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 « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence

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rirat bien qui rirat le dernier

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Jeu 2 Oct 2014 - 15:25


La respiration de Lawrence ne cessait de s’accélérer. Panique, stress, tous ses circuits nerveux n’étaient plus capables de gérer cet afflux nerveux et plantaient joyeusement dans un Fatal Error System voué à faire crasher son cerveau. Ce qui était le cas. C’était comme si quelque chose se débattait pour comprendre ce qui était en train de se passer, là, maintenant, tout de suite. C’était comme si les oh p#tain répété à la chaîne sur le rythme de ses battements cardiaques n’étaient rien de moins que des ancres pour l’éviter cette dérive qui pouvait l’emporter loin du sentier de sa raison, sentier fissuré, colmaté, brisé et traçant de nombreux détours et virages dans un imbroglio à l’image de sa mémoire et de son être tout entier. Il fallait qu’il se calme. Maintenant. Qu’il essaye de retracer le cours de la soirée qui s’était écoulée, pour trouver un peu de logique. Cordelia. Bien, Cordelia, c’était un point de départ. « Chut, Lawrence, chut. Respire. » Oui, voilà, respirer, c’était ce qu’il lui fallait faire. Se concentrer sur sa respiration, se laisser guider par la voix de la brune. Cordelia. Blessée. Venue chercher de l’aide. Petit à petit, les jurons de Lawrence s’évanouirent devant sa prise de conscience. « Ressaisis-toi, Lawrence. » Et s’il lui avait fait mal ? Et s’il l’avait réveillée ? Tu l’as réveillée, crétin ! Tu lui es tombé dessus, forcément que tu l’as réveillée ! Et si elle lui en voulait ? « Ne dis pas de bêtises, tu ne m’as pas fais mal. Respire, tout va bien, je t’assure. » Comme un phare dans la nuit de sa panique, les mots et la voix de la sorcière le maintenait à flots. Qui lui évitait cette noyade le menant à une folie certaine et à une culpabilité grandissante. « Viens, assieds-toi, ça va te calmer. » Se laissant guider par Cordelia, Lawrence s’assit sur le bord du lit avant de se prendre la tête entre les mains, ses mèches encore humides de l’eau tiédasse giclée pour le réveiller glissant sur sa peau et entre ses doigts. « Tu…tu avais oublié que j’étais là… n’est-ce pas? »

Pendant une fraction de secondes, Lawrence oublia de respirer. Comment avait-elle compris ? Non, question idiote : il était une telle calamité en temps normal, la raison de ce réveil en plein sommeil ne pouvait qu’être aussi minable que lui. Ce devait être une évidence pour Cordelia que sa passoire qui servait de cerveau au mécanicien ne pouvait qu’être en cause. Cherchant à capter le regard de la jeune femme, Lawrence releva la tête pour se retrouver confronté à ses boucles  brunes. Elle était vexée, c’était certain. Et aussi proche d’elle, Lawrence se demandait effectivement comment il avait pu l’oublier. Comment sa mémoire avait pu être aussi stupide pour oublier Cordelia. Le brun se mordilla la lèvre. « Je… je suis désolé. » Cela faisait quoi… cinq, sept, huit fois qu’il le répétait ? Et pourtant, à chaque occurrence il le pensait davantage. Le silence de Cordelia le mettait mal à l’aise, et sa main se leva pour aller se poser sur l’épaule de la jeune femme. Se contenta de la frôler pour revenir se perdre dans les mèches du mécanicien. « ...Je comprends tu sais... tu n’as pas à t’en faire. Je ne suis pas… ‘elle’. » Elle ? Elle ? « Comment ça, elle ? » Ce ne fut qu’un murmure qui échappa au contrôle de Lawrence. « Tu parles de… Kathleen ? » Il ne savait pas quelle réponse souhaiter à cette question qu’il regrettait déjà. Il était là, dans son lit,  avec Cordelia à ses côtés, et le voilà qui s’attardait à mentionner celle dont il pensait être amoureux. Non, dont il était amoureux. Il ne fallait pas qu’il en doute, pas maintenant. Il ne fallait pas qu’il en doute, sinon c’était une certitude de plus qui risquait de s’envoler en fumée.

Un peu d’agitation à ses côtés attirèrent l’attention de Lawrence, tandis que Cordelia se recroquevillait, enroulant ses bras autour de ses jambes. Fragile, elle l’était à coup sûr bien plus que lui. Fragile, belle comme jamais, désirable, et lui se comportait comme le pire des rustres. A la voir ainsi, Lawrence culpabilisa davantage de l’avoir réveillée, de l’avoir surprise de cette manière. « Dis, Lawrence…Ça t’embêterait de rester? Je n’arrive pas à dormir seule, je n’arrête pas de penser à... ce qui s’est passé plus tôt… Oh mon dieu, tu dois penser que je suis risible et pitoyable…Désolée, oublies ce que je viens de dire... » Elle ? Risible et pitoyable ? Lawrence se permit d’en sourire, avant de s’en vouloir horriblement pour cela. D’une voix douce, il s’exclama un « Non… surtout ne dis pas ça ! » Elle était fragile et vulnérable, ça oui, mais risible, certainement pas. Pas à côté de lui, pas comparé à la scène qui venait de se produire et dont il était l’acteur principal ! Le bras de Lawrence glissa dans le dos de Cordy pour la serrer contre lui, sans réfléchir réellement à ce qu’il faisait. « C’est normal de ne pas arriver à dormir. Je suis tellement désolé si je t’ai réveillée… » Lawrence était tellement mal à l’aise à cet instant, il se sentait tellement coupable d’être aussi désespérément pitoyable et maladroit, qu’il ne pouvait qu’obtempérer en dépit de ses doutes et de ce qu’il cherchait à établir comme étant de la galanterie mêlée de gentillesse et de principes. Des principes qu’il se créait, se réinventait, s’imaginait pour combler le vide qui entourait sa vie. « Je vais rester avec toi, ne t’inquiète pas. » Se mordillant la lèvre, il chercha maladroitement à faire des cercles concentriques dans le dos de Cordelia, comme un massage visant à la rassurer et à le rendre, lui, un peu plus assuré. Ce qui était loin d’être le cas. Comme s’y prendre, comment cesser d’être aussi risible. Pitoyable. Lawrence ferma un instant les yeux, ramena ses pieds nus sur le lit pour enlacer à son tour ses genoux, serrés contre son torse dénudé. Pourquoi était-elle donc venue chez lui directement ? Pourquoi donc lui et pas un autre moins… minable ? Qu’est ce qui l’avait poussée à venir ici ? Qu’elle se décrive comme pitoyable venait de jeter au visage du New-Yorkais ce qu’il était lui, réellement. Il avait beau essayé de prétendre, essayer de s’habituer, essayer de cesser ses recherches et de faire taire ses interrogations, il restait le même qu’à son réveil : quelqu’un qui aurait vraisemblablement dû rester endormi dans ce sommeil sans conscience, voire qui aurait dû s’écrouler tout à fait sous ces balles qui avaient réduit sa vie à néant. Néant, rien, un vide sans fond. Une absence complète. Les doigts du mécanicien effleurèrent cette longue cicatrice à deux doigts de son cœur, avant de remonter sur celle qui longeait sa tempe pour s’enfuir dans ses cheveux, laissant une ligne blanche dans cette forêt brune. Tournant la tête vers Cordelia, Lawrence murmura, incertain. « Pourquoi tu es venue chez moi, au juste ? » Les premiers mots prononcés par la brune lorsqu’il avait ouvert la porte le frappa, comme s’ils étaient étonnés eux-mêmes d’être restés dans sa mémoire. Tu vois ça ? C’est de ta faute, Lawrence. Le brun prit son inspiration. Loin d’être totalement crétin, s’il arrivait à des conclusions totalement surréalistes et incongrues, c’était la plupart du temps parce qu’il n’avait pas toutes les clés en main ou qu’il se perdait en chemin en tentant d’avoir une réflexion logique et cohérente. « On était ensemble, avant ? Tu étais ma… maîtresse ? Ou quelque chose comme ça ? » Il avait beau essayer de comprendre le puzzle, les pièces qu’il avait refusaient de s’emboiter comme il le fallait. « Je n’arrive pas à tout comprendre ce qu’il se passe. Quand je suis avec Kathleen je… je sais… je ne sais pas comme expliquer, mais je sais qu’il y a eu quelque chose entre elle et moi. Comme si quelque part, mon corps se souvenait de ce que mon esprit avait oublié. » Une pause, le temps de respirer. « Avec toi c’est différent. Tout me semble étranger, et pourtant je suis persuadé… c’est comme s’il fallait que je te connaisse maintenant pour reconnaître en toi celle que je connaissais avant… » Un nouveau soupir, fatigué, désabusé. « C’est d’un compliqué… je ne sais pas quoi en penser. » Et il ne savait pas non plus pourquoi lui dire cela maintenant. Peut être était-ce pour qu’elle comprenne à quel point il était important pour lui qu’elle lui dise tout, tout de suite, de ce qu’il s’était passé entre eux deux, ou entre lui et Kathleen, si jamais elle la connaissait. Ou peut être n’était-ce pour aucune raison autre que ce besoin d’en parler avec quelqu’un.



Dernière édition par Lawrence A. Blain le Dim 26 Oct 2014 - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mar 21 Oct 2014 - 2:46


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

Elle. Tant d’impulsivité, tant d’imprudence, tant d’audace ; le tout dans ce simple mot, ce piètre son, ce terme dont les sens ne manquaient pas. On aurait pu se questionner sur ses intentions ; souhaitait-elle donc faire sauter sa couverture? Disons qu’elle n’y avait pas trop pensé. Et à vrai dire, Lawrence lui paraissait tellement bête qu’elle était certaine qu’elle aurait pu se sauver d’une situation incommodante de la sorte. Fort heureusement pour elle, son vif esprit calculateur n’eût besoin d’accorder plus d’une seconde supplémentaire à cette futile réflexion. Car, oui, le visage de Lawrence en disait long sur le triomphe de sa prise de risque antérieure. Elle. Oh, comment elle pouvait reconnaître le visage d’un homme dont la douce moitié lui apparaissait tendrement en mémoire, et c’était exactement ce qu’elle discerna dans les yeux marrons du beau brun avant que la confusion ne reprenne le dessus sur ce visage qui la revêtait si bien. La réalité lui paraissait évidente à ce moment précis. Cordelia avait posé le pied sur un des repères essentiels du passé du jeune homme, un passé auquel elle était difficilement jointe, et pourtant, elle avait tout de même réussi à détenir cet élément de vérité sans qu’on ne le lui tende. Il allait de soi que la brunette était, pour le moins qu’on puisse dire, un tant soi peu fière de son coup. Un léger sourire malicieux et corrompu s’esquissa possiblement sur ses lèvres par réflexe, mais elle sut le déloger avec une hâte radicale pour ne pas omettre sa couverture.
« Comment ça, elle ? » Les murmures de Lawrence attirèrent l’attention de la succube qui ne lui adressa qu’un simple regard, un peu sans aplomb, plus par manque cruel d’idées de réaction plus qu’autre chose. Jouer ce personnage de sainte nitouche lui paraissait de plus en plus laborieux, elle qui, pourtant, pensait que ce genre de rôle serait d’une facilité déconcertante. C’était loin d’être le cas. « Tu parles de… Kathleen ? » Kathleen. Voilà donc le nom de la tendre moitié du mécanicien? Adorable. Retenant l’imminente envie de dégurgiter les trois repas de sa journée sur Lawrence, elle feinta et camoufla son dégoût en un certain refoulement mélancolique, ses traits prenant rapidement des tournures plus affligées. Il n’y avait pas à dire ; ses petits jeux de manipulation étaient peut-être terriblement immatures, mais elle exécutait la tâche comme personne d’autre. La sorcière conclut bien entendu qu’un silence serait tellement plus poignant que n’importe quel autre mot qu’elle aurait pu laisser sourdre d’entre ses lippes. Et Dieu sait que c’était ce qu’elle recherchait ; poignarder Lawrence de toutes les manières possibles pour son propre divertissement personnel.

Et comme la démone ne faisait que très rarement les choses à moitié, elle poussa le jeu de la vulnérable petite sainte-nitouche en détresse à son maximum, se recroquevillant sur elle-même, offrant au beau brun le panorama le plus vulnérable et fragile qu’il aurait la chance d’observer dans sa vie. Elle-même était étonnée qu’une femme de son envergure, de son tempérament habituel, puisse arriver à triompher dans ce genre de feinte, mais l’évidence était là et il était difficile de l’ignorer. La brunette décida de briser le silence, passant à la prochaine étape d’un plan que, en réalité, elle n’avait pas vraiment en tête. Même si la sorcière se voulait calculatrice et perspicace, avec Lawrence, il fallait l’avouer, c’était improvisation après improvisation et ce parce qu’elle pouvait se le permettre. « Dis, Lawrence…Ça t’embêterait de rester? Je n’arrive pas à dormir seule, je n’arrête pas de penser à... ce qui s’est passé… » Elle se mit à pouffer de rire, comme si elle se moquait d’elle-même. Toujours très convaincante, la sorcière. « Oh mon dieu, tu dois penser que je suis risible et pitoyable…Désolée, oublies ce que je viens de dire... » Un, deux, trois…  « Non… surtout ne dis pas ça ! » Prédictible. Détournant le visage, un léger sourire s’éveilla sur son faciès, un sourire portant toujours autant de malice et malveillance, un sourire qu’elle ne pouvait pas dévoiler au garagiste donc. Aussitôt, le bras du jeune homme se glissa sur sa peau, caressant son dos, avant de se servir de ce même mouvement pour serrer le corps de la succube contre celui du garagiste. « C’est normal de ne pas arriver à dormir. Je suis tellement désolé si je t’ai réveillée… » Si en temps normal ce genre de preuve d’affection lui aurait fait roulé les yeux, ou pire encore, lui aurait donné la gerbe, à ce moment précis, elle prétendu apprécier et se montra aussi reconnaissante qu’elle pouvait l’être, chose pénible puisqu’elle ne l’avait jamais vraiment été avec qui que ce soit.  « Je vais rester avec toi, ne t’inquiète pas. » Cordelia aurait pu le remercier, comme son rôle de bonne femme lui ordonnait, mais elle en avait marre. Certes, elle ne pouvait pas jeter à la fenêtre tout ce qu’elle avait bâti peu à peu, mais elle pouvait se permettre de ne pas s’y prêter à cent pour cent.

Pourtant lorsqu’elle le vit se recroqueviller sur lui-même, elle comprit qu’elle n’aurait pas le choix de replonger dans le personnage. Pathétique. Voilà ce qu’il était. Faible et risible, en somme. C’était affligeant à voir. Oh, oui, il est vrai qu’elle avait fait pareil quelques secondes plus tôt, mais c’était un acte de sa part, une comédie sans réelle part de sincérité ou quoique ce soit. Lui? C’était sa nature même, c’était ce qu’il était à l’essence même. Un être faible, pathétique, risible, vulnérable et seul. Trop occupé sur sa personne – ironiquement – elle profita de l’inattention du beau brun pour rouler les yeux et laisser poindre un soupir las. Elle allait finir par mourir dans son lit…et ce, d’ennui, à son plus grand désarroi.
La diablesse jugea donc nécessaire de pimenter les choses un peu. Passant sa main contre l’épaule du jeune homme, ce fût à son tour de caresser tendrement la douce peau de l’autre. Bien entendu, succube qu’elle était, sa main s’aventura vers les cheveux encore un peu humide du beau brun qu’elle caressa d’un rythme tout aussi doux. Ce fût suffisant pour qu’il retourne son visage, et lui adresse quelques mots, probablement la résultante des nombreuses réflexions qui lui avaient traversé l’esprit juste à l’instant. « Pourquoi tu es venue chez moi, au juste ? » Sa voix était incertaine, peut-être même un peu cassée. Il avait trop de questions, trop d’hésitations, et son esprit ne semblait être capable de cesser ses réflexions de prendre vie. Son discours avait-il donc été si peu convaincant? Dans tous les cas, il fallait remédier à la chose. Première étape : humidifier ses yeux. Chose qu’elle exécuta avec une prouesse admirable. Feintant la rétention de ses larmes comme si elle tentait si ardument de se montrer forte, elle inspirait, ce qu’elle espérait être, l’indulgence…ce qui nous mène à la deuxième étape : la pitié, justement. « À vrai dire… » Cordelia prit une pause. Non pas parce qu’elle ne connaissait pas l’enchainement de ses prochains mots, mais bien parce que ça lui semblait beaucoup plus dramatique de le faire patienter de la sorte. « … Je n’avais nulle part d’autre où aller… » Haussant les épaules, prétendant une certaine nonchalance non-maîtrisée, alors que Dieu sait, c’est ce qu’elle savait mieux le faire, elle conclut : « …Tu es probablement le seul sur qui je peux encore compter ces jours-ci, Lawrence… » Oh, qu’elle était mignonne. N’était-elle donc pas mignonne? Allez, vous auriez pu lui résister vous à la Mary-Sue là?

Elle ne vous mentira pas, la sorcière eût l’espoir que cette réponse serait suffisante pour taire les interrogations du mécanicien et qu’elle allait enfin pouvoir avoir la paix, son dos à elle collé contre son torse à lui, bien entendu. Mais non, il lui refusa encore un moment de répit avec une énième interrogation qui la fit grogner légèrement d’impatience. « On était ensemble, avant ? Tu étais ma… maîtresse ? Ou quelque chose comme ça ? » Bordel qu’il sonnait plus comme un enfant qu’il n’arrivait à sonner comme l’homme de 31 ans qu’il était. Cordelia se demanda presque si on avait osé lui faire remarque. Les gens le prenaient probablement en pitié depuis son accident, du coup, elle doutait fortement.  Si en temps normal, il n’aurait surtout pas fallu compter sur elle pour faire preuve de pitié, dans ce cas-ci, elle se devait de rester assidue à son nouveau caractère fraichement inventé.  « … Quelque chose comme ça. » Murmura-t-elle, par contre plus fidèle à sa vraie personnalité – nuancée et désinvolte – qu’à la Mary-Sue qu’elle devait être, mais ça passerait, surtout avec quelqu’un d’aussi benêt que Lawrence. « Je n’arrive pas à tout comprendre ce qu’il se passe. Quand je suis avec Kathleen je… je sais… je ne sais pas comme expliquer, mais je sais qu’il y a eu quelque chose entre elle et moi. Comme si quelque part, mon corps se souvenait de ce que mon esprit avait oublié  … Avec toi c’est différent. Tout me semble étranger, et pourtant je suis persuadé… c’est comme s’il fallait que je te connaisse maintenant pour reconnaître en toi celle que je connaissais avant… » Si au début, son mécanisme entier s’était alarmé et effarouché au son des mots ‘tout me semble étranger’, Cordelia fût tout de même soulagée de l’entendre dire qu’il était pourtant persuadé du contraire. C’était tout ce dont elle avait besoin. Son corps pouvait lui dire de la fuir, de ne pas lui faire confiance, tant que sa tête lui disait le contraire, Cordelia, elle, était en sécurité. Et elle savait d’ailleurs exactement quoi faire pour pousser son emprise sur l’esprit du garagiste.

« C’est d’un compliqué… je ne sais pas quoi en penser. » La brunette s’approcha alors de lui, déposant sa main contre sa cuisse, sans la moindre gêne, il va de soi. Caressant subtilement cette dernière, elle susurra contre son cou quelques mots d’un timbre de voix chaud et sensuel : « …Alors cesse d’y penser. » Sa main logeant toujours sur la cuisse du jeune homme, ses caresses se demeurèrent douces et attendrissantes, alors que de son côté, elle semblait s’approcher davantage de lui et surtout qu’elle semblait défaire sa position antérieure. Montant lentement, mais certainement, sa main le long de son bras dénudé, elle arriva enfin à l’épaule. Comme d’habitude, elle pouvait discerner confusion parmi tant d’autres émotions dans les beaux yeux chocolatés du pigeon, et c’était suffisant pour lui inoculer cette satisfaction tant désirée. Il est vrai qu’elle aurait pu s’arrêter là, dans cette ambigüité bien établie, mais son impulsivité la poussait à profiter davantage de la naïveté de sa proie. Prenant le visage du pauvre homme entre ses mains douces, la brunette caressa tendrement les joues de ce dernier alors qu’elle lui murmurait encore un énième discours dont le seul but était de l’amadouer et le confondre davantage. « Pourquoi te soucier du passé duquel tu ne peux rien te rappeler? Je te l’ai dis Lawrence, et je le répéterais encore une fois, il vaut mieux le laisser enterré…» Elle marqua une pause, approchant davantage  ses lèvres aux siennes. Son souffle chaud et incandescent allongeant son parcours jusqu’aux lippes de Lawrence comme pour les caresser à leur tour. « Ça pourrait être si simple, tu sais… Ça ne tient qu'à toi... » Sans plus attendre, Cordelia pressa ses lèvres contre celle du garagiste, lui échangeant un baiser. Simple? Ça aurait été trop clément de sa part.

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Lun 27 Oct 2014 - 1:52



Que Lawrence soit totalement perdu, c’était un fait avéré, vérifié, amplifié et suffisamment déformé pour que l’on n’y prête plus attention. Que cet égarement soit mêlé d’une réflexion poussée et volontairement exacerbée pour comprendre de lui-même ce qui était caché, sous-entendu et explicite, c’était suffisamment rare pour que lui-même, ça le perturbe. Péniblement, il essayait de comprendre. Laborieusement, il encastrait un à un les morceaux du puzzle, hésitant tout de même à redécouper les pièces pour les faire entre un peu mieux à la place qui leur semblait attitrée. Si on pouvait représenter en dessin les pensées du Mécanicien, sans nul doute qu’on aurait fait face à l’un de ses enfants concentrés sur un jeu de construction, langue tirée par la concentration et le regard fixe, mains tendues et tremblantes, avant de faire correspondre le cube à cette forme rectangulaire qui paraissait similaire. Un enfant dans le corps d’un adulte, une âme totalement paumée face à une Cordelia qui ne lui épargnait rien. Voilà ce qu’était Lawrence, voilà qui était la personne qui cherchait à comprendre l’incompréhensible. Voilà, surtout, celui qui balbutiait des questions et des prénoms, qui tâtonnait en espérant trouver du secours dans les réponses apportées. Maladroitement, il tenta de la rassurer, de se comporter comme elle l’espérait. Bien sûr qu’il allait rester avec elle, c’était de sa faute après tout si sa nuit avait été interrompue aussi brutalement. C’était la moindre des choses que d’exaucer les vœux de la brune pour se faire pardonner, pour éteindre le feu de cette culpabilité – que pouvait-ce être d’autre ? – qui le brûlait depuis qu’il avait réussi l’exploit de tout se remémorer. Donc oui, Lawrence ne voyait pas ce qu’il pouvait faire d’autre qu’en effet, rester avec elle. Essayer de la rassurer. Essayer de se montrer à la hauteur, dans un sens. Recroquevillé, il en vint à se demander pourquoi elle était venue le voir, lui, si misérable, si pitoyable, si perdu dans un désert de souvenirs qui l’enfermait et dont il ne parvenait pas à s’extirper. Elle était une reine, à sa façon. Sa démarche, sa voix, sa gentillesse et sa fragilité mêlée d’une force qu’il ne pouvait que voir même si elle avait la douceur de ne pas trop la montrer, Cordelia méritait bien mieux qu’un amnésique comme seul secours. Alors oui, lorsque la voix du New-Yorkais s’éleva à nouveau, interrogatrice, il ne put s’empêcher de la fixer avec un certain espoir. Incertain, il l’était assurément, comme à son habitude. La nouveauté, c’était cette teinte de supplique qui portait ses mots. Il avait besoin de savoir, il avait besoin de comprendre. Ca lui semblait brutalement indispensable, malgré l’heure tardive, malgré l’état de Cordelia, malgré ses doutes. C’était comme si savoir pourquoi elle était venue chez lui précisément devenait primordial pour qu’il recouvre la mémoire. Si elle avait été aussi importante pour lui, ça faisait sens, non ? Les pupilles devenues brillantes de Cordelia comme en réponse à sa question, faillirent faire faire marche arrière au mécanicien. Il regrettait déjà, il s’en voulait encore, il…, « À vrai dire… » Elle prit une pause. Il cessa de respirer, se redressant imperceptiblement, pendu aux lèvres colorées de la sorcière. « … Je n’avais nulle part d’autre où aller… Tu es probablement le seul sur qui je peux encore compter ces jours-ci, Lawrence… » Aussitôt, il se sentit rougir. Nulle part d’autre où aller, le seul sur qui…. En fait, il s’était fait des idées, avait laissé ses réflexions s’emballer, subodorer sur de simples suppositions. Elle n’était pas venue ici pour lui, ainsi, mais parce qu’il était un choix par défaut, parce qu’elle n’avait nulle part d’autre où aller. Et que cela signifiât qu’il n’y avait en réalité rien eu de tangible entre eux avant effleura les pensées du brun.

Etrangement, il se sentait blessé. Vexé. Comme si une part de lui n’acceptait pas être un simple choix de seconde zone, celui sur lequel on se rabattait lorsque toutes les autres options semblaient comprises. Lawrence était vexé, et se sentant honteux de ressentir cela. Cordelia ne pouvait pas avoir eu ce raisonnement, elle était bien trop… elle était bien trop Cordelia pour cela, tout simplement. Non. Lawrence chassa ses conclusions, se reconcentra sur l’important. Elle était venue chez lui, pour une bonne raison, et elle avait estimé pouvoir lui faire confiance. C’était déjà beaucoup, c’était déjà énorme, il n’avait pas le droit de douter d’elle, bien au contraire. Et ils avaient été suffisamment proches pour qu’on s’en prenne à elle pour lui faire du mal, à lui. A elle. Pas à Kathleen, mais à elle. Une nouvelle hypothèse se glissa dans les pensées disparates du brun, enfla, s’imposa. Il s’entendit lui demander, timidement, quelle était la nature exacte de leur relation, avant[/] Et la réponse, dans un murmure, de Cordelia, le troubla davantage encore. « [i]… Quelque chose comme ça. » Ce n’était ni une affirmation, ni une dénégation. Ce n’était rien d’autre qu’un murmure qui emporta le peu de certitude qu’il avait comme un blizzard soudain. Lawrence tenta d’expliquer, avec ses mots, avec son cœur plus qu’avec son cerveau ce qui le troublait à ce point. Avec Kathleen et Cordelia, il se trouvait face à deux situations contraires. Kathleen, son corps la reconnaissait. Il était irrémédiablement attiré par l’hispanique, sans que quoique ce soit ne daigne ressortir de sa mémoire. Cordelia, c’était bien plus complexe. Ils s’étaient vus plusieurs fois, elle ne l’avait pas rejetée comme Kathleen l’avait fait, c’était tout le contraire d’ailleurs. Cordy – que ce surnom lui était venu naturellement ! – lui offrait cette deuxième chance que lui refusait Kathy. Kathy l’enivrait par sa présence alors qu’il n’était qu’extrêmement mal à l’aise en présence de Cordy. Et il ne pouvait que faire des comparaisons entre les deux femmes, son esprit jonglant, s’emmêlant, cherchant à comprendre, encore et toujours.

La main de la brunette égarée contre sa cuisse tira Lawrence de ses réflexions. Leur brutale proximité, quant à elle, acheva de le réveiller brusquement. Mal à l’aise, oui, c’était l’expression parfaite. Mais depuis quelques minutes, depuis qu’il avait atterri sur son lit pour être précis, Lawrence devait admettre qu’il n’y avait plus seulement du malaise. « …Alors cesse d’y penser. » C’était tentant. Très tentant. On le lui conseillait depuis des mois. Jack le premier lui avait ordonné de cesser de vivre dans le passé, de reconstruire sa vie en admettant que son passé n’était plus. Définitivement. Son psychologue, qu’il voyait toutes les deux semaines au minimum, même plus d’un an après sa sortie du coma, s’impatientait à lui dire que s’il n’y avait aucun progrès du côté de sa concentration, c’était qu’il s’acharnait trop à vouloir se souvenir de tout. Alors, oui, c’était tentant de cesser d’y penser. Et c’était facile, au contact de Cordelia, d’oublier un instant l’énigme posée par Kathleen. Bien trop facile. Un contact tactile qu’elle faisait croire à chaque instant. Une main sur sa cuisse. Une main sur son épaule. Son visage emprisonné dans les longs doigts de la brunette pour le contraire à la regarder. Lawrence se sentait pris au piège. « Pourquoi te soucier du passé duquel tu ne peux rien te rappeler? Je te l’ai dis Lawrence, et je le répéterais encore une fois, il vaut mieux le laisser enterré…Ça pourrait être si simple, tu sais… Ça ne tient qu'à toi... » Si simple ? Qu’est ce qui pouvait être si… Lawrenc exauça enfin le vœu de Cordelia en arrêtant brutalement de respirer, penser, réfléchir et même se perdre dans ses hypothèses lorsqu’elle pressa ses lèvres contre les siennes. Si simple. Oui. Guidé par un instinct qu’il estima sorti de nulle part, sans se douter un seul instant que ce n’était que le comportement habituel de Julian, que c’était son passé de Dom Juan qui ressortait, Lawrence glissa ses mains dans la nuque de Cordelia pour intensifier le baiser, les faire dégringoler ses courbes pour la serrer contre lui et…

Lawrence se détacha brutalement de la jeune femme. La respiration rapidement, les lèvres et les joues rosies de désir, Lawrence balbutia, haletant, oubliant que c’était elle et non lui qui avait fait le premier pas : « Je… je suis désolé, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, c’était… je… » avant de se calmer. Et de comprendre ce que sa réaction inexpliquée signifiait. Embrasser Cordelia lui avait permis de réveiller un autre lui. Un lui qui, il le pensait fortement, était lié de près ou de loin à sa véritable identité, et potentiellement à sa véritable personnalité. Est-ce que cela signifiait aussi qu’il avait aimé Cordelia bien plus que Kathleen ? Non, il ne pouvait s’y résoudre. Mais il ne pouvait nier aussi le fait qu’il recommencerait bien, là, maintenant, l’expérience. Voire la pousser plus loin. Se mordillant la lèvre, le pouce, le poing, Lawrence parvint reprendre le contrôle de ses battements de cœur. Presque. « J’y arrive pas. J’arrive pas à tout laisser de côté, je n’arrive pas à décrocher, j’arrive pas à cesser de penser. Même si pendant une seconde j’ai cru… » Il entortilla ses doigts tremblants dans les mèches brunes de Cordelia, confiant et naïf, très certainement, ne pouvait s’empêche de tout lui confier de ses doutes et de ses interrogations. « Cordelia… Tu penses que… » Il se mordilla la lèvre, peu certain de la pertinence de sa question à venir. « Ce serait mal vis-à-vis de Kathleen si je te choisissais toi ? Elle ne m’a pas cru lorsque je lui ai dis que je ne me souvenais plus d’elle. Toi… tu m’encourages à aller de l’avant, comme les médecins, comme mon psychologue, comme Jack. » Un enfant. Il était un enfant. Un enfant qui avait besoin qu’on le soutienne, qui avait besoin qu’on le rassure, qui avait besoin qu’on le guide et qu’on lui dise qu’il prenait les bonnes décisions. Hésitant, guettant à chaque instant dans les yeux de Cordelia un avertissement, ce fut lui qui rompit la distance entre eux deux cette fois pour l’embrasser à nouveau, se faire envahir par des gestes et des réflexes qui lui semblèrent étrangers mais qui lui permirent de gagner encore en assurance lorsqu’une de ses mains glissa dans le dos de la brune se faufila sous son tee-shirt pour amoindrir d’un cran encore la distance qui les séparait. Détachant ses lèvres des siennes, Lawrence lâcha un « Pourquoi moi, Cordy ? » d’une voix qui ne lui ressemblait pas. Une voix d’un homme plus assuré, une voix d’un homme qui n’était pas mal à l’aise, juste curieux. Une voix qui n’était pas la sienne depuis son réveil mais, et Lawrence ne pouvait que l’ignorer, n’était rien d’autre que celle de celui qu’il était.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Lun 3 Nov 2014 - 1:52


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

Lèvres contre les siennes, ce baiser était nul doute à sens unique, ou du moins, en apparence. La vipère qui saute sur le pigeon et y enfonce ses dents, empoissant sa proie de son venin à la fois envoûtant et délicieusement mortel, se préparant ultimement à dévorer sa cible. Vous vous doutez donc bien que la vipère fût surprise, pour le moins qu’on puisse dire, de constater que non seulement le pigeon n’avait-il pas la convoitise de lutter, mais il semblait aussi charmé par la tentation de ce baiser venimeux. Et la sorcière elle-même se surprenait à apprécier cet élan soudain de confiance, de virilité, de détermination. Sa main dans sa nuque, la serrant contre son torse nu, le voilà qu’il prenait les rênes tel l’homme qu’il était censé être. Ses lèvres rosées tentaient vainement de former un sourire malicieux en même temps qu’elles se pressaient contre celles du garagiste dans cette étreinte. Il allait de soi que Cordelia était plus que ravie de l’observer mettre de côté cette timidité embêtante et laisser place à un peu plus de…couilles? Oui, autant être vulgaire, c’est ce qu’il était en train de faire, et la brunette en était presque fière, prête à en tirer tout le mérite.

Et pourtant elle aurait du se douter que ce changement brutal de personnalité était trop beau pour durer. En moins de temps qu’il ne lui avait fallu pour sauter sur l’occasion de l’embrasser, Lawrence s’était aussi détaché d’elle avec une rapidité brutale, délaissant la sorcière pour le moins insatisfaite. Roulant les yeux devant cette énième preuve de pathétisme de la part du mécanicien, la succube pouvait déjà l’entendre bégayer jusqu’à un autre pitoyable bafouille ressemblant plus ou moins à une excuse quelconque. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait de lui demander de se taire et de l’épargner d’une quatorzième excuse dont elle ne pouvait pas se foutre davantage…Mais vous vous doutez bien que ça ne collerait pas trop avec ce petit personnage de sainte nitouche qu’elle s’éreintait à préserver. Le voilà qu’il rougissait et haletait comme un chien en panique ; saisissait-il enfin la menace que représentait la vipère? Non, probablement pas ; il était trop bête pour voir à travers son jeu, ou du moins trop bête pour croire qu’elle avait si ce n’est une once de méchanceté en elle.

Bref, si elle-même n’eût pas l’habilité de passer d’un extrême à un autre, elle l’aurait vachement suspecté la tendance de Law de passer d’un élan de confiance inaccoutumé à ce stade de gaucherie assommante. « Je… je suis désolé, je ne sais pas ce qu’il m’a pris, c’était… je… » Cordelia devait avouer que c’était presque réjouissant qu’on ne l’accuse pas elle pour une fois… Ce qui en soi était drôlement ironique car si elle était bien la fautive dans une histoire, c’était probablement celle-ci.
Et tout de même, elle pouvait l’observer, encore une fois, passer d’un extrême à l’autre, recouvrant une fois de plus un semblant d’assurance qui la laissait perplexe. C’était à se demander si le pauvre n’était pas schizophrène. Se mordillant la lèvre, il avait presque que quelque chose de séduisant à cet instant. « J’y arrive pas. J’arrive pas à tout laisser de côté, je n’arrive pas à décrocher, j’arrive pas à cesser de penser. Même si pendant une seconde j’ai cru… » La sorcière quant à elle se retenait de ne pas éclater de rire et optait donc pour le silence le plus totale et une certaine innocence nonchalante qu’elle feignait du mieux qu’elle pouvait au vu des circonstances. La brunette prétexta donc être intéressée parce que l’amnésique avait à lui avouer. « …Tu as cru que ? … » Les mains de Lawrence s’aventurant dans ses longues boucles brunes, Cordelia en profita pour déposer ses propres doigts fins contre ceux de Lawrence, comme pour imposer un autre contact entre eux, mais surtout dans le but de le déstabiliser davantage, parce qu’à ce stade-ci, c’était sa seule source de divertissement.

Les doigts qui commencèrent à trembler légèrement, Lawrence passait-il de nouveau de l’extrême gauche à l’extrême droit? Il était encore plus imprédictible qu’elle à l’instant. « Cordelia… Tu penses que… » Pense que quoi?! Bon sang qu’il la faisait chier à être aussi ridiculement maladroit, gauche et timide. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait de somnoler sur le coup, mais elle préférait jouer le jeu et feindre un certain intérêt et émotivité pour ce que le beau brun avait à lui dire. « Ce serait mal vis-à-vis de Kathleen si je te choisissais toi ? Elle ne m’a pas cru lorsque je lui ai dis que je ne me souvenais plus d’elle. Toi… tu m’encourages à aller de l’avant, comme les médecins, comme mon psychologue, comme Jack. » Attrapant les mains de Law qui traînaient dans sa longue chevelure brune, elle les serra dans les siennes, caressant tendrement leur revers ; on ne pouvait pas le nier, pour un monstre sans cœur, elle était drôlement douée pour jouer les Mary-Sue effarouchée. « Je ne souhaite rien que le meilleur pour toi, tu sais… » Souffla-t-elle d’une voix douce, battant presque des cils comme si ce n’était pas suffisant. « Si tu veux mon avis, cette Katherine – ou peu importe – dit-elle en roulant les yeux, à quoi bon se rappeler des prénoms des gens qui n’avaient aucune importance ? ne tient pas réellement à toi. » Marquant une pause, elle lâcha l’une des mains du garagiste pour poser la sienne sur sa joue, caressant ce visage d’une manière à la fois réconfortante et séductrice ; c’était son art, son talent. « En revanche, moi… Bien entendu, elle. N'était-ce pas toujours à propos d'elle? Je me soucie de ton bien, Lawrence. Je ne crois pas que ça soit sain de te poser toutes ces questions. » Ou en d’autres mots, fermes-la un peu, t’es à deux doigts de faire sauter ma couverture. Mais Cordelia savait pertinemment qu’à chaque fois qu’elle tenait un discours similaire, elle ne faisait que repousser l’inévitable de quelques heures, avec un peu de chance. « Enfin, tu fais ce que tu veux Law…Je n’ai pas envie de te voir souffrir, c’est tout. » N’était-elle pas adorable?! Pourriez-vous résister à cette acte si immaculée de la parfaite Mary-Sue?

Une chose lui paraissait claire ; Law, lui, ne pouvait pas y résister. Une fois de plus, la distance les séparant fût violemment coupée, mais à la plus grande surprise de la succube, ce fût le garagiste qui s’en était occupé. La voilà qui était définitivement surprise, et ce agréablement, pour changer. Et la surprise ne cessa pas de s’intensifier alors qu’elle le laissait enfin exprimer une certaine volition sous forme de caresse traversant son dos de façon suffisamment agréable pour la faire frémir tendrement. Rêvait-elle ou était-elle vraiment en face de Lawrence? Le même garçon angoissé, anxieux, gauche et pathétique avec qui elle discutait pas plus de dix secondes plus tôt? Le garçon semblait être devenu un homme, et ce n’était pas la démone qui allait s’en plaindre alors qu’elle continuait de presser ses lèvres contre celle du beau brun.

Mais il fût à nouveau celui qui brisa leur étreinte, délaissant la sorcière tout aussi irritée que la première fois. Quelle serait sa pitoyable excuse cette fois-ci? Combien de ‘désolé’ allait-il lui bafouiller à la figure? Douze? Non, c’était peut-être trop. Six, alors? L’amnésique ne manqua pas de l’étonner plus d’une fois en se limitant à deux trois mots, chuchotés d’un timbre assuré et curieux, plutôt qu’anxieux.  « Pourquoi moi, Cordy ? » Et tout comme il avait ressorti une deuxième personnalité du placard, c’est la vraie Cordelia qui répondit aux interrogations du  jeune homme. Morsure de lèvre de façon aguicheuse, la tête légèrement penchée de manière désinvolte, ses yeux marron fixant ceux de Lawrence sans cacher la moindre intention qu’elle avait derrière la tête, la brunette susurra de façon nonchalante : « Et pourquoi pas toi, Lawrence? » Oh oui, c’était bien le genre de la sorcière d’ignorer la question, de changer le sujet de façon aguicheuse. Abandonnerait-elle ce jeu puéril d’actrice pour dévorer sa proie comme elle se devait de le faire?

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Lun 10 Nov 2014 - 18:20



Depuis son réveil, s’il y avait bien une constante dans la vie de Lawrence, c’était son incompréhension. Les attitudes, les remarques, les paroles, les motivations, la plupart des actions des personnes qu’il rencontrait échappaient à sa compréhension comme l’eau lui glissait entre les doigts ou, plus tangible, ses souvenirs refusaient de se laisser saisir. Et s’il y avait bien une chose à laquelle il s’était habitué, c’était ça. Et il ne s’attendait pas à un jour parvenir à ne plus s’inquiéter de ne pas comprendre ce qu’il se passait. « …Tu as cru que ? … » La voix de Cordelia continuait, inlassablement, à le maintenir à flots. Qu’avait-il cru pendant ces brèves secondes ? Qu’il parviendrait à lâcher prise, à cesser de penser, cesser de tenter de comprendre, à aller de l’avant comme on l’enjoignait à le faire depuis plus d’un an. Le contact de leurs peaux l’embrouiller plus qu’autres choses, et pendant une fraction de respiration, Lawrence chercha ses mots. Qu’avait-il cru ? Que pensait-il ? Il n’arrivait pas à terminer ses phrases, parce qu’il ne savait pas vraiment ce qu’il essayait de dire à Cordelia. C’était ridicule, c’était misérable, c’était pathétique comme ces mots qui franchissaient lentement,  presqu’à contre cœur de toute évidence, ses lèvres tremblantes et malmenées. « Je ne souhaite rien que le meilleur pour toi, tu sais… Si tu veux mon avis, cette Katherine « Kathleen… » corrigea-t-il, agacé, entre ses dents, sans parvenir à se retenir. ne tient pas réellement à toi. » Les doigts de Lawrence s’échappèrent des boucles brunes de Cordelia. Kathleen ? Ne pas tenir à lui ? Oui, bien sûr, c’était censé. Après tout, elle le détestait maintenant, elle le prenait pour un menteur, un hypocrite, un profiteur, un lâche, et certainement bien plus – ou moins selon le point de vue. Kathleen, donc, ne devait plus beaucoup tenir à lui. Mais… était-ce pour autant une raison pour la trahir en la mettant de côté ? Et qu’es-tu en train de trahir, Lawrence ? La voix grave qui se fraya un chemin dans les pensées du mécanicien le fit frissonner, de concert avec les doigts de Cordelia posée sur sa joue, comme si les deux raisons du tremblement étaient soudainement indissociables. « En revanche, moi… Je me soucie de ton bien, Lawrence. Je ne crois pas que ça soit sain de te poser toutes ces questions. » Lawrence garda le silence, se mordillant la lèvre comme à son habitude, fermant les yeux pour se cacher, se concentrant sur leurs respirations conjointes. Elle n’avait pas tort, il devait s’en convaincre. Elle lui tenait le même discours que Jack, le même discours que son psychologue, et s’il n’avait pas réussi à les écouter jusque là, il devait bien reconnaître que Cordelia savait être tentante. Et puis, après tout, qu’est ce qu’il le retenait ? Ces pensées étrangères, ces gestes qui ne lui appartenaient pas, le contact prolongé avec la brune et leur premier baiser échangé semblaient briser des barrières dans l’esprit amorphe et chaotique du New-Yorkais, sans qu’il n’en ait pour autant conscience. Sa logique, bancale, l’amenait à rejeter ce à quoi il se rattachait jusque là pour mieux lui faire accepter l’évidence : au moins pour ce soir il fallait qu’il cesse de se questionner.

Ce qui ne manquerait pas de plaire à Cordelia vu son insistance. Les yeux brun de Lawrence s’infléchirent d’une décision et au lieu d’aller la chercher de force, il attendit de voir si une solution allait lui apparaître. C’était une autre méthode, qu’il fallait bien tenter, se morigénerait-il intérieurement, et il devait lui laisser ses chances. « Enfin, tu fais ce que tu veux Law…Je n’ai pas envie de te voir souffrir, c’est tout. » Un sourire surprit Lawrence à ainsi fleurir sur ses lèvres. « Je sais... j'essaye... » Cordelia était trop adorable pour son propre bien, c’était incompréhensible qu’elle soit venue chez lui. Non. Cesse de chercher à voir la logique des choses, l’enchaînement de causes et de conséquences, Lawrence Il fallait qu’il cesse. Maintenant. Elle était venue, c’était le fait qui était important. Ils étaient l’un à côté de l’autre : c’était l’autre fait important. Alors maintenant, il devait prendre les choses en main, il devait mettre de côté les raisons de Cordelia, il devait mettre de côté ses pourquoi et ses questions. Prenant son inspiration, Lawrence hésita, rejeta cette hésitation. Maladroit, il s’approcha de Cordelia, et rejeta cette maladresse. Et en quelques instants, il n’y eut en réalité plus que Julian pour s’emparer des lèvres de la brune, faire disparaître la distance qui les séparait, se montrer plus entreprenant que Lawrence n’avait pu l’être en plusieurs heures. Lorsqu’il brisa leur étreinte, il ne s’écarta pas cette fois de Cordelia, se contentant de laisser sa respiration dériver dans la nuque de la sorcière. Plus curieux qu’anxieux, plus amusé que déstabilisé, Julian avait totalement pris les commandes, dépassant la compréhension de Lawrence pour chasser loin de là sa gaucherie. Pourquoi moi chuchota-t-il à la sorcière. C’était une excellente question. Un sourire amusé devant l’attitude plus qu’explicite de Cordelia, Lawrence se déroutait, Julian s’étirait avec nonchalance dans son esprit, comme si la personnalité de l’amnésique menaçait de se dissocier à présent en deux êtres bien distincts, tant les différences entre Julian et Lawrence étaient grandes. « Et pourquoi pas toi, Lawrence? » Un petit rire, le brun n’eut pas vraiment conscience que son comportement était à l’opposé de l’homme perdu et infantile qu’il présentait en temps ordinaire. Sa voix moqueuse, lorsqu’il fit basculer Cordelia sur le lit, était la sienne sans l’être vraiment, complexe mélange d’incohérence et de cohérence, de logique et d’illogisme, comme s’il s’était enfin décidé à mettre en lumière sa capacité à se contredire en permanence. « Hum... on peut dire que c'est une réponse, acceptable qui plus est. » Il l’embrassa à nouveau, plus insistant, plus maître de la situation qu’à aucune autre moment. Lawrence ne savait pas exactement ce qu’il lui prenait, mais il lui semblait logique de réagir ainsi et ne retenait plus ses gestes ou ses mots. Tout cela lui semblait trop naturel pour intervenir, trop attendu de sa part pour que ça puisse le dérouter un peu plus. En temps normal, il n’aurait pas été aussi entreprenant. En temps normal, il aurait bégayé, non, balbutié, cette réponse qui ne lui ressemblait pas. En temps normal, aussi, il ne se serait pas entendu articuler un « Mais le point étant fait sur cette question, il convient de se poser sa sœur jumelle : pourquoi toi ? » Ses yeux bruns départis de leur éclat hagard et hésitant, se teintèrent d’une malice coquine. « Et tu as intérêt à être convaincante. » A dire vrai, elle l’était déjà bien assez. Mais pour Julian qui avait l’habitude d’être celui qu’on désirait et non celui qui désirait, il lui fallait la confirmation qu’elle ne se contentait pas de jouer avec lui comme avec un vulgaire pantin, et la personnalité de Lawrence était étouffée par celle, accablante, d’un Julian qui se sentait plus à l’aise que le mécanicien dans de telles situations.

Si le mécanicien commençait à subir un dédoublement de la personnalité par le retour d’une mémoire inopportune ? Assurément. S’il en avait conscience ? Sa bêtise et sa perdition l’en empêchaient. Lawrence avait décidé de cesser de chercher à comprendre, il laissait plus faire son instinct que jamais auparavant. Et sans nul doute que d’ici quelques heures, il allait se réveiller dans les bras de Cordelia sans aucun souvenir de cette pause nocturne, sortant d’un black-out qui ne lui avait que trop peu manqué ces derniers mois. Pour le moment, en tout cas, Cordelia se retrouvait sans le savoir à la personnalité pleine et entière de Julian, guidée par les souvenirs épars de Lawrence.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mer 17 Déc 2014 - 22:07


the woman who could never say the truth

the evil slut woman who only loved herself and couldn't say the truth to save her life.

« Pourquoi moi, Cordy ? » Hmph, bonne question. Pathétique, cruellement naïf, pitoyablement influençable, gauche et irritant, le seul attrait du pauvre mécanicien résultait en sa belle gueule – comme quoi, c’était le fort de tous les garagistes en ville. Et la voilà, elle, l’éternelle juge vindicative, rabaissant les autres sans bassesse, communément au pinacle de sa gloire, perchée du haut de ses talons de marque, qui –  ironiquement – se rabaissait, sans réellement savoir elle-même pourquoi, à côtoyer ces misérables spécimens, ces piètres excuses d’hommes que pouvaient être ces abrutis de Lawrence, de Connor ; nommez-les, ce sont tous des vauriens. Elle s’attendrissait voilà, était-elle forcée de constater. Il ne manquerait plus qu’elle ne ramollisse d’ailleurs en addition, comme si vivre avec la réalité qu’elle avait déjà plus d’un demi-siècle en balais derrière elle n’était pas suffisant…

Alors pourquoi sollicitait-il une réponse à une question du genre en faisant, enfin, preuve d’un semblant d’assurance et de dignité – qualités primordiales pour ne mériter si ce n’est un semblant d’égard et de considération de la part de la brunette. Enfin… Encore fallait-il  savoir s’il n’était pas déjà trop tard pour ça à vrai dire. Car oui, si Cordelia était, possiblement, agréablement surprise de ce revers nettement indispensable dans le comportement de Lawrence, demeurait-il encore à savoir s’il pouvait arriver à changer l’avis de la sorcière sur sa piètre personne. Et puis, pourquoi maintenant? Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, Lawrence agissait encore comme le dernier des petites merdes il n’y avait pas plus de vingt secondes, et le voilà enivré d’un nouvel aplomb, d’une attitude confiante, d’un gabarit assuré et un tant soit peu imposant. Il avait l’air d’un homme, là, tout de suite, un vrai. Et Cordelia mentirait si elle disait que ce n’était pas excitant, ou du moins, que ça n’avait pas son charme singulier. Surtout chez quelqu’un comme Lawrence qui l’avait accoutumée, en moins de temps qu’il en fallait pour n’importe qui d’autre, à son taux de pathétisme impromptu, insolite et, plus particulièrement, déroutant pour quelqu’un d’aussi séduisant que lui.

Accompagnant ainsi ce changement d’attitude et de comportement par quelque chose de similaire, la succube salua les fausses apparences, les sombres airs de bonne fille, les fourberies improvisées et sollicita de nouveau son naturel à revenir au galop. Ces dents blanches comme neige percèrent contre ses lèvres sucrées, professant ses prouesses aguicheuses alors que ses iris caféinés traduisaient de ses intentions corrompues sans l’once d’une trêve quelconque: « Et pourquoi pas toi, Lawrence? » Collés l’un à l’autre, précédemment séparés d’une étreinte qui était bien plus plaisante que ce beau-parler inutile, que ces questions lassantes, la démone fût une fois de plus agréablement surprise lorsque Lawrence la bouscula contre le lit, sur lequel elle atterrit sans mal, escortant même l’atterrissage, pour le moins qu’on puisse dire, d’un bousculement de tête qui fit valser ses longues boucles maronnes. « Hum... on peut dire que c'est une réponse, acceptable qui plus est. » Elle haussa les épaules, fronça le nez et les yeux de cet aplomb désinvolte, une moue appariant le tout dans un assortiment cohérent. Un fin rictus étirait ses lèvres dans cette subtilité qu’elle-seule semblait maîtriser, bien que son regard, lui, ne faisait pas preuve du même exploit. Oh, pour la trahir, il la trahissait. Et quand le beau brun l’embrassa à nouveau, elle ne pût s’empêcher de tenter de celer un léger rire malicieux qu’elle tût en collant avidement ses lèvres rosées contre celles plus fines du garagiste. « Mais le point étant fait sur cette question, il convient de se poser sa sœur jumelle : pourquoi toi ? » Adieu le regard hésitant, le regard revendiquant pitié, transpirant la hésitation et la faiblesse, Cordelia accueillait volontiers ce nouveau regard embrasé d’une malice coquine qu’elle ne pouvait que connaître puisqu’elle la partageait elle-même.  « Et tu as intérêt à être convaincante. » Il en devenait même prétentieux. L’ironie. Ce changement d’attitude lui paraissait toujours aussi soudain et insolite que la sorcière ne put s’empêcher de regagner ses bassesses et fourbes habituelles. « Regardez qui s’est enfin pourvu d’une personnalité… » Un pouffement de rire s’échappa de ses lèvres teintées d’un rose naturel, avant qu’elle ne hausse les sourcils, délaissant place à la raillerie qui l’habitait sans cesse en temps normal. « Ce n’est pas trop tôt. »

Décollant le dos du lit, elle se releva, forçant le jeune homme à faire de même et de reculer un peu par la même occasion, mais pas une seconde se décollait-elle plus de quelques centimètres du torse de Lawrence. Passant subtilement ses délicates mains contre les pectoraux du brun, la sorcière semblait embrasser, non pas Lawrence, mais bien cette nouvelle attitude qui ne la laissait pas de marbre. Pas seulement parce qu’il était plus attrayant de la sorte, mais aussi parce qu’elle avait l’impression que quelque chose ne tournait pas rond. L’avait-il manipulée depuis tout ce temps? Impossible. Elle aurait vu à travers son jeu. Elle était la manipulatrice d’expérience. Quelqu’un d’aussi minable que Lawrence n’aurait pas pu la piéger elle. C’était tout bonnement infaisable. Pas lui. Et pourtant, force était de constater qu’il était vraiment convainquant présentement et qu’elle ne voyait pas réellement quelle autre explication pouvait-il y avoir derrière cette mascarade. Avait-il prétendu pendant tout ce temps avoir oublié son passé, alors que ce ne fût jamais le cas? Tant de questions, autant de par chez elle que lui, et pourtant, aucun des deux semblaient avoir les réponses pour l’autre. C’était le cas de la sorcière, tout le moins, qui adorait plus que tout éviter les questions. « Et je te répondrais, pourquoi pas moi? » dit-elle d’une fausse candeur qui lui allait si mal, elle succube des temps modernes. Un léger ricanement aux mêmes sonorités suivit le tout, avant qu’elle ne le pousse contre un mur, sans se préoccuper la moindre seconde si elle lui avait fait mal  – ça l’aurait peut-être même arrangée, si ce eût été le cas.

Plaquant ses lèvres férocement contre celles du jeune homme, essentiellement dans le but qu’il se taise, parce que même s’il semblait s’être procuré une personnalité chez le super marché du coin pendant qu’elle eût regardé ailleurs brièvement, il semblait que celle-ci soit toujours aussi fanatique des questions accablantes – au plus grand désarroi de la succube. Freinant ses assauts, la brunette poursuivit, d’un timbre chaud et sensuel, cette conversation sans sens. « Mais je t’en pries, Lawrence. Si tu as mieux à voir ailleurs, je ne te retiendrais pas. » Sa main caressant le haut de son dos, brûlant – de désir, osait-elle espérer, elle était encore suspicieuse malgré les gestes qu’elle entreprenait. Passer de minable à une personne aussi confiante, ce n’était pas le genre de changement qui s’exécutait en quelques secondes, pas même dans les films hollywoodiens les plus ridicules. Cordelia gardait toujours en tête qu’elle se faisait peut-être tout simplement berner, et orgueilleuse qu’elle était, elle avait du mal à avaler que ça soit par quelqu’un comme le mécanicien. « Mais je dois avouer que ça ne serait pas faire preuve de très bonnes manières avec son invitée… » Dit-elle en se glissant à son tour contre le mur, les faisant changer de position par la même occasion. Elle allait bien finir par trouver ce qui clochait chez lui.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Mar 30 Déc 2014 - 20:42



Ce n’était pas que Lawrence n’était pas lui-même, c’était qu’il l’était sûrement un peu trop. Ses mouvements, son attitude, le ton de sa voix, tout lui était étranger et pourtant familier, et c’était à coup sûr ce balancement constant entre deux opposés qui créait en lui cette déchirure presque douloureusement et cette impression plus qu’omniprésente d’être spectateur d’un théâtre de rue dont il ne connaissait ni les tenants, ni les aboutissants, mais qu’il était contraint de subir sans pouvoir intervenir. Plus compliqué encore, s’il fallait rajouter un niveau de complexité, Lawrence n’avait pas vraiment conscience de tout cela. Toujours ce même combat, toujours ce même équilibre entre le connu et l’inconnu, comme s’il était voué à rester éternellement sur la même brèche. Sans savoir d’où lui venait ses mots, il s’entendit rire, rétorquer à Cordélia un pourquoi toi ? taquin voire insolent. Teinté d’une assurance malsaine. Anormale. Qui n’avait rien à faire dans la bouche de Lawrence. Un frisson le parcourut, lorsqu’il s’hasarda sur la voie de la prétention que fréquentait plus assidument Cordélia et Julian en son temps. « Regardez qui s’est enfin pourvu d’une personnalité… » Le pouffement de la sorcière trouva son frère chez Lawrence, pourtant blessé de cette ironie non pas sans fondement. Qu’il était ridicule en temps normal, qu’il était agréable de se comporter enfin comme il se devait ! Comment ça ? Ce n’est pas toi, Law, cet homme confiant et sûr de lui. Arrête, arrête ça tout de suite ! Un frisson le parcourut. Foutaises, c’était lui et pleinement lui, il n’y avait pas de doute à avoir. « Ce n’est pas trop tôt. » Un sourire effaça le trouble du mécanicien qui rétorqua un petit « Mieux vaut tard que jamais dit on… », plus pour avoir le dernier mot que par réel intérêt pour ses propos, alors qu’elle se relevait et le faisait reculer d’une main posée sur le torse. « Et je te répondrais, pourquoi pas moi? » Il arqua un sourcil. Et si ? Le ricanement qui suivit, il ne put que le reprendre en levant les yeux au ciel. Rougi, écarte toi, qu’est ce que tu es en train de faire idiot ? Il était en train de rire, voilà tout, il n’y avait rien de répréhensible dans ses mouvements. Alors pourquoi cette impression de décalage ? Pourquoi cette volonté de se reprendre, de revenir à son attitude habituelle, de… Tais toi. D’accord. Lawrence cessa de penser, souffla, laissa venir les choses lorsque Cordelia provoqua une nouvelle proximité entre eux, saisissant à son tour l’occasion de joindre leurs lèvres ce dont il profita, en accord total cette fois avec toutes ses personnalités sorties d’on ne savait où, oubliant une fraction de secondes d’être stupide. « Mais je t’en prie, Lawrence. Si tu as mieux à voir ailleurs, je ne te retiendrais pas. » Julian la fit taire en cueillant à son tour ses lippes. Lâche là, tout de suite. Il balaya d’un geste immatériel, qui fit glisser son visage dans la nuque de Cordelia, cette pensée affolée venant de lui traverser l’esprit. Elle n’avait rien à faire là : il était dans le même lit qu’une belle femme aussi vêtue que lui, pourquoi ne pas en profiter ? C’est une invitée, c’est une amie, elle a été tabassée ! Et alors ? La situation s’était inversée à un moment fugace et le New-Yorkais commençait à peine à le percevoir. « Mais je dois avouer que ça ne serait pas faire preuve de très bonnes manières avec son invitée… » conclut-elle, en écho involontaire de ses pensées. Invitée. Que sous-entendait-elle exactement par ce mot ? Qu’elle veut dormir ? Lawrence esquissa un sourire. Il n’était pas si naïf tout de même. « Je suis un galant homme, il me semble te l’avoir déjà prouvé… » La voix, grave, de Lawrence, chercha un instant ces mots, profitant de ces quelques secondes de répit pour s’apercevoir qu’il ne pensait absolument plus à Kathleen et que ça lui faisait mal, pleinement, de s’en rendre compte. Quelques secondes de répit pour prendre son souffle, parcourir de ses doigts nerveux d’un désir grandissant les courbes de la brune que son regard convoitait de plus en plus sans se cacher. Ne va pas plus loin, imbécile, retourne dormir, allez… Dormir ? Ce n’était plus vraiment possible dans l’état actuel des choses sans une bonne douche froide qui, comble de l’ironie, risquait de le réveiller davantage encore. « Mais ne t’inquiète pas, Cordy, j’ai été bien élevé. Exige et j’exaucerai le moindre de tes désirs. » Elevé, oui, mais par qui ? Souffle coupé, Lawrence chercha à masquer le trouble qui le surprit à cette simple question à laquelle il ne pouvait apporter la moindre réponse. Tout était là, à portée de main, à portée de soupir, tout était là, quelque part dans son esprit, quelque part par… Il recula précipitamment, peinant à respirer, une douleur au niveau du cœur se propageant dans ses muscles. Crise de panique ? Peut être. Il recula à nouveau, sentit le bord du lit et se leva avec hésitation, tituba, chercha refuge dans la salle de bain où il s’éclaboussa le visage dans l’espoir de reprendre une respiration normale. « Kathleen. Ju…. Justin ? » Presque, il l’avait presque, il… Son poing percuta le bord du lavabo dans un geste rageur, envoya promener le peu de produit de beauté qui s’y trouvait et attrapa la serviette la plus proche pour revenir dans la chambre où il avait si brusquement abandonné, une nouvelle fois ne manqua-t-il pas de remarquer, Cordelia. Pendant une fraction de seconde, il resta à l’embrasure de la porte, incapable de savoir quelle attitude tenir, quelle personnalité revêtir, à qui offrir le contrôle de ses mots et de ses mouvements.

« Je… » Je suis désolé, je m’excuse, excuse moi, c’est totalement inconvenant, on devrait aller dormir, non ? Tu vas être fatiguée. Tu veux un verre d’eau ? Avec la nonchalance de celui qui ne se sent pas coupable d’un tort quelconque – y avait il vraiment eu tort quelque part tout compte fait ? – Lawrence s’adossa à la porte. « Je crois qu’il me faut relire la définition de galant, finalement. Tu m’apprends ? »


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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Sam 3 Jan 2015 - 1:05


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« Je suis un galant homme, il me semble te l’avoir déjà prouvé… » La voix, grave, du jeune homme vint lui caresser les oreilles comme une douce symphonie, éveillant un certain désir chez la sorcière, l’aguichant curieusement tout en piquant sa curiosité. Comme il ne fallait pour certains que d’un simple regard, d’un simple geste, il suffisait parfois que de la juste intonation, ainsi qu’un souffle incandescent cajolant avec passion contre votre cou, pour venir exalter chaque pores de votre épiderme jusqu’à l’embrasement de ceux-ci, de vous faire flancher l’échine à sa courbe la plus parfaite… Cordelia était l’une de celles dont le timbre de voix maîtrisé avec perfection pouvait être suffisant. Il allait de soi qu’elle était fascinée de voir Lawrence s’y prendre si bien à un jeu auquel à priori il n’avait que très peu d’expérience, mais surtout dans la mesure où elle n’avait jamais attendue de lui de telles prouesses…mais ce n’était pas pour la déplaire. La succube était la première à dire que c’était un réel gâchis qu’une gueule aussi séduisante que celle du mécanicien soit gaspillée par une personnalité et un tempérament aussi pathétique que puéril. Les doigts du jeune homme, fugaces, se baladèrent le long de ses courbes, dans une escapade charnelle, à la recherche d’un trésor dont il connaissait très bien l’emplacement, mais qu’il laisserait consciencieusement de côté pour faire languir la sorcière. Qui aurait cru que le beau brun serait aussi enjôleur? D’une voix, décidément moins grave que celle du jeune homme, plus sucrée et suave, la démone – éternelle menteuse et fourbe – se contenta de quelques mots, suffisants pour répondre au jeune homme, mais toujours minimalement vague, une de ses spécialités. « Ma mémoire doit me faire défaut. Je suppose, en revanche, que tu es toujours en disposition de me le prouver à nouveau… Non?» Ses dents, blanches comme neige, lacérèrent sa lèvre inférieure avec violence alors qu’elle observa la plastique du mécanicien, frêle, mais suffisamment athlétique pour lui plaire.

Et tous les deux exhibaient en ce moment-même une fresque intrigante et insolite, tous les deux à jongler, peut-être un peu bêtement – même la sorcière – entre leurs personnalités différentes, et à priori nombreuses. Pour l’un, un caractère oublié et enseveli dans un vague souvenir d’une vie qui n’était plus la sienne versus celui qui avait pris sa place en dépit des circonstances. Pour l’autre, un caractère fabriqué de toute pièce et qui, à présent confrontée à des circonstances pesantes, défaillait contre celui de sa vraie nature – ce dernier qui revenait au galop et réquisitionnait à présent son trône et son dû, jugeant cet imposteur inapte pour faire affaire à cette nouvelle situation pour la moins sensuelle.
Plus Lawrence poussait le vice, plus la succube semblait esquisser un rictus malin et vicieux, piquée commodément par les mots du brun. « Mais ne t’inquiète pas, Cordy, j’ai été bien élevé. Exige et j’exaucerai le moindre de tes désirs. » Hmm…Un soumis qui plus est. Oh, elle se demandait encore ce qu’il était advenu du Lawrence d’il y a quelques minutes, mais cette nouvelle toile lui plaisait bien plus que la précédente, et elle se serait presque laisser tomber impulsivement dans ses bras si elle n’avait pas été de nature prudente et paranoïaque. À quoi jouait-il? Avait-ce un rapport quelconque avec son amnésie? Ironique. C’était elle qui s’était fait tapé sur la tête, et c’était lui qui déréglait malgré tout. Désinvolte et toujours aussi furtive dans ses discours, elle s’adressa au garagiste dans son espièglerie coutumière. « Attention, Lawrence. Je pourrais te prendre au pied de la lettre. » Ses doigts, tout aussi furtifs que la sorcière elle-même, fuyaient vers le torse du jeune homme, caressant lascivement cette épiderme hâlé, alors que ses iris caféinés fuguaient à leur tour vers ce corps qu’elle pourrait déjà être en train de savourer si ce n’était pas pour son esprit paranoïaque qui lui disait que quelque chose ne clochait pas rond avec les soudains talents de séducteur du garagiste qui, précédemment, n’aurait même pas pu affiler deux mots après l’autre sans bégayer pathétiquement. « Joins le geste à la parole et on en reparlera peut-être. » le défia-t-elle, cette suffisance habituelle jonchant chaque trait de son visage, pendant à ses lèvres, rutilant dans ses yeux.

Et en à peine quelques secondes, tout chavira à nouveau. L’assurance et la malice frétillant dans le regard du mécanicien se dissipaient, laissant place à cette maladresse et panique avec lesquelles il avait familiarisé la sorcière. Irritée, ses iris roulèrent, délaissant complètement Lawrence à sa crise de panique qui l’ébranlait présentement alors qu’elle demeurait blasée par ces incessants changements de comportements chez lui. Et on la traitait de folle, elle, la blague. Celui qui avait besoin de soutien professionnel, il était devant elle. Et il aurait pu la supplier de quoique ce soit, qu’elle n’aurait pas flanché moindrement. Lawrence n’était qu’un divertissement, oubliable et substituable, il ne fallait pas oublier. Sa succincte fugue à la salle de bain se révéla être suffisante pour l’indisposer et l’exaspérer, suffisamment pour qu’elle ne s’allonge de nouveau sur le lit. Ce n’était pas la première fois qu’il l’abandonnait aussi brusquement et si Cordelia eût joué les saintes en début de soirée, elle n’était plus intéressée par ce jeu puéril, et par conséquent, elle n’était pas prête à se montrer aussi conciliante que son précédent personnage le voudrait. « Je… » Un énième soupir s’éprit de la succube l’espace de quelques secondes, mais son intérêt fut promptement piquée à nouveau par le beau brun qui concluait enfin son discours. « Je crois qu’il me faut relire la définition de galant, finalement. Tu m’apprends ? » Désinvolte, peut-être même d’apparence désintéressée – pouvait-on lui en vouloir après s’être faite abandonnée à deux reprises – elle enroulait l’une de ses longues boucles caféinées autour de son frêle doigt, laissant échapper de ses lèvres rosées quelques mots. « Je ne sais pas… Ça dépend... Tu comptes m’abandonner à nouveau? » Elle prit une pause dans son petit manège capillaire, et releva ses iris pour rencontrer celles de Lawrence, puis poursuivit. « Petit indice, sucre d’orge, la galanterie ce n’est définitivement pas ça. » La succube prit un instant pour balancer sa chevelure derrière ses épaules, dévoilant légèrement davantage les courbes indécentes de sa poitrine. « Tu sais, si c’est d’une douche froide dont tu as tant besoin, ça peut toujours s’arranger... » Elle ne lui adressa pas de regard, mais un rictus s’ébaucha contre ses lèvres, avant qu’un gloussement ne s’en suive. Aguicheuse un jour, aguicheuse toujours.

Curieuse, elle se questionnait toujours sur les raisons derrière ce changement si succinct de personnalité. C’était peut-être hypocrite venant de sa part, mais le sien était bien plus facile à expliquer, mais surtout à comprendre. Celui de Lawrence, quant à lui, la laissant pantoise. Elle décida donc de conclure sur une tentative opportuniste comme une autre. « Qui t’aurait cru ... si entreprenant…C’est à se demander ce qui s’est passé avec le Lawrence qui m’a accueilli si maladroitement dans son appartement un peu plus tôt… » Vague, flou et sans être réellement une question, elle s’approchait de la réponse furtivement.

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MessageSujet: Re: « the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence   Sam 17 Jan 2015 - 22:11



Il fallut toutes les années de pratique de Julian pour lui faire parvenir à conserver une nonchalance totalement dénuée de cette culpabilité qui vibrait en lui comme un rappel constant de son incompétence. Ce qui était troublant. Pendant toute son enfance, puis son adolescence et enfin sa vie d’adulte, la confiance en soi accentuée jusqu’à devenir pleinement de l’arrogance avait guidé les choix du New Yorkais. Et s’en retrouver déposséder brutalement sans savoir même ce qui était la norme pour lui ou l’origine de tout cela manquait à chaque seconde de le faire exploser d’incompréhension. Il lui fallut quelques secondes, donc, pour se composer un visage, faire le point sur ce qu’il était, faire le point sur ce qu’il croyait être et surtout sur ce qui était en train de se passer, pour qu’il parvienne à s’envelopper dans des faux semblants et qu’il prenne le parti, non pas de s’excuser, mais de se positionner encore et toujours comme s’il avait une maîtrise totale des derniers événements. Y compris de sa petite crise de panique qui lui avait offert sur le bout des lèvres un nom, un prénom, quelque chose de décisif – il en était certain – pour débloquer des souvenirs jusque là hors d’atteinte. Un soupir, Lawrence s’évertua à chasser tout cela de l’instant présent pour se concentrer sur ses pensées. Et sur la jeune femme dans son lit qui ne semblait ni convaincue par sa nonchalance, ni lui en vouloir plus que de raison pour sa nouvelle fuite. « Je ne sais pas… Ça dépend... Tu comptes m’abandonner à nouveau? » Avec une certaine difficulté et un malaise latent, Lawrence se força à sourire, amusé. Incroyablement embarrassé par les circonstances et ce à quoi il faisait face, il ne parvenait plus à être quelqu’un en particulier. Autant un peu plus tôt, ses actions et paroles lui étaient totalement étrangères, autant à présent il parvenait de moins en moins à avoir un semblant de cohérence entre ce qu’il souhaitait faire, ce que ses pensées lui soufflaient, ce que son attitude lui hurlait d’assumer comme étant sa véritable personnalité et celle qu’il s’était forgée à partir de rien sur un lit d’hôpital. Tu comptes m’abandonner à nouveau ? S’il avait été du genre à répondre franchement, un vif j’en ai rien à foutre de toi aurait franchi ses lèvres pour toute réponse. Vraiment. Actuellement, elle était le cadet de ses soucis, alors qu’adosser à l’embrasure de la porte, il était incapable de faire le moindre mouvement ou de prendre une initiative quelconque. « Petit indice, sucre d’orge, la galanterie ce n’est définitivement pas ça. Tu sais, si c’est d’une douche froide dont tu as tant besoin, ça peut toujours s’arranger... » Conflit interne, perte complète de repère ? Quelle que fusse la véritable raison de son mal être grandissant, tout était lié à ce que Cordelia était en train de sous entendre et l’attitude qu’ils avaient tous les deux depuis le réveil involontaire du brun et inopinée de la sorcière. Il déglutit avec peine, avortant un mouvement de fuite qui heurtant le mur.

« Je ne crois pas que ce soit de ça dont j’ai actuellement… besoin » articula-t-il avec difficulté, oscillant sans se lasser entre cette hésitation qui était propre à Lawrence, et cette réflexion julienne qui les avait poussés, lui et son ambition, vers un avenir anciennement prometteur. Il se refusa à faire le moindre mouvement, trop occupé à combattre les démons qui l’entouraient. Uniquement visibles à ses yeux égarés, exclusivement audibles à sa respiration accélérée, tangibles seulement à ses tremblements grandissants, ces spectres mnémoniques l’étranglaient lentement pour mieux réduire en cendres le peu de lutte qu’il parvenait à leur opposer. Un flottement en profita pour s’immiscer entre eux deux, entre un Lawrence toujours à distance et une Cordelia interrogative. Un flottement dont Lawrence ne savait pas quoi faire ni comment l’interpréter mais dont il profita pour reprendre son souffle et se calmer légèrement. A ce rythme là, il n’allait pas tenir longtemps.

« Qui t’aurait cru ... si entreprenant…C’est à se demander ce qui s’est passé avec le Lawrence qui m’a accueilli si maladroitement dans son appartement un peu plus tôt… » Dans un premier temps, il dut accuser le choc d’une question aussi franche et d’une remarque aussi audacieuse. Parce que ce fut ainsi qu’il comprit les derniers mots de la brune. Le véritable problème, c’était que Lawrence était lui-même incapable de répondre à cette question. Le véritable problème, dans l’affaire, c’était que cette interrogation même le jetait dans un gouffre de panique où une autre question le recueillait en son sein pour ne plus le lâcher. Suis-je totalement fou ? On pouvait légitiment se le demander en le voyant ainsi débattre en lui-même sur le sujet. Se mordillant la lèvre, il offrit maladroitement à Cordelia l’un de ses sourires les plus penauds en reprenant. « Personne je pense… et je crois que ce Lawrence est revenu… » Une nouvelle inspiration, pour décontracter ses muscles. Un nouveau pas en arrière, le long de la porte, du mur, sortant de la pièce, s’éloignant davantage de Cordelia. « Je suis désolé, je… je ne peux pas… il vaut mieux que l’on redorme, on était bien parti, à la base… » Il ferma les yeux, le temps de faire le point et de se rendre compte que c’était inenvisageable pour le moment. « On verra… demain… » D’accord ? Sans attendre de réponse, de peur très certainement d’être pris de remords ou, pire encore, de ressombrer dans cette attitude qui ne lui appartenait pas de Don Juan mêlé de… il ne savait quoi, Lawrence trouva une nouvelle fois refuge dans la salle de bain.

C’est moi, là devant. C’est moi et ce n’est pas moi. C’est moi, et c’est un inconnu qui me regarde. Appuyé sur la surface froide du lavabo, Lawrence se trouvait incapable de se rendormir, guettant l’aube avec appréhension. Ses yeux noirs rencontrèrent leur portrait dans le miroir, comme les premiers jours après son réveil. Ils le hantaient, ces yeux. A suivre son visage légèrement hâlé maintenant, à courir sur son torse d’une cicatrice à l’autre, à chercher des réponses dans ses cheveux noirs et ce tic qui agitait ses lèvres. Un inconnu le toisait d’un regard noir, d’une moue suspicieuse. Les deux pupilles s’affolèrent, tombèrent sur le poignet de Lawrence pour s’accrocher au bracelet de tissu qui y pendait misérablement. « Lawrence August Blain » Il avait besoin de lire cette identité pour s’y raccrocher et la faire sienne, oublier qu’elle ne l’était pas, passer à autre chose et accepter de faire une croix sur son passé, même aussi proche que Kathleen. Comme un mentra, ses lèvres articulèrent avec une conviction forcée. « Aucune attache, aucun passé, ce n’est pas grave. » Mais ce n’est pas ça le problème. Son poing percuta le lavabo dans un juron craché. Ce n’était pas son amnésie le problème, pour une fois. Et s’il était nécessaire de le préciser, c’était cela même qui perturbait le plus le New Yorkais. Ce n’était pas l’amnésie, c’était ce lui qu’il devenait sans l’être, c’était ce mélange d’émotions et d’actions qui l’amenait très certainement plus proche d’une certaine folie qu’il ne l’avait jamais été jusque là.

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« the woman who could never say the truth » ㄨ cordelia&lawrence

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