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 Won't look down, won't open my eyes [PV Charlie]

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MessageSujet: Won't look down, won't open my eyes [PV Charlie]   Mar 8 Juil - 23:40

Cette petite appréhension pour cet espoir trop grand, ils se balancent tous deux dans ma poitrine alors que je réajuste mes cheveux dans le miroir près de la porte d’entrée. Je respire ma poudre une dernière fois avant d’offrir à ma poignée de porte le loisir de démontrer son utilité. Le bout de ma chaussure franchit le seuil tandis que je tourne machinalement la tête vers la gauche. Le vide du couloir débarrasse ma cage thoracique de toute attente. Mon regard se lève vers le plafond tandis que mon soupir rejoint mon sourire. Il n’est pas là aujourd’hui. Peut-être plus tard. Tant mieux. Je réajuste mon sac à main sur mon épaule tentant par la même occasion de réparer ma déception évidente. Ma moue déconfite traine encore sur mes traits quand je m’engouffre dans l’ascenseur et quand elle me nargue dans le reflet des parois métalliques, je tente de la dissoudre. Ce genre d’habitudes est un vice dont je dois me passer. Mon esprit s’attarde sur les rouages de mon plan tandis que la cage s’ouvre sur le rez-de-chaussée. Le portier me salue et je tords ma bouche en rictus pour lui répondre. Son regard frôle mes formes quand je passe devant lui et comme chaque jour, je fais semblant de ne pas m’en rendre compte. Ça aussi, c’est une habitude et elle remonte à plus d’une décennie. La lumière me brûle la rétine quand le trottoir surprend mes talons. Mes paupières chassent les rayons solaires à quelques reprises alors que mes doigts accueillent mon trousseau de clés. Les feux de la voiture m’interpellent quand j’arrive à sa hauteur. Ce n’est pas la mienne. Disons que c’est un emprunt, une fausse bonne action pour un collègue. Quel dommage que son véhicule présente quelques signes inquiétants et qu’il n’ait déjà pas assez de temps pour tremper un peu de son pain dans son café le matin. Je me suis proposée parce que mon horaire est aussi flexible que mes humeurs sont changeantes. C’est une liberté appréciable mais comme aucune activité saine ne me retient d’ordinaire, je peux me permettre ce genre d’écart et donc, aider ce cher Jack à rouler dans de meilleures conditions de sécurité avec cet engin.

Bien entendu ce simple service cache un autre dessein. Mes obsessions sont incalculables et multiples mais celle-ci, je la porte depuis déjà trop longtemps pour que la frustration en soit encore plus écrasante. Ses mots me harcèlent encore la nuit quand le sommeil me refuse l’accès. Les souvenirs s’alignent toujours sans mal, les fantômes sont ma seule compagnie et ses intonations sont autant de spectres auditifs qui m’agressent quand le noir m’enveloppe. A croire qu’il a réussi son coup en s’immisçant dans mes affaires. J’ajuste le rétroviseur délicatement avant de mettre les clés sur le contact. Je déteste cette vieille odeur de tabac froid dont les sièges sont imprégnés autant que la poussière qui s’agglutine sur le tableau de bord. J’ai hâte de sortir de cet habitacle. Le moteur ne réagit qu’à ma troisième tentative et je me réjouis de parvenir à sortir de cet emplacement de parking pour gagner le garage où ce Charlie Ford travaille. La paperasse s’est entassée durant des mois sur mon bureau. En prenant du grade, la porte des archives s'est naturellement ouverte. Avec un ou deux sourires bien placés, je suis parvenue à creuser suffisamment son cas pour comprendre que quelque chose clochait. Vu sa véhémence à l’égard du gouvernement, je crois que je suis sur la bonne piste le concernant. Je ne fais pas ça pour une promotion, je le fais surtout pour moi. Depuis un sérieux moment, cette histoire a eu le temps de cheminer de mon crâne. Assez pour que je le soupçonne d’avoir trempé de près ou de loin dans l’assassinat de … C’est une affaire personnelle. Et je veux entendre, savoir, comprendre pourquoi on Lui a fait. Pourquoi la rébellion l’a choisi, lui ? Je ne vois pas pourquoi il est venu me convaincre qu’il s’agissait du gouvernement si ce n’est pour m’inciter à ne pas m’orienter vers la vérité.

Je finirais par tout savoir. Et ça commence aujourd’hui, de façon concrète. Devant son établissement, je dépose l’épave pour gagner le comptoir. Je pose mes bras sur ce dernier et analyse l’endroit méthodiquement en jouant d’un air innocent avec l’une de mes boucles d’oreille. J’explique tout aussi sagement mon souci au premier employé qui se présente à moi. « Je crois que ma voiture a besoin d’une révision. Plusieurs signaux sont allumés en permanence sur le tableau de bord... » Je replace une mèche derrière mon oreille en attendant que quelqu’un s’occupe de mon cas. J’ai des yeux partout. Surtout sur la porte qui mène à l’atelier.

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MessageSujet: Re: Won't look down, won't open my eyes [PV Charlie]   Mer 9 Juil - 23:42


6h30. Mon réveil se met à sonner bruyamment et d’un geste lasse de la main je l’envoie valser sur le plancher. Sa chute est suivit d’un craquement et du silence complet. Je me redresse dans mon lit, passe une main sur mon visage et ouvre les yeux. Je m’enquiers de l’état de mon réveil et constate avec frustration qu’il a poussé son dernier souffle. Ce n’est pas le premier que je brise. Je déteste être réveillé tôt le matin mais je n’ai pas le choix. Avec le garage, je me dois d’être le premier sur les lieux, d’ouvrir les portes et d’accueillir les clients à 8hrs. Je m’encourage mentalement et me lève finalement après une dizaine de minutes. Après la première tasse de café je me sens déjà plus éveillé et après avoir dévoré deux toasts je suis prêt à passer au travers de cette journée de travail. Je reste quand même assis un moment à table à tourner inutilement les pages du journal que j’y ai laissé la veille. Je ne lis pas vraiment ce qui y est écrit, seulement les gros titres. Je suis perdu dans mes pensées en fait. La plupart du temps, j’essaie de me souvenir des rendez vous du jour ou des clients de dernière minute qui arrive parfois au bon moment. Mais ce matin, je repense à ce qui m’est arrivé avant d’atterrir en Nouvelles-Orléans. Il est difficile d’oublier complètement toute l’horreur que j’ai pu voir. Les Hunter Seasons, les zombies, le gouvernement complètement sortit de ses gonds. Si je n’avais pas été de la partie, peut être que les souvenirs obscurs auraient été moins présent. En ayant prit part à la rébellion contre le gouvernement, j’avais mit fin à la vie d’une bonne dizaine de personnes et peut être même plus. Il est peut être facile d’appuyer sur la gâchette, mais vivre avec ce geste pour le reste de sa vie marque profondément l’esprit.

En jetant un coup d’œil à l’horloge, je me lève et cours directement sous la douche de peur d’arriver en retard. Vers 7h30, je quitte mon appartement, vérifiant la poignée de porte histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise en revenant ce soir. Je fais le trajet de chez moi au garage à pied. À quoi bon utiliser sa voiture quand on peut plutôt en profiter pour prendre une marche de santé ? Et ça se résume plutôt à un jogging ce matin. Je ne voudrais pas que les clients ou mes employés arrivent avant moi. D’un geste pressé je sors le trousseau de clé de la poche de mon jeans et déverrouille la porte arrière du garage. J’y entre et enfile ma chemise de travail que j’avais laissé trainer sur une chaise hier en quittant. Elle est parsemé de tache d’huile et semble élimé par endroit mais c’est l’uniforme parfait. Je fais le tour de l’endroit pour nettoyer ce que mes employés n’ont pas ramassé hier. Je déteste devoir repasser derrière eux et je vais devoir encore une fois le leur reprocher.

8h02. Mon premier employé arrive et je le salue. Je continue de tout mettre en ordre pour la journée et m’arrête quelques minutes pour prendre en compte les rendez vous de la journée. Un problème avec des freins, rien de bien compliqué la dedans. Un moteur qui cogne, des phares à changer, une carrosserie à refaire. Le temps que je me prépare, le premier client arrive et la journée est commencée pour de bon. Je ne vois pas le temps filer à toute allure et continue de m’occuper de mécanique jusqu’à ce que l’heure de la pause sonne. J’en profite pour boire un peu d’eau et m’assoir deux minutes. Mon prochain client n’arrive que dans une heure et je me disais que je pourrais aider les autres entre temps. Lorsque je crois avoir fait durer ma pause assez longtemps, je me relève et me dirige vers l’entrée du garage. J’aurais aimé m’entretenir un peu avec l’employé qui s’occupe de la réception mais en regardant par la minuscule fenêtre sur la porte séparant le garage du comptoir, j’entraperçois un visage qui ne m’est pas inconnu. Et elle semble regarder dans la direction contraire. Jodie Mason, travaillant pour le gouvernement et me connaissant. Peut être même en savait-elle trop sur mon cas. Je m’essuie les mains sur mon pantalon et pousse doucement la porte. J’entends mon employé dire :

« Je suis désolé mais nous n’avons pas de place aujourd’hui, peut être pourriez vous revenir demain ? »

« Je vais m’occuper volontier du problème de la demoiselle. Comment puis-je vous aider ? »

Le réceptionniste se tourne vers moi en sursaut, mais je n’ai d’yeux que pour Jodie Mason. J’aimerais connaître la raison de sa présence ici, même si je crois savoir. Je me souviens encore il n’y a pas si longtemps l’avoir interpellé pour lui parler de l’assassinat de son père et quel camp s’en était prit à lui. Elle n’avait jamais rien voulu entendre et la voila devant moi aujourd’hui. Avait-elle changé d’avis ? Je ne le saurais qu’une fois que je connaîtrais ses intentions.
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MessageSujet: Re: Won't look down, won't open my eyes [PV Charlie]   Ven 11 Juil - 0:24

Le comptoir prend des allures de piano quand je me mets à le marteler du bout des doigts. Je vois bien que cet employé ne sait pas quoi faire de moi et je doute qu’un seul sourire suffise à le dissuader de me montrer la porte. Porte qui ne s’ouvre toujours pas. Dire que j’ai sacrifié ma fin d’après-midi pour qu’on m’indique la sortie.  Mon agacement se voile de politesse tandis que je m’apprête à déserter cette pièce minable pour ruminer en silence dans ce véhicule rutilant. Seconde déception de cette journée, parfait. De nouvelles intonations interrompent la charabia du réceptionniste et me font relever la nuque dans une autre direction. Mon rictus éclot sans mon consentement et meurt aussi abruptement. La surprise roule sur mes traits avec brio tandis que mon index et mon pouce dissipent mon soudain enthousiasme en jouant avec mon trousseau de clés. Mes souvenirs se compriment avec la réalité et je réalise qu'il réveille tellement de sentiments douloureux que durant une infime seconde, j'ai envie de m'enfuir sans demander mon reste. Mais ma volonté me retient. Pas tout ça pour rien. Je dois rester lucide. Mes yeux cherchent et trouvent le nom sur son badge comme si je n’avais fait aucune recherche préalable. Comme si les syllabes avaient besoin d’un mémo pour se reformer dans ma mémoire. « M. … Ford ? » Difficile de lui sourire chaleureusement mais mes joues se forcent à la comédie en émettant quelques réserves néanmoins. Une stratégie ? J’improvise. De toute façon, je n’ai rien à perdre si ce n’est un peu de mon intégrité mais autant l’avouer, ce ne sera pas dramatique vu l’endroit et les témoins. « Comme je l’expliquais à votre collègue, mon véhicule semble avoir besoin d’une bonne révision. Plusieurs voyants clignotent sur le tableau de bord depuis quelques jours... » Mes épaules grimpent et descendent en signe de nonchalance. Les femmes ne sont pas censées s’y connaître en mécanique et je me range aisément dans cette catégorie. Néanmoins, je reste attentive et vigilante d’ordinaire quand il s’agit de mes possessions matérielles. Ma voiture ne serait jamais restée dans un tel état aussi longtemps. La fainéantise des hommes est légendaire.

Mes prunelles glissent d’un homme à l’autre tandis que je me décroche du comptoir. Et si Ford me refuse également l’aide ? Mes pensées fusent dans tous les sens à m’en donner le tournis. Mal préparée, Mason, très mal préparée. La courtoisie me pousse à articuler un « Si vous croyez que ça peut attendre demain… » Mais mon impatience doublée de ma détermination la talonnent tout aussi sûrement. « Mais je crains que les freins ne soient atteints et c’est interdit de rouler si ils ne sont plus en bon état de marche. Je risque de mettre en danger la vie des autres conducteurs, non ? Je crois que dans ce cas, vous devriez me prêter un autre véhicule. » Et je sais que ça n’enchante aucun garage ça. Du moins, ceux que j’ai déjà pu fréquenter et dieu seul sait que je ne m’arrête jamais dans des établissements aussi modestes. Ce doit être pire pour eux, non ? « Vous pourriez au moins jeter un œil pour me dire si … Si je peux continuer à rouler ou non, avec ? » Mon innocence prend la forme d’un énième sourire tandis que je balaie l’endroit encore une fois pour m’imprégner du lieu, tenté de comprendre dans quel genre d’Univers ce potentiel rebelle travaille. Propriétaire donc, c’est sûrement un commerce qui en cache un autre. C’est aussi pour ça que je lui apporte de quoi bosser, pour juger de ces compétences dans ce domaine. Un premier pas vers la vérité plutôt dérisoire mais réel. Éliminer un à un les soupçons pour y voir avec plus de clarté – c’est ma démarche. Peut-être pas la meilleure mais… C’est la mienne.

Afin de faire un peu de forcing, je dépose les clés sur la surface plane qui nous sépare comme une invitation à sortir. « Elle est garée juste en face, ça ne prendra pas longtemps, promis. » Et je compte bien le suivre pour que nous puissions discuter durant sa vérification. Tout m’intrigue chez cet homme et pas pour les raisons habituelles. Lui, il ne me fascine que par ce qu’il cache sous ses airs d’homme rangé et bien sous tous rapports. Les personnes qui semblent être trop honnêtes, sont les pires qu’ils soient. J’en connais un rayon. Les hommes qui osent afficher leurs vices, ne sont pas aussi sournois et c’est pour ça que j’apprécie généralement bien plus leur compagnie. La franchise d’avouer ne pas savoir qui on est et encore mieux, ne pas posséder l’illusion de savoir où l’on va. De toute évidence, ce Charlie croit savoir ce qu’il fait et pense avoir le contrôle du peu que j’en ai vu. Voyons si son attitude me fait changer d’avis ou confirme ma pensée. Alors Ford, quel genre d'homme es-tu?

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