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 Tell us who is really right and wrong (Bastien)

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MessageSujet: Tell us who is really right and wrong (Bastien)   Ven 27 Juin - 0:23


L’ochlophobie…Dure pathologie que voilà. N’est-il pas difficile de vivre avec cette crainte ? Les autres. Comme dirait Sartre, ils sont notre enfer. Un individu suffirait. Alors qu’en ai t’il lorsque ceux-ci se bousculent par centaines, dans une chorégraphie disgracieuse et violente ? Une danse hideuse frôlant la limite du grotesque…Habituelle pour certain mais effroyable pour d’autres. S’isoler ? Vivre dans un village que vous, odieux comme vous êtes, définiriez assez vulgairement de paumé ? Mais pourquoi se refuser le luxe de la ville ? Les esprits torturés n’ont aucunes logique, vous devez bien le savoir…Ils auraient fuit cette place, étourdis par cette marée humaine. Les doigts de l’angoisse se seraient refermés autour de leurs gorges pour une lente et torturante étreinte. Des nuages auraient flottés devant leurs yeux, les narguant sans ménagement. Argimpasa se flattait de ne pas avoir de pareils démons, n’étaient-ils pas si handicapant pour sa profession ? Voilà que vous grognez à nouveau. Quelle en est donc la raison cette fois-ci ? Oh, mon introduction n’avait aucun intérêt ? Bien sûr que non. Je ne voulais que parler, étaler ma science comme vous savez si bien le faire. N’en avez vous pas été impressionné ? Je viens de vous informez que l’agoraphobie n’avait rien à voir avec ce que vous pensiez, vous devriez m’en remercie ingrat ! Puis si je peux me permettre pour une fois d’être honnête, je traduisais aussi les pensées de notre amie. Pourquoi en était-elle venue à ceci ? Un cheminement d’idées parmi tant d’autres. Une suite de connexion, de nœuds ou autre explication de psychologie cognitive aucunement avérée. La foule était pour elle un véritable délice contrairement à d’autres. Il y’avait toujours un nombre de donneurs plus important. Logique ? Une question de proportionnalité ? Voilà, qu’est-ce que je disais ! Toujours à l’ouvrir. Ne pourriez vous pas vous taire. Vous me donnez une explication valable mais ce n’est la l’unique. Argimpasa vous aurait répondu que les nombreuses bousculades lui permettaient de laisser ses mains se promener avec plus d’aisance. On la surveillerait moins…Elle n’était pas loin d’ignorer qu’en des places où seuls quelques badauds passaient, les yeux avaient tendances à trop facilement l’épier. Qui n’aurait pas été fascinée par si sublime demoiselle ? Plus sérieusement, les gens avaient tendance à s’intéresser un peu trop à autrui. Sûrement pour oublier l’ennui qui régissait leur existence…

Beaucoup de larcins ? Non, pas encore…Elle venait tout juste d’arriver sur la scène de ses crimes. Il ne fallait pas se précipiter, elle ne le savait que trop bien. Une action irréfléchie et voilà qu’elle aurait du trouver une excuse qu’elle espérerait valable. Oh les gens étaient tous des idiots, vous en êtes vous même un, ils se contentaient d’histoires les plus bateaux. Mais certains étaient méfiants et de beaux sourires ne leur suffisaient plus. Il fallait être plus convainquant. Vous doutez de ses capacités ? Alors attendons, peut-être qu’elle pourrait vous en faire une démonstration.  Puis réfléchissez un peu, si ses histoires ne prenaient pas effets , pourquoi serait-elle ici et non en cage ? De la corruption ? Bon Dieu mais quelle imagination débordante, je ne vous en aurais cru aucunement capable. Quoi que…La jeune femme en aurait pu être capable si elle ne se savait aucunement capable d’utiliser ses charmes pour s’en sortir. Et c’est ce qu’elle ferait ce soir si jamais un de ces employés de bureaux avaient encore suffisamment d’attention pour sentir une main dans son manteau.  Où alors capable de réfléchir  à ce qui était en train de se passer.  Mais ici circulaient une grande population de français. La canadienne savait que leurs connexions synaptiques ne s’activaient guère. Ce n’était qu’une constatation du à des années d’observation. Intolérante ? Bien évidemment…

Un bon pigeon…Voilà ce qu’il lui fallait. Il y’en avait bon nombre ici comme déjà indiquée mais il lui fallait une dinde bien juteuse. Aucun intérêt à accumuler les portefeuilles, elle n’avait pas un sac assez gros pour tous les contenir. Oh oui, la daybreaker aurait pu les prendre et les jeter dans un coin mais il  n’y avait rien de plus suspect. Comme une femme avec une grande sacoche tournant en rond sur cette place. Quelques regards lui suffirent à trouver sa proie.  Grand jeune homme, plutôt mignon et sûrement de ce fait sûr de lui. Sa suffisance l’empêcherait de croire qu’un vilain petit méfait lui arriverait. Ce fut donc tel un rapace qu'Argimpasa s’en approcha. Il ne lui fallu que peu de temps pour s’emparer des biens ce dernier et de s’en aller d’un pas  rapide. Satisfaite.


Dernière édition par Argimpasa T. Doroshenko le Dim 29 Juin - 23:48, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Tell us who is really right and wrong (Bastien)   Dim 29 Juin - 21:43

De la nostalgie ? On pourrait le croire, en effet. De nombreuses façons, il remplissait les conditions qui semblaient l’amener dans ce quartier. Quoi de plus révélateur que son appellation ? Ce French Quarter n’avait de français que son nom et ce passant distrait dont le regard longeait les façades avec une certaine indifférence. Bien entendu, on pouvait discerner dans ces sublimes architectures une touche française qui cependant, se confondait avec aise à d’autres origines plus ou moins exotiques. Bastien ne se croyait pas perdu dans les rues de Paris et donc, si mal du pays, il y avait, il ne serait pas venu ici pour le soigner. La France avait peut-être laissé un peu de son empreinte ici, elle ne restait pourtant qu’une pâle copie de l’originale et c’était dans tous ces détails qu’on pouvait en saisir l’ampleur. Cela n’était pas négatif – au contraire. Repenser à son existence sur l’autre continent ne lui apportait généralement que des aigreurs d’estomac dont il se passerait bien volontiers. Facilement perturbé ? Inexorablement. Le voleur se complaisait à ne vivre qu’au présent en tentant de semer le passé et en cherchant à ne pas trop anticiper le futur. Mais l’ironie voulait qu’il soit d’une façon ou l’autre hanté par ce qu’il avait pu faire et encore plus anxieux à l’idée de tout ce qu’il pouvait encore arriver. Toujours en train de se saboter ? Toujours, c’était sa seconde nature. Ses pas grignotaient donc les pavés avec une nonchalance qui ne le caractérisait  qu’à moitié sachant  que son opposé – sa nervosité - se disputait davantage le terrain  en pensées. Que faisait-il donc là si ce n’était pas pour se perdre avec émotion dans le paysage ? Il suffisait de balayer les premières façades pour s’en apercevoir. L’opulence du quartier ne faisait aucun doute. Que faisait donc un cambrioleur ici ? La déduction était plutôt évidente. Il faisait un simple repérage pour son prochain délit. Que faisait la police ? Elle était bien trop occupée à gérer la rébellion et les zombies. Tant mieux.

Le changeur évoluait au gré de son instinct en prenant mentalement  note des lieux. Les espaces entre chaque objet, les entrées éventuelles, les chemins les plus rapides. Tout n’était qu’analyse et calcul. Sa concentration ne se peignait pourtant guère sur ses traits habilement décontractés. Savait-il donc se fondre dans la masse tel un innocent personnage ? Ne lui prêtons pas trop de talent dans l’art du mensonge et de la duperie. Le métamorphe ne réfléchissait pas à son expression, elle se construisait toute seule et actuellement, rien ne venait la contrarier parce que tout aussi simplement, il ne se buttait à aucun problème insurmontable pour ses petits projets. Il frapperait sûrement cette nuit et savait déjà vers quelle association se diriger pour déverser la plupart de son larcin. Ce qu’il comptait garder lui permettrait de payer son loyer et aussi – accessoirement, de manger autre chose que des pâtes tous les soirs. Oh, il n’était pas à plaindre. La cuisine italienne restait sa préférée mais nous nous égarons. Le jeune homme s’arrêta pour acheter de quoi sustenter son honteuse dépendance à la nicotine. Quelques billets volèrent de sa main au marchand. Petite kiosque minable qui dénotait avec l’arrière-plan, c’était pour ça qu’il l’avait choisi. Il avait fait un mètre, peut-être deux et s’était stoppé, contemplatif devant le plus beau bâtiment - son sens du moins, du coin. Son esprit absent n’avait pas vu venir la jeune femme qui attendait sans aucun scrupule sa prochaine proie. Mais qui était en droit de la juger alors qu’Arsène Lupin errait par là pour réaliser ses futurs plans ? Juste retour des choses.

L’arroseur arrosé ? A ceci près qu’il restait attentif et connaissait les tactiques fourbes de ses confrères, les chapardeurs. Il fit exprès de ne pas réagir quand le poids familier de son portefeuille s’évapora. Il se permit même de laisser une poignée de secondes s’écouler avant de se retourner et identifia sans mal la silhouette. Elle ne correspondait pas au reste de la masse – cela sautait aux yeux, pour lui du moins. Quelle ironie qu’il faille qu’elle fauche la bourse la moins remplie de l’assemblée. S’il avait encore deux billets là-dedans, elle serait chanceuse. Mauvaise observatrice ? Oh, il ne la blâmait nullement. Il ne semblait pas vraiment appartenir à cette classe pauvre qui pourtant, l’englobait. Il aimait soigner un minimum son apparence pour dissoudre les soupçons voilà tout. Subterfuge réussi, il semblerait. Mais ce n’était pas pour ça qu’il ne voulait pas récupérer ce qui lui appartenait. Loin d’être froissé par cet acte, il tenait surtout à retrouver les quelques photos qui se perdaient au fin fond de l'objet et puis, ses papiers d’identité – qui n’étaient guère négligeables. Elle pouvait garder l’argent si elle en avait à ce point besoin. Il n’en avait  rien à faire. Il se mit à la suivre donc, de façon discrète. Ses talents dans ce domaine rivalisaient avec sa compétence très affûtée de trouver les ennuis. Il enjamba la distance à la première opportunité et arriva à hauteur de la pickpocket. Aussi vite, il passa un bras autour de ses épaules afin de l’empêcher de le distancer. Manœuvre délicate, il s’attendait déjà à devoir esquiver un coup ou l’autre. Mais ça avait été instinctif. Il se reposait bien trop sur ses intuitions depuis qu’il cohabitait intérieurement avec un animal. « Vous savez, il aurait suffit que vous m’expliquiez de façon claire et intelligible que vous vouliez boire un verre. Je vous l’aurais offert de bon cœur. Pas besoin d’en arriver là. » De l’humour ? Vraiment ? Parce qu’il était amusé en plus ? L’ironie ne lui échappait pas et il y trouvait une forme de divertissement inouïe. Ne devait-il pas se méfier ou la craindre ? Croyait-il que le moindre hors-la-loi se devait d’éprouver la moindre sympathie pour lui ? Bien sûr qu’il n’était pas naïf à ce point. Mais il suivait simplement ses instincts. A tort et à travers – ça, c’était sûr. Ses doigts amorcèrent une approche près de l’objet dérobé. « Il n’est pas trop tard… Laissez-moi donc vous offrir cette consommation. Je crois qu’il doit me rester juste assez pour ça. » Son sourire naquit sans grand mal.  Avait-il perdu la tête ? Curiosité maladive et empathie exacerbée, il tentait simplement de comprendre ce qui poussait la brune à faire ce qu’elle faisait. Tout le monde avait ses raisons et très souvent basiques, la survie. C’était en cela qu’il se sentait concerné.

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MessageSujet: Re: Tell us who is really right and wrong (Bastien)   Lun 30 Juin - 0:42

Bercée par les flots, elle se laissait emporter là où le courant avait décidé de l'amener. Les vagues, violentes, ne la gênaient toujours aucunement. Vous en auriez le mal de mer ? Pourtant nous ne parlons que d'une foule qui, par sa précipitation, noyait parmi elle une jeune femme. Qui ne se débattait guère je vous le concède. Le navire, maintenant dépouillé de tout bien, s'éloignait d'elle. À sa plus grande joie, il en va de soi. Qui se serait ravi que sa proie est pu la suivre ? Oh vous n'avez pas besoin de posez votre question, j'ai lu dans vos pensées. Pardon ? Si moi aussi je suis devin ? Votre mémoire se fait courte mais je vous ferais plaisir en affirmant que oui. Je peux lire votre esprit comme un vulgaire livre. Effrayant n'est-ce pas...Vous avez peur ? Continuez ainsi et craignez mon courroux car celui-ci sera...Encore un de vos manques d'humour, je ne faisais que m'amusez. Tout comme elle vous savez et pourtant vous ne lui dites rien. Ce petit sourire de satisfaction sur ses lèvres ne seraient pas prêt de partir. Il n'y avait rien de plus plaisant que réussir un crime aussi petit pouvait elle être. Oui, cela pouvait paraître étonnant. J'ai aussi cru qu'Argimpasa était une éternelle insatisfaite. Mais au final...La demoiselle pouvait accepter des victoires que vous auriez jugés de risibles. Un nécessaire de survie ? La haine la rongeait, certes, et son désir de vengeance ne cesserait de la hanté. Mais les années lui avaient apprit qu'afin de ne pas sombrer dans une mélancolie, morosité, dépression ou autre qui aurait pu affecter ses sens, elle se devait de trouver des bonheurs de temps à autre. Et son métier lui en procurait. Se rendre utile à la communauté ? Regardez autour de vous, cette marée d'imbéciles et de bons à riens vous donneraient-ils envie de venir à leurs aide ? Oui ! Débonnaire que vous êtes ! La gratitude ne courait aucunement dans leur veine. Non, elle ne l'avait apprit à ses dépend. La jeune femme avait toujours été assez sage pour savoir qu'on ne pouvait compter que sur soi même. Se dévouer aux autres ? Vous l'auriez fait rire avec pareille stupidité. On ne donnait jamais sans vouloir recevoir. Et ça, la canadienne en avait eu l'expérience. On l'avait soutenu sans qu'elle ne l'eu demandé. Sympathique me diriez vous. Alors taisez vous et laissez moi parler. C'est bon ? Je vous en remercie. On ne l'avait aucunement aidé sans vouloir une récompense. Et des remerciements n'avaient pas été suffisant. On pouvait donner par générosité ? Une lueur mauvaise traversa le regard de la jeune femme. Que des conneries inventées par les imbéciles qui aimaient se faire avoir. Sans nul doute pour se faire plaindre...

Je pense qu'encore une fois vous vous trompez. Son attention ne s'était pas envolée. Le porte-feuille  était entre ses mains et elle savait qu'il ne tarderait pas à se faire dépouiller. Devant tous le monde ? Mais bien sûr . N'avez vous donc jamais regardé dans votre sac, par exemple, pour en vérifier son contenu ? De plus je ne voudrais me répéter sur ce que je vous ai déjà enseigné. Apprenez juste à vous souvenir. L'objet de son désir ne tarda d'ailleurs pas à être dépouillé. Alors, le butin serait-il bon ? La jeune femme ne se faisait que rarement de grands espoirs. L'argent avait pu être dépensé au cours de la journée. Les gens étaient de moins en moins féru de monnaie. Dommage...Une carte bleue ferait toujours l'affaire. L'avantage de l'Amérique mon ami ! Pas de code lors de votre paiement en caisse ! Juste un petit moment d'attente après que la vile machine est aspirée votre bien et la transaction était faite. Ce pays était un véritable paradis pour une voleuse de son genre. Changez de profession  et être plus honnête ? Votre moral est ennuyante et si...commune. La naïveté d'autrui l'amusait et la nourrissait. Comme leur fric, leurs pièces ou billets...qui se portaient presque absent à l'heure présente.
Les zygomatiques de la chamane ne tardèrent pas à se relâcher. Quelle veine...Il faudrait recommencer un larcin et son attitude commencerait à alarmer les rares vigiles de cette place. Vous avez raison, la jeune femme pouvait toujours changer de lieu. Vous ignorez donc qu'Argimpasa ne supportait aucunement la contrariété. Deux pauvres billets...Elle ne pourrait rien faire avec ceci ! D'accord, elle ne manquait pas vraiment d'argent mais ce n'était pas une si petite fortune qui allait rendre la sienne conséquente. Puis prendre autant de risques juste pour une vieille carte, quelques une de visites, des papiers et des photos. Bah, elle pourrait peut-être se distraire en entrant dans l'intimité de sa victime ?

Votre curiosité est aussi attisée, je le vois à votre regard. Vous êtes pire que moi ma parole ! Si je vous le reproche ? Pas vraiment, disons que je m'en amuse. Alors voyions voir...Une carte d'identité. Un français...Quelle surprise. Dans ce quartier ! La jeune femme lu rapidement les données que le papier lui offrait avant de ranger. Cela ne lui servirait à rien. Sauf si elle voulait cambrioler mais ce n'était point son domaine. Trop vile à son goût. Bien sûr que c'était de l'ironie. Elle n'avait plus vraiment de moral, du moins en était elle persuadée. Ce que j'en penses ? Je n'en sais rien. Pour une fois, je ne pourrais vous répondre et suis navrée de vous décevoir. Alors continuons de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas. Les billets furent rapidement mis dans sa poche tandis qu'elle sortait des clichés. En plus de faire partie d'une nation de fainéant et lâche, il fallait qu'il soit sentimentaliste. Répugnant. Un faible. Voilà ce qu'il devait être et la demoiselle n'en aurait guère été étonnée. Gardait-il ses parents proches de lui pour se souvenir d'eux ? Aucune capacité mnésique ou faisait-il parti de ces ignorants qui pensaient qu'ainsi gardé, ils resteraient toujours prêt d'eux ? La même chose pour cette rousse toute souriante. Une ancienne conquête ? Le deuil ne devait être fait. Et cela ne faisait que renforcer son mauvais avis de cet inconnu. Ou alors l'amour actuel...Du moins du moment, ce cher Bastien déchanterait vite quand il apprendrait que les sentiments n'étaient que rarement à double sens. L'un profitait toujours de l'autre après tout. Vous la trouvez assez dur ? Vous ne faite que la découvrir et si sa sévérité vous déplaît à ce point, libre à vous de la quitter. Argimpasa ne vous en tiendrait aucunement rigueur.

Mon Dieu ! Avez vous vu ce qu'il venait de faire ? Il l'avait touché ! Je n'aurai guère apprécié personnellement. Et elle ? Je penses qu'elle s'en moquait. Vous vous alarmez encore sans raison pertinente. Ce qui la gênait était tout autre. Elle venait de se faire prendre. Un échec, et elle n'appréciait guère. Pourtant elle s'était montrée discrète ! Ce jeune homme devait être plus malin qu'il n'en avait l'air. Mais charmeur comme elle l'avait supposé. Ou du moins jouait-il se jeu et sa façon de se moquer d'elle l'irritait intensément.

« Argent...pour manger...Moi...Nourrir petit chien...Ami à vous...vous comprendre...vous comprendre... »

D'où elle sortait cette ignoble accent ? La jeune femme ne faisait qu'imiter les gitans qui avaient croiser son chemin quand elle avait moins vécue. Ou autres mendiants venues de l'Est d'ailleurs. Ses paroles vous intrigues ? Vous ne ressentez pas comme elle, cela est vrai. Sa nature abjecte lui avait permit de repérer ce qu'était l'imbécile heureux en face d'elle. Une vulgaire bête...Comme elle l'avait été il fut un temps, il est vrai, mais elle n'en avait jamais été fière elle !

« Et je doute qu'une bière suffirait à le sustenter Bastien. Réfléchit donc un peu. Mais penses qu'une vingtaine de dollar suffirait à lui offrir un repas correct. La monnaie ira droit à un chenil, je te le promet. »

Elle tendit la main.

"Et quelques autres billets vous permettrons de récupérer l'objet confisqué. La vie est cruelle mon enfant! Non ne pleurez pas. Que dirait votre féline rousse si elle vous voyait ainsi? Les lions les plus forts sont ceux qui attirent. Les autres ne sont que des pestiférés. Et ne peuvent se reproduire aussi...Pas de chance!"

Mauvaise? Il fallait bien qu'elle passe sa frustration. Alors blesser les sentiments de ce français était le dernier de ses soucis.
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MessageSujet: Re: Tell us who is really right and wrong (Bastien)   Mer 9 Juil - 22:25

Naïf au point de croire que son petit manège fonctionnerait ? Oh bien sûr que non. Il ne s’attendait guère à la moindre facilité mais croyait-il atteindre les sommets de l’étrange avec ce curieux  discours qu’elle lui servit ? Sûrement pas. Il avait côtoyé de drôles d’oiseaux en comptant celui qui logeait dans son crâne d’ailleurs - mais elle devait certainement avoir une excellente place dans le palmarès.  L’oiseau savait qu’il avait une chance sur deux de tomber  sur quelqu’un de cet acabit, qui ne se laisse pas démonter malgré le fait qu’il l’ait prise la main dans le sac mais de là à ce qu’elle en rajoute un peu plus. N’avait-il guère envie de la secouer pour lui remettre les idées en place ? Toujours amusé ? A croire qu’il aimait se faire déplumer. Cet accent curieux qu’elle lui avait offert, l’avait un peu déstabilisé – il fallait l’avouer. Il n’avait même pas cherché à comprendre le sens de ses paroles d’ailleurs. De toute manière, il n’aurait pas eu le loisir de débattre intérieurement sur son babillage car la suite lui apprit que non seulement, elle venait de se foutre ouvertement de  sa tête mais en plus, qu’elle avait déjà réussi à se frayer un chemin jusqu’à ses papiers. Son sourire se craquela quand elle mentionna Abigaëlle mais il se débrouilla pour ne pas perdre de vue ce qui se passait actuellement parce qu’au fond, c’était ce que cette voleuse souhaitait. Il n’était pas certain d’avoir emmagasiné tout ce qu’elle venait de lui baragouiner mais au moins, était-il sûr d’un fait – elle lui réclamait un peu plus d’argent. Peut-être croyait-elle qu’il le sortait de ses manches ? Avait-il des allures de poule aux œufs d’or ? Ses yeux traînèrent sur sa veste de facture correcte mais pas spécialement luxueuse, il n’avait pas les moyens de s’offrir des parures dignes d’un roi de toute façon. Il s’en fichait au fond de son apparence, même si il appréciait le minimum syndical tout de même. Mais là n’était pas le propos.

D’un geste nonchalant, il ouvrit son veston et leva les mains en l’air avec dérision   « Tu peux me fouiller pour vérifier mais mes maigres possessions, tu les as déjà dans tes mains. Je ne voudrais pas avoir la mort d’un pauvre chien sur la conscience, crois-moi. »   Il haussa des épaules avant d’ajouter « C’est très aimable à toi de t’en faire pour ma descendance, vraiment. Je leur apprendrai à placer stratégiquement des billets dans leur chaussette au cas où ils se retrouveraient dans la même situation. »  Le volatile baissa les bras et tenta d’être un peu plus posé afin qu’elle ne le pense pas arrogant ou tout autre chose qui pourrait la froisser. Elle lui dérobait ses affaires et il craignait de la heurter ? Le Monde de Shepard ne tournait officiellement pas rond. Sûrement sa prudence qui s’exprimait et tout aussi certainement, son insouciante générosité. « De toute manière, tu vas jeter tout ça alors à quoi bon le négocier ? Je n’ai que mes vêtements à t’offrir et je ne pense pas qu’ils soient à ta taille, ni même qu'ils soient à ton goût. »   Son léger rictus fendit sa joue tandis qu’il enfonça machinalement ses doigts dans ses poches pour en sortir une pièce d’une valeur ridicule. Il la lui tendit néanmoins   « Pour la gamelle du chien... J’ai peut-être un chewing-gum qui traîne aussi mais là, ça deviendrait du racket. Tu n’es pas un monstre au point de me le soutirer quand même ? »   Lui arrivait-il de faire preuve de sérieux ? Certainement. Mais pas actuellement et n’allons pas le pointer du doigt pour un peu d’humour occasionnel. Ça changeait bien de ses habituelles élucubrations sur sa sorcière semée. Plutôt appréciable à vrai dire comme répit même si celui-ci prend la forme d’un joli crime.

Les prunelles du changeur vagabondèrent lentement sur les autres silhouettes présentes. A vrai dire, ça le chiffonnait qu’elle l’ait choisi lui et sa curiosité le titillait toujours plus en ce sens. Aussi quand il se retourna à nouveau sur elle, il articula calmement « Loin de moi l’idée de discréditer tes tactiques  mais honnêtement, je me demandais… Pourquoi pas cet homme de la cinquantaine là-bas ? »   Bedonnant et le regard absent, le beignet en main, il semblait être la cible idéale. Tout chez lui indiquait l’opulence et le manque de vigilance. Ne parlons même pas de son attaché-case qui se reposait à ses pieds depuis qu’il s’était arrêté pour s’asseoir sur ce banc.   « Il n’a pas l’air très réveillé et à en juger par sa montre qui dépasse de sa manche ainsi que par son costume, il aurait pu mieux répondre à tes attentes…. » Tellement facile que ça l’aurait ennuyée peut-être ? Elle devait aimer le challenge. Qui sait ? Elle était difficile à cerner pour le moment et sûrement en tout temps à vrai dire.

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MessageSujet: Re: Tell us who is really right and wrong (Bastien)   Sam 26 Juil - 22:05

Voilà ce qui était emmerdant avec les débutants ! Ils ne savaient jamais rien... Allez, je vous entends déjà me dire que mes paroles sont des plus idiotes puisque chaque novice est loin de connaître parfaitement le domaine dans lequel il veut s'exercer. Vous n'avez évidemment pas tort, ce qui me déplaît, vous vous en doutez. Il est toujours difficile d'avoir une remarque vous affirmant que votre travail était mal fait. Surtout de pareil individu. Qui était-il pour la reprendre ? D'autant plus que ses capacités d'analyses étaient mauvaises. Il s'arrêtait sur une apparence sans approfondir. Elle aussi ? Oh, vous savez ! Elle avait toujours raison, vous pourriez vous lancer dans un quelconque débat avec la jeune femme, vous ne feriez qu'avoir tort. Je vous vois venir. Elle s'était trompée sur sa cible ? Il semblerait mais allez savoir ! Ce n'était peut-être que par pure attraction. Un tel homme ! Quelle demoiselle n'aurait pas eu envie d'y laisser trainer ses mains ? En aucun cas, elle n'était perverse. Vous vous offusquez encore pour un rien et ne savez apprécier cette plaisanterie qu'elle s'était faite dans son for intérieur. Jamais Argimpasa ne s'était permise de s'accorder ce genre de plaisir, risible d'ailleurs, lorsqu'elle travaillait. Il n'y avait rien d'intéressant à s'amuser ainsi. Seulement se rabaisser aux communs des idiots qui se satisfaisaient de pareilles bassesses. Ce n'était qu'un égarement qui, sur le fond se révélait satisfaisant. Non pas pour son beau sourire ! Mais depuis combien de temps n'avait-elle pas eu de réelle joute verbale ? Oh rien de bien violent dans celle-là, mais dans tous les cas, la chamane ne se sentait pas d'humeur agressive. Rares étaient ceux qui s'amusaient d'apprendre qu'on avait transgressé leur vie privée. Et encore moins lorsqu'on venait de se faire prendre son porte-feuille. Ce petit Bastien n'avait pourtant pas l'air de s'en offusquer. Habitué aux larcins ? Niais ? Allez savoir ! La demoiselle avait bon nombre d'hypothèse qui seraient soit réfutées avec le temps soit validées. Avec le temps oui...Argimpasa ne comptait pas le suivre loin de là. Mais allez savoir, elle pourrait se trouver sur son chemin les jours de grands ennuis à tenter de prendre à nouveau cet objet qui lui avait valu cet échec. Une obstinée, c'était tout elle ! D'accord, ce n'était qu'une idée saugrenue parmi tant d'autres. Sûrement lui serait-elle vite passée comme la plupart de ses lubies.

La dame n'avait lancé qu'un rapide coup d'œil à ce bonhomme inintéressant dont avait parlé le jeune métamorphe. Et nous en revenons au premier sujet de notre conversation. Il se trompait cette bestiole. D'une première idée, n'importe qui aurait pu se tromper. Mais il y avait quelques petits détails qu'une experte telle qu'elle ne pouvait ignorer. Elle aurait pu se tromper ? Ne lui dites jamais ça mon ami. Faites bien attention à ne pas l'offusquer ! Ce n'était peut-être pas un monstre, mais le mauvais sort aurait pu s'abattre sur vous...

« Regarde mon petit ! Et surtout ne fait pas ton âne bâté en affirmant que tu n'as aucunement tort. Tu as tout faux ! C'est évident ! Ses vêtements sont sûrement de marques, mais ils se fatiguent. L'usure se fait sentir. Certes, cet imbécile les garde peut-être par sentimentalisme. Crois-moi, les sentimentaux sont ennuyant mon chaton. »

Petite pique ? Rien de bien méchant soyez en rassuré. N'en était-il pas un après tout ? De toute façon Argimpasa n'avait jamais été une fleur délicate et ce n'était pas maintenant qu'elle se montrerait douce et sympathique.

« Sa montre est apparente. Si jamais tu avais un objet de telle valeur, le laisserais-tu apparaître ? Sauf si tu veux montrer ta richesse, mais alors tu risques de te faire prendre ce bijou. Ou alors tu ne cherches qu'à exhiber ta fortune. Quelle soit réelle ou non. Mais tu es bien plus perdant dans le premier cas. Attends ici le canari. »

Si elle lui avait rendu son bien ? Non ! Il se serait enfui sans demander son reste. Quoi que celui-ci fût à présent dans la poche intérieur de la veste de l'escroc. Oh non, elle ne comptait pas le garder. Mais il fallait qu'il le lui réclame réellement. Des petites supplications ne suffiraient pas. Ou alors il devrait le mériter. L'idée n'était pas mauvaise du tout. Et celle d'aller faire une démonstration ? Argimpasa ne risquait rien, devrais-je le répéter à chaque fois qu'elle s'apprêtait à commettre un crime ? L'opération ne dura guère plus de cinq minutes. Et elle fut rapidement de retour vers ce français si sûr de lui. Sans lui dire mot, la Canadienne lui attrapa le poignet pour l'emmener dans une ruelle. Vu ainsi, elle aurait pu paraître pour bien autre chose que la dépouilleuse de cet homme. Si seulement la petite rousse avait pu être là, Argimpasa s'en serait tellement amusé !
D'un geste rapide de la main, elle sortit le nouveau fruit de son larcin pour l'ouvrir. Quelques centimes et un billet de métro. Un sourire triomphant s'afficha sur son visage.

« Les esprits m'ont parlé et voilà ce qu'ils m'ont révélé :  Un œil de lynx et un esprit aussi vif que l'aigle s'abattant sur sa proie. Voilà ce dont un lapereau comme toi a besoin. »
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MessageSujet: Re: Tell us who is really right and wrong (Bastien)   Mar 29 Juil - 23:42

Comptait-il la baratiner jusqu’à ce qu’elle lui rende ses biens ? Croyait-il vraiment avoir une chance à ce petit jeu ? La vérité, c’était qu’il ne voyait vraiment pas ce qu’il avait à perdre. Du temps peut-être ? Il en avait à revendre de toute façon. Ce serait toujours ça de moins à ruminer dans son coin sur son amour à jamais perdu. Ranger les violons pour quelques minutes semblait plutôt audacieux de la part d’un vrai nostalgique mais grâce à cette jeune escroc, il possédait cette opportunité. Plutôt ironique que l’objet convoité contienne un peu de ses souvenirs cependant et nous n’allons pas nous le cacher, c’était sûrement ça qu’il voulait absolument récupérer. Terriblement accroché à sa tragédie sentimentale, le volatile aimait bien contempler ses plumes arrachées. S’il avait pu, il les aurait même encadrées. A trop se focaliser sur ses blessures, on en oublie tout le reste et on amplifie de façon ridicule la peine elle-même. Où était donc passé son obsession pour la fuite ? Pour le fait d’être assez en mouvement afin de ne plus penser ? Ah, il aurait juré que c’était ce qu’il faisait en discutant avec la pickpocket mais il était assez crédule dans son genre pour croire lui-même à ses propres conneries. Quelqu’un aurait dû lui remettre les yeux en face des orbites. Ce quelqu’un portait Joen en nom de famille et il ne pouvait décemment pas le poursuivre dans tous les recoins de la Nouvelle-Orléans afin de le frapper gentiment sur le crâne à chaque moment de délire interne. Maarten n’avait pas la carrure pour jouer un tel rôle et avouons-le, il n’avait surtout pas à l’endosser. Bastien Shepard était un adulte, il n’avait qu’à se gérer tout seul. Si il avait besoin qu’on soit derrière lui pour l’empêcher de perpétrer ses bêtises, il n’avait qu’à rentrer en France, retrouver son père. Cela dit, papa Shepard n’était pas non plus un grand modèle de sévérité et c’était sûrement de là que venait toute cette propension au pacifisme exacerbé. Mais nous nous égarons.

La scène théâtrale se rejoua quand elle accusa ses paroles. Oh il savait un peu qu’il risquait de heurter son égo mais tout de même, devait-elle en faire pareil démonstration avec ces grandes phrases ? Le corbeau semblait, lui, s’en délecter. Il affectionnait drôlement les personnalités fortes, marquées et même décalées. Tout ce qui dénotait de la monotonie le fascinait. L’expertise de la jeune femme le fit légèrement sourire. Bien sûr, il n’avait pas poussé son observation à son extrême, il avait seulement cherché à comprendre sa méthode, son fonctionnement. Il voulait savoir e ce qui l’avait amenée à le dépouiller lui au milieu du reste. Appelez ça de la curiosité. Mais peut-être avait-il besoin qu’on flatte son propre orgueil ? Qu’elle lui raconte qu’il dénotait de l’ensemble et semblait être aussi élégant que la masse ? Le français n’en attendait pas tant, heureusement. Il adorait juste être dans la tête des autres, déterminer leur façon de procéder. Se prenait-il pour un flic maintenant ? Houlà. Ne mélangeons pas tout. Le voleur se surprenait depuis l’enfance à observer la race humaine, à vouloir décrypter ses mystères. Cette sensibilité aux autres l’avait tout autant tenu éloigné, comme un témoin silencieux cherchant à percer les énigmes du Monde dans son coin. Un vrai gosse qui tentait de combler son ignorance en somme. A défaut d'obtenir sa réponse indirectement, il put au moins l’analyser en plein action. A son petit speech, il se contenta de hausser les épaules en enfonçant les mains dans ses poches. « Tout le monde n’est pas forcément parano mais je t’en prie. J’attends la pie. » Il s’amusait un peu trop, pas vrai ?  

Durant la petite comédie de la brune, il sortit son paquet et se grilla une cigarette en contemplant son manège. Il avait déjà joué à la même mascarade mais à sa différence, il n’avait jamais fait réellement de vol à la tire en pleine rue. Il s’était faufilé dans des soirées mondaines. C’était tellement plus simple de pénétrer au milieu de cercle bourgeois et de dérober des colliers à même les nuques de demoiselles facilement charmées. Toiser sa victime restait pour lui plutôt difficile néanmoins. Même si ces gens ne manquaient de rien et qu’ils se vautraient dans leur luxe en crachant parfois ouvertement sur les pauvres, il avait du mal avec le concept de la trahison et mettre une voix, un regard sur un nom, sur une victime, exacerbé son sentiment de culpabilité. C’était pour ça qu’il avait toujours préféré nettement le cambriolage. Il faisait alors attention à ne pas croiser les regards sur les photographies et cela se déroulait parfaitement bien comme ça. Quand l’inconnue revint, il écrasa son mégot au sol. Intrigué, il se laissa faire quand elle lui prit le poignet pour rejoindre une rue à proximité. Dire qu’il avait cru qu’elle allait filer.

Il admira son maigre butin et releva ensuite les yeux vers elle avant d’éclater de rire. Il sortit une nouvelle clope qu’il glissa entre ses lèvres tout en parlant. « Et ces conseils avisés de ces grands esprits sont payants, je suppose. Forcément, offrir une acuité aussi salvatrice, ça a un prix. Déranger les ancêtres d’un lyx et d’un aigle en même temps, ça doit pas être donné à tout le monde. Décrypter leur langage animal, encore moins. » Il soupira entre deux bouffées de nicotine avant d’enchaîner. « Si ce billet de métro n’a pas été utilisé, tu pourras au moins rentrer chez toi avec le grand confort. Tu n’as pas perdu ta journée. J’avais donc raison quelque part. C’est un certain luxe les transports de nos jours. » Bien sûr qu’il plaisante. Il écarta le filtre de sa bouche afin de continuer sur sa lancée. « Le lapereau s’interroge néanmoins. Pourquoi est-ce que un si grand félin doté d'autant de talent l’a choisi comme proie ? S’est-il trompé en admirant son pelage ? Ou s’est-il fié à son instinct pourtant infaillible? Les esprits n'ont pas été coopératif sur ce coup peut-être?  » Moqueur? Disons, un peu taquin. Un énième rictus enjoué se percha sur ses lèvres. A croire qu’il avait cinq ans et qu’il s’amusait d’un rien. C’était sûrement le cas. Grand benêt.

_________________

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Tell us who is really right and wrong (Bastien)

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