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 As brothers we will stand... [Brashen<3]

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MessageSujet: As brothers we will stand... [Brashen<3]   Ven 25 Juil - 10:17




« GERONIMOOOOOO !! » Reyn leva les bras vers le ciel, extatique, avant de donner une impulsion du pied à la planche sur laquelle il tenait en équilibre. Glissant dans l’escalier, elle l’emporta dans une chute vertigineuse à une rapidité folle et son atterrissage maîtrisé lui valut les vivas du groupe de potes qui s’était agglutiné pour le regarder faire l’imbécile. Le regard brillant, le sourire déformant le visage, Reyn défiait quiconque de faire mieux que lui. Les rangs s’échauffèrent, bruits de gorilles en rut, et déjà quelques volontaires se faisaient connaître. Il y avait beaucoup d’alcool impliqué, mais pour une fois le jeune homme n’en avait pas touché une goutte. La sensation grisante qu’il ressentait à faire des cabrioles était suffisante. Vivant… la sensation filtrait à travers ses poumons comme le meilleur des élixirs. Kennit aurait adoré ça.
« Viens là petit enfoiré ! » Les rayons de lampe torche vinrent perturber la fête et tout le monde se dispersa comme une nuée de papillons bourrés en apercevant les uniformes des flics. Il n’y avait pas meilleur endroit que le centre commercial, la nuit, pour faire des acrobaties. Laissant de l’avance aux autres, Reyn nargua les flics en faisant la guenon sous leurs yeux et quand leur attention fut entièrement focalisée sur lui, il détala, passant à travers les espaces verts en plastique, sautant par-dessus les bancs aménagés pour le repos des shoppeurs compulsifs pour finir par se cacher dans le carrousel. Il reprit son souffle, recroquevillé dans la citrouille et plus les secondes passaient plus il se croyait tranquille. Mais quand il émergea de sa cachette, plusieurs paires de mains l’agrippèrent par le col pour le maîtriser. Flics 1 – Reyn 0.

« Hey Brash’ je te réveille ? » Question rhétorique à 4 heure du matin. « Y a une meuf à poil avec toi ? » Il gloussa, puis croisa le regard noir de l’officier prêt à lui arracher le combiné du téléphone des mains. S’y agrippant, il tourna le dos à l’homme. A l’autre bout du fil, des grognements indistincts qui indiquaient que oui, Brashen avait été en train de dormir et que lui non plus ne goûtait pas la plaisanterie. « … Dis euh… » Commença Reyn après l’avoir laissé exprimer son mécontentement. « J’aurais besoin que tu viennes me chercher… J’suis coincé… Au poste… ouais… » Il ne serait pas venu à l’idée du jeune homme d’appeler quiconque d’autre que son grand frère. Les choses avaient beau l’air d’être compliquées avec Brashen, il restait l’homme qu’il admirait le plus. Sa relation avec Kennit, si on pouvait l’appeler ainsi, était différente. Reyn avait condamné les choix de son autre frère, mais jamais il n’avait admis que ses erreurs doivent être sanctionnées par une balle en pleine poitrine. Y penser lui faisait physiquement mal. Même après toutes ces années. Et si Kennit aurait été le frère Hall qui aurait le mieux compris l’escapade de cette nuit, son appel aurait toujours été pour l’aîné de la fratrie.

Le cliquetis des clés, le bruit de pas dans l’allée… Intérieurement Reyn pria pour que cette fois-ci ce soit bien pour lui et il se mit à remuer. L’ours qui le tenait dans ses bras resserra son étreinte et le pressa contre son torse gigantesque et musclé, pourtant non dépourvu de deux gigantesques mamelles graisseusses contre lesquelles le visage de Reyn se retrouva englué. L’homme, Rodriguo, sentait à peu près aussi bon qu’un égout, il portait une chemise ouverte qui dévoilait une toison qui aurait fait pâlir n’importe quel mammifère poilu, il lui manquait quelques dents et surtout, il avait eu un coup de cœur pour Reyn. Il l’avait agrippé pour ne pas le lâcher, même en dormant. Emprisonné dans sa poigne de fer, le vendeur était secoué par ses ronflements comme une machine à laver, et il sentait la bave de Rodriguo lui couler dans la nuque. Au moins il avait évité de se faire casser la gueule par les autres occupants de la cellule, ramassés après une rixe dans un bar. Mais c’était au prix des mains baladeuses du géant poilu. « Eh Brash’ ! BRAAASH’ ! » Reyn gesticula comme un asticot jusqu’à ce que son « mari » le lâche et il se précipita vers les barreaux. Les deux officiers qui encadraient son frère n’avaient pas l’air aussi pressés que lui de le voir sortir et ils esquissèrent même un sourire narquois quand la montagne puante arrêta de ronfler, se secoua et se leva pour venir les rejoindre. Reyn sentit un poids lui peser sur les épaules et il tourna le regard pour voir une main aussi poilue qu’une tarentule qui le tenait. « Toi pas prendr' joli petit coul à mii. »

Forçant l’ouverture de la cellule, Reyn se faufila à l’extérieur et la referma de lui-même, poussant un soupir de soulagement alors que les deux flics s’esclaffaient. Il poussa Brashen vers la sortir, peu désireux de s’attarder d’avantage encore. « Eh petit coul de l’Amérik ! Call me ! »

« Désolé Baloo mais j’ai déjà mon Prince ! » répondit Reyn en montrant Brashen du doigt. Et d’ailleurs ce petit con, même réveillé en pleine nuit avait l’air potable, même plus que ça, un peu comme un gars tout droit sorti d’une pub pour dentifrice. Le tombeur de ces dames… Alors que lui était tout débraillé et dans un état lamentable. Il saisit son t-shirt et le renifla et fit la grimace. « Putain je sens l’ours. On arrive chez toi et j’prends une douche direct ! A moins que… tu sais… » Il lui colla un coup de coude dans les côtes et arqua ses sourcils avec une mine suggestive.
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MessageSujet: Re: As brothers we will stand... [Brashen<3]   Jeu 14 Aoû - 14:18


As brothers we will stand

Western New Orleans • Police Center
Brashen & Reyn

Devant moi, il court sans s’arrêter. Son visage reste caché. Ses gestes sont fluides, comme s’il était fait de vent, ou d’eau. Alors qu’en mon corps brûle un feu ardent. Des contraires qui s’attirent, qui se repoussent, mais qui finissent par se rejoindre sur la même route. Mes pas sont assurés mais j’avance lentement. Je n’arrive pas à accélérer la cadence. Je pousse sur mes jambes mais rien n’y fait. Mon regard s’accroche à sa silhouette qui, elle, parvient à s’échapper rapidement. Je veux crier mais rien ne sort de ma bouche. Dans mon esprit résonne alors le nom de celui que j’appelle. « Kennit ! » « Kennit, attends-moi ! » Soudain, il tourne son visage vers moi, souriant de toutes ses dents, semblant ne pas voir le danger devant lui. Pourtant je ressens un danger imminent. Je ne le perçois pas distinctement, mais je sais qu’il va arriver. Quand ? Impossible à dire. Je veux juste qu’il s’arrête. Faire un pas de plus peut être dangereux. Ne s’en rend-il pas compte ? Une seconde plus tard, je trébuche, et en baissant les yeux vers le sol, je constate que mon lacet s’est défait. Je lutte pour reposer mes yeux vers Kennit qui s’éloigne mais ils restent fermement ancrés sur mes doigts qui peinent à refaire le lacet rebelle. Non ! Je perds le contrôle de moi-même. Et quand je parviens enfin à relever la tête, Kennit a disparu. Je prends mon élan pour me lancer à sa poursuite. Je sens mon cœur cogner dans ma poitrine. Une sonnerie revient sans cesse, comme si elle était dans ma tête. Je n’arrive pas à la chasser.

Je me réveille en sursaut. À côté de moi, mon téléphone continue de sonner sans discontinuer, attendant que je décroche. Je lance un « Allô » encore embrumé dans le sommeil. La voix de mon petit frère résonne dans mes oreilles et j’éloigne le combiné de mon ouïe pour la préserver. « Reyn… Qu’est-ce que… » Mon œil à demi-ouvert se pose sur le réveil trônant sur la table de nuit. 04:12. Putain de merde Reyn ! « Tu te fous de ma gueule ? Il est quatre heures du mat’ Reyn ! Si c’est une blague, elle n’est pas drôle ! » Je m’interromps juste le temps de laisser mon esprit se réveiller un peu plus pour continuer ma tirade. Mais mon cher frère en profite pour m’annoncer la situation dans laquelle il se trouve. Au poste ? Bordel, qu’est-ce qu’il a encore foutu ? Je passe une main sur mon visage, aussi bien pour exprimer mon désappointement que pour me forcer cette fois-ci à me réveiller totalement. Faut bien que j’aille le chercher ce petit con. Je grommelle encore pour la forme et lance un « J’arrive » sec qui clôt notre discussion.

Je me retourne dans mon lit, constatant que mes draps sont emmêlés. Sûrement dû à mon cauchemar. Je revois le sourire de Kennit, me narguant presque, comme s’il jouait à un jeu. M’asseyant, je prends ma tête entre mes mains et soupire longuement. Je rejette un coup d’œil au réveil. 04:15. Non mais vraiment Reyn ! Je soupire encore, de mécontentement cette fois. J’attrape le premier pantalon que je trouve, l’enfile, et passe un pull sans me soucier de savoir si leurs couleurs sont accordées. Une minute plus tard, je suis à l’extérieur, les clés dans la poche de mon jean, les yeux encore à peine ouverts, et l’esprit ailleurs. Encore plongé dans ses songes. L’air est presque agréable, la chaleur de la journée ayant quelque peu perdu ses marques avec la tombée de la nuit. Je prends le temps de respirer en marchant vers le poste de police. Peu à peu, je parviens à chasser le sommeil de mon corps et de mon esprit, et j’arrive presque réveillé à ma destination. Les lumières du poste achèvent le travail.

Je franchis le seuil et m’adresse à un policier en uniforme gardant l’entrée comme si c’était la tâche la plus splendide qu’on lui ait jamais offerte de remplir. Un stagiaire sûrement. Il me demande pourquoi je viens et je lui réponds aussi brièvement que possible. J’ai l’air de venir faire quoi à son avis ? Faire du tricot ? Je lève les yeux au ciel puis me fraye un passage jusqu’aux cellules. Ce n’est pas comme si je ne connaissais pas la maison après tout. Un ou deux agents me saluent, je réponds tout aussi brièvement. Je n’ai pas envie de perdre mon temps ici. Deux policiers m’ont suivi depuis l’entrée, et sont à côté de moi lorsque je parviens enfin aux barreaux qui encadrent la cellule où Reyn est… coincé entre les bras d’un autre détenu ? Je lève à nouveau les yeux au ciel. Bon sang, il faut toujours qu’il fasse son petit show. Se tournant vers l’un des deux flics, je lui assure : « Je m’occupe de lui. Désolé pour les conneries qu’il a encore faites. » L’autre acquiesce d’un air patibulaire qui trahit son sentiment à l’égard de Reyn. La prochaine fois qu’il le croise, ça ne risque pas de se passer autant à l’amiable qu’aujourd’hui. Je lance un regard noir à Reyn qui s’extirpe de la cellule, se dépêchant de la refermer rapidement pour ne pas que son nouveau meilleur ami le suive. Il me pousse d’un air décidé vers la sortie, lançant quelques mots pour l’autre qui le regarde s’éloigner comme s’il venait de perdre son ami le plus cher. Je soupire. Nos pas nous mènent à la sortie, et je jette un dernier regard désolé pour mes collègues qui ont presque l’air de me plaindre.

Mes yeux se focalisent à nouveau sur mon petit frère qui semble bien réveillé, et bien décidé à continuer de me faire chier. Je lève les yeux au ciel lorsqu’il fait ses sous-entendus habituels. « Tu risques de la croiser dans la douche, mais ne t’en fais pas, elle te fera de la place. » Mon ton sec casse un peu l’effet de la blague, mais après tout, je n’ai pas vraiment voulu continuer dans le délire de mon frère. « Allez amène-toi, on va pas rester là indéfiniment. » Je me mets en route, sans attendre de voir s’il me suit, mais comme je suppose que c’est le cas, je me dis que j’ai le droit de lui demander : « Il s’est passé quoi ce soir encore ? »

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MessageSujet: Re: As brothers we will stand... [Brashen<3]   Sam 13 Sep - 10:12


As brothers we will stand

Western New Orleans • Police Center
Brashen & Reyn



Comme la Reine d’Angleterre,  Reyn salua sur son passage la flopée de flics qu’il croisa alors qu’il se trouvait à l’ombre rassurante de Brashen dont le poste avait toujours été son territoire. Même la gueule dans le pâté, et des choix vestimentaires pas raccords, son aîné imposait de sa présence. L’air était chargé d’un calme contemplatif autour de Brashen alors qu’autour de Reyn il y avait toujours une énergie crépitante et le cadet l’enviait sans jamais parvenir à le reproduire. Il y avait une composante de son frère qui lui manquait cruellement et il doutait que même l’âge finisse par le lui apporter. Il endossait donc son rôle de petit électron perturbateur avec plus de confiance, certain de le mettre seulement d’avantage en lumière. Hors de la cellule il retrouvait rapidement ses aises, grimpant sur un petit muret avec ses bras en balancier pour conserver son équilibre. Il jeta un regard par-dessus son épaule et fini par pivoter pour avancer à reculons et pouvoir observer Brashen en même temps qu’il jouait à l’équilibriste.

« Ces encul-… ces vilains de flics ont crashés la fête la plus cool de l’année. » Quand même, Brashen n’apprécierait pas un tel langage sur ses « collègues ». Il avait toujours été très fier de son entrée dans la police, quand Reyn y avait vu là l’ultime trahison. Il n’y en avait eut plus que pour son sens patriotique et ses missions à la con et il avait oublié son devoir le plus sacré, celui de grand frère. C’était du temps que chassait Reyn, celui qu’il avait passé seul alors qu’il ne l’aurait pas dû. Ils étaient trois à la base, ils auraient au moins pu rester deux. « Imagine, le centre commercial vide. Des planches de surf. Et les escalators ! On avait presque rien cassé en plus. Mais la sensation j’te dis pas ! J’ai presque volé ! » S’excita Reyn en ouvrant les bras, gonflant les joues et mimant avec sa bouche le bruit de ses chutes vertigineuses, ondulant ses bras et poussant des cris entre le cormoran et la mouette. Il en avait oublié pendant quelques secondes sa taquinerie précédente mais il grimpa dans le wagon à nouveau, changeant de sujet assez vite pour que son frère ne puisse pas s’engager dans un monologue assommant sur son manque de responsabilités et de sens commun.  

« Eh tu sais que c’est pas bon de laisser ces petites bêtes enfermées trop longtemps ? » Demanda-t-il en pointant l’entrejambe de son frère avec insistance. « Tu dois laisser l’asticot respirer de temps en temps. Commencer à faire des trucs que des coincés du cul comme toi font. Faire des petits Brashou. Avoir une Brashgirl… Une Brashmaison et tout ça. Un peu comme Batman mais sans le côté dépressif solitaire quoi. » Ca l’inquiétait qu’un mec aussi cadré que son frère soit toujours célibataire. Il était certain que dans le cas de son frère, c’était la réponse à toutes les questions qui pouvaient exister sur lui. Alors que lui avait besoin de tout le contraire pour se réaliser. Ecarquillant subitement les yeux, comme frappé par une illumination soudaine il ajouta. « Hey ! Mais c’est ça ! C’est pas grave si t’es gay ! Je deviendrais enfin le fils préféré de P’pa et M’man ! »

Il sauta à pieds joints sur le trottoir en frappant dans ses paumes juste devant Brashen, bafouillant le début de paroles d’une chanson qu’il revisitait à sa façon, peu sûr de lui au départ mais prenant rapidement de l’assurance, frappant du talon et dans ses mains en mesure.  « Si t’es gay et t’aimes le Brashticot tape dans tes mains hey ! » Pour reprendre ensuite un ton au-dessus. « Si t’es gay et t’aimes le Brashticot tape dans TES MAINS ! HEY ! » Se mettant à danser quelque chose entre le jerk et la danse des canards. « SI T’ES GAY COMME MON FREROT TAPE DANS TES MAINS ! SI T’ES G… »
« TA GUEULE ! »
« HEY TA GUEULE TOI-MEME ! » s’époumona-t-il face au quidam qui avait ouvert sa fenêtre, excédé par tant de bruits. « Les gens… merde… aucun respect pour ton coming out Bro’ ! »


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