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 A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}

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MessageSujet: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Mar 9 Sep - 9:14

L'homme avait continuellement des questions et il avait continuellement besoin d'entendre des réponses. Certaines plus vraies que d'autres. Et cet homme, joyau du gouvernement, avait roulé jusqu'à New York. Il avait pris une veste car il savait bien que, là bas, le climat était à l'opposé de la Nouvelle Orléans. Lui aussi avait besoin de réponse. Des réponses à ce qu'il était devenu, comme il avait pu être aussi corrompu par un gouvernement qui n'hésiterait pas à le jeter aux lions si l'occasion se présentait. Ses dernières rencontres lui avaient ouvert les yeux et pourtant Eamon refusait la stricte vérité. Il n'était pas un de ces types qui ne réfléchissent pas et qui sont simplement aveuglés par la clameur d'une régie incontrôlable. L'homme savait ce qu'il faisait. Il n'était pas fou et pas encore tout à fait ivre. Sportif, il ne buvait pas et faisait attention à son alimentation. Il ne fumait pas non plus. C'était lui qui avait voulu entrer dans les autorités de ce pays, après avoir été injustement second des Jeux puis heureux vainqueur une fois volontaire. Il avait sauvé la vie de ce gars comme il n'avait plus fait beaucoup de gestes du genre. Maintenant, et depuis plusieurs années maintenant, il envoyait des hommes et des femmes se battre à mort dans des arènes. Et aujourd'hui, il se contentait de juger coupable toute personne se présentant avec un procès sur le dos lors des réunions du Conseil. Eamon n'avait plus la moindre once de compassion, la moindre once d'un sentiment positif. Et pourtant il avait failli mourir plusieurs fois en peu de temps. Il pourrait être un peu plus compatissant envers la vie, envers les autres. Il avait failli mourir dans un incendie complètement criminel, pourrir dans une mine transformée en pyramide pour les effrayer et maintenant le voilà qu'il partait pour New York où les zombies le poursuivraient jusqu'à pouvoir croquer sa peau tendre et parfumée. L'homme avait des armes, comme il en avait toujours eu. Un couteau, une arme à feu chargée entièrement. Eamon savait s'en servir pour sa survie, vider son esprit de la peur pour prendre le contrôle sur l'environnement qui l'entourait. Là, c'était un peu pareil.

Il arriva enfin à New York. Des files de voitures les unes derrière les autres dans un seul sens : celui qui menait ailleurs que cette ville fantôme. Les hommes et les femmes avaient voulu s'enfuir et les bouchons géants qui s'étaient créés les avaient rendus prisonniers. Ils étaient morts et à présents ils étaient certainement devenus des créatures qui n'avaient plus rien d'humain. Eamon n'avait guère de sentiment quand il s'agissait de tuer quelqu'un, alors tuer quelque chose qui n'avait rien d'humain, ce n'était pas non plus un problème. Et s'il ne s'était pas entrainé à tirer depuis plusieurs années, il été encore en pleine possession de sa condition physique.
L'homme se gara en plein sur l'artère de l'autoroute complètement vide. Sérieux, personne n'avait pensé à prendre cette route à contre sens ? Personne n'arriverait ici. Et quitte à se prendre une voiture, c'était toujours mieux que de finir en immonde puanteur sur pied. Il mit sa voiture dans l'autre sens, pour repartir sans avoir à faire de manœuvres. Il gagnerait du temps pour repartir si jamais. Il éteignit ensuite le moteur et sortit. Rapidement le sportif dût enfiler sa veste. Il faisait vraiment froid ici. Puis il ferma sa portière et prit les clés quand même, au cas où. Il avait fermé d'une petite pression de bouton, puis il s'était dirigé vers le quartier The Queens. C'était là qu'il habitait autrefois. Les maisons avaient été complètement détruites. Tout était sale et miséreux. Eamon possédait ses armes sur lui, prêt à attaquer si besoin. Mais il faisait encore jour, il y avait peu de chance que les zombies se ruent sur lui maintenant. Il passa alors quelques pâtés d'anciennes maisons, regardant d'un air froid et indifférent une ville dévastée. L'homme avança jusqu'à une grande maison. Une maison qui fut des plus chères dans ce quartier. L'eau de la piscine avait viré au vert. Des algues, des feuilles mortes qui avaient pris possession des lieux. L'herbe avait grimpé. Toutefois l'intérieur était condamné. Eamon avait fermé à clé là aussi et il avait apporté cette clé. Il entra pour faire un tour, voir à quoi s'attendre. L'odeur était insoutenable et il faisait noir. Mais les lieux semblaient à peu près en bon état.

Il passa près de deux heures dans cette bâtisse pour finalement ne rien trouver. De toute façon, il ne savait pas ce qu'il cherchait. Et alors qu'il redescendait pour le rez-de chaussée, un bruit. Quelqu'un qui entrait. Eamon sortit son couteau et avança à pas de loup. La créature avançait vers lui. Il l'entendait. Et alors qu'il se préparait à se jeter dessus pour le tuer, il s'arrêta net. C'était un chien. Un chien qui cherchait du réconfort, qui cherchait de quoi manger, de quoi boire aussi. Un foyer, certainement abandonné quand sa famille a pris la fuite. Eamon était attendris. Il lui servit de l'eau et, pour manger, des trucs qui n'avaient pas besoin d'être cuits ou gardés au frais. Le chien ne fit pas le difficile, il mangea. Il avait besoin d'un bain, l'homme ne souhaitait pas rien la contagion en le touchant. Mais Eamon avait pris la décision de ne pas repartir seul. Il partirait avec le chien, coûte que coûte. Il le nomma d'ailleurs Scotch. Et alors qu'ils sortaient tous deux, Scotch attaché à une corde que Eamon avait retrouvé dans son garage, il vit une femme un peu plus loin. Elle semblait chercher quelque chose et elle n'avait pas l'air d'être une de ces horribles créatures. L'homme resta toutefois en retrait, couteau en main mais Scotch grogna, attirant l'attention sur eux.
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Mar 9 Sep - 14:50

A la manière du loup, nous sommes traqués
Eamon & Faith


- Docteur Ziegler ?

- C'est moi.

- Ici la Société de Protection des Animaux. Nous aurions besoin de votre aide.

- Très bien. De quoi s'agit-il ?


En décrochant le téléphone ce matin-là, Faith ne s'attendait pas à ce que cet appel l'envoie à New York dans la journée. Un réfugié en provenance du nord leur avait signalé la présence de nombreux animaux errants dans l'ancienne capitale. Il était fort probable que leurs maîtres étaient soit morts, soit loins, les ayant laissés derrière eux pour ne pas les ralentir dans leur fuite...

Même si remonter vers le nord était dangereux par les temps qui couraient, ils souhaitaient tout mettre en oeuvre afin de sauver un maximum de bêtes du sort funeste qui les attendait. Cependant, ils ne voulaient pas mettre la vie de nombreux membres en péril et souhaitaient envoyer quelqu'un en éclaireur, quelqu'un qui avait les compétences vétérinaires suffisantes pour déterminer si les animaux qui erraient dans les rues étaient porteurs de virus dangereux pour les hommes - ils craignaient notamment l'apparition d'une forme canine de zombies -, quelqu'un qui connaissait suffisamment bien l'ancienne capitale pour être capable de la quitter rapidement en cas de danger, quelqu'un qui préférait l'action directe aux beaux discours pour sauver les bêtes. Peu de membres de leur organisation remplissaient tous ces critères, et ils étaient rapidement parvenus à la conclusion que Faith serait la personne idéale pour cette mission.

La jeune femme n'avait pas immédiatement accepté. Elle avait peur de retourner là-bas, de se rendre dans les rues sombres de l'ancienne capitale, où règnait le danger... Mais la Société de Protection des Animaux lui avait proposé une indemnisation... plus qu'attirante. Et puis, c'était effectivement une cause en laquelle elle croyait. Alors, même si elle risquait sa vie... Pourquoi pas. Après tout, si elle ne s'engageait pas pour ses valeurs, pourquoi était-elle sur Terre ? Elle n'avait même pas derrière elle des personnes qui la regretteraient...

Ca, c'est ce qui l'avait motivée lorsqu'elle avait composé le numéro de l'agence de location de voiture la plus proche. A l'employé qui avait noté sa réservation, elle avait menti, et dit qu'elle allait voir de la famille à Albuquerque. Elle n'avait pas même un cousin éloigné là-bas, mais la distance était à peu près égale à celle qui séparait La Nouvelle Orléans de New York, et l'employé ne l'aurait sans doute pas laissée partir avec une voiture si elle avait révélé sa véritable destination.

Elle était partie le mardi matin ; elle avait annoncé qu'elle rendrait la voiture le jeudi, tard le soir. Elle avait l'intention de dormir dans la Honda dont elle avait reçu les clés lors de la nuit du mardi au mercredi. Elle s'éloignerait un peu de New York auparavant afin de ne courir aucun risque. Enfin, aucun risque inutile. Le danger zéro n'existait pas.

Elle avait rangé dans un sac diverses seringues qui lui permettraient de faire les prélèvements qu'elle était censée effectuer. Elle pourrait également prendre quelques animaux avec elle pour le retour, mais en nombre très restreint, et seulement s'ils étaient une petite taille : un ramassage plus complet serait le travail de la SPA, si ses analyses étaient concluantes.

La route entre La Nouvelle Orléans et New York était longue, mais Faith n'hésita pas à appuyer sur le turbo pour accélérer le rythme. Les autoroutes étaient désertes : plus personne n'osait s'aventurer vers le nord par les temps qui couraient... Elle surveillait néanmoins sa jauge d'essence : elle ne voulait pas se retrouver à sec dans un territoire infesté de zombies... Par sécurité, elle avait rempli un jerrican à une station-service, et l'avait embarqué dans son coffre : même si cela augmentait les coûts de son voyage, cela la rassurait. Et puis, elle avait bien l'intention de s'arranger avec la SPA pour lui faire payer la facture...

Faith appuya tout d'un coup sur le frein. En plein milieu de l'artère d'autoroute, une voiture était garée. Elle pesta. Elle avait failli avoir un accident... encore une fois. Elle se gara sur le bord de l'autoroute, non loin de l'autre voiture. Si le chaos commençait ici, il était inutile de s'entêter à continuer avec son véhicule.

Elle remarqua toutefois que l'autre voiture n'était pas recouverte de poussière. Ainsi donc, ce n'était pas le véhicule abandonné d'un pauvre malheureux ayant échoué à fuir New York à temps. C'était celui d'un visiteur récent. Et en effet, le moteur était encore chaud. Malgré l'immensité de l'ancienne capitale, Faith fut rassurée de savoir qu'elle n'était pas seule à s'y aventurer en ce jour...

Jetant son sac sur son épaule, elle sauta au-dessus de la barrière qui séparait l'autoroute de la ville, prête à commencer sa mission. Repérer des animaux égarés, étudier leur comportement et effectuer des prélèvements. Se focaliser sur les aspects techniques de son expédition l'aida à évacuer son stress.

En s'enfonçant dans les rues, elle ne vit pas un chat, littéralement. Rien, aucune bête errante.

** Est-ce que la SPA a reçu de fausses informations de ce réfugié ? **

Les avenues vides lui laissaient une impression dérangeante. Il était perturbant de se rendre compte que cette capitale autrefois pleine de vie, où elle avait vécu, était devenue une ville fantôme, en cela égale des anciens villages miniers de l'Ouest...

Faith était en train de se dire que si d'ici un quart d'heure, elle ne voyait toujours aucun animal, elle rebrousserait chemin pour rentrer à La Nouvelle Orléans et annoncer à la SPA l'inutilité d'un raid de ramassage, lorsqu'elle entendit un chien grogner, non loin. Aussitôt, elle s'immobilisa, tentant de déterminer d'où était venu le bruit. Elle fit quelques pas dans cette direction, jusqu'à une intersection. Elle s'immobilisa, attendant un nouveau bruit qui lui indiquerait où aller.

Le chien grogna à nouveau. En se tournant, elle le vit... En laisse, tenu par un homme armé d'un couteau. Il la regardait d'un air mauvais et méfiant, un regard intelligent qui signait son humanité. Elle fit quelques pas vers lui et l'animal en levant les bras, indiquant ainsi ses intentions pacifiques. Lorsqu'elle fut suffisamment proche pour parler sans crier, elle déclara :

- Bonjour. Je suis le docteur Faith Ziegler, je suis vétérinaire. Ce chien est à vous ?

S'il venait d'ici, il serait intéressant pour elle de prélever un peu de son sang, d'autant que d'après ce qu'elle avait vu, les animaux n'étaient pas légion dans les rues et qu'elle risquait d'avoir du mal à en trouver d'autres... Mais peut-être que l'homme venait d'ailleurs, tout comme le chien, auquel cas elle n'allait pas ennuyer la bête avec une piqûre, et les laisseraient partir... Ou pas, s'ils souhaitaient s'associer à sa quête. A vrai dire, la présence d'un homme armé la rassurerait...

© Truth.
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Jeu 11 Sep - 11:38

L'homme gardait Scotch prêt de lui. Il avait plus d'affection pour un chien que pour un homme, c'était un fait avéré. Mais Scotch grognait, attirant l'attention vers la ... chose qui se dirigeait à présent vers eux. Pour autant elle leva les bras et haussa le ton. Elle était humaine ! Eamon baissa alors la garde, rangeant le couteau dans l'étui de sa poche arrière. C'était une vétérinaire, et elle demandait si Scotch lui appartenait. Maintenant oui. Toutefois il n'était pas bête au point de ne pas laisser une spécialiste consulter son chien, voir s'il n'avait rien attrapé de mauvais. Il fit quelques pas en sa direction, laissant du lest dans la corde qui servait de laisse.

- Eamon Lynch. Ca fait plaisir de voir une âme vivante dans les environs ! Puis, en montrant Scotch du regard, il ajouta : Il est entré dans la maison quand je cherchais d'anciens documents. Je suppose qu'il a été abandonné comme le reste de cette ville. J'avais l'intention de le ramener chez moi, à la Nouvelle Orléans et de le faire mettre à mon nom. Comme une adoption quoi. Je l'ai appelé Scotch mais c'est vous la spécialiste, je pense qu'il faut vérifier qu'il n'a pas été contaminé ou quelque chose dans ce style, je me trompe ?

Il adressa ensuite un regard plus tendre à la jeune femme, un regard plus détendu et bienveillant. Toutefois, par mesure de précaution, il gardait les armes sur lui. Les rôdeurs n'étaient pas loin, il le savait et il ne comptait pas finir en diner. Pour l'instant ce quartier, bien que désert et abandonné, n'avait pas l'horrible puanteur des autres. Il était plus reculé et les zombies n'avaient guère l'air d'être venus par ici. Eamon ne se sentait pour autant pas plus en sécurité. Mais, s'il n'avait pas trouvé ce qu'il était venu cherché, il avait trouvé un compagnon. Et il ne laisserait personne ne lui prendre. Si Scotch avait grogné, Eamon pensait que c'était pour le protéger. Il ne lui en voulait pas, surtout qu'il avait fait venir quelqu'un d'encore humain à leurs côtés. A plusieurs, on est plus fort, l'homme le savait.

- Mais dites moi, qu'est ce que vous êtes venue faire dans le coin ? Je pensais vraiment pas trouver quelqu'un. Ne croyez pas que je n'en suis pas content hein ! Au moins, à plusieurs je pense qu'on pourra survivre plus facilement ...

L'homme n'avait peut-être pas bien tourné ses phrases, il semblait peut-être pas tellement détendu mais au fond il était soulagé de savoir que quelqu'un était avec lui. Bon, si ça se passait comme dans la forêt, c'est lui qui allait encore jouer aux héros. Sauf que là, quelque chose lui disait que cette femme était de bonne augure, et qu'elle serait très utile. C'est pourquoi il se montrait sympathique. De toute façon il ne fallait pas croire que Eamon était un vieux bougre. C'était un homme charmeur qui avait eu ses heures de gloire et qui maintenant avait limité quelque peu ses relations féminines. Il ne souhaitait pas se caser, la routine l'ennuierait, mais il n'avait tout simplement pas retrouver de femmes assez convaincantes pour faire un bout de chemin avec elles, le temps d'une nuit ou deux. Elles préféraient toutes les hommes plus jeunes, même si beaucoup de celles qui siégeaient au Conseil ou dans les locaux du gouvernement voulaient de lui et le lui faisaient bien comprendre.

- Vous avez une voiture dans le coin ? Et d'ailleurs vous venez de la Nouvelle Orléans ?

Ce n'était pas avec une intention derrière la tête qu'il avait posé ces questions. Il voulait simplement faire connaissance, détendre peut-être un peu l'atmosphère et sympathiser avec cette jeune femme. Elle lui inspirait confiance et il se disait qu'ils pouvaient s'entraider. Et Eamon pensait bien qu'elle ne dirait pas non.
Toutefois, c'était trop beau pour espérer ne pas avoir de surprise ou de complications. Des rôdeurs arrivaient en face d'eux, de la rue voisine. Leur odeur, leurs paroles ? Quelque chose les avaient forcément attiré.

- Je crois qu'on ne devrait pas rester là, et Eamon montra du doigt le petit groupe qui arrivait.
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Lun 15 Sep - 11:09

A la manière du loup, nous sommes traqués
Eamon & Faith


En l'entendant se présenter, l'homme en face de Faith se détendit : il laissa plus de mou à la laisse de son chien, et fit quelques pas dans sa direction. Comme elle, il devait être constamment sur ses gardes dans cette ville inquiétante... Il ne répondit pas immédiatement à sa question, mais commença par décliner également son identité :

- Eamon Lynch. Ca fait plaisir de voir une âme vivante dans les environs !

Faith acquiesca. Le simple fait de parler la rassurait, lui assurait qu'elle n'avait pas plongé sans retour dans le monde des morts... Peu lui importait que son interlocuteur s'appelle Pierre, Paul, Jacques ou Eamon. Elle ne le connaissait pas mais dans la solitude, sa simple qualité d'homme le lui rendait sympathique. Elle résuma tout cela dans une banale formule de politesse, qui, dans ce contexte, voulait dire bien plus, exprimait son soulagement d'avoir croisé quelqu'un :

- Enchantée.

Puis Eamon répondit à sa question concernant l'animal qui l'accompagnait :

- Il est entré dans la maison quand je cherchais d'anciens documents. Je suppose qu'il a été abandonné comme le reste de cette ville. J'avais l'intention de le ramener chez moi, à la Nouvelle Orléans et de le faire mettre à mon nom. Comme une adoption quoi. Je l'ai appelé Scotch mais c'est vous la spécialiste, je pense qu'il faut vérifier qu'il n'a pas été contaminé ou quelque chose dans ce style, je me trompe ?

Eamon venait donc de La Nouvelle Orléans. Pas étonnant. C'est là que beaucoup des anciens habitants de New York avaient migré, et seuls ces derniers entretenaient un lien suffisant avec l'ancienne capitale pour oser s'y aventurer malgré son invasion par les zombies... Mais elle n'était pas là pour s'occuper de l'homme. Sa première mission concernait le chien. Elle confirma donc à Eamon :

- Tout à fait. J'ai le matériel nécessaire sur moi, si vous le permettez, je vais effectuer les prélèvements dès maintenant. Je ne pourrais faire faire les analyses qu'à La Nouvelle Orléans, mais comme vous venez vous aussi de là-bas, je pourrais vous les faire parvenir une fois rentrée. En tout cas, il faudra que vous gardiez... Scotch, c'est cela ? En quarantaine jusqu'aux résultats. On ne sait jamais.

Tout en prononçant ses mots, elle avait sorti une seringue de son sac. L'autorisation qu'elle demandait n'était que de pure forme. Trouver un chien dans la ville déserte était une vraie aubaine, et elle n'avait pas l'intention de le laisser filer. De toute façon, Eamon avait l'air d'un homme raisonnable. Il ne s'opposerait sûrement pas à ce que l'animal qu'il venait de trouver dans ces lieux dangereux subisse une piqûre bénine pour s'assurer de sa bonne santé. Elle s'accroupit donc auprès du chien et commença à le caresser doucement pour qu'il s'apaise et qu'elle puisse le piquer sans qu'il panique. Pendant ce temps, Eamon lui demanda :

- Mais dites moi, qu'est ce que vous êtes venue faire dans le coin ? Je pensais vraiment pas trouver quelqu'un. Ne croyez pas que je n'en suis pas content hein ! Au moins, à plusieurs je pense qu'on pourra survivre plus facilement...

Tout en gardant son regard fixé sur le pelage du chien, Faith répondit :

- Moi de même... J'ai été envoyée par la SPA pour m'enquérir de la présence d'animaux abandonnés dans cette ville, et de vérifier qu'ils étaient sains avant qu'une équipe plus importante se charge de les récupérer. Si on ne conclut pas qu'ils se sont à moitié transformés en zombies, bien sûr.

Elle marqua une pause pour enfoncer sa seringue sous la peau de Scotch, qui couina mais resta relativement calme, avant d'ajouter :

- Et vous, que venez-vous faire ici ? Récupérer de vieux papiers, à ce que j'ai compris ?

Elle caressa le pelage de Scotch pour l'apaiser tandis qu'elle lui retirait le peu de sang qui lui serait nécessaire pour détecter la présence de maladies. Eamon continua à entretenir la conversation en lui demandant :

- Vous avez une voiture dans le coin ? Et d'ailleurs vous venez de la Nouvelle Orléans ?

Apparemment, le simple fait de parler à un autre être humain le rassurait, et Faith pouvait en dire autant. Elle était contente d'avoir un compagnon, d'entendre le son d'une voix qui la détournait de la peur latente qu'elle éprouvait devant ces larges avenues dévastées. C'est pourquoi elle n'hésita pas à répondre avec sincérité, sans se méfier d'une telle suite de questions comme elle l'aurait fait dans un contexte différent :

- Oui, je viens de là-bas. J'ai loué une voiture, je l'ai laissée sur une bretelle d'autoroute, à côté d'une autre voiture qui avait l'air d'avoir été abandonnée il y a peu de temps. La vôtre, peut-être ?

Faith aurait bien aimé que la réponse à cette dernière question soit positive. Cela aurait voulu dire que jusqu'au dernier moment de danger, elle aurait pu avoir une autre personne, une personne armée, à ses côtés. Une perspective pour le moins rassurante... Elle commençait à peine à se détendre un peu lorsqu'Eamon changea de ton du tout au tout, en lui montrant quelque chose au bout de la rue :

- Je crois qu'on ne devrait pas rester là.

Elle suivit son regard et aperçut ce qui l'inquiétait : au bout de l'avenue, un groupe de rôdeurs s'approchait d'eux. Cela n'augurait rien de bon. Les seuls groupes qui erraient dans l'ancienne capitale n'étaient plus tout à fait humains... La vétérinaire sentit son coeur rater un battement sous l'effet de la terreur qui l'envahissait. Voilà, le danger était là. Le moment où elle se rendait compte qu'elle avait été folle de retourner à New York, à n'importe quel prix. Heureusement, elle avait fini ce qu'elle avait à faire avec Scotch. D'un coup sec, elle retira la seringue, et se hâta de passer le coton imbibé d'alcool qu'elle avait préparé quelques instants auparavant sur la piqûre. Scotch couina, ce qui la fit grimacer. Il risquait d'attirer l'attention de ceux qui se trouvaient à une centaine de mètres de là. Mais au moins, il n'avait pas carrément aboyé, comme certains des animaux les plus douillets qu'elle voyait défiler à son cabinet... Elle se releva et, rangeant son matériel dans son sac, elle chuchota à Eamon :

- J'ai terminé. Oui, partons, cela vaudra mieux.

En disant cela, elle avait tenté de maîtriser son angoisse, mais elle perdit tout sang-froid en voyant que les rôdeurs avançaient dans leur direction. Leur marche était lente, mais inexorable... Il fallait partir, et vite. Mais Faith se sentait flageollante, et dépourvue de plan. Elle s'en remit à Eamon et lui demanda :

- Vous avez un plan ?

Elle espérait de tout coeur qu'il prendrait les choses en main. Elle était une simple vétérinaire, elle n'était pas faite pour affronter le danger. Bien sûr, face aux derniers évènements, elle avait appris à faire face à un grand nombre de choses, mais un groupe de zombies n'en faisait définitivement pas partie...

© Truth.
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Sam 27 Sep - 12:20

Il se sentit apaisé de voir la jeune femme piquer l'animal pour effectuer quelques tests. Ce n'était que des gestes normaux pour un vétérinaire, mais être vétérinaire impliquait d'être humain. Eamon caressa Scotch tout du long et hocha la tête quand elle lui annonça une mise en quarantaine une fois rentré à la Nouvelle Orléans. Les recherches et les résultats lui seraient communiqués sur place, il irait à la clinique pour les chercher et effectuerait également un bel achat de croquettes, de jouets et d'autres petites choses pour satisfaire ce pauvre toutou.

Durant ce temps, l'homme essaya d'entretenir la conservation. Quelque part il se sentait apaisé d'avoir quelqu'un à qui parler et qui n'allait pas essayer de lui mordre le bras ou de lui manger son chien. Finalement, le contact humain n'était pas une mauvaise chose, bien au contraire. La jeune femme, répondant au nom de Faith, un bien joli prénom d'après Eamon, lui retourna la question quant à sa présence ici. Elle semblait l'avoir écouté, puisqu'elle releva l'information des vieux papiers.

- C'est exact je recherche des vieux documents qui pourraient m'aider à comprendre .. certaines choses sur ma vie mais apparemment je n'ai rien laissé. Enfin, je ne rentrerai pas les mains vides. Et honnêtement, je suis bien plus content de repartir avec Scotch qu'avec de la paperasse.

Le blond glissa un petit sourire. Oh qu'il était content d'avoir trouvé ce chien. Il se sentirait moins seul et c'était bien connu que les chiens étaient des appâts à jolies femmes. Le promener, le sortir et hop des gens fourmillaient autour de vous. Eamon serait sans doute vite exaspéré et les promenades se passeraient sans doute plus loin de la ville. En théorie, car si les zombies se rapprochaient d'avantage de la Nouvelle Orléans, ça risquerait d'être compliqué d'en sortir.
La conservation continuait son train et la vétérinaire s'occupait toujours de l'animal. Eamon s'était accroupi pour lui caresser le pelage et être à bonne hauteur pour discuter.

- Oui ce doit être ma voiture. Dans le sens du départ si jamais les choses tournaient mal.

Il avait la voix plus grave quand il annonça un potentiel besoin de fuir au plus vite. Non pas qu'il eut peur de se confronter aux créatures mortes mais bien vivantes, mais il préférait rentrer en un seul morceau, indemne. Et juste quand il disait ça, un groupe de rôdeurs apparut dans son champ de vision. La jeune femme en fut avertie et elle finit rapidement de s'occuper du jeune chien, qui couina. Sans doute un geste un peu brusque mais il fallait s'en aller et se dépêcher de le faire. Eamon flatta le dos de Scotch en deux trois coups de main et se releva, Fait à ses côtés. Elle chuchota pour approuver le plan de s'en aller mais elle demanda aussi quel plan avait l'homme. Aucun, était-ce une réponse suffisamment angoissante ? A l'évidence oui, et c'était peut-être mieux d'improviser un truc de dernier instant, et totalement loufoque.

- Non, mais si on marchait comme eux ? Une démarche assez tordue et trainante ? On rejoint la maison, on s'enferme au premier étage et on fait pas de bruit jusqu'à ce qu'ils aient traversé la rue. Après .. on avisera.

Décidément ce plan n'était pas le meilleur qu'il ait pu inventer mais au moins il avait répondu quelque chose. Sans trainer d'avantage, Eamon commença à marcher vers sa maison, de la démarche trainante et salissante que les zombies pouvaient avoir. Il allait rejoindre la maison et s'enfermer à l'intérieur, une fois que tous les trois y seraient. Et s'il trainait le pied, il avançait quand même vite. Scotch ne faisait pas de vieux os non plus, et Faith le suivait. Ils allaient y arriver !

Quand ils passèrent le pas de la porte, Eamon ferma précipitamment cette dernière, doucement quand même pour ne pas faire de bruit et ferma le loquet. Sans bruit, il monta à l'étage. Tous les volets et les issues étaient fermés.

- Maintenant, plus qu'à attendre, on est en sécurité ici.

Enfin ça, il l'espérait.

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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Mer 1 Oct - 17:12

A la manière du loup, nous sommes traqués
Eamon & Faith


Eamon ne semblait pas plus rassuré que Faith, mais il eut au moins la vivacité d'esprit nécessaire pour proposer une réaction face à l'arrivée du groupe de zombies, ce dont la vétérinaire aurait été bien incapable en cet instant :

- Non, mais si on marchait comme eux ? Une démarche assez tordue et trainante ? On rejoint la maison, on s'enferme au premier étage et on fait pas de bruit jusqu'à ce qu'ils aient traversé la rue. Après .. on avisera.

Faith hocha la tête, n'ayant pas de meilleure idée. Elle n'ajouta pas un mot, de peur d'attirer l'attention des morts-vivants au bout de la rue. Elle avait entendu dire qu'ils ne communiquaient plus entre eux que par des grognements bestials : le moindre chuchotement de sa part risquait donc de réveiller leur instinct de prédateur. Mieux valait se taire, et appliquer le plan d'Eamon sans le moindre commentaire superflu.

Elle l'imita donc alors qu'il prenait une démarche traînante pour le suivre jusqu'à la porte qu'il avait indiquée. A vrai dire, elle n'était pas convaincue que cela suffirait à abuser les zombies. Comme tous les animaux, ils devaient avoir d'autres moyens que ce simple leurre pour repérer leurs semblables. Elle faisait beaucoup plus confiance à la deuxième partie du plan d'Eamon, s'enfermer à l'intérieur du bâtiment et attendre que le danger s'éloigne. Si elle s'était écoutée, elle aurait directement couru jusqu'à la maison pour sentir au plus vite la sécurité de quatre murs autour d'elle. Mais en même temps, un mouvement si rapide attirerait nécessairement l'attention des morts-vivants...

Son coeur rata un battement lorsqu'Eamon posa sa main sur la poignée de la porte : et si cette dernière refusait de s'ouvrir ? Les zombies n'étaient plus si loin, à présent. S'ils se retrouvaient bloqués, adossés à un mur, leur situation serait dramatique. Mais l'homme semblait savoir ce qu'il faisait : la porte s'ouvrit sans un grincement, et Faith s'empressa de suivre Eamon à l'intérieur.

Elle l'observa attentivement alors qu'il poussait le loquet, voulant s'assurer par elle-même de la solidité de leur protection. Elle espérait que cela serait suffisant, mais dans tous les cas, c'était mieux que de se promener en terrain découvert...

Puis, sans hésitation, Eamon fit quelques pas à l'intérieur et se dirigea droit vers l'escalier qui montait à l'étage, qu'il gravit en essayant de faire le moins de bruit possible. Faith le suivit, tenant Scotch par le coup pour l'entraîner avec eux, et le caressant pour éviter qu'il n'aboie. Heureusement, l'animal semblait plutôt placide, et appréciait apparemment leur présence : il ne lâcha pas le moindre grognement.

Une fois que Faith l'eut rejoint sur le palier, Eamon lui dit :

- Maintenant, plus qu'à attendre, on est en sécurité ici.

Malgré ces paroles apaisantes, Faith n'était pas rassurée. C'est donc dans un murmure, comme si les zombies pouvaient l'entendre à travers l'épaisseur des murs, qu'elle répondit :

- Je l'espère...

Puis elle jeta un regard circulaire à l'endroit où elle se trouvait. Elle ne pouvait cependant pas distinguer grand-chose : l'étage était plongé dans la pénombre. Tous les volets étaient en effet fermés, et l'électricité devait avoir été coupée il y a des lustres. De toute façon, même si, par miracle, les ampoules de la maison avaient encore été connectées à un quelconque réseau, il aurait été imprudent de pousser le moindre interrupteur : autant allumer un phare pour guider les morts-vivants...

Pourtant, malgré l'obscurité, Eamon semblait parfaitement à l'aise en ces lieux. Faith repensa à l'assurance avec laquelle il s'était dirigé vers cette maison en particulier, à sa certitude apparente que la porte allait s'ouvrir quand il la pousserait, à son absence d'hésitation au moment de trouver l'entrée de l'escalier. Elle se souvint que juste avant l'arrivée du groupe de zombies, il lui avait dit qu'il était à la recherche de documents sur son propre passé. Elle en vint à la conclusion qui s'imposait, qu'elle énonça à mi-voix, à moitié pour faire le moins de bruit possible, mais aussi pour ne pas brusquer son compagnon d'infortune :

- Vous habitiez ici avant que la capitale ne sombre dans le chaos, pas vrai ?

© Truth.
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Jeu 30 Oct - 10:29

Avant toute chose je m'excuse de l'énorme retard dont j'ai fait preuve .. :X

Si Eamon montrait un air rassuré, il ne l'était pas vraiment. Il n'avouait jamais sa peur ou ses sentiments face à de parfaits inconnus. Malgré les situations qu'il avait traversé, il s'était toujours lié d'amitié avec les étrangers qui avaient croisé sa route. Bon, pas une grande amitié, parfois même qu'ils en restaient à de simples politesses, mais Eamon avait toujours eu cette facilité déconcertante à mettre les gens en confiance. Lui même ne le comprenait pas à chaque coup. De nombreuses discussions lui avaient ouvert les yeux sur sa personnalité et son engagement auprès du gouvernement. Des révélations lui avaient fait l'effet d'une douche froide et pourtant il était toujours debout, à la recherche de nouvelles sensations. Peut-être aussi que c'était ce qu'il désirait, en venant ici. Des frissons plus que des réponses. Après tout, était-il bête au point d'avoir gardé des choses si compromettantes dans sa vieille bâtisse ? Il avait certainement dû placer tout ça dans une banque, ou dans un autre lieu moins dangereux.

Scotch s'était endormi sur le lit. Il n'avait perdu ses mauvaises habitudes. Eamon ne le connaissait pas mais voilà qu'il allait repartir avec un ami à quatre pattes et une nouvelle amie bipède qui soignerait ce chien à la Nouvelle Orléans. Elle était franchement sympathique. Polie et pas du genre à s'imposer. L'homme l'avait vite jugé, alors qu'il n'avait échangé que quelques phrases. Mais il sentait qu'à eux trois ils seraient plus forts contre ces zombies qui avaient ravagé la ville. Celle qui avait fait de lui l'homme d'aujourd'hui. Le moment n'était pas à la nostalgie mais personne ne parlait. Comme si de simples mots allaient faire venir les créatures à eux. Eamon était resté debout, caché derrière le rideau de fer à observer le flot de ces anciens vivants avancer vers une direction qui lui était inconnu. Mais la foule attirait la foule, et tous marchaient à l'unisson. Finalement, Faith prit la parole.

- C'est exact. Je vivais ici avant ... avant tout ça quoi. Vous aussi ?

C'était peut-être réconfortant de se dire qu'il n'était pas le seul à avoir perdu beaucoup ici. Mais ce serait injuste de le dire de cette façon. Eamon avait perdu une partie de son identité pour mieux s'en créer une nouvelle. Il n'avait pas à se plaindre. On l'avait relogé dans un des plus beaux et des plus chers lofts qui se trouvaient sur le marché. On lui avait fourni un nouvel emploi quand les jeux avaient cessé. On lui avait donné le beurre, l'argent du beurre et les fesses de la crémière parce que oui, il n'avait rien perdu de son charme. Quand il évoquait sa place au gouvernement, quand il évoquait les Jeux et quelques moindres parties de sa vie, les femmes succombaient. Il n'y avait pas que ses muscles pour les faire fantasmer. L'argent leur plaisait, mais aucune n'avait réussi à percer le coeur du beau ténébreux.

Eamon vit quelques zombies s'approcher des portes des maisons avoisinantes. Si seulement la sienne avait pu disparaitre. Il entendit le bruit de grattements à la porte d'entrée. Les zombies essayaient de pénétrer chez lui. Il fit signe à Faith de ne pas faire de bruit et plaça délicatement une chaise contre la porte de la pièce où ils se trouvaient. Scotch regardait, prêt à grogner mais sentait que la tension était élevée et qu'il valait mieux se taire. L'homme s'approcha de la jeune vétérinaire et lui lança un regard. Un regard illisible, on ne savait ce qu'il pensait puisque lui même ne pensait rien.
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Dim 2 Nov - 11:42

HRPG : C'est pas grave ^^
Et sinon j'abandonne mon codage, il fait moche avec le nouveau design je trouve...


Eamon confirma l'intuition de Faith :

- C'est exact. Je vivais ici avant ... avant tout ça quoi. Vous aussi ?

A vrai dire, il ne répondait pas vraiment à la question de la vétérinaire : elle ne parlait pas de New York en général, mais de cette maison en particulier. Elle se doutait bien qu'Eamon avait vécu dans l'ancienne capitale : il l'avait lui-même sous entendu en disant qu'il venait chercher de vieux papiers.
Peut-être n'avait-il pas compris ce qu'elle voulait dire, ou peut-être ne voulait-il pas en parler. Dans ce dernier cas, mieux valait ne pas trop insister... Faith choisit donc de laisser tomber l'affaire et de répondre à la question de son compagnon :

- Oui, j'y ai vécu quelques années. Mais je n'y suis pas très attachée, ce n'était pas une période agréable de ma vie. Je suis texane d'origine et...

Elle se tut brusquement, entendant des grattements qui venaient du rez-de-chaussée. Les zombies tentaient-ils de rentrer dans la maison ?
Eamon ne perdit pas son sang-froid et se saisit d'une chaise pour coincer la porte avec. Une stratégie de défense que l'on voyait souvent dans les films. Faith espérait qu'elle ne découvrirait pas aujourd'hui si elle était ou non efficace...
La probabilité était pourtant élevée : au rez-de-chaussée, les grattements se faisaient de plus en plus forts. On entendit soudain un craquement : la porte d'entrée semblait en train de céder...
Faith échangea un regard avec Eamon. Ils allaient probablement devoir se défendre... L'homme était armé d'un couteau : au tour de Faith de sortir sa dague... Depuis le début des années sombres, elle la gardait tout le temps sur elle. Elle s'en était servie, une fois, contre un loup qui avait attaqué Sanjana. Mais ce qui était efficace contre un animal solitaire ne le serait pas forcément contre une troupe de zombies.
Sans bruit, elle s'approcha donc d'Eamon et lui chuchota à l'oreille :

- Vous croyez qu'il pourrait y avoir des armes ici ?

Un revolver serait plus efficace pour tirer dans le tas, même si d'horribles légendes circulaient sur des zombies qui continuaient à avancer alors même que leur tête avait été arrachée. Pour ce qui leur restait de cerveau, ils pouvaient bien continuer sans...
En tout cas, se cacher dans une maison apparaissait à présent comme un choix discutable : ils étaient coincés à l'étage... Si une vague de zombies s'approchait d'eux, ils n'auraient aucun moyen de prendre la fuite.
Aucun ?
Faith tourna son regard vers les volets fermés. La fenêtre restait une ouverture par laquelle ils pouvaient passer. Elle soumit son plan à Eamon :

- S'ils s'approchent trop, j'irai ouvrir la fenêtre. On pourra toujours sauter, ou essayer de gagner les toits. Mais on devra laisser Scotch.

Elle ne précisa pas ce qui était sous-entendu : qu'il devrait tenir les zombies en respect pendant qu'elle ferait cela. C'était sûrement égoïste de sa part, mais elle préférait cela à mourir. Et puis, c'était elle la demoiselle en détresse, n'est-ce pas ?
La culpabilité ne la tracassa pas plus longtemps : un choc sourd retentit au rez-de-chaussée. La porte avait dû céder... Faith ne put s'empêcher de murmurer l'évidence :

- Je crois qu'ils arrivent...
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Lun 10 Nov - 15:09

Les deux comparses étaient coincés dans cette pièce depuis un petit moment maintenant, mais l’heure tournait et aucun des deux ne savait trop la donner exactement. Eamon était resté assez vague concernant sa vie avant la Nouvelle Orléans, ne se doutant pas que Faith lui demandait s’il habitait dans cette maison. Dans tous les cas, sa réponse englobait la ville et la villa. La jeune femme lui avoua qu’elle vivait elle aussi dans ce New York devenu ruines et décombres mais que cette vie ne lui manquait pas, n’étant pas une période très agréable. Elle allait continuer sur ses origines, et Eamon était patient et attendait de savoir la suite mais elle s’interrompit quand elle le fit coincer la chaise contre la porte. Avait-elle, elle aussi, entendu les grattements contre la porte d’entrée ?

Malheureusement, les grattements ne le restèrent pas bien longtemps. Un bruit sourd venait de se faire entendre. La porte avait-elle cédé ? Eamon regarda Faith d’un œil inquiet. Scotch s’était levé à son tour. L’homme sortit alors le couteau de sa poche et la jeune femme une dague. Le blond fut impressionné, il était loin de se douter qu’une jeune femme comme Faith, qui semblait innocente, pouvait cacher un tel objet. Elle s’approcha ensuite de Eamon pour lui murmurer sa question à l’oreille. Ce dernier la regarda d’un air mystérieux et s’approcha de son visage pour lui chuchoter sa réponse.

- Si vous saviez le nombre de choses qui sont cachées ici. Malheureusement, les armes sont à la cave.

L’homme avait une moue dépitée mais il ouvrit quand même le tiroir de la table de chevet. Avec un peu de chance il avait oublié un revolver dans cette pièce. Des balles. Mais sans l’arme qui allait avec, elles ne serviraient à rien. Eamon cherchait alors dans les tiroirs des commodes et finalement, trouver un pistolet qu’il brandit en signe de victoire. Et alors qu’il commençait à le recharger, Faith lui soumit un plan. Les fenêtres étaient une possibilité mais pas sans Scotch.

- Je le porterai s’il le faut. Ce n’est pas un souci.

Faith avait mieux fait de ne pas expliciter ce qu’elle sous-entendait. Eamon lui aurait tiré une balle entre les deux yeux. Quelle sorte de vétérinaire pouvait penser de telles choses ? Eamon attrapa d’ailleurs une chemise qui trainait dans la commode et il entreprit de faire un harnais pour le chien. Il sacrifia deux chemises avant qu’un nouveau son se fasse entendre plus bas sous leurs pieds. L’homme se dépêcha et accrocha le chien dans son dos. Ce dernier se laissa faire. Il devait se rendre compte de la situation.

- Nous sommes prêts.

Annonça alors Eamon. Il ouvrit les volets en essayant toutefois de rester dans le silence et prépara son pistolet face à lui. Son couteau était dans son étui, prêt à être sorti s’il le fallait. Il était prêt à passer à l’attaque et il comptait bien évidemment sur son chien pour mordre ce qui pouvait arriver par derrière même si, dans cette pièce, la seule entrée restait la porte qui se trouvait face à eux.


HJ : Pas de souci :) J'ai moi même changé la couleur des paroles au vu du design, l'autre ne se voyait plus aha
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MessageSujet: Re: A la manière du loup, nous sommes traqués {PV Faith}   Sam 15 Nov - 19:34

Eamon répondit à la question de Faith sur les armes en lui chuchotant à l'oreille :

- Si vous saviez le nombre de choses qui sont cachées ici. Malheureusement, les armes sont à la cave.

Ainsi donc, il vivait bien ici avant la catastrophe. Le mystère qu'il mit dans sa réponse intrigua la jeune femme, mais elle estima que le moment était mal choisi pour questionner son compagnon : entre discuter du passé et lutter contre des zombies bien présents, elle savait clairement où se situait la priorité. Et Eamon aussi, apparemment, car malgré sa réponse en apparence décevante, il s'éloigna de la vétérinaire et ouvrit plusieurs tiroirs, ce qui produisit à chaque fois un léger bruit qui fit frissonner Faith. Mais le jeu en valait la chandelle : Eamon brandit fièrement un pistolet ainsi que des munitions. Une arme inestimable si on en venait à l'affrontement...
Faith espérait cependant qu'ils n'y seraient pas contraints, et avait proposé une solution alternative : passer par la fenêtre. Eamon y souscrivit en précisant à propos de Scotch :

- Je le porterai s’il le faut. Ce n’est pas un souci.

Il y avait dans sa voix comme un air de reproche à l'idée que Faith ait pu suggérer d'abandonner l'animal. Sans doute y était-il déjà attaché. Mais la vétérinaire avait vu défiler suffisamment d'animaux dans sa carrière, et parfois euthanasié, pour savoir résister à deux grands yeux mouillés lorsqu'il le fallait. Elle préférait sa propre vie à celle de l'animal, et ne se sentait pas capable de l'emmener avec elle. Mais si c'était le cas d'Eamon, tant mieux : il se mit d'ailleurs à fabriquer un harnais à Scotch à partir de draps déchirés. Si cela tenait, ce serait parfait. Lorsqu'il eut fini, il annonça :

- Nous sommes prêts.

Pour ménager leur porte de sortie, il ouvrit alors les volets. La lumière déferla dans la pièce, la rendant moins glauque. Mais il y eut aussi un grincement. Sonore. Et il fut suivi de pas dans les escaliers. Les zombies les avaient entendus. Ils arrivaient.
Pas le temps de tergiverser. Faith regarda dehors : en contrebas, il y avait un petit jardinet, entouré de clôtures qui semblaient faciles à escalader. Elle ne voyait pas non plus de zombies, mais peut-être étaient-ils simplement hors de son champ de vision. Il y avait un risque que certains arrivent pendant qu'elle traverserait la pelouse avant de se mettre à l'abri en hauteur, sur la clôture. Les zombies ne savaient pas grimper, c'était connu. Non ?
Et puis, elle ne savait pas non plus ce qu'il y avait derrière la palissade. Une nouvelle horde ? Peut-être se jetteraient-ils dans la gueule du loup. Ou du zombie, en l'occurence.
Oui, mais ils n'avaient pas le choix. La porte vibrait sous les coups, elle pouvait céder d'une seconde à l'autre. Plus le temps de tergiverser. Faith annonça à Eamon ce qu'elle comptait faire :

- On passe la palissade et on se tire le plus vite possible vers nos voitures. Je pense que c'est trop dangereux de rester dans New York actuellement.

Tant pis pour la mission de la SPA. Elle n'était pas suicidaire, même si elle s'apprêtait à se défenestrer (mais ça, c'était pour éviter à une mort bien pire, alors ça ne comptait pas). La panique l'envahissait et elle se voyait mal continuer à chercher des animaux perdus dans cette situation. Une fois à son véhicule, elle y réfléchirait plus posément. Verrait ce qu'il lui était possible de faire. Mais à cet instant, il n'y avait qu'une voie envisageable, la fuite.
Elle s'approcha donc de la fenêtre, se hissa sur son appui et bascula les jambes de l'autre côté. Puis, priant pour se réceptionner correctement, elle se lâcha en disant :

- Les dames d'abord...
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