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 When you and I were forever wild [PV Reyn]

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↳ Opinion Politique : Sans opinion, elle s'en fiche
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MessageSujet: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Jeu 24 Juil - 23:38

Mes doigts remontent lentement sur mon volant tandis que je rejette ma tête vers l’arrière en croyant que ce seul mouvement compte apaiser le poids du ciel sur mon cœur. Mes pensées ne suivent pas ma tignasse, elles s’y agglutinent davantage pour me percer le crâne d’une migraine qui me donne presque la nausée. Mes paupières décident alors de  se refermer sur le pare-brise inondé par l’averse et les soupirs des nuages font échos à ma respiration mesurée, aussi lourde que la météo. Il est déjà tard et je suis garée devant mon immeuble depuis dix bonnes minutes. Au début, la pluie m’a captivée et m’a écrouée dans l’habitacle par son chant vaporeux. A défaut de détendre les muscles de ma nuque, la mélopée m’a au moins permise d’échapper à la régularité de mon pas sur le trottoir et dans l’escalier. Les heures me lassent, les jours aussi. Les mêmes lettres assemblées, les mêmes mots pour désigner les mêmes moments quotidiens. A chaque plainte étouffée, je pense à Elle, à cette monotonie dans les gestes, la voix, et ça m’effraie. Quand mes yeux m’ordonnent de fixer l’ondée à nouveau, tout autour de moi a une forme relativement menaçante. Je sens déjà la peur grimper de la poitrine aux épaules. La panique règne sur son royaume avec beaucoup de sévérité et mes bras lui obéissent sans rechigner. Les clés rigolent contre ma paume tandis que je les replace dans le contact. Je pense que celle de mon appartement me boude car elle claque désagréablement contre ma main quand je relâche le trousseau. Je sais que c’est une mauvaise idée et je n’ai pas besoin que les objets se mettent à me le murmurer pour le réaliser. Je tente juste d’échapper à ma fatalité. Mais elle semble toujours déterminée à me rattraper. C’est pour ça que je fais à peine attention au compteur quand je file droit vers le quartier adapté à cette errance. Parce que je crois que je vais la semer.

Il y a des endroits que j’évite par simple pragmatisme. Le luxe que j’affectionne, ne se prête pas à ce type de soirée et je l’ai toujours su. Je ne veux pas entacher mon image en croisant des membres haut placés, un verre à la main et l’esprit brouillé. Je ne veux pas me percher au bras d’un prestigieux personnage qui fera de moi, sa fiancée après une nuit arrosée dont il se vantera ensuite à ses très amis classieux, leur expliquant m’avoir allongée dans ses draps pour aller jusqu’à décrire nos positions respectives. Je sais que les gosses de riches sont les pires à ce jeu, j’en ai côtoyé toute mon enfance. Ce genre de relation ne m’a jamais attirée de toute manière bien que les rumeurs roulant dans mon dos me prêtent le terme de croqueuse de diamant. J’ai les dents bien trop sensibles pour ça. Là où je me perds d'ordinaire, j'ai la décence d'être anonyme. Dans ces endroits curieux, sordides, je croise les bons regards, les bonnes âmes et j’y puise tout ce que je suis, autant que tout son contraire. Goûter leur bouche revient à savourer leur histoire sans jamais rien savoir pourtant. Du moins, pas dans les détails. Je préfère rester ignorante, je les interprète de cette façon. Je peux les idolâtrer, leur prêter une vie qu’ils n’ont peut-être jamais eu. Les gens ont des loisirs cocasses comme le tricot ou la lecture. Moi, je crée des aventures chimériques aux êtres qui marquent mon corps. Cela requiert un soupçon d’imagination mais ça a le mérite d’être un passe-temps silencieux que je n’ébruite pas, il est intime et personne n’est à même de comprendre. La réalité est toujours laide. Je préfère la déguiser, la maquiller, la façonner pour qu’elle devienne respirable.

L’oxygène, c’est ce qui me fait défaut quand je coupe le moteur devant un bar choisi au plus grand des hasards. L’exigüité du véhicule me saute à la gorge alors que je lui trouvais des allures de refuge un peu plus tôt. Il est temps que je file. Le parapluie rangé dans la boîte à gants me salue sans pour autant sortir de sa tanière. Je tire deux coups secs et grogne à son encontre. Il est déterminé à rester là et je veux tellement m’échapper de cette voiture que j’abandonne le combat pour gagner le trottoir en hâte. Mes deux mains serrent le col de mon manteau tandis qu’en de très petites foulées, je rejoins la bâtisse convoitée. Mes talons claquent sur le bitume humide et font concurrence aux bruits de la rue. Je m’enfonce dans l’obscurité d’un couloir en glissant lentement mes doigts dans ma chevelure emmêlée et trempée. Agacée, je dénoue ma veste avant d'entrer dans le lieu à proprement parlé. Mes pas sont brefs, ma démarche assurée malgré mon état pitoyable. Je m’avance vers le comptoir sans prêter attention aux regards que l’on peut me jeter et m’installe, croisant les jambes avec beaucoup de prudence avant de commander un alcool fort et d’attendre. Ma paume glisse nonchalamment dans ma crinière pour la discipliner un peu plus. Peine perdue. Mes poumons se gonflent de l’ambiance et je tente de les imiter en chassant ma contrariété à grands coups d’espoir et de coups d’œil amusés. Il y a pas mal de monde ici et l’agitation, c’est ce qui me calme le plus.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Sam 26 Juil - 17:18




« Brrrrwaaah ! » Reyn plissa les yeux alors que l’amertume du citron venait chatouiller sa langue après la brûlure de la téquila et la légère acrimonie du sel. Il secoua la tête, ses joues faisant le même bruit que les babines d’un bouledogue baveux alors qu’il luttait contre l’afflux soudain d’alcool dans son sang. Il fit claquer son verre sur le comptoir, le cinquième d’affilé, et il donna un coup de poing dans l’épaule de son adversaire qui sirotait péniblement son quatrième verre. « 100 putains de dollars ! Aboule le fric ! » Cracha-t-il, instable sur ses deux pieds et la figure rougie par les excès. On l’agrippa par le col, on le secoua tant et si bien qu’il sentit la téquila remonter dans son gosier et baigner les dents du fond, mais les sous atterrirent dans sa poche et il leva les bras en saigne de victoire, avant d’en profiter pour retirer le bonnet qu’il portait sans arrêt. « Bien joué crâne d’œuf… » La harangua-t-on, alors qu’on ébouriffait les trois pauvres cheveux qu’il avait sur le caillou. Il chassa la main, fusillant du regard son propriétaire. Si Reyn avait un complexe, c’était son crâne qu’il trouvait légèrement disproportionné au regard du reste de son corps et son front large et il n’aimait pas spécialement qu’on lui fasse remarquer.
« Allez viens je prends ma revanche aux fléchettes. 100 billets. »
« 50… fillette… Je voudrais pas que t’ailles pleurer ta mère après. » Sa répartie provoqua l’hilarité générale de son groupe d’amis. Connu pour être le rigolo de service et celui qui ne reculait devant rien, le jeune homme s’attirait généralement la sympathie des piliers de bars. L’homme passa un bras autour de ses épaules et ils firent route vers les cibles aménagées en fond de salle. Il était complétement nul aux fléchettes, et c’était bien pour ça qu’il ne misait pas tout son pactole. La suite lui donna raison, puisqu’il perdit lamentablement. Mais se refit avec un nouveau défi de shots. Et la vision à moitié trouble, il alla se soulager la vessie dans les toilettes pour hommes.

D’accord il n’aurait pas dû abuser autant sur la téquila. Il avait les lèvres en feu à cause du sel et du citron et sa voix était plus rauque que jamais. Gardant son équilibre en appuyant son front contre le mur, il attendit d’avoir fini et surtout que la pièce arrête de tanguer avant de penser à bouger. Il dû s’endormir, parce qu’on finit par le secouer. « Eh oh… » Grogna-t-il.
« T’allais finir la tête dedans vieux… »
« Je réfléchissais… »
« Les yeux fermés ? »
« Va te faire foutre. Y a une raison pour qu’on se retrouve tous là ? J’vous préviens j’joue pas à touche bites… » Remballant ses affaires, il alla se laver les mains et se passer un peu d’eau sur le visage, soufflant quelques fois pour reprendre son esprit. Ouh la descente allait être sévère... Et dire qu’il bossait à 8h le lendemain pour ce foutu inventaire !
« Non c’est juste qu’il y a une princesse qui vient de débarquer. On s’est dit que c’était dommage de pas te laisser ta chance. »
« Une princesse ? »
« Oui tu sais… Le paquet complet. Nichons d’enfers, bouche de suceuse et des yeux mecs… »
« Ouais c’est quand même mieux si elle a des yeux… »
« Et tu vois. » Fit le grand baraqué en ignorant sa blague. Il avait toujours un peu de mal à digérer que Reyn lui ait fait les poches. « Je me suis dit, quitte ou double si t’arrives à l’emballer mars attack. » Toujours une référence subtile à son crâne. Il renfila son bonnet.
« Tenu, du gland. T’as vraiment envie de perdre du fric ce soir. » Fit Reyn, qui bien que ne marchant pas droit ne se démontait jamais.

De retour dans la salle on lui indiqua une jeune femme qui se tenait de dos pour l’instant. Grande masse de cheveux chocolat qui lui tombaient dans le dos, épaules fines, joli profil. La bouche de Reyn se tordit en une grimace avant de s’arrondir de stupeur alors qu’il zigzaguait vers le comptoir. Elle venait de se tourner, à demi, observant ce qui se passait dans le bar et il pouvait maintenant distinguer les traits de son visage. La moue boudeuse de ses lèvres et ses grands yeux tristes. Ses jambes interminables et ses petits nichons qui faisaient coucou. Splendide. Et en même temps qu’il s’extasiait sur sa beauté, il frayait avec un sentiment plus pernicieux de doute. Non qu’il ne se sente pas d’aller la draguer, mais parce qu’il s’y était déjà essayé, avec un succès que lui-même ne s’expliquer pas, avant qu’elle ne disparaisse dans les airs sans plus jamais donner de nouvelles. Il avait pensé qu’elle avait quitté la ville, peut-être marié un petit bourgeois… Et il en avait souffert. Fronçant les sourcils en se demandant d’où lui venait cette dernière pensée, il se pinça juste en dessous du coude pour s’assurer ne pas être en train de rêver. Il eut un regard pour ses comparses qui ne perdaient pas une miette de son approche.

Enfin quand il arriva à sa hauteur, et tomba dans le piège de son regard, il l’agrippa simplement, passant sa main derrière sa nuque, avant de la faire basculer en arrière pour lui rouler la pelle du siècle. Il la redressa, avec douceur, son visage toujours proche du sien.
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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Lun 28 Juil - 23:36


Mes doigts s’aventurent sur le comptoir quand le barman me tend mon breuvage. L’ambre ondule sur le bois ciré un instant et je me plais à en admirer les nuances tandis que des pas soupçonnent déjà ma présence. Fascinée par ma décadence éthylique du soir, mes sens se figent et ne perçoivent en aucun cas l’arrivée soudaine d’une ombre. Mon regard est encore entretenu par le divertissement du reflet quand deux mains agrippent mes joues. Poupée de porcelaine, je laisse l’inconnu se servir de mes pommettes à sa guise. J’ai à peine le temps d’effleurer l’océan qui m’accroche la rétine que mes lèvres sont prises en otage. La panique me déstabilise et mes mains s’agrippent instinctivement à ces bras étrangers, peut-être hostiles. Mon corps met quelques secondes de moins à comprendre de qui il s’agit, là où ma tête échoue lamentablement. Sa façon d’embrasser est une carte de visite à elle seule  et le choc passé, le soulagement précoce se diffuse dans tout mon être. Je le connais et cette information incomplète suffit à m’apaiser, suffisamment pour que je lui rende ce baiser avec la même ardeur. Je refuse de comprendre son identité avant  que son visage ne se décroche du mien. Je me sens orpheline dès l’instant où il recule. Cette vague d’euphorie retombe violemment dès que je lui fais officiellement face et que je peux contempler les dégâts après le typhon. L’électricité roule encore sur mes lèvres quand mes yeux cherchent une réponse dans les siens. Les débris se relèvent des eaux troubles assez rapidement et une douleur totalement fictive puise mon énergie pour tirailler mes entrailles avec assiduité. Mes doigts forment un cocon autour de mon ventre, geste machinal, protecteur tandis qu’un pied à terre, je cherche à retrouver un équilibre plus ou moins relatif sur ce tabouret.

La dernière fois que ces prunelles ont franchi les obstacles pour atteindre les miennes, je quittais son appartement, l’âme aussi tiède que l’épiderme. Son parfum m’a poursuivi jusque chez moi. J’ignorais encore ce qu’on avait fait. « Rey… Reyn… ? » La terre tremble quand je conscientise enfin qu’il est bien là, cet homme au rire défiant les nuages les plus menaçants. Je cherche à baisser la tête pour lui échapper mais il me tient encore. Mon regard ne sait plus où se placer alors je finis par remonter mes doigts jusqu’aux siens pour les écarter lentement. Je les serre un instant réveillant des souvenirs sensoriels trop puissants pour ma carcasse. Le contact ressemble à un poignard se fichant dans mon ventre avec précision et je l'accuse d'une grimace. Mes yeux se réfugient en désespoir de cause sur le miroir se terrant derrière les étagères que les bouteilles se disputent. Mon double m’observe avec un teint trop livide pour être honnête. Ma tignasse joue toujours sa révolte avec l’humidité et mon expression fragmentée n’arrange rien à l’ensemble. Je suis affreuse et la honte me fait presque oublier ce que je tente de cacher avec mes paumes pour seul barrage. J’ai tellement peur que mes défenses conventionnelles reviennent à la charge. J’articule un sourire encore un peu faiblard avant de balbutier « Je vois que tu es toujours aussi doué pour les entrées remarquées. » Mon rictus se craquelle avant de se recomposer avec un peu plus d’assurance.

Le nectar sur le comptoir me toise et je finis par céder à une première gorgée avant de revenir porter mon attention sur mon ancien amant. « Tu as l’air d’aller… Bien. Ça me ra… » Rassure. De voir que ma disparition t’a permis de vivre dans ton insouciance quasi euphorique. « Ça me fait plaisir de le constater. » Au moins, tu n’as pas subi nos dégâts. Ce garçon ne mérite pas les conséquences de ses actes. Il est habité d’une essence trop belle pour ça. Pourquoi faudrait-il lui ôter cette désinvolture ? Je n’ai jamais voulu être celle qui lui déroberait ces traits encore candides et lisses pour lui infliger mes peines et ma tragédie. Ma veste, encore trempée, colle mal à mes épaules et quand je remue un peu la nuque, je peux sentir les dernières gouttes d’eau glisser contre mon cou. J’éternue discrètement et retire calmement mon manteau avant de la poser sur mes genoux, je réajuste ma position d’un même mouvement.  Je balaie la pièce à défaut de réussir à contrôler les frémissements aortiques et la souffrance interne que mon corps imagine.  Je ne sais pas quoi faire et je déteste ça. Etre désarmée sans m’y attendre. Il n’était pas censé me retrouver un jour. D’un ton tout à fait banal, je m’entends lui demander « Tu es … Accompagné ? » Dis-moi oui, je t’en supplie. Le premier prétexte sera le bon pour qu’il reparte. Qu’il soit avec quelqu’un, qu’il nous ait oubliées, moi et mes avances effrontées. Mon centre de gravité se joue de moi et c’est comme si tout se résumait à ce qu’il n’y a plus à l’intérieur de moi. Je me sens tellement sale que je ne réfléchis pas avant de vider d’une seule traite mon récipient et de reprendre la même chose. Je ne risque pas de me laver à l’alcool. Mais je ne pense pas non plus être capable de me racheter une bonne conscience en conversant tranquillement avec  sobriété. Surtout pas avec cet homme qui n’a rien à gagner à retrouver une enveloppe vide.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Sam 9 Aoû - 14:30




Légère et délicate, elle fond entre ses doigts comme un petit caramel. Ses lèvres, sa bouche, en a la saveur sucrée et suave et le vendeur se laisse prendre au piège de l’échange avec délice. Elle est une gourmandise qu’il aurait dû observer depuis la vitrine mais qu’on aurait mise par erreur dans son sachet de bonbons. Passé l’étonnement, c’était la découverte de tout un autre monde alors qu’elle roulait sur sa langue, de saveurs encore inconnus. Presque un voyage des sens. La sensation de manque se trouva être amère dès qu’il la délivra de sa prise mais il devait se résoudre à la lâcher maintenant sinon il n’y parviendrait plus. Le sucre avait le désavantage de devenir complètement addictif. La commissure de ses lèvres se retroussa en un sourire quand elle prononça son prénom. Il y avait une certaine fierté chez lui à sentir résonner la syllabe courte de son patronyme contre son palais. Au moins elle ne l’avait pas oublié, même si elle avait négligé le chemin jusqu’à son appartement pendant des mois. La ligne de ses sourcils se fronçant légèrement, il caressa sa joue de son pouce, avant que sa main ne soit piégée par la sienne. Il faisait le tri dans ses souvenirs, cherchant à quel moment il avait pu déconner pour être privé d’elle, mais jamais il ne parvenait à mettre le doigt sur sa faute. « Salut Joe… » Le plaisir à prononcer son nom n’était pas non plus négligeable. Toujours cette sensation chaude sur la langue, les papilles explosées par une saveur fictive. Levant les paumes, il les fit courir contre son torse, la mine assez contente alors qu’elle le félicitait, il lui semblait, sur son entrée. Il haussa les épaules, comme pour diminuer l’impact de sa magnificence, mais à vrai dire, il n’était pas peu fier de lui, elle avait l’air complétement chamboulée. Et il aimait ça quand elle s’autorisait à perdre les pieds. Elle était toujours tellement cadenassée et en contrôle, ne laissant rien filtrer d’elle, que lorsque les gestes lui échappaient, il avait l’impression d’assister à un moment rare et précieux.

« Je suis en pleine forme. Et tu es superbe, comme toujours. » Avec son petit air de chaton mouillé, et ses jambes interminables sur lesquelles il laissait traîner son regard. La pluie faisait scintiller sa peau, avec les lumières intérieures et le spectacle était à tomber à la renverse. Le souffle rare, il se complaisait à la regarder bouger, boire et parler, moins intéressé par les mots qui s’échappaient de ses lèvres que par la musique de ses mouvements et l’écho que cela réveillait dans sa poitrine et le reste de son corps. Il s’accouda au comptoir, joue écrabouillée dans sa paume avec la même gourmandise qu’un gros matou devant son bol de lait. Il avait oublié le pari, et sa bande de comparses qui attendaient le dénouement de l’affaire, quand elle lui demanda s’il était là seul. Son regard la quitta quelques secondes, pour chercher dans la foule ses compagnons de beuverie. Ils ne manquaient pas une miette du spectacle, et quand il tourna la tête dans leur direction, ils lui firent des grands gestes. L’un d’eux s’excitait contre un poteau comme un chien contre une jambe, tandis qu’un autre formait un V avec ses doigts devant sa bouche et donnait une perspective assez perturbante de ses talents buccaux. Poussant un soupir, Reyn se concentra à nouveau sur Jodie et il haussa les épaules. « Pas du tout. Je suis libre comme l’air. »

Pendant qu’elle commandait un autre verre – il adorait sa descente, au moins il n’avait pas à rougir de la sienne -, il se rapprocha, posa une main contre son genoux et se fit une place entre ses jambes, puis posa son bras tendu sur son épaule. « Si ça te dit, on peut rentrer chez moi. J’ai amélioré ma technique pour les pancakes tu sais. J’ai même un machin pour les faire en forme d’étoiles. La dernière fois que j’ai fait ça à une fille… Pouah ! » Il éclata de rire, se rappelant avec vivacité la façon dont elle l’avait généreusement remercié. Comme quoi un minimum d’efforts était toujours récompensé. « Puis ça me permettra de dire bonjour correctement à Tom et Jerry. » Son sourire devint celui d’un matou effronté alors qu’il laissait son regard s’appesantir sur la poitrine de Jodie, joliment mise en valeur par son décolleté trempé. Depuis qu’elle avait retiré son manteau, il avait eu du mal à penser à autre chose. Il se pencha, tira sur le tissu de son top pour découvrir ses deux anciens amis, gentiment rangés dans leur cocon de dentelle. « Oh merde vous m’avez manqué les gars… » Grogna-t-il, avant de fondre sur ses jambes et se laisser aller à presser ses lèvres à la naissance de la gorge de la jeune femme. Ses bras s’enroulèrent autour des reins de Jodie et il pressa sa joue contre sa poitrine, l’observant depuis sa retraite. « Qu’est-ce que t’en dis hein ? » Lui demanda-t-il, toujours avec le même sourire félin.
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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Mar 12 Aoû - 11:31

Ma surprise cogne sans grand mal cette joie un peu voilée qui déconcerte à tour de rôle ses traits et les miens. Ce rayonnement m’atteint, de tous ces degrés de chaleur qui n’ont de cesse de s’accroitre alors que son regard   s’invite dans le mien. Certaines personnes apportent la tempête, d’autres traînent des nuages noirs mais Reyn, il porte en lui les délices d’une après-midi d’été. Il respire la vie et pour me mettre vaguement à sa hauteur, je me contente de juxtaposer son concept. Je copie sans grand succès les nuits fraîches d’une saison saturée en couleurs tandis que lui danse avec toutes les nuances des journées ensoleillées. Je sais pourtant qu’il cohabite avec ses démons, je reconnais les fissures qui craquellent sa nonchalance. Les indices nous échappent toujours et même si je pense connaître davantage sa peau que son esprit, je perçois les signes qu’il ne peut dissimuler. Cette fragilité inexpliquée embellit son sourire. Il essaie vraiment fort de semer sa météo et rien que pour ça, je l’ai toujours trouvé aussi beau que fascinant. Je ne peux pas feindre une indifférence qui ne caractérise pas du tout mon ressenti.  Du trouble quand mon prénom raisonne dans sa gorge à la panique quand je réalise que je ne parviendrai sûrement pas à sortir brutalement de cet endroit. Je masque cette dernière derrière un rictus étudié bien que légèrement coincé. Mon ventre est une source de souffrance accablante. L’air devient brûlant, dérangeant à mesure qu’il le partage. Il calcine ma rétine et s’allonge dans ma cage thoracique comme une lame incandescente, réveillant aussi sûrement les débris d’un fœtus qui n’a pas eu la chance de tomber sur une mère digne de lui. Le tournis s’engage dans mon crâne. Je plisse les paupières pour m’accrocher à mon horizon et les compliments de mon interlocuteur ne m’y aident pas. Au moins, il va bien.

Cette attention gourmande qu’il me prête, fait trembler mon humeur entre satisfaction et répugnance. Bénie soit son ignorance et pourtant, je la maudis. S’il savait, il ne resterait pas là à me contempler avec un désir qui fait échos à ce que je tais déjà tacitement entre deux marées de dégoût pour moi-même et pour ce que nous avons engendré. Il m’évoque une douleur si intime que j’en perds le fil du brouhaha que je trouvais si apaisant quelques instants auparavant. A croire que je me déloge d’une galaxie pour dériver dans les ténèbres. Faut-il préciser que je risque de l’emporter ? Il doit cesser de graviter là. Je prends une gorgée de mon breuvage quand il s’associe à l’air. Sa réponse me fait grimacer alors que je dilue mon affliction avec l’alcool. Le second verre n’est pas encore au creux de ma paume que la sienne trouve son chemin jusqu’à moi. Electrique, je supporte la tension que chaque contact suscite en appréciant cette stimulation et ce malaise. Il faut que je le fasse reculer mais déjà, il est proche, assez proche pour que je me laisse capturer sans résistance, incapable de refuser l’accès à  ses prunelles. Ce que je crains se brode aisément dans sa bouche. Ma fausse décontraction tracte la décomposition voulant régner sur mon expression. La subtilité et le tact n’ont jamais vraiment été des concepts qu’il possédait. Du moins pas avec moi et pas pour ça. Cela ne m’a jamais vraiment dérangé. Pas plus que sa façon de me rappeler que je n’ai jamais été et ne serai jamais la seule à partager ces petits plaisirs coupables. Au contraire, c’est rassurant, il me rappelle qu’il sait que c’est sans la moindre attache, sans le moindre scrupule, entre adultes consentants. Et quand bien cette réalité jure atrocement avec son comportement qui me prend pour acquise, je ne m’en serais jamais offusquer. Avant. Avant qu’on crée et que je détruise.

Son rire frappe mon mutisme avec peu de civilité. Je reste fixe sur mon tabouret quand il sort un très grand numéro, me débraillant pour son propre désir. Je me sens poupée de chiffon réagissant selon le bon vouloir de cet homme et si ce sentiment familier a des allures de refuge, cela amplifie mon mal être de façon drastique. Plus il se colle à moi, plus je suffoque. Son comportement déplacé me donne presque envie de le gifler et pourtant, une part de moi doit aussi se retenir pour ne pas s’agripper à sa carrure, ne pas le laisser m’emporter dans sa folie et son effronterie. Plus je sombre, plus j’ai besoin qu’il me lâche et me touche. Je ne sais même plus ce qui me fait vraiment mal ou ce qui me guérit. Confuse, je laisse ma nuque observer des directions qui ne signifie ni oui, ni non mais souligne bien ma propre incohérence. Mes intonations sont à moitié blanches, à moitié rauques « J’en dis que tu n’as pas changé. »  Un léger sourire triste évacue ma dualité. « Je viens à peine d’arriver ici. Laisse-moi quelques verres encore avant de considérer… Cette offre. »  Je gagne du temps. Je sais que je vais devoir décliner sa proposition. Mes doigts le font légèrement reculer d’ailleurs tandis que je remonte calmement mon top afin que toute la clientèle cesse de profiter de mes seins.  Je réalise que je n’ai pas envie de parler et que si je ne peux céder à mes pulsions, j’aimerais juste profiter de sa voix, de ses histoires. C’est pour ça que je l’interroge. « Parle-moi plutôt de toi… Tu as fait de nouveaux voyages ? » Mon nectar arrive enfin. J’en consomme la moitié d’une seule fois mais ce n’est jamais assez. Le contempler me détruit et je subis mon propre jugement. Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai tué le futur enfant de cet homme sans rien lui dire. Il aurait peut-être eu ses yeux. Mais je ne veux pas le savoir. Je ne veux pas y penser alors il faut qu’il sache me distraire autrement qu’en me pressant contre lui parce que je ne peux pas. Je ne peux pas revoir ses draps, pas sans me sentir monstrueuse. Quand un homme s’approche pour me demander si tout va bien, je réalise qu’il a peut-être été un peu loin dans ses avances. Je confirme à cet étranger qu’il n’y a aucun problème et reporte mon attention sur Reyn aussi rapidement.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Mar 12 Aoû - 16:21



[justify]

Reyn la contemplait de là où il se trouvait, toujours avec la sensation ineffable qu’elle était trop précieuse pour traîner entre ses mains de grand maladroit. Ses connaissances sur la jeune femme tenaient en peu de choses. La façon dont elle aimait son café, l’odeur de sa peau, son humeur au réveil, son regard vague et triste quand il se laissait gagner par le courage d’en poser une. Son mutisme, il l’avait adopté et fait la conversation pour deux. Il se contentait des miettes qu’elle voulait bien lui laisser à chaque passage, comme son élocution parfaite qui témoignait d’une belle éducation, et cette distance qui ne devait être que le signe d’une blessure encore trop vive. Il ne s’était jamais fâché de ses départs sans promesses de se revoir parce qu’il se reconnaissait les mêmes envies qu’elle. Ne pas être seul, même si ce n’était que durant le temps d’une soirée, sans jamais souffrir de liens brisés. Il n’était pas capable de nommer une seule personne ne lui ayant pas tourné le dos à un moment ou un autre de son existence. Famille, femme, amis… Tous logeaient à la même enseigne. Et justement, ce rouage si bien huilé entre eux, l’avait laissé perplexe au bout de quelques semaines sans la voir. Il s’était habitué à ses visites impromptues et les folles escapades qui s’en suivaient. Il retrouvait toutes ces joies simples nées du plaisir et de l’habitude et en même temps son sourire s’écornait. La joie devenait cendre dans sa bouche. Et son cœur manqua un battement et chuta dans un gouffre quand il essuya clairement un rejet.

« Euh… ‘Kay… » Il laissa la pression de la main de Jodie marquer de la distance entre eux et alors qu’elle se rajustait calmement, il sentit l’intérieur de ses paumes le démanger et la honte fourmiller dans ses membres et colorer ses joues. Il était rare qu’il regrette l’un de ses gestes, mais à l’instant il avait envie de disparaître dans un trou de souris. Le visage de Jodie n’exprimait au fond qu’une distance policée et affable, et ses yeux avait le reflet d’un métal poli et ne laissaient rien transparaître. C’était comme si elle était là, dans le bar, mais qu’il n’y avait qu’une enveloppe d’elle. Le malaise le gagnait, parce qu’il avait tablé sur leur ancienne complicité sans penser que l’année écoulée avait pu changer la donne. Pour lui il n’y avait pas de rancune, simplement la vie qui avait suivi son cours. Quand une espèce de grosse baraque s’approcha pour demander à Jodie si tout se passait bien, il leva ses mains en l’air avant de les enfuir profondément dans ses poches pour montrer qu’il n’était pas une menace. Etre remis en place par un inconnu était une douche froide, et un peu perdu sur la situation, il se mit à se dandiner sur ses pieds avec l’envie de disparaitre au loin.

« Non j’suis plutôt resté dans le coin. Y avait déjà pas mal à faire ici… » Marmonna-t-il avant de finalement hausser les épaules. Le taux d’alcool dans son sang était largement redescendu, de même que son euphorie. Du bout du pied, il joua avec la capsule d’une bière qui traînait au sol, avant qu’elle ne glisse sous le comptoir et lui soustrait son seul dérivatif. Il faisait le compte, cherchait ce qui avait bien pu déplaire à Jodie pour qu’elle le boude ainsi ce soir. Il leva le nez pour scanner la salle et voir si elle, elle était venue seule. Mais il ne voyait personne faire spécialement attention à eux en dehors de la baraque à muscles venue un peu plus tôt. Et qui continuait à le regarder avec insistance comme s’il voulait faire sauter sa tête de ses épaules comme un bouchon de champagne. Confusion, honte et haine, poussèrent Reyn à le fusiller du regard mais il se retint à temps de lui faire un doigt. Il savait reconnaître quand la bataille n’allait pas être forcément à son avantage et l’attitude froide de son ancienne amante l’avait suffisamment assis pour qu’il n’ait pas envie de jouer la tête brûlée.

« Euh… je suis désolé si j’ai fait un truc con. P’tet que toi t’es pas toute seule maintenant. » Il se gratta le front, la perplexité habitant son regard. Il promenait toujours son regard autour de lui, n’osant plus franchement la regarder. « Je sais pas trop ce que j’ai fait avant non plus… Mais j’suis désolé. » Dit-il, ponctuant ses mots d’un vague hochement du menton. « … Bon… Désolé… Ca m’a fait plaisir de te revoir… » Dit-il en reculant, opérant une retraite stratégique et sage. Il s’éloigna d’un pas hésitant, sa mine déconfite empêchant son groupe d’amis de faire la moindre remarque quand il se retrouva proche d’eux. Il les ignora de toute façon au final, pour faire route vers la sortie arrière du bar que tout le monde empruntait pour aller s’en griller une. Il pleuvait comme une vache qui pisse dehors, un rideau opaque entourant le minuscule auvent qui protégeait les intoxiqués à la barre de nicotine. Il fit comme beaucoup, coinça une tige entre ses lèvres, puis joua avec les allumettes qui traînaient dans sa poche. Le malaise le talonnait toujours comme une mauvaise blague et il ne savait plus trop quoi faire de lui-même. Peut-être que ça aurait été le moment de se rappeler une citation à la con, mais il n'en avait aucune à l'esprit pour souligner ce qu'il ressentait.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Mer 13 Aoû - 16:49

Le malaise de Reyn entraîne sans tarder le mien. Je m’en veux déjà de fuir ses avances avec aussi peu de tact. Mais que puis-je lui avouer ? Que ça me fait mal de simplement le contempler ? Il ne comprendrait pas et je ne veux toujours pas qu’il sache. Sa façon de ranger ses doigts au fond de ses poches me lacère la poitrine mais je n’en montre rien. Sa nervosité tisse un peu plus de douleur dans nos regards, mauvaise idée de converser avec lui avec ce genre de conditions. Je suppose qu’on finit toujours par n’avoir que deux options et que m’évertuer à la troisième – celle qui accepte ni rien, ni tout, n’est pas un compromis. C’est une torture pour lui et pour moi. Il ne développe pas sa réponse et ma confusion m’égorge alors je me contente de hocher la tête d’un air entendu. Mes doigts resserrent leur prise sur mon récipient pour cesser de s’agiter tandis que je le porte à mes lèvres une nouvelle fois. Mon mutisme se prolonge, je le meuble du regard en détaillant mon ancien amant se complaire d’une capsule à terre. Aucune phrase raisonnable ne franchit les barrières que mon esprit a érigées afin de surmonter sa présence. Rester, partir. Les lettres se décrochent, je veux les réorganiser mais tout, tout m’échappe. A commencer par lui. Il brise notre silence relatif en s’excusant. Ses yeux cherchent d’autres carcasses que la mienne, il n’ose même plus relever la nuque dans ma direction. C’est sûrement bien mais ça sonne faux. Je lisse mes cheveux pour me donner un peu de contenance en évitant de poser avec trop d’insistance mes prunelles sur lui.  Il affabule, m’invente une vie dans laquelle mon refus est sûrement plus acceptable. Je n’infirme pas ses propos, je ne les confirme pas non plus. C’est bien qu’il se fasse sa propre idée, loin, bien loin de la vérité.

Un désolé tombe et un autre suit, il me raye la rétine avec son attitude et quand il s’échappe finalement, ma tétanie demeure intacte. Mes paumes soulèvent avec difficulté le poids plume de mon verre à la suite. J’achève ma boisson d’un coup sec, dépose deux jolis billets sur le comptoir. Je ne sais pas ce que je fais. Mais je me suis toujours préférée dans l’ignorance de mes actes alors ça me convient. Mettre un pas devant l’autre me semble ridiculement facile alors que je me sens acculée par mes démons. Cependant, je me sens toujours forcée de replier un bras sur mon ventre quand j’évolue dans le bar pour masquer ma faute sûrement. Quand j’arrive devant la porte arrière, mon impulsivité se braque. Pas suffisamment pourtant parce que je finis par pousser la paroi pour retrouver la silhouette du jeune Hall. Luttant contre le vent avec cette mine particulière. Celle d’un petit chaton qui a perdu le chemin de la maison. Mes traits s’adoucissent tandis que l’attendrissement me bouscule dans sa direction. Je le rejoins en quelques enjambées et me colle nonchalamment au mur le plus proche, les doigts jouant avec la brique dans mon dos. Je croise les chevilles en le détaillant toujours sans froisser les discussions aux alentours de ma propre voix. Je communique silencieusement en sachant qu’il ne pourrait rien saisir de mon affliction à lui causer un peu plus de dégâts. Je ne voudrais pas être un nouveau débris sur sa route. Mes dents prennent en otage ma lèvre inférieure et la mordillent frénétiquement. J’ignore pourquoi j’ai poussé le vice à me présenter ici. Je vais le regretter. Les clapotis de l’ondée décomptent les soupires qui me consument à rester passivement là pendant qu’il savoure sa nicotine – ou qu’il essaie du moins.

Avant d’éprouver du remord, je finis par combler la distance entre nous, claquant des talons sur le bitume. J’écarte son filtre de sa bouche lentement d’une main et dépose mes lèvres sur le coin droit des siennes. Signe de paix, geste concret pour lui expliquer que je ne lui en veux pas. Je n’ai jamais été douée pour manier les mots. Ma paume reste figée sur son coude tandis que les notes coulent avec calme de ma gorge. « Tu n’as rien fait de mal. Je suis désolée de t’avoir laissé penser le contraire... » Je ne contrôle pas grand-chose quand cette même main remonte jusqu’à son épaule pour le rapprocher un peu. « Ca m’a fait plaisir de te revoir aussi. Ce… Ce n’était pas une critique quand je disais que tu n’avais pas changé. » Un rictus triste s’annonce sur mon visage et je finis par avoir cette envie brutale de me jeter dans ses bras. La lutte s’engage alors entre désir, raison et lésions. Cours Jodie, fuis. Je m’attends à ce qu’une force miraculeuse me tire de là parce que je ne parviens toujours pas à me détourner de lui.  Il me capture, il m’enlève et je n’ai jamais été assez forte pour combattre ce phénomène. Je n’ai rien dans la carcasse, je suis trop légère pour vaincre sa brise. La masse qu’a laissé mon secret, mon pêché n’est même pas assez lourde pour ça, je le crains. Je crains le prochain battement de cils qui me fait glisser le poignet le long de son dos, flirtant avec sa colonne vertébrale. Si je savais ce que j’engrange, ça serait plus simple. Tellement plus simple mais je ne connais dès lors que les traces de nos crimes et de mes petits mensonges. M’enlever la noirceur, c’est me frotter à d’autres. Lui n’aurait pas dû se trouver là. Il est la dernière personne à pouvoir laver ma conscience. Je suis affreuse. Ce sentiment me fait replier ma tête dans ma cascade de cheveux. J’espère qu’il va me repousser ou me gifler même. S’il savait… Si seulement il savait.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Ven 15 Aoû - 19:58



Dans le creux de sa paume tournait et tourbillonnait le boîtier de carton, et le bruit des bâtonnets de bois léger ripait contre la surface irrégulière du papier recyclé mais le son était étouffé par bien d’autres choses, comme le crépitement régulier de la pluie sur toutes les surfaces environnantes et le rouage des pensées du jeune homme. Son visage lisse, hagard et triste ne laissait rien transparaître de la profonde confusion qui l’agitait et fusait dans ses veines. Ou bien n’en remarquait-on qu’une parcelle sur ses traits froissés par la réflexion. Il ne laissait jamais ses sentiments paraître totalement si ce n’était de la colère ou de la joie, comme s’il ne s’autorisait que ses deux états sur la palette des émotions humaines. Le reste était à bannir, car trop dangereux, trop délicat et trop incertain pour lui. Et comme la boîte d’allumettes entre ses doigts, Reyn aimait que les choses soient clairement établies, il aimait posséder plutôt que soupirer après une chimère. Car jamais aucun de ses soupirs n’avait été entendu. Kennit était toujours mort. Et il demeurait seul. La cigarette laissait un goût de tabac et de papier sur sa langue mais il négligeait encore de l’allumer, ne sachant trop s’il en avait réellement envie. C’était facile d’oublier un désir lorsqu’il ne se présentait pas. Après quelques semaines, Jodie avait fini par disparaître de ses pensées. Elle avait seulement cessé d’exister à ses yeux pour qu’il n’ait pas de vide à combler. Et maintenant qu’il faisait face à son retour, son rejet et le reste, il mesurait le gouffre qui s’était creusé et qu’il avait camouflé derrière un rideau de mensonges. Je n’ai besoin de personne. Certainement pas d’elle. De toute façon je ne saurais pas où chercher. La porte grinça sur ses gonds et il se laissa aller contre le mur, n’ayant pas besoin de tourner la tête pour savoir qu’elle se tenait à quelques mètres de là. Non qu’il puisse prédire ses gestes, ce don lui avait toujours été renié, mais il se sentait irrésistiblement attiré par le point où elle se trouvait comme si son corps avait mieux enregistré les détails essentiels à son bien-être que lui. L’allumette cracha sa flamme et pendant quelques secondes la fumée lui brouilla la vue. Un nuage roula sur sa langue et il le laissa filer en volutes délicates avant de se figer sur le spectacle de deux grands yeux chocolat qui le scrutait.

Un bourdonnement intense résonna à ses oreilles alors qu’il la voyait bouger au ralenti. Il se laissa faire, se gardant bien de répondre à son baiser car il ignorait si ses jambes pouvaient supporter une nouvelle vague de refus. Il avait la sensation d’être embarqué dans un jeu dont il ignorait les règles. Une putain de partie de Jumanji. Une essence diabolique mais également exquise. Après ça, il retrouva un peu de la jeune femme qu’il avait toujours connue, sur la réserve mais bien moins hermétique que celle à laquelle il s’était heurté près du bar. Il y avait toujours cette lueur particulière dans son regard sur laquelle il n’arrivait pas à mettre d’émotion et qui amplifiait le malaise qui l’étreignait toujours. Cela ressemblait à une lutte qui se traduisait dans ses gestes, dans la façon presque timide qu’elle avait de l’empoigner. La première fois qu’ils étaient allés chez lui, les barrières des corps avaient sautées et ils n’avaient plus jamais éprouvés la moindre gêne à se toucher et s’approprier l’autre. Mais ce soir, elle se pressait contre lui comme si le toucher pouvait la brûler. Combien d’acquis pouvaient se déliter en un an ? Son visage prit une teinte peinée lorsqu’elle se refugia contre son épaule, se cachant de tous et même de lui. D’une pichenette il envoya le mégot dans le caniveau, qui décrit une courbe incendiée dans la nuit avant de s’éteindre dans un sifflement. Puis sa main remonta dans son dos, la rapprochant de lui, jusqu’à ce que ses doigts se frayent un chemin à l’orée de sa nuque et qu’il n’effleure sa peau froide avec tendresse. Il courba la nuque, pour embrasser sa tempe.

« Eh c’est rien… C’est moi. Je. J’aurais pas dû… Allez oublie. » Souffla-t-il, les lèvres pressées dans ses cheveux. Il l’empoigna de ses deux bras, la serrant contre lui avec force en la berçant un peu avant de la relâcher et frotter ses épaules comme pour la réchauffer. Il semblait y avoir une telle détresse chez elle qu’il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter maintenant sur sa disparition. Mais ce n’était ni le lieu, ni le moment pour l’interroger. Il devait d’abord parvenir à franchir cette barrière qu’elle avait instaurée et qu’elle ne voulait pas laisser tomber. « Je pourrais peut-être te les faire quand même ces pancakes qu’est-ce que t’en dis ? Un bon café… Tu te sèches un peu. Ou on commande ce que tu veux sur le chemin. Mais me demande pas de te laisser partir comme ça, tu me feras pas croire que tout va bien. » Il la saisit par le menton pour qu’elle le regarde. « Je te promets de foutre ma bite au placard un temps. Tu pourras m’épiler le torse si tu veux. M’apprendre la danse du ventre ou juste me faire écouter pour une fois. Hum Jo’ qu’est-ce que t’en dis ? » Il lui adressa un sourire tendre. Il n’était pas doué pour tenir en place et se montrer patient. Il n’y avait pas pire que lui pour essayer de remonter le moral parce qu’à court de mots il finissait invariablement par faire le pitre. « Tu sais t’es pas juste une meuf. Enfin si techniquement. Mais pas que. C’est juste que… Je m’inquiète pour toi. Là. Et avant aussi… p’tet bien… » Il se mordit l’intérieur de la joue avant de débiter encore plus de conneries. « Alors ? »
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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Mar 19 Aoû - 23:10

Je les ai collectionné, les amants violents, les hommes trop torturés pour avoir une vue périphérique de leur environnement se contentant de leur nombril, le confondant avec le soleil. Des âmes déchirées, des hurlements qu’ils contiennent à peine quand ils s’exposent sans pudeur. La douleur de leurs mouvements, courant après les sensations. Je suis comme eux, je suis néfaste. Une boule d’égoïsme qui navigue de port en port, coupant les attaches. Pirate en pleine tempête qui saccage chaque rivage atteint quand je ne pars pas à temps. Je vole de leur temps, je pourrais dérober bien plus. Leur énergie, leur sourire. Je suis convaincue de n’être adaptée à personne et plus vite je fuis, mieux ça vaut pour tout le monde. Si je m'autorise un tel comportement avec cet homme, c'est bien parce que je n’ai pas calculé la douceur de mes gestes. Sûrement que je ne mesure pas non plus ma détresse parce que Reyn répond immédiatement à mon approche. Je frissonne quand ses doigts remontent ma nuque. Chaque contact en appelle un autre, je dois littéralement me mordre la langue pour ne pas me coller un peu plus à lui. Ma douleur au ventre va et vient comme mon désir de fuir et de rester. Je suis ballotée d’un sentiment à l’autre, d’une contradiction à une autre. Ses lèvres se perdent quelque part sur ma tempe, mon rythme cardiaque s’égare également en un trémolo familier. Comment peut-il encore réagir avec autant de tendresse alors que je l’ai littéralement repoussé à l’intérieur ? Je ne le comprendrai sans doute jamais. Et ce fait devrait arrêter de me donner l’envie perpétuelle de me jeter dans ses bras. Ses débuts de phrase m’achèvent et je finis par glisser mon bras autour de sa taille. Je suis ridicule. Et je vais le payer d’une façon ou d’une autre. Ou lui faire payer plutôt.

Sa bouche inonde mes cheveux m’arrachant un léger soupir de contentement. Je veux me gifler mais à la place, j’attaque ma joue de mes quenottes, la maltraitant de l’intérieur. Il m’étreint à la suite et c’est l’une de ces rares fois où je me sens redevenue enfant. Cela me met mal à l’aise car trop intime comme sentiment mais je suis incapable de le repousser. A la place, mon second bras l’entoure et je glisse mon nez au creux de son cou très lentement. Son odeur m’abîme les poumons et fait vibrer la mort dans mes entrailles. Même cette sensation n’est pas dérangeante au fond. Au moins, je me sens en vie. Ses mains cherchent à chasser les démons en des mouvements atrocement attentionnés, allant et venant sur mes épaules. Je ne le mérite pas. Sa proposition me désarçonne une seconde fois. Pourquoi s’accroche-t-il ? Pourquoi reprend-t-il tout là où on l’a laissé ? Parce qu’il ne sait pas. J’en ai conscience pourtant mais je ne parviens à comprendre que tout soit comme avant pour lui alors qu’on a failli construire un petit être et surtout que je n'ai plus jamais débarqué chez lui depuis. Je me sens nauséeuse et tente de reculer mais ses doigts prennent mon menton en otage. Sa première réplique tranche tellement la lourdeur atmosphérique que je cligne nerveusement des paupières. La suite de ses paroles s’aligne dans le même ton et sans crier gare, mon rire claque entre nous, vif et spontané. Mon hilarité s’évanouit progressivement néanmoins quand il reprend et que sa première remarque contracte tellement mon cœur que la douleur s’intensifie dans ma poitrine. Je ne devrais être qu’une meuf comme il le dit si bien. Il ne devrait pas dire ça. Pire, il devrait ne pas s’inquiéter. A quoi est-ce que je joue ? M'agripper à lui comme ça? Lui dire que ça me plait qu'il n'ait pas changé. Ma tête part à gauche ensuite à droite et mon regard finit aspiré par le sien. Je lis sa sincérité, elle est concrète quand elle s’écrase contre ses iris. « Qu’est-ce que… Qu’est-ce que tu racontes ? » Je force un sourire sur mes lèvres. « Ça va, Reyn. Tu n’as pas à t’occuper de moi, tu sais. » Alors il faut pour ça que je me décolle définitivement. Tout mon être dicte l’inverse dans son attitude et il le sait.

Je veux ôter ma main de son bras mais elle remonte plutôt jusqu’à sa joue. L’esprit et le corps sont deux notions distinctes, ils ont toujours réussi à se détacher pour moi. Je n’ai jamais été très tenace psychologiquement alors il ne faut pas être intelligent pour savoir lequel des deux remporte la victoire habituellement. Durant quelques secondes, mes doigts glissent de sa pommette jusqu’à sa mâchoire. Ce simple mouvement m’anesthésie. Quand je me réveille, ma gorge tord douloureusement un « Tu as du sirop d’érable ? » Un rictus amusé se hisse sur mes lèvres ensuite. « Ca fait une éternité que je n’en ai plus mangé. Sans ça, je ne suis pas sûre d’apprécier à leur juste valeur tes pancakes. » Non. Je ne sais pas ce que j’ai dit. Non. Je ne comprends toujours pas pourquoi je ressers ma veste autour de moi avant de lui dire « Je suis venue en voiture… Et toi ? » Je crois que je viens d’accepter son invitation. Mes mains cognent déjà contre mes clés. « De toute façon, tu n’as pas l’air en état de rouler… » Je ne sais même pas si il en possède une. Je me détache finalement, fais quelques pas et m’arrête quand le rideau de pluie m'agresse, morsures froides qui amplifie la fraîcheur de ma peau, m'arrache un énième frisson. Je me retourne alors « Tu viens ? » Je sais qu’il y a urgence. Parce que je peux reprendre mes esprits. Je peux écouter d’un instant à l’autre cette voix fragmentée. Celle de la culpabilité.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Mar 16 Sep - 16:21





Ca lui plaisait bien à lui, ça lui avait toujours plu cette espèce de mélancolie qu’elle traînait dans le regard. Ca ajoutait quelque chose de fragile à sa beauté parfaite et Reyn se sentait alors moins maladroit et inadéquat à ses côtés. Et quand elle riait à ses conneries, il avait la sensation que des ailes lui poussaient dans le dos et qu’il serait capable de tout. C’était une des choses qu’il préférait avec elle, la faire rire, la voir se dépouiller d’un seul coup de tous les carcans dans lesquels elle s’enfermait. Son visage se transfigurait et p’têtre bien que ça ressemblait à un feu d’artifice. Ca en avait l’éclat en tout cas, une luminosité intense, une lumière presque surréelle et les détonations se succédaient en lui. Boum. Boum. Boum boum ! Jusqu’à ce qu’il se rende compte que c’était le martèlement de son cœur contre sa cage thoracique. Il en avait chaud, le tournis, le ciboulot retourné et il en voulait encore. Encore et encore. Encouragé d’ailleurs par son rire, la première réaction qu’elle semblait avoir sans y exercer son contrôle, il se lança dans des aveux qu’il regretta presque aussitôt. Elle lui demanda des explications et il se contenta d’un rictus gêné, conscient qu’il avait franchi une des barrières invisibles qui avaient été érigées dès le début et donc il n’avait encore jamais contesté la présence jusqu’à ce soir. « Non. Je sais pas. » Argua-t-il tout de même lorsqu’elle prétendit pouvoir se débrouiller seule. Parce que ce qu’il avait sous les yeux ne lui semblait pas une franche réussite. Elle avait toujours été fragile, ressemblant à un chaton égaré avec ses grands yeux tristes mais cette fois c’était pire. On avait l’impression que la tristesse venait manger ses iris et qu’il ne restait que cela, avec un gouffre immense derrière prêt à l’avaler. Pas vraiment sa définition de « ça va ».

Elle se recula et il eut peur d’avoir provoqué la réaction inverse de celle qu’il souhaitait obtenir et il se maudit de s’être montré étrangement bavard quand elle le surprit à son tour. Aussi vite qu’elle avait rompu le contact, elle le chercha à nouveau et il laissa ses doigts voguer sur sa mâchoire, se demandant ce qu’elle y cherchait. C’était des moments infimes comme cela, des miettes qu’elle lui jetait, qui lui interdisait de se détourner et l’aider à oublier la vexation connue un peu plus tôt. C’était comme autant de signaux silencieux derrière les écrans de fumée qui la cachait. Cette fois ce fut lui qui secoua la tête, comme s’il ne croyait pas qu’elle ait pu lui poser une telle question. « Des pancakes sans sirop ? Je suis con, pas barbare… » Sourit-il en observant la douce résilience dans son corps. Elle n’avait plus l’air d’un lapin prit dans les phares et il avait moins peur de la voir s’évaporer dans la nuit.

Il n’eut pas le temps de s’expliquer sur son nouveau mode de transport, une moto de toute beauté qu’il avait faite débridée, qu’elle soulignait son côté vaseux. Gloussant, il se mordit la lèvre en même temps qu’il souriait comme un con. « J’ai un peu bu. » Appuyant sur le peu avec une mimique démoniaque. « Shhhh… » Au lieu de faire atterrir son index au centre de ses lèvres, il le dévia contre l’arrête de son nez, toujours avec cette stupide idée de la faire rire. Et un peu aussi parce qu’il savait comment marchaient certains individus. Elle lui faisait penser à Brashen parfois. S’il faisait mine d’avoir besoin de plus d’aide qu’elle, Jodie se concentrerait d’abord sur lui avant de s’inquiéter pour sa propre personne. Elle avait deux bonnes raisons maintenant de l’accompagner chez lui, les pancakes et sa sécurité.

Il lui emboîta le pas, prenant sa main alors qu’il passait à côté d’elle pour l’entraîner loin du bar. La pluie qui tombait dru sur leurs épaules le revigora et le sortit tout à fait de sa léthargie et du choc reçu dans cette drôle d’étreinte qu’ils avaient partagée. Il saisit au vol un parapluie abandonné par son ancien propriétaire parce qu’il n’avait pas résisté aux bourrasques de vent et qu’une baleine pendait misérablement, en faisant un refuge à peine efficace. Mais il le confia tout de même à la jeune femme, pressant sa paume avant de la relâcher brusquement.

« Eh mate ça ! » Fit-il en faisant claquer ses talons sur le bitume, enchaînant quelques pas de danse avant d’entonner la célèbre chanson singing in the rain et de faire des cabrioles dignes de Fred Astair, la classe en moins, piétinant dans les flaques d’eau jusqu’à plus soif jusqu’à ce qu’ils arrivent à la voiture de Jodie. Il revint alors vers elle en trombe, toujours en faisant des claquettes et il agrippa le parapluie pour le balancer au loin. Il lui ouvrit la porte du véhicule, l’aidant à y grimper avant d’en faire le tour les pas toujours dansant. Il s’engouffra dans la voiture avec un certain soulagement tout de même, chassant d’un mouvement de la paume la pluie qui glissait sur son visage. Il y faisait agréablement chaud, et il fallut attendre que la condensation s’évacue avant de pouvoir démarrer. Pendant ce temps, il prit ses aises, sa tête reposant contre le fauteuil, alors qu’il la dévorait du regard, un sourire aux lèvres.

« Je m’en veux, d’avoir dit que je te toucherais pas. J’aurais bien envie de t’embrasser là. » Concéda-t-il, avec un sourire qui allait en s’élargissant alors qu’il lui faisait les yeux doux. D’accord, peut-être même que la pluie et le refuge de l’habitacle l’inspirait plus que ça. Mais il avait promis d’être sage et il avait l’intention de tenir sa promesse, au moins à moitié.
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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Dim 21 Sep - 22:42

A croire qu’il est partout pour réussir à dénicher le halo faiblard que j’envoie depuis ma tour. Je ne suis pas une princesse pour autant et cette magnifique bâtisse dans les hauteurs, je l’ai construite de mes propres mains. Quelques circonstances ont peut-être fourni le ciment pour juxtaposer les briques mais c’est moi qui les ai assemblées. Ses bras sont trop courts et ce palais dans le ciel, trop haut. J’ai déployé tellement d’effort pour être inatteignable, la seule idée de tout dévaler pour me mettre à son niveau, me semble viscéralement insoutenable. Et pourtant, il continue à relever les mains vers moi, à attendre que je décide de me laisser tomber. Personne ne peut vouloir d’un poids pareil sur ses épaules même si il n’a qu’à gérer l’atterrissage. Je vais le briser dans l’entreprise ou me tordre le cou. C’est vraiment stupide et c’est sûrement trop tard de toute façon. Ce n’est même pas discutable. Si je m’octroie une escapade, c’est parce que je ne suis pas capable de le quitter d’une façon brutale. Parce que quelque part au milieu des replis que ma conscience tisse, il y a un manque certain. Il m’a manqué. Et j’ai réussi à l’ignorer avant de le retrouver dans ces conditions. Sa réapparition bousille des mois d’effort permanent. Et je les saccage d’autant plus en prenant la direction de ma voiture entre deux éclats de rire qu’il m’arrache en faisant le pitre. Je ne sais pas ce qu’il réveille chez moi. Mais ce n’est toujours pas une bonne idée de continuer sur cette voie. Ses doigts contre les miens me font avoir peur et me rassurent d’une seule et même vague dévastatrice. Je mesure l’un et l’autre en agitant mes clés dans mon autre paume sans trouver la dominante. Il n’y en a aucune.

Chaque scène quotidienne devient un acte à part entière pour Reyn Hall. Il a une sorte de passion pour la vie, il lui dédie chaque blague, chaque folie percutant son esprit de plein fouet. Autant qu’il est une ode à l’énergie, je suis une comptine morbide qui aurait sa place à un enterrement. Chez les Mason, on brille en noir et tout ce doré n’est qu’une parure supplémentaire soutenant nos traits comme un sarcophage entretenant une momie. L’authenticité de mon ancien amant est une denrée rare par les temps qui courent et être un témoin silencieux de chacune de ces manifestations me donne l’impression d’être spéciale. C'est un privilège de marcher à ses côtés. Quand il attrape un parapluie cassé d’un endroit improbable, il embellit l’allée et rend à la pluie cette vieille poésie un peu chatouilleuse, comme un vieux vinyle qui grésille, sublime l'espace de ces craquelures sonores. J’oublierais presque l’époque. Je souris quand je réceptionne l’objet et contient mes frissons en me crispant davantage. Je suis gelée et je doute que ce qu’il ait ramassé aide grandement mais je ne dis rien. A croire qu’il se sent inspiré par l’ondée, il me sort un numéro loufoque qui n’en finit pas de me rendre à la fois, hilare et admirative. Il me distrait, distrait la douleur et les démons. Quand on est devant ma voiture, je déverrouille rapidement les portières et le laisse se débarrasser sans fioriture de notre abri sommaire. Il m’ouvre ensuite et je ne sais pas pourquoi, mon rictus se fendille alors. Sa galanterie me dérange fortement mais je ne prononce toujours pas le moindre mot. J’ai toujours peur que mes intonations cassent pour de bon la magie qu’il fait opérer.

Le temps qu’il fasse le tour du véhicule, j'ai l'occasion de flipper juste un peu. Mes doigts trouvent bien vite le chauffage dès que le contact est mis. Je l’augmente de façon drastique en rassemblant mes cheveux trempés sur le côté. Mes vêtements me collent tellement que chaque mouvement m’est désagréable et je me concentre sur cet inconfort pour ne pas paniquer quand il entre finalement. Ses yeux parlent pour lui, je me fige à moitié dans l’expectative, à moitié terrorisé. Ma respiration s’accélère quand il dresse le constat. Je m’exhorte au calme et réponds d’abord d’un léger sourire. C’est toujours agréable de se sentir désirable mais ce n’est pas que ça au fond. Se sentir être quelqu’un, exister. D’avoir sa place, là, maintenant dans ses yeux. D’être un attrait pour un regard. C’est ça que je cherche. Reyn me l’a toujours offert sans je ne fasse d’effort. Je me penche vers lui sans même m’en rendre compte pour cueillir sa bouche aussi simplement. Où est passé ma terreur ? Je l’ignore. Ses mots ont résorbé la boule dans ma gorge et il ne m’en a pas fallu plus. Il satisfait un besoin essentiel et je ne fais que plier. Je l’embrasse néanmoins chastement avant de reculer, un peu hébétée par ma propre réaction. Je me sens comme une adolescente qui contient à peine ses pulsions quand il est là. Pour tenter de garder bonne figure, j’articule «  Je n’ai rien promis, moi après tout. » Je lui adresse un clin d’œil amusé et enclenche le moteur aussi sec avec l’impression d’être tellement ridicule que je me giflerais volontiers.

Je prends l’asphalte très rapidement, sans doute pour ne pas l’inviter à poursuivre notre petit jeu. Cette ambiance amplifie l’intimité et électrise la moindre respiration. Je dois donc y couper court. La buée s’amplifie très rapidement, j’ouvre ma vitre et la referme aussi vite quand la morsure glacée me fait éternuer. Je ne veux pas tomber malade. Les deux mains sur le volant, je ne regarde que l’asphalte et m’empêche de papillonner dans la direction de mon acolyte/ Je ne m’en décroche que pour diminuer un peu le volume de la radio afin de lui demander « Tu habites toujours au même endroit ? » C’est intelligent de s’interroger sur la destination alors que la moitié du chemin est déjà parcourue…

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Mar 4 Nov - 12:25






Un toucher électrique. Ceux qui prétendaient qu’un baiser était doux, n’en avait jamais reçu de Jodie. Reyn mordit dans sa lèvre, sa trogne s’étirant sous un sourire conquis pour sentir à nouveau ses lippes mais elles étaient engourdies. Il les effleura du bout des doigts, le regard fixé sur la jolie brune, avec à l’intérieur de lui une tempête qui ravageait tout. Les battements de son cœur répondaient au martèlement de la pluie sur l’habitacle, dru et intense, les enveloppant dans un cocon moite. Il était trempé mais il s’en foutait. Il avait froid mais il ne s’en inquiétait pas plus. Froissant son poing sur sa cuisse, il se renfonça dans le siège passager, s’obligeant au calme comme si la jeune femme avait été une biche craintive. Il avait peur de déclencher un nouvel évitement, de provoquer une fuite. Chaque fois qu’il avait fait un geste vers elle, elle s’était comme évaporée. Puis chaque fois qu’il partait en retrait, c’était là qu’elle se rendait le plus accessible. Le mystère autour d’elle s’épaississait et même s’il l’avait souhaité de toutes ses forces, il était incapable de mettre des mots définitifs sur son comportement. Mais elle restait sa déesse. Un rêve moite une nuit d’été. « Toujours oui. » Souffla-t-il alors que lui n’avait rien de mieux à faire que de se perdre dans la contemplation des courbes de son visage, son front haut et ses lèvres boudeuses, son corsage plaqué contre sa peau. Il ne savait trop quoi dire, de peur de froisser son humeur et il laissa la route se dérouler devant eux, bercé toujours par l’air ambiant dans la voiture.

Sitôt le véhicule garé devant sa maison, il en sortit en trombe, faisant couler sa veste de ses épaules pour la poser sur celles de Jodie et galoper jusqu’à la porte d’entrée pour l’ouvrir. Il alluma toutes les lumières, toujours avec cette même énergie fébrile et sauta au-dessus de son canapé pour foncer tel un boulet de canon vers sa chambre. Il revint avec une grande serviette qu’il tendit à la jeune femme. « Tu peux prendre une douche si tu veux pour te réchauffer, piquer dans mon armoire quelque chose le temps qu’on mette tes fringues à sécher. Je vais faire un feu. » Avec la pluie l’air avait perdu quelques degrés dans la maison et bien que ça ressemble à une tentative de drague assez médiocre, c’était en réalité le seul chauffage fonctionnel de la maison. « Ou pas de douche après tout tu fais comme tu veux. Y a juste des fringues sèches dans l’armoire quoi. » Il déglutit, relevant le regard pour le planter dans celui de la jolie brune. « Tu pointes un peu en fait. J’ai peur que ça me déconcentre avec les pancakes. » Articula-t-il, les oreilles chauffées par ce qui n’était ni de la gêne, ni de la pudeur. Posant une serviette sur sa tête, il la frictionna jusqu’à ce que ses cheveux soient à peu près secs et dressés sur son crâne. Changeant de sweat, il s’approcha de la porte close par Jodie pour beugler. « Eh moi aussi ! J’ai jamais eu autant de boobs de ma vie ! On dirait une vache prête à allaiter ! »

Avec l’aisance née de l’habitude, il lança rapidement une flambée, se concentrant ensuite sur son objectif principal, remplir leurs estomacs. La chaîne stéréo branchée sur un des tubes légendaires du roi de la pop, il commença à rassembler les ingrédients avec une telle fébrilité que le paquet de farine faillit éclater sur le comptoir de la cuisine et qu’un jet vaporeux le toucha directement en plein dans le front. Bougeant des hanches et des épaules en rythme de la musique, il ressemblait à un insecte épileptique en pleine agonie. « Han. I’m bad ! hihiii ! huuu. Des œufs. J’en ai. Pt’et pas assez. Aouww ! I’m bad… so bad… » Et parce qu’il se sentait créatif, Reyn décida aussi de préparer un chocolat chaud, remède ultime contre les coups de déprime avec des carrés de chocolat qu’il fit fondre dans du lait et des petites guimauves qu’on pouvait ajouter à loisir.

« T’as tout ce qu’il te faut Babe ? » Demanda-t-il, concentré sur la cuisson de ses premiers pancakes alors que Jodie le rejoignait.

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MessageSujet: Re: When you and I were forever wild [PV Reyn]   Sam 15 Nov - 11:28

J’ai cru que cette constance – de savoir que tout est resté à sa place, au même endroit, me permettrait de m’apaiser. L’effet inverse me renverse quand il utilise cet adverbe qui me terrorise par son mensonge, par sa promesse d’éternité. Toujours. Suis-je vouée à toujours répéter les mêmes bêtises ? Suis-je destinée à toujours revenir sur mes pas ? Le silence intensifie ma respiration, l’oxygène alourdit mes poumons et sa présence m’engloutit à quelques centimètres de là. Je garde les doigts collées au volant, les crispent tellement fort que ça me fait littéralement mal mais ce n’est pas grave. Ce n’est rien. Ce n’est pas le moment de paniquer. Mes pneus avalent la route, je redouble de vigilance à chaque virage. Je nous mène sans tracas jusqu’à son logement dont la seule vue me retourne le cœur. Mes entrailles grondent, me sermonnent. L’erreur a débuté entre ses murs, c’est à cet endroit que je dois la cicatrice sur mon poignet. A ce cocon protecteur que les draps de Reyn m’ont toujours promis, à cette illusion de sécurité bafouée par notre insouciance pourtant. Je sors de l’habitacle d’une démarche vaguement chancelante. Chaque pas vers l’entrée me donne l’impression de courir à nouveau à ma perte. Je m’excuse plusieurs fois mentalement sans savoir réellement à qui je m’adresse. Lui, moi ou ce qui n’existe plus. Sa veste glisse sur mes épaules, me prend par surprise. Il me fait d’autant plus peur quand il agit avec autant de délicatesse. Quand il s’avance en de plus grandes enjambées vers la porte, je la resserre autour de moi, hume l’odeur familière et glisse impertinemment mes lèvres sur le col. Ce n’est pas pour signer mon passage. C’est une lettre d’excuse. Désolée, Reyn pour tout ce que je t’ai fait voir et tout ce que je vais encore engendrer.

Mes talons saluent le sol de son entrée et instinctivement, j’ai envie de me faire toute petite, de me poser dans un coin et de prétendre ne pas être là. Je retire son manteau de ma carrure pour le poser lentement sur le fauteuil qu’il vient d’enjamber. Il a disparu, j’attends. Je ne sais même pas où me positionner. Chaque détail que mes yeux accrochent me ramène à quelque chose d’antérieur, de lointain. Quand nous pouvions nous permettre d’être à nouveau deux adolescents négligents. Mes doigts effleurent un des meubles quand mes pêchés cognent à mon ventre. Je me plie un peu avec la certitude qu’il faut que je quitte la pièce, le lieu. Que je le quitte pour de bon. Je n’ai pas l’occasion de faire demi-tour, il est déjà là, une serviette à la main. Il faut qu’il parle de douche pour que je réalise à quel point j’ai froid. Mes cheveux trempés ondulent le long de ma nuque, les gouttes dégringolent jusqu’au sol. Et comme le fait remarquer tout en finesse mon ancien amant, nos corps respectifs trahissent l’absence de chaleur. J’accepte son offre bien plus vite que je ne lepense. Je ne réponds que d’un petit « Merci. » qui reste bloqué à moitié dans ma gorge. Malgré sa tentative d’humour, je suis encore trop paralysée par les réminiscences. Je m’oriente naturellement vers sa salle de bain néanmoins.

A l’intérieur, je ne prends même pas la peine de verrouiller la porte. Je ne vois pas l’intérêt au fond. Je me déshabille très lentement, me débats avec mon pantalon qui s’agrippe férocement à mes cuisses. Il sait lui aussi que je ne devrais pas me trouver là. Mais j’ignore son avertissement et réussis à me libérer pour entrer dans la cabine. L’eau brûlante apaise la morsure glacée de l’ondée en quelques secondes. Je prends le temps de savourer cet aparté au milieu de l’ouragan et sors finalement pour m’enrouler dans le tissu qu’il m’a offert un peu plus tôt. Je prends le chemin de son armoire, ouvre les tiroirs avec beaucoup de prudence. Je me sens l’âme d’une effrontée quand je lui pique un boxer et un pull assez grand qui arrive à couvrir le haut de mes fesses. Je retrousse les manches en veillant à ce que celle de gauche masque l’entaille sur mes veines maintenant que j’ai retiré mon bracelet, ramène mes cheveux humides sur le côté avant de le retrouver dans la cuisine. « Oui, merci. Je me suis permis d’emprunter des vêtements. Les miens sèchent dans la salle de bain. Ça sent drôlement bon. » Je m’avance vers lui, l’air coupable traînant encore quelque peu sur mes traits. « Tu devrais peut-être au moins te changer avant de manger, tu risques d’attraper froid. » Mes doigts glissent sur sa tempe soudainement. C’est moi qui sursaute et qui recule finalement. « Je peux peut-être faire quelque chose en attendant ? » Je penche la tête à droite, à gauche. Ce n’est pas facile, de rester en retrait. Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours du mal de résister à ses bras. Peut-être parce que ça fait quelques temps que ma solitude me ronge. Peut-être parce que je n’ai aucun courage. Finalement, je suis étranglée par toute sa tendresse, à ce repas qu’il nous improvise, à son hospitalité, sa gentillesse, sa douceur. Quand je le regarde, ça me prend à la poitrine. Alors je passe mes bras autour de son cou et je le serre contre moi doucement. « Un jour, ta gentillesse te perdra. » Je dépose ma bouche sur sa joue avant de relâcher ma prise, un peu confuse de mon impulsivité, pour m’asseoir sur l’une des chaises de la salle de manger, ranger mes mains et me calmer.

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