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 Gare à Loup, Chaperon chasse. [pv]

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« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

Féminin
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↳ Date d'inscription : 29/11/2013
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↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
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↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Save me || Te he echado de menos || Ego
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
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MessageSujet: Re: Gare à Loup, Chaperon chasse. [pv]   Ven 21 Nov - 20:30


Gare à Loup, Chaperon chasse.

(pv) Li Mei Tyler


~


Sans la moindre gêne, la pulpe de mes doigts se dépose sur son abdomen dans une caresse sans douceur, retraçant ses plaies, contournant ses bleus, s’arrêtant sur ses côtes et se retenant de se perdre dans des terres interdites. Sans la moindre gêne, je redessine la balafre, contemplant le travail bâclé d’Ezio, recherchant dans ses marques des traces de mon passé de bourreau. Je l’assume. Pleinement. Je serais capable de recommencer si c’était nécessaire, je me repais de la mort des sorciers comme un auteur jubile à se savoir lu. La peinture, la torture, ce sont après tout deux arts que je maîtrise à la perfection, et si on me concède bien plus facilement le statut d’artiste pour le premier domaine, j’estime tout autant mériter le titre pour le deuxième. Mes doigts, donc, se perdent un instant sans aucune pudeur ou retenue sur la peau brûlante de l’asiatique, avant de se rétracter tandis que mes lèvres crachent posément ce constat qui me désole. Je l’ai connu. C’était comme un frère, pour moi, à une époque. Un frère de perdition, un frère de souffrance, un frère de colère et de travail. Ezio. Si notre amitié n’était pas aussi forte que celle qui me liait à Noah,n elle était belle et bien présente. Et elle a totalement disparu dans nos travers et dans ces siècles qui nous séparent maintenant. Un soupçon de dédain, je relâche le vêtement, me recule, poursuis mon explication et mon interrogatoire. Qui, que, quand… je me fais autoritaire, direct, voyeur et incisif. Qu’elle me réponde, qu’elle s’exécute, je ne parviens pas à détacher mon regard de ses plaies et de la présence tangible de l’autre italien qui m’a déjà volé Azzura, volé mon amitié, qui m’a floué, qui m’a trahi, que je méprise au plus profond de mon être et de ma colère. Si je le déteste ? J’estime qui ne le mérite pas. Il ne mérite rien, ce lâche. Ce vestige, ce cadavre, cette pourriture qui fait honte à ce que nous étions avant. Si je conçois une once de remords, de nostalgie, de culpabilité ? Il ne les mérite pas, eux non plus. Il ne mérite rien d’autre que mon mépris, au final. Et savoir qu’il s’en est pris à Li Mei m’agace bien plus que ce que j’aurai aimé admettre. Mes sentiments à son égard ? Ils sont complexes. Je la déteste, je l’apprécie, je la considère comme un adversaire de mon niveau sans pour autant m’empêcher de la mépriser avec cette aisance qui me caractérise. Alors, Lili, dis moi. Que t’a-t-il dit, qu’as-tu pu lui répondre ? « Qu'est-ce que ça peut bien te faire, ce qu'il a demandé et ce que j'ai dit ? Il m'a dit combien il aimait me voir danser, je l'ai remercié, et nous nous sommes quittés. Vraiment rien à voir avec toi. » Mon regard se fronce, se durcit. Je ne goute guère à l’insolence, encore plus lorsqu’elle est dirigée contre ma personne. Attention à ton ton, Lili, je risquerais de m’en agacer. Je risquerais de perdre ce sourire qui s’est étiré sur mes lèvres, qui se moque d’elle et rétorque à sa provocation sans perdre mon aplomb. Rien à voir avec moi ? Comme si j’espérais une seule seconde avoir quelque chose en commun avec Stain. Comme si j’avais envisagé une seule seconde d’être vexé ou… Je respire, je souris, je ricane. Ca me déçoit presque…, C’est humiliant pour toi. Bras croisés sur ma poitrine, je la toise, j’observe sa colère, son attitude crispée. Je profite de cette supériorité que j’ai sur elle à cet instant.

Je guette avec impatience, même, ses premiers mots qui m’offriront sur un plateau d’argent tout ce qu’elle est en train de penser et, même, sa possible vexation. « Cabot ! Je savais qu'il avait été maudit. Humiliant pour toi ou pour moi ? » Un rire fend mes lèvres, un rire amer lorsque je pense à la forme de la malédiction tombée sur Ezio. Un loup, comme moi. Je hais ce point commun. Un loup, blanc, un loup immaculé, si proche de ce loup gris qui m’habite. Li Mei le préfèrerait elle à moi si elle nous voyait tous les deux sous notre forme animale ? Mon rire amer agonise à cette pensée que je juge inappropriée. « Humiliant pour toi, bien sûr. Je ne vois pas en quoi ta déchéance et ta misère pourraient m’attrister à ce point, tu te surestimes, Lili. » Goguenard, je me rends pourtant compte que son insolence m’amuserait presque autant qu’elle m’agace. Se rend-elle compte à quel point elle est une énigme pour moi, une source constante de frustration, de colère, de mépris, d’amusement, de complicité dans un sens puisque nous jouons au même jeu de chien et chat, inversant sans cesse les rôles. Et si je suis le chien, si je suis le loup qui la poursuit, je sens que la situation va s’inverser dans quelques secondes, son sourire m’en informe. Elle se rapproche, je ne daigne pas bouger, me contente de l’observer ramasser un éclat de porcelaine, me demandant instantanément où elle compte me le planter dans le corps. Le torse ? La gorge ? Un œil ? Qu’elle s’amuse à me couper, je n’en ai que faire, mais qu’elle n’essaye pas de me mutiler. Lorsqu’elle m’attrape la main, je me laisse faire, de plus en plus curieux quant à ses intentions, les muscles prêts à réagir si elle va trop loin. Lentement, elle pose la pointe de l’éclat sur sa peau à elle, mon sourire se trouble et s’accentue devant ce comportement suicidaire. Doute-t-elle réellement de mes capacités à lui enfoncer cette lame, de mes capacités à la décapiter sans une once de scrupule si le besoin s’en fait sentir ? J’ai soudainement la désagréable impression d’être face à un test lorsqu’elle me murmure sur un ton toujours plus provocant. « Si c'est bâclé, pourquoi ne pas finir ce qu'il a commencé ? » Son sourire trouve son écho sur mes lèvres, sans pour autant être teinté de ce trouble hébergé par le mien. Sa main sur mon visage me déstabilise tandis que je cherche la réponse adéquate, qui ne me fera ni reculer, ni offrir en spectacle un carnage futile. Nous dansons, encore, finalement. Jeu stratégique, jeu politique, ma main libre chasse la sienne, se glisse dans sa nuque, sans l’étrangler. Cette fois, je ne la prends pas à la gorge, mes doigts se réfugient juste sur son cou, dans son dos, aux côtés de ses clavicules et de ses omoplates, pour la maintenir à quelques centimètres de mon torse.

« Je ne suis pas un charognard, Lili. Je ne me nourris pas de ce que d’autres ont laissé, tu sais ? » Je ne terminerai pas le travail, ce serait me comporter comme un simple vautour. Je ne vais pas terminer le travail, ce serait trop simple, ça n’aurait rien d’intéressant. Continuer à jouer, en revanche, voilà qui pourrait me plaire. Et pour jouer, il faut surprendre. L’éclat de porcelaine se faufile entre mes doigts pour rejoindre ma main placée sur dans sa nuque, tandis que les doigts de l’autre remonte de sa carotide vers son menton pour la forcer à me fixer du regard. « Je ne mange pas les restes, je chasse, Lili. Comme toi, non ? » Mon murmure, si proche de sa peau qu’il lui brûle les joues, dérive et mes lèvres capturent les siennes le temps d’un soupir, le temps que la pointe de porcelaine dégringole son dos pour y tracer une ligne sanguine, superficielle mais bien présente. Ma paume se place sur la poitrine de Li, l’éloigne de moi de quelques centimètres tandis que la lame improvisée voltige de l’autre côté de la pièce. « Alors soigne-toi bien, Lili. Ca me désolerait de te savoir morte d’une infection. Ce serait vraiment ironique tu ne trouves pas ? »

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MessageSujet: Re: Gare à Loup, Chaperon chasse. [pv]   Jeu 18 Déc - 22:59



Gare à Loup, Chaperon chasse.

(pv) Rafael A. Morienval


~

Le contact de la porcelaine contre la peau fragile de ton cou t'arrache un léger frisson qui remonte le long de ton dos jusqu'à la naissance de tes cheveux, comme un doigt glacé qui finirait alors sa course sur ta gorge pour la serrer. Mais plus que l'objet meurtrier pointant ta carotide vulnérable, c'est la main du bourreau que tu redoutes en cet instant. Tu saisis la dangerosité de la situation, de ta provocation, tu sens la tension entre vous, l'animosité qui vous habite. Tu sais qu'il pourrait le faire, qu'il pourrait enfoncer l'éclat et faire jaillir le sang. Tu sais aussi qu'il ne le fera certainement pas. Pas s'il s'agit d'un travail à terminer, d'un travail qu'il n'a pas commencé. Tu espères, en tout cas, ne pas avoir été trompée sur l'ampleur de son ego, car il te semble bien cerner un peu mieux le personnage. Et oui, tu penses qu'il est de ceux qui ne s'abaissent jamais à reprendre là où d'autres se sont arrêtés. Il leur faut tout faire depuis le début ou ils ne seront jamais satisfaits.

Alors qu'il chasse ta main et glisse la sienne sur ton cou, tu crispes tes doigts libres, prête à briser ce poignet s'il s'attarde de trop sur ta gorge. Mais elle continue sa route, bien aventureuse ces dernières minutes, elle s'attarde entre tes omoplates et s'y pose tranquillement. Tu sens la tension de sa paume contre ta peau et tu devines la véritable intention derrière le geste : t'empêcher la fuite. As-tu réellement bien fait, ma sœur, de provoquer le loup ainsi ? En tout cas, tu n'arrives pas à regretter ton geste. Peut-être, oui, peut-être qu'il le fera, qu'il appuiera l'éclat contre ta gorge jusqu'à ce que la peau se déchire et le sang se déverse. Peut-être qu'il te donnera cette mort qu'aucun autre ne semble vouloir t'accorder. Peut-être qu'il te laissera enfin me rejoindre au fond de mon cercueil de glace. Si seulement... mais le doit-il, Lili ? Doit-il t'accorder la paix du prochain monde ? Ton temps est-il enfin terminé ? Non, ma belle, non, car tu ne fais pas encore qu'un avec toi-même, et c'est la seule condition pour ton salut.

La vérité s'échappe de ses lèvres. Il ne le fera pas. Comme tu avais pensé qu'il agirait, il ne désire nullement finir un travail commencé par un autre. Il préfère te voir supporter encore un peu le supplice de ces marques toujours sur ton corps, de la douleur parfois présente. Et alors, l'éclat ne presse plus ta peau, il glisse entre ses doigts puis de main en main. Ton regard se fait fuyant, comme si tu voulais savoir ce qu'il se passait, exactement, dans ton dos. Pourquoi n'a-t-on pas de rétroviseurs fixés aux épaules, vraiment ? Mais sa main vient alors s'emparer de ton visage pour te forcer à le regarder lui, faute d'autre chose à fixer. Vos corps sont si près l'un de l'autre que sa tête de bourreau monopolise ton champ de vision dans sa presque totalité. Certes, il se peut que tu ne manges nullement les restes, mais que reste-t-il après le passage de l'un des tiens ? Si peu...

Soudain... le néant total. Le noir absolu. Ton esprit implose, se vide de tout autre pensée ridicule et tes yeux s'écarquillent sans plus voir grand-chose. T'y attendais-tu, ma sœur ? Pensais-tu, qu'un jour, cette distance entre vous serait à ce point réduite qu'il poserait ses viles lèvres sur les tiennes ? Tu as imaginé qu'il poserait ses doigts meurtriers sur ta gorge, qu'il ouvrirait ton ventre de ses griffes, qu'il déchirerait ton visage de ses crocs, peut-être même qu'il se ferait une joie de bouffer ton cœur d'un coup de mâchoires lupines, voire humaines s'il en ressent l'envie étrange. Il aurait même pu dresser un bûcher pour t'y brûler, construire une piscine pour t'y noyer, planter une arbre pour t'y accrocher, creuser un trou pour t'y enterrer. Ou bien te pousser dans un escalier, te précipiter du haut d'une falaise, te planter un couteau dans l'abdomen, tirer une balle dans ton crâne, envoyer ses sbires à tes trousses, te tabasser à la mort. Et encore tant d'autres choses qui sont passées dans ton esprit, qui ont alimenté tes rêves et cauchemars, qui ont guidé tes pas près des siens à chaque instant. Pourtant, avec toutes ces options qui s'offrent à lui, il choisit ça. Ca. Destruction psychologique ? Au moins aura-t-il essayé.

La porcelaine dégringole le long de ton vêtement, brûlant ton dos déjà abîmé par le souvenir des hommes du gouvernement. Alors que ses lèvres quittent enfin les tiennes et qu'il t'est possible de riposter, sa main se pose sans gêne sur ta poitrine et repousse ton corps. Pourquoi te garder aussi près de lui que tu ne l'es en cet instant, ma belle ? Se croit-il si puissant que tu ne penseras pas à te venger de cet affront ? Se pense-t-il si irrésistible que tu devrais succomber à ce baiser et ne point vouloir riposter ? Quelle arrogance à tout épreuve, n'est-ce pas ? Il serait pourtant presque naturel de prendre une revanche quant à l'éclat qui a traversé ton dos et souillé ton vêtement de quelques gouttes de sang. Qu'est-ce qui le rend si sûr de lui, ma Lili ? A-t-il mal interprété cette fausse confiance que tu as déclaré avoir en lui ? Il est pourtant clair que tu ne comptais pas sur lui pour ne pas te trahir, mais pour être le seul et unique à venir frapper à ta porte pour te tuer. Tout simplement. Il n'y a donc aucune fierté à avoir, aucune supériorité à se sentir pousser, car s'il est le seul à pouvoir venir te tuer, tu es la seule à pouvoir faire de même pour lui en retour. N'est-ce pas ?

« Oui, comme moi. Un sourire vient étirer tes lèvres. Tu es une infection, Rafael, maudit pour semer la zizanie sur cette terre, et tu me tueras, loup. Oui, un jour tu me tueras. Mais pas encore. »

D'un geste vif du bras, tu chasses sa main encore présente sur ta poitrine, et profites du mouvement et de la surprise pour dévorer la distance entre vous et ainsi joindre de nouveau vos lèvres. Néanmoins, là où il s'est contenté de te salir vulgairement de sa peau contre la tienne, tu te permets également de le blesser. En effet, sans crier gare, tu ouvres la bouche et mords cette partie de son visage qui se permet plus grande arrogance que son corps ne peut réellement en contenir. Le sang s'écoule alors sur ta langue et tu te redresses enfin, t'extirpant de ses bras en toute hâte. Il ne faudrait pas lui laisser le temps de se venger de toi. Tu t'empresses de passer dans son dos, d'attraper alors une orange au sol et de la percer de tes ongles pour laisser son jus acide s'écouler sur la lèvre mutilée du loup. Oh oui, il t'en voudra pendant longtemps, ma sœur, très longtemps.

« Soigne-toi bien, mon Loup, avant de retrouver l'une de tes dames, car il ne faudrait pas qu'elles apprennent que mon chapeau est toujours dans ta chambre. La jalousie est un très vilain défaut, tu sais. Il ne faudrait donc pas qu'elles se laissent prendre au jeu et qu'elles entrent dans la danse. Ce serait vraiment ironique, tu ne trouves pas ? »

Laissant tomber l'orange sur son visage, tu tournes les talons avant qu'il n'essaie de te retenir, et te retournes une dernière fois à la porte fenêtre, dans une provocation plus qu'évidente. Il te trouvera, tu le sais. Et tu n'attends que ça. Pour l'heure, il te faut partir, sortir de cette villa de malheur et laisser un peu de toi à l'intérieur pour qu'il n'oublie pas. Non, sa fierté n'a que trop été piétinée pour qu'il t'oublie, ma Lili, et c'est là le problème. Vous ne cessez de vous mener vous-même à votre propre destruction.


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MessageSujet: Re: Gare à Loup, Chaperon chasse. [pv]   Dim 28 Déc - 0:16


Gare à Loup, Chaperon chasse.

(pv) Li Mei Tyler


~


Proximité, intimité, je ne doute de rien. Lorsque mes lèvres frôlent les siennes, s’y attardent, s’y perdent pour mieux les conquérir, je sens le frisson de la victoire parcourir mes muscles et tressaillir dans tout mon être, loin de toute considération de trahison, loin des yeux d’Azzura, loin de tout scrupule. Il n’y a rien de proche dans notre contact amplifié par mes soins : je m’impose, je force l’absence de distance, je me positionne en maître et Seigneur. Il n’y a rien d’intime dans ce baiser que je lui offre, rien d’autre qu’une nouvelle attaque, une nouvelle preuve s’il en fallait qu’il faut oublier le terme de limites lorsqu’on se met en tête de me mettre à terre. Une fraction d’éternité, voilà ce qu’est ce baiser que je romps et supprime sans attendre, avant de renchérir lorsque ma main impose une nouvelle distance entre elle et moi, se plaquant contre une poitrine qui ne m’inspire rien d’autre que méfiance et chasse. Infection, reste. Les mots portent presque autant de sens et nos mouvements empreints de grâce et de sous-entendus. Nous ne sommes qu’infection, autant l’un que l’autre, et c’est étrange ce besoin que j’ai – que nous avons – de nous le rappeler dès que possible. « Oui, comme moi. Tu es une infection, Rafael, maudit pour semer la zizanie sur cette terre, et tu me tueras, loup. Oui, un jour tu me tueras. Mais pas encore. » Pas encore ? Avant que je ne puisse rétorquer, rire ou seulement réagir d’une expiration moqueuse, c’est elle qui prend le contrôle de ces quelques pas de danse que nous continuons à esquisser en choisissant, à son tour, d’unir nos lèvres une seconde fois. Avec plus de violence.

Je n’ai pas le temps de dire quoique ce soit qu’elle s’est déjà écartée, avec cette vivacité que je ne peux qu’admirer et contempler en elle et qui fait défaut à tant de mes congénères, laissant en travers de la bouche une plaie que je tâte aussitôt prudemment du bout des doigts et qu’elle assaisonne d’un jus brûlant d’une orange bien trop acide au goût de mes papilles. Un soupir, voilà ce qu’il lui a suffit pour répondre à ma provocation. Un soupir, voilà ce qu’il nous aura suffit pour revenir au même point de départ : la rivalité qui nous anime sans véritable raison et dont nous nous jouons depuis plusieurs semaines à présent. « Soigne-toi bien, mon Loup, avant de retrouver l'une de tes dames, car il ne faudrait pas qu'elles apprennent que mon chapeau est toujours dans ta chambre. La jalousie est un très vilain défaut, tu sais. Il ne faudrait donc pas qu'elles se laissent prendre au jeu et qu'elles entrent dans la danse. Ce serait vraiment ironique, tu ne trouves pas ? » s’amuse-t-elle sans que je ne la retienne, sans que je ne me départisse d’un sourire tâché d’un sang qui m’horrifie par sa présence et cette défiguration temporaire qu’elle m’a infligé. J’arque un sourcil, goûte ma lèvre ouverte, suis ses talons qui claquent sur mon parquet, dégringolent la porte fenêtre avant de se tourner dans ma direction. Je me force à sourire dans une nonchalance princière. « Ce qui serait ironique, Lily, c’est que tu te prennes, toi, au jeu. Fuis donc, avant de succomber, fuis donc ! Jusqu’à ce qu’on se croise à nouveau. »

Dès qu’elle disparaît, ma voix s’éteint, mon sourire aussi, mon maintien se relâche. Dès qu’elle disparaît, un de mon personnel se précipite dans la pièce pour s’enquérir de mes besoins, et d’un large mouvement de main je désigne la vasque brisée, le sang qui parsème le sol de gouttes carmin et cette orange ouverte dont l’acidité teinte le parquet et qui roule vers le mur. « Nettoyez moi ça, ne laissez personne entrer et faites en sorte que l’on ne me dérange pas » Ma voix claque, reflet de mon agacement. En quelques mouvements, je suis en haut de la mezzanine, réfugié dans ma chambre et domaine, dans ma salle de bain, devant cette glace où je peux constater les dégâts qu’elle a infligés à mes traits aristocrates. Mon sourire s’évapore définitivement. Elle me le payera.

RP terminé


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