’il pouvait déployer, malgré tout ce que pouvait penser et Cordy et lui de ses capacités. « Puis…Je ne pourrais pas vivre en sachant que tu as été blessé, ou pire encore, à cause de moi. La culpabilité me rongerait, j’en perdrais le sommeil, voire même l’envie de vivre… » Les doigts du mécanicien, nettoyés de toute graisse sur son lambeau de tee-shirt, se faufilèrent dans les cheveux de Cordelia, avant de s’enfuir à toute vitesse. « Ne t’en fais pas Cordelia, je sais ce que je fais et ce que je dis, tu sais ? » Tout comme tu sais ce que tu as fais, crétin ? Il était très certainement en train de se fourvoyer, voire de se surestimé. Que venait-elle de dire ? Qu’elle risquait de perdre toute envie de vivre s’il lui arrivait quoique ce soit ? Mais que pensait-elle de ce qu’il pouvait ressentir en la voyant dans une telle détresse ? Elle lui échappa et il refusa de la retenir, pour s’avachir avec une grâce qu’il ne put que remarquer. En était-elle consciente ? Non, certainement pas… elle portait son élégance avec un tel naturel qu’il ne pouvait être forcé ni même désiré. « Je prendrais bien ce verre d’eau tout compte fait. » Il faillit sursauter, pris au dépourvu par cette demande qu’il n’attendait pas ; ou plus. Il se précipita vers sa cuisine, ou plutôt le frigidaire et le plan de travail qui la composaient dans un coin du salon, pour sortir des placards un verre propre et se présenter devant le réfrigérateur, incertain. Elle lui avait demandé de l’eau ou du jus de fruit déjà ? Pris dans sa précipitation pour exaucer ses vœux, il avait oublié de passer par l’étape primordiale de la mémorisation. Un mordillement de lèvres plus tard, il se retourna pour s’appuyer contre le plan de travail. « Tu… de l’eau, c’est ça ? » Son regard se posa sur les différents post-its qui ponctuaient les murs de tâches de couleurs. C’était affligeant. Remplissant le verre avec concentration, ou ce qu’il pouvait rassembler de concentration malgré ses troubles et perturbations, il l’apporta à Cordelia, en renversant la moitié sur le canapé et sur la jeune femme à cause de ses tremblements, et le posa précipitamment pour ne pas aggraver son cas. « Tiens…désolé… » S’asseyant à même le sol, regardant Cordelia en contre-plongée. C’était certain qu’il lui manquait nombre de détails pour tout comprendre, mais elle était un mystère qu’il voulait résoudre, pour savoir comment ils avaient pu la trouver. Nouveau mordillement de lèvres. Il était clairement visible que Lawrence hésitait à poser sa question. « Cordy… quel… quelle était notre relation avant… avant que je perde la mémoire ? » Ses yeux chocolat se posèrent sur la jeune femme, se contenant à son visage. « Pourquoi donc s’en sont ils pris à toi pour me faire du mal ? Etions-nous si… proches ? » Ses joues le brûlèrent un peu plus.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Dim 13 Juil - 10:36


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

Paroles insincères, discours hypocrites, ces mots n’étaient, réellement, que des mots. Enfilés méthodiquement l’un après l’autre, ils n’avaient pour but rien que semer l’embrouille dans l’esprit non-éclairé du mécanicien. Ils n’avaient pas réellement de sens, ni de valeur, encore moins de saveur. Cordelia les utilisait comme de simples instruments à cet art qu’elle maitrisait parfaitement ; la manipulation. Ils n’étaient donc que les piètres outils d’une pratique bien plus grande et importante, et si Lawrence les buvait comme de l’eau de roche, Cordelia elle-même n’était pas dupée par la transparence et la limpidité de ces belles paroles, car elle savait que si cette eau qu’elle déversait de ses lèvres tel un venin pouvait paraître de source, elle n’était, réellement, que du venin. Un poison rudimentaire, usé par la roche, dépouillé. Mais ça, Lawrence n’arrivait ni à le voir, ni à le comprendre, et si Cordelia s’était montrée méprisante à l’idée d’une telle stupidité auparavant, elle arrivait enfin à y voir les avantages. Elle pouvait accepter le pathétisme flagrant du jeune brun si cela voulait dire qu’elle aurait la vie facile.
Observant les doigts de Lawrence se diriger vers elle, elle fût prise d’une anxiété légère, subtile, mais présente. Un léger recul, presque inobservable, fût sa première réponse. Si l’on aurait pu penser que ce n’était que l’actrice qui nourrissait avec classe cette crédibilité du rôle de la victime, c’était surtout la vanité de la sorcière qui avait pris le dessus. Elle avait passé sept siècles à vivre dans la crasse des méandres de Darkness Falls, elle ne comptait pas à revivre aucun de ces moments. Toutefois, remarquant que ces doigts étaient aussi propres qu’ils pouvaient être étant ceux d’un mécanicien, elle se laissa faire. Mais, à priori, son appréhension première eût raison du geste, puisque Lawrence chassa rapidement ces derniers de la longue chevelure de la sorcière. « Ne t’en fais pas Cordelia, je sais ce que je fais et ce que je dis, tu sais ? » Elle lui afficha un sourire, mais au fond, elle était énervée qu’il semblait autant insister sur le sujet. De plus, elle mentirait si elle disait ne pas trouver tout cela un tant soit peu ironique. Il ne savait rien, absolument rien, c’était bien ça le problème. Tout du moins, son problème à lui. Car, aux yeux de Cordelia, cela lui apparaissait être un présent, un cadeau. « Je n’en doute pas une seule seconde. » souffla-t-elle alors comme si elle était en admiration pour ce courage que Lawrence semblait avoir sorti de son derrière. C’était triste, mais il n’y avait rien à faire et il n’y pouvait rien. Le beau brun, malgré son minois avantageux et tous les autres avantages que sa seule existence pouvait offrir à Cordelia, n’avait tout simplement pas l’étoffe pour qu’elle digne lui donner un tant soit peu de considération. En revanche, ça ne voulait pas forcément dire qu’elle ne pouvait pas prétendre. Après tout, c’était le domaine dans lequel elle était le plus douée.

Fuyant cette atmosphère qui lui montait un peu au cœur, elle préféra s’avachir quelques centimètres plus loin, imposant une distance entre elle et Lawrence, distance qu’elle s’assura ne serait pas franchise en le chassant vaquer à d’autres occupations. « Je prendrais bien ce verre d’eau tout compte fait. » L’observant se précipiter dans une détresse ridicule vers ce qui lui paraissait être la cuisine, Cordelia plissa les yeux, n’étant pas trop certaine quelle réaction était la plus appropriée. Il fallait avouer que la chose était à la fois divertissante, pathétique et étrange. Son visage fit ainsi donc le tour de bien des expressions, avant qu’elle ne roule les yeux, décidément pas résolue à s’en préoccuper davantage. Passant un doigt dans ses longues boucles brunes, la succube se montra fidèle à elle-même ; impatiente et méprisante. En quoi chercher un verre d’eau nécessitait-il autant de temps? Était-il parti puiser de l’eau de source dans une montagne quelconque? Si certains en dénoterait du sarcasme, Cordelia y repensa bel et bien deux fois, jugeant Lawrence tout à fait apte d’un tel acte. Toutefois, ses iris marrons s’attardèrent à quelque chose de bien plus intéressant, si ce n’est toujours aussi ridicule ; des post-it. La sorcière venait à peine de les remarquer et pourtant ils jonchaient la pièce. Subtiles, ils assiégeaient tout de même le mobilier. « Tu… de l’eau, c’est ça ? » Des mots, encore une fois sans importance. Des sons inaudibles, des bruits de fond aux douces oreilles de la sorcière. Elle ne prit même la peine de lui répondre, ayant une bien meilleure idée en tête. Chaque seconde passée en la compagnie du mécanicien lui prouvait que le cas du jeune homme était beaucoup plus affligeant qu’elle ne pensait. Mais, elle ne le connaissait pas après tout. Leur relation, à la base totalement inexistante, tournait autour de l’amnésie de Lawrence et prenait racines dans l’opportunisme impertinent de la démone. Et, chaque seconde, elle découvrait quelque chose de plus affligeant chez lui. La prochaine ne manqua pas à la règle, d’ailleurs, lorsqu’il se démontra inapte à lui servir un verre d’eau sans trembler et déverser le liquide partout sur son chemin, y compris sur elle.
« Tiens…désolé… » Grognant légèrement avant de taire le son qui trahirait sa couverture, elle prétexta un sourire, bien qu’elle le fit disparaître consciemment lorsqu’elle posa le regard sur le verre en question. « J’avais demandé du jus de fruit, Lawrence… » Souffla-t-elle, déçue, peut-être aussi offusquée, mais tout ça n’était qu’une façade. C’était son esprit vicieux qui souhaitait foutre la confusion dans celui de Lawrence, de jouer avec ce petit pigeon qui ne se rappelait ni de son passé, ni même des quelques secondes précédentes, tout du moins, c’était ce à quoi elle s’attendait qu’il pense. Cherchant aussi par la même occasion à nourrir cette culpabilité qu'il possédait à son égard, elle fit de son mieux pour parraître convaincante dans sa déception.

Ça ne dura pas longtemps lorsque la démone s'attarda sur le visage du mécano, qui soudainement, semblait prendre des teintes légèrement différentes à ce à quoi il l'avait habitué jusqu'à présent. Mordillement de lèvre, joues rosées, tremblements, hésitation même dans sa respiration ; mais à quoi jouait-il? Elle ne savait pas si elle avait envie de rire ou lui offrir un regard plein de mépris pour lui faire comprendre son dédain. Pourtant les mots qui suivirent ne la laissèrent que pantoise. « Cordy… quel… quelle était notre relation avant… avant que je perde la mémoire ? » Ses beaux yeux marrons ahuris par l’interrogation du beau brun, elle se réhabilita rapidement de son petit jeu de bonne fille en détournant le regard, prétextant une gêne qui n’existait tout simplement pas. Mais c’était son moyen de s’offrir un peu de temps, quelques secondes pour réfléchir à son prochain mensonge. Elle devait faire attention à ce qu’elle allait dire. S’il ne se rappelait peut-être de rien, les gens autour de lui, eux, se rappelaient peut-être de sa vie et il suffisait qu’il mentionne son prénom pour qu’ils lui fassent comprendre qu’il avait été berné par une mythomane. « Pourquoi donc s’en sont ils pris à toi pour me faire du mal ? Étions-nous si… proches ? » Comme à sa grande habitude, il insistait sur le sujet, ne laissant aucun choix à la sorcière. « Es-tu sur de vraiment vouloir savoir? » l’interrogea-t-elle, plutôt sincèrement malgré ce qu’on aurait pu penser. Simple curiosité de la part de la vraie Cordelia. Il était amnésique et il semblait se complaire dans cette petite vie pathétique qu’il menait. Avait-il vraiment besoin de savoir qu’il était dans le passé et avec qui il avait été? Remarquant que sa remarque pouvait paraître un peu alarmiste, voire effrayante, la démone tenta de rattraper le coup. « …Ce que je veux dire, c’est que… Parfois, il y a certaines choses, surtout celles venant du passé, qu’il ne vaut mieux pas dire ou déterrer. Je ne voudrais pas te troubler davantage... » S’écoutant dire ses conneries, elle trouvait qu’elle gérait étrangement plutôt bien la situation et qu’elle n’avait presque pas besoin de sortir un quelconque mensonge. Mais, malheureusement pour elle, Lawrence ne s’était montré qu’insistant depuis le début de leur conversation et il était clairement à la chasse de réponses. Décidant de rester fidèle à elle-même, elle opta pour sa nonchalance personnelle, cette capacité qu’elle avait de jouer avec les nuances, de tourner les teintes à son avantage, d’esquiver les questions, de fuir. La brunette passa donc sa main contre la joue de Lawrence. Il était séduisant, alors elle n’avait pas trop de mal à se rabaisser à de telles âneries avec lui. « Tu es quelqu’un de bien à présent, c’est tout ce qui importe. Laissons le passé derrière nous, veux-tu? » Susurra la succube de cette voix enchanteresse. Cherchant toujours à semer le chaos chez le mécanicien, elle avait délibérément mentionné qu’il était quelqu’un de bien maintenant, sous-entendant sciemment qu’il ne l’avait pas été par le passé.
Retirant lentement sa main de sa joue, elle baissa à nouveaux les yeux, timide – du moins, c’est ce qu’elle voulait laisser paraître. Cordelia l’aurait séduit plus tôt si son visage n’avait pas été aussi imparfait, pensa-t-elle, en se disant que si ses lèvres étaient occupées à une autre vocation, il ne lui casserait peut-être pas les oreilles avec toutes ces questions agaçantes. Ceci dit, elle n’était en manque de ressources, bien heureusement de pour elle. La succube attrapa un post-it quelconque et le brandit devant les yeux de Lawrence, assis par terre comme un enfant devant sa mère. « Tu m’expliques? » l’interrogea-t-elle, un rictus s’esquissant sur ses lèvres rosées. « C’est ... spécial. » la voilà qu’elle le jugeait de nouveau, bien que ça ne semblait pas être le cas.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 26 Oct - 23:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Ven 18 Juil - 21:10


Ils les entouraient sans pour autant s’imposer. Camouflés comme des coquelicots dans une prairie aussi verte que les jeunes pousses les plus éclatantes, aussi mouvante que l’océan qui emportait Lawrence dans ses pensées. Ils ponctuaient donc les murs, les meubles, la table basse et même son bureau, de petites touches colorées. Sans le paraître, ils étaient omniprésents dans le petit appartement du mécanicien. Jaunes, verts, bleus, roses, c’était un véritable arc en ciel de papier qui ne s’imposait que lorsqu’on se rendait une première fois compte de sa présence, et qui se mettait à nouveau en retrait si on en détachait le regard. Lawrence était habitué à ses post-it, à leur code couleur dont il ne se souvenait que rarement – un morceau de papier le lui rappelait d’ailleurs à côté de son bureau -, et il ne les voyait que lorsque, comme à présent, il avait un doute sur ce que lui rapportait sa mémoire. Jus de fruit, eau, peut être même alcool ? Qu’avait-il donc proposé à Cordelia, que lui avait-elle demandé ? Il ne s’en souvenait plus, alors que son frigidaire lui proposait, vil sadique, un échantillon de chaque. Voyant l’aspect douteux du jus de fruit, déjà ouvert depuis quelques jours, Lawrence redemanda à Cordelia si c’était bien d’eau dont elle avait envie, avant de prendre sur lui et un peu d’initiative. Mal lui en prit, puisque dans sa précipitation maladroite il s’emmêla les chevilles, heurta deux trois meubles et offrit gratuitement à Cordelia la moitié du verre d’eau sans passer par l’intermédiaire du verre, justement. Affligeant ; vraiment affligeant : c’était le terme le plus adéquat qu’il puisse trouver à cet instant pour se désigner. S’excusant, ou plus précisément se confondant en excuses silencieuses par le biais d’un regard, Lawrence se laissa tomber par terre avec la grâce d’un sac de légumes avariés pour se lever aussitôt sous le « J’avais demandé du jus de fruit, Lawrence… » déçu de Cordelia. Le visage du mécano devint aussitôt une certaine personnification de l’affliction. Décontenancé, il oscilla pendant un instant à mi chemin entre la position assise et debout, avant de trébucher vers sa cuisine, remplir un nouveau verre, trouvé à côté de l’évier et fort heureusement propre lui aussi, d’un jus d’orange ouvert pour l’occasion – il n’osait vraiment pas tester celui qui siégeait dans le réfrigérateur. Revenant plus rapidement qu’il ne le pensait auprès de Cordelia, il se retrouva à poser le verre orangé sur la table basse avant de se rasseoir à nouveau. C’était amusant d’observer à quel point sa maladresse pouvait soit s’accentuer, soit totalement se volatiliser, comme à présent, sous le coup du stress. Autant il avait eu l’impression de traverser un véritable champ de mines à son premier trajet, autant pour le deuxième il avait eu l’impression de voir disparaître totalement tous les obstacles pour se contenter d’une promenade dans une allée dégagée. « Désolé, je… j’ai… » Lawrence préféra en arrêter là dans sa descente aux Enfers, ou plutôt descente au cœur des catacombes de son estime personnelle. Pour la reprendre quelques secondes après. Quelle était exactement la relation qu’ils avaient avant son amnésie. Délicate question. S’il était certain de vouloir, de pouvoir même, entendre la réponse, Lawrence l’ignorait. Déjà que ce n’était pas simple avec Kathleen, il devait vouloir vraiment devenir fou pour s’aventurer à nouveau sur ce terrain là avec Cordy. Ce surnom seul lui confirmait qu’il devait y avoir eu quelque chose. Il lui était venu si facilement… Ce ne pouvait qu’être une réminiscence cachée, un espoir subtil de retrouver un jour l’intégralité de sa mémoire, non ? Lawrence frémit à cette pensée, et encore plus sous le regard de la jeune femme. « Es-tu sur de vraiment vouloir savoir? » Le Mécanicien déglutit péniblement. Les mots qu’il aurait pu prononcer s’étranglèrent dans sa gorge, et il acquiesça avec une précipitation qui ne trahissait ses doutes. S’il voulait vraiment savoir ? Etait-ce si… dramatique ? La façon dont elle avait prononcé ces mots… il avait l’impression que c’était une vraie question, justifiée, comme si elle se souciait de l’impact que ça allait avoir sur sa santé mentale. Pour ce qu’il en restait… Lawrence était prêt à prendre le risque. Il lâcha finalement un bégayé « Qu’est ce… qu’est ce tu… entends par là ? » « …Ce que je veux dire, c’est que… Parfois, il y a certaines choses, surtout celles venant du passé, qu’il ne vaut mieux pas dire ou déterrer. Je ne voudrais pas te troubler davantage... » Les sourcils du brun se froncèrent. Ses lèvres s’arrondirent dans un oh déstabilisé lorsqu’elle se pencha vers lui pour lui caresser la joue avec une douceur dont il ne doutait venant d’elle. Cette sollicitude réveilla chez lui un peu de fierté, et sa main burinée se posa sur celle de Cordelia, comme pour la retenir. « Ne t’en fais pas pour moi, tu n’as pas à me ménager, tu sais ? » Comme s’il pensait être crédible. Si fragile avec cette hâte mêlée de crainte d’en savoir plus sur l’homme qu’il était avant, si candide de continuer à espérer qu’un mot, une attitude, un sourire allait suffire pour déverrouiller le coffre fort de son amnésie. Alors oui, il ne fallait pas le ménager. Surtout pas. Que risquait-il d’apprendre de plus que ce qu’il avait déjà déduit en presque un an de retour à la vie ? « Tu es quelqu’un de bien à présent, c’est tout ce qui importe. Laissons le passé derrière nous, veux-tu? » Il risquait cela. Une confirmation. Une sentence, aussi. Surtout. S’il était quelqu’un de bien à présent, alors que tous savaient qu’il avait abattu un homme de sang froid, quelles horreurs avait-il pu commettre avant.

Lorsque Cordelia retira sa main, Lawrence la laissa s’échapper, trop hébété pour répondre ou réagir. Ses sourcils ne cessaient de se froncer, relâcher, dans un ballet de doutes et d’incertitudes. « J’étais si… c’est… » Il ne savait plus quoi dire. Plus de questions à poser. Toute l’assurance qu’il avait pu avoir venait de reculer pour laisser place au Lawrence Blain que tous connaissaient. Silencieux. Mal à l’aise. Le brun ne trouvait pas les mots pour poser une nouvelle question, et bénit mentalement Cordelia lorsqu’elle rompit le silence gêné en brandissant un post-it scotché sur la table basse. « Tu m’expliques? C’est ... spécial. » Lawrence secoua la tête avant de se lever pour s’asseoir à côté de Cordelia sur le vieux canapé, dans un sourire. « Oh, ce n’est rien, ce n’est rien. » Il attrapa le petit morceau de papier coloré, lisant au passage les quelques mots jetés dessus. Du français, d’ailleurs, comme si les langues se mélangeaient si bien en lui qu’il ne faisait plus la distinction entre elles. Le papier commença à subir une longue agonie entre les doigts du mécanicien. « C’est une idée de Jack, tu sais, le médecin qui m’avait en charge pendant mon… » Le sourire de Lawrence menaça de s’éteindre mais il survécut malgré tout. « mon coma. Lorsqu’ils se sont aperçus qu’en plus de mon amnésie, j’avais, et j’ai d’ailleurs toujours, de graves troubles de la mémoire, il a bien fallu trouver des solutions. Du coup… » Les restes du papier s’échouèrent sur la table, en fragments épars. Lawrence embrassa d’un mouvement de menton l’ensemble de l’appartement, pointant les post-it collés aux murs, aux portes et principalement aux meubles, qui le parsemait. « Ce que tu vois là, c’est un peu mon réseau neuronal de substitution. » Ayant achevé le post-it, les doigts de Lawrence s’entremêlèrent dans le bas de son tee-shirt, pour s’occuper. « C’est spécial oui, mais bon… je n’ai pas vraiment le choix malheureusement. » Il haussa les épaules, un peu désabusé. Bientôt un an, et il n’y avait aucune amélioration. Selon les médecins, c’était mauvais signe : s’il n’y avait pas eu de progrès en un an, il n’y avait rien à espérer pour les années qui allaient suivre. « Mais bon, je m’y suis habitué, maintenant. Et ce n’est pas très intéressant. » Lawrence se réinstalla plus confortablement sur le canapé. Sans savoir quoi dire de plus, il préféra changer de sujet comme l’avait fait Cordy un peu plus tôt. « Il est tard, tu veux peut être te reposer, non ? Je… on… tu… je te prépare le lit ? Tu veux que je te prête un… euh… tee-shirt ? Tu as besoin de quelque chose ? Ou tu préfères qu’on continue à parler ? Ou… » Lawrence se bâillonna mentalement, pour éviter de s’enfoncer davantage dans ses propositions et surtout dans son ridicule. Un soupir. Lawrence se prit la tête entre les mains. « Je suis vraiment désolé d’être aussi… moi, Cordy. Désolé pour ce que je t’ai fait, ce qu’on t’a fait à cause de moi. Désolé de… ce que je suis devenu. » C’était dans des moments comme ceux-là, et Lawrence l’ignorait, qu’un peu de Julian perçait dans son comportement. Lorsqu’il prit les post-it sur la table pour tous les amalgamer dans une boulet de papiers froissés, lorsqu’il offrit un sourire navré sans pour autant sombrer dans le pathétisme. Lorsqu’il se leva pour ranger les affaires qui traînaient, aussi. Quand il oubliait de penser à quel point il était ridicule, une certaine part de son assurance passée reprenait le dessus, pour le faire redevenir à son insu l’agent secret et militaire qu’il avait pu être. « Je vais poser ma journée, demain, et on ira chercher ensemble tes affaires dans ton ancien appartement, si tu veux. Je pourrais sûrement te défendre si jamais on te cherche encore noise. »

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Dim 27 Juil - 1:21


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

Pitoyable, voilà ce qu’il était. Cordelia ne savait plus où donner de la tête quant à la naïveté du mécanicien. Si elle appréciait la facilité avec laquelle elle pouvait en profiter  sans relâche, elle était aussi consternée par cette même réalité. Il lui paraissait tout simplement inconcevable d’être aussi puérilement bête. Et paranoïaque qu’elle était, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il ne fallait pas sous-estimer le beau brun. Si, elle, la salope de service sans conscience, bonté ou pitié arrivait à faire croire qu’elle était tout l’opposé de cette personne, il était fort probable que quelqu’un d’autre arrive à en faire autant. La question demeurait à savoir si Lawrence pouvait réellement être ce ‘quelqu’un d’autre’. La sorcière peinait à y croire, mais elle gardait ses doutes, par précautions plus qu’autre chose. Et pourtant, quand elle observait les post-it qui jonchaient le mobilier de l’appartement de Lawrence, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était elle-même bien naïve de penser que le beau brun était autre chose qu’un pauvre et inepte imbécile dépourvu du minimum de bon sens et du moindre discernement. Le voilà qu’il la rejoignait sur le canapé ; ce n’était pas trop tôt, d’ailleurs. Si elle était la première à s’assouvir et s’étancher de n’importe quelle position de dominance pouvait-elle avoir sur les autres, elle trouvait le fait qu’il s’assoit devant elle, au sol, comme un gamin, un peu déroutant. À présent à ses côtés, elle se retrouvait déjà davantage dans ses zones de confort, mais aussi armée d’une de ses plus indispensables techniques ; la proximité. La force de Cordelia avait toujours tournée autour de son tendre toucher, de ses caresses lascives, de ses doigts frêles, mais pas pour le moins indiscrets, et surtout de son souffle et son parfum venant tous les deux caresser à le fois le cou et les narines de ses victimes. Mais la succube ne jugeait pas encore cela nécessaire. Si, en effet, Lawrence se démontrait un peu plus résiliant qu’elle ne l’aurait imaginé, il n’en était pas encore au point où il fallait absolument qu’il se taise…même si elle ne serait pas contre un peu de silence à ce stade.

Mais poser une question n’était pas particulièrement la stratégie la plus efficace pour obtenir de tels résultats. « Oh, ce n’est rien, ce n’est rien. » Sublime, donc maintenant tu peux fermer ta gueule? Sujet clos, passons à autre chose, pensa-t-elle, à présent qu’elle avait réussi à dériver le sujet des questions un peu trop curieuses du mécanicien. La succube aurait du se douter que Lawrence, comme à sa grande habitude, ne baisserait pas pour autant les bras et qu’il renchérirait forcément. « C’est une idée de Jack » Ah. Cordelia battit des cils, démontrant clairement son incompréhension actuelle. Elle était supposée savoir l’identité de ce cher jeune homme? Bah ouais, Jack qui? Jack, le fermier? Jack, le pompier? Non, attends, Jack le policier peut-être? « tu sais, le médecin qui m’avait en charge pendant mon… » Ah, Jack le médecin! … Bah non, toujours rien. La démone se contenta de plisser ses yeux marrons, trouvant le rôle d’auditrice particulièrement épuisant et déplaisant. Devait-elle vraiment rester éveillée tout le long de son récit? « mon coma. Lorsqu’ils se sont aperçus qu’en plus de mon amnésie, j’avais, et j’ai d’ailleurs toujours, de graves troubles de la mémoire, il a bien fallu trouver des solutions. Du coup… » Du coup, tu as décidé de te créer un petit système qui ressemble davantage à une vulgaire tentative de soutenir la dernière parade gay qu’à un réel système efficace? « Ce que tu vois là, c’est un peu mon réseau neuronal de substitution. » Il y croit en plus! Que c’est adorable. Cordelia feinta un sourire, pas carnassier, mais tout de même convaincant, ou tout du moins, elle fournissait tous les efforts nécessaires pour qu’il le soit. Puis, même s’il ne l’était pas suffisamment, le beau brun était définitivement trop bête pour se rendre compte de la manipulation à laquelle il était sujet. « C’est spécial oui, mais bon… je n’ai pas vraiment le choix malheureusement. » Le pauvre, il était tellement misérable. Celle qui prenait si souvent en mépris les vulgaires petits insectes pathétiques comme lui se surprenait presqu’à éprouver une petite once de pitié envers le mécanicien. Sa vie était tellement pathétique. Son existence même, puérile. Aucune force de caractère, aucune tenure, aucune présence, rien… enfin, si ce n’est une belle gueule, dont il n’était même pas fichu de se servir pour assouvir ses propres intérêts. D’ailleurs, elle était persuadée que le beau brun ne devait pas être familier avec son propre charme et l’effet qu’il pouvait avoir sur la gente féminine. Une fois de plus, pathétique.

Détournant légèrement le regard, blasée par la tournure de la conversation qu’elle avait pourtant commencée, Cordelia était à deux doigts de laisser place à son caractère impertinent et discourtois habituel. « Mais bon, je m’y suis habitué, maintenant. Et ce n’est pas très intéressant. » Mais elle fût rapidement rappelée à la réalité, et aussi vite, sa comédie reprit le dessus, sustentée par les mots de Lawrence qui faisaient écho dans les oreilles de la belle brune. « Quoi? » dit-elle, d’abord, d’abord incertaine. « Oh, non, bien sur que non, c’était très intéressant. » Elle pouffa de rire, raillant de sa bêtise. Elle racla la gorge, cependant, comme pour rattraper le coup et secoua la tête verticalement pour se donner raison, ou du moins un semblant de crédibilité. « Je t’assure, vraiment. » Mais honnêtement, elle marchait sur la fine ligne entre l’autodérision et la pure moquerie. Il était impossible de réellement savoir si elle était sarcastique ou sincère, mais c’était bien ça son fort. Les nuances ont toujours été trop captivantes pour ne pas jouer avec elles.  « Il est tard, tu veux peut être te reposer, non ? Je… on… tu… je te prépare le lit ? Tu veux que je te prête un… euh… tee-shirt ? Tu as besoin de quelque chose ? Ou tu préfères qu’on continue à parler ? Ou… » À torpiller toutes ces questions incessantes vers Cordelia tout en ne lui laissant ni le temps de respirer ni le temps de répondre, il fallait avouer que Lawrence donnait à la sorcière l’irrésistible envie de l’étriper lentement et péniblement, et ce préférablement avec une petite cuillère. Pouvait-elle glisser un mot? Avait-il fini? Ou partirait-il dans un autre discours sans fin? La brunette se retint ardemment de ne pas rouler les yeux avec cette impertinence et outrecuidance qu’elle arborait assidûment et perpétuellement. « Respire, Lawrence. Tu vas finir par me donner mal à la tête à ce rythme, tu sais. » Déglutit-t-elle le moins acerbement possible, mais la tâche relevait presque de l’impossible aux yeux de la démone. Résistant prestement à l’idée d’abandonner cette petite comédie sans queue ni tête, de remettre le jeune homme en place, et peut-être par la même occasion, essayer de lui faire pousser une paire de couilles, surtout s’ils comptaient réellement cohabiter ensemble, Cordelia tenta de nouveau un bref sourire, comme pour exhaler l’acrimonie évidente et ce ressentiment palpable de ses propos. « Je suis vraiment désolé d’être aussi… » Con? Bête? Naïf? Pathétique? Misérable? Ridicule? « …moi, Cordy. » Ah. Oui, ça résume bien le tout. « Désolé pour ce que je t’ai fait, ce qu’on t’a fait à cause de moi. Désolé de… ce que je suis devenu. »

À nouveau, l’esprit de la sorcière se mit à tourner, à se tirailler de tous les côtés, cherchant la réponse appropriée à ce genre de discours. En temps normal, elle en aurait probablement rit. Une moquerie railleuse parmi tant d’autres, mais toujours aussi blessante parce que c’était ce pour quoi elle était douée. Ou elle lui aurait refusé ce pardon si désiré parce que si Cordelia aimait beaucoup recevoir, elle ne donnait que très peu. Mais, elle n’était pas tout à fait elle en ce moment, et ainsi donc, elle devait réfléchir à chacun de ses gestes, considérer chacune des possibilités qui s’offraient à elle. Pour gagner du temps, donc, elle baissait la tête, détournait le regard, empruntait ces petits airs maussades. « J’ai une idée. » commença-t-elle d’abord, légèrement espiègle, trace de sa vraie personnalité. Sa main s’aventura contre la cuisse du jeune homme, plus proche de son genou qu’autre chose, jugeant qu’ils n’étaient pas encore tout à fait rendus là. « Mettons tout ça derrière nous. Puisque tu ne te rappelles pas du passé, pourquoi ne prétendrais-je pas être victime du même destin? » Elle lui fit un clin d’œil. Elle se perdait un peu entre toutes ces personnalités différentes qu’elle arborait avec toutes ces personnes différentes, mais elle tentait de garder sa trajectoire droite quant il était question de Lawrence, mais la tâche était beaucoup plus ardue qu’elle ne l’imaginait. « Et pour le tee-shirt, ça ne sera pas nécessaire, je préfère dormir nue.» dit-elle pour le taquiner, le piquer, provoquer une réaction, n’importe laquelle. Il était tellement tendu, tellement coincé qu’elle jubilait presque à l’idée de chambouler ce peu de prestance qu’il tentait tant bien que mal de s’octroyer. La brunette frappa contre le torse du jeune homme d’un revers de main avant de susurrer. « Du calme, je plaisante. » Choses sérieuses; nomade de nature, elle changeait souvent de siège, brouillant ses traces, et parallèlement, elle se devait d’adapter le comportement qui venait de paire avec à une telle façon de vie. Elle voyageait léger, en gros. Ayant pris le plus important de ses fringues et accessoires et ayant laissé le reste chez Connor, elle avait de quoi se revêtir pour les prochains jours et un petit tour en ville règlerait la solution pour de bon. Mais Cordelia demeurait une femme, une très coquine et insatiable quant il était question du toucher de ces chers hommes et Lawrence, aussi pathétique et misérable pouvait-il être, demeurait un homme très attirant comme elle l’avait constaté plus d’une fois. Elle serait aussi stupide que lui de ne pas en profiter. Ainsi, elle mettait les choses doucement en place, plus patiente que l’on pourrait imaginer. « Je veux bien, si ça ne te dérange pas bien évidemment. Question de me dépanner ces quelques prochains jours. » dit-elle en penchant la tête, faisant valser cette longue et admirable chevelure brunâtre.

Elle ne savait pas si c’était son petit manège de séduction à deux balles, mais soudainement, Lawrence paraissait s’être alloué un semblant de confiance. Dieu sait d’où il le sortait, mais ce n’était pas Cordelia qui allait le lui reprocher. Même si cela ne faisait que confirmer qu’elle ne devait pas trop le sous-estimer. Ces petits airs de vulgaire insecte pouvait cacher quelque chose. « Je vais poser ma journée, demain, et on ira chercher ensemble tes affaires dans ton ancien appartement, si tu veux. Je pourrais sûrement te défendre si jamais on te cherche encore noise. » Serrant les poings, mordant le fond de sa joue, la démone perdait son calme et son sang-froid peu à peu. Il la mettait hors d’elle et il ne le savait même pas. C’était bien ça, d’ailleurs, qui l’enrageait et arrivait à écloper cette barrière nonchalante que la succube arborait en temps normal. Il n’avait strictement aucune idée comment ces questions étaient déplacées aux yeux de la sorcière, et cette dernière devait, malgré tout, poursuivre son petit jeu d’actrice. « Non, je ne veux pas Lawrence. » pesta-t-elle d’abord. Elle se leva, réalisant bien évidemment à quel point elle pouvait pu paraître acerbe. « … Ça va te paraître un peu vain et superficiel, mais je préfèrerais ne pas mettre un pied dehors avec la tête que j’ai en ce moment, si ça ne t’embête pas... » Souffla-t-elle calmement en faisant référence aux blessures drapant son visage. Encore un autre moyen de gagner du temps, de repousser les questions à plus tard, mais le mécanicien semblait gober chaque mot qui se déversait de la bouche de la sorcière, ceux-ci ne feraient pas exception à la règle. « En revanche, tu pourrais me montrer où est le lit? Ça serait bien, pour commencer. Ensuite, tu pourrais me donner ce tee-shirt dont on a tant parlé. Qu’est-ce que tu en penses? » Elle plissa les yeux comme pour le taquiner d’un regard espiègle. Elle était douée pour changer de sujet sans que ça ne soit trop évident, il fallait l’avouer. Mais elle savait pertinemment comment Lawrence serait prêt à renchérir, à ajouter une énième couche à ce débat dont elle ne pouvait plus rien entendre parler et malheureusement si elle voulait éclaircir le sujet, il fallait qu’elle l’adresse, au moins de façon subtile. C’est ce qu’elle fit donc. « Demain est un autre jour. Tentons de passer à travers cette nuit avant, d’accord? » Se rapprochant immédiatement du beau brun, son souffle caressant l’épiderme de son cou, elle fut presque tentée d’aller plus loin, mais elle sut se retenir. La succube se contenta de faire ce qu’elle faisait le mieux donc, soit arborer nonchalance comme une top-modèle revête de la haute couture ; avec perfection.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 26 Oct - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mer 30 Juil - 22:49


Lawrence n’était pas très à l’aise lorsqu’on parlait de lui. Deux raisons à cela : ce n’était pas un narcissique – très loin de là, même – et il n’avait strictement rien à dire sur lui-même s’il se refusait à employer les mots mémoire et amnésie. Pitoyable, voilà ce qu’il était à sa sortie du coma, et voilà ce qu’il était maintenant, face à Cordelia. Comment pouvait-elle le supporter, alors qu’il venait de lui faire prendre une douche en voulant simplement lui proposer un verre d’eau, alors que des post-it ponctuaient les murs comme un rappel certain de son incompétence et de sa maladie.  Lawrence, donc, n’aimait pas parler de lui. Paranoïa, pudeur, crainte, timidité, anxiété, on pouvait trouver beaucoup d’excuses et toutes étaient valables voire inévitables. Comme le retour de son bégayement pathétique, de ses hésitations, lorsqu’il entreprit d’expliquer à la jeune femme le pourquoi de ces touches de couleurs désordonnées et omniprésentes. Ce que tu vois là, c’est un peu mon réseau neuronal de substitution. Petite tentative d’humour tentée, petite tentative d’humour plantée. Mon sourire crispé reste ce qu’il était, tendu, et celui qu’offre Cordelia n’est guère mieux. Si Lawrence avait été certain de pouvoir trouver une pelle quelconque dans le bazar hétéroclite qu’était son appartement, sans nul doute qu’il aurait été dès à présent en train de creuser la moquette décrépie à la recherche d’une cachette suffisamment profonde – un ou deux étages en dessous – pour s’arracher définitivement du champ de vision de la jeune femme. N’ayant ni pelle, ni tractopelle, voire simplement bêche à proximité, le mécano se contenta de tenter un changement de sujet, après une nouvelle excuse et tentative de justification. Il se faisait tard, donc. Tard. Plus que tard, même tôt à ce niveau là. Pendant un court instant, il se surprit à craindre de la vexer. Ce n’était tout de même pas le moment de faire remarquer à Cordelia dans quelles circonstances, et à quelle heure indécente, elle avait été mise à la porte de chez elle et si mal traitée par des inconnus ! Il n’était définitivement qu’un abruti. Un goujat, un crétin. Et elle… Le regard chocolat de Lawrence s’éparpilla sur la jeune femme lorsqu’il se perdit dans une flopée de questions trahissant son malaise. « Respire, Lawrence. Tu vas finir par me donner mal à la tête à ce rythme, tu sais. » La menace, à moins que ce ne fusse qu’un avertissement poli, fit l’effet d’une douche froide au brun qui se tut immédiatement. Il fallait qu’il se reprenne, bon sang. Il ne pouvait pas rester aussi désespérément… lui, surtout dans une situation telle que celle-ci. Ses mains le cachèrent quelques secondes dans leurs petites paumes calleuses – des paumes bien plus aptes à tenir des flingues qu’à s’occuper de moteurs – le temps qu’il s’excuse. Encore. Voilà une chose qu’il savait faire à merveille, remarqua-t-il avec amertume. Le silence de Cordelia avait quelque chose de dérangeant à cet instant, et il leva son regard chocolat dans une quête depardon, d’aide et de secours, qui resta sans réponse. Elle avait détourné le regard. « J’ai une idée. » Une idée ? La main posée sur sa cuisse provoqua instantanément un frisson qui remonta lentement le long de sa colonne vertébrale. Quelle idée ? Lawrence laissa ses doigts glisser et se poser avec hésitation sur ceux de Cordelia, comme pour les retenir. Un simple contact comme celui là l’électrisait, et ce devait être du fait de la proximité entre leurs deux corps, et du peu de vie sociale que le mécanicien pouvait avoir. Sans compter sur le flou qui subsistait sur ce qu’ils avaient pu être avant que tout ne bascule. Ce flou… pour peu, Lawrence aurait froncé les sourcils pour essayer d’y voir plus clair, même si ça n’aurait eu aucun impact sur la clarté de sa mémoire. Il se contenta d’ailleurs de frissonner un peu plus à ses mots. « Mettons tout ça derrière nous. Puisque tu ne te rappelles pas du passé, pourquoi ne prétendrais-je pas être victime du même destin? » Son clin d’œil fit naître un sourire sur les lèvres du mécanicien. Un sourire timide, qui ne demandait qu’à s’affirmer alors qu’une réalité s’imposait à l’esprit du brun : Il ne la méritait pas. Pire encore : Elle était bien… trop… bien pour lui Lawrence en eut le souffle coupé, et s’il était déjà aveugle auparavant, il l’était davantage à présent. Il n’avait rien qu’une envie à cet instant, la prendre dans ses bras, lui souffler à quel point elle était un être extraordinaire, à quel point il n’était rien comparé à sa gentillesse et sa prévenance. A quel point il avait de la chance de la connaître, même s’il ne se souvenait de rien, pas même d’une légère attraction comme dans le cas de Kathleen. A cette pensée, d’ailleurs, il se sentit… infidèle. Jusque là, il avait toujours cru être en couple avec Kathleen avant son coma, mais les sous entendus de Cordelia le faisait douter de cette réalité à présent. Qui avait-il trompé, qui allait-il tromper s’il cédait… Qui, surtout, allait-il blesser gravement dans les jours ou les mois à venir… Cordelia le sortit de ses pensées de la façon la plus cruelle possible, en lui imposant des images qu’il aurait préféré  non pas éviter, mais… ne pas se voir forcer d’imaginer. « Et pour le tee-shirt, ça ne sera pas nécessaire, je préfère dormir nue.» Lawrence devint aussitôt pivoine. Un mélange entre « Quoi ? » et « Pardon ? » s’étrangla dans sa gorge, n’offrant qu’un amalgame peu appétissant de ce qui aurait du être une interrogation. Bon sang, il n’était pas difficile de la dévêtir en pensée et il ne pouvait empêcher ses yeux chocolat de le faire. Elle dut le lire sur son visage, puisque bien trop vite, une main claqua contre son torse, et Lawrence rentra la tête dans les épaules comme un enfant pris en faute. « Du calme, je plaisante. Je veux bien, si ça ne te dérange pas bien évidemment. Question de me dépanner ces quelques prochains jours. » Et seulement à ces mots, Lawrence recommença à respirer correctement. Cette assurance qui semblait éclore, croître et faner en lui sans logique revint au galop, et il entreprit de s’occuper les mains en rangeant ce qu’il traînait tout en s’entendant affirmer à Cordelia qu’il allait poser des jours pour mieux s’occuper d’elle. Qu’elle ait l’impression que toute cette soirée, les blessures qu’elle avait pu recevoir, n’étaient qu’un mauvais et surtout vieux souvenir. Se faire pardonner, c’était une priorité pour Lawrence, mais devant se tenait celle encore plus pressante de la protéger. « Non, je ne veux pas Lawrence. Ça va te paraître un peu vain et superficiel, mais je préfèrerais ne pas mettre un pied dehors avec la tête que j’ai en ce moment, si ça ne t’embête pas... » Il fronça les sourcils, laissant encore une fois un « Oh… » arrondir ses lèvres. « Oui, je comprends, désolé. » Sans savoir pourquoi, ni comment, et encore moins où il trouva l’arrogance pour agir ainsi, ses doigts glissèrent dans les cheveux de Cordelia, replaçant quelques mèches derrière ses oreilles. « Tu es si belle que je ne les voyais déjà plus, tu sais… » A nouveau pivoine, il détourna le regard. S’il espérait qu’elle n’avait pas entendu ces quelques mots qu’il n’avait pu retenir ? Assurément. Totalement. Tout en le craignant. Il était incompréhensible…

« En revanche, tu pourrais me montrer où est le lit? Ça serait bien, pour commencer. Ensuite, tu pourrais me donner ce tee-shirt dont on a tant parlé. Qu’est-ce que tu en penses? » Les doigts si vagabonds de Lawrence se perdirent dans ses cheveux à lui, avant de s’empresser de désigner l’entrée de sa petite chambre, à peine peu mieux rangée que le reste de l’appartement. « Demain est un autre jour. Tentons de passer à travers cette nuit avant, d’accord? » Elle fit disparaître la distance entre eux en un clin d’œil, et le malaise du brun grandit inversement. « Oh, oui, oui, viens par ici, c’est pas là. » En quelques pas, il rejoignit la petite pièce, buta sur son sac de sport, le poussa d’un coup de pied dans un coin et entreprit de faire un tas de tous les habits dispersés. « Désolé, ce n’est pas très bien… ordonné. » Se sentit-il obligé de faire remarquer. « Je n’ai pas souvent de la visite, et je suis un peu… bordélique. Même si je crois que tu dois t’en douter… » Farfouillant dans ses placards, sans oser regarder Cordelia, il finit par en extirper un tee-shirt gris propre –heureusement – sans d’autre motif qu’une marque quelconque. Il le lui tendit dans un petit sourire qui se fit interrogateur. Et nerveux. Ses lèvres subirent le mordillement habituel avant de s’entrouvrir, hésitantes. « Et donc… » Il ne savait pas trop où regarder. Tu veux un verre d’eau ? Cette excuse pour fuir ce qu’il voulait demander avait déjà été utilisée. « Les draps sont propres. La salle de bain est par là. Je… » Il se retourna pour sortir une serviette de toilette du placard. « On s’organise comment… du coup… pour ce soir ? Je veux dire… » Lawrence rendit les armes, posant la serviette sur son lit – fait, par miracle. Contournant les obstacles, il se retrouva rapidement à côté de Cordelia, dans l’embrasure de la porte, son livre de chevet attrapé au passage sur sa table de nuit. « Il vaut mieux que je te laisse te changer tranquille. Tu me dis si tu as besoin de quoique ce soit, surtout. » Mais tais-toi, Lawrence, tais-toi je t’en conjure, ce serait bien mieux pour toi si tu savais arrêter de bavasser des mots sans intérêts.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Lun 4 Aoû - 7:05


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

L’esprit en feu, sa répartie se faisait des plus promptes. Véloce, les beaux discours, les excuses, les menteries, les artifices, les tromperies, les contre-vérités et l’hypocrisie la plus plénière sortaient de ses lèvres de vipère comme un souffle ordinaire, une respiration des plus naturelles. Ses discours tintaient aux oreilles de ses victimes comme de doux mots d’amour, des paroles dans lesquelles ses proies ne souhaitaient que se noyer. « Oh… » Bah oui, ‘oh’, aurait-elle presque eu envie de dire, acerbe et méprisante comme elle savait si bien l’être, mais elle sut se retenir, comme toujours d’ailleurs. Elle restait donc devant un Lawrence un peu pantois, les sourcils froncés, les lèvres s’arrondissant au son de la voyelle qu’il venait de prononcer. Il paraissait plus naïf et bête que jamais, malgré cette nouvelle source de confidence qu’il s’était trouvé. Cordelia ne savait d’ailleurs pas où il avait été la chercher. Était-ce du au fait qu’une femme de son envergure lui adressait la parole? L’avait-elle flatté dans son égo? Lui avait-elle permis de croire qu’il était peut-être moins puéril qu’il l’imaginait si elle avait daigné lui concéder si ce n’est une once de son attention? La sorcière ne connaissait pas la réponse à ses réflexions, mais il lui paraissait moins restreint non seulement dans ses discours, mais aussi dans ses gestes, dans ses expressions, dans ses initiatives. Ce n’était peut-être pas plus mal de la sorte. « Oui, je comprends, désolé. » Encore une fois, le timbre de sa voix lui sembla plus calme, plus posé, pas forcément plein d’assurance, mais il ne semblait pas aussi affecté par la timidité du brun ou n’importe quel trait qui semblait lui claustrer les voix vocales en temps normal.

Avant même qu’elle n’ait le temps de glisser une énième hypocrisie au sein de la conversation, les doigts du mécanicien, propres bien heureusement, s’emmêlèrent dans les longues boucles maronnes de la sorcière, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Le geste, doux et avenant, ne lui plaisait pas particulièrement, de par sa nature un peu plus fougueuse, mais il ne l’importunait pour autant non plus, si cela faisait du sens. Le contraste entre Connor et Law était tout de même poignant et elle trouvait cela assez ironique étant donné leurs nombreux points communs entre les deux parties, lorsqu’elle y repensait. « Tu es si belle que je ne les voyais déjà plus, tu sais… » Un sourire étira les lèvres de la sorcière. Pas un sourire touché par la bêtise de Lawrence et ses compliments, aussi sincères pouvaient-ils être, mais plutôt par ce que ses mots signifiaient, ce que ce discours-même représentait. À vrai dire, c’était probablement un rictus entre le sourire malin et un sourire tout bonnement vicieux, voire pervers. L’avait-elle déjà ensorcelé sous son charme sans le moindre effort? C’était puéril qu’il soit tombé si facilement dans ses filets, mais elle n’allait pas se plaindre qu’on lui rende la tâche aussi aisée.
Mais peut-être avait-elle parlé trop vite? Aussitôt dit, ses mots se convertirent en un silence timide, alors que le beau visage du jeune homme tournait pivoine. Si elle trouvait que cette réaction était ce qu’il y avait de plus pathétique au monde, elle savait comment, et nul doute à présent, allait aggraver la chose en lui faisant croire à une énième tromperie. Une menterie qui s’esquissait déjà délicatement dans sa tête.

Si elle n’était pas considérée comme une pyromane en tant que tel, la démone avait coutume de mettre le feu à tout ce qu’elle daignait toucher, peut-être pas aussi littéralement que certains, mais les conséquences de ses embrasements pouvaient parfois être tout aussi dramatiques… Et Lawrence n’allait pas être écarté d’un destin analogue. Que ce soit du feu dans le creux des reins, le feu de la rage, ou tout simplement, de nicher confusion et chaos dans l’esprit des gens, elle savait enflammer les choses.
Déposant sa main contre celle du mécanicien, elle prétendit vouloir que cette dernière demeure là où elle est, comme si la sorcière appréciait ce toucher plus qu’autre chose, mais à vrai dire, elle n’avait comme seule et réelle intention que de semer le désordre chez Lawrence. Ce qui, en soi, était plutôt ironique si on prenait en compte que le garagiste était l’une de ses seules personnes enclin à l’aider, mais l’esprit de la succube avait toujours été un tant soit peu dérangé, et jouer avec ses martyres de la sorte avait toujours été un de ses grands passe-temps. Pourtant, la main du mécanicien fuît la sienne, laissant la sorcière contrainte à improviser et changer le sujet pour détendre l’atmosphère. . « En revanche, tu pourrais me montrer où est le lit? Ça serait bien, pour commencer. Ensuite, tu pourrais me donner ce tee-shirt dont on a tant parlé. Qu’est-ce que tu en penses? » Elle plissa les yeux comme pour le taquiner d’un regard espiègle. De nouveau un peu timide, ou embarrassé, ou elle ne savait quoi, Lawrence passa une main nerveuse dans ses cheveux avant de pointer prestement l’endroit où se trouvait le lit. La sorcière se contenta de lever les sourcils, un peu pantoise à vrai dire. Elle ne faisait que lui demander où se trouvait le lit, pas de choisir qui entre sa mère et elle sauver d’une tragique mort, mais elle commençait à être accoutumée aux nerfs fragiles du beau brun. « Demain est un autre jour. Tentons de passer à travers cette nuit avant, d’accord? »

Et en un clin d’œil, elle fit disparaître la distance entre eux, décidément résolue à lui faire perdre la tête sous son charme pour le peu de satisfaction que ça lui apporterait de le voir plus confus que jamais. Pourtant aussitôt rapprochés que Lawrence brisait cette proximité. « Oh, oui, oui, viens par ici, c’est par là. » Suivant de prêt le mécanicien, ce n’est pas sans rouler les yeux qu’elle l’observa se buter sur son sac de sport qu’il avait – non sans surprise – laisser traîner parterre, pour ensuite le pousser dans un coin, pour comme frayer un chemin à la sorcière. Était-il vraiment si ridicule en temps normal? Cordelia elle-même commençait à penser qu’elle se rabaissait vraiment bas avec ce coup-ci. « Désolé, ce n’est pas très bien… ordonné. » La sorcière prétexta à nouveau un léger sourire. C’était réellement le bordel.  Elle cru d’ailleurs presqu’apercevoir un caleçon trainé dans le coin, et à vrai dire, avec Law, elle n’était pas certaine s’il était propre ou pas. « Tu n’as pas à t’en faire. » tenta-t-elle de déglutir, bien qu’elle espérait vraiment qu’il allait nettoyer le bordel le plus tôt possible malgré le fait qu’elle ne venait pas exactement de le presser à s’exécuter à la tâche. « Je n’ai pas souvent de la visite, et je suis un peu… bordélique. Même si je crois que tu dois t’en douter… » Ça oui. Lawrence était tellement ridicule, la succube n’avait qu’envie de lui foutre une baffle – pour son plaisir, d’abord, ensuite pour tenter de lui rentrer un peu de bon sens dans la tête – et ensuite de profiter du peu de chose qu’il avait pour lui : une sacrée belle gueule. Parce que, franchement, c’était tout. Elle n’en avait rien à foutre de sa gentillesse, de ce qu’il pouvait bien faire dans la vie. Bref, c’était un pigeon comme un autre. « Je ne suis pas des plus ordonnées si ça peut te rassurer. » Souffla-t-elle, malgré tout, comme pour sustenter cette affection envers la sorcière qui semblait s’attiser chez Lawrence. Il serait idiot de ne pas profiter de cette opportunité. Cordelia n’allait pas soudainement quitter la partie, alors que les cartes qu’elle détenait dans ses doigts étaient sa meilleure main jusqu’à présent. « Et puis, comme tu as été si bienveillant avec moi, enfin malgré les circonstances… » ‘Malgré les circonstances’, ou plutôt comment remettre sur le terrain, de façon subtile, le fait que si elle avait été battue, c’était à cause de lui…ou du moins, c’est ce qu’il croyait et c’était tout ce qui importait la sorcière. « …Je ne peux pas vraiment te juger pour quelque chose d’aussi...creux que ça. » Il finit par lui tendre un tee-shirt gris, à priori propre, et suffisamment grand et large. Ça devrait convenir, c’était déjà ça. « Merci, tu es adorable. » Plutôt pathétique, oui. Mais elle se tût, et continua de mentir, parce que c’est ce qu’elle faisait le mieux. Pourtant, elle comprit rapidement au vu sourire qui s’étirait de manière discrète sur le visage du mécanicien qu’il n’était pas trop certain de la suite des évènements. Et ce n’était pas seulement à cause de son amnésie ou son manque cruel de perspicacité en temps normal. Non, pour une fois, il avait une bonne raison. Cordelia l’avait malmené et avait entreprit de le rendre le plus confus possible quant à leur passé commun, qui réellement, n’existait pas.

« Et donc… Les draps sont propres. La salle de bain est par là. Je… » Il se retourna pour sortir une serviette de toilette du placard qu’il ne tendit pas tout de suite à la succube. Quant à la sorcière, elle restait silencieuse. À vrai dire, elle ne savait pas quoi dire faire aux nombreuses interrogations et incertitudes qui passaient par la tête de Lawrence, mais qu’il semblait dire à voix haute à l’opposé du reste du monde. « On s’organise comment… du coup… pour ce soir ? Je veux dire… » Pourtant ces derniers mots lui donnèrent quelques idées et Dieu sait qu’il ne faut jamais donner des idées à Cordelia Hopkins. « C'est-à-dire? Je comptais dormir du côté droit de lit, si c’est ce que tu veux savoir. » Se mordant la lèvre inférieure, plus espiègle et fougueuse qu’elle ne l’avait été auparavant, elle susurra d’un timbre de voix presque sensuel, sa nature prenant définitivement le dessus. « Tu sais que c’est mon côté préféré. » Pourtant sa comédie était bel et bien toujours là. Une énième piste d’un passé qui n’existait pas avait été semé dans l’esprit du jeune homme, une piste qui ne peinerait pas à faire rouler l’imagination du garagiste sur ce qu’ils avaient bien pu être dans le passé. C’était assez ironique d’ailleurs puisque, justement, il ne pouvait pas savoir, et ça, elle le savait très bien.

La brunette eût une autre idée lorsqu’elle vit Lawrence déposer la serviette de bain sur son lit, pourtant aussi rapidement il sembla prendre la fuite vers l’embrasure de la porte, attrapant par la même occasion un livre de chevet qui ne l’intéressait guère.  « Il vaut mieux que je te laisse te changer tranquille. Tu me dis si tu as besoin de quoique ce soit, surtout. » Malheureusement pour lui, ce qu’elle avait en tête nécessitait sa présence dans la même pièce qu’elle. Alors, elle se précipita vers lui, attrapant le livre des mains sur mécanicien. « Ne sois pas ridicule. » dit-elle en jetant le livre derrière elle, atterrissant avec une précision étonnante sur le lit du jeune homme. Geste plus digne de la femme qu'elle était réellement plutôt que de la sainte nitouche qu'elle prétendait être. « Tu n’as quand même pas à quitter ta propre chambre pour… ça. » dit-elle d’abord, en tirant un peu les mains du garagiste comme pour entraîner le reste de son corps vers elle, vers la chambre. « Et puis… Ce n’est rien que tu n’as pas déjà vu dans le passé. » Souffla-t-elle, un léger rire espiègle pouffant son chemin au travers de sa gorge. Oh, si elle était douée pour mentir, elle l’était encore plus lorsqu’il était question de foutre la pagaille dans la pauvre tête de Lawrence. « Ne t’en fais pas pour moi, j’allais justement faire un petit tour sous la douche, donc reste. » Elle se retourna, attrapa la serviette et se dirigea vers la salle de bain que lui avait indiqué son hôte plus tôt. La démone ne manqua pas de rouler les yeux avec tout le dédain du monde. Cette attitude l’énervait déjà. Cette personnalité de sainte, de Mary Sue à mourir d’ennui. Si elle diminuait la dose de sa comédie chaque jour, peut-être ne se douterait-il de rien et elle pourrait enfin agir par nature.

Fermant la porte derrière elle, la brunette ne put s’empêcher de soupirer. Pouvait-elle vraiment maintenir cette comédie aussi longtemps? Autant se complaisait-elle à l’idée de troubler le beau mécanicien, ce caractère qu’elle s’était inventé lui donnait envie de vomir et elle se questionnait vraiment sur combien de temps allait-elle réussir à maintenir la façade?
La douche ne lui prit que quelques minutes. Ultimement, c’était surtout la première partie d’une idée qui lui était passée en tête. Enroulant la serviette que lui avait tendue le beau brun, elle poussa délicatement la porte qu’elle laissa entrouverte, bien qu’on voyait parfaitement la serviette humide épouser les courbes de la sorcière. « Tu veux bien me passer le tee-shirt? » dit-elle en pointant du menton le tee-shirt qu’elle avait – bien évidemment, consciemment, laissé de côté. « Merci. » se contenta-t-elle de dire lorsqu’il s’exécuta. La deuxième phase de cette idée grossière qu’elle avait eue plus tôt pouvait enfin se mettre en place. Laissant délibérément la porte entrouverte, elle se tourna, ne laissant que le haut de son dos visible…avant qu’elle ne fasse tomber la serviette au sol. Un sourire s’esquissa sur ses lèvres. Ce n’était pas un sourire enfantin, moqueur ou gamin, c’était un sourire vicieux, un sourire de séductrice. Enfilant avec nonchalance et lenteur le tee-shirt que lui avait offert le mécanicien, elle constata qu’il était suffisamment long pour lui couvrir le postérieur, ce qui, en soi, était parfait.
Cordelia sortit ensuite de la salle de bain pour se rapprocher du lit sur lequel se trouvait Lawrence. Un peu circonspecte, elle le regarda encore vêtu de tant de bout de tissus qu’elle jugeait si inutile sur un bout de chaire aussi appétissant que lui. « Tu ne risques pas d’avoir un peu chaud? » le questionna-t-elle, supposément innocemment, comme si elle ne faisait allusion qu’à la température de la Nouvelle-Orléans, même si ultimement, elle connaissait de nombreuses autres façons de faire monter la température chez le pauvre mécanicien.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Ven 8 Aoû - 23:57


Lawrence ne savait pas vraiment où se positionner. Ni comment. Déjà, il ne comprenait pas lui-même la plupart de ses réactions – sinon comment expliquer qu’il passait des balbutiements à l’assurance dans l’ombre d’une respiration ? – mais en plus, il ne parvenait pas toujours à saisir celles de Cordelia. En même temps, s’il l’avait bien connu avant son coma, il ne savait plus grand-chose d’elle. A dire vrai, ce devait même être la première fois qu’il passait autant de temps avec elle. Dans son appart. Perdu, oscillant donc sans régularité entre sa timidité et sa maladresse maladives toutes deux, et une assurance qui émergeait parfois au moment le plus inattendu, il finit par indiquer et guider Cordelia jusqu’à sa chambre – toute aussi bien rangée que le reste de l’appartement. Butant contre son sac de sport, considérant le capharnaüm qui régnait en maître dans la pièce, Lawrence se sentit obligé de s’excuser. De se justifier. De se ratatiner dans un coin, de honte. Non content d’être maladroit, il était aussi incroyablement bordélique, magnifique portrait de lui qui se profilait à l’horizon. Le « Tu n’as pas à t’en faire. » de Cordelia lui arracha un sourire d’excuse. Le mécano ne pouvait qu’être conscient que ce n’était que par pure politesse qu’elle lui disait cela, le contraire ne pouvait être possible. A nouveau, sans trop savoir pourquoi, Lawrence voulut se justifier. Il n’avait pas beaucoup de visites, ça non. Avant, parfois, Jack venait le voir pour prendre un verre et de ses nouvelles. Mais depuis sa mort, Lawrence préférait sortir qu’étouffer dans la petitesse de son appartement. Il n’y passait que ses nuits, souvent à réparer et démonter bon nombre d’objets pour le simple plaisir de les remonter après coup. Pas forcément insomniaque – c’eut été bien trop pour une personne qui cumulait déjà suffisamment de problèmes et autres terreurs pour lui rajouter cela sur le dos, Lawrence avait peur de la solitude, suffisamment pour avoir besoin de s’occuper dès lors que personne ne se trouvait avec lui. « Je ne suis pas des plus ordonnées si ça peut te rassurer. » Le rassurer ? Il n’était pas dupe, elle ne disait cela vraiment que par gentillesse. Un léger haussement d’épaules, qui s’accentua lorsqu’elle dut vouloir le rassurer davantage. « Et puis, comme tu as été si bienveillant avec moi, enfin malgré les circonstances… » Lawrence déglutit avec peine, voyant à nouveau les marbrures sur le visage de la jeune femme. Malgré les circonstances, oui. Malgré ce qu’il lui avait fait – par le biais d’intermédiaire, malgré ce qu’il avait fait avant, malgré ce qu’il était, ce qu’il avait été, ce qu’il allait être à l’avenir… « …Je ne peux pas vraiment te juger pour quelque chose d’aussi...creux que ça. » Creux ? Lawrence fronça les sourcils, en lui tendant un tee-shirt propre qu’il avait fini par dénicher dans ses affaires. Il était plié, pas trop froissé, c’était déjà bien. Non ? « Merci, tu es adorable. » Lawrence, au comble du malaise, se passa une fois de plus la main dans ses cheveux ébouriffés à bien trop de reprise pour leur propre bien. Bien. Et donc, maintenant ? Qu’est ce qu’il… convenait… de faire ? Il ne savait ni les mots à dire, ni les pensées à formuler et encore moins où poser son regard, aussi gagna-t-il quelques minutes en lui sortant une serviette de toilette, lui indiquant la salle de bain et projetant de s’esquiver vers la sortie. Tenter, du moins, pour cette dernière étape. Comment s’organisaient ils pour ce soir ? C’était pourtant simple, en soi. L’avantage d’avoir deux pièces distinctes, l’avantage d’avoir un canapé et un lit, l’avantage de pouvoir offrir à Cordelia une intimité somme toute relative vu la faible superficie de l’appartement. « C'est-à-dire? Je comptais dormir du côté droit de lit, si c’est ce que tu veux savoir. Tu sais que c’est mon côté préféré. » Voilà. Elle l’avait perdu. Définitivement perdu. Lawrence papillonna des yeux, incertain. Côté préféré ? Droit ? Comment aurait-il pu le savoir ? Réfléchi, sombre imbécile. « Mais… c’est un lit une place ? » finit il par balbutier au bout d’un temps qui lui parut infiniment trop long. Le mécano lâcha la serviette sur le lit, avant de – enfin – contourner tous les obstacles pour se retrouver dans l’embrasure de la porte. Il valait mieux pour lui qu’il s’échappe vraiment maintenant, avant que tout ne dérape encore plus. Il valait qu’il souffle un peu de l’autre côté de la porte. Trop de questions, trop de sous-entendus et rien de tangible, Lawrence était de plus en plus perdu et il commençait à avoir l’impression que Cordelia jouait un peu avec ça. La preuve lorsqu’elle lui ôta son livre des mains. « Ne sois pas ridicule. Tu n’as quand même pas à quitter ta propre chambre pour… ça. » Lawrence fronça les sourcils. Bien sûr que si, voyons ! « Mais, je te la prête, tu as peut être besoin de… d’avoir… un endroit à toi ?! » tenta t il d’expliquer sans réellement lutter lorsqu’elle le tira à nouveau à l’intérieur. « Et puis… Ce n’est rien que tu n’as pas déjà vu dans le passé. »

Lawrence fit un pas en arrière. Comprenant – pour une fois – ce que ça sous-entendait. Ce qui était implicite dans les propres de la jolie brune. Ce qu’il venait d’apprendre, avec certitude, sur le flou total qu’était son passé. « Peut être mais… je… » Ca le gênait tout de même. C’était perturbant de savoir que l’autre vous connaissaient beaucoup mieux que vous ne pouviez vous connaître vous-même. C’était perturbant d’imaginer qu’elle avec un passé avec lui qu’il n’avait pas avec elle. C’était perturbant au point qu’il commençait à avoir mal à la tête. « Ne t’en fais pas pour moi, j’allais justement faire un petit tour sous la douche, donc reste. »

Dès qu’elle fut hors de vue, partie sous la douche, Lawrence se décrispa instantanément. C’était… incroyablement gênant comme situation. Ne pouvait-elle pas comprendre à quel point c’était loin d’être facile pour lui ? Non, il ne pouvait pas exiger cela d’elle, elle avait besoin de repère et de sécurité, ce soir plus que jamais. Lawrence mit à profit les quelques minutes que lui offrait Cordelia pour mettre rapidement de l’ordre dans ses affaires, jeter quelques post-its inutiles et surtout sortir une couverture à poser sur le canapé. Ce n’était pas que l’idée de dormir avec Cordelia le gênait – il aurait été fou dans le cas contraire, ce qui lui était pour le moment épargné – mais tout était bien trop étrange pour qu’il n’y ait pas ce malaise palpable à chaque fois qu’il était suffisamment proche d’elle pour avoir envie de l’embrasser. L’embrasser ? Non. Non. Il aimait Kathleen, point final. C’était l’une des rares certitudes qu’il avait, ce n’était pas le moment de la remettre en doute. Mais Cordy… ce surnom lui était venu si facilement, elle semblait si à son aise ici, il ne voulait pas lui faire de peine. Peut être avait-elle des attentes, peut être espérait-elle… ? Non. Lawrence posa la pile de livres mêlée de vis et autres tournevis pour aller se servir un verre d’eau, et un doliprane. Lorsqu’il revint vers la chambre, la voix de Cordelia le sortit de ses pensées. « Tu veux bien me passer le tee-shirt? Merci. » La bouche légèrement entrouverte, le souffle accéléré, il venait de le lui passer comme un automate incapable de réfléchir. Ce qu’il était. Et dire qu’il allait devoir attendre un certain temps avant de prendre un nouveau cachet… Etait-il possible de le rendre encore plus gêné, pivoine, mal à l’aise ? Lorsque la serviette – dont il ne put que suivre la chute du regard – s’en alla rejoindre le carrelage de sa salle de bain, Lawrence eut la preuve que oui et détourna le regard, cherchant rapidement une occupation qui pourrait l’empêcher de caresser de son regard chocolat les courbes de la jeune femme. Il était en train de mettre de l’ordre dans ses placards lorsqu’elle revint dans la chambre. « Tu ne risques pas d’avoir un peu chaud? » L’amnésique arqua un sourcil, en se souvenant du tee-shirt qu’il avait passé en vitesse juste avant qu’elle ne passe le pas de la porte de l’appartement. Il l’avait oublié. Lawrence haussa les épaules. « Oh, ne t’inquiète pas, en général je dors juste avec un boxer, il fait bien trop chaud sinon, oui. Mais… » Lawrence tenta avec peine de se rattraper aux branches. « Mais je vais dormir avec un tee-shirt cette nuit ne t’inquiète pas, ça ne me dérange pas. » Se débattre et attraper les feuilles n’aidaient en rien à sa chute qui le menait au sommet de la bêtise, il en était plus que conscient. Mais comment garder son calme et des propos censés, à cette heure là, face à une femme aussi parfaite que Cordelia, comme le lui avaient prouvé ses courbes quelques minutes plus tôt ? Prenant son inspiration, il tenta de mettre la bride sur son cœur qui battait la chamade dans sa poitrine, avant de tenter de conclure la conversation, dans l’espoir de rejoindre rapidement le canapé : « Du coup, euh… je vais prendre ma douche et après on couche tous les de... on se couche, vu qu’il commence à être tard. » A chaque seconde, il prouvait qu’il pouvait faire pire, c’était pathétique. Lawrence s’effaça, pour s’adosser contre la porte de la salle de bain, le souffle court. C’était bien le moment pour oublier un mot dans une phrase, vraiment. Surtout celui là. L’eau volontairement gardée froide, eut peine à lui rendre les idées claires, et une douzaine de minutes après, les cheveux trempés, Lawrence émergea de la salle de bain pour se laisser tomber sur le canapé, en espérant qu’entre temps, Cordelia s’était effectivement couchée. Seule. Pour cesser de le tenter avec toutes ses petites attitudes qu’il ne pouvait manquer.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Sam 30 Aoû - 8:13


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

Un talent comme un autre, celui de semer confusion et désordre dans l’esprit des gens, même les plus affinés et acérés, voilà ce qu’était l’un des plus grands atouts de la succube. Lawrence, frêle spécimen qu’il était, ne dérogeait pas à la règle, bien entendu. Ensemençant dans son esprit des graines d’un passé commun qui n’existait pas, elle espérait que de faux souvenirs en germeraient bientôt, soit des images venant tout droit de l’imagination du mécanicien, mais qui lui paraîtraient plus que convaincantes, avec un peu de chance. Voilà ce qu’elle avait entrepris et ce à quoi elle s’éreintait à rendre le plus crédible possible. Tâche laborieuse pour laquelle elle n’acquérait définitivement pas suffisamment de crédit. Après tout, elle ne connaissait absolument rien de Lawrence si ce n’est son nom, sa principale occupation et la caractéristique même qui ait poussé la sorcière vers lui ; son amnésie. Lawrence eut toujours été très simple. En somme, c’était un peu à quoi le pauvre pigeon se résumait ; un mécanicien amnésique dénommé Lawrence. C’est tout ce qu’elle savait de lui, et à ses yeux, il n’y avait pas bien plus à savoir – ou du moins, elle n’était pas intéressée par ce qu’il avait de plus à offrir. Enfin, faux, il y avait bien un domaine dans lequel le beau brun pouvait très bien se faire valoir, mais il était évident qu’il était soit intimidé ou tout simplement pas prêt. Et Dieu sait que la patience n’était pas une vertu que détenait Cordelia – enfin, encore faudrait-il qu’elle n’en détienne qu’une seule.

Ce n’est pas faute de lui avoir tendu la perche lorsqu’elle prit connaissance de l’excès du tissu qu’il comptait porter pour le reste de la nuit. Subtile, faussement innocente, elle alliait discrétion, espièglerie, raillerie et séduction avec une finesse qu’on ne pouvait que lui attribuer. « Tu ne risques pas d’avoir un peu ... chaud? » La succube n’obtient de son interlocuteur que les mêmes réactions que ses avances semblaient inciter ; un étonnement benêt couplé d’un arquement de sourcil. Il eût la décence de lui épargner de tourner au rouge, c’était déjà ça, nota-t-elle. « Oh, ne t’inquiète pas, en général je dors juste avec un boxer, il fait bien trop chaud sinon, oui. Mais… » La sorcière mentirait si elle vous disait que ses lippes rosées ne s’étaient pas étirés tendrement pour aboutir à un rictus subtilement vicieux à l’idée de voir le beau brun accoutré d’un seul boxer. Passant furtivement ses fins doigts contre ses lèvres avec une certaine candeur qu’elle tentait si ardument de se donner, elle chassait par la même occasion ce rictus qu’elle devait forcément dissimuler. « Mais je vais dormir avec un tee-shirt cette nuit ne t’inquiète pas, ça ne me dérange pas. » Ou comment décevoir une fille en l’instant en dix secondes chrono, signé Lawrence. Détournant le regard, son corps suivit le rythme et elle entreprit de préparer le lit. Ultimement, elle voulait seulement camoufler son visage et les expressions qui s’y fustigeaient présentement. Roulement d’yeux habituel, la démone accompagna cette énième preuve de mécontentement par un soupir las, mais relativement discret une fois de plus.

Elle se retourna, prête à rentrer dans la partie à nouveau. Haussant les épaules, Cordelia lui concéda quelques mots : « C’est toi qui vois. » Nonchalante, elle n’allait pas en faire tout un plat pour quelque chose d’aussi puéril qu’un tee-shirt de trop.  « Après tout, ce n’est pas comme si, à mon tour, je n’avais pas déjà vu ce qui se cache. » Dit-elle avec une innocence qui n’était même plus crédible. Sa raillerie était bien trop présente dans les sonorités de ses discours candides. Que voulez-vous? L’idée qu’il puisse croire qu’il avait vécu si ce n’est qu’une courte aventure avec elle la faisait jubiler intérieurement. Il était tellement bête, c’était à la fois pathétique et excitant. Un drôle de paradoxe.
Dans tous les cas, il semblait plus embarrassé que jamais. Elle aimait croire qu’elle aurait pu entendre son cœur battre à la chamade si elle n’était qu’un tant soit peu plus proche de lui à cet instant. « Du coup, euh… je vais prendre ma douche et après on couche tous les de... on se couche, vu qu’il commence à être tard. » Et les propos du garagiste ne manquèrent pas de soutirer un léger rire à la succube. Encore une fois, une complémentarité inexplicable, un mélange comme nul autre entre la mesquinerie et une candeur. « Vraisemblablement à en juger par comment tu perds tes mots… » Pesta-t-elle en s’allongeant sur le lit de façon nonchalante. Comme toujours avec Cordelia, il était impossible de calculer si les mots qui sortaient de sa bouche étaient acerbes ou simplement taquins. Tout de même, le lapsus du jeune homme ne manquait pas d’attiser cette imagination perfide qu’elle chérissait, et si le jeune homme avait fuit pour la salle de bain, il devait savoir aussi bien qu’elle qu’il n’était pas à l’abris de la succube pour l’éternité et que forcément, un moment ou l’autre, il allait devoir sortir de sa cachette. Un peu comme une proie qui s’abandonnerait enfin aux griffes d’un prédateur.

En revanche, si Lawrence fléchissait et succombait à la fois à la fatigue et aux charmes de la démone, Cordelia elle, n’était pas tout à fait prête à fermer l’œil. Se levant ainsi du lit dans lequel elle s’était installée confortablement quelques secondes plus tôt, elle entreprit de se rendre dans le salon une fois de plus. Le pas lent, sa nonchalance traînant de biais avec elle, Cordelia observait les post-it qui drapaient les horizons. Par ennui, plus que par méchanceté ou immaturité, elle en arracha quelques uns, les laissant tomber au sol, ou les échangeaient entre eux. Ses iris caféinés qui eurent presque fini de faire le tour de la salle fixèrent le verre d’eau qu’elle n’avait pas bu. Attrapant le gobelet entre sa fine main droite, la brunette, une fois la main disposée au dessus du canapé, se contempla verser lentement et avec cette désinvolture singulière l’eau qui y résidait. Loin d'être son meilleur coup, elle-même en convenait. C'était même plutôt enfantin et immature, même pour une sorcière aussi espiègle qu'elle, mais c'était le seul moyen de combattre l'ennui. « Bonne nuit Lawrence. » se murmura-t-elle à elle-même, s’imaginant l’inconfort inhérent qui accompagnerait cette nuit de sommeil. Elle leva en revanche rapidement les yeux au ciel, car si ces gamineries l’amusaient, la distraction avait pour défaut d’être de courte durée. Sans plus tarder, elle rejoignit le lit du mécanicien, filant sous les draps avec une grâce particulière, ce avant que ce dernier ne sorte de la salle de bain et l’attrape en plein délit. Non pas qu’elle appréhendait la chose; elle savait pertinemment qu’il ne lui en voudrait pas, bête comme il était.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mar 9 Sep - 21:20


A suivre ainsi les pensées de Lawrence, on pourrait se demander comme un homme aussi brillant qu'avait pu l'être Julian était devenu par le simple fait d'une amnésie un naïf et candide blaireau capable de se faire écraser par quiconque le souhaiterait. On pourrait aussi s'étonner de voir à quel point le cerveau humain n'était, au final, que peu de chose. Et on aurait raison. Lawrence  n'était, en soi, pas un mauvais bougre et il ne cherchait à faire que ce qui était le mieux aux dépends de ce qu'il voulait lui, et aux dépends de ce que désiraient les autres lorsque leurs souhaits restaient cachés à son esprit si peu affûté. Comme maintenant. A la différence près qu'en l'occurrence, il était parfaitement conscient qu'il ne comprenait – ou ne voulait comprendre – ni ses propres désirs ni ceux de la brunette qui allait pour un temps loger chez lui. Dans son appartement. Dans son lit prêté pour l'occasion. Lawrence soupira, pour se détendre. Il ne fallait pas qu'il s'égare. Et c'était bien le drame, à n'en pas douter. Il ne fallait ni qu'il ne s'égare, ni qu'il déçoive Cordelia, ni qu'il ne fasse d'erreurs irréparables comme toutes celles qu'il avait pues commettre avant que tout ne bascule. Et donc, pas d'écart, pas de digression, pas de regard perdu sur les courbes de son invitée d'un soir – d'une semaine ? - qui venait de sortir de la douche. Inutile d'être devin pour s'imaginer ce que la fine et bien trop petit serviette masquait à son regard, et inutile, aussi, de préciser que Lawrence vira pivoine lorsque ladite serviette s'échoua sur le sol. Ne pas s'égarer, avait-il dit. Ne pas se disperser, non, plus ; Lawrence se mit en quête d'une occupation qui n'impliquait ni brune, ni serviette, ni réflexion. L'intervention de Cordelia ruina tous ses efforts, et dans un bégaiement aussi misérable que sa psyché, il s'entendit répondre que non, il n'allait pas avoir trop chaud puisque oui, il dormait habituellement vêtu d'un simple boxer. Précipitamment, il rajouta même que ca n'allait pas être le cas, qu'elle ne devait pas s'inquiéter, et qu'il allait pour cette nuit du moins se vêtir d'un tee-shirt pour être moins... indécent ? Lawrence, désordonné et à la mémoire défaillante, avait définitivement perdu ses moyens devant Cordelia, et n'allait certainement pas réussir à remettre la main dessus d'ici plusieurs jours, semaines, mois, égarés comme ils pouvaient l'être dans le capharnaüm de ses désirs mêlés de doute, crainte et perplexité, les trois grâces de son ridicule. « C’est toi qui vois. Après tout, ce n’est pas comme si, à mon tour, je n’avais pas déjà vu ce qui se cache. » A nouveau, Lawrence partit concurrencer les coquelicots dans la catégorie « plante verte ». Et à nouveau, tenant de s'exprimer dans une langue audible et structurée, il obtint la confirmation que les muses, tous les domaines indifférenciés, s'étaient bien foutues de lui, lorsque ses mots bafouillèrent et intégrèrent dans ses propos une ambiguïté à la fois charmante par son caractère franc et pathétique, et misérablement à son image. Devant la défaite inévitable, Lawrence choisit de faire preuve d'un courage sans limite en fuyant dans la salle de bain ou, il l'espérait, une douche froide allait remettre ses idées – et ses mots – bien à leur place. Pour ne pas tout gâcher. Pour ne pas se perdre. Pour ne pas oublier qu'il était amoureux de Kathleen – ou du moins c'était ce qu'il pensait – et qu'il était hors de question de passer pour un pervers puceau et opportuniste devant une personne aussi douce et sensible comme pouvait l'être Cordelia.

Un quart d'heure plus tard, Lawrence passait la tête hors de la salle de bain, dans l'espoir de trouver le salon vide de tout occupant. Ce fut un soupir de soulagement qui rompit le silence. Soulagement mêlé de désarroi, pourrait-on penser à la vue du trouble qui ne cessait de l'étreindre depuis qu'il avait pu trouver Cordelia sur son palier ? Et bien étrangement, non. Ce n'était qu'un soulagement sincère, sans dissimulation ni mensonge. En simple boxer et tee-shirt, il s'allongea finalement sur le canapé, dérangé par une large et humide flaque d'eau qui, il subodora, provenait de sa légendaire maladresse lorsqu'il avait renversé la moitié du verre d'eau sur une Cordelia qui n'avait rien demandé. Et un peu plus, alors qu'il se tourna et se retourna sans parvenir à trouver le sommeil, Lawrence s'interrogea sur l'homme qu'il avait pu être, sans savoir à quel point par le biais d'une fusillade, de balles dans la poitrine et d'une perte de sang plus qu'importante, il avait perdu en arrogance pour gagner en pathétisme.

Une heure ? Deux ? Trois peut être ? Lorsque Lawrence se réveilla en sursaut après être tombé du canapé et avoir heurté la table basse – quitte à être affligeant autant l'être jusqu'au bout – il ne dormait depuis qu'une poignée d'heures. Pas beaucoup plus. A moitié endormi, il se demanda pendant un instant ce qu'il faisait sur le canapé et non dans son lit, pourquoi il avait aussi chaud et surtout pourquoi la moitié de son tee-shirt – autre interrogation actuellement sans réponse – était trempé. De la sueur ? Sûrement. Loin du climat hivernal de New-York – à ce qu'on avait pu lui dire – la Nouvelle Orléans brillait par sa chaleur étouffante, et les revenus du mécanicien auraient été loin de pouvoir assumer une utilisation en continu de ses ventilateurs, s'il en avait eus. Et il n'en avait pas. Dans un simple mouvement, il ôta son tee-shirt pour aller s'asperger le visage dans sa salle de bain, contemplant au passage ses yeux fatigués que même un peu d'eau tiédasse ne parvenait pas à réveiller. Il devait s'être endormi sur un livre, sans avoir même eu le temps de se coucher dans son lit. Oh, il n'arrivait pas vraiment à réfléchir, et il avait l'habitude de ce genre de déconvenue. Il n'avait même pas envie de chercher une explication plus tordue que celle là, qui était vraie dans 90% des cas, exception faite des soirées un peu trop arrosée avec des collègues et celles où il s'était endormi non pas devant un livre, mais simplement devant une réparation quelconque. Et oui, c'était du vécu. Lawrence étouffa un soupir destiné à la fois à sa poisse et à toutes les entités divines existantes ou non qui étaient responsables de tout cela, avant se diriger vers sa chambre où il espérait se rendormir rapidement. Dans un demi-sommeil, Lawrence buta contre une chaise, une porte – qu'il ouvrit un peu tard –, un sac pour enfin se laisser tomber sur son lit dans un grognement. Tenter de se laisser tomber sur son lit. Parce qu'il était déjà occupé, le lit. « Oh p#tain de b#rdel de m#rde... » Lawrence dégringola du lit dans une flopée de jurons, se retrouvant assis sur le sol avant d'avoir pu tout comprendre à ce qu'il lui arrivait. A ce qu'il se passait. Que s'était-il passé déjà, la veille ? Le mécanicien fit un effort de remémoration. « Cordelia ? » Ses grands yeux brun s'écarquillèrent, alors qu'il se relevait pâle comme un linge et rouge comme une tomate, ses doigts cherchant la lumière pour concrétisait tout ça. Oubliant dans quelle tenue il était, ce n'était franchement pas sa priorité – Lawrence se passa une main dans les cheveux, murmurant sans s'interrompre des « Oh p#tain » précipité au début, puis de plus en plus espacé au fur et à mesure qu'il reprenait son calme. La question, à présent, c'était de trouver comment expliquer à Cordelia qu'il avait vraiment oublié jusqu'à sa présence et son arrivée un peu plus tôt sans aggraver le tout. Si c'était réellement grave ? Il en était persuadé.

Si ce n'était pas la première fois qu'il se réveillait en sursaut, qu'il dormait sur le canapé, qu'il rejoignait son lit au milieu de la nuit ; s'il avait l'habitude d'avoir besoin de quelques minutes pour faire le point des récents événements et des points importants de la journée précédente, c'était bien la première fois qu'il avait une telle surprise. Et il n'y était pas le moins du monde préparé. « Je suis désolé Cordelia, j'espère que je ne t'ai pas fait mal... je.... j'a... j'avais oublié que... » Lawrence était tétanisé. « Oh p#tain... je... je... » Il ? Il n'en savait rien. Il était dans la m#rde et il venait de se prouver – et de prouver à Cordelia par la même occasion – qu'il n'était pas amnésique que sur un bout de papier et que même un an après, les conséquences de son coma et de ces cicatrices clairement visibles sur son torse n'étaient pas qu'un mauvais souvenir.
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Dim 28 Sep - 9:22


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

Deux heures. Seulement deux heures, et peut-être quelques vulgaires minutes. C’était le temps qu’elle avait dormi avant qu’un bruit ne la réveille. Vous vous doutez bien que ce ne fut ni le réveil matin et encore moins une nuisance extérieure sur Bourbon Street ; non, c’était bien évidemment Lawrence. Elle ne savait pas exactement s’il avait laissé tomber quelque chose ou s’il était lui-même tombé tête première au sol, mais le bruit fût suffisant pour la réveiller. Enfin, n’importe quel bruit l’aurait été. Légèrement paranoïaque, et toujours prête pour prendre la poudre escampette, la pauvre sorcière dormait bien trop souvent avec un œil ouvert et pas suffisamment sur ses deux oreilles. Pouvait-on lui en vouloir avec le nombre d’ennemis incalculables qu’elle avait à ses trousses et qui ne lui souhaitaient qu’une mort longue et douloureuse? Oh, Cordelia ne s’en plaignait pas vraiment, on récolte ce qu’on sème, elle le savait très bien, mais encore fallait-il les récoltes ne la rattrapent, et à la surprise de nombreux, la brunette était une excellente coureuse…dans tous les sens du terme, vraisemblablement. Roulant les yeux, mais rassurée tout de même que la menace qu’elle avait discerné n’en était pas vraiment une. On aurait pu déposer une tronçonneuse dans les mains de Lawrence qu’elle n’en aurait toujours pas peur. Il était inoffensif, c’était la triste réalité. Inoffensif, certes, mais définitivement agaçant. Serait-ce donc comme ça à tous les soirs? Se fera-t-elle réveillée en milieu de nuit constamment? Elle semblait peut-être désespérée pour un toit sur sa tête, mais capricieuse qu’elle était, elle saurait trouver mieux ailleurs si Lawrence se montrait trop pénible, aussi involontaire son comportement pouvait l’être.

Elle l’entendit donc allumer la lumière de la salle de bain, tourner la poignée du robinet, avant que le jet d’eau ne tinte au loin dans le creux de ses oreilles. Et si ça en plus de la chute n’auraient, par on ne sait quel miracle, pas été suffisants pour la réveiller, ce qui suivit l’aurait été sans aucun doute. Se butant d’abord on ne sait sur quoi, pour atterrir ensuite tête première probablement contre la porte, et une fois de plus sur un autre objet inconnu, tout ça déconcertait certes la sorcière, mais ça ne l’étonnait presque pas de la part du mécanicien…mais ça, c’était avant que ce dernier ne se laisser tomber sans gêne contre le lit et par la même occasion sur elle. Pour la première fois, Lawrence la laissait presque réellement perplexe. La succube ne savait juste tout simplement pas comment réagir, ni comment interpréter la chose. Dieu sait que l’envie d’en profiter lui passa par la tête, mais c’était bien trop irréel de sa part pour être ce que son esprit vicieux à elle s’imaginait de la chose. « Oh putain de bordel de merde... » Le choix de mots la surprenait lui aussi un peu à vrai dire. Elle n’aurait jamais imaginé que Lawrence, de toutes les personnes, savait se montrer un tant soit peu vulgaire. C’était définitivement première après première ce soir. « Chut, Lawrence, chut. Respire. » Murmura-t-elle, un peu mal-à-l’aise. Qu’est-ce que ferait une altruiste, gracieuse et complaisante sainte nitouche pour rassurer un compagnon, avait-elle pensé. Cependant, avec l’esprit un peu moins vif à cette heure-ci, elle ne savait plus réellement comment maintenir la crédibilité de son personnage et se retrouvait surtout à improviser plus que jamais.

Tombé au sol, les yeux écarquillés, le pauvre paraissait encore plus bête que jamais, et même Cordelia avait du mal à croire que c’était possible, et pourtant… Ce mec était tout un spécimen, il fallait croire. « Cordelia ? » La brunette plissa les yeux, d’abord crédule de la situation, avant qu’elle ne mette les pièces du puzzle ensemble et qu’elle ne comprenne qu’il avait probablement oublié qu’elle occupait son lit pour cette nuit, et probablement celles qui suivraient. Certes, il était peut-être amnésique, mais comment pouvait-on oublier que Cordelia Hopkins, de toutes les femmes de la Nouvelle-Orléans, était dans son lit? Elle blâmait la chose sur cette stupide personnalité de bonne femme qu’elle s’était inventé pour s’attirer les bonnes grâces du jeune homme. L’aurait-elle séduit comme tous les autres, avec ses airs enjôleurs de femme fatale, la situation aurait été bien différente. Quoique, ce n’était pas trop tard pour remédier à la chose pensa-t-elle. Et vous vous doutez que lorsqu’elle l’observa se relever rouge comme une tomate, ce qu’elle observa vraiment fût le fait qu’il semblait avoir perdu quelques bouts de tissu qu'elle avait toujours jugé fort inutiles sur lui de toute manière. Et perverse qu’elle l’était, elle ne camoufla même pas son intérêt pour sa nouvelle vue forte agréable. Détaillant le corps du mécanicien de ses yeux bruns avares, la sorcière contemplait les muscles, certes très subtils et légers, mais tout de même présents, du corps svelte du jeune homme. Et heureusement pour elle, le beau brun semblait s’être perdu dans la honte qui envahissait son esprit, résultant à une série de « Oh p#tain » incalculables et innombrables qui permit à la sorcière de contempler l’œuvre d’art devant ses yeux quelques secondes de plus. « Ressaisis-toi, Lawrence. » Non, s’il-te-plait, ne te ressaisis pas, continue de faire durer la chose d'une telle manière. « Je suis désolé Cordelia, j'espère que je ne t'ai pas fait mal... je.... j'a... j'avais oublié que... Oh p#tain... je... je... » Levant un sourcil, elle était légèrement amusée à l’idée même que quelqu’un comme Lawrence puisse lui faire mal à elle. Même s’il était tombé sur elle, il n’était pas particulièrement lourd, elle avait eu affaire à bien plus imposants que lui, c’était le moins qu’on puisse dire. Secouant la tête, et levant les yeux, elle tenta à nouveau de le calmer, car si son stress lui avait octroyé une belle vue, l’entendre répéter les mêmes mots dans des murmures agaçants commençait à l’irriter. « Ne dis pas de bêtises, tu ne m’as pas fais mal. Respire, tout va bien, je t’assure. » Elle se releva, entreprit de se mettre dans une position assise, ou un semblant d’une position du genre, déléguant de la place au garagiste pour qu’il s’assoit à son tour. « Viens, assieds-toi, ça va te calmer. » Elle en avait aucune idée si ça allait le calmer, mais ça le rapprocherait d'elle, et c'était tout ce qui comptait.

Mais vous vous doutez bien qu’un esprit aussi tordu et nuisant que le sien ne se limiterait pas à ses jolis mots altruistes. Elle pouvait peut-être prétendre et jouer les innocentes devant lui, mais au fond, elle estimait bien trop la satisfaction qu’elle ressentait à le torturer, à lui faire ressentir l’émotion qui semblait le dévorer plus que les autres ; le remord. Il était une créature de remord, plus que n’importe quel autre humain, et Cordelia serait stupide – ou tout simplement décente, à voir –  de ne pas en profiter pour le martyriser. « Tu…tu avais oublié que j’étais là… n’est-ce pas? » dit-elle en détournant le regard comme si la pauvre victime qu’elle était avait été vexée par les gestes du beau brun. Une idée passa à travers son esprit, la poussant à hésiter quant à la suite. Devait-elle prendre un risque ou plutôt la jouer de façon la plus sécuritaire possible question de ne pas se griller? Ah et puis merde, pensa-t-elle, elle mettrait ses erreurs de contexte sur le dos de l’amnésie du garagiste si nécessaire. « ...Je comprends tu sais... tu n’as pas à t’en faire. » Elle prit une pause, question de rendre le tout le plus dramatique possible – ôh, si elle aurait pu faire jouer une petite musique d’ambiance, elle l’aurait fait, ne vous méprenez pas. « Je ne suis pas… ‘elle’. » C’était risqué, très risqué. Elle n’avait aucune idée de ce que à quoi ressemblait la vie amoureuse de Lawrence, que ce soit actuelle ou passée, mais il devait bien avoir eu au moins une conquête, non? Ça serait une tragédie pour une aussi belle gueule comme la sienne.  Rapprochant ses cuisses et jambes de son buste, elle colla celle-ci à sa poitrine, les enroula ensuite de ses bras ; c’était la position vulnérable parfaite. Tout ce dont elle essayait de dépeindre, en soi. « Dis, Lawrence…Ça t’embêterait de rester? Je n’arrive pas à dormir seule, je n’arrête pas de penser à... ce qui s’est passé plus tôt… » Elle se mit à pouffer de rire, prétextant être légèrement gênée. « Oh mon dieu, tu dois penser que je suis risible et pitoyable…Désolée, oublies ce que je viens de dire... » Ah non, ça, il était mieux de ne pas oublier, et surtout, il était mieux d’accepter son offre.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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