AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chaotic Reunions {PV}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 1572
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Chaotic Reunions {PV}   Mar 29 Juil - 20:01



'Cause you're a sky, cause you're a sky full of stars;

'Cause you get lighter the more it gets dark.



La minuscule bouteille vide rejoignit subrepticement les déchets. Un regard furtif et une veste de costume immaculée. Le sorcier venait d'engloutir en quelques gorgées, sa troisième bonbonne de cognac. Satirique et outrecuidant, il observait la scène avec une envie irrésistible d'éclater de rire. Misérables êtres humains, sans une once de luminosité dans leurs actions. Spécimens insipides, persuadés de leurs convictions. Désagréables et agressifs. Prêts à tout pour atteindre leurs malsains objectifs. Les voilà effarés, comme des volailles pithiatiques préparant la scène, excités comme des gosses. Convaincus d’œuvrer pour le bien. Le Gouvernement n'a été que plus imbécile d'accepter une telle conférence. La protection des animaux. Wayne avait d'abord cru qu'on lui faisait une blague de mauvais goût. Il avait eu une réaction puérile, lâchant un sarcasme à propos des bêtes. Cela n'avait pas plu à l'organisatrice qui l'avait foudroyé du regard. Tan pis, celle-là, il ne l'aurait pas dans son lit. Il avait malgré tout accepté. Sa renommée n'était pas à son point culminant, il fallait faire preuve de créativité. Il ne fallait donc pas cracher sur une telle occasion. C'était ainsi qu'il s'était présenté, tout beau, tout propre et son objet fétiche accroché à sa main droite. Il venait d'ailleurs de le jeter à la poubelle, cherchant déjà à en récupérer un autre. La scène était constituée d'une énorme table qui s'étendait sur toute la longueur. Bien qu'il ait cédé aux yeux de biche de la sulfureuse créature, il avait tenu à ne pas prendre place à la table. Préférant rester en arrière, se contentant d'y assister. La conférence n'avait pas encore commencée, qu'il s'ennuyant déjà. Baillant à tout va et tentant de repérer une jolie sirène. Histoire de ne pas passer sa soirée tout seul tel un vieillard accroc au viagra.

La foule se précipitait le plus près possible, désireuse d'écouter ce merveilleux discours à propos des ces pauvres petites bestioles. L'ensorceleur était presque sûr qu'il y avait des métamorphes. Comment ne pas se sentir concerné après tout ? Il ricanait à l'idée de voir quelques uns se révolter. Un vrai zoo. Impassible et immobile, il attendait. Se mettant en retrait, ne souhaitant pas faire partie de ce cirque. Véritable assemblée d'aliénés certains de leurs opinions. L'ancien flic ne faisait que contempler, attendant la perle rare qui le ferait sortir de cette routine endiablée. Il n'eut pas à attendre trop longtemps. Il ne l'avait pas encore vu, mais Elle était bien là. Séductrice et charismatique, arborant ses courbes délicieuses avec une certaine prestance. Consciente de sa beauté et de l'effet que celle-ci avait sur les hommes. Sa longue crinière foncée lui touchant les reins, contrastant à merveille avec ses billes émeraudes. Oubliant volontairement le visage qui autrefois avait été son pire cauchemar. Il l'avait aimé ainsi, elle l'avait jeté sans aucune considération. Et puis il l'aperçut et alors le monde s'arrêta de tourner.

Sa main vint machinalement se plaquer contre son torse, comme pour accuser le coup. La bouche entrouverte et les prunelles dilatées, il semblait éprouver quelques difficultés à respirer. Son premier reflèxe a été de se cramer une cigarette, croyant bêtement que cela allait calmer ses nerfs. Au contraire, l'alcaloïde ne ferait qu'empirer son état colérique. D'ailleurs, était-il en colère ? Il l'ignorait. Sa présence avait provoqué dans un premier temps un tourbillon de sensations apaisantes. Dans un second temps, il ne pu s'empêcher de ressentir du désir, de se remémorer leurs ébats charnels. Et dans un troisième temps, il eut envie de la tuer. Trois étapes qui le laissèrent de marbre, le bâton de nicotine au bec. Il n'arrivait plus à réfléchir. Son angoisse colonisait son organisme, le rendant pathétique. Comment devait-il agir ? Faire semblant de ne pas l'avoir vu et tracer sa route ? C'était plus fort que lui. Cette femme était le Diable en personne. La seule qui lui procurait ce sentiment irascible qu'était l'amour. Décidé, non sans éprouver de l'anxiété, il s'avança vers elle, jetant son mégot avant de s'approcher de la belle. Wayne Sudworth n'avait rien de docile. Ses bras entourèrent la taille de la jeune femme, ses mains se plaquant contre le dos de celle-ci. Ses lèvres touchèrent violemment les siennes, lui volant un baiser des plus furieux. Après ces quelques secondes d'impulsivité, il l'a repoussa. Enragé d'avoir capitulé. Il lui agrippa le poignet, se montrant menaçant, histoire de faire oublier l'épisode des retrouvailles chaleureuses. « Qu'est-ce que tu fous là ? » La questionna-t-il les dents serrés. Serrant un peu plus l'extrémité de la manche de Faith, il se mit à la secouer, impatient d'avoir sa réponse. « Pour qui tu te prends Ziegler ? » Sa dernière question ressemblait plutôt à : Pourquoi tu m'as fait ça ? Mais il était trop orgueuilleux pour la poser explicitement.


Dernière édition par Wayne Sudworth le Mar 29 Juil - 22:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Chaotic Reunions {PV}   Mar 29 Juil - 22:03

Passer la soirée à écouter un professeur chevrotant parler de la nécessité de sauver les baleines et autres animaux divers ne réjouissait pas particulièrement Faith. Elle n'était présente à cette conférence que parce que c'était un bon prétexte pour partir plus tôt du cabinet ce jour-là. Elle s'était réjouie de son choix jusqu'à son arrivée à Jackson Square. Elle avait oublié à quel point ce genre d'événements était un rassemblement de bien pensants. Il n'y en avait pas si souvent à La Nouvelle Orléans, et entre chaque, elle trouvait le moyen d'effacer de sa mémoire l'ennui qu'elle avait ressenti lors du précédent. Elle s'occupait de sauver les animaux au jour le jour. Bon, pas des baleines, bien sûr. Mais elle était convaincue que ces conférences resteraient inefficaces tant que les politiques ne manifesteraient pas de volonté d'agir réellement, au-delà de faire acte de présence.
Et il y en avait un qui faisait acte de présence précisément à cette conférence, précisément à trois mètres de Faith, qui se dirigeait précisément vers elle. Monsieur le ministre Sudworth. Wayne. La vétérinaire se figea, et son coeur rata un battement. Il était censé être sorti de sa vie, c'est elle qui l'avait voulu... C'était suffisamment dur pour elle d'assumer sa décision alors qu'elle était loin de lui, elle ne savait pas si elle avait la force de ne pas lui céder s'il était là, à deux pas d'elle, s'il la touchait...
Et c'est ce qu'il fit. Il s'approcha en jetant son mégot. Faith était incapable de bouger le moindre muscle, comme un lapin fasciné par les phares de la voiture prête à le percuter. Wayne l'hypnotisait. Elle savait qu'il était mieux pour elle qu'elle s'écarte, qu'elle l'évite, qu'elle quitte la conférence alors qu'il en était encore tant, mais cela lui était impossible. Tout son corps refusait d'obéir, tout son être vibrait à l'unisson de cet autre qui s'approchait d'elle irrévocablement. Il la saisit par la taille et l'embrassa, avidemment, sans tenir compte de la foule qui les entourait. Elle resta passive, malgré l'envie qu'elle avait de lui répondre tout aussi fougueusement. Si le baiser se prolongeait, elle ne pourrait plus résister. Son coeur battait à tout rompre, malgré sa conscience qui tentait faiblement de se faire entendre.
Mais le baiser cessa. Il ne resta plus que la main de Wayne, ferme sur le poignet frêle de Faith. Et non plus la fougue mais la colère, une colère que la jeune femme connaissait bien et qui faisait partie des choses qu'elle avait voulu laisser derrière elle à jamais en le quittant. D'un ton menaçant, il lui lança :

- Qu'est-ce que tu fous là ?

Il parlait comme s'il allait lui cracher à la figure. Mais sa question suivante laissait entrevoir quelque chose comme de la vulnérabilité :

- Pour qui tu te prends, Ziegler ?

** Pour une femme qui a précisément peur de ce genre de moments, Wayne. De ces moments où je veux à la fois te frapper et me jeter dans tes bras. De ces moments où ma tête bout alors que mon coeur est prêt à exploser. J'ai peur de l'inconnu, d'y tomber avec toi. Je ne sais pas pour qui je me prends. J'aimerais savoir. **

Faith ne pouvait dire cela à voix haute, bien évidemment. Elle ferma les yeux un instant pour empêcher une larme de perler au coin de son oeil. Revoir Wayne... Etre de nouveau embrassée par lui... Elle en était bouleversée. Mais sa fierté reprit le dessus. Elle ne pouvait oublier ses résolutions. Alors, elle tenta de prendre un ton neutre et professionnel, un peu pompeux, et expliqua :

- Monsieur le Ministre, je suis diplômée d'une école vétérinaire, mais cela ne me dispense pas de poursuivre ma formation en assistant à diverses conférences relatives à mon domaine de travail. Ce n'est pas encore interdit par votre gouvernement, à ce que je sache ?

Il lui en coûtait de mettre tant de distance dans ses paroles, de ne pas faire allusion à ce qui venait de se produire. Mais c'était pour son bien. C'était ce que sa conscience lui martelait. Elle ne put cependant s'empêcher d'y ajouter un léger persiflage, sur un ton à peine différent de celui qu'elle venait de prendre :

- D'ailleurs, je crois que l'une des interventions porte sur les animaux qui vivent en solitaire. Je pense que vous devriez l'écouter avec attention, vous y apprendriez beaucoup.

Voilà, elle venait de réaffirmer sa volonté de rompre. En elle-même, elle savait combien elle était fragile. Si Wayne insistait, elle s'effondrerait. Elle espérait l'avoir suffisamment blessé pour qu'il reste à distance. Elle espérait aussi que c'était ce qu'elle voulait réellement. Elle ne savait pas. Elle ne savait pas comment savoir. Et elle était perdue...
Revenir en haut Aller en bas

Masculin
↳ Nombre de messages : 1572
↳ Points : 38
↳ Date d'inscription : 20/10/2012
↳ Age : 24
↳ Avatar : Stanley Tucci
↳ Age du Personnage : Mystère, vous avez dit mystère ?
↳ Métier : Présentateur télévisé au service du Gouvernement, fouine officielle
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Playlist : Le chant de la vérité, la symphonie du mensonge et de la crainte.
↳ Citation : I have lived long enough to satisfy both nature and glory.
↳ Multicomptes : Mr Brightside & Bright Day



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Chaotic Reunions {PV}   Dim 3 Aoû - 18:52


Les bribes d'un souvenir apaisant refaisaient surface chaque fois que l'américain semblait sombrer dans la paranoïa. Il l'a revoyait, le visage détruit par les farces d'un destin trop cruel. Elle semblait meurtrie. Les traits défigurés et la carcasse piétinée par tant d'humiliation. Une oeuvre d'art signée Picasso, mais avec une pointe de douceur. C'était indéniable. Une alchimie s'était installée. Elle l'avait conquis, cette délicieuse créature rejetée par la société. Un magnifique aura dissimulé sous un physique monstrueux. Il avait naïvement cédé, ignorant que la belle provoquerait sa perte. Cette complicité n'était au début qu'une espèce de fascination malsaine de la part du ministre. Il s'était délicieusement adapté aux beautés symétriques, s'abandonnant corps et âme à leur perfection. Toujours accompagné par une muse exotique. Il l'avait accepté, protégé et aimé. S'emparant à la fois du rôle d'amant et de père. Leur relation était un joyeux cocktail d'étincelles, mais elle était sincère. Aujourd'hui, il ne restait plus que de la colère, de l'orgueil et des mensonges. Désormais, il l'a voyait comme une potiche frivole, abonnée aux galipettes illimitées et aux trahisons. Aucune considération pour ce qu'il avait été et fait pour elle. Ravie de retrouver à nouveau ce visage de poupée de porcelaine qu'elle chérissait tant autrefois. A tel point, qu'il fut jeté aux oubliettes, endossant la position de maillon faible. Mortifié par sa fourberie, se sentant délaissé par celle qu'il avait bêtement cru acquise. Il ne s'agissait pas seulement de honte, de fierté ou d'un manque de confiance flagrant. Elle l'avait totalement transformé. Elle l'avait adouci, le rendant presque ordinaire. La rupture n'avait été que plus brutale. Pauvre vermine qu'il était. Incapable de tenir les rennes d'une famille unie. Cette épouse, ce fils, qui eux s'étaient toujours inquiétés pour lui, n'obtenant rien en échange à part des absences. Il lui a longtemps couru après, bercé par des illusions. Rampant tel un mal propre à la poursuite d'un peu de reconnaissance. Lessivé de devoir se soumettre, mais continuant malgré tout à insister. Projetant tous ses espoirs sur cette femme corrompue et ingrate. Ils l'avaient tous considérée comme une bête de foire, sauf lui. Il était passé outre ses différences, lui trouvant un certain charme. Ignorant les regards malveillants et les préjugés. Dorénavant, c'était à son tour de la prendre pour un monstre. En dépit de son amour, il ne pouvait s'empêcher de la haïr. Blessé par son comportement égoïste et mesquin. Il continuerait de lui tourner autour, désireux de décrocher ne ce serait qu'un geste qui prouverait la réciprocité de ses sentiments.

Mais la voilà, choisissant de le traiter comme un piètre inconnu. Adoptant un ton sentencieux comme s'il était un vulgaire étranger. Il s'était senti bafoué dès l'instant où il avait stupidement posé ses lippes sur les siennes. Elle n'avait pas répondu à son baiser, restant immobile. Attendant qu'il finisse de transmettre sa passion par cette fougueuse étreinte. Il avait doucement relâché son poignet, laissant ses bras tomber le long de son corps. Haussant les épaules comme si cela n'avait eu aucun impact sur sa personne. Il ne ressentait qu'aversion. Leur rencontre n'avait été que pur hasard. Cela ne faisait que confirmer ses angoisses. Elle n'avait jamais cherché à le joindre et elle ne comptait pas le faire. Et si elle l'aurait aperçu avant qu'il ne le fasse, elle se serait enfuie comme une voleuse. Lâche au possible, incapable de l'affronter. Leur liaison n'était donc réduite qu'à ça. « Excuse-moi. Tu es quelqu'un de très occupé, au point d'oublier de donner des nouvelles. » cracha-t-il, regrettant ses paroles dans la minute suivante. Inutile d'user de ses sarcasmes, cela ne ferait qu'illustrer son ressentiment vis-à-vis de son éloignement. Il refusait de franchir les limites. Ce ne serait pas à lui de succomber le premier. Cela ne lui ressemblait pas, ce n'était même pas envisageable. Pas après tout ce qu'elle lui avait fait, pas une deuxième fois. « Je suis même sûr que tu as des choses à nous apprendre. J'espère que tu as ta place à la table ? J'aimerais bien t'écouter parler de tes animaux de compagnie. » Il pourrait faire pression sur elle, il en avait les moyens. Il l'a connaissait mieux que personne. Au point d'être conscient de sa crainte de se retrouver dans le champ de vision de tous ces invités. Apeurée à l'idée qu'on puisse l'observer, craignant que son hideux masque refasse à nouveau surface. L'a dépouillant de toute sa dignité. Il pouvait lui infliger cette fausse hallucination, il suffisait d'en avoir envie. Et l'envie, ce n'était pas ce qui lui manquait. « Je n'en doute pas. Par contre, je ne suis pas certain qu'on ait encore trouvé l'animal qui puisse te correspondre. Tu crois qu'ils ont des putains dans le monde bestial ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Chaotic Reunions {PV}   Sam 9 Aoû - 20:43

Comment Faith avait-elle pu imaginer que deux phrases acides suffiraient à faire battre Wayne en retraite ? Leur liaison n'était pas si ancienne pour qu'elle puisse s'excuser d'avoir commis une telle erreur. Elle n'oubliait pas les disputes : comment avait-elle pu s'imaginer que le ministre aurait perdu sa faculté de répondre, de réagir à chacune des blessures qu'elle pouvait lui infliger par une autre, plus profonde, plus douloureuse ? Car il ne s'éloigna pas, comme elle l'aurait voulu. Et il ne persista pas dans son élan passionnel, comme une autre partie de son être le souhaitait.
Il frappa :

- Excuse-moi. Tu es quelqu'un de très occupé, au point d'oublier de donner des nouvelles.

A cela, Faith aurait pu répondre. Que ce n'était pas un oubli, que c'était volontaire. Qu'elle avait failli le faire tous les jours. Que le trou noir de l'absence avait été presque impossible à maintenir. Elle aurait pu céder, dès le premier assaut. Mais Wayne persista :

- Je suis même sûr que tu as des choses à nous apprendre. J'espère que tu as ta place à la table ? J'aimerais bien t'écouter parler de tes animaux de compagnie.

Faith était de ceux que l'adversité rend plus forts. Et si elle pouvait encaisser un reproche relativement fondé, sa fierté ne pouvait tolérer les insultes. Wayne n'avait aucun droit sur elle, aucun droit à la juger. Aucun droit à la salir, après ce qu'ils avaient vécu. Alors, quand il attaqua de nouveau, elle était prête :

- Je n'en doute pas. Par contre, je ne suis pas certain qu'on ait encore trouvé l'animal qui puisse te correspondre. Tu crois qu'ils ont des putains dans le monde bestial ?

La réponse fusa immédiatement, sans même qu'elle eut à réfléchir. Tous ses sens étaient en alerte, frissonnaient du mélange de frustration et d'attirance :

- Non, ils n'en ont pas. Il n'y a que les humains pour prendre de haut le plus naturel des plaisirs, et que les hommes pour reprocher aux femmes ce qu'eux-mêmes ne se privent pas de faire. Car soyons honnêtes, Wayne. Tu t'es déjà consolé, n'est-ce pas ?

Voilà. Elle aussi pouvait le mettre en face de ses torts. Et puis, la question cachait un autre sentiment, plus profond, plus angoissé. L'avait-il déjà oubliée ? Cette attirance de plus en plus forte qu'elle ressentait et qui l'avait fait fuir, l'avait-il partagée ou n'avait-elle été qu'une compagne de lit comme les autres, qu'on pouvait remplacer lorsqu'elle s'envolait un matin ? De la jalousie, du voyeurisme, même si les mots étaient péjoratifs, elle s'en moquait. Son désir de savoir était plus fort.
Mais elle ne voulait pas qu'il le sache, qu'il utilise cette faiblesse contre elle pour tordre encore plus ce qui en elle lui faisait mal. Qu'il lui jette au visage des amantes plus belles et plus dignes de lui qu'elle ne l'avait jamais été, qu'il la rejette au rang d'erreur de parcours qu'un coup de gomme blanche comme les cuisses d'une autre pouvait effacer.
Si elle gardait un visage impassible, peut-être ne se rendrait-il compte de rien. Peut-être ne la connaissait-il pas suffisamment bien pour repérer les failles dans sa voix, même si elles étaient aussi secrètes que les anciennes fêlures de son visage. Peut-être.
Et peut-être cesserait-elle également un jour d'espérer en vain de la douceur en échange des coups de la part de Wayne...
Revenir en haut Aller en bas
 

Chaotic Reunions {PV}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-