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  I know you, I walked with you once upon a dream [PV Enya]

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MessageSujet: I know you, I walked with you once upon a dream [PV Enya]   Mar 1 Juil - 0:15

La pâleur jaunâtre des néons étirent ses traits jusqu’à l’absurde alors que résigné, son expression oscille entre un acharnement devenu entêtement et une fatigue affichée, assumée par ces cernes épouvantables qui soulignent macabrement ce regard revêche et hostile. Il est peut-être vingt heures. Peut-être vingt-et-une. Le temps ne se mesure pas en minutes pour celui dont la seule aspiration est de s’occuper les méninges. Ezra a les mains fébriles quand il s’empare d’un énième dossier mais il l’ignore sciemment. Ce travail l’épuise-t-il à ce point ? Alors qu’il est confiné dans les bureaux jusqu’à nouvel ordre ? Ce n’est pas tant sa tâche, principalement administrative, qui lui a ôté ses forces ces derniers jours mais davantage son obstination à ne pas se sustenter. La faim le dévore à tel point qu’il apprécie sa sanction actuelle. Être reclus dans les confins de l’hôpital lui permet de ne pas être soumis excessivement à la tentation. Mais néanmoins, ce besoin élémentaire l’oppresse et l’obsède jusqu’à en faire osciller sa concentration. Chaque journée s’apparente à une victoire silencieuse dont il n’en retire pourtant qu’une saveur amère. L’échec se perpétue, nuit après nuit quand il se glisse dans les rêves d’autrui, violant leur intimité pour puiser assez d’énergie afin de survivre une fois l’aube à sa porte. Les ne renferme cependant qu’une seule personne. Il ne contrôle pas sa malédiction. Le chemin que Morphée trace pour lui s’élance toujours dans la même direction. Dangereux rituel qu’il s’impose en refusant de s’alimenter directement de peau à peau. Jouer l’autruche ? Pas tellement car au fond, même en sommeil, il ne dérobe presque rien. Juste assez pour pouvoir se mouvoir de son appartement à son lieu de travail. Pas assez pour cacher les signes évidents d'harassement qu’il traîne avec de plus en plus de lourdeur.

La soirée entamée, ses heures de travail terminées depuis une décennie déjà, il songe enfin à peut-être, regagner son domicile pour s’y endormir en espérant ne pas retrouver Enya pour lui subtiliser un peu de son essence et partager sa présence d’une certaine façon. Cela en devient inconvenant. Aucun réconfort de ses escapades nocturnes, au contraire. Cette monstruosité dont il a pleinement conscience désormais, l’écorche dès qu’il ouvre l’œil, avec plus de vivacité encore. Pourquoi, dès lors, continuer à se lever chaque jour pour entamer une éternité de cauchemars éveillés ?  Il se l’est déjà demandé. Et il n’a toujours pas la réponse adaptée alors il s’évertue à avancer à défaut de se décider. Le norvégien range scrupuleusement son bureau quand la porte s’ouvre avec fracas. Une tête balaie la pièce et tombe sur lui. Il peut lire le mécontentement se forger sa place sur ce visage familier. Depuis ce passage non désiré à la télévision, les gens le fuient - et à raison.  Réhabilité, oui mais à jamais jugé assassin. Il fût même surprenant qu’on le laisse tout de même continuer son boulot ici même. Son collègue l’interpelle pourtant et il se relève avec une stabilité tout à fait relative. Tellement faible que les quelques pas qu’il parvient à exécuter, alertent son comparse. Il répond d’un ton tranché et sévère un « Oui, ça va. » à cet homme qui n’est pas tant inquiet pour sa santé mais davantage pour sa capacité à gérer le problème qu’il lui amène à regret. Le service débordé ne peut assurer l’émergence de nouvelles victimes. Gros accident, une foule de blessés graves. Ils ont donc besoin de lui finalement.

L’urgentiste n’a pas besoin d’en savoir plus pour s’orienter vers la salle qu’on lui indique. Les couloirs semblent à quelques reprises trembler quand il zigzague entre les civières et les divers patients encore debout, compressant une blessure ou essuyant des larmes. Certains l’arrêtent pour des informations, il leur répond d’une voix blanche qu’il ne peut pas les aider. Le Chaos règne au sein de la bâtisse mais ce n’est pas la raison de ses vertiges. Il essuie la sueur qui perle sur son front avant d’entrer dans le lieu convoité, sa faiblesse évidente est un handicap qu’il ne peut se permettre. Il a enfin la chance de pouvoir à nouveau exercer pleinement son métier. Il doit la saisir même si ça lui en coûte en effort pour ne pas fondre sur la première personne et l’achever en prenant toute cette faible énergie qui palpite encore. Certains sont condamnés de toute façon. Autant abréger leurs souffrances, non ? Son code. Son code, c’est tout ce qu’il lui reste pour arriver à se supporter. De sa démarche vacillante, il fait son entrée en prenant de fausses allures assurées. Sa vision se trouble légèrement quand la lumière l’inonde. Ici, on a éclairé à son maximum et pour cause, cas sévère nécessitant une potentielle amputation. Il lit rapidement la fiche d’admission d’une main toujours trop fébrile et finit par s’approcher de la table d’auscultation. La jambe est atteinte. Mais il n’a pas le loisir de dresser un constat plus précis car sa coéquipière d’infortune est déjà là. On la lui présente comme interne. Le peu de couleurs que ses joues, ont réussi à mobiliser s’effondre devant cette vision. Pourquoi? Pourquoi, elle ? Il se tait quand on les laisse donc avec ce cas grave. Le jeune homme décide d’ignorer la présence de la jeune femme et se contente d’approcher les outils pour les préparer en priant pour ne pas défaillir avant la fin de l’intervention. N'est-il pas surpris? Au fond, non. Le Destin se plaît toujours à se moquer de lui. Il a un sens de l'ironie plutôt développé.

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MessageSujet: Re: I know you, I walked with you once upon a dream [PV Enya]   Mer 2 Juil - 23:29


I know you I walked with you once upon a dream

ft. Ezra S. Reilly & Enya A. Rivers
Encore une mauvaise nuit à tourner et retourner dans mon lit. Encore une nuit à me réveiller en sueur, encore plus fatiguée au réveil qu’au moment de me coucher. Je ne comprends pas. A quoi donc passé-je mes nuits ? Je ne sais pas. Pour un peu, j’aurais l’impression d’effectuer un marathon chaque soir dans mes rêves. Ce que je sais, c’est que j’ai encore rêvé de lui. Depuis que je l’ai sauvé, je n’arrête pas. Je sais que j’ai bien fait. Je ne me souviens pas forcément du contenu de mes rêves. Ce que je sais, c’est qu’il est dedans, à chaque fois. A croire qu’il m’obsède. Comme si ce n’était pas suffisant de le voir tous les jours à l’hôpital. Je secoue la tête pour essayer de me le chasser de l’esprit. Peut-être devrais-je en parler avec Noah. Lui, il saurait sûrement m’expliquer ce qu’il se passe dans ma tête. C’est mon psychiatre, après tout. Même s’il est devenu autre chose avec le temps.  Je ne peux m’empêcher de repenser au reportage qui a été diffusé à la télévision il y a quelques temps concernant Ezra que l’on voit tuer un homme. Ce souvenir me fait frissonner. Dans cette vidéo, il se trouvait avec deux autres personnes et était armé. Pourquoi ? Pourquoi un médecin urgentiste serait-il armé ? Et surtout, comment a-t-il pu tirer sur quelqu’un et le tuer de sang froid et ne penser, derrière, qu’à dissimuler le corps ? Une partie de moi, celle qui repense à l’homme que j’ai soigné sur mon canapé, veut croire qu’il s’agit d’un malentendu. Que c’est un montage pour discréditer l’homme. Mais… Et si c’était vrai ? Le doute m’habite donc, et je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi, dès lors, je continue de rêver de lui nuit après nuit. Dans le fond, il faudrait peut-être que je couche avec lui une bonne fois pour toute ? Peut-être, alors, serais-je débarrassée de mon fantasme ? songé-je en riant pour alléger mon humeur. D’autant plus que je sais pertinemment que je ne suis pas du genre à coucher avec un autre homme, même si mon couple bat de l’aile.

« Enya ! On a besoin de paires de bras supplémentaires, aux urgences ! » me balance un autre interne en passant.

Cela tombe très bien, en fait. La corvée de tri des médicaments et du matériel, c’est bien parce que c’est utile, mais faire ça toute la journée, surtout en étant seule… Néanmoins, j’hésite à bouger. Je n’ai pas encore été bipée et…

BIP BIP BIP BIP BIP

Suffisait de demander… pensé-je en souriant avant d’attraper mon pager. Je suis, effectivement, appelée aux urgences où je m’empresse de me rendre tout en attrapant une paire de gants stériles au passage. Hors de question que je chope une maladie quelconque. Et, de toute façon, les gants en caoutchouc font partie de la panoplie obligatoire de tout médecin urgentiste, ou chirurgien qui se respecte. Et c’est ce que je veux devenir après mon internat. Etre simplement docteur généraliste ne m’intéresse pas. Je veux être chirurgien. Je passe enfin les portes des urgences, et comme d’habitude la vie qui en sort malgré le danger de mort de certains patients me saute au visage. Clairement, je vis pour ça. A cet instant, deux ambulanciers arrivent en poussant un brancard tout en débitant à toute allure le diagnostic qu’ils ont pu faire sur place :

« Hémorragie au niveau de la jambe droite, tibia et péroné broyés. Choc à la tête, risque de commotion cérébrale. Etat critique. Il a fait deux arrêts pendant le transport. »

Je n’attends pas une seconde de plus, je leur désigne une salle et demande à un de mes collègues de m’envoyer un titulaire. Je sais pertinemment que je ne peux pas m’occuper de ce cas-là seule. En attendant l’arrivée d’un résident, je commence à faire les auscultations de base : pouls, saturation en oxygène, réaction des pupilles… et je note tout dans son dossier. Je suis entrain de terminer et m’apprête à regarder la jambe pour savoir quoi dire à mon supérieur quand il arrivera quand la porte s’ouvre et que le médecin qui va me superviser est introduit. Je me retourne pour le saluer et reste un instant figée par la surprise. Lui. De tous les médecins de l’hôpital, il a fallu que je tombe sur lui. Les couleurs qui ont déserté son visage se retrouvent sur le mien et, l’espace d’un instant, un ange passe entre nous tant le silence est profond. L’autre personne nous laisse tous les deux avec le blessé, ce qui n’est pas forcément une bonne chose, mais je décide de passer outre aux sentiments mitigés qu’il m’inspire pour le bien de notre patient. Me raclant la gorge, je commence à lui dresser le diagnostic, un peu plus complet que celui des ambulanciers.

« Son pouls est filant. Le rythme card… »

Je m’interromps cependant en le voyant préparer les ustensiles dont il va avoir besoin sans même prêter attention à moi. Il se fout de moi, ou quoi ?

« Hey ! Vous m’écoutez ou ça vous emmerde tant que ça que je vous ai sauvé la peau il y a quelques temps maintenant ? »

Bon. Clairement, l’attaquer bille en tête, ce n’est peut-être pas la meilleure des idées. Mais là, pour le moment, je ne vois pas quoi faire d’autre, hormis l’empêcher de toucher au patient. Parce que clairement, il n’est pas au meilleur de sa forme et je décide d’aborder les choses sous un autre angle, pour le bien être de l’homme sur la table d’examen.

« En tout cas, vous ne toucherez pas à ce patient. Vous êtes dans un état déplorable. Vous ne voulez peut-être pas m’apprendre, mais moi, je ne vous laisserai pas le tuer. Pas comme ce type dans le parc. »

C’est dit. Mais à mon ton, il est clair que je suis dubitative sur les images que j’ai vues.
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MessageSujet: Re: I know you, I walked with you once upon a dream [PV Enya]   Dim 6 Juil - 23:58

Evidemment - inéluctablement, la jeune femme s’attend à son intérêt pour les mots qu’elle lui porte. Ici, il n’est que le sous fifre des internes. Il doit courber l’échine et se référer  à leur avis, même si son constat diverge. Une position dont il se serait largement passé avec Enya. Etre dans cette posture froisse profondément son orgueil.  Piégé dans ses rêves à répétitions semble assez humiliant pour y ajouter cette dimension professionnelle. Le cauchemar se transpose à la réalité et cette contrainte ne soutient pas ses nerfs à vif par les récents événements. A croire qu’il n’y a jamais assez de vent pour entretenir la houle et que le destin juge bon d’appeler un nouvel orage afin d’être en constant naufrage.  Ezra sait qu’on finit toujours par être le propre auteur de sa tragédie.  Il sait qu’il tient la plume, qu’il fait pleuvoir l’encre mais au milieu des ratures, pourquoi elle ? Il ne souhaite pas entretenir la moindre conversation mais sa conscience professionnelle le taraude alors au moins, il tend l’oreille. Sauf qu’elle prend l’absence de contact visuel pour un refus de coopération. Le norvégien laisse son soupir se fissurer dans sa gorge avant d’éclore. Sa fatigue mentale  pèse bien plus que son épuisement physique quand il se retourne en déposant le matériel sur le meuble le plus proche. C’est facile. Pire, c’est bas qu’elle lui rappelle cette nuit. Parfois, il préfère l’envisager comme son bourreau. Au lieu de trancher sa nuque, elle l’a rafistolé et condamné à errer de cette façon. Maudit, peut-être pas par elle mais au lieu de l’achever, elle le force à vivre avec un handicap.  Une âme autrefois humaine captive d’une enveloppe monstrueuse. Est-ce une torture ? Au fond, il n’a jamais eu besoin de cette nature pour savoir ce qu’il renfermait. Il se voile la face à ce sujet.

Pour autant, la brune n’est qu’une brèche temporelle, une piqûre de rappel et ça, rien qu’en capturant l’air dans ses poumons, en se tenant droite ici même sous ces atroces néons qui lui laminent la rétine. Ajouter la parole au crime existentielle accentue le mépris dans les yeux du jeune homme. Il n’a le temps que de la dévisager sévèrement avant qu’elle ne relance sa voix. De mieux en mieux, elle sombre dans la provocation gratuite. A croire qu’elle cherche simplement à l’énerver. L’ancien métamorphe refuse de croire qu’elle ne soit que maladroite. Elle le bouscule, elle le pousse à bout. Que cherche-t-elle à lui faire confesser ? Qu’il ne mérite même pas de partager cette pièce avec elle. Il n’a pas besoin de constat. Elle aboie beaucoup pour quelqu’un qui ne possède que d’aussi petites quenottes. L’autorité est relative quand on n’y associe pas la force. Mais il n’est pas sans savoir qu’il n’y a pas qu’une seule sorte de puissance. La hiérarchie demeure cependant, c’est bien ce qui le retient de la pousser vers la sortie. Voilà une des raisons pour lesquelles, il apprécie les règles et les limites établies – pour pouvoir se recadrer quand le bon sens est étouffé par un sentiment anarchique. Austérité faisant échos dans le timbre qu’il adopte pour lui répondre. « Je peux écouter et m’activer en même temps. Vous vous plaisez à vanter vos mérites plutôt que de porter assistance à cet homme. Aux urgences, les choses ne se déroulent pas comme ça. Vous préférez sans doute que je vous offre toute mon attention visuelle au lieu de nous faire gagner du temps précieux ? » L’ironie craquelle la dernière remarque avant qu’il ne reprenne ses outils pour les disposer sur la surface plane près de la table d’auscultation.

Il s’appuie sur cette dernière pour digérer l’énième vertige en prétextant prendre le pouls du patient pour dissimuler le malaise. « Je vois que votre tact est toujours à l’heure. Vous croyez que c’est le moment pour me pointer du doigt. Si vous venez ici pour jouer au flic, vous pouvez sortir tout de suite; c'est n'est pas votre rôle. Vous n’avez pas à juger ni ma valeur morale, ni ma qualité … » Il se mord la langue comme si le mot qui s’y perd, est prohibé. « …d’humain,  encore moins mon état général. Il s’agit de cet homme et de sa vie que vous laissez s’échapper en m’emmerdant royalement pour des motifs ultérieurs et triviaux. Si ma présence vous incommode, vous pouvez demander à changer d’affectation. Je suis ici pour exercer mon boulot, pas pour traiter avec votre incapacité à différencier le privé du professionnel. » Ses doigts cherchent un tensiomètre mais sa rapidité à exécuter le mouvement sans avoir la moindre énergie amplifie sa fébrilité, il fait tomber l’ensemble du plateau à terre. Durant une seconde, il ferme les paupières et tente de contenir toute cette rage qui sillonne encore ses traits. « Analysez la gravité de sa jambe ou sortez, c'est clair? » Il donne les ordres alors qu’il est censé l’écouter – techniquement parlant. Peu importe, il refuse qu’elle ait l’ascendant. Lentement, il s’abaisse pour rattraper ses dégâts. Sa respiration pesante lui donne l’impression d’être excessivement bruyante et cette cacophonie qu’il mène avec les grésillements des lampes accentue sa migraine. D’un revers de main, il efface une nouvelle fois la sueur froide perlant sur son front en rassemblant l’ensemble du matériel de ses paumes toujours trop tremblantes. Le métal vibre quand il rencontre son contenant tant il est capable de les déposer d’une façon nette, stable. Peut-être qu’elle a raison mais il préfère se donner en spectacle plutôt que de l’avouer. La fierté, c'est à peu près tout ce qu'il lui reste désormais.

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