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 demons lay in waiting ▬ sacha

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MessageSujet: demons lay in waiting ▬ sacha   Mar 18 Sep - 22:17

    A ssoupi, je ne manque pas de bondir lorsque j’entend mon portable vibrer. Je venais apparemment de recevoir un message ; c'est en baillant et s'étirant que je me suis redressé pour le prendre sur mon bureau au milieu de mes ouvrages psychologiques. Effectivement, je n’avais pas rêvé, l'écran de mon téléphone clignotait avec le nom de William. Ce dernier m’envoya un message pour me demander où est-ce que je me trouve. Je secoue la tête avec un sourire malicieux, tête en l’air, il a oublié qu’aujourd’hui, je finissais plus tard. En effet, j’ai reçu une prise de rendez-vous apparemment urgente, de la part d’une jeune femme. Au son de sa voix anxieuse, je ne me suis pas posé de questions : je l’ai prise en heures supplémentaires. Je ne suis pas assez cruelle pour la mettre sur une liste attente de plusieurs mois pour un soucis constaté que récemment et assez inquiétant d’après ses dires.

    Je pose un regard sur l’horloge : il est dix huit heures trente. Ma patiente ne devrait pas tarder à arriver. Cheveux tombant en cascade sur mes épaules, je patiente gentiment sur ma chaise de bureau, face à mon ordinateur. J’ouvre son dossier et je me renseigne sur le profil de la jeune femme. Mlle Wälberg ; ce nom me rappelle celui de Lukas. Une parente ? Je hausse les épaules, cette précision est hors contexte médical, et à vrai dire je m’en contrefiche. Je constate juste que le hasard fait bien les choses, un nom de famille peu commun à New York. J’essaie de comprendre l’objet de sa visite. Avec les quelques informations que j’ai sur elle, à l’issue d’un questionnaire, je peux imaginer qu’il s’agit d’un problème récurrent et surtout récent. Je soupire, je pivote sur ma chaise les bras rejeté en arrière, en un oreiller, je ferme les yeux pour me reposer. J’ai eu une dure journée, et le temps passe. J’aimerai beaucoup être à l’heure pour le dîner. William m’attend à la maison. Alors que je reposais à nouveau mon regard sur l’horloge, ma secrétaire me téléphona. Ma patiente était arrivé. Soulagée, je vois que cette dernière est dans les temps et ne me retardera pas pour rentrer à la maison. Je me lève rapidement afin d’ouvrir la porte de mon cabinet, je traverse le couloir passant devant le bureau de mes collègues rentrés chez eux. Une jeune femme à la chevelure de feu m’attendait. Un visage doux, une peau pâle contrastant avec la couleur farouche de ses cheveux. Je lui adresse un sourire bienveillant en l’invitant de rentrer dans mon cabinet.

    « Mlle Wälberg ? Bienvenue, si vous pouvez-me suivre s’il vous plaît ? »

    Je lui tourne le dos avant de me diriger vers mon bureau grand ouvert. Le cabinet étant vide, il n’y aura pas de soucis de confidentialité. Quoique par respect, une fois qu’elle passa le seuil de mon bureau, je ferme la porte derrière moi. Je m’assois dans mon fauteuil, ayant pris soin de retourner l’écran devant, son dossier sous les yeux. Je le relis rapidement avant de frapper dans mes mains comme pour marquer le début de la séance. Je l’observe avec bonté avant de lui demander d’une voix posé.

    « Alors. Ceci est une séance introductive qui ne vous sera pas facturé. Nous allons d’abord dans un premier temps avoir un échange, donc un dialogue pour que je puisse cerner la raison de votre présence. Et en fonction de notre discussion, je vous expliquerai le déroulement des séances suivantes. »

    Je marque une pause pour lui laisser le temps d’assimiler la procédure de notre séance. J’en profite, sans manquer de m’excuser, pour boire un peu à ma bouteille d’eau. Je me lève pour me diriger vers la cafetière afin de lui faire un café que je lui sers à la minute qui suit. Je me rassois sur mon fauteuil avant d’entamer les préliminaires.

    « Commençons si vous le voulez bien. Pourriez-vous m’expliquez pourquoi vous avez pris rendez-vous dans mon cabinet ? »
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MessageSujet: Re: demons lay in waiting ▬ sacha   Sam 29 Sep - 11:03


Demons lay in waiting feat Shona & Sacha



Il n'y avait qu'un mot pour décrire ce que je ressentais à cet instant précis. De l'anxiété. Et de la nervosité, aussi. Passant maintes et maintes fois ma main dans mes cheveux ondulés, je tentais de garder une respiration calme, normale. J'avais appelé une psychologue. Moi, Sacha Wälberg, m'étais abaissée à demander de l'aide. Bon, fallait bien que ça arrive un jour, il faut parfois savoir mettre de côté sa fierté, surtout lorsque l'on a déjà essayé de se défaire de ses problèmes seule sans y parvenir. Alors oui, j'avais pris ce rendez vous. Je devais me prendre chez ma psychologue dans une heure. Je craignais le pire, jamais je ne m'étais confiée à qui que se soit au par avant, surtout pas à une inconnue. Mais ce qui m'arrivait était trop étrange pour que j'en parle à mes proches, il fallait que j'en informe quelqu'un, mais quelqu'un qui soit tenu au secret professionnel.


Inspire. Expire. Rester calme. Je fini par décider d'aller prendre un bain chaud, ce qui me détendrait surement avant la séance. Nue, mes longs cheveux détachés, je me glissais dans l'eau presque bouillante et soupirais de plaisir. Une fois dans le bain, je fermais les yeux, songeuse. Me revinrent à l'esprit des souvenirs plus que perturbateurs. Comme la fois où j'avais battu à mort Lorenzo, cet amant qui m'avait tant procuré de moments inoubliables, et qui, je ne sais par quelle magie, m'avait tant écoeuré lors de notre dernière étreinte que j'avais eu envie de le tuer. Violemment. J'avais imaginé son corps démembré, ensanglanté. J'avais été plus que sadique envers lui, pour aucune raison. Et puis il y avait ce fameux William, que j'envisageais aussi de tuer, pour aucune raison apparente. Il semblait que la gente masculine me rebutait depuis quelques temps, alors que j'avais toujours été maîtresse de mes plaisirs charnels que j'avais voulu nombreux, variés, sans attaches, et sans limites. Alors quoi, la Don Juan que j'étais aujourd'hui se reniait ? Et cet histoire de don, qui m'est apparu clairement il y a peu. Depuis quand suis-je douée de mes mains pour tuer quiconque dès que je le décide ? D'une flèche, d'un couteau, tout ce qui est susceptible d'être lancé arrive toujours à sa cible, toujours. Peu importe les circonstances, dès que je tire, je marque. Et c'est toujours mortel.

Frissonnante parce que mal à l'aise avec toutes ces idées en tête, je sortais du bain, m'habillais et me rendais à mon rendez-vous. J'étais à l'heure, bien. Je frappai à une porte, la secrétaire m'identifia et avertit sa patronne de mon arrivée, qui vint à moi afin de me faire pénétrer dans son cabinet. J'étais de plus en plus mal à l'aise, surtout que je ressentais cette présence à côté de moi, celle qui parfois contrôlait mieux mon corps que moi même. Peut être sentait-elle le danger que j'allais lui faire encourir en venant ici ?

J'écoutais patiemment la jeune femme parler, jolie jeune femme d'ailleurs, sans mot dire. Je restais muette, pétrifiée. Sacha Wälberg ou son incapacité à demander de l'aide bonjour ! Oublie ta fierté Sacha, oublie ta fierté, me répétais-je. Lorsque mademoiselle Ludwig m'apporta un café -qui tombait très bien !!- j'en fus plus que ravie et me détendis enfin.

-Commençons si vous le voulez bien. Pourriez-vous m’expliquez pourquoi vous avez pris rendez-vous dans mon cabinet ?

Je pris une bonne inspiration, avant de débuter.

-Et bien... Déjà, sachez qu'il ne m'est pas facile de me livrer ainsi, mais je crois que je n'ai plus le choix. Ce que je vais vous dire est.. assez déroutant. Presque... magique ?

Ca y est, je me sentais idiote. Levant les yeux au ciel, je me demandais si j'avais bien fait de venir. Comment expliquer à une personne rationnelle que ce qui m'arrivait me semblait être tout SAUF rationnel. Je finis par me lever, café en main, et fis les cent pas.

-Et bien voila, autant le dire franchement. Je ne suis plus totalement maître de moi même. Pas tout le temps, on va dire. Je ne me sens plus... seule. J'ai l'impression d'être suivie. Je vous assure que je ne suis pas schizophrène pourtant, souriais-je comme pour tenter de me détendre. J'ai des pulsions étranges ces derniers temps. C'est comme ci quelqu'un ne souhaitait plus que je fasse certaines choses que je fais pourtant depuis des lustres ! Comme si quelqu'un essayait de changer ma nature profonde. Mais pourtant, il n'y a personne ! C'est si difficile à décrire... Je me suis découvert un don jusque là non découvert, et certaines de mes actions ne sont plus de moi... Je ne saurais pas comment vous dire... c'est si... compliqué.

Je lâchais un soupire et regardai devant moi, incapable de croiser le regard de la psychologue qui devait me prendre pour une folle.


(c) alysha
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MessageSujet: Re: demons lay in waiting ▬ sacha   Ven 5 Oct - 23:45

    J'ai toujours adopté la politique du professionnalisme, et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer. Bien que mon scepticisme fut piqué à vif lorsque ma secrétaire entra en trombe dans mon bureau, pour m'intimer l'importance capitale d'une prise de rendez-vous des plus atypiques. Selon les dires de ma secrétaire, la patiente était dans le besoin immédiat de consulter. Je ne cache pas que ma curiosité y était pour quelque chose, car j'accepte le rendez-vous malgré mon envie de rentrer à la maison retrouver mon époux. Mon devoir de citoyenne me rappelle sans cesse que je dois aider mon prochain, et j'enterre donc mes envies personnelles, je suis encore au travail. Je ne savais pas trop comment aborder cette séance primaire, puisque je n'avais aucune information concrète sur la nature de la visite de ma patiente, je me devais donc d'en savoir un peu plus au fil de notre discussion.

    Assise face à la jeune rouquine, je la sentais tendue. Je prend alors l'initiative de lui proposer un café, par politesse et surtout pour la mettre en confiance. Je peux consentir que se confier à une inconnue n'est parfois pas facile, mais il se trouve que l'entourage peut-être une bonne aide dans une moindre mesure, mais pour un remède efficace, c'est un médecin qualifié qu'il faut aller voir. C'est avec compassion que je lance en douceur début de la conversation, espérant qu'elle se confiera comme elle se doit de le faire. Petit à petit, à sa guise, mais qu'elle se confit.

    « Et bien... Déjà, sachez qu'il ne m'est pas facile de me livrer ainsi, mais je crois que je n'ai plus le choix. Ce que je vais vous dire est.. assez déroutant. Presque... magique ? »


    Mon visage reste neutre, mais je ne peux m'empêcher de sourire intérieurement. La magie, je doute vraiment qu'elle puisse savoir réellement jusqu'où l'étendu de nos pouvoirs sont immenses à nous les sorciers. Surtout les miens, en tant que Mage Noire, je n'avais pas perdue de la pratique malgré mon long séjour à Darkness Falls. Il est vrai que j'exerce un métier littéralement paradoxal avec ma nature de sorcière, mais c'était aussi pour moi une bonne manière de ne pas attirer l'attention sur ma personne, une excellente couverture. Qui pourrait imaginer qu'une psychologue exerce la Magie Noire ? Je me penche à nouveau sur les propos de la jeune femme qui me semble assez vague. Est-elle une sorcière ? Non, impossible. J'aurai pu discerner sa nature rien qu'en l'apercevant, ceci est un pouvoir que je possède. Mais je n'avais rien ressentis, alors de quoi allait-elle me parler ? Je ne vais pas tarder à le découvrir.

    « Et bien voila, autant le dire franchement. Je ne suis plus totalement maître de moi même. Pas tout le temps, on va dire. Je ne me sens plus... seule. J'ai l'impression d'être suivie. Je vous assure que je ne suis pas schizophrène pourtant ! »

    Je ne peux réprimer un petit sourire suite à sa dernière phrase. C'est un phénomène que j'ai remarqué au cours des innombrables séances que j'ai donné. Les patients ont souvent tendance à s'auto-diagnostiquer avant de venir consulter un médecin, et une fois face à eux, ils jurent par tous les Saints de ne pas être malade. Une réaction des plus naturelles, l'être humain ressent le besoin de se rassurer que sa visite n'est que routine et que ce pourquoi il se croit atteint n'est qu'un leurre. S'ils savaient tous … On aimerait bien parfois dire à un cancéreux qu'il n'a pas le cancer, mais lorsque l'on est atteint d'une pathologie, même avec les plus gros efforts du monde, on ne peut s'en séparer. Je l'observe silencieusement, alors qu'elle continue son discours.

    « J'ai des pulsions étranges ces derniers temps. C'est comme ci quelqu'un ne souhaitait plus que je fasse certaines choses que je fais pourtant depuis des lustres ! Comme si quelqu'un essayait de changer ma nature profonde. Mais pourtant, il n'y a personne ! C'est si difficile à décrire... Je me suis découvert un don jusque là non découvert, et certaines de mes actions ne sont plus de moi... Je ne saurais pas comment vous dire... c'est si... compliqué. »

    Et je n'étais pas au bout de mes surprises décidément. Le visage neutre, je l'observe un instant avant de prendre une grande respiration comme pour marqué mon top départ. Je joins mes mains entre elles, avant de me pencher légèrement en avant, plongeant mon regard chocolaté dans celui de Sacha.

    « Quelque chose m'intrigue dans votre discours. En me racontant votre ressentiment, vous me justifiez brusquement, alors que je n'ai omis aucune conclusion, que vous n'êtes pas schizophrène. Pouvez-vous me parler de cette pathologie ? Si vous en connaissez quelques informations ? Je ne vous demande pas de définition scientifiquement parlant, j'aimerai savoir … de quelle manière la schizophrénie peut-elle prendre forme à vos yeux ? »

    Une première question pour entamer la discussion, je veux commencer par mettre le point sur cette attitude de défense en se justifiant. Sacha est encore une fois une des nombreuses personnes qui confirme la règle.

    « Rassurez-vous, en tant que médecin, je me dois par respect pour mon patient d'être tenu au secret professionnel. Ce qui sera dit et entendu ne sortira pas de cette salle, Mlle Wälberg. Je suis là pour vous aider à comprendre et surmonter certains évènements de votre vie, je ne juge pas, je ne commente pas, mais j'explique et on avance ensemble. »

    Je lui lance un regard compatissant, avant d'attendre sa réponse avec patience.
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MessageSujet: Re: demons lay in waiting ▬ sacha   Sam 6 Oct - 10:41


Demons lay in waiting feat Shona & Sacha



Encore une fois, la présence se fit ressentir. Je fronçai les sourcils remarquant pourtant qu'il n'y avait personne mis à part la psychologue et moi même dans cette pièce. La présence n'était pas contente, mais aussi étrange soit-il, elle ne fit rien pour que je me taise ou que je fasse demi tour. Peut être voulait-elle que je prenne conscience de qui elle était ? Que je sache, que je comprenne ?
Et voila que je me met à penser pour une autre ! Peut être suis je en effet schizophrène. C'est effrayant. La psychologue m'avait écouté sans un mot, souriant parfois à mes mots. Qu'y avait-il de drôle ? Ne voyait-elle pas que j'en soufrai ? A cause de cette 'présence' je ne pouvais plus voir qui je voulais, quand je le voulais, et il m'arrivait d'avoir des réactions totalement inattendues, mortelles parfois pour la gent masculine. Pas que j'ai pitié des hommes, mais j'aimerai retrouver mes activités sexuelles au plus vite, lassée de ne plus pouvoir coucher quand bon me semble et avec qui je veux. Je lançais donc un regard appuyé à mademoiselle Ludwig, afin qu'elle prenne conscience de mon sérieux et de la gravité de la situation.

- Quelque chose m'intrigue dans votre discours. En me racontant votre ressentiment, vous me justifiez brusquement, alors que je n'ai omis aucune conclusion, que vous n'êtes pas schizophrène. Pouvez-vous me parler de cette pathologie ? Si vous en connaissez quelques informations ? Je ne vous demande pas de définition scientifiquement parlant, j'aimerai savoir … de quelle manière la schizophrénie peut-elle prendre forme à vos yeux ?

Et voila, j'aurai mieux fait de me taire plutôt que de lui parler le coeur ouvert, puisque visiblement ça lui fait croire que je suis schizophrène à présent. Mais pourquoi avais-je pris ce rendez vous ?! Je soupirai longuement puis repris place face à la psychologue, café en main dont je bu une grande gorgée. Elle me rassura alors, affirmant qu'elle n'était pas là pour juger mais pour m'aider. Mouais, on verra ça à la fin de l'entretient, quand elle me mettra en asile.

-La schizophrénie... Pour moi, c'est lorsqu'un individu s'interpelle, qu'il voit, entend, parle avec lui même tout en pensant ne pas être seul. Mais ce n'est que mon humble avis bien sûr. Ce qui me fait penser que je ne suis pas schizophrène, c'est que moi, il n'y a personne. PER-SONNE. Je ne peux communiquer qu'avec le vide, lorsque j'ai l'impression que la présence est là je suis seule, je n'ai pas l'impression d'avoir un ami imaginaire ou dans le genre. Non, c'est juste une présence qui prend parfois possession de mon corps. Est-ce que cela arrive aux schizophrènes, que l'on prenne possession de leur corps ?

Qu'étais-je ? Je me sentais abandonnée tout à coup. Cette psychologue, aussi douée soit-elle, ne pouvait pas m'aider. Les gens comme elle sont du genre matériels, terre à terre, rationnels ? Et mon histoire, je le sentais, ne l'était pas. Je vivais quelque chose qui surpassait la réalité. La sensation d'être condamnée me donna la chair de poule, et j'eu très froid tout à coup, j'eu donc le réflexe de coller mes mains à la tasse de café pour me les réchauffer.

-Peut être ne suis-je pas la première, à vous parler de ce phénomène ?

Cette idée venait tout juste de me traverser l'esprit. Et si je n'étais pas seule ? Si je n'étais pas la première à qui ça arrivait ? Et si Mademoiselle Ludwig pouvait m'aider, parce qu'elle avait déjà vu ce genre de choses au par avant ?


(c) alysha
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MessageSujet: Re: demons lay in waiting ▬ sacha   Sam 6 Oct - 22:39

    J'avais conscience que je m'étais montré un peu avenante suite aux paroles de la jeune femme. Un écart de professionnalisme auquel je m'excuserai avec des paroles qui lui expliqueront le pourquoi de mon acte quelque peu déroutant d'un point extérieur, de son point de vue. Suite à ces propos, je demeurais silencieuse cherchant comment aborder la séance. Il était assez amusant que la pathologie de la schizophrénie arrive sur le tapis, il est vrai qu'avec son discours n'importe quel autre psychologue serait arrivé à cette conclusion. Sauf que je ne suis pas n'importe quelle psychologue, je suis une sorcière maléfique, mais une sorcière. Et je connais l'essence même du monde qui nous entoure, dans ses endroits les plus sombres et mystérieux qui grouillent et regorgent de secrets les plus anciens.

    Cependant, je ne vais pas mâcher mes mots, alors je vais droit au but. Ma question, à laquelle je n'espère ne pas avoir froissé ma patiente n'avait que pour seule but de lui donner un pied à terre. Pour commencer une histoire, il faut bien une situation initiale, non ? Pour comprendre ce qu'il lui arrive, partons donc du principe qu'on va essayer de comparer son ressenti à celui de la schizophrénie pour y voir plus claire.

    « La schizophrénie... Pour moi, c'est lorsqu'un individu s'interpelle, qu'il voit, entend, parle avec lui même tout en pensant ne pas être seul. Mais ce n'est que mon humble avis bien sûr. Ce qui me fait penser que je ne suis pas schizophrène, c'est que moi, il n'y a personne. PER-SONNE. Je ne peux communiquer qu'avec le vide, lorsque j'ai l'impression que la présence est là je suis seule, je n'ai pas l'impression d'avoir un ami imaginaire ou dans le genre. Non, c'est juste une présence qui prend parfois possession de mon corps. Est-ce que cela arrive aux schizophrènes, que l'on prenne possession de leur corps ? »

    J'écoute avec attention ses propos quelques peu déroutants. Je comprend mieux la raison de sa visite, je soupire doucement. Je me lève pour me servir un café au passage, tasse à la main, je me retourne vers ma patiente pour lui répondre d'une voix calme :

    « Non, un schizophrène n'est pas possédé à vrai dire. Cette pathologie est caractérisée par des difficultés à partager une interprétation du réel avec les autres. Ceci aboutit à des comportements et des discours bizarres, parfois délirants. Elle se manifeste principalement, au départ, par un sentiment d'étrangeté, d'implication extrême, voire un sentiment de persécution dans lequel l'individu se construit un délire névrosé. Comment vous expliquer … ? »

    Je marque une pause durant laquelle, je me permet de boire une gorgée de café. Puis je fronce les sourcils, cherchant mes mots pour parler de cette pathologie de la manière la plus simple possible. Voyant le regard insistant de Sacha, je lui adresse un sourire pour la rassurer, avant de me rediriger vers mon fauteuil. Au passage, je touche discrètement Sacha du bout du doigt, et mon visage demeure neutre. Au contact de mon doigt sur une de ses mèches de cheveux, je comprend enfin ce qu'il en ait. Mais pourquoi ? Comment une humaine pouvait-elle être entourée par autant de magie, alors qu'elle ne possède aucuns pouvoirs ? Ce n'est pas une sorcière, ni une métamorphe. Que peut-elle bien être ? C'est insensé, ma culture magique avait-elle donc ses limites ? Je ne pouvais y croire, pas avec le temps auquel je me suis plongé dans la Magie Noire, et à quel prix, je ne vous le fait pas dire.

    « Vous ne pouvez pas être schizophrène car un schizophrène ne peut pas avoir conscience de sa nature. Il est dans un délire incohérent et illogique où son jugement est erroné. Par exemple, le malade éprouve un sentiment d’hostilité de l’environnement à son endroit, il serait capable de penser qu'on veut attenter à sa vie ou encore il a l'intime conviction que son interlocuteur est malveillant ou devine ses pensées. »

    « Peut être ne suis-je pas la première, à vous parler de ce phénomène ? »

    Je reste silencieuse, mes mots s'égarent au fond de ma gorge. Je ne sais pas ce qu'elle a, et ça m'embête. Mais je ne peux lui mentir, ce n'est pas professionnel, car je ne suis pas pratiquante du diagnostic différentiel fait à la va vite pour justifier qu'avec ses diplômes l'on est capable de poser une maladie à tous les comportements humains.

    « J'aide aussi une autre demoiselle, mais son cas est beaucoup plus sévère que le votre. Et avec toute ma franchise, je ne sais pas ce que vous avez, je ne sais pas quel est ce mal qui vous ronge. »

    Je soupire longuement avant de rejeter mes cheveux en arrière avec ma main droite, tandis que l'autre s'empare de ma tasse de café que je vide avec nervosité. Je réfléchis, ce que je comptais entreprendre n'est pas très professionnel, mais si je veux lui faire comprendre ce que j'ai pu découvrir cependant, j'aurai besoin qu'elle ne pense pas que je me moque d'elle. Je prend une grande respiration avant de déclarer d'une voix grave.

    « Je ne sais pas ce que vous avez, mais en revanche, je peux vous confirmer votre impression. Ce qui vous arrive est bel et bien d'origine magique, et malgré mes grandes connaissances en la matière, je ne sais pas de quoi il s'agit. »
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MessageSujet: Re: demons lay in waiting ▬ sacha   Sam 20 Oct - 16:13


Demons lay in waiting feat Shona & Sacha



Je perdais la tête. Déjà, je ne sais quelle folie m'avait poussé à prendre rendez vous chez un psychologue. Non mais sérieusement, depuis quand Sacha Wämberg a t-elle besoin d'aide ? Je me sentais pathétique. Mais ce qui se passait me dépassait, et je craignais d'y perdre de ma personnalité. Après tout, je n'étais plus totalement maître de moi même, et je voulais savoir pourquoi. Comment tout cela était-ce possible, si j'y étais pour quelque chose ou si j'étais la victime de cette histoire. J'avais honte, honte d'être dans ce cabinet face à une personne inconnue, mais j'étais curieuse et inquiète de mon avenir. Il fallait qu'elle trouve une solution, car moi, je n'en voyais aucune.

On échangea quelques paroles sur la schizophrénie. Cette discussion me lassa bien vite, car je n'étais pas venue ici pour savoir ce que je n’étais PAS mais ce que j'ETAIS. Et je savais, que je n'étais pas schizophrène. Elle se leva, se servit une tasse de café. Jusque là, rien d'anormale, mais je fronçais les sourcils lorsqu'elle m’effleura. A quoi jouait-elle ? Puis, elle se rassit. Je gardai mon calme, bien que son impuissance et la mienne commençaient à me taper sur les nerfs, à me rendre nerveuse. Je n'étais pas comme elle, je n'étais pas du genre calme à pouvoir passer sa journée sur un fauteuil, j'étais trop impulsive pour ça, et là, j'avais envie d'exploser. Surtout suite à ses mots, je me sentis bouillir:

-Je ne sais pas ce que vous avez, mais en revanche, je peux vous confirmer votre impression. Ce qui vous arrive est bel et bien d'origine magique, et malgré mes grandes connaissances en la matière, je ne sais pas de quoi il s'agit.

Elle ne savait pas. Bah bien sûr, j'aurai du m'en douter, qui aurai pu aider une folle comme moi qui se croit posséder ? Je levais les yeux au ciel et soupirais, lasse.

-Bien, si vous ne savez pas, alors peut être connaissez vous quelqu'un qui pourrait me renseigner ? Je ne peux pas continuer à vivre normalement avec ce qui m'arrive, il faut que je comprenne, au plus vite.

Bien, ça, c'était dit. Si elle ne pouvait m'aider, peut être que quelqu'un d'autre pourrait. Puis, je me surpris à psychoter. Et si cette histoire se savait ? Et si les gens me prenaient pour une folle et commençaient à me montrer du doigt ? Et si l'on venait à me chasser de la ville ? Ou si l'on m'obligeait à intégrer les Jeux pour me punir de ma démence ? Non, je n'étais pas folle. Juste possédée. Juste ça. Ha ha, la blague. Je retins alors un mot auquel je n'avais pas encore pensé, bien que je l'avais déjà prononcé plus d'une fois. Possédée ! J'étais possédée ! Il fallait que je trouve un exorciste ou quelque chose dans le genre, et je serais sauvée ! Non, ça devenait glauque, là... Je me risquai tout de même à poser la question.

-Que savez vous sur la possession d'autrui ? Si je vous dit que je pense être possédée, qu'en dites-vous, quels conseils pouvez vous me donner ? Que pensez vous du terme possédé ?

Peut être qu'elle en savait plus sur la possession. Ou peut être ne me disait-elle pas tout. Elle avait parlé de magie tout à l'heure, non ? Comment le savait-elle ? D'où venaient ses intuitions ? Intriguée, je plissais les paupières, comme pour mieux l'observer.

-Qui êtes vous ? Est-ce pour m'espionner que vous m'avez touché ? Est-ce ce contact qui vous a renseigné sur ce qui m'arrive ?

Autant être franche, si elle ne l'était pas avec moi, comment pouvais-je lui faire confiance en lui parlant de mes secrets, de ce qui me travaille l'esprit depuis quelques jours. Et puis bon, je n'avais pas envie de me confier à n'importe qui, Dieu sait les créatures qui habitent ces lieux, était-elle l'une d'elles ?



(c) alysha
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MessageSujet: Re: demons lay in waiting ▬ sacha   Dim 21 Oct - 19:24

    Stoïque, la panique ne marquait pas mon visage. Je me devais de conserver mon calme face aux patients, bien qu'en l'occurrence, face à Sacha je n'étais pas paniquée, j'étais pantoise. Je venais d'avouer que je ne savais pas ce qu'elle avait, et je comprenais avec irritation que ma connaissance en la magie avait des limites. J'avais l'intime conviction que des espèces inconnues à ma science faisait leur apparition. Ces êtres humains possédé par une entité divine. Mais laquelle ? Et surtout, pour quelle raison ? Toutes ses questions qui demeurent sans réponses m'intrigue.

    Je perçois clairement l'agacement de la rouquine face à ma démarche qui est pourtant essentielle, je dois respecter un protocole imposé par l'Ordre des Médecins. Je ne peux pas aller à l'encontre des lois de ma profession et n'en faire qu'à ma tête. Cependant je ne prends pas la peine de lui expliquer, car suite à notre discussion, je lui affirme qu'elle peut d 'or et déjà laisser tomber les explications rationnelles. Son impression n'est pas insensé : elle a bien un problème d'ordre magique. Cependant son impatience m'exaspère légèrement, je suis certes psychologue, mais je ne détiens pas pour autant le flambeau du Savoir Ultime. Mais je ne laisse rien transparaître pour autant, je n'ai pas la patience pour.

    « Bien, si vous ne savez pas, alors peut être connaissez vous quelqu'un qui pourrait me renseigner ? Je ne peux pas continuer à vivre normalement avec ce qui m'arrive, il faut que je comprenne, au plus vite. »

    Mais oui. Mon regard s'illumine doucement alors que je tourne le regard vers mon bureau où deux cadres photos y trônent. Une me représentant avec mon mari, et une photo portrait de Pirro, mon meilleur ami et sorcier depuis plus de sept siècles. Il a beaucoup plus d'expérience et d'ancienneté par rapport et j'irai cueillir des informations auprès de lui.

    « Je connais en effet quelqu'un, que j'irai voir pour parler de votre cas. »

    Il devait bien savoir quel était ce mal qui ronge ses humains présentant des aptitudes hors du commun. Il faut dire que j'ai été enfermée pendant deux siècles à Darkness Falls, et en remontant à la surface une fois la malédiction brisée, le monde qui se présenta à moi me perturba. Mon regard se perd dans le vide avant de soupirer et de reprendre d'une voix calme.

    « Il existe certaines entités capable de posséder un être humain sans que ce dernier puisse lutter contre cette force exercée contre sa volonté. Il est fort possible que vous soyez possédée, je n'en suis pas encore totalement sûre, mais il est vrai que c'est la seule option qui me vient à l'esprit. Mais j'ignore quelle est cette entité qui vous gouverne. »

    Je songe à nouveau à Pirro. Il fallait absolument que je le vois le plus vite possible. Par nécessité émotionnelle et surtout pour le problème de Sacha qui me rappelle étrangement celui d’Angélique. Jeune fille instable, réagissant à des flux parasites et étrangers à son corps. Serait-elle possédée aussi ? Je vais devoir la rejoindre en zone 4 pour m'en assurer le plus vite possible. Mon époux n'aime pas que je me rende en zone défavorisé, mais après tout, le travail est le travail. Et je ne comprend pas cette aversion pour les zones défavorisés, ils n'ont juste pas les mêmes privilèges et jouissances que certaines personnes ne se lassent pas d'exploiter avec oisiveté.

    « Qui êtes vous ? Est-ce pour m'espionner que vous m'avez touché ? Est-ce ce contact qui vous a renseigné sur ce qui m'arrive ? »

    Je ne peux m'empêcher de soupirer. Dans son cas, l'émotion est bien trop souvent mise à rude épreuve et sa capacité d'analyse est erronée par cette paranoïa constamment présente. C'est compréhensible. Confortablement assise dans mon fauteuil, je baisse le regard sur mon breuvage que je bois avec délectation. Je soupire de contentement, et mon pouvoir d'illusion s'active doucement. Sacha est attachée à un bûcher, flammes ardentes dévorant son corps en d'atroces douleurs qu'elle ressent parfaitement bien. Je ne suis pas là pour la torturer, je ne fais durer l'illusion que pendant dix secondes avant que tout s'estompe. Visage neutre, je repose ma tasse de café vide avant de répondre d'une voix sombre.

    « Douloureux n'est-ce pas ? J'en ai gardé des séquelles, voyez-vous ? »

    Je soulève mes vêtements pour lui montrer les brûlures couvrant une partie de mon dos -et d'autres innombrables parties de mon corps- avant de me resservir une tasse de café. Je lui laisse le temps de se remettre de ses émotions, dans une solitude pudique bien méritée. Puis je me rassois sur mon siège, jambes croisées avant de déclarer sur le même ton.

    « Je suis une sorcière noire, maléfique tout ce que vous voulez. Les humains aiment trop faire la distinction, alors voilà ce que je suis. Je vous demanderai de n'en parler à personne, Mlle Wälberg. »
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demons lay in waiting ▬ sacha

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