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 Surrender the night {.pv}

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The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Surrender the night {.pv}   Ven 11 Juil - 22:44


surrender the night
I need somewhere close, somewhere safe
Bury all your secrets in my skin. Come away with innocence and leave me with my sins. The air around me still feels like a cage. And love is just a camouflage for what resembles rage again. So if you love me let me go. And run away before I know. My heart is just too dark to care. I can't destroy what isn't there. Deliver me into my fate. If I'm alone I cannot hate. I don't deserve to have you. My smile was taken long ago. If I can change I hope I never know. I couldn't face a life without your light. my love was punished long ago. If you still care don't ever let me know © WILD HEART

Le calme de la forêt berçait son cœur. Apaisait la frustration et la rage incessante grouillant sous son épiderme. Ces éléments avaient toujours été une partie intégrante de sa personnalité. Les fibres sombres donnant toutes ses nuances au canevas de sa vie. Infirme, la guérison tant attendue était arrivée. Il en gardait quelques séquelles, infimes et insignifiantes en comparaison de ce qu’il avait vécu. Mais le retour de sa motricité n’avait fait qu’accroître sa frustration. Repartir de zéro encore une fois lui était insupportable. Ses doigts se crispèrent, et s’enfoncèrent dans la terre humide. Les muscles tendus à l’extrême, le cœur battant à tout rompre et le souffle en berne, Stain luttait avec lui-même. Aux prises avec le fauve sommeillant dans son ventre. Et l’animal écrasait l’homme à plate couture. Refusant de sortir de sa cage tant que la lune ne venait pas caresser sa peau. Il serra les dents, laissa ses paupières se fermer et se concentra au mieux sur sa respiration. Il s’acharnait, n’avait de cesse de se torturer dès que l’occasion se présentait. La transformation avait lieu, parfois. Quelques misérables minutes, à peine une heure. Ce n’était pas suffisant pour le satisfaire. Et la sensation d’infinie liberté qui accompagnait la mutation ne pouvait pas infiltrer la moindre parcelle de son être en si peu de temps. L’approche de la pleine lune aiderait peut être cette fois. C’est ce qu’il pensait lorsqu’il se fraya un chemin dans cet entrelacs de racines et d’herbe folle.

Il avait fini par perdre la notion du temps, mais son acharnement était en train de payer. Dans un clac sourd, lugubre à souhait, son épaule venait de se démettre. A quatre pattes, la moindre fibre de son être le faisait souffrir mais il s’en foutait éperdument. Le front posé contre la fraicheur de la terre humide, un sourire étirait ses lèvres malgré l’intense douleur qui le déchirait tout entier. Les os se fracassaient les uns après les autres, se détachaient les uns des autres quand les muscles changeaient de forme et de place. La douleur fit perler des larmes contre ses cils et il serra encore un peu plus les dents. Le temps de quelques battements de cœur, et finalement, un gémissement de souffrance vint frôler ses lèvres. Pour se muer en un soupir de pur plaisir. Masochiste à en crever, ce regain de contrôle sur son loup avait quelque chose d’extrêmement jouissif. Un dernier clac, qui résonna dans le silence de la forêt et le loup blanc se redressa sur ses pattes tout en s’ébrouant. Il huma l’air, baissant ensuite le museau pour fixer ses pattes et les griffes qui s’incrustaient dans la terre. L’animal resta planté là quelque instant, incertain. Depuis la diffusion de ces maudites vidéos, Elle l’évitait royalement. Il avait dompté sa répulsion et appris à se servir d’un téléphone portable. Pour n’entendre qu’une irritante tonalité à chaque fois qu’il tentait d’appeler Cora. Les chances de s’expliquer s’amenuisaient de plus en plus et il craignait que de l’eau supplémentaire sous le pont ne vienne à tout détruire. Ce n’était pas d’un tube de colle dont il aurait besoin cette fois, mais de tout un pot et de la matière la plus puissante possible. Et s’il était venu s’entraîner à muter en ce lieu, ce n’était pas par hasard. Le loup se mit enfin en route, déambulant à la manière d’un fantôme entre les troncs sans émettre le moindre bruit. Ombre blanche au milieu des griffes sombres que la tombée du jour commençait à faire apparaître alentour.

Le loup grogna, les sens en alerte, et il allégea encore plus son pas à l’approche de la maison. Ce n’était pas l’odeur de sa cousine qui s’infiltrait dans son museau. Il contourna la bâtisse et se retrouva devant la porte d’entrée, grande ouverte. L’hésitation lui embruma l’esprit un bref instant, puis il se décida à entrer, maudissant les abrutis ayant construit cette baraque d’avoir mis du parquet au sol. L’obligeant au passage à devoir marcher sur des œufs pour éviter que le bruit de ses griffes ne le trahisse. Un bref détour par la cuisine parvint à le rassurer lorsqu’il aperçut la silhouette de ce qui semblait être une femme de ménage. Stupide créature, pas foutue de fermer une porte sous prétexte que seuls Bambi et sa flopée de copains idiots vivaient dans ces bois. Il l’avait presque oublié, son semblable apprivoisé. Le loup émit un infime glapissement de surprise une fois de retour dans le salon, le museau contre celui de la peluche. Un grognement qui se voulait menaçant s’échappa de la gorge du chien, titillant les nerfs du loup, amusant l’homme au passage. Le fauve se redressa, usant de la différence de taille qu’il pouvait y avoir entre eux, tout en retroussant les babines sur ses crocs. Dominant, même lorsqu’il n’avait strictement rien à faire dans cette maison paumée au milieu des bois. L’husky courba l’échine et laissa le loup se réfugier dans un coin sombre de la pièce sans sourciller.

« - Sois sage Peluzzo. » L’inconsciente fichait enfin le camp. Stain accueillit cette remarque avec un certain soulagement. Elle ne représentait pourtant qu’une infime menace. Une puce dont l’on peut aisément se débarrasser d’un coup de crocs bien placé. Ses muscles se détendirent lorsque la porte se referma et que le cliquetis des clés résonna dans le silence de la pièce. Allongé sur le parquet, le museau entre ses pattes, le loup fixait de ses yeux d’or la porte d’entrée. Bien rapidement rejoins par la boule de poils qui ne trouva rien de mieux que de se coller à lui, non sans douceur, pour finalement poser son museau sur le dos de son comparse. Pot de colle. Lui qui n’avait jamais été un véritable fan des animaux de compagnies, quels qu’ils soient, il se retrouvait à apprécier la présence d’un chien turbulent et un peu trop collant à son goût. Et à attendre que sa maîtresse ne daigne rentrer dans sa tanière. Ce qu’il ferait ensuite, une fois qu’il se trouverait devant Elle, il n’en avait aucune idée. Et sous la fourrure entre ses deux oreilles, les neurones ne pensaient qu’à une chose : se ruer dehors pour courser quelques écureuils. Foutus instincts…

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↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Mer 16 Juil - 11:13

C’était devenu un rituel. Elle rentrait chez elle à la nuit tombée, puis mixait l’alcool aux petites pilules colorées pour oublier. Pour faire taire les hurlements de douleur. Ceux de l’inutile organe tapi entre ses côtes autant que ceux de ses nouvelles victimes. Une mixture explosive qui allait finir par détruire sa santé à terme, mais qui se révélait redoutablement efficace. La seule apte à réduire au silence la cacophonie assourdissante qui lui vrillait les tempes, la symphonie abrutissante et disgracieuse de ses échecs. Pantin robotique, elle effectuait les sombres tâches qui lui étaient assignées sans sourciller. Un véritable automate. Noyant dans des tortures psychologiques la tempête émotionnelle qui couvait, qui rageait sous sa peau. Transformer le sang chaud qui bouillait dans ses veines en glace n’était cependant pas si aisé pour l’italienne, plus connue pour son caractère volcanique que pour sa réserve. Une décision qui ne servait qu’à l’immoler de l’intérieur, qu’à la contraindre à se consumer violemment et toute entière. Le feu prisonnier d’un carcan de givre. Comme une punition qu’elle s’infligeait pour ne pas avoir vu la trahison venir. Pour ne pas avoir perçu les signes. C’était devenu un rituel, un rituel rassurant qu’elle ne pensait qu’à perpétuer sur le trajet qui la conduisait à son chalet. Qui la faisait trépigner d’impatience à mesure que le temps s’effilait, et que les effets bienfaiteurs de la cuvée précédente s’estompaient. L’affliction mordillait ses chevilles, grimpait sournoisement en secouant ses courbes plantureuses d’irrépressibles frissons. A tort interprétés pour de l’entrain vis-à-vis de la musique entêtante grésillant dans l’autoradio. Les dents appuyées contre son poing serré, elle observait passivement le paysage défiler de son côté de la vitre. Le regardait sans le voir, en vérité. N’accordant que trop peu d’attentions au shadowhunter au volant, qui s’échinait à faire la conversation tout seul depuis qu’elle était montée dans l’engin métallique. Habitué à son mutisme, il ne semblait pas s’en offusquer. Elle ne se trouvait pourtant elle-même pas de très bonne compagnie.

Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas immédiatement que la voiture s’était enfin emmanchée sur le petit chemin de terre et était à l’arrêt. Elle ne sortit de sa torpeur que lorsqu’elle sentit une chaleur diffuse glisser contre sa jambe nue. La main indécente de son collègue froissa légèrement le tissu d’ébène de sa jupe, et elle l’intercepta avant qu’elle ne progresse davantage vers l’intérieur de sa cuisse. « - Pas ce soir. » Souffla-t-elle fermement, pour le dissuader de négocier. Les serpents aguicheurs, loin de se décourager, se coulèrent sensuellement dans le creux de son cou. « - Allons Cora, ça ne te ferait pas de mal de te détendre un peu. » Elle se dégagea avec moins de douceur qu’auparavant, et ses azurs jetèrent une œillade assassine au séducteur téméraire pour calmer ses ardeurs. « - Mais fous-moi la paix ! J’ai dit non alors n’insiste pas. » Siffla t’elle durement. S’il lui était arrivé à plusieurs reprises de céder pour tenter d’effacer l’empreinte indélébile qu’Il avait gravée sur sa chair, elle n’y parvenait pas toujours. Les contacts charnels pouvaient l’apaiser comme la torturer. Et elle savait qu’il en serait ainsi si elle le laissait entrer et se briser contre ses reins ce soir-ci. Abandonnant sans plus de cérémonie le conducteur, elle esquissa un léger mouvement avec ses phalanges pour sceller la discussion et dire au revoir une fois sortie. Elle attendit que le véhicule se soit suffisamment éloigné pour s’avancer vers la bâtisse, et déverrouiller la porte d’entrée. A mille lieux de soupçonner ce qu’elle allait découvrir à l’intérieur. C’est non sans un certain soulagement qu’elle accueillit son joyeux husky après s’être enfermée à clef, fidèle au poste. Gâteuse avec son animal de compagnie, elle fondit aussitôt sur lui pour ébouriffer son pelage et lui flatter l’échine. « - Alors ma bestiole, comment s’est passée ta journée ? » Sa voix retrouvait les accents chantants de son pays natal, rejetant exceptionnellement les intonations froides et méprisantes devenues coutumières en public. Accaparée par ses caresses, elle ne remarqua absolument pas la bête imposante dissimulée dans un coin sombre de la pièce. Si à l’extérieur elle tremblait en permanence à l’idée de Le croiser, elle se sentait au moins en sécurité au sein des murs qui lui servaient d’abri. Au bout d’une poignée de minutes, elle se décida finalement à repousser le chien affectueux. Elle retira ses talons aiguille pour se mettre à l’aise, déboutonna complètement son chemisier engoncé dans la même optique. Avant de s’avancer vers la cuisine et de récupérer une bouteille de son arsenic préféré dans un placard, avec un grand verre. S’efforçant de se montrer civilisée, alors qu’elle terminerait le spiritueux au goulot dès qu’elle serait suffisamment éméchée pour en perdre ses bonnes manières. Elle en avala d’ailleurs une longue gorgée. Puis fit tomber tout ce qu’elle tenait entre les doigts dès que ses prunelles claires se relevèrent et croisèrent celles mordorées du loup blanc qui trônait devant la cheminée. Un cri de surprise déchira ses lèvres, s’étrangla dans sa gorge. « - Comment… comment tu… » Bredouilla t’elle, presque effrayée par la tournure des évènements. Comment tu es rentré ? La question qu’elle aurait souhaité poster, et qui resta coincée. S’ils étaient allés jusqu’à l’étape de l’échange de clés, elle avait fait changer toutes les serrures après l’annonce de Son incartade. Il était étonnant qu’elle n’ait pas été jusqu’à déménager, quand on y songeait.

Elle s’avança d’un pas, écorcha au passage sa voute plantaire sur les débris de cristal qui parsemaient désormais le plancher. Innombrables éclats se fichant sous son épiderme, à l’image de ceux perfidement logés dans son palpitant. La surprise et l’effroi cédèrent néanmoins très rapidement leur place à la colère, venue du plus profond de son abdomen. Les traits tirés, elle ramassa le tesson tranchant échoué au sol. Prête à s’en servir contre Lui. « - Comment est-ce que tu oses te pointer ici ?! Sous cette forme en plus ? Qu’est ce que tu crois, que ça va m’attendrir ? Ou tu es venu pour me saigner peut être ? Essaie de montrer les crocs pour voir, et je t’éviscère. » Ses rangées de nacre s’entrechoquèrent sous l’effet de l’énervement. Sa prise se resserra sur l’arme de fortune et l’hystérique s’approcha de sa majestueuse créature. Si elle filtrait tous Ses appels, si elle l’évitait comme la peste et avait refusé toute discussion, ce n’était pas sans raison. Par peur de se laisser amadouer et persuader, certainement. Mais surtout parce qu’elle était consciente qu’elle ne répondrait plus de rien face à son cousin. Que sa fureur serait suffisante pour l’amener à Le tuer dans un élan de folie suicidaire. Menaçante, la sorcière jaugeait rudement le fauve depuis sa distance de sécurité. Les muscles bandés pour anticiper et riposter à la moindre attaque. Hésitant entre attendre qu’Il ouvre les hostilités, et les lancer la première, tant la haine brûlait sauvagement ses entrailles. Obnubilée par sa rancœur, elle était anesthésiée par la souffrance supposée suinter de ses pieds ensanglantés. Elle aurait tout le temps de s’en préoccuper plus tard, si son métamorphe ne lui arrachait pas la trachée d’ici là.

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Between Iron And Silver
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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Dim 20 Juil - 12:11


Les minutes s’égrainèrent à un rythme affreusement lent. Immobile, sagement installé dans son coin, le souffle calme du chien agitant la fourrure de sa nuque, le loup se retrouvait pour la première fois de son existence, pris d’un élan d’appréhension. Emotion purement humaine qu’il devait partager avec son hôte à deux pattes, visiblement anxieux de se trouver là. Que de la gueule, c’est tout ce qu’il avait, le beau Shadowhunter pétrit d’orgueil. Il le voulait depuis des jours. Des semaines. Pouvoir se retrouver ici et avoir la discussion qu’ils auraient dû avoir. Juste après la diffusion de la vidéo outrancière. Et pas autant de temps après. Le cœur de l’animal se serra et il en lâcha un lourd soupir qui parvint à faire relever le nez de la peluche pesant sur son dos. Pour qu’il revienne fourrer presque aussitôt son museau dans le poil blanc du loup. De nouvelles minutes encore. Il s’en voulait presque d’être venu se perdre ici. De s’être laissé enfermer par une andouille chasseuse de poussière. Ses pattes le démangeaient, le fauve malgré son calme apparent trépignait de plus en plus. Les instincts reprenaient toujours le dessus. Malgré tous les efforts qu’il pouvait faire pour tenter de les contrôler un minimum. Au milieu du silence qui régnait dans la maison, les bruits de l’extérieur résonnaient contre ses oreilles avec bien plus de force que d’ordinaire. Attentif au moindre son, il repéra bien avant la peluche le ronronnement d’un moteur en approche. Le claquement de portière déclencha le réveil brutal du chien qui se dressa aussitôt sur ses pattes, faisant encore une fois preuve d’une douceur à toute épreuve. Brave petite bête, qui semblait se plaire à jouer le rôle de l’énorme chien ayant besoin de place pour pouvoir bouger. Et par la même occasion, pousser tout ce qui pouvait traîner sur sa route. Stain lui ne bougea pas, continuant de contempler la porte. A la place du fauve, les neurones de l’humain auraient été en train de tourner à plein régime. De chercher les mots qu’il pourrait lancer lorsque sa cousine entrerait dans la pièce. Le loup ne se souciait pas de ces problèmes de langage, il s’en foutait. Ce qui le gênait le plus c’était de ne pas savoir quoi faire, une fois la maîtresse de lieux en vue. Muter ? L’idée lui arracha un infime grognement. S’il le faisait, aussi vite, la frustration le rendrait plus irritable que d’ordinaire. Fusillerait ses nerfs et le laisserait dans un violent état d’insatisfaction. Il n’allait pas passé la soirée avec son manteau de fourrure sur le dos, La laisser faire la conservation à elle seule, n’était pas la meilleure option et sa présence ici ne servirait à rien.

Aussi étouffés furent-ils, le bruit de talons se rapprocha, suivit par celui de la porte que l’on ouvrait enfin. Et le raffut des griffes du husky sur le sol, en pleine transe  euphorique devant le retour de sa maîtresse. La scène avait quelque chose de fort touchant, mais lui laissait un drôle d’arrière-goût sur la langue. Il se recroquevilla un peu plus dans son coin, ne lâchant pas la légiste du regard lorsque cette dernière se mit à l’aise. Il attendit qu’elle quitte la pièce pour sortir de sa sombre cachette et faire son entrée en scène. Et la réaction qui s’en suivit fut à peu près celle à laquelle il s’attendait. La parole lui manquait, et son premier réflexe fut de vouloir lui répondre. Il se contenta de faire claquer ses crocs, frustré. Avant de parcourir la pièce du regard et de darder ses prunelles dorées sur le balais et la serpillère que Blanche-Neige avait laissé traîner. Une explication comme une autre, qui fera peut-être comprendre à la sorcière que sa bonne à tout faire laisse entrer les animaux de la forêt pour l’aider à faire son ménage. Le joyeux bazar qu’une telle aide pourrait provoquer dans la maison amusa l’animal, imaginant déjà la tête que pourrait tirer Cora, elle si ordonnée. Il resta impassible lorsqu’Elle se rapprocha, et jugea bon de le menacer avec les débris de Sa bouteille d’alcool perdue. Pathétique ? De La voir se bousiller comme elle le faisait ? Son cœur se serra avec une telle force que la respiration du fauve s’en retrouva bloquée. La situation lui broyait la trachée. Il était responsable de Sa déchéance et ce constat lui déchirait le ventre. La vague de question qui s’abattit sur lui le poussa à courber légèrement l’échine, ses oreilles venant se rabattre contre son crâne. Venu pour la saigner… Tout de suite les grands mots. Un infime glapissement lui échappa lorsqu’il se décida enfin à lever son postérieur et à esquisser quelques pas dans Sa direction. Le bruit de ses griffes sur le sol le fit frissonner, et lui donna de nouveau l’impression de n’être rien de plus qu’un énorme éléphant dans un magasin de porcelaine. Lui qui avait l’habitude d’errer comme un fantôme, sans faire le moindre bruit. Il repasserait pour la discrétion. Il n’était pas venu ici sous cette forme pour obtenir une quelconque sorte de rédemption. Il n’avait jamais eu la prétention de L’attendrir en sortant la fourrure. Non, il en avait juste besoin, de vivre quelques heures dans la peau d’un fauve. De se rassurer et d’avoir la certitude que l’animal ne l’avait pas laissé tomber. Comme tout le reste. L’odeur du sang qui lui vrilla le museau le fit s’arrêter net. Des prunelles de sa cousine, celles du loup glissèrent jusqu’aux pieds meurtris, et aux traces écarlates laissées sur le sol. Les pupilles se rétractèrent un bref instant, embrumées par l’instinct de mort qui le rongeait. L’animal secoua la tête, se fit violence pour ravaler l’envie irrépressible de lécher le sol, mordre la chair pour avoir le goût de cette substance enivrante sur sa langue.

Le dernier restant de distance de sécurité fut enfin franchit. Il n’avait plus rien du fauve impérieux, fier et dominant à en crever. La queue entre les pattes, toute sa physionomie respirait la soumission. L’alpha courbait l’échine devant Sa créatrice, remplaçait les mots qui lui faisaient défaut par une attitude qui parlait d’elle-même. Qu’Elle tente de le saigner comme un vulgaire cochon s’il venait à trop s’approcher, il le méritait. Les coussinets s’écorchèrent sur les débris de verre, faisant courir des câbles à haute-tension le long de ses pattes. Il tressaillit, grisé par la douleur qui le gagnait. Grisé plus encore par la proximité. Il ignora la main et le verre éclatant de menace et de rancœur. Il ignora le chien collé derrière sa maîtresse. Et laissa son museau venir se poser avec douceur contre la main libre de la sorcière. Un infime coup de tête et les doigts se glissèrent entre ses oreilles. Son flanc s’appuyant légèrement contre  les jambes de Cora. La mécanique s’arrêta alors, immobile à nouveau, le loup retenait son souffle. Se délectait du contact et pour la première fois de son existence, la soumission avait quelque chose de plaisant. Il laissait toutes les cartes en main à sa créatrice. Il n’avait jamais réalisé à quel point le lien entre le sorcier et son métaphore pouvait être fort. Les armes déposées à Ses pieds meurtris lui faisaient réaliser que son sort dépendait vraiment de Ses envies.

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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Mar 22 Juil - 11:25

Les vapeurs de l’alcool remontaient jusqu’à ses narines, se mélangeant sournoisement aux nuances acres de sa propre hémoglobine. Le milicien venait contrecarrer tous ses plans. Au lieu de la faire chuter par terre, elle aurait voulu achever sa bouteille, et en boire encore une autre à la suite. Avaler des litres d’arsenic, s’en rendre malade au point d’en vomir ses tripes puis s’étaler dans son lit. Se réveiller avec l’amnésie rédemptrice de l’ivresse et pour seule compagnie une éreintante gueule de bois. Sentir son crane se faire fracasser à coups de marteaux au moindre mouvement brusque, à la moindre vibration, restait moins terrible que de songer à Leur abjecte trahison. Et même si son chagrin restait désespérément à la surface en dépit de ses multiples efforts pour le noyer, la brume laissée par les verres en trop s’avérait salutaire. Elle s’enfonçait dans sa belle déchéance sans sourciller, croyant se libérer de ses maux alors qu’elle les trainait comme un boulet à ses talons. Elle s’enlisait chaque soir davantage, buvait son malheur pour mieux s’y enfoncer. Accablée par la fielleuse souffrance qui s’acculait contre sa poitrine. Prise au piège d’un engrenage qui l’anéantissait fraction par fraction. Vermine tenace désagrégeant ses os jusqu’à la moelle. La voie était sans issue et elle avait beau chercher à l’escalader pour passer de l’autre côté de l’impasse, elle savait pertinemment qu’elle se briserait les vertèbres sur l’asphalte putride avant d’y parvenir.

Elle s’était souvent demandé pourquoi. Pourquoi elle, plutôt que sa jumelle. Elles se ressemblaient après tout comme deux gouttes d’eau, indissociables. Certes c’était à elle qu’Il était promis, mais les contrats ne pouvaient pas conditionner les sentiments, si ? Elle n’était pas objective, mais à Sa place, c’est Chiara qu’elle aurait choisi. Infiniment plus facile à vivre qu’elle, moins rongée par l’orgueil et l’amertume. Elle la canalisait au contraire, prenait soin de mettre un frein à ses caprices et à sa jalousie compulsive. Mais si elle avait envisagé qu’Il puisse lui préférer sa moitié, elle n’aurait jamais pu imaginer même dans ses pires cauchemars une quelconque liaison avec son ainée. Ils se détestaient beaucoup trop rudement pour rendre la chose possible, se cisaillaient mutuellement les nerfs depuis leur plus tendre enfance. Depuis que la sordide vidéo avait été dévoilée, les images défilaient, s’enlaçaient, s’entrechoquaient dans un tourbillon qui lui donnait inévitablement la nausée. Elle décortiquait chaque moment de leur passé, rejouait toutes les scènes. Paranoïaque, son esprit dérangé croyait repérer derrière chaque œillade sombre la marque d’un ardent désir dissimulé. Et dans leurs incessantes querelles, une tension charnelle sans précèdent. Il fallait avoir été complètement aveugle pour ne pas la voir, cette flamme malsaine qui dansait dans leurs prunelles d’ébène, se disait-elle. Il n’y avait plus rien à faire. Plus de dés à lancer, plus aucune carte maitresse à abattre sur la table. Le jeu était terminé, elle avait perdu une partie d’emblée vouée à l’échec. Pas de taille à rivaliser avec sa sœur modèle. Pas de taille non plus à lutter contre cette haine qui lui retournait férocement les viscères et gonflait dans sa trachée comme une grenouille en pleine saison des amours. Le carnassier fixa avec insistance le balai échoué dans un coin de la pièce, répondant à la question qu’elle n’avait pas su formuler entièrement. Elle ne put s’empêcher de maudire sa femme de ménage laxiste, grognant de mécontentement. Elle va m’entendre celle-là, même pas foutue d’empêcher n’importe qui de pénétrer à l’intérieur.

Dans l’attente inconsciente que les choses s’arrangent depuis des semaines, elle se terrait pourtant dans son mutisme pour ne pas asséner le coup de grâce à ses blessures internes. Une stupeur évidente se dessina sur ses traits lorsque le mâle alpha s’approcha d’elle dans une attitude qui transpirait la défaite et la subordination. Soumis et peureux, le loup d’ordinaire fier à en crever semblait avoir jeté aux oubliettes ses instincts de dominant. La queue entre les pattes, l’échine courbée. Elle resta interdite tout le long de la traversée, observant sceptique sa noble créature marcher piteusement sur des œufs. Elle n’ignorait pas combien il devait lui en coûter, de faire ployer de la sorte Son ego. Ses doigts se resserrèrent néanmoins sur le débris tranchant, s’écorchant pour faire diversion avec la peine qui broyait sauvagement son palpitant. Un frémissement, et la distance fut rompue. Un tressaillement, et la tête du fauve apprivoisé se coula contre ses phalanges. Echaudées, elles se retirèrent presque instantanément. Tremblantes, légèrement en hauteur, avant de se résigner à fondre fébrilement dans la fourrure opaline. Un soupir, de soulagement autant que d’affliction, érafla ses lèvres alors que la caresse gagnait en force. Elle se laissa descendre à Sa hauteur, aggravant les plaies qui s’incrustaient perfidement dans sa voute plantaire. Sa tendresse imprévue la faisait défaillir. Douceur entêtante apte à la mettre au supplice, à liquéfier son armure de glace. Azurs déchirés par de terribles tourments, ses rétines s’ancrèrent furtivement aux billes mordorées. Elle Le rapprocha plus avant de son corps esseulé, et laissa son front brûlant se poser contre Son encolure soyeuse. Elle en avait affreusement besoin, d’étouffer sa solitude contre Sa chaleur animale. D’oublier les sévices endurés. L’homme dépravé derrière la bête sensible. Même si les vains frottements ne servaient qu’à abîmer la chair, qu’à grignoter cruellement les tissus. « - C’est inutile tu sais ? De courir après ce que tu as détruit. » Ce ne fut qu’un murmure, gorgé de regrets endoloris et de rancœur. Elle ignorait ce que son métamorphe cherchait vraiment à prouver, à montrer sous cette forme. S’excuser platement ? Se faire pardonner pour Ses immondes méfaits ? Apaiser ses pulsions meurtrières ? La quitter proprement et officiellement ? Ou ne s’agissait-il que d’une énième manipulation de Sa part pour continuer à jouer sur tous les tableaux ? La simple idée, vicieuse à souhait, retourna le sang de l’italienne.

« - Elle t’a déjà jeté ? Ou tu as l’intention de continuer de manger à tous les râteliers impunément ? » Cracha t’elle en retrouvant subitement sa lucidité, transformant sa voix éraillée en un filet revêche. Les serpents occupés à Le câliner se crispèrent, et ses ongles se muèrent en des griffes acérées. Elle éloigna sans la moindre délicatesse Sa gueule de sa silhouette, tira brutalement sur la peau de Son cou pour Le renverser. Trainant impitoyablement la carcasse sur les lames échouées sur le parquet, pour qu’elles L’entaillent et transpercent le manteau de poils. Comme une misérable serpillère. La jambe de la sorcière s’appuya de tout son poids contre le flanc du prédateur, avant de déclencher de vives électrocutions dans chaque parcelle de Son enveloppe pour qu’Il se torde atrocement de douleur. Pour qu’Il pédale dans le vide, soumis à sa volonté tyrannique. Puis elle appuya le tesson aiguisé contre Son poitrail. Suffisamment pour qu’un infime filet écarlate perle à travers les poils blancs, mais pas assez pour réellement mettre Sa survie en péril. « - Tu ferais mieux de muter, si tu ne veux pas que je te découpe comme un vulgaire morceau de viande. » Menaçantes et impérieuses, ses intonations n’avaient rien à envier aux sifflements d’un serpent venimeux. Et même si elle bluffait, elle espérait qu’Il n’y verrait que du feu et ne se montrerait pas démesurément suicidaire. Maintenant qu’Il s’était engouffré de force dans son espace vital, dans son périmètre de sécurité, elle voulait l’entendre se démêler avec des explications bancales. Comprendre comment l’impensable avait pu se produire, la percuter de plein fouet. Son myocarde indigne de confiance se brisait contre les récifs de sa démence, se heurtait aux parois de sa cage dorée en ne rencontrant que le froid de l’acier. Détériorant au passage ses pauvres poumons, altérant sa respiration. Décharnée, dépouillée, bien plus vulnérable que ce que son tempérament volcanique ne le laissait supposer. Elle ne possédait pas l’étoffe d’une véritable tortionnaire, et devait se faire violence pour ne pas battre en retraite.

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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Mer 23 Juil - 20:57


Les caresses ne seront pas suffisantes, l’homme tout comme le loup, en avaient pleinement conscience. Il ne s’attendait pas à ce qu’Elle le laisse faire, qu’il puisse approcher aussi aisément sans  se prendre le revers de la médaille en pleine figure. Les oreilles déjà couchées contre son échine, s’abattirent encore un peu plus lorsqu’Elle retira ses phalanges de la fourrure du fauve. La spontanéité du geste avait quelque chose de fortement blessant. L’animal en laissa s’échapper un infime soupir, prêt à battre en retraite avant de voir l’idée se retirer de son cerveau. Le contact brisé fut réparé, de nouveau la chaleur de Ses doigts filtrait dans sa fourrure. Il en ferma les yeux, savourant le moment, allant jusqu’à peser un peu plus contre les jambes de la sorcière. Il se laissa faire, docile, accueillant l’étreinte avec un infime soulagement. Pourtant, quelque part sous la fourrure, l’ombre de l’angoisse commençait à pointer le bout de son nez. L’instinct du loup ressentait le danger. La menace laissée de côté pour le moment n’allait pas tarder à revenir se heurter contre sa carcasse. Si Stain aurait préféré lutter, s’enfermer dans une tour d’acier à grands renforts de paroles acerbes et de moqueries, le loup, lui, ne chercherait pas à répliquer. Et quelque part, derrière le flambant orgueil du mâle Italien, la fierté resterait enfermée dans un coin. Pour l’un comme pour l’autre. Les dégâts étaient biens trop importants pour que le milicien ne s’amuse à tirer sur les nerfs à vifs de sa cousine. Il ne fut pas capable de retenir l’infime glapissement qui s’échappa du fond de sa gorge. Les mots lui écorchèrent les oreilles. Le blessèrent bien plus que le verre s’insinuant sous ses pattes. Elle avait parfaitement raison, il le savait. Lui-même en avait pleinement conscience, il ne faisait que courir derrière une ombre qui lui échappait un peu plus à chaque foulée. Entêté et suicidaire, il préférait encore finir la fourrure ou la peau en sang plutôt que de se dire que tout était vraiment perdu. Il allait devoir ranger sa connerie dans un coin. Ecrasé tout ce qu’il pouvait y avoir d’horripilant chez lui pour tenter de se racheter un semblant de conduite. Il ne pourrait pas supporter de La perdre à cause d’un horrible mensonge. Les semaines d’éloignement forcées l’ont détruit. Rongé de l’intérieur par sa propre bêtise, il s’était laissé consumer par sa rage, aveuglé par la noirceur et le chagrin rongeant son cœur pour mieux ignorer le mal-être régnant sous sa peau.

Si les premières paroles l’avaient profondément blessé, les suivantes lui retournèrent les tripes. Il chercha à s’éloigner, ses crocs mordant le vide sous le coup de la colère qui venait de lui monter à la truffe. La pression de Ses phalanges contre sa fourrure empêcha le long de se défaire de l’étreinte. Il se fit de pierre, pesant de tout son poids sur ses pattes pour tenter de résister. D’éviter l’orage qui assombrissait encore un peu plus le ciel au-dessus de ses oreilles. La douleur qui suinta de son cou malmener l’obligea à fermer les yeux. Il serra la mâchoire, retenant au mieux le glapissement qui menaçait de briser le silence morbide régnant dans la pièce. Les lames de verres ne furent qu’une piètre mise-en-bouche, la suite brisa toute ses défenses. Fit céder son besoin de garder le silence. L’électricité qui se déversait dans sa pauvre carcasse lui broyait le cœur et les entrailles. Le cerveau réduit en miettes sous les assauts d’une douleur souveraine, le loup luttait contre une menace invisible. Bêtement. Tout en sachant qu’il n’était que le misérable réceptacle de Sa colère. Réduit en miettes par Sa seule volonté. L’odeur du sang lui vrilla le museau. Malgré les tourments qui l’assiégeaient, l’animal se lécha les babines d’envie. Il profita de la salve de menace pour se libérer de l’affreuse étreinte. Jouant de ses pattes engourdies pour se remettre d’aplomb et s’éloigner au mieux de la sorcière. D’affreux picotements suintaient de son poitrail. Il resta un instant immobile, à fixer Cora de son regard d’or, avant qu’un clac sourd ne résonne dans la pièce. Le premier os se brisa comme du verre, suivit par un autre. Puis par tout le squelette entier. L’animal se fracassait de l’intérieur, grognant sa douleur alors que les poils cédaient leur place à la peau. Désarticulé, réduit en miettes, l’assemblage chaotique reprit peu à peu forme humaine. S’il avait éprouvé un certain plaisir lors de sa première mutation, les larmes qui perlaient contre ses cils n’avaient cette fois rien à voir avec une quelconque manifestation de satisfaction. Haletant, brisé par le mal qui le rongeait encore, Stain appuya son dos brûlant contre le mur tout en crispant ses doigts sur sa poitrine meurtrie. Le sang. Encore. Quoi qu’il fasse, il en revenait toujours à ce point-là. A cette attirance morbide qui le poursuivait, qu’importent le lieu et le moment.

« - Je doute que la mutation t’empêche de mettre tes menaces à exécution. A ta place, je ne m’en priverais pas. » Le souffle court, une partie de sa voix resta coincée dans sa trachée. Une partie de son cerveau appartenait encore au loup et refusait de se plier au désir de l’homme. Le passage d’une forme à l’autre avait été plus brutal que d’ordinaire et le laissait avec une affreuse sensation d’inachevée dans la poitrine. « - Pour me jeter, il aurait fallu qu’il se soit passé quelque chose… » Souffla-t-il, posant ses prunelles sombres sur Elle. Son soupir fut chargé d’un venin à peine dissimuler. A mi-chemin entre la nausée et la colère. L’irritation lui démangeait le cœur, fourmillait sous sa peau encore brûlante à cause du loup. Se glisser en douce, première étape du plan : facile. Attendre qu’elle revienne et supporter son pot de colle de chien, deuxième étape : du gâteau. Lui expliquer qu’il n’avait jamais flirté avec Azzura, qu’il préférait se crever les yeux et se faire castrer sur le champ, troisième étape : mission quasi-impossible. Il se mordit la lèvre et lâcha un soupir tout en basculant la tête en arrière. « - Je ne t’ai pas donné de raison de me faire confiance, je le sais, mais Anna honnêtement… On parle de Gemma là. Ce que tu as vu, ce n’est pas ce qui s’est passé. » Il se redressa du mieux qu’il put, soudain mal à l’aise face à sa tenue. La pudeur revenait toujours le chatouiller, quand plus rien n’était à cacher depuis longtemps. Le réflexe était stupide, mais il s’accrochait. Il avait tout fait pour obtenir la preuve de son innocence. Allant jusqu’à jouer de son rang pour pouvoir s’entretenir avec les personnes concernées et obtenir une copie de l’enregistrement d’origine. Il l’avait visionné, à plusieurs reprises, pour être bien sûr de ne pas être dans le rouge une fois de plus. Son comportement envers la danseuse n’avait pas été irréprochable, mais des deux, le plus dangereux, c’était bien elle. L’entaille sur son flanc le tiraillait. Et ses doigts qui n’avaient de cesse de se crisper contre la peau malmenée n’arrangeait rien. A cette gêne, s’ajoutait celle, beaucoup plus intense de l’anneau d’argent qui lui dévorait le torse. Le loup le supportait décidément mieux que l’homme. Un comble.

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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Ven 1 Aoû - 23:34

Le hurlement déchirant du loup lui creva littéralement le cœur. Elle avait pourtant pris grand soin de recouvrir l’organe futile de givre, de ronces et de barbelés. Mais elle pouvait bien le fondre dans de l’acier pour se protéger, le traitre restait perméable et entièrement soumis à son vil tortionnaire. Il l’atteignait sans le moindre mal et en disposait à Sa guise. L’extraire sauvagement, le piétiner, le tailler en pièces ou même le remplir. De haine, d’affection ou de vide. Parfois le bourrer des trois à la fois, pour que son palpitant détraqué ne sache plus vers quelle aiguille osciller et s’empaler. Malgré tout le mal enduré, elle continuait de recevoir la souffrance infligée comme un boomerang. Elle Le martelait pour mieux revenir l’anéantir. Elle se haïssait de s’être laissée aller contre la fourrure opaline, de s’être sentie si réconfortée à Son contact. D’avoir endossé le rôle de la fillette n’aspirant qu’à retrouver la douceur de sa peluche grandeur nature. C’était ce qu’elle était peut être encore, tout au fond d’elle. Une gamine écorchée, prête à troquer son immense rancune contre un peu de chaleur. Dépassée par ses chagrins d’adulte, par cette drogue malsaine qui coulait abondamment dans ses veines et se mélangeait avec son sang. Des siècles qu’elle L’avait dans la peau, empoisonnée à petit feu par Son aura ombrageuse et destructrice.

Immobile, accroupie sur les lames de verre, ses sphères métalliques scrutaient le loup blanc. La mine sévère, elle attendait que l’animal daigne obéir et retrouver l’enveloppe de l’Infidèle. Un frisson de répugnance lacéra son échine lorsque tous Ses os se brisèrent et se reconsolidèrent devant elle. Masse difforme de chair et de poils dont la transformation était fascinante à observer. Elle s’en était délectée la première fois, désireuse de voir apparaitre un monstre. De déformer Ses traits diablement séduisants pour qu’il n’en reste qu’une bête repoussante et visqueuse. La déception avait été de taille. Le damné n’avait pas muté en rat affreux ou en serpent gluant. Mais en une créature impériale, noble, majestueuse. Lui prouvant qu’elle se trompait sur Son compte, qu’elle le dénigrait et le salissait sans juste mesure. Il n’était pas le meurtrier sans scrupules de sa jumelle, le tortionnaire vicieux dont Gemma dépeignait à longueur de journée le sombre portrait. Il n’était qu’un gosse ayant lancé un pari terriblement idiot, à l’âme noircie par un géniteur sadique. Aigrie, la sorcière s’efforçait cependant de ne plus Lui trouver de circonstances atténuantes. Stoïque, elle Lui jeta un regard critique lorsqu’Il rampa vers le mur et y appuya Son dos réduit en miettes. En s’astreignant à ne pas s’attarder sur les contours corrupteurs de Son corps nu, comme elle l’aurait certainement fait dans d’autres circonstances. Aucune distraction ne devait la détourner de sa rancœur maladive. « - A ma place ? Tu admets que tu le mériterais alors ? » Argua t’elle sur un ton glacial, en faisant claquer méchamment sa langue contre son palais. Qu’Il avoue avoir aguiché sa sœur ne ferait qu’empirer son état, et elle n’était pas certaine qu’il soit raisonnable d’obtenir cette confirmation. Mais Il nia presque aussitôt, et osa capturer le bleu de ses prunelles dans les ténèbres des Siennes. Elle ne put s’empêcher de ciller, devant Son aplomb effarant. Il ment comme un arracheur de dents, ne te laisse pas berner… Le sifflet coupé l’espace de quelques secondes, elle retrouva finalement l’usage de sa voix. Plus aigue qu’à l’ordinaire, rongée par la colère. « - Quoi tu n’as pas réussi à te soulager avec elle non plus ? Brave petit. Me voilà rassurée, je commençais à songer aux lentilles de couleur et à la chirurgie esthétique pour te plaire. Tu devrais envisager de recourir aux pilules bleues pour soigner ton petit problème, c’est fou toutes les occasions que ça te fait rater. Je songeais à te castrer mais si tu m’assures que ce n’est pas la peine… » Ronronna t’elle, faussement enjouée. Venimeuses et mauvaises, les paroles retorses s’extirpaient plus difficilement qu’il n’y paraissait du néant. Elle crachait des couteaux acérés, s’arrachait la jugulaire en débitant des imbécilités. Hémorragie interne l’étouffant sous un amas d’ordures écarlates.

Confiance. Le terme manqua de la faire ricaner, ricocha contre ses tempes dans un écho assourdissant. Il la ramena brutalement en arrière, l’arrosa avec les bribes de mémoire jetées dans le caniveau. L’éclaboussant de la vermine fétide qui ne se détachait pas si aisément de ses pores. Ses paupières se fermèrent et des images lascives s’ancrèrent douloureusement à ses rétines. Elle revoyait la malheureuse serveuse tombée entre Ses filets perfides, qu’Il caressait comme si Sa vie en dépendait. En plein couloir, exposés à la vue de tous les visiteurs impromptus. Elle se remémora le désir brûlant, dévorant, implacable de possession. Ses lèvres ardentes qui semblaient vouloir marquer le moindre centimètre de l’épiderme laiteux de l’enjôleuse, l’aspirer presque. Ses mains indécentes qui s’agrippaient à ses cuisses affriolantes, et les écartaient avec une lenteur affolante. Et Son air insolent de défi, enfin, lorsqu’elle les avait surpris. Si l’écart avait été pardonné depuis, la meurtrière n’avait jamais oublié. Tous les détails restaient ancrés à sa cervelle en lambeaux. Elle était incapable de les effacer, et la silhouette gracile de son ainée se superposait désormais à celle de sa pitoyable victime chaque fois qu’elle repensait à Leur immonde traitrise. Anna… Le surnom affectueux que son cousin était le seul à utiliser lui abima la gorge, lui fit l’effet d’une remontée d’acide. Lui rappelant tout ce qu’ils avaient perdu, leurs rêves d’enfants torpillés. Sans crier gare, elle se releva et brisa la maigre distance de sécurité qui les séparait. L’italienne revêche toisa le métamorphe de toute sa hauteur, avant d’agripper les lanières de cuir autour de Son cou. Elle tira avec hargne, jusqu’à les faire céder et envoyer valser au loin l’anneau d’argent. Ultime vestige d’une époque révolue.  « - Anna est morte. » Gronda-t-elle entre ses barrières de nacre serrées, comme pour justifier son geste cruel. Même après la mort de Chiara, elle n’avait jamais cherché à lui retirer son cadeau. Mais le voir pendre ainsi, meurtrir Son torse comme si les promesses scellées n’avaient pas été bafouées, lui était insupportable.

Plus les explications affluaient, plus elle perdait son calme et plus le milicien aggravait son cas. Plus que jamais, l’inquisiteur avait la capacité de la muer en une hystérique complètement névrosée. De faire rejaillir tout ce qu’il y avait de pire en elle. A deux doigts de disjoncter. « - Pas de raison de te faire confiance… Le moins que l’on puisse dire, c’est que tu as le sens de l’euphémisme. On a tous fait l’objet d’une hallucination collective, c’est ça ? Tu n’as pas trouvé de meilleure excuse que celle du complot ? » Les cordes vocales déjà endolories, misérablement ébréchées, elle se détourna de Sa carcasse échouée sur le plancher maculé de leurs cruors respectifs. Elle prit le risque de Lui tourner le dos et s’avança vers l’un de ses meubles. Fouillant dans les placards pour en récupérer une nouvelle bouteille, d’un alcool bien plus fort que le vin gâché cependant. Elle en tira un verre et s’efforça maladroitement d'accomplir sa tâche. Elle voulait paraitre froide, détachée, mais sa main trembla comme une feuille lorsqu’elle voulut s’en servir. Elle en reversa une partie sur le bibelot et ses phalanges se refermèrent durement sur le cristal. Jusqu’à en faire blanchir dangereusement les jointures, comme si elle entendait broyer ses piètres articulations. Hésitant à boire l’arsenic d’un trait ou à rejeter ce vice de plus en plus problématique et imposant. « - Elle a reconnu les faits. Les proies habituelles ne suffisaient plus à combler tes pulsions salaces, Stain, tu voulais pimenter ta routine en t’attaquant à du gibier plus raffiné ? A ton ennemie jurée ? A ma propre sœur… » Méconnaissable, sa voix trembla et s’effondra sur les derniers mots. Fureur et peine s’entrelaçaient étroitement, fusionnaient pour ne former qu’une seule et même entité. Si une part d’elle ne demandait qu’à Le croire, qu’à s’enivrer d’inepties, la plus importante n’admettait que ce qu’elle avait vu. Et ce qu’elle interprétait comme des aveux de la danseuse, sous la couche de sarcasmes sans équivoque et de silences lourds de sens.

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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Sam 23 Aoû - 16:25


Les martèlements de son cœur lui vrillaient les tympans. Il tenta de rassembler ses esprits, de chasser au plus vite le vide régnant dans son crâne pour le remplacer par le désordre général qui y régnait d’ordinaire. Bordélique même jusque dans ses pensées. Il avait mal. Son corps en miettes encaissait relativement mal le brutal changement de forme. Comme à chaque fois, le passage d’une essence à l’autre le brisait. Les jambes en coton, tremblantes, il constata avec aigreur que les tremblements grignotaient aussi le reste de sa carcasse. Et que le sang qui lui imbibait les phalanges lui donnait la nausée. Retournait ses tripes avec une telle force qu’il serra les dents pour ne pas les recracher sur le plancher. A nouveau la question revint se fracasser contre son crâne : pourquoi était-il venu ici ?  Sa belle répartie et ses répliques absurdes avaient quittés le navire dès qu’il eut franchi le seuil de la cabane en bois. Terrassées par la crainte impérieuse d’avoir réellement tout perdu. Il lâcha un soupir, s’appuyant au passage avec un peu plus de force contre le mur dont la fraîcheur avait quelque chose de plaisant. Il l’admettait. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il reconnaissait ses torts. Tous sans exception. Mais certainement pas celui d’avoir séduit l’aînée de la famille. Le simple fait de repenser à cette maudite vidéo renforçait sa nausée. Il n’y avait pas prêté attention, les premières secondes. Souriant même en apercevant la silhouette de sa cousine. Avant de perdre sa prétendue bonne humeur lorsqu’il reconnut le type qui l’accompagnait. La mauvaise blague l’avait mis dans une colère noire, qui lui colla à la peau pendant des jours. Il en avait fait passer des interrogatoires durant les jours suivants, reprenant son rôle d’Inquisiteur tout en savourant les séances de tortures qui lui furent offertes sur un plateau d’argent. Collant sur les visages larmoyants et défigurés de ses victimes les traits d’Azzura ou du maudit journaliste.

« - Pour pas mal de choses oui, mais pas pour ce dont tu m’accuses. » Lâcha-t-il finalement dans un soupir, ses prunelles dérivant vers celles de la sorcière sans pour autant prendre le risque de totalement les croiser. Les paroles lui vrillèrent les oreilles et le cœur. Il serra les dents au passage et tenta au mieux de garder un semblant d’aplomb. Quand tout ce qui se trouvait sous la peau était en train de s’effondrer. C’était facile comme attaque. Tellement facile que cela en devenait affligeant. Adorable que tu es, j’avais presque réussi à l'oublier, ce petit problème, merci de le rappeler... « - Vois le bon côté de la chose, je vais t’éviter des dépenses inutiles. » Il minauda-t-il, sarcastique à en crever. Entrant dans le jeu qu’elle avait mis en route dès ses premières paroles. Une simple était suffisante pour qu’il s’y engouffre. Le terrain d’ironie et de la phrase qui fait mal, il le connaissait par cœur. Et il venait d’opter pour cette valeur sûre plutôt que d’emprunter des chemins tortueux. Plus tard peut être. Un infime tressaillement vint courir sur sa peau nue lorsqu’Elle se rapprocha. A peine l’ébauche d’un geste de recul, totalement inutile. Le clac du cuir qui se déchire suivit par le cliquetis métallique de la bague perdue sur le sol résonnèrent avec force dans son crâne. Le coupèrent du bruit ambiant pendant quelques secondes. Il ne broncha pas, n’était pas en position de le faire. Des picotements vinrent grignoter la chair à vif, débarrassée de son tortionnaire à demeure. Par réflexe ses doigts vinrent se couler contre sa gorge nue, effleurant l’endroit où aurait dû se trouver les lanières de cuir pour n’y trouver que du vide. Anna est morte… Tout comme Ezio. Lui qui se targuait d’avoir enterré son ancien lui, il était logique qu’elle en ait fait de même. Mais il ne parvenait à se défaire de cette marque d’affection, de ce surnom qui Lui collait à la peau, quoi qu’Elle dise ou pense.

« - Ce n’était qu’un odieux montage ! Un canular pour animer nos soirées. » Ses nerfs étaient en train de se décomposer. Le cœur battait à ton rompre sous la chair, partagé entre l’envie irrépressible de tout envoyer valser et celle, bien plus intense, de tout faire pour arranger les choses. Le fauve restait là, emprisonné entre ses côtes, Stain le sentait gratter la masse sanglante de ses entrailles. Les grognements du loup se glissaient contre ses oreilles, caressaient ses sens. Il comprenait que toutes ses justifications ne serviraient à rien. Et ce qu’Elle lui asséna ensuite renforça son impression. Il poussa un lourd soupir, ferma les paupières pour savourer cette perte de repère et faire couler le long de nuque un flot de calme, éphémère mais salvateur. De sa main libre il vint se masser le front comme pour faire disparaître une migraine.

« - Sous la torture ? Forcément, elle dirait n’importe quoi pour me faire chuter. Du gibier plus raffiné ? Laisse-moi rire. Ce qu’elle avait de raffiné, elle l’a perdu en se changeant en dinde de luxe aigrie qui se trémousse en petite tenue tous les soirs. » Souffla-t-il en dardant son regard sur l’italienne. Continues de faire le con Stain, c’est le meilleur moyen pour t’en sortir de la pourrir, et tu le sais. C’était plus fort que lui, un vieux réflexe qui lui collait à la peau et qui le poussait à salir l’image d’Azzura dès que l’occasion se présentait. De nouveaux frissons vinrent lui mordre la peau lorsqu’il se décida enfin à abandonner l’appui salvateur du mur, prenant le risque de se tenir sur ses jambes engourdies. « - S’il te plait Cora, laisse-moi au moins une chance de t’expliquer. » Ca fait mal pas vrai ? Te se retrouver à la supplier pour qu’elle te pardonne ? Les mots lui avaient arraché la langue c’est vrai, malmenant son orgueil comme jamais. Dans un autre contexte, à un autre moment, il aurait arrêté le massacre immédiatement. Immobile devant Elle, dans cette baraque paumée au milieu des bois, il se fichait de mettre sa fierté et tout le reste à Ses pieds. T’es à poil en plus, vive la crédibilité.

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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Dim 7 Sep - 16:09

Il y avait ce nœud de douleur coincé en travers de sa gorge, comme un sanglot refoulé. Un goût acre de sang et de fer qui lacérait sa trachée, lui donnait l'affreuse sensation de s’étouffer dans sa bile. Noyée par ce trop plein de ressentiment, qu’elle était incapable de canaliser. Elle se perdait dans les méandres de sa haine et de sa paranoïa sans même chercher à se débattre dans l’immonde vase. N’était-ce pas ce qu’elle attendait après tout ? Le faux pas. L’écart de trop. Elle l’attendait au tournant depuis qu’ils s’étaient remis ensemble. Incapable de vraiment Lui faire confiance, de ne pas l’imaginer s’égarer dans d’autres bras et contre d’autres bouches chaque fois qu’Il s’éloignait de l’angle de mire. Mais la révélation scabreuse du présentateur lui avait pourtant fait l’effet d’un coup de fusil. La déflagration avait déchiré ses tympans, avant de l’atteindre en plein cœur. Il lui avait suffit de baisser sa garde, de Lui faire une place dans son existence trop longtemps vouée à la vénalité et à l’égoïsme, pour que sa cage thoracique explose en morceaux. Pour que son abject contenu se répande sur le sol trop propre, trop lisse, et l’éclabousse d’écarlate. C’était la seule leçon qu’elle en retirait. Elle avait eu tort de croire qu’un soupçon d’antidote circulait encore dans Ses veines. Il n’était que décadence, poison et déchéance. Un arsenic nocif qui mélangé à sa propre cigüe, entrainait la pire des fusions. Chaos et destruction.

Un odieux montage. L’argument la laissa interdite une minute, avant que son scepticisme prononcé ne la pousse à le chasser sans ménagement. « - A qui tu vas faire avaler ça ? » Cracha t’elle, venimeuse. « - Avec toutes les casseroles que tu dois te trainer, pourquoi est-ce qu’ils se seraient fatigués à monter ce genre de scène de toutes pièces ? Pourquoi se donner tant de mal pour te nuire alors que tu es l’un de leurs toutous les plus fidèles ? » Elle n’en voyait pas l’intérêt. Humilier une bonne partie de la ville, semer le désordre et leur faire comprendre qu’ils étaient tous sous surveillance, oui. Mais aller jusqu’à trafiquer des images ? Quand de toute manière les scènes dégradantes montrant le shadowhunter au meilleur de sa forme devaient être légion ? Nul besoin d’en inventer. « - Celle qui nous montrait tous les deux était bien réelle en tout cas. J’imagine que tu es content de toi ? Récupérer le simulacre de confiance que je te concédais encore et t’empresser de le vendre au plus offrant. Toutes mes félicitations, si tu voulais me séparer définitivement d’elle c’est du joli travail. » L’italienne pensait que son cousin était mieux placé que quiconque pour comprendre que son secret ne devait pas être ébruité. Que sa sœur ne devait surtout pas apprendre que sa jumelle et elle n’étaient probablement que de vulgaires erreurs de la nature. Des tâches sombres sur une toile de maitre, qui trainaient leur illustre lignée dans le déshonneur. Qui salissaient la mémoire de leur famille. Il le savait forcément, qu’elle en souffrirait à en crever, après avoir été lui-même tant marqué par la répugnance viscérale qui maculait les pupilles de Son géniteur. Ce dégout irrationnel apte à briser un gosse et à le poursuivre toute sa misérable vie. D’un geste méprisant de la main, elle chassa Ses justifications avant même qu’elles ne traversent le seuil de Ses lèvres abimées. « - Ne te fatigue pas, je connais déjà le satané refrain. Tu n’étais pas au courant qu’il y avait des caméras planquées dans ton appartement, jamais tu ne m’aurais trahie, blablabla. Décidément, ils ont une belle dent contre leur ancien vainqueur vedette. » Susurra t’elle, usant d’intonations mielleuses pour recouvrir grossièrement la fureur qui la prenait sauvagement aux tripes.

Sous la torture ? Son sarcasme était aussi mesquin que ses viles allusions à Sa paralysie en dessous de la ceinture. Elle l’encaissa difficilement, soudainement aveuglée par les images perfides de leur affrontement. Le moment où elle s’était jetée sur son ainée comme une bête enragée, pour broyer Sa jugulaire à mains nues. Celui où elle avait fait jaillir un rideau de flammes chimériques pour venir lécher Sa peau et lui faire revivre la sordide condamnation à l’échafaud. Sous la torture… Il ne croyait sans doute pas effleurer de si près la vérité. « - Ne… » Commença t’elle, tranchante, aussitôt prête à défendre la dignité de la danseuse. L’automatisme fut broyé par ses canines assassines, qu’elle serra rudement pour s’assurer que les barrières de nacre en fassent de la bouillie. « - Epargne-moi tes réflexions de machiste arriéré, alors que tu n’es pas le dernier à baver en les reluquant comme un vieux crevard. C’est comme ça que tu me vois, moi aussi ? La dinde de luxe qui a perdu ce qui restait de sa décence dans une boite de strip-tease ? » Aboya t’elle, par avance blessée dans son orgueil. Il ne lui avait pas donné de raison de croire qu’Il lui portait si peu d’estime. C’était seulement elle qui se rabaissait, lorsque les œillères qu’elle portait en permanence cessaient de faire correctement leur travail. Elles ne la préservaient pas toujours de sa misère. Et si elle ne dévoilait pas autant de morceaux de chair que ses employées, elle incarnait l’un des meubles. Une silhouette enjôleuse qui attirait les regards lascifs, les affamait plus que n’importe quel bout de viande librement dévoilé sur les podiums étincelants. Ne pas être touchée ne la rendait pas plus digne que les employées qui se déhanchaient sensuellement et dont les tenues légères ne laissaient aucune place à l’imagination. Particulièrement douée dans l’art de l’auto-flagellation, lorsque sa fierté daignait enfin se mettre en sourdine.

Les suppliques firent grincer ses dents. Il y mettait toute sa persuasion et elle savait qu’Il l’aurait à l’usure. Que chaque requête insistante, même immédiatement bafouée et rejetée aux entrailles de leurs géhennes personnelles, la faisait encore un peu plus plier. Faiblir. Ses paupières se refermèrent furtivement sur les ténèbres, y retrouvant là un abri salvateur. Le néant plutôt que la tentation qu’Il continuait inlassablement de représenter, et qui lui brûlait la rétine à chaque clignement. Qui martelait son piètre organe vital, toujours dupe. Sans prévenir, elle s’engouffra à l’intérieur de sa chambre et récupéra dans un de ses placards des vêtements froissés. Les Siens. Elle n’avait pas trouvé le courage de les jeter ou de les brûler. Elle avait certainement fait pire. Le tas en désordre entre les bras, elle s’avança à nouveau dans son salon. Une partie trop encombrante fut jetée à Ses pieds, et ce qu’elle tenait encore entre ses phalanges Lui cingla le torse. « - Ce n’est pas ce que je suis déjà en train de t'accorder depuis que tu as repris forme humaine ? Mais je t’en prie, termine donc. Après ça, je te serais reconnaissante de récupérer tous tes torchons et de déguerpir hors de ma vue une fois pour toutes. » Siffla t’elle, haineuse et menaçante, son souffle frôlant cependant Son visage séduisant. Ses ongles griffèrent la plaie barrant l'emplacement habituel de l'anneau, son poing refermé sur du tissu Lui appartenant. Un sourire discret mais carnassier juché sur ses odieuses lippes. Défiant sa santé mentale en se rapprochant beaucoup trop près du loup, même si ses pulsions animales hurlaient au carnage. Ignorant royalement le désir sourd qui creusait sournoisement ses reins et les tordait de supplice. Mais dans ce capharnaüm assourdissant, elle n’entendait distinctement que le besoin primaire de Le faire souffrir. De l’éviscérer au sens figuré, puisqu’elle n’était pas capable de s’adonner à cette boucherie au sens propre.

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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Ven 12 Sep - 21:00


Il n’était pas idiot. Et savait pertinemment pourquoi ses supérieurs s’étaient retourné le cerveau pour faire de sa vie un enfer. Allant jusqu’à se regarder toutes les vidéos sur lesquelles le loup pouvait se trouver pour dénicher la perle rare.  Il aurait certainement préféré que sa vie de dépravé notoire soit dévoilée au grand jour, qu’ils diffusent l’enregistrement le plus sordide d’une de ses soirées la plus immondes. L’étiquette qu’on lui avait déjà collée sur le front ne serait devenue que plus grosse, mais il aurait su faire avec. Ils s’étaient montrés plus subtiles qu’il ne l’aurait cru, mettant le doigt sur l’élément qui aurait le même effet sur lui qu’une lame d’argent plantée en pleine poitrine. L’entêtement de la sorcière avait quelque chose d’irritant, et sous sa peau en feu, il sentait ses nerfs se tendre avec hargne. Ils avaient tellement bien prévu leur coup, que la seule victime d’un montage odieux, c’était lui. Pauvre Caliméro, toujours victime des pires infamies, non mais tu t’es vu ? Il haussa les épaules, accompagna la désinvolture d’un infime geste des mains. Tout en essayant de trouver les meilleurs mots pour se défendre face aux accusations de Cora.

« - Pour être certain de frapper là où a fait le plus mal. Des plus fidèles… Me nuire est leur meilleure arme pour me faire comprendre que je ne suis qu’un pion pour eux. » Lâcha-t-il enfin, aussi amer qu’un citron ayant macéré dans son jus, abandonné en plein soleil pendant des jours. Content… Le mot lui coupa le sifflet et le souffle au passage. La superbe de l’Italien bavard vola en éclat, le réduisant au silence le plus complet. Il voulait les séparer, depuis le début, c’est vrai. Aussi ignoble et détestable fut –il, il aurait été bien incapable de s’abaisser à un tel niveau. De divulguer un aveu qui l’avait lui-même détruit pendant toute son enfance. Et qui continuait encore parfois de le hanter. La bâtardise, la plus belle honte de leur époque. Son plus grand malheur aussi. Il fronça les sourcils, brisé par un élan de douleur qui lui lacéra le flanc, obligeant ses doigts à se crisper contre la chair à vif. Il ouvrit la bouche pour se justifier, la referma aussitôt lorsque les paroles acerbes vinrent de nouveau lui écraser les épaules. Elle le connaissait bien, il ne pouvait pas le nier. C’était effectivement ce qu’il avait l’intention de lui rétorquer. Il avait été le premier surpris en voyant les images. Violé dans son propre domicile par la curiosité malsaine de ses supérieurs. Traitre une fois de plus, et cette fois, malgré lui. « - Tu crois que… Comment aurais-je pu faire… Arrête, tu t’imagines quoi ? Qu’ils passent facilement l’éponge sur les trahisons et les désertions ? » Et il y en avait à la pelle. Il se demandait encore pourquoi il avait toujours sa tête sur ses épaules. Pourquoi ils s’échinaient à le garder dans les rangs alors qu’il serait tellement plus simple de se débarrasser de cette gêne. « - Toi qui fait leur sale boulot maintenant, tu devrais savoir comment ils fonctionnent mieux que personne. » La sécheresse de sa voix le fit frissonner. Résonna contre ses tympans pour le rendre sourd aux bruits alentours.

Un soupir agacé s’échappa de ses lippes alors qu’il se relevait péniblement. Quelques battements de cœur frénétiques passèrent et il posa son regard sur Cora. « - Tu es la seule à avoir une si piètre estime de toi. Quoi que tu dises ou fasses, tu resteras toujours au-dessus des autres à mes yeux. » Le murmure mourut contre ses lèvres dès l’instant où le dernier mot s’estompa dans l’air vicié entre eux. Il resta planté là le temps où Elle quitta la pièce. Inapte à se faire une véritable conduite, incapable de savoir sur quel pied danser, Stain naviguait en eaux troubles. « - C’est bien aimable de ta part. » L’infime soulagement de voir qu’Elle avait conservé une partie de ses affaires ne fut que de courte durée. Agités sous son nez, les morceaux de tissus dégageaient une odeur qui n’était pas la sienne. Il plissa le nez, et serra les dents lorsqu’il apposa un visage sur les relents qui lui retournait les tripes. « - De tous les types qui forment les rangs, et il y en a des vraiment charmants, il a fallu que tu refiles mes fringues à cet abrutit ?  Sérieusement ? » Il s’était fait violence pour garder la mâchoire serrée, mais les mots dépassèrent sa volonté. Et vinrent s’écraser contre sa cousine sans la moindre douceur. Rageur, il Lui arracha le tissu des mains, entreprit de ramasser le tas à ses pieds et de se le mettre sur le dos. Il hésita quelques instants, peu certain qu’Elle accepte de le faire entrer à nouveau s’il jamais il quittait la bâtisse. Il prit pourtant le risque, refermant la porte derrière lui pour refaire le chemin en sens inverse et retourner à son véhicule.

[…]


Le trajet lui parut interminable. Déambuler en pleine forêt à l’aube de la nuit, le mettait mal à l’aise. Quand le loup se serait réjoui d’une telle promenade. Il aurait dû essayer de muter, le temps écoulé entre son départ et son piètre retour aurait été moindre. Il n’avait plus le temps de regretter, des lumières filtraient des fenêtres devant lui. Les mètres le séparant de la maison de bois s’envolaient, et sous le t-shirt empestant l’odeur d’un autre, son cœur se débattait avec hargne. Accélérant encore un peu plus sa sombre course lorsqu’il franchit pour la seconde fois de la journée le seuil de la porte. Le boitier qu’il tenait entre ses doigts manqua lui échapper. Il renforça sa prise contre le plastique protecteur, essayant au mieux de lutter contre les tremblements lui dévorant les phalanges. La gorge en feu, des lames lui déchirant la trachée à chaque fois qu’il avalait sa salive, le Shadowhunter finit par déposer son trésor sur la table basse.

« - Ne me crois pas si tu veux, accorde-Lui tout le crédit du monde, je te demande juste de regarder ça. Fais-en ce que tu veux ensuite, mais au moins tu sauras la vérité. » Posté face à Cora, il fit glisser le boitier et le disque qu’il contenait vers Elle. La preuve de son innocence, enfermée dans un petit disque blanc. La technologie et ses progrès. Il n’y comprenait toujours rien. Juste le minimum syndical qui lui permettait de ne pas passer pour un con auprès de ses collègues. Pour la seconde fois de la journée, il piétinait son égo. Effaçait au mieux son éternelle désinvolture et son égocentrisme exacerbé, pour se parer d’une attitude plus neutre. Reprendre le comportement du loup, et l’adapter à l’homme. Une part de lui avait affreusement honte d’en arriver là. De trembler d’appréhension dans l’attente de Son jugement. Courber l’échine devant une femme, devant Sa propre cousine. Un affront qui lui serait resté en travers de la gorge il y a quelque temps. Un peu comme celui que représentaient les relents nauséeux émanant de ses vêtements. Il tira malgré lui sur le col de son t-shirt, comme si cela pourrait suffire pour éloigner la cause de sa gêne de ses narines. Foutu odorat, foutu crétin…


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MessageSujet: Re: Surrender the night {.pv}   Sam 27 Sep - 23:05

Toi qui fais leur sale boulot maintenant… La surprise traversa furtivement ses rétines glacées, fit manquer à la mécanique défaillante entre ses côtes un battement. « - Oh… Tu es au courant de ça. » Souffla-t-elle pour seule réponse du bout de lèvres, une pointe de regret dans la voix. Bien sûr qu’Il était au courant. Il n’y avait strictement rien d’étonnant à ça, à la vitesse avec laquelle les nouvelles allaient. L’était-il du reste également ? De sa crise de nerfs en plein interrogatoire, dans la prison où croupissait son ainée ? Des abominables sévices employés pour La faire plier ? Elle ne valait finalement pas mieux que Lui en termes de sadisme et de traitrise. La seule différence résidait dans le fait qu’elle ne l’assumait pas, et qu’elle ne possédait pas encore suffisamment d’expérience dans ce domaine. Mais les gènes viciés étaient là, sinuant dans ses veines noires comme la suie. La honte s’étirait sur son épiderme comme un filet poisseux, alors qu’elle sentait des hameçons se planter dans son cœur et tirer l’organe servile hors de sa paroi caverneuse. Sous la torture… Évidemment que le sarcasme n’avait pas été lancé par hasard. Le récit de la séance catastrophique d'illusions devait forcément lui être revenu aux oreilles.

Le murmure flatteur qui filtra la barrière de Ses lippes eut pour seul effet de raidir encore davantage ses muscles. Viscérale, son animosité venait gratter ses nerfs, les dénudant un peu plus à chaque parole. Qu’Il lui flatte l’échine ou use de Son éternel cynisme, elle ne ressentait plus qu’une haine meurtrière. « - Les louanges habituels. Tu ne vas décidément rien m’épargner de ton numéro de beau parleur. » Déplora-t-elle, particulièrement agacée. « - Dommage que tu aies toujours eu une drôle de façon de me le prouver. Qu’est-ce que ce serait si je ne représentais qu’une pauvre idiote parmi tant d’autres… » Persifla-t-elle avant de s’éclipser de la pièce pour en revenir les bras chargés de chiffons. Corrosive et méprisante au possible, la réaction de son cousin ne se fit pas attendre lorsque les relents acides embaumant les vêtements vrillèrent ses narines. Terriblement immature, un sentiment d’autosatisfaction embrasa ses reins alors qu’elle observait les ravages de sa perfidie décomposer Ses traits de fer. « - J’ignorais qu’il me fallait ton approbation. Je les aurais bien prêtés à d’autres, mais c’était le seul à faire la même taille que toi. Les grandes perches ne courent pas tant que ça les rues finalement... »  Susurra t’elle, sur un ton moqueur et aguicheur, tranchant volontairement avec les intonations polaires du Shadowhunter. L’italienne irascible le toisa avec sévérité lorsqu’Il rassembla les morceaux de tissus pour rendre à Son apparence un semblant de décence. Incapable de décolérer, elle retrouvait le rôle qu’elle avait toujours eu dans la peau. Celui de la petite fille capricieuse et irritante à souhait, à la mauvaise humeur redoutablement contagieuse. Elle fit cependant l’effort de rester muette lorsqu’Il claqua la porte, l’abandonnant au silence le plus complet. Immobile au beau milieu de la pièce, figée comme une misérable imbécile. Littéralement vidée, lessivée. L’immense fureur cédait sa place à un creux abyssal, engloutissant sa poitrine avant de remonter le long de sa jugulaire. C’était ce qu’elle avait voulu pourtant, qu’Il déguerpisse. Mais la facilité avec laquelle elle y était parvenue lui laissait un arrière-goût amer.

Mécaniquement, lorsqu’elle se libéra enfin de son mutisme, elle entreprit de nettoyer le désordre. De ramasser ce qui s’était brisé, au moins pour éviter que son animal de compagnie ne s’y écorche les coussinets. Elle récupéra en dernier l’anneau d’argent échoué sur le plancher, hésita fortement à profiter de son élan pour le jeter avec les autres déchets. Sans réussir à s’y résigner. En sursis, la marque d’une promesse obsolète termina sur la table basse, juste devant le sofa. L’illusionniste s’y installa, fixant le bijou étincelant avec des prunelles vitreuses, sans réellement le voir. Tétanisée sur son siège, des tremblements compulsifs lui lacéraient l’échine alors que ses dents s’entrechoquaient nerveusement. Contrainte de les serrer à s’en briser la mâchoire, les malheureuses grinçaient comme de la craie sur un tableau blanc. Le bruit du panneau en bois percutant le mur la tira de sa léthargie, et la fit sursauter violemment. Elle jeta un regard interloqué au métamorphe, ses perles azurées s’amarrant aux billes ténébreuses qui la détaillaient nerveusement. Ses sphères d’acier se coulèrent sur le boitier, dont elle s’efforça de ne pas s’emparer même lorsqu’Il poussa l’engin vers elle pour l’y inciter. Un soupir sonore s’échappa de sa gorge et elle chassa Ses phalanges d’un geste brusque. « - Je savais que j’aurais dû verrouiller derrière toi... » Grogna-t-elle avant de se remettre brusquement sur ses pieds. Ses paumes s’aplatirent férocement contre Son torse, pour le repousser et l’enjoindre à reculer. « - DÉGAGE D’ICI ! » Le hurlement enragé résonna contre ses propres tympans, dans sa langue natale. Une lueur de démence irradiant ses iris. Il aurait pu craquer une allumette à proximité d’un explosif, que les risques de finir en charpie n’auraient pas été plus conséquents. « - Je ne veux plus jamais te revoir trainer là sale fumier ! Je m’en fous de tes explications, de ce qu’il y a sur ce disque et de ta soi-disant vérité. Je ne veux plus rien avoir à faire avec un cavaleur aussi minable que toi ! Va donc voir si ma sœur a davantage pitié, qui sait elle sera peut être assez dans les vapes pour te confondre avec Rafael ! » Un dernier coup et elle projeta Sa carcasse dehors avant de refermer l’entrée, à double tour cette fois. Frissonnante, elle s’y adossa, puis se laissa glisser piteusement au sol.

Des griffes métalliques plantées dans les poumons, la souffrance s’y agglutinait, l’oppressait à un point tel qu’elle aurait voulu s’arracher la cage thoracique à maies nues. Inapte à pleurer, à évacuer ce trop-plein de chagrin. Sourde à tout autre bruit que celui du rugissement de son sang, le doute s’insinuait cruellement en elle. Elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’Il n’aurait pas autant insisté pour se défendre s’il n’avait pas s’agit d’un odieux mensonge. Que la clef résidait peut être dans ce qu’Il avait tenu à lui rapporter, et qu’elle avait sans doute été injuste de L’éjecter comme un malpropre de son logis. Sans même avoir vérifié. Présumé coupable, quoi qu’Il puisse dire ou montrer. Têtue comme une mule, elle comptait bien se retenir. Mixer l’alcool et les pilules pour oublier ses problèmes et sombrer dans un coma salvateur, l’espace de quelques heures. Mais l’évidence se dessinait déjà en lettres pourpres dans sa cervelle détraquée : elle ne tiendrait pas plus d’une nuit avant de se jeter dans la gueule du loup.


| TOPIC TERMINÉ.

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Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
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