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 I came out to have a good time and I'm honestly feeling so attacked right now (pv Catou d'amour)

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MessageSujet: I came out to have a good time and I'm honestly feeling so attacked right now (pv Catou d'amour)   Jeu 3 Juil - 21:23




Le soleil tardait à se lever mais déjà la fraicheur de la nuit avait laissé place à la moite chaleur qui pesait sur la Nouvelle-Orléans depuis la seconde ouverture de Darkness Fall. Et déjà, aussi, Maarten était de mauvaise humeur. Pour changer. Ayant travaillé tard la veille, il n’avait pu que terminer la nuit devant un vieux film, un livre à la main pour pallier la nullité dudit chef d’œuvre cinématographique. Pas une goutte d’alcool : son récent abus avait fait suffisamment de dégâts pour que la Néerlandais se tienne éloigné de toute boisson alcoolisée pendant un certain temps. Pas de compagnie féminine non plus, l’heure tardive et sa conscience l’ayant empêché d’appeler l’une de ses quelques conquêtes avec lesquelles il était toujours en contact – fait assez rare. Les restes de son repas de la veille se mêlait aux différents croquis, calculs, schémas, voire dessins, de molécules ou protéines qu’il avait jetés sur diverses feuilles de brouillon.

Ainsi, quelques jurons déjà présents sur les lèvres, le Néerlandais grogna sous un raie de lumière, s’étira pour dénouer ses articulations endolories par l’inconfortable position qu’il avait prise sur son canapé, avant de regrouper ses papiers, se traîner vers sa cuisine et ranger tout ce qui pouvait se trouver sur son chemin. Pas particulièrement naturellement maniaque, Maarten semblait constamment alterner entre des phases chaotiques et d’autres bien plus ordonnées, à l’image de Cate. Cate. La raison principale de son instabilité. Cate. Maarten avait bien conscience d’être ridicule de rester à ce point attaché à la sorcière, qu’il avait lui-même quitté un an auparavant. Cate. Tantôt plongé dans l’alcool pour se rapprocher d’elle, tantôt souhaitant s’éloigner des deux le plus possibles ; cela fait bien trop longtemps qu’il subissait une brutale cure de désintoxication, sans effet notable, et qu’il jouait au funambule sur le fil de sa raison. Or, Maarten n’avait jamais été un grand gymnaste, sa souplesse égalant très certainement sa gentillesse. Sans compter qu’il avait lui-même saboté le fil sur lequel il faisait un tel exercice d’équilibriste, et qu’il ne comptait pas vraiment tenir debout indéfiniment. Si la brune lui manquait ? Maarten préférait ne pas s’attarder sur la question plus longtemps, et plus encore lorsqu’il était ainsi de mauvaise humeur. Car c’étaient des matins comme cela qu’il sentait à ce point son absence. Il avait presque l’impression de la voir accoudée à la fenêtre, il avait presque le sentiment d’entendre son rire, de renaître sous son sourire… et à chaque fois que ses sens le leurraient à ce point, il mourrait un peu plus de douleur. Et il se perdait davantage dans ses doutes, et il augmentait d’un cran encore l’oscillation incessante de la corde tendue sous ses pieds.

Maarten se crispa sur la feuille de papier qu’il tenait à la main, la déchirant même de frustration, gâchant un croquis presque réussi de ce qu’il voulait modéliser. Il ressassait son dernier exploit, chasser Bastien de chez lui sans le vouloir, depuis deux heures maintenant. Son appartement, Verdun à son réveil, était à présent plus semblable au Garden District qui hébergeait les plus riches des citoyens dans des quartiers bien ordonnés, aseptisés. Et dans un coin du salon se tenait un monticule de vêtements appartenant à la dernière brune à l’avoir séduit, une certaine Rachel, qui avait tendance à oublier avec une minutie admirable à chaque fois une pièce de ses habits. Un short était le dernier en date. Et en dehors de brûler lesdits habits, le Néerlandais ne savait plus comment s’occuper et se retrouva contraint, dans un sens, de migrer vers son bar habituel, pour passer le temps, un cahier de dessin sous le bras pour continuer à réfléchir sur sa problématique protéine.

Lorsqu’il entra dans le bar au coin de sa rue, commerce qu’il fréquentait assidument depuis plus de six mois maintenant, il ne comprit pas immédiatement ce qui lui arrivait. Un vertige, dans un premier temps, un étourdissement dans un second. Elle. Bientôt un an qu’il la cherchait en la fuyant. Bientôt un an qu’il multipliait les trahisons, ramenant des brunes, toujours, chez lui pour combler le temps d’une nuit, deux, voire d’une semaine, le vide laissé par son départ. Son absence. Et voilà que c’était elle qui le trouvait.

Elle qui l’avait trouvé, puisque sa présence ici, à cette heure là, ne pouvait pas être un hasard ; il en était hors de questions. Elle avait beau lui tourner le dos, il n’y avait aucun doute à avoir : ses courbes, ses cheveux, cette épaule légèrement dénudée par la chaleur ambiante… il les connaissait aussi bien qu’il pouvait la connaître, elle. Et la course effrénée de son cœur dans sa cage thoracique le prouvait. Un pas inconscient le rapprocha de la jeune femme accoudée au bar. Il crut entendre un rire cristallin résonné lorsque le serveur lui fit une remarque, avant de le désigner d’un index qui parut accusateur aux yeux du Néerlandais. Maarten était tétanisé, partagé entre son instinct animal qui lui hurlait de fuir, et sa folie qui le poussait à la prendre dans ses bras. Pris entre ces deux feux, il fut condamné à la voir se retourner sans pouvoir faire le moindre geste, feindre le moindre désintérêt pour celle qui le rendait fou par sa simple présence. Un premier « Cate » s’étrangla dans sa gorge. Sa deuxième tentative ne fut qu’un couinement. Ce ne fut qu’au troisième essai qu’il parvint à l’articuler correctement, en cherchant au passage comment respirer. « Cate… qu’est ce… qu’est ce que… »


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MessageSujet: Re: I came out to have a good time and I'm honestly feeling so attacked right now (pv Catou d'amour)   Lun 7 Juil - 1:56

I came out to have a good time...
maarten & cate
La Nouvelle-Orléans abattait sa chaleur sur la ville comme un manteau d'humidité et de sueur qui collait à sa nuque, qu'elle avait pourtant pris soin de dégager en un chignon de cheveux noirs, dont quelques mèches s'échappaient et venaient coller à son front. Cate n'était pas faite pour la chaleur - elle était née dans le grand froid canadien, et toute sa constitution appelait aux températures glacés plutôt qu'aux thermomètres tropicaux. A New-York, elle avait trouvé le juste milieu entre ses envies de froideur et les besoins de chaleur naturels à tout un chacun - l'hiver, elle s'emmitouflait de couches et l'été, elle restait à l'ombre des volets clos, sous la brise électrique d'un ventilateur. Elle ne s'était toujours pas habituée à cette nouvelle Capitale qui se dressait au milieu des bayous et des nuées de moustiques, et il était plus de coutume de la trouver enfermé chez elle dans le noir que de la voir dans les rues de la ville, mêmes aux heures où le soleil se cachait enfin derrière les habitations et où l'atmosphère devenait respirable.

Cate ne sortait que pour aller travailler - quand sa présence était absolument requise, et bien que l'air ambiant aux allures infernales était la cause première de cette réclusion presque monacale, elle devait admettre qu'elle avait l'avantage de la tenir éloignée de la personne qu'elle ne voulait pas croiser - et que pourtant elle désirait plus que tout revoir : Maarten. Durant les longues journées qu'elle passait seule, sans voir une âme, elle y pensait plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre. Elle l'avait suivi jusqu'ici, même si elle ne l'aurait jamais avoué. Non — elle n'avait fait que suivre le Gouvernement dans sa migration forcée vers le sud du pays, rien de plus. Il n'était rien, rien, rien — mais il était tout, et son coeur se serrait comme ses dents quand sa conscience se l'avouait à elle-même, dans ses derniers retranchements. Mais cette vérité n'était pas du tout à son goût, tandis que la déni offrait un met bien plus digeste pour son estomac d'hautaine et fière femme. Personne ne la réduirait jamais à cet état d'animal blessé, de chiot abandonné.

Et pourtant, depuis un an désormais, aucun homme n'avait franchi la barrière de sa chambre — peut-être parce qu'elle avait peur de voir les fantômes du passé danser dans leurs yeux une fois que le verre de trop est passé depuis longtemps. Alors elle se contente de femmes, des blondes puisqu'elle ne pourrait supporter aucune ressemblance, même dans le sexe opposé, et qu'elle chasse la moindre trace de ce léger accent hollandais qu'elle connaît bien, désormais, avec ses "g" dans la gorge et ses "r" qui roulent un peu comme un reste d'écume. Ils sonnent comme un tocsin désormais, et Cate ne se sent pas prête à mourir, pas tout de suite. Et malgré tous ces efforts, cette privation draconienne de tout ce qui pourrait encore la relier à son ancien fiancé, son coeur et son esprit sont d'étranges endroits où son minutieux travail ne porte aucun fruit, mais alimente au contraire une flamme qu'elle aimerait éteindre.

Mais elle brûle, ténue et tourmentante, jusqu'à ce qu'elle cède — la résistance est vaine quand la tourmente frôle la démence et que la chaleur, la terrible chaleur et son voile d'inconscience pèsent sur ses épaules et lui font tourner la tête plus que de coutume. La vodka, aussi rafraîchissante qu'elle se voulait à une époque lointaine, n'aide plus désormais, et elle se retrouve face à un dilemme : devenir folle, ou assouvir une dernière fois ses caprices et le retrouver, malgré le prix que cela impliquait. Elle finit par prendre la seconde option, presque malgré elle, mais elle sait ce qu'elle veut : elle ne sera pas la perdante. Il ne la surprendra pas, ne la fera pas flancher, ne fera même pas se pincer son coeur qu'elle veut infaillible. Non — elle veut le retrouver, l'enchaîner à elle de nouveau et ne plus se laisser prendre au jeu de l'amour.

Pour échapper à la lourdeur de l'air de la Louisiane, Cate ne traîna pas au lit ce matin-là. Etrangement, elle se rendit compte que son esprit avait réfléchi minutieusement à la manière de le retrouver, inconsciemment, depuis son arrivée en ville : puisqu'ils s'étaient rencontrés dans un bar, elle commencerait par là. Malgré l'heure matinale, elle trouva la rue étouffante malgré sa robe légère et l'ombre où elle se tint jusqu'à arriver dans les quartiers plus modestes et de s'arrêter dans le premier bar qu'elle trouva sur son chemin. Rien de très glorieux, mais elle ne s'était pas attendu à beaucoup mieux pour un endroit qui devait sûrement accueillir les classes les plus basses de la société. Elle pinça les lèvres - elle ne connaissait que trop bien ces comptoirs où elle-même s'était déjà retrouvé dans des états qui ne méritaient pas qu'elle s'attarde dessus. Elle ne voulait pas rester s'il n'y avait rien à tirer de cet endroit, et elle ne perdit pas de temps pour se diriger vers le bar et interpeller l'homme qui s'y trouvait, occupé à nettoyer les verres. "Excusez-moi" commença-t-elle, essayant de gommer les accents de froideur habituels dans sa voix "vous connaissez un certain Maarten Joen ?" demanda-t-elle, s'accoudant au comptoir pour laisser entrevoir le décolleté qu'elle arborait — si son métier d'avocate lui avait appris une chose, c'était que la séduction était la meilleure arme d'une femme pour arriver à ses fins. "Oui, il vient aussi ici." répondit l'homme en reposant son verre, son regard se penchant sans gêne sur la poitrine de la brune. "Mais je ne sais pas ce qu'une beauté comme vous ferait avec lui..." ajouta-t-il avec un sourire satisfait en essuyant la sueur de son front.

Cate feint un rire froid, sans amusement. "D'ailleurs, il est là." En une fraction de secondes, son visage se durcit et son regard devint glacial. Puis sa bouche s'étira en un sourire carnassier, et elle se retourna lentement pour faire face à celui qui l'avait abandonnée, un an plus tôt. Malgré elle, elle sentit un pincement dans sa poitrine quand elle se retrouva si proche de cet homme qu'elle avait aimé et haï si profondément que son regard sur elle pouvait encore la faire brûler avec passion — d'haine ou d'amour, la différence n'était que mince. Mais elle ne se trahirait pas, elle ne montrerait rien de tout cela. "Bonjour, Maarten." Ses yeux brillèrent de triomphe et de fierté quand elle l'entendit s'étrangler sur ses propres paroles, tandis que sa contenance restait de marbre, malgré son bouillonnement intérieur qui lui criait de se jeter sur lui — pour lui arracher les yeux ou l'embrasser, elle ne le savait pas. Son regard courut de haut en bas sur le Néerlandais, avant que sous ses lèvres n'apparaissent ses dents blanches, comme le prédateur qui se lèche les babines face à sa proie. "Tu n'as pas du tout changé." dit-elle enfin, avant de faire quelques pas pour se retrouver à sa hauteur, fermant ainsi la parenthèse d'une année entière qui les avait séparés. "Moi aussi, je suis contente de te voir..." lâcha-t-elle tandis que sa main se posait sur sa joue, prête à mordre s'il s'avisait encore de la repousser.
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MessageSujet: Re: I came out to have a good time and I'm honestly feeling so attacked right now (pv Catou d'amour)   Lun 7 Juil - 21:14




La probabilité que leur rencontre soit due au hasard ? Elle était mince. Très mince. Trop, peut être. En voyant Cate se tourner vers lui, Maarten s’en fit la remarque. Il n’y avait pas de doute à avoir, elle était là pour lui. Pour lui. Et pourquoi donc l’avait elle cherché ? Le retrouver, l’aimer, lui pardonner son abandon ? Te haïr, mon petit Joen. Maarten frémit. Une Cate matérielle, c’était déjà bien assez. La voix moqueuse créée par son inconscient pour pallier son absence n’avait pas à se mêler de la conversation, pas s’il voulait rester plus ou moins sain d’esprit. Tétanisé par la surprise et l’hébétement provoqué par sa présence, le Néerlandais observa Cate se retourner avec une lenteur qu’il savait calculée. Tout était calculé, maîtrisé, contrôlé, parfait, lorsqu’il s’agissait d’elle après tout. Elle mettait un soin certain à produire l’effet qu’elle voulait sur les personne et, en l’occurrence, il était totalement sous l’emprise de son regard, incapable de faire le moindre mouvement.

"Bonjour, Maarten." Ce fut comme un électrochoc. Face à cette salutation des plus simples, des plus claires, des plus agressives et incisives aux sens de Maarten, il ne put lui offrir qu’un étranglement, balbutiement voire couinement inarticulé. Qu’il était faible, face à elle… Durant les mois qui s’étaient écoulés depuis qu’il lui avait tourné le dos, rongé par le doute et par l’inquiétude d’ignorer si elle avait survécu à l’attentat, il n’avait cessé de songer à leurs retrouvailles. Il les avait rêvées, craintes, cauchemardées plus d’une fois. Et dans tous les scénarios qu’il avait pu concevoir, il restait maître de lui-même, la regardait dans les yeux pour lui tourner le dos. Toutes les hypothèses qu’il avait pues formuler se terminaient par le même schéma : il se libérait de son emprise, quittait définitivement son étreinte pour retrouver son indépendance et en finir avec ce manque lancinant qui le prenait à chaque fois qu’il se remémorait son parfum. Qu’il détestait, dans ces cas là, son odorat canin. Qu’il détestait sa mémoire sensorielle qui faisait renaître en un clin d’œil les flagrances si reconnaissables de son odeur. Il le détestait maintenant qu’il lui faisait noter la présence entêtante de Cate devant lui. Non, définitivement non, il ne pouvait pas douter. C’était elle, c’était qui parlait, c’était elle qui s’approchait, effritant sans vergogne la distance qui les séparait et qui le gardait sauf. "Tu n'as pas du tout changé. Moi aussi, je suis contente de te voir..." Deuxième électrochoc, sa main posée sur sa joue. Le moindre de pores de sa peau s’affole de ce contact. Son cœur s’emballe à nouveau. Et Maarten a l’impression de se réveiller. Il prit aussitôt conscience des regards que les clients posaient sur eux, des regards attendris et leurrés, et de la réalité des choses. Elle était vraiment là. Vraiment. Ce n’était ni un cauchemar, ni un rêve.

Les doigts de Maarten s’enroulèrent autour du poignet de Cate pour faire cesser immédiatement cette brûlure provoquée par le contact qu’elle lui imposait. Premier mouvement depuis qu’il l’avait vue accoudée au bar, Maarten le fit suivre par une voix rauque : « Tu n’as pas changée non plus » S’il était en train de taire le plus important ? Si peu. Elle était toujours aussi belle. Malheureusement. Elle était toujours sa drogue, et malgré les mois de désintoxication, la rechute était imminente. Il avait envie de la prendre dans ses bras, de combler ce besoin de contact, d’embrasser chaque portion de sa peau dénudée par la chaleur pour terminer par ses lèvres tentatrices. Il avait envie de rendre les armes sans même combattre, de se plier aux exigences de la Reine qu’elle était et qu’il avait vue dès le premier soir. Il avait envie de se mettre à genoux pour implorer sa clémence, la supplier de lui pardonner. Mais ce n’était pas possible. Le Saarlos était là pour veiller sur lui et sa fierté. Qu’avait-il dit à Bastien ? Que s’était-il dit lorsqu’il avait tourné le dos à New York pour migrer en Nouvelle-Orléans sans l’attendre ? Qu’il devait cesser cette spirale infernale d’autodestruction. Et s’il avait perdu, et de loin, son objectif de vue ces dernières années, la présence de Cate ravivait la volonté de l’animal, au moment ou l’humain sabotait ses propres défenses. Sans savoir qui parlait, Maarten s’entendit articuler un ferme « Dégage » qui piétina ses murailles. Comment pouvait-il ainsi la chasser alors qu’ils venaient tout juste d’être réunis ? Un pas en arrière, il déglutit pour mettre de la distance. « Laisse-moi. » Quel mensonge éhonté… Quel déni évident… Par ces simples mots, Maarten se mentait à lui-même en en ayant tout à fait conscience.Et il tint même à s’enfoncer davantage dans le déni voire la contradiction. « Tu n’es plus rien pour moi, Cate. Tu ne… » Le Néerlandais se crispa en faisant à nouveau un pas en retrait. Avait-il peur de la réaction de son ancienne amante ? Elle n’était pas capable de sentir, comme lui pouvait le faire, les effluves de ses nombreuses amantes qui avaient tenté de la remplacer. La jalousie n’avait ainsi pas lieu d’exploser à nouveau. Et pourtant, il avait peur. Elle était comme lui : impulsive, colérique, explosive. Et s’il avait déjà de la peine à prévoir ses propres réactions, il ne pouvait espérer spéculer sur les siennes. Prenant son courage à deux mains et son inspiration, toutefois, il finit sa phrase. « Tu n’es plus rien pour moi. » Menteur… menteur… effroyable menteur… Ce dont Maarten avait le plus peur dans le cas présent, finalement, c’était de faiblir et perdre toute volonté. Il le savait, un simple contact pouvait réduire à néant la plus forte de ses convictions.


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MessageSujet: Re: I came out to have a good time and I'm honestly feeling so attacked right now (pv Catou d'amour)   Mer 9 Juil - 19:01

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Elle ne montrait rien et son apparence restait de marbre - mais elle ne pouvait ignorer le bouillonnement qu'elle sentait gronder en elle à chaque minute passé à côté de celui qui l'avait abandonné et qu'elle aimait toujours, malgré tous les tours et astuces que son esprit avait pu fomenté pour lui faire croire le contraire. L'évidence était là, en elle, dans ce foisonnement de sentiments qui lui montaient soudain à la tête à mesure qu'elle le regardait, dans ce silence qui les unissait tous deux et qui les rapprochait presque. Jusqu'à ce qu'il prenne son poignet et s'éloigner de son toucher, d'elle. Sa main se referma, se serra en un poing tandis que sa mâchoire se contractait. Pas maintenant, pas tout de suite. Elle allait attendre ses explications.

Cate sourit quand il lui retourna la remarque, mais il n'y avait aucune chaleur dans cette marque d'affection. Elle était telle une vipère qui retrousse la commissure de ses babines pour montrer ses crocs, faire voir à l'ennemi qu'on n'a pas peur et qu'on est toujours prêt à l'attaque. Elle sentait toujours la contracture dans le bas de son visage, prêt à bondir et à lui lâcher "C'est tout ce que tu as à dire ?" Elle connaissait les ficelles pour le faire sortir de ses gonds, pour le faire réagir, et elle n'attendait rien que mieux que le bon moment pour le lui rappeler.

Mais même si elle était revenue pour asseoir sa dominance sur celui qui avait cru qu'il pouvait la laisser derrière lui aussi facilement, elle n'arrivait pas à nier cette force presque aussi grande qui lui disait de le prendre dans ses bras, de lui pardonner et de tout recommencer, repartir à zéro et ne plus se soucier de ce qui s'était passé. Peut-être même lui demander pardon, pour le mal qu'elle avait fait, qu'elle lui avait fait... Mais toutes ces pensées furent balayer par un simple mot, comme une gifle qui la fit reculer d'un pas, la bouche entrouverte et les yeux écarquillés d'étonnement. Une surprise qui passa comme un éclair dans ses yeux, avant que les nuages de la colère ne viennent assombrir son regard bleu. Les mots qui suivirent s'enchaînèrent comme une cascade et elle sentit son coeur battre contre sa poitrine à mesure que la colère venait lui faire tourner la tête. Il avait mal choisi son opposant.

"Plus rien pour toi ?" cracha-t-elle comme le serpent qui crache son venin avant de se préparer à mordre. Elle sentit un rire nerveux, hystérique lui monter à la gorge, s'échappant de ses lèvres entrouvertes. "Non, non, non... Ca ne marche pas comme ça, avec moi." Depuis toujours, elle était de nature impulsive et colérique quand les choses ne se passaient pas comme elle l'avait prévu, quand quelque chose contredisait ses plans. Encore plus quand il s'agissait de Maarten, puisqu'elle l'aimait, et que par conséquence, cela signifiait qu'il était à elle, comme le chien en quoi elle l'avait transformé, cette sombre nuit il y avait des années de cela. Comme quelques instants auparavant, elle ferma la distance qui les séparait, et sa main s'empara de son menton en un mouvement rapide et brusque, ses ongles s'enfonçant dans sa peau. "N'oublie que tu es à moi, Maarten. N'oublie pas ce que j'ai fait de toi." Une créature, sa créature, presque sans remord dans ses yeux qui brillaient de rage.
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MessageSujet: Re: I came out to have a good time and I'm honestly feeling so attacked right now (pv Catou d'amour)   Jeu 10 Juil - 22:26




Que venait-il de faire ? Que venait-il de dire ? Le chien était catastrophé par la témérité du Néerlandais. Il s’agitait dans sa cage, n’ayant qu’une envie : hurler à la Lune et à Cate que rien de tout cela n’était vrai. Tu n’es plus rien pour moi. Mensonge, mensonge hurlait le Saarlos en gémissant. Cela fait plus d’un an que Maarten ne pouvait que penser à elle, que rêver d’elle, que chercher en la moindre femme rencontrée des ressemblances avec elle. Si le rien était tout, alors oui, Elle n’était rien pour lui. Toutes les autres interprétations ne pouvaient qu’être fausses, il n’y avait pas d’autre possibilité.

Maarten retenait des tremblements, contrôlait sa respiration qui, à l’instar du chien-loup, n’avait qu’une seule envie : lui échapper. L’avait-il vraiment dit ? Le lui avait il vraiment dit cela ? Le poing serré, il avait pourtant vu sa réaction lorsqu’il avait éloigné de sa joue le toucher de son amante. Lorsque ses doigts s’étaient enroulés autour de son poignet. Il avait pourtant vu ces infimes marques de la contraction de sa mâchoire. Après tout, ils s’étaient suffisamment disputés pour qu’il remarque au moindre coup d’œil les prémisses de la colère, le mécontentement lorsque quelque chose d’imprévu advenait. Et le pire, c’était qu’il était suffisamment fier d’être l’imprévu pour écarter le temps d’une seconde la terreur ressentie aux mots prononcés pour les affirmer une seconde fois à voix haute. Tu n’es plus rien pour moi. S’il le pensait ? Assurément pas. Mais il avait la conviction que c’était un premier pas. Vers quoi, vers où… encore des questions sans réponse. Mais au moins, ce n’était pas vers la soumission à sa beauté, à sa prestance, à son intelligence, à tout l’être extraordinaire que pouvait être Cate.

Un nouveau pas en retrait, et Maarten voulut s’éloigner un peu plus de sa tentatrice pour rester ferme sur ses positions. Etait-il aussi fragile qu’un simple contact puisse réduire à néant tous ce dont il venait de se convaincre ? Oui, assurément, oui. Le chien était déjà en train d’implorer la clémence de sa Reine, l’homme était à deux doigts de le faire lui aussi. A moins que ce ne fusse le contraire. Il ne parvenait pas à décider quelles étaient les pensées provenant du Saarlos et celles provenant de l’homme encore vivant en lui. Dis quelque chose, Cate. Elle avait reculé à ses mots. Elle avait ouvert grand les yeux de surprise, et comme un enfant, Maarten s’en était réjoui, en guettant cependant le moment de la contre attaque. Il ne pouvait totalement prédire ses réactions, mais il en savait suffisamment de celle qu’il aimait depuis plus de dix ans pour s’attendre à payer le prix de sa rébellion. Et Cate ne se fit d’ailleurs pas prier plus longtemps. "Plus rien pour toi ? Non, non, non... Ca ne marche pas comme ça, avec moi." Pour peu, Maarten se serait applaudit. Il n’avait pas frémi. Il n’avait pas tremblé, pas davantage du moins. Il n’avait même pas reculé. Il était juste mort de l’intérieur, en entendant ce rire qui sonnait faux. Sa voix fut même solide et cynique lorsqu’il répéta, moqueur, ses derniers mots. « Ca ne marche pas comme ça avec toi ? » Si semblables, ils n’avaient pu que s’aimer. Mais qu’était-il advenu de l’amour qui les liait au début ? S’était-il simplement transformé en névrose pour qu’elle exige à ce point que tout rentre dans ses petits emploi du temps ? Qu’avait-elle marqué ce matin-là sur son planning de la matinée ? 10h25 : Aborder Maarten, 10h28 : Récupérer Maarten ? Et puis, après, 10h42 : Faire payer à Maarten son abandon peut être ? Et bien non, Cate, tu n’auras pas ce que tu voudras. Maarten était en colère. Contre lui, d’avoir tant cherché à la revoir, d’avoir tant besoin d’elle. Contre elle, aussi, de ne pas avoir changée. Et il s’en voulait encore de vouloir qu’elle change. En quelques fractions de seconde elle fit à nouveau disparaître la distance qui les séparait et qu’il avait tant voulu augmenter. Avant qu’il ne puisse l’en empêcher, elle imposa à nouveau un contact physique en l’obligeant à la regarder. "N'oublie que tu es à moi, Maarten. N'oublie pas ce que j'ai fait de toi."

Depuis qu’il avait quitté les Pays-Bas, Maarten n’avait pas souvent eu l’occasion de se retrouver avec un poignard planté dans le corps. Ca ne lui manquait guère. Et ce simple fait se confirma lorsque les mots de Cate se plantèrent profondément en lui, tournant avec sadisme pour perforer son cœur. Dans un sens, ce n’était que le juste retour de son Dégage mais Maarten était bien trop fier et de mauvaise foi pour s’attarder davantage que nécessaire sur cette pensée. Et le toucher de Cate l’empêcher de réfléchir. Il était hypnotisé par son regard, il suffoquait. Elle l’étouffait. Ses doutes l’étranglaient. Si sa rage était encore bien présente, la proximité de Cate avait le pouvoir incongru de la museler aussi efficacement qu’elle pouvait bâillonner le chien-loup les nuits de Pleine Lune, lorsque Maarten voyait toute son humanité céder pleinement le pas devant la présence de l’animal. Mais cette fois, la nuit et la lune étaient loin. Et Maarten têtu. A nouveau il se saisit de la main de Cate, sans délicatesse aucune, pour l’écarter violemment. Elle n’avait pas le droit d’évoquer avec autant de légèreté ce qui avait détruit leur couple. Elle n’avait pas à préciser ainsi à voix haute ce qui était une évidence pour tous les deux, malgré toute la mauvaise fois du Néerlandais. « Je ne suis pas un caniche que l’on siffle, Cate ! » Maarten était loin d’être un homme posé ou patient. Il avait toujours été particulièrement colérique et grossier et ça ne s’était pas arrangé avec le temps ni avec son changement de nature ; bien au contraire, ces traits de son caractère s’étaient largement amplifiés au gré de ses transformations. Et si Cate avait réussi à le rendre calme et attentif les premiers mois, lorsqu’il prenait soin d’elle chaque soir avec la douceur d’un amoureux, le chien-loup était passé par là pour exacerber son impulsivité. Et avait tout piétiné sur son chemin.

Les mains de Maarten se posèrent sur les épaules de Cate pour l’immobiliser face à lui. Serais-tu en train de me retenir ? Dégage. « Crois moi, je n’ai rien oublié, Cate. » Que ce nom était doux à l’oreille. Il n’avait rien oublié de ces rires, de ces sourires et de cette complicité qui les liaient à New York. Il n’avait rien oublié du pardon qui lui avait offert lorsqu’elle l’avait transformé. Des excuses qu’elle avait pleurées ce matin là. Il n’avait rien oublié de tous les poignards qu’ils s’étaient plantés dans le dos pour faire comprendre à l’autre à quel point ils l’aimaient. Il n’avait, il ne pouvait rien oublié. Rien effacé. Pour peu, il en aurait pleuré de frustration. Alors qu’il aurait aimé reprendre, la faire souffrir, la blesser, appuyer un peu plus sur la plaie ouverte qu’il lui avait infligée, Maarten ne put que jurer en néerlandais. Il ne pouvait pas simplement la laisser ici. Pas maintenant qu’elle était face à lui. Tout aurait été plus simple si elle avait obéi à son Dégage… Prenant son inspiration, il tenta à nouveau de poursuivre : « Je n’ai rien oublié, alors je te le demande, Cate. Dégage. Laisse-moi. » Laisse moi t’embrasser, t’enlacer, t’aimer comme jamais. Laisse moi je t’en conjure. Ces derniers mots moururent dans sa gorge avant même qu’il ne tente de les prononcer. De toute manière, sa bataille, sa guerre même, était vouée à l’échec. Trop proche, Cate l’avait totalement sous son contrôle, il ne pouvait que le sentir. Il perdait pied. Maarten se mordit la lèvre pour se retenir de faire une erreur. Grosse erreur. Une erreur qu’il regretterait, il ne le savait que trop bien. Il ne pouvait pas se permettre de craquer et de céder totalement à ses envies : ce serait offrir une énième victoire à Cate. Il ne pouvait pas, il n’avait pas le droit, autant vis-à-vis de Bastien que de lui-même, de l’embrasser. Il n’avait pas le droit.

Et pourtant lorsqu’il sentit à nouveau le goût sucré de ses lèvres lorsqu’il fit disparaître tout contact entre eux pour l’enlacer, il étrangla ses remords à main nue pour faire comme s’ils n’avaient jamais existé. C’était une grossière erreur, mais pour le moment… il préférait l’oublier. Après tout : c’était trop tard.


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