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 They say freedom is a state of mind.

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MessageSujet: They say freedom is a state of mind.    Dim 20 Juil - 17:35




L'écho de ses pas résonnait sinistrement le long du couloir sombre et sordide, ricochant contre les murs gris et impersonnels pour ensuite se mourir dans les ténèbres avoisinantes. Une légère bise souffla, malgré que le Hunter fût profondément enfoncé au cœur de l'établissement pénitencier, et un frisson lui lécha langoureusement l'échine. Une gouttelette de sueur roula le long de sa tempe et il exhala un soupir exaspéré. Cesse donc de faire ta pucelle effarouchée se morigéna-t-il in petto. Bien que nul ne puisse taxer Wesley Windsor d'être un pleutre, les caractéristiques de ce lieu maléficieux et le fait d'arpenter derechef les couloirs d'une prison l'importunaient au plus haut point. Les événements qu'il avait vécu lors de son séjour en cabane, gravés au fer rouge dans sa mémoire, le hantaient encore ; la violence, les vendettas sanglantes, l'embuscade que ses rivaux lui avaient tendue. Il ne s'agissait pas là d'une vague réminiscence mais bien d'images vivides, il pouvait encore ressentir la géhenne générée par ses os rompus, la morsure froide de l'acier qui lui déchirait les chairs et le sentiment d'impuissance qui l'étouffait alors que son existence s'échappait inexorablement par ses plaies béantes. Il secoua fermement la tête afin de conjurer ces fichus démons et pressa l'allure, son regard captivé par une étendue purpurine maculant le sol ; de l'hémoglobine coagulée, à n'en pas douter. Le milicien était forcé à l'humilité face au génie pervers du Gouvernement, la mise en scène de cette bâtisse étant tout bonnement d'un sadisme parfait. Non contents d'ôter la liberté des pauvres âmes entassées au sein de ces murs épais, ces damnés personnages avaient de surcroît constituer un environnement cauchemardesque : conditions insalubres, bâtiment vétuste, exhibitions de cadavres putréfiés ainsi que mille et unes rumeurs plus funestes les unes que les autres. Intérieurement, Wesley se félicita une nouvelle fois d'être dans la manche du pouvoir en place plutôt qu'à l'extérieur.

Arrivant finalement à destination, le Hunter déboucha sur la lourde porte en fer de la salle d'interrogatoire, gardée par un cerbère pansu et acariâtre, qui tourna sur ses talons en grommelant afin de déverrouiller la serrure. Les gonds de la porte grincèrent sinistrement lorsque celle-ci s'ouvrit et Wesley s'engouffra dans la pièce sans demander son reste. Les néons clignotants baignaient la salle d'une lumière criarde, blanche et aveuglante, de l'humidité dégouttait du plafond, la couleur s’écaillait sur les murs et l'aménagement consistait sobrement d'une table et de deux chaises métalliques. Là, sur un des deux sièges, seule, trônait Aurora, affublée de sa tunique orange, sa crinière ondulée encadrant son délicat faciès, ses deux grands yeux sombres le contemplant silencieusement ; ses lèvres étaient pincées, ses traits quelque peu creusés et son teint était d'albâtre. « L'orange te va à ravir. » lança-t-il sur un ton badin, bien qu'aucun sourire ne flottait sur ses lippes. Comme il l'avait prévu, les frêles poignets de la jeune femme étaient retenus par une paire de menottes fixée à la table. Sa dextre glissa dans sa poche, y saisit un trousseau de clefs et, lentement, l'ex-truand contourna la table, s'avançant vers elle. Doucement, il apposa sa main sur la joue de la belle, épousant sa forme et s'abaissa vers elle, pressant brièvement ses lèvres sur les siennes, un baiser fugace, simple marque d'affection, qui serait peut-être susceptible de lui apporter une once de réconfort, si infime soit-elle. Le Hunter introduisit la clé dans la serrure du carcan, libérant ainsi la jeune femme de son entrave pour ensuite prendre place en face d'elle. Ne vous y méprenez pas, ces deux âmes torturées ne formaient pas un couple ; pas vraiment. C'était une relation plus singulière, plus subtile qui les unissait. Tout d'abord accointances, le lien s'était peu à peu mué en quelque chose de plus profond, de plus intime. Mûs, aux prémisses de leur entente, par des instincts primaires et concupiscent, leurs corps fusionnaient ensemble lors de danses charnelles et brutales. Néanmoins, tout aussi délectables qu'ils furent, ces ébats devinrent insuffisants, les laissant tous deux inassouvis sur le versant spirituel. Alors, aux plaisirs vénériens s'ajoutèrent les confidences, les secrets les plus sombres, les tourments les plus inavouables, complétant un exutoire physique par une certaine complicité. Cependant, tous deux n'allaient pas sans savoir que cette relation n'était pas viable, qu'elle était uniquement temporaire mais aussi lénifiante, une douce lueur dans la nuit noire et perfide qu'étaient leurs existences. « Tu tiens le coup ? » demanda-t-il avec sollicitude. Wesley ne savait pas si la prisonnière était suffisamment résiliente que pour encaisser l'horreur de l'incarcération et le climat délétère qui régnait toujours dans les établissements pénitenciers, sans parler du spectacle hideux que présentait cette prison-ci.

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MessageSujet: Re: They say freedom is a state of mind.    Ven 1 Aoû - 22:32



Désespoir. Angoisse. Regrets. Ces atroces sentiments ont eu un impact décisif sur l'entité qu'était censée représenter l'Italienne. Elle tournait dans la cellule comme un lion en cage. Sa respiration semblait saccadée. Son rythme cardiaque prennait des allures de bombe à retardement, accélérant un peu plus à chaque pas. Naïvement, elle collait son oreille à la vieille cloison, espérant un murmure. Une voix virtuelle qui puisse la rassurer. Elle se sentait si seule. Tout s'était enchaîné à la vitesse de la lumière. La voilà, exhibant ses courbes sulfureuses, lui tenant fermement la main. Espérant stupidement qu'il avait changé. Et puis une petite main gracile saisissant un bout de verre pendant que sa jumelle agrippait les cheveux de l'Assassin. Tranchantes, les extrémités de la lame déchiraient délicatement le gosier de la victime. De façon gracieuse, certes, mais avec une rage contagieuse. Elle avait cédé. S'abandonnant totalement à la mélancolie. Elle le savait que c'était mal. A cet instant précis, elle était devenue aussi démoniaque que Lucifer. Les larmes qui coulaient sur ses joues ne remplaçaient pas l'expression diabolique de son visage pourtant si doux. Elle avait tout gâché. Elle l'avait égorgé comme une misérable volaille. A croire que c'était devenu sa spécialité. Ils l'avaient emporté, jugé et puis condamné. L'enfermer n'avait pas suffit à qu'elle ait l'occasion de se repentir. Elle resterait une âme damnée à jamais. Infortunée et submergée par sa propre solitude.

Silence. Il était là. Il n'avait pas changé. Hautain, arrogant, mais incroyablement beau. Elle n'était plus seule, mais vaut mieux seule que mal accompagnée. Il ne venait pas pour la bercer de chimères et décrire leur relation si idyllique. Il venait la hanter. Son rire cristallin lui brûlait les tympans. Il ne cessait de rire, satisfait de son infortune. Elle pouvait le voir, elle pouvait le sentir et même lui parler. Ses hallucinations l'a rendait démente, mais elle n'avait pas conscience de la gravité de son état. Ne distinguant plus le réel du faux. Pauvre petite chose, réduite au statut d’aliénée. Ils se disputaient comme autrefois, mais ils s'échangeaient aussi des mots affectueux. Elle s'était innocemment projetée des siècles en arrière. Revivant une relation composée d'idéaux. Tout était ficelé par sa propre imagination, mais le décor n'était plus le même. Il était là, elle le savait. Ou du moins elle le croyait. Son séjour serait beaucoup moins abominable, pensait-elle. Candide, voulant s'accrocher à une illusion pour ne pas affronter la réalité en face. Elle tournait en rond, il l'a suivait, lui caressant l'épaule pour la rassurer, lui promettant qu'il l'a ferait sortir d'ici.

Ils arrivaient. Elle pouvait entendre le son horripilant de leurs bottes sinistres. Un présage de mauvais augure. Son corps tremblait sous l'émotion. Elle se bouchait les oreilles, se balançant la tête comme une enfant. Confinée dans sa misérable boîte en briques. « Je t'en supplie, ne m'abandonne pas. » Sa demande n'avait rien d'anodin. Ce fut ses dernières paroles avant de l'achever. Elle jouait avec le feu, prête à franchir les limites. Confuse et meurtrie. « Ils vont me briser, Lorenzo. Ils vont me torturer. » Un cri s'échappa de sa gorge, reflétant tout le désespoir de la métamorphe. Elle luttait maintenant. S'infligeant des blessures inutiles, ses poings frêles s'abattant agressivement sur le mur. Ils ne venaient pas pour ça. Au-delà de cette énorme bâtisse, quelqu'un l'attendait. Sans une once de courtoisie, les Peacekeepers l’entraînèrent dans la salle d'interrogatoire. Malmenée comme une poupée de chiffon. Délaissée comme un chien. La carcasse endolorie, le teint terne, les yeux vitreux et les cheveux graisseux. Elle restait assise, sans oser bouger, les yeux clos. L'Italien se tenait derrière elle, jouant avec les mèches de sa crinière d'ébène. Cela l'apaisait. Tout n'était que psychologique désormais.

Quelqu'un d'autre attirait son attention. Elle sentit son délicieux parfum. Un mélange d'essence, de rouille et beaucoup de testostérones. Wesley Windsor ou l'homme de la situation. Elle se réjouissait de le voir ici. Elle avait envie de le serrer contre elle, mais sa présence n'avait pas suffit à apaiser sa colère. Il n'en savait rien, mais il était descendu dans son estime. Elle aurait pu s'emparer de son visage et le gifler, mais elle était retenue par de stupides menottes. Ils avaient tout prévu. Ils étaient les mieux placés pour connaître la démence de la jeune femme. « Ma nouvelle garde robe te plaît ? Tu sais, j'ai entendu des choses Wes. » Ses doigts tapaient doucement sur la table, elle appuya sa remarque par un hochement de tête. Elle se laissa faire lorsque ses lèvres touchèrent les siennes, apaisée par la sensation que ce baiser lui procurait. Tout avait l'air encore plus vrai. « Ne fais pas ça. Il est très jaloux et possessif. » Lui prévint-elle à propos de Ruggieri. Ce fantôme du passé que seule elle pouvait voir. Elle se massa les poignets, soulagée et le remercia par un petit clin d’œil avant de devenir hystérique. « On s'en fiche si je tiens le coup ou pas. » Répondit-elle agressive. « Qu'est-ce que tu as fait à ma soeur ? »
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MessageSujet: Re: They say freedom is a state of mind.    Mer 6 Aoû - 20:17




Avec une lenteur compassée, il prit place en face d'elle, siégeant avec nonchalance sur la minable chaise métallique. Elle, incarcérée dans ce bagne suranné, au même titre que la lie de la société, avait entendu des choses sur son compte ? Voilà qui était intriguant et passablement inquiétant ; si même ces individus réprouvés et marginaux avaient eu vent de ses prouesses, c'est que Wesley ne se montrait pas aussi subtil qu'il aimait à le croire et c'était de bien mauvaise augure. Sa langue darda au dehors, humectant prestement ses lèvres ; il brûlait de demander de plus amples informations au sujet de la mystérieuse sentence de la demoiselle mais quelque chose dans la voix de cette dernière lui disait que sa chandelle serait éclairée bien assez tôt. Les quelques syllabes que lâcha Aurora par après désarçonnèrent grandement le milicien. « De qui parles-tu donc ? » Mais aussi tôt que la question quitta ses lippes, le Hunter trouva cela évident. D'aucuns disaient que les yeux sont les miroirs de l'âme et ce fut bel et bien là que Wesley y trouva réponse : ceux de la belle étaient hantés, éteints. Naguère, un flammèche espiègle y brillait, une ardeur certaine y luisait mais tout cela appartenait au passé. Désormais, ils étaient emplis de ténèbres et d'épouvante. Il ne savait que trop bien ce que pouvait faire une privation de liberté à un individu, comment cela pouvait ronger l'essence, aliéner l'esprit. Lors de son incarcération, Windsor avait parfois entendu ses voisins de cellules, rompus par la monotonie et leur carcan, chuchoter mille et une inepties, quand ce n'étaient pas suppliques éplorées et lamentations plaintives, à une entité qui avait été entièrement façonnée par leurs esprits névrosés. Le Hunter avait été témoin de leur inexorable déchéance, la pathologie psychologique ayant irrémédiablement corrompu ces hommes qui furent, pour certains, des monstres implacables. Une folie insidieuse qui ne demandait qu'un environnement particulier pour être galvanisée. Était-ce le cas d'Aurora ? Cela ne faisait, à son sens, pas l'ombre d'un doute ; elle sombrait peu à peu vers de noirs abysses, lestée par le poids de ses tourments. Quant à la nature de ses hallucinations, il ne pouvait le savoir avec une totale certitude. S'agissait-il du spectre de son amant, occis par les soins de la belle, ou bien de chimères perfides confectionnées par son esprit malade ? Elle seule le savait.
Attribuer le terme d'empathique au chien du gouvernement serait grotesque – il ne pouvait comprendre les troubles spirituels de cet acabit, les considérant comme une preuve patente d'une faiblesse exécrable – et pourtant, il se sentait terriblement attristé de voir sa conquête dans un état aussi lamentable. Il aurait voulu lui tendre la main, lui porter une aide salvatrice mais le rustre qu'il était ne savait guère comment s'y prendre pour la secourir de ces ténèbres sibyllins.

Toutefois, la question hargneuse que lui lança le félin au visage éclipsa bien vite sa sollicitude. « Je présume que tu parles de Natascia ? » Bien sûr, Wesley avait d'ores et déjà remarqué le patronyme commun que partageaient Aurora et Natascia, mais pour une raison obscure, il n'avait jamais réalisé que les deux femmes étaient issues de la même cuisse. Néanmoins, l'ex-truand n'avait pas la moindre idée de ce dont Aurora lui reprochait. Natascia et lui étaient relativement complices, bien que leur relation était née plus en raison de l'amour commun qu'ils vouaient aux substances illicites qu'une affinité particulière. Une simple amitié platonique, au grand dam du Hunter, qui était manifestement très réceptif au charme de la sororité Abatucci. Certes, Wesley lui achetait la concoction dont seule elle avait le secret mais son commerce fleurissant aurait existé même s'il n'avait pas figuré sur la liste de ses clients. Foutrement agacé par l'agressivité de la panthère, le déchu se pencha vers elle, joignant l'extrémité de ses doigts ensemble, plantant son regard azuré dans celui d'ambre de la jeune femme : « Primo, j'aime franchement pas le ton que tu prends avec moi. Je ne me suis pas pointé dans ce trou à rat pour me faire passer un savon. Deuxio, tourne pas autour du pot, si t'as quelque chose à dire, dis-le, parce que je vois pas du tout où tu veux en venir. » articula-t-il lentement, de la glace dans la voix. « Aux dernières nouvelles, Natascia avait des ennuis mais j'y suis absolument pour rien. » conclut-il son laïus, se rencognant dans son siège. D'un geste brusque, il sortit son paquet de cigarettes, en coinçant une à la commissure de ses lèvres, l'allumant à l'aide de son zippo, qu'il ferma d'un claquement sec. Il tira une longue bouffée, espérant que les volutes délétères allaient le rasséréner un tant soit peu; tentative qui s'avéra vaine. Il fut secoué d'un ricanement. « Moi qui m'attendais à un peu de gratitude. M'enfin, j'imagine que c'est pas le genre de truc qu'il faut espérer d'une pute. »

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MessageSujet: Re: They say freedom is a state of mind.    Jeu 18 Sep - 14:10


Elle sentait son cœur au bord des lippes, prêt à se faire expulser à tout moment. Cette pestilence qui envahissait la pièce ne faisait qu'accroître l'insatisfaction de la jeune femme. Elle s'était habituée à ces odeurs nauséabondes, à leurs regards cadavériques et à leurs poignets écorchés. Elle creusait son propre trou, une force spirituelle semblait l'enfoncer un peu plus dans le bitume, lui coupant l'oxygène et l'envie de vivre, tout simplement. Leurs sphères obscures lui faisaient froid dans le dos. L'observant, la guettant comme si elle avait été une bête de foire. Ils étaient tous ensemble dans la même galère. Compagnons de cellule, seuls face à leur désarroi. Si nombreux et pourtant si isolés, sans personne à qui raconter un secret. Confinés dans des boîtes en briques, totalement asphyxiés. Le temps s'était brusquement arrêté. Lui volant les bribes d'une conscience indemne. Emportant avec ses ravages, le peu de lucidité qui lui restait. Elle s'était figée dans l'espace, hypnotisée par ses chimères. Elle s'accrochait péniblement, grâce à lui. Ce spectre bipolaire lui faisant subir la pire des tortures pour mieux l'amadouer ensuite. Cet être chimérique remodelé à sa façon, son énorme stigmate joliment dessiné au niveau de la gorge, lui rappelant douloureusement son impulsivité. Elle aurait dû s'en douter, se réveiller brusquement s'il le fallait, réaliser qu'il n'était que le fruit de son imagination. Elle trouvait sans cesse une explication à sa présence. C'est qu'il était solide le spadassin. Vicieux et provocateur, lui caressant sa longue crinière alors que ses prunelles brûlaient d'envies mortifères. Il était l'interprétation de Satan, totalement irrésistible, mais nuisible pour sa personne. La tirant de plus en plus vers la démence. Comment lui en vouloir ? Cela faisait un temps qu'il avait rencontré la paix éternelle. Il fallait à tout prix la délivrer de ce mal, elle se perdrait définitivement dans sa déraison. Windsor, pourtant sauvage et nonchalant représentait à ses yeux le parfait processus de guérison. Il y avait quelque chose en cet homme qu'elle ne pouvait expliquer. Les mots étaient faibles, inutiles en sa présence. Il l'attirait aussi fort qu'il se faisait détester. Et en cet instant précis, elle aurait pu le coincer et le cogner jusqu'à ce qu'il admette influencer sa cadette.

Natascia... Ce prénom aux connotations latines avait le don de lui voler quelques frissons. Ses souvenirs s'entremêlaient entre eux et la seule image qui lui venait en tête, c'était celle d'une sœur aînée qui puni sa benjamine en utilisant les mains. Une gifle anodine, mais dont le geste ramenait en surface tant de reliques douloureuses. Ce géniteur monstrueux savait comment user de ses mains gigantesques et voilà que la victime se mit à imiter le bourreau. Des rumeurs circulaient sur les deux toxicomanes. La panthère n'était pas dupe au point de croire à tous ces commérages, surtout venant de la part de prisonniers aussi malheureux que ces gens malades à l'époque du Moyen-Age et elle savait de quoi elle parlait. Mais Aurora n'était pas dans son état de conscience naturel pour distinguer le vrai du faux. Elle se contentait d'accepter les tumultes comme ils venaient, ajoutant un peu de piment à son séjour chaotique et nauséeux. Et entre nous, tout était bon à prendre lorsqu'il s'agissait d'enfoncer ce cher Wesley. Elle ne l'admettrait jamais, mais elle mourrait de jalousie à l'idée de le partager avec une quelconque potiche. Il était son sauveur, son ami, son amant et par conséquent il lui appartenait. Du moins, s'amusait-elle à le croire. Cette pensée lui arracha un sourire, maintenant perturbée par le regard incendiaire de ses sphères pourtant si limpides. « Pourquoi t'es venu alors ? Je n'attends pas de toi que tu endosses le rôle de l'exemplaire compagnon. Débarrasse moi de cet air maussade, je t'ai bien vu me regarder comme si tout était perdu. Comme si personne ne pouvait plus rien pour moi. » Pauvre âme damnée, s'insinuant dans des chemins délirants dont elle seule arrivait à comprendre le sens. Perdant son acolyte sur la route, il était si complexe de la suivre. « J'ai cru qu'elle diminuerait sa consommation, mais les rumeurs circulent et il semblerait que tu serais celui qui l'attire un peu plus dans sa dépendance. » Ses mains posées sur la table tremblaient maladroitement, reflétant son malaise. N'avait-elle donc plus aucune assurance ? « Tu cherches quoi au juste, Windsor ? » Un murmure... et puis le chaos. « REGARDE MOI ! Comment veux-tu que je prenne soin de ma soeur derrière les barreaux ? Je ne suis même pas capable de prendre soin de moi-même ! » Les spasmes s'emparaient de plus en plus de sa carcasse, elle ne se contrôlait plus. Elle serrait ses poings, prête à se briser les phalanges s'il le fallait. « Je t'emmerde. Et puis, quelle gratitude ? Étais-tu là pour prendre ma défense quand je me suis fait embarquer ? Je n'ai pas de leçons de morale à recevoir d'un besogneux junkie. » Sur ces railleries, elle s'empara du paquet de cigarettes de son interlocuteur, nostalgique du goût et de l'odeur de la nicotine. Mais surtout de l'effet anesthésiant que celle-ci avait sur son organisme. Le but étant que l'ancien détenu sorte d'ici vivant.
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MessageSujet: Re: They say freedom is a state of mind.    Ven 19 Sep - 0:30




L'invective fut expectorée avant même qu'il n'aie conscience de ses dires, elle flotta dans les airs, palpable, érigeant un mur entre les deux âmes fiévreuses. Sitôt, le regret afflua, le mit mal à l'aise, il gigota sur son siège ; il n'était pas venu ici pour se déchirer mais bien pour lui tendre la main. « Désolé. » fit-il d'une lippe contrite, dans un murmure à peine audible. Quémander le pardon n'était guère coutumier pour le Hunter, impénitent et orgueilleux, lui écorchait la gueule, se confondre en excuses le rendait nauséeux. Cet unique mot susurré était donc la preuve irréfutable que Wesley souhaitait éluder le conflit sur le point d'éclater, se montrer diplomate. Il rejeta la tête en arrière, contemplant le plafond lézardé et le néon qui inondait la cellule sordide de sa lumière fantomatique, tirant distraitement sur sa cigarette, les volutes de fumée s'étiolant dans l'atmosphère. Sa véhémence caractéristique l'avait encore devancé, lui avait déversé un fiel illégitime. Sempiternelle rengaine, nature inflammable et volatile, implosant à la première occasion, inhérente à son essence, l'on avait beau eu lui seriner qu'il devait régner sur ses émotions et non le contraire depuis sa prime jeunesse, rien n'y faisait, jamais Wesley ne pourrait se départir de son impétuosité.

Les dires du félin l'arrachèrent à sa méditation oiseuse, l'alarmèrent. « Que vas-tu chercher là ? Je ne crois pas du tout que tu es une cause perdue. » fit-il, tombant des nues. Comment diable avait-elle pu atteindre une conclusion si extravagante ? Vrillant son regard dans celui de la jeune femme, le Hunter tenta d'y débusquer des réponses. Il avait la terrible impression que son amante perdait peu à peu le contact avec la réalité, flirtait avec la névrose, s'enfonçait volontairement et graduellement dans une nuit éternelle et terrifiante. Windsor ne pouvait guère être dépeint tel un individu altruiste et empathique, l'on pouvait au contraire en dire qu'il avait d'importantes lacunes en lecture à froid, ne pouvant pas devenir avec beaucoup de clairvoyance le climat émotionnel de ses interlocuteurs. Toutefois, tout bourru et imperméable qu'il était, même lui pouvait ressentir la détresse patente d'Aurora. Il ignorait tout des chimères cruelles qui obnubilaient la belle, tout ce qu'il savait était que ces spectres malévoles devaient être exorcisés au plus vite. Si cette tâche cruciale lui incombait, ainsi soit-il . Il se pencha sur la table, tendant son bras vers elle, capturant sa main frêle et délicate dans sa pogne, caressant gentiment ses phalanges de son pouce calleux. « Que t'arrive-t-il, Aurora ? » Il se sentait particulièrement gauche, ses paroles sonnaient creuses à ses propres oreilles. Se couvrir ridicule lui importait peu, il devait tenter de rétablir le dialogue, au nom de leur complicité passée.

Pour toute réponse, la prisonnière entra en éruption, brasier ardent et incoercible, crachant son fiel, ses palabres vitriolant le Hunter. Ce dernier amorça un mouvement de recul mais se ressaisit à temps, conservant la dextre de son amante dans la sienne. Ses digressions étaient tellement aléatoires et soudaines qu'il ne savait guère où donner de la tête, l'acerbité de ses propos ayant contribué à son effarement. « Je crois que tu dramatises la situation de Natascia. » commença-t-il d'une voix posée, essayant de se montrer conciliant. « La dernière fois que nous nous sommes vus, elle n'a touché à rien, je te le promets. Si ça peut t'apaiser, j'irai lui rendre visite bientôt, histoire de sonder la situation. » fit-il doucement. Aurora semblait instable, l'âme frémissante, l'emprise ténue qu'elle avait encore sur elle-même menaçait de s'effondrer incessamment sous peu. Lentement, afin de ne pas l'effaroucher davantage, il déploya son bras, ses doigts hésitants effleurant le faciès superbement sculpté de l'Italienne, s'autorisant juste à frôler sa pommette. « Je sais qu'être derrière les barreaux est rageant ; crois-moi je sais. Il t'est sans doute difficile de l'admettre, mais tu as besoin d'aide. » souffla-t-il, scrutant les profondeurs des ambres d'Aurora, où ses démons perfides se terraient. Comment faire pour les annihiler ? Son cœur, qu'il croyait depuis longtemps prisonnier de glaces éternelles, saignait de voir son amante, à l'accoutumée si ardente, insoumise et vibrante, aux abois. Afin de ne pas galvauder l'avancée qu'il croyait avoir acquise, Wesley passa sous silence la dernière réplique cinglante de la belle ; il rejetait toute responsabilité dans l'emprisonnement d'Aurora, les pulsions mortifères de la nymphe n'étaient pas de son fait et il s'interdit de discuter sur ce sujet ; son amertume risquerait d'exsuder dans ses palabres et d'envenimer la situation. « As-tu la moindre idée de comment sortir d'ici ? »


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MessageSujet: Re: They say freedom is a state of mind.    Dim 21 Sep - 21:51


Elle se sentait apaisée, délivrée d'un mal être qui pourtant semblait la consommer chaque fois qu'elle se trouvait seule dans sa cellule. Coincée parmi les ruines d'un bâtiment ancestral et parmi les vagues souvenirs d'un passé lointain. Les stigmates de son ancienne vie semblaient se réanimer lorsqu'elle faisait face à la solitude. Ne trouvant autre compagnon que le spectre de son défunt amant. Elle sentait la fumée se glisser subrepticement dans sa trachée lui provoquant la sensation de planer. Les paupières closes, elle marmonnait des paroles dont elle seule saisissait le sens. Désireuse de partager ses pensées avec son interlocuteur. Un seul mot avait suffit à la bercer. Une misérable formule de politesse, un désolé timide, mais sincère. Cet homme, aussi bestial fut-il, portait à son égard de réels sentiments. Il existait une connexion complexe, mais anesthésiante que seuls les deux êtres pouvaient en comprendre l'aptitude. Jamais on ne s'était montré aussi délicat envers elle qu'à cet instant. Elle sentait l'émotion l'a gagner, telle une enfant incapable de contrôler son expressivité. Des mois s'étaient écoulés sans qu'elle puisse communiquer avec le vrai monde. Sa vie était maniée par l'obscurité. Seules les ténèbres habitaient les prunelles chocolatées de la douce Italienne. Qu'on puisse se montrer subtil avec sa personne relevait d'un vrai miracle. Elle, qui traînait d'abominables cicatrices gravées sur sa carcasse. Conséquences d'un séjour atroce où les séances de torture devenaient une accoutumance. Ils représentaient sa bête noire, majestueux et arrogants. Ils l'a terrorisaient et les rumeurs circulant sur la miséreuse prison n'avaient rien de légendaire. Tout était réel et elle subissait cette réalité. N'était-elle pas en train de donner vie à ses chimères ? Il était tellement plus facile de se laisser guider par ses envies. Elle accusait Wesley de la laisser tomber, de la traiter comme une névrosée en fin de vie. Ses reproches n'étaient que le fruit de son propre jugement. Oui, elle avait besoin d'aide, mais rien ne pouvait abattre la fierté d'une femme latine. Même pas la suavité d'un contact physique avec un authentique être humain. Bien que celui-ci réponde au nom de Windsor. « Je le vois. Il est là, juste derrière moi. Il caresse mes cheveux et me fait des reproches. Tu ne le vois pas ? Tu n'entends pas son rire carnassier ? » Ses sphères brunes fixaient l'ancien détenu, refusant de se laisser tenter par le mirage d'une silhouette bien trop familière.

Elle resserra l'étreinte, ses doigts frêles se mêlant à ceux du Shadowhunter. La panique commençait à coloniser son esprit. Elle s'agitait sur son siège, piégée entre ses illusions et la vivacité de l'épiderme de son compagnon. Sa main libre se posa sur sa cage thoracique, tentant en vain de calmer les battements affolés de son cœur. Elle voulait crier à l'aide, mais elle avait peur des représailles. Assaillie physiquement, mais aussi psychologiquement. Ses affres psychiques laissaient des balafres dont il était si ardu de s'en débarrasser. Abatucci avait vécu l'Enfer, finissant par croire à la peine éternelle. Elle gardait des traces, mais les traumatismes mentaux étaient la pire des souffrances. « Rien. Il ne se passe rien. Je ne suis pas seule, il me tient compagnie. » Un rire déconcertant vint illustrer ses propos insensés. Et puis un silence morbide s'installa, fusionnant avec l'ambiance pesante de la pièce. Ses traits se déformèrent. Elle essayait tant bien que mal de ne pas s'effondrer. « Je ne suis pas bien. Il se passe des choses atroces. Je sais qu'il n'est pas réel, j'en suis consciente. Il ne veut pas partir, il me hante. Il m'obsède. Fais quelque chose ! » Un cri désespéré voulu s'échapper de sa gorge, mais son épouvante était telle qu'il resta bloqué. Sans aucun moyen de se faire entendre. Ses demandes ressemblaient à des supplications, des murmures consternés. Wesley comprendrait, elle en était sûre.

Oh, mais de quoi parlait-on déjà ? Sa benjamine... l'avait-elle oubliée ? « Comment va-t-elle ? Oui... oui... rends lui visite. » Ses paroles se mélangeaient, elle était confuse. « Surveille la. Tiens moi au courant. Ne la laisse pas prendre exemple sur moi. » Oui je sais que tu sais, mais tu n'as pas un fantôme psychopathe qui te dévore les neurones. Que faisait-elle la mini Abatucci ? S’inquiétait-elle pour sa sœur aînée ? Était-elle au courant de sa disgrâce ? Pourquoi n'était-elle toujours pas venue lui rendre visite ? Les questions se cognaient dans son crâne, cela l'irritait de ne pas trouver les réponses. Comment Windsor pouvait-il le savoir ? Il valait mieux le laisser loin de toutes ces querelles familiales. Elle serait trop effrayée à l'idée qu'il puisse prendre le parti de sa cadette. Et voilà qu'elle recommençait. Jalouse et égoïste au possible. Son aliénation lui avait peut-être dérobé de la crédibilité, mais elle restait la même, conforme à son poste. « Je n'en ai aucune idée... » Une pause, elle réfléchissait, pensive. « Seigneur, je n'en ai vraiment aucune idée. Qu'est-ce que je vais faire ? » Instinctivement, elle ne put s'empêcher de se remémorer tous ces siècles, piégée dans son autre corps. Cette panthère barbare et olympienne, totalement insouciante. Ces réminiscences avaient un goût délicieux de liberté. Une liberté qu'elle ne retrouverait peut-être jamais.
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MessageSujet: Re: They say freedom is a state of mind.    Sam 27 Sep - 22:30




Aveugle et perplexe, Wesley évoluait en territoires qui lui étaient totalement étrangers, ne sachant trop qu'elle était l'approche adéquate. Certes, il avait déjà été naguère confronté à des individus lourdement névrosés mais jamais, ô grand jamais, il n'avait dû agir sur la pathologie. Comment occire ce spectre goguenard qui le raillait au travers de la belle ? Jouter physiquement lui ai été aisé, connu mais guerroyer avec des chimères oniriques le laissait avec un sentiment d'impuissance accablant. Alors, ruminant cette inefficacité cuisante, il se contentait de l'écouter déblatérer, lui confier toutes ces horreurs, ses doigts toujours enlacés avec les siens, sentinelle muette s'évertuant à conjurer le malin par sa seule présence physique. Ce qu'elle lui chuchotait le laissait pantois, stupéfait. Comment l'équilibre psychique de la panthère avait-il pu se détériorer à ce point, en si peu de temps ? C'était d'aide professionnelle dont Aurora avait besoin, et non pas d'un ersatz de psychologue. Ces terribles maux qui tourmentaient la panthère dépassaient de très loin l'acuité intellectuelle du Hunter. « Non, je ne peux pas le voir ni l'entendre, Aurora. Toi seule peut le vaincre, tu l'as déjà fait une fois. » fit-il, plantant un regard intense dans celui de la malheureuse, faisant montre d'un aplomb qu'il ne ressentait pas. Il se sentait profondément stupide de débiter de si vaines inepties mais c'était là la seule option qui s'offrait à lui. Windsor pouvait voir à vue d’œil la contenance d'Abatucci s'étioler, s’effriter et cette abjecte épouvante commençait à exsuder d'elle, infâme poison se déversant en elle, corrodant son âme ensauvagée par la captivité. Sa lucidité semblait aller et venir, évanescente, alternant sans cesse avec la psychose et il était si difficile de la préserver, d'empêcher cette déchéance inéluctable. Si impuissant, si faible.

Se déployant lentement, Wesley se leva, contourna la table et vint s'agenouiller aux côtés de sa douce. Cette proximité nouvelle lui permit de prendre la pleine mesure des ravages qu'avait faits l'aliénation sur le faciès d'albâtre du Skinchanger. Son teint était blafard, presque diaphane, ses traits émaciés, creusés et ses somptueuses perles étaient soulignées de profondes et sombres cernes. Contempler ce saccage lui serra le cœur, faire le deuil de la pétulante et sulfureuse tentatrice qui avait partagé ses nuits lors d'ébats brûlants et à qui il avait ouvert son âme lui était insupportable. En songeant à la source de toutes ces affres, le milicien fut traversé par une colère fulgurante ; si Aurora n'avait pas déjà saigné ce scélérat, il l'aurait retrouvé, l'aurait brutalisé jusqu'à faire chuinter la mélodie des os se brisant, jusqu'à ce qu'il supplie la faucheuse de venir le cueillir, de mettre un terme à son interminable géhenne. Windsor prit une profonde inspiration, cherchant à étouffer cette ire soudaine et dit d'une voix blanche : « Je ne saurais pas me débarrasser de lui pour toi, tu le sais. », posant une main rassurante sur le genou de la belle, s'élevant quelque peu afin d'embrasser son froid froid. Plus l'entretient s'allongeait, plus le Hunter doutait d'une possible analepsie. Pouvait-on retrouver la lumière après voguer si longtemps et si loin sur une mer de ténèbres ? Pouvait-on rasséréner une âme si fragmentait ? Aurora était-elle perdue pour toujours et à jamais ? Il redoutait grandement les réponses de ces interrogations. Tout ce qu'il pouvait faire pour l'heure était espérer, croire en la résilience de l'italienne et implorer la miséricorde de la providence.

« Elle va bien. » mentit-il sans scrupules ; Wesley n'avait aucune idée de la situation actuelle de Natascia, aux dernières nouvelles, celle-ci était des plus préoccupantes. Néanmoins, affoler plus encore l'aîné était, selon la brute, hautement contre-productif, raison pour laquelle il jugea opportun de dissimuler la vérité. « J'irai lui rendre visite très bientôt, ne te fais pas de soucis pour ça. » fit-il avec un léger sourire. Cela, par contre, était la vérité ; il comptait bel et bien aller quérir des nouvelles de la benjamine et par la même lui apprendre les déboires de sa sœur. Aurora semblait relativement à nouveau connectée à la réalité, lucide. Windsor devait profiter de cette courte fenêtre temporelle pour aborder les sujets qui importaient vraiment. « Plusieurs options s'offrent à toi. » commença-t-il. « Tu sais quelle peine tu encoures ? » demanda-t-il, fortifiant sa résolution en vue de la discussion à venir. « Si elle n'est pas trop longue, tu pourrais simplement la purger. Deuxième option, tu pourrais essayer de te servir de tes pouvoirs pour t'échapper. » Profonde inspiration, mâchoires serrées, regard dur. « Tu pourrais aussi prétexter la folie et te faire interner dans un hôpital psychiatrique, te faire sortir de là serait beaucoup plus simple que de te faire sortir d'ici. » Et peut-être, peut-être pourrait-elle y recouvrir une santé mentale complète.

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They say freedom is a state of mind.

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