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 Call it magic, Cut me into two ▬ Argimpasa & Shining

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MessageSujet: Call it magic, Cut me into two ▬ Argimpasa & Shining   Jeu 3 Juil - 10:40


Il l’avait écouté ; puis cherché. Cette sensation dont ils parlaient tous. Un mythe à ses yeux fermés sur la vie. Alors il sautait. Il ne ressentait rien, pas même le poids de la pesanteur sur son cœur. C’était si vide. La carcasse attrapait le trapèze et se hissa. Jeta un regard à son public qui avait le souffle coupé. Venait-il vraiment de faire cette chute vertigineuse ? Pourquoi n’avait-il rien ressenti ? Alors c’était ça, cette sensation qui était sensé vous retourner ? A en jurer par le sourire des autres artistes ; d’une fierté d’une prouesse qui n’en valait pas la peine. Pourquoi s’acharnaient-ils tous au bord du précipice de la mort à tenter de survivre ? Rien ne l’animait. Shining ; à l’allure d’automate. La question demeurait toujours la même et dans le cabaret l’on craignait sa danse funèbre. L’on craignait son issu. Les « autres » le considéraient comme l’un des leur. Il ne parlait pas ; faisait l’oiseau sur scène puis s’envolait. Personne ne savait rien de sa vie ; il n’y avait rien qu’il puisse vouloir conter à autrui. Le fiasco de sa vie ; une histoire qui l’enterrait jour après jour. Lui ; cadavre.

Puis quand ses pieds tatoués touchaient enfin le sol ; l’assemblée reprit son souffle. Un tonnerre frappa et il fuyait cette foule qui vénérait sa folie. Un instant ; tous avaient oublié leur propre vie. Suspendu aux membres désarticulés du mort vivant ; suspendu à sa vie et l’espoir un instant lorsqu’il s’envolait enfin. Mais il n’était plus l’espoir de rien. Il eut quitté la piste bien avant que la lumière puisse le sortir de l’obscurité mystérieuse. Il ne voulait voir leurs visages ; il ne voulait voir personne. Cloitré dans sa solitude, enchainé à ses peines et un deuil impossible. Les couloirs avaient une allure de labyrinthe ; il trouvait parfaitement son chemin. Comme un rat. Il n’était plus qu’un parasite. Un parasite bien trop ambitieux par le passé ; bercé par les mots d’une mère qui voulait d’un avenir pour ces deux enfants. Il avait tout détruis ; putain qu’elle était dévastatrice la hache de l’espoir. Il poussa la porte ; puis se posa sur la chaise disposée devant un miroir. Il n’y avait aucun artifice à sa disposition ; aucun maquillage. La mort était encrée à sa peau. Il ne regardait pas son reflet ; cette gueule repoussante que l’on trouvait parfaitement intrigante. Ota les bandes autour de ses chevilles ; se leva et enfila ses vêtements de ville. Il ne comptait pas trainer. Une enveloppe posée ; un chèque d’un salaire pitoyable. Elle disparut dans sa poche ; ferma son blouson en cuir ; planqua sa gueule dans ses mains en se posa de nouveau face au miroir.

Il l’observa. Rituel. Candide. Elle se troublait. Si seulement elle pouvait être là. Pourquoi l’avait-il récupéré dans cet état. Pourquoi ? Oh… Il le savait très bien. Il méritait de souffrir de la sorte ; il méritait cette sensation de vide. Vide ; comme le regard de sa mère dansante au dessus du sol. C’était pour elle aussi qu’il dansait dans les airs. Il traina sa carcasse jusqu’à la porte ; quand la poigné se mobilisa. Qui pouvait bien vouloir le déranger de la sorte ? Elle apparut sans honte. Elle sembla surprise qu’il semble déjà sur le point de quitter les lieux, elle tenta de le cacher mais il lisait son visage sans peine. Nulle gloire ; une simple provocation du destin. S’envoler loin des pipettes et des béchers du passé. Certains voulaient qu’il revienne, le rat de laboratoire. Mais il était devenu rat d’égout et resterait sale.

Elle entrait ; ses yeux ne se gênaient pas pour la détailler rapidement. Il n’avait aucun souvenir de cette étrangère ; les pores de sa peau la rejetaient de prime abord. La réaction habituelle. Les femmes sont des diablesses ; cette inconnue n’avait de toute évidence rien à faire ici. Quelque part ; il se doutait qu’un jour l’on viendrait le cherche lui. Un jour ; lorsque l’on se rendrait compte que Candide était morte pour rien ; pour lui. Elle aurait su se relever de sa mort ; mais il n’était pas elle. Enfin… Il jeta un coup d’œil à son reflet. Maintenant il l’était. Il trainait son cadavre sur sa peau ; il la trainait partout et elle ne le quitterait jamais. Elle n’était pas morte ; elle était là. Et ils allaient mourir ensemble ; ils tomberont et ce sera la fin de la danse. L’oiseau ne peut voler éternellement.

« Que veux-tu ? » Demandait-il assez froidement, nulle crainte en brillait dans ses yeux. Son regard était éteint. Elle aurait pu être sorcière ; animal ou simple humaine. Il fallait bien mourir un jour à force de souffrir. Quelle danse voulait-elle ? Ses courbes généreuses l’entamaient à chaque pas ; c’était harmonieux sans qu’elle le veuille. Sa silhouette féminine et gracieuse ; ça donne le tournis à force de bouger ainsi. Et lui ; restait stoïque. Bloqué dans ses muscles et ses os. Pourtant là haut dans les airs ; il avait semblé si poétique. Lui le vulgaire.  


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MessageSujet: Re: Call it magic, Cut me into two ▬ Argimpasa & Shining   Ven 18 Juil - 20:17

Vous vous amusez ? Cela fait tellement longtemps que nous n'avions pu appréciez la beauté d'un spectacle quelconque. Oh oublions ceux de rue, il y'en a tellement et rares sont ceux de qualités. De vulgaires musiciens répétant infiniment les mêmes rythmes, parfois sur des instruments désaccordés. Desespérés ou enfants espérant gagner un brin de popularité...Pitoyable? L'espoir fait vivre me diriez-vous. Argimpasa vous affirmerait que chacun d'entre nous étions capable d'apprendre quelques accords, mais nous étions moindres à posséder ce...talent. Cette poésie qui enivrait un être aux premières notes, aux premiers mouvements. Oui, vous devinez bien que la jeune femme parlait de tout art pardi ! Ah ? Vous ne pensiez pas à ça ? Sa dureté ... Encore une fois, elle se montrait sévère. Je ne vous reparlerai aucunement de son manque d'estime de l'humanité même si, avec approfondissement, ce qui va suivre pourrait être relié. Mais ne philosophons pas ! Nous n'avons aucune dissertation à rendre. J'allais juste vous apprendre qu'aussi désagréable que pouvait être la daybreaker, une belle œuvre pouvait réussir à l'attendrir. Un cœur ? Oh oui, elle en a. Elle le dissimule mieux que vous. Vous croyiez que vos airs condescendants vous rendent mystérieux ? Ne me faites pas à nouveau rire, j'aimerais parfois pouvoir rester sérieuse. Comme vous aviez pu le comprendre, la demoiselle ne supportait guère la médiocrité. Il était difficile de l'éblouir. Un être de glace...Je n'irais aussi loin. Elle n'avait aucunement tort lorsqu'elle se permettait de penser que peu innovait. Bien évidemment qu'elle ne pouvait faire mieux que la plupart de ces peintres ratés. Mais étonnement, la bonimenteuse s'accordait le simple titre de connaisseuse. On peut aimer et critiquer sans savoir faire voltiger un pinceau ! Je vois où vous allez en venir. Elle critiquait, car elle ne savait pas faire. Je vous renverrai à ce que je viens de vous apprendre tout comme je vous ferai une révélation. Argimpasa pouvait laisser ses doigts courir sur une harpe pour venir caresser votre ouïe d'une douce mélopée. Rien d'extraordinaire, elle vous le concéderait. De la fausse modestie ? Je comprends cette méfiance, mais je vais encore avoir le plaisir de vous contredire. Pour une fois, notre amie était sincère et surtout incapable de se surestimer. Profitez en, cela ne saurait durer longtemps.



Chaque mouvement était imprégné de douceur. Une légèreté qui était loin de déplaire à un public dont toute attention était happée par cette étrange être. Un inconnu qui avait le don de les faire rêver. Oui, même ce monstre qu'était notre cher amie se laissait emporter par cette poésie. Assez amusant lorsque l'on savait la réelle motivation de sa présence en ce lieu. Faire les poches ? Pardi, elle ne passait pas son temps à faire ceci ! Votre propre vie est-elle si répétitive? Si ennuyeux. La dame lisait, une activité qu’elle affectionnait particulièrement. Et parfois, elle sortait. Un concert, du théâtre ou un cinéma quand un film semblait sortir de l’ordinaire.  Rien de particulier mais que voulez-vous, il fallait aussi savoir vivre avec son temps. Puis elle n’avait jamais apprécie la couture ou ces idiotes de broderies alors autant les oublier maintenant que ces activités n’étaient plus des obligations sociales.
Ce soir, son l’esprit l’avait guidé jusqu’à un…cirque? Troupe d’artiste? Peu importait le nom à vrai dire. Et quand bien même ce n’était point son envie de se distraire qui avait prit le pas pour cette initiative, celui c’était facilement laissé emporter. Mais nous ne répétons pas, encore une fois vous nous empêchez d’avancer. Oui vous! Je n’aime me donner des tords. Elle aussi. Venue s’excuser d’une erreur? Non, la canadienne était venue pour en commettre une. La curiosité était un vilain défaut. Elle n’entrainait que la perte. Ou, pour faire moins dramatique, bien des ennuis. Evidemment que je vous raconterai toute cette histoire. Restez patient.

Le spectacle prit fin. Spectateurs fatigués d’avoir du donner une intense attention et interprète s’en allèrent doucement. D’un pas calme mais déterminé, la jeune femme se dirigea vers la sortie des artistes. Pour ce glisser jusqu'aux loges et s'y planter. Ce qu’elle faisait? Elle attendait. Sa patience était infinie. Ils la virent sans la regarder. Inintéressante? Vous savez parfaitement qu’Argimpasa était fascinante. Juste son prénom était une véritable petite merveille. Je vous expliquerai sa signification une prochaine fois. Sans ses vêtements de bohémiennes, en simple jean t-shirt, rien ne permettait de se douter la créature intrigante qu’elle était. Quoi que…A côté de sa proie, elle n’avait aucune saveur. Oh, je vous surprend. Le terme de la chasse ne vous convient guère? C’était pourtant ce qu’elle faisait presque. Elle l’avait repéré. Et elle voulait savoir. Il suscitait en elle tant de questions. Des intrigues qu’elle tenterait de résoudre. Qu’avait-elle à perdre? Il n’était qu’humain après tout. Et jamais ils ne se recroiseraient.

Une voix fusa. La sienne peut-être. Vous souvenez vous de toutes les prosodies que vous avez pu entendre? Je ne vous laisserait trainer le suspense. Oui, il était là! Ce tatoué, ce voltigeur prodigieux.
Un sourire s’afficha sur le visage de notre amie avant qu’elle ne s’approche de cet homme. Et sans aucune politesse, elle vint scruter ses traits. Sa face proche de la sienne, comme si elle inspectait une quelconque oeuvre avec minutie. Si elle le considérait comme un vulgaire objet? Pas encore. Elle permettait toujours qu’on l’impressionne.

« Pourquoi? Je ne parle évidemment pas de tes peintures. Les tatouages sont toujours associés à un rite ou une étape de notre propre existence. Un squelette, symbole de mort, serait sûrement en lien avec une perte, symbolique ou réelle. Une perte métaphorique ou physique. Rien d’intéressant dedans. »

La chaman se recula. Consciente de s’être laissé entraîner par ses pensées.

« Je veux savoir pourquoi tu n'es pas venue me voir. J'aurais pu accorder un peu de joie à ton triste destin. Des balivernes? Certes, certes! Mais toi qui est poète, ne voudrais-tu pas découvrir un univers tout aussi fantasque? »

Vous voulez une réponse honnête? Argimpasa ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait. Juste une envie de discuter? Ce n'était pas dans son tempérament...et pourtant...
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MessageSujet: Re: Call it magic, Cut me into two ▬ Argimpasa & Shining   Dim 27 Juil - 11:13


Elle le dévisage, c’est ce qu’ils font tous. Bête de foire. Ce qu’ils ignorent les visiteurs du cirque ; c’était que le lion se moquait bien plus de leur regard fasciné que l’on pouvait lui lancer. Lancer, les pierres de la honte. Hué, maltraité. Non rien de tout cela ; comme s’il était étincelant ; comme si personne ici ; ne pouvait songer à l’écorcher ne serait-ce qu’un petit peu. Histoire de voir, ce qui se cachait sous cette peau étrange. Massacré ; œuvre d’art. Les yeux ne voient pas de la même façon. Des idées formatées ; des lubies de la normalité. Shinning, dans son monde se foutait de leurs pensées qui tentaient de le heurter. Il l’interroge ; sa voix n’est pas agressive ; mais l’on peut sentir une tension naturelle au fond de ses cordes vocales. Etiré, comme ses membres. Il était contorsionniste dans les airs ; des articulations qui semblaient se déboiter et pourtant. Tout était à sa place. Manquait à l’appel alors, le tambour dans sa poitrine. L’on avait crevé la peau et il sonnait faux depuis bien longtemps ; une mélodie essoufflée alors pourquoi le conserver ? L’on ne garde pas les carcasses. Alors que faisait-il en vie ? Et pourquoi pas après tout ? Il n’y avait rien de motivant à la vie, ni plus à la mort. La délivrance ? De quelles chaines ? Il était juste fou à lier et songeait qu’il n’y avait plus de peine à soulager. Du noir. Partout. Et elle arrivait ; la bleue. Elle voulait tacher son tableau de couleur. C’était ce qu’elle prétendait.

Elle parle. Un tourbillon de mot incessant. Il ne lui en demandait pas tant, il voulait qu’elle s’en aille. Non pas qu’il était pressé de retrouver sa misère ; il n’aimait pas discuter tout simplement. Et elle, la bavarde. Elle n’avait pas la langue dans sa poche. Ses mots l‘empoissonnent, il écoutait à peine. Parle de la mort, qu’en connaissait-elle ? Elle vivait dans un monde étrange à priori. Qu’elle garde ses songes incohérents pour elle. Il est lassé ; son visage reste de marbre. Pas un masque, juste l’expression habituelle qu’il puisse manifester vis-à-vis du monde qui l’entourait. L’indifférence la plus totale. Une perte ? Il s’était perdu lui-même ; il avait tout perdu. Et Candide dans sa chair ; elle était tout ce qui lui restait. Un souvenir qui le hantait ; puis l’on s’habitue à l’horreur. On la banalise. On oublie tout simplement ce que c’est de n’être cadavre. L’on s’enferme. Prisonnier de ses propres idées. Son corps balancé parmi les déchets de cette guerre ; il ne l’avait pas laissé toute seule.

Puis elle parlait encore ; il eut presque songé qu’elle avait enfin cessé de l’envenimer de ses paroles. Mais elle s’abattait sur lui, l’encerclait. Mais les mots sont faibles ; inutiles. Ce qu’elle voulait fut énoncé. Il arqua un sourcil ; une première expression de vie sur son visage. L’air de se demander si elle le prenait pour un idiot. Il n’en avait pas l’air ; mais derrière tout cela il cachait le cerveau d’un véritable génie. Puis son visage reprit cette posture habituelle ; il croisait les bras devant son torse ; il l’observe de ses yeux à l’allure terrifiante « Il n’existe plus aucune poésie. Rêver, c’est se donner espoir. C’est ce que les gens s’offrent en venant ici ; mais le voltigeur sait que tout cela est faux. » Condamnée à donner espoir sans y croire. Un destin funèbre. Un ouragan l’avait balayé depuis bien longtemps ; il avait laissé ses pensées en chantier. A quoi bon être mort ou en vie, ce n’était que mensonge. A quoi bon mourir, se donner l’illusion que tout ira mieux ensuite. Illusion, mensonge. Voila ce que les poètes offrent, mais eux savent l’atroce vérité. Il l’enterre sous sa grâce, fait briller les yeux, éloigne la panique et la désolation. Poudre aux yeux.

La magie n’existait pas pour le magicien qui connaissait la combine pour faire sortir de son chapeau un adorable lapereau. C’était eux, les rationnels de ce monde. « Tes motivations sont des plus claires ; mais contrairement aux apparences. Nous sommes payés une misère ici ; comme partout ailleurs. » Avait-il visé juste ? Il en tétait pratiquement sur. L’être humain n’est motivé que par l’argent et le sexe de nos jours. Il doutait être homme attirant pour cette créature ; il était vulgaire contrairement à ce qu’elle pensait. Il n’était pas Roméo ; il ne donnait pas sa vie par amour. Sa vie était volée. Il n’ajoutait rien de plus ; il était honnête avec elle. Il songeait qu’elle trouverait une personne moins radine. Il ne lui donnerait aucun sou. Prostituée ou diseuse de bonne aventure ; il ne savait ce qu’elle était exactement. Tout avait un prix ; mais il était encore libre d’acheter ou non.

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MessageSujet: Re: Call it magic, Cut me into two ▬ Argimpasa & Shining   Dim 27 Juil - 23:38

« Le bonheur et le malheur ne viennent que de nous-mêmes.Gémir sur un malheur passé, c’est le plus sûr moyen d’en attirer un autre. Men Tseng. William Shakespeare. De grands hommes, n'est-il pas?  »

Et pour continuer dans les citations : Chasser le naturel, il revient au galop. La demoiselle n'avait pas pu tenir plus de quelques minutes sans pouvoir provoquer. Oh, je ne dirais aucunement qu'elle n'avait guère réfléchit à ses propos avant de les lancer. Ce n'était pas son genre de parler sans penser, après tout la chaman n'avait jamais été impulsive. Mais il pourquoi prendrait-elle des gants quand en face on avait l'air de jouer sur la franchise? D'accord, cet énergumène se montrait juste réaliste mais son côté torturé donnait à la jeune femme l'envie de se moquer. Mauvaise? Je n'irais jusque là. La volonté de blesser n'était pas présente. Tourner en dérision des peines était bien plus satisfaisant. Oh vous voilà encore à râler! Savez-vous combien d'êtres tourmentés côtoyait-elle chaque jours? Personne ne venait demander son avenir ou discuter avec un esprit s'il n'y avait pas une souffrance quelconque. Argimpasa s'enrichissait sur cette dernière et n'avait aucune honte de prendre de l'argent ainsi. Mais vous savez ce qui était d'autant plus risible? Non, vous ne le savez pas évidemment. Tous espéraient que le changement se ferait par lui même. Sans efforts, sans rien donner en échange. Pourquoi se fatiguer? Tout était dû au mauvais sort, rien d'autre. Agaçant. Même notre peste l'avait compris! Que rien ne venait seul! Vous ne comprenez pas le lien entre le voltigeur et ses clients? Ils se plaignaient! Ils ne cherchaient pas à créer leur propre bonheur. Les lamentations étaient omniprésentes. Elles en devenaient plus vitales que de l'eau! Et aussi enivrante et addictives qu'un alcool.

Pardon? La jeune femme se moquait sans voir son propre comportement? Encore une fois je prendrai plaisir à venir vous contredire. Allez discuter avec elle et demander lui ce qu'elle pensait de son histoire. Un lot de souffrance, comme bien d'autres. L'entendez vous se plaindre? Non! Bien sûr que non! Elle ne pleurnichait guère auprès d'autrui explicitement ou implicitement. Argimpasa cherchait à aller de l'avant. Vous n'êtes pas d'accord? Et pourquoi donc? Ah, elle vivait sur une vieille rancoeur. Certes, vous n'avez pas tord. Le désir de vengeance la consumait au quotidien. La daybreaker avançait d'une certaine façon. Pas de la meilleure, certainement. Ses jugements étaient tout aussi déplorables? Vous êtes durs. Ils n'étaient qu'hâtifs. Mais elle n'était pas la seule à en avoir. Ne venait-il pas de lui dire qu'il n'avait pas d'argent? Déjà, ceci était un mensonge éhonté! Il venait de finir une prestation, n'avait-il pas touché son cachet? Sauf s'il avait un salaire mensuel, c'est vrai.  à vrai dire, de ça elle s'en moquait. Elle ne comptait pas lui faire les poches! Oui, elle savait parfois se tenir! Et ce comportement témoignait de l'erreur de cet homme. L'argent n'était pas la principale raison de sa venue. Mais il serait à nouveau inutile de repartir sur ce sujet mon ami, nous n'arriverions à trouver une conclusion satisfaisante. Je vous poserai une simple question. Ne vous ai t'il jamais arrivé d'avoir envie de discuter avec une personne, sans raison valable?

"Même pas des petites pièces? Mince, et moi qui pensais pouvoir rembourser mon entrée. Pourquoi Dieu m'a t'il faite si pauvre?"

Encore un lot incalculable de conneries. Argimpasa tentait-elle de décrocher un sourire à ce clown triste? Un objectif qu'elle venait effectivement de se fixer. Non, la jeune femme n'avait la prétention de penser qu'elle réussirait cette étrange quête. Elle savait pertinemment qu'elle agaçait plus qu'elle n'amusait. Du moins jusqu'à récemment mais ne nous égarons pas sur ses autres aventures. Ce serait sans intérêt. Vous n'aviez d'ailleurs qu'à les suivre pour les connaitre pardi!

"Argimpasa Doroshenko. Je m'intéresse parfois aux esprits errants. Sans vouloir t'offenser, bien évidemment."

Je vous le concède, la canadienne n'expliquait guère la raison de sa venue. Êtes vous déjà allez voir un homme en lui affirmant que vous vouliez juste le taquiner et ce sans réelle raison? Une folle! Voilà pour quoi elle aurait été prise. Une réputation qu'elle avait déjà acquise? Vous êtes si mesquin
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MessageSujet: Re: Call it magic, Cut me into two ▬ Argimpasa & Shining   Mar 29 Juil - 12:26


La philosophie romantique ; il n’en avait que faire. Il l’écoutait sans grand intérêt. De grands hommes ? Il ne répondait pas. Il demeurait impassible ; les bras croisés et l’affrontait. Elle se heurtait à un mur d’insensibilité ; elle qui l’avait pensé mélomane. Elle se méprenait ; il était juste éteins. Une flamme sans âme. Elle insinuait qu’il était plaintif ; elle se trompait. Mais l’on était encore libre de penser ce que l’on désire. Alors ; elle pouvait croire qu’il était de ceux qui se lamentaient de leur triste sort. La vie ne l’intéressait que très peu, pourquoi cela serait-ce à ce point extraordinaire ? Elle pouvait se moquer si cela pouvait la distraire, il s’en fichait alors chacun y trouvait son compte finalement. Elle n’est pas légère avec les mots ; elle ferait presque vulgaire à se comporter de la sorte. Mais Shinning avait enterré depuis longtemps les bouquins où l’on trouve des femmes distinguées et respectueuses d’elle-même. Il n’y avait qu’à l’observer. Où est la dignité là dedans ? C’était risible d’y croire. C’était se mentir. Elle était venue le trouver ; le rat. Elle l’avait débusqué jusque là ; il songeait alors qu’elle avait une idée derrière la tête. Le fric. Mais elle répond, sous entend qu’elle n’en est pas intéressée. Mensonge. Il penchait doucement la tête ; l’observait tandis que sur son visage demeurait le masque de l’indifférence. Dieu ? Quelle salade…

Il attendait, elle se croyait probablement drôle. Il n’était pas certains qu’elle puisse se faire engager dans un cirque. Triste caricature. Mais elle semblait épanouie ; un pissenlit parmi les ruines. Il avait été jadis jeune pousse au milieu des cendres d’un futur sans lendemain. Mais une semelle l’avait écrasé et il n’avait su s’en remettre. Déserteur des laboratoires ; il n’eut jamais revu ses anciens collègues. Enfin, pas avec lesquels il puisse faire la conversation. Comment pourraient-ils le reconnaître ? Le mort vivant. Il n’était plus cet homme insouciant ; qui souriait à la vie. A présent, il la prenait comme elle venait. Il se laissait porter par la marée et un jour les vagues le jetteront contre la roche. Elle ne répondait toujours pas, la belle inconnue. Elle cultivait le mystère ; ils sont à armes égales. Le cadavre soupirait faiblement avant de répondre enfin « Shinning. Si la désolation t’attire à ce point ; il existe bon nombre de refuge d’orphelins…. » Il n’était que très peu disposé à ouvrir son cœur, du moins ce qui en restait. Candide, sa mère ; ses erreurs. Cela ne regardait donc personne ; les chaines qui l’étranglait ; il ne cherchait pas à s’en défaire. Il voltigeait au dessus de cette mascarade ; la pitié est une franche connerie. Un soupire ; l’ennuie. Elle l’ennuyait de sa présence ; de par son absence de franchise. Il n’aimait pas jouer ; mais elle ne lui laisse pas le choix.

Sa voix est ferme, mais sans faire pour autant preuve d’autorité. « Je n’aime pas que l’on vienne m’importuner. Méfies-toi ; la poésie est de griffes acérées. Serais-tu imprudente ? » Il n’a pas peur. Elle n’est que femme. Elle pouvait être sorcière ; comment pourrait-il le deviner ? Ce n’était pas comme s’il avait crainte d’y laisser sa peau. Aussi ; il approcha d’un pas ; il est menaçant. Physiquement, il lui est bien plus supérieur. Du moins en apparence. Insouciante peut-être ; trop sure d’elle. Sorcière. Il en est presque persuadé ; il n’a pas donné son nom. Shinning lui serait suffisant. Inutile de réanimer les souvenirs de la mutilation de Fliesh censé scientifique dérangeant. Grotesque erreur qui avait valut la perte de leur famille. Erreur, une belle réussite. Puisqu’ils se croyaient si brillant. Ils se valaient les un des autres. Personne ne sortait du lot ; ils n’étaient qu’un grotesque panier de crabes. Elle n’avait pas froid aux yeux, elle avait tord de vouloir connaître celui qu’il était ; parce qu’il n’hésiterait pas à l’éliminer si elle se révélait être ce qu’il jugeait vermine. Monstre. Il l’était aussi, il ne valait pas mieux qu’eux à présent ; mais qu’est-ce que ça pouvait bien faire ? Il n’y avait plus le regard de Candide pour le ramener à la raison.

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