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 Party crasher, penny snatcher [PV Neal]

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MessageSujet: Party crasher, penny snatcher [PV Neal]   Sam 13 Sep - 12:26

Mes oreilles encaissent la sonnerie, pas ma tête. Il est sûrement six heures. J’allonge un bras vers mon réveil et diminue le volume en soupirant à chaque mouvement exécuté. L’acouphène qui trotte dans ma tête m’offre un bel aperçu de cette décadence éthylique passée. Je me redresse en laissant mes doigts froisser les draps qui me recouvrent nonchalamment. Mes yeux se trainent alors sur le décor avec pesanteur. Ma table de chevet me dévisage quand j’envisage le saut ultime en bas du lit. Mes jambes s’allongent près du rebord et la nausée m’interpelle. Ma main file sur mon front moite, en disperse les mèches de cheveux prises au piège. Soixante minutes pour masquer les traces de la veille. C’est une habitude que je maîtrise de toute façon. Je me lève après avoir tergiversé avec mes crampes stomacales. Je nie mes vertiges et titube à quelques reprises en évoluant vers ma salle de bain. Les néons me font couiner et sabote une bonne partie du courage rassemblé. Mais faire demi-tour est impossible. Alors mes pieds se mettent en rang et me porte jusqu’à l’évier. Mon reflet m’apprend que je n’ai pas pris la peine de retirer mes vêtements la veille, ni d’ôter mon maquillage. De longues traces noires ornent mes paupières, mon rouge à lèvres chevauche les limites de ma bouche. Je suis affreuse. Mes prunelles se réfugient sur le robinet que j’ouvre. La pression émet un son désobligeant forçant ma mâchoire à se crisper sous le joug de la douleur crânienne tandis que l’eau s’écrase sur la porcelaine. Mes paumes la rassemblent et me tuméfient le visage. Mes hauts le cœur me forcent à envisager la cuvette des toilettes à quelques pas de là. Je m’y accroupis rapidement en rassemblant fébrilement mes cheveux vers l’arrière avant de rendre le peu de contenu torturant mon estomac.  Quand je rejette la tête et recule, la vue brouillée par une brume lacrymale. Je me sens ridicule. Et ça me donne envie de pleurer. Ce qui est encore plus stupide.

Je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur mon sort - après tout, j'en suis la seule responsable. J’agrippe le premier meuble à ma portée pour me redresser et commence à me déshabiller aussi vite. Ma jupe rejoint le carrelage, ainsi que mon bustier et mes sous-vêtements. Je m’immerge dans la cabine et laisse le jet d’eau brûlant me calciner volontiers la peau. J’y reste assez longtemps pour me sentir un peu engourdie avant d’octroyer au savon le loisir de dissoudre les odeurs de cette beuverie. En sortant, je veille à ne pas trébucher sur l’amas de textile au sol et attrape une serviette au passage avant de terminer mes ablutions pour pouvoir rejoindre ensuite mon dressing.  Ma robe grise retombe juste au-dessus du genou et me rend cette apparence professionnelle qui jure désormais atrocement avec mon teint livide et mes cernes vampirisant mes yeux, les dépeçant de toute lueur. Je compte réparer les torts avec un peu de fond de teint. Ce qui me ramène devant cette maudite glace. J’extirpe ma chevelure de sa prison, écartant le tissu qui l’entourait, et la brosse longuement avant de passer par la case sèche-cheveux. Le souffle est agréable, pas le bruit qui l’accompagne. Ma migraine me force à ingurgiter une aspirine avant de reprendre mon brushing. Je rabiboche le reste avec du mascara, de la poudre et un peu de rouge à lèvres. Je ne lésine pas sur l’eye-liner avant de tout ranger pour enfin sortir de là. Je n’attrape rien d’autre que mes clés, mes talons et un veston sobre avant de filer.

Mon retard dérisoire – cinq petites minutes - me rend pourtant nerveuse. Je déteste perdre des points en ponctualité alors que j’en ai toujours fait une fierté personnelle. Le trafic est clément avec moi, par chance et je débarque dans l’immeuble avec seulement deux minutes au compteur. Je salue mon équipe et m’isole très vite dans mon bureau, incapable de masquer l’âpreté de ma voix et mon incapacité à activer mes capacités cognitives. Les dossiers qui ornent ma surface de travail se répartissent en quatre piles. Et la plus urgente doit disparaître avant la fin de cette journée. Je n’ai pas choisi la meilleure période pour abuser de mon temps libre.  Mes stylos m’observent d’un air dubitatif quand j’avance les doigts vers eux. Mes pensées sont en vrac. Pour dire vrai, je pensais que mes souvenirs allaient revenir mais j’ignore complétement ce que j’ai fait après vingt-trois heures hier. L’amnésie m’angoisse et me libère tout aussi sûrement. Mon esprit se ramasse de la débauche antérieure et se focalise sur les tâches du jour. J’en oublie de sustenter mes besoins primaires, pas de boisson, ni de nourriture. Au fur et à mesure que je me perds dans les lignes, les chiffres, je regagne un peu de concentration et dilue ma gueule de bois dans le boulot. Je ne sors pas le nez de ma paperasse, ne regarde pas les heures défiler et ignore les cris de mon corps affamé. Je fonctionne très bien par obsession. Terminer en temps et en heure en est assurément une.

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MessageSujet: Re: Party crasher, penny snatcher [PV Neal]   Dim 21 Sep - 18:13


D’un pas assuré, il arpente les allées de fleurs méticuleusement entretenues, les tapis rouges et le sol dallé. Ses prunelles s’accrochent au mobilier quasi inexistant. A ces tapisseries parées de couleurs flamboyantes qui embrouillent ses sens et lui crament la rétine. Un claquement de mâchoire attire son attention. Il entraperçoit deux yeux bleus, à travers ses paupières entrouvertes. Il reste interdit durant quelques secondes, toisant le propriétaire vêtu d’un tailleur noir haute couture fait sur mesure. Sa coiffure est impeccable. Une montre en or orne son poignet gauche. Sa cravate est parfaitement ajustée et ses chaussures ont été cirées jusqu’au dernier millimètre. Une antre de luxe à l’américaine. Un rire moqueur se répercute contre les parois de la salle. Cet homme est convié à toutes les réceptions mondaines. Il éprouve quand même le besoin de noyer son chagrin dans un verre de Whisky. Une insatisfaction permanente qui oblige Neal à lâcher prise et à laisser les souvenirs remonter dans sa mémoire. Les membres de sa famille ont toujours eu la fâcheuse tendance à se poster devant le mur des lamentations. Méritant la palme des plus gros imbéciles insatiables de la planète. Le fil de ses pensées  est interrompu par des bruits de pas précipités. Il fixe alors les courbes alléchantes de la jeune servante qui trotte rapidement jusqu’à l’entrée. Il s’humidifie les lèvres avec envie, la libido au bord de l’explosion. Il est prêt à la rejoindre lorsqu’un collègue lui assène une virile tape sur l’épaule. Il retombe dans des discussions ennuyeuses. Une recette pour bien dormir. Fort heureusement, en l’absence du grand patron, il est dispensé des usages de politesse totalement hypocrites et ringards. Il part tester ses talents de séduction, ignorant volontairement le propriétaire qui, de sa main libre, adresse un salut général. Il ne prête pas attention aux nouveaux arrivants qui lorgnent sur sa veste de costume enfilée à toute hâte, leurs lèvres s’étirant en un sourire carnassier.

Les idées foireuses s’accumulent. Le passage de l’alcool dans son sang est rapide. Il berce ses conquêtes de paroles doucereuses, alors qu’elles se déhanchent sur la piste de danse avec leur ardeur habituelle. Certaines déclinent ses invitations d’un ton sarcastique. D’autres diffusent une chaleur agréable dans ses entrailles. Il succombe à tous les gateaux apéritifs et à toutes les poches de cocaïne qui passent sous son nez. Les personnes issues de la haute bourgeoisie ne valent pas mieux que les délinquants qu’elles dénoncent. Et pour preuve, elles tombent souvent dans l’excès. Les invités prennent place autour de la table et la partie de poker commence. Mandy joue son rôle de potiche à la perfection. Sa réputation de fille facile a déjà atteint ses oreilles, et il en joue. Ses partenaires de jeu, mal à l’aise, mettent un terme à cet échange  de regards affamés. Trop tard. Des flashs érotiques se bousculent dans la tête de Neal. Il ne serait pas contre l’idée d’en faire son quatre heures. Ils montent à l’étage, après une dernière allusion perverse. Au passage, il adresse un signe de tête reconnaissant au propriétaire qui lui a offert une nuit de débauche gratuite. Des gémissements de plaisir retentissent dans la chambre d’amis. Sa température corporelle atteint son point culminant. Les pupilles grandement dilatées par la drogue, sa silhouette oscille légèrement. Après un dernier effort, Neal sombre dans l’inconscience. Au petit matin, il découvre la tête de Mandy plaquée contre son torse. Une sensation d’étouffement se fait sentir dans ses poumons. Renvoyé à son divorce, ses yeux roulent sous la nausée qu’il sent venir. Il se hisse hors du lit pour attraper son pantalon. La potiche écervelée laisse échapper un soupir frustré qui le fait sortir de ses gonds.

« Qu’est-ce que tu imaginais ? On s’est bien amusés mais les meilleures choses ont une fin ». Elle ne craque pas, sous l’effet de ses paroles venimeuses. Il marque un temps d’arrêt, comme pour choisir ses mots avec soin, le visage plein de haine. La contre-attaque ne se fait pas attendre. Les coups de pieds et les injures fusent. Il aggripe son poignet avec une force légendaire. « Tire-toi, grognasse ». Avant que je perde pied. Elle court à en perdre haleine. Le cœur mordu par la culpabilité, son poing heurte le premier mur qu’il trouve à sa portée. Il se sent sale et hideux. Il enclenche le jet d’eau et vide son esprit. La sonnerie du téléphone l’extirpe de ses songes et de la cabine de douche. Des menaces à prendre au sérieux. L’inquiétude s’affiche sur son visage. A chaque problème une solution. Et la sienne s’appelle Jodie. Il a bien vu l’épaisseur de son porte monnaie. Ses prunelles, brillant d’une lueur victorieuse, se sont souvent aventurées sur ses jupes hautes coutures. Remettant son costume de la veille, il s’engouffre dans sa voiture de sport et se mêle au trafic bourdonnant. Ses coups de klaxon fusent dans l’air, et il arrive enfin à destination. Il longe les couloirs interminables, focalisé sur son objectif. La tête haute, il fait irruption dans le bureau sans prendre la peine de frapper à la porte. Ses lèvres se plissent en une moue joueuse. Il jette un coup d’œil inquisiteur aux dossiers déposés sur le coin du bureau. Ses doigts glissent sur le papier glacé, avant de repousser machinalement les mèches de cheveux qui cachent la vue de sa victime. « Les veines apparentes, la mine défaite. Le tournage de la planète des singes offre une chance à de nombreux figurants. Tu devrais les contacter ». Il la fixe d’un regard empli de curiosité.

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MessageSujet: Re: Party crasher, penny snatcher [PV Neal]   Dim 5 Oct - 13:09

Isolée dans ce petit bureau carré, entourée par des choses inanimées, je reconnais être facilement distraite de la réalité au dehors. Ça me semble terriblement facile d’oublier cette part d’humanité qui me ronge jour après jour, heure après heure. C’est ça que j’apprécie dans ce boulot. Il m’oblige à fonctionner comme je l’ai toujours aimé, en omettant l’esprit. Travail mécanique, assez substantiel pour se donner l’impression d’être utile et d’avoir une raison d’être tous les matins. Une belle illusion qui me permet seulement de ne pas me pencher sur ce que recouvrent tous les tapis décorant ma conscience. C’est une belle allée dans ma boîte crânienne où je piétine facilement toutes les failles sans y penser. Parfois, je me tords la cheville dans une brèche et je fais comme si je n’avais pas mal. Ma migraine se traîne un peu mais elle n’est pas insupportable. Tout juste encombrante. Mon stylo s’use contre le papier, mon poignet me fait presque souffrir quand je termine mon énième phrase. Je débute la suivante quand un bruit m’alerte. La porte s’ouvre. Je dérape, trace une ligne oblique pendant mon sursaut et laisse l’encre souiller la feuille quand mes yeux percutent mon visiteur à l’impolitesse marquée. L’effroi me fait écarquiller les yeux et j’en reste interdite de longues secondes. Je prie pour l’hallucination en sachant pertinemment que je ne rêve pas. Mon cœur s’arrête et repart tandis qu’il approche avec toute sa nonchalance caractéristique. Ma gorge continue à refuser l’entrée d’air et mes cordes vocales ne peuvent toujours pas faire leur boulot. Je panique silencieusement tandis qu’il allonge ses doigts au bureau et puis à mon visage. Geste doux, phrase écorchant. Neal Draper a vraiment osé venir sur mon lieu de travail. Et il m’attaque sur la seule chose que je possède. Mon physique. La rage côtoie enfin la peur et je repousse violemment les doigts perchés sur mon front d’un revers de main. Tout ce que je parviens à articuler c’est « Draper ! » Dérapant dans les aigües, alertant docilement les environs sur l’arrivée de mon visiteur inconnu. Je le regrette déjà amèrement.

Je me relève, fais le tour du bureau pour passer ma tête par la porte encore ouverte. Mes yeux balaient le couloir. Il n’y a pas grand monde, heureusement. Je referme derrière moi avant de me poster face à l’intrus. J’ai envie de l’étrangler, littéralement. J’ai honte à l’idée que quelqu’un l’ait vu se faufiler ici sans même s’annoncer. Ils vont se douter que ça n’a rien de professionnel. Ça me rend malade qu’il me compromette par sa seule présence. Si il y a une limite à nos petits jeux, il vient de la franchir. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? En dehors de cette charmante considération pour ma carrière cinématographique ? » Je croise les bras et le fixe avec plus de férocité encore. « Ça ne te suffit pas de me harceler sur le pas de ma porte ? Tu t’ennuies tant que ça ? Et dire que je croyais que les shadowhunters avaient du boulot. Mais où avais-je la tête ? » Un ricanement s’extirpe de mon larynx avec aisance. Ce genre d’attitude le pousse à la satisfaction. Je le sais mais je ne peux pas refouler ma hargne en cet instant. Je suis déstabilisée, vexée même qu’il ait poussé le vice jusque-là. Je ne sais pas ce que je pensais au juste sur lui. Mais son égoïsme me sidère.

Et ma nausée qui revient par vague dès que je m’emporte. Je soupire, recule de quelques pas, jusqu’à m’asseoir à moitié sur la surface où s’empile ma montage de dossiers. « Je refuse que tu te présentes ici. Ce n’est pas un jeu. Je travaille ici. » Lui faire la morale ne résoudra rien non plus. Je crois que j’ai perdu totalement mon masque d’indifférence habituel. Un soupire s’échappe entre mes lèvres, ma paume grimpe à la naissance de mes cheveux. « Ça ne m’amuse pas. Ce n’est pas en faisant pression ici que ton manège va fonctionner. D’ailleurs, je peux appeler la sécurité. » A ces mots, j’attrape le combiné du téléphone juste derrière moi et garde mon index en suspens au-dessus des chiffres. Je ne sais pas vraiment si je crois moi-même à ma menace. Il risque de s’en moquer ouvertement. Cet homme n’a sûrement peur de rien. Mais je n’ai pas non plus peur de lui. Je le mets au défi du regard. Dire que je suis presque déçue quand je ne le croise pas en rentrant, dire que je ne me lasse pas de sa façon discourtoise d’apparaître. J’aurais préféré qu’il s’en tienne aux lieux publics ou à mon appart’. Pas ici. Le seul endroit où mes problèmes me semblent rester au pied du bâtiment. Il brise ma parfaite petite image d’employée modèle, de chef qui n’a rien à se reprocher. Personne ne devrait avoir ce droit. Cet homme est une vraie malédiction et une plaie dont je ne parviens à me défaire. Le pire étant que le jour où il se lassera, je vais le regretter. Je suis tordue. Et il doit sûrement le savoir. C’est ça le souci, il est cruellement perspicace. Il savait qu’en venant ici, il allait me mettre hors de moi. Je hais son contrôle sur la situation. Parce qu’il m’ôte totalement le mien.

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MessageSujet: Re: Party crasher, penny snatcher [PV Neal]   Mar 28 Oct - 18:41

Elle essaye de se soustraire de son emprise sans grande conviction. Ses mains frêles le repoussent toujours avec la même énergie. Un air de défi s’imprime sur les traits de Neal, creusés par la fatigue. Son regard retrace chacune de ses courbes avec convoitise. Sa gorge s’assèche au moment où des flashs affluent dans son esprit. Arrête de fantasmer, mec. Tu aurais l’air d’un gros naze, si un filet de bave s’échappait de tes lèvres. Quoi que…pour tout dire, je m’en tape. Il ne cherche même pas à dissimuler le fond de ses pensées. Son sourire s’aggrandit considérablement lorsque ses sales pattes entourent rapidement la taille de Jodie, se resserrent sur le tissu de sa robe. Il pourrait lui proposer des services sexuels en échange d’une liasse de billets. Le plus grand de tous les sacrifices. Quelques ricanements ironiques se font entendre. Neal amorce un mouvement de recul et lui permet enfin d’échapper à son examen critique, l’expression figée dans la nonchalence et l’indifférence. Il ajoute un clin d’œil très appuyé, sachant pertinemment que tôt ou tard, ses suppositions deviendront des vérités. Sous ses airs de sainte ni touche, Jodie est une dévergondée. Captivée par son charisme naturel et sa beauté irrésistible. Parce que la prétention transpire par tous les pores de sa peau. Il décèle une lueur de désir dans ses yeux chocolatés. A l’heure actuelle, son corps en alerte lui crie de céder à ses envies. Elle s’y refuse. Il se délecte de sa retenue et de ses silencieuses supplications. Une voix aigue l’arrache à sa contemplation. Neal lâche un hoquet de surprise.

Son cœur tambourine dans sa cage thoracique. Cette rencontre fait remonter de douloureux souvenirs à la surface. Il a un don particulier pour ce qui est de s’attirer des ennuis. Il aime sentir l’adrénaline couler dans ses veines. La peur crisper ses muscles. Ses excès finiront par causer sa perte. Charisma en est convaincue. A vrai dire, il a conscience de l’absurdité de ses agissements. Il ne peut pas s’empêcher de continuer ses gamineries, pourtant. Il met le calme et la patience de Jodie à rude épreuve. Une fois le pas de porte passé, il joue à l’inquisiteur des lieux. Ses yeux scrutent minutieusement le coin le plus sombre du couloir, tandis qu’il siffle son air préféré pour la faire sortir de ses gonds. « Dommage. Tes collègues ne se joindront pas à nous pour les festivités. C’est désert ». Les odeurs répugnantes qui se faufilent dans ses narines l’obligent à regagner le bureau illico presto. Celle du papier jauni et usé. Elle lui rappelle la lointaine puanteur de l’entreprise familiale. Les fenêtres verrouillées et les lumières artificielles rendent la claustration encore plus pénible. L’atmosphère est électrique. Lentement, l’asphyxie lui fera perdre connaissance. Elle aura au moins le bienfait de le plonger dans l’oubli. La colère froide de Jodie le fait partir dans un fou rire incontrôlé et le ramène à ses obligations. Ne t’abandonne pas au désespoir. Tu as besoin de cet argent. « J’ai vu de la lumière et je suis entré. Sérieusement, j’étais en train de bosser sur un nouveau morceau lorsque l’inspiration s’est fait la malle. Je suis venu invoquer ma Muse…et peut-être aussi son portefeuille. L’argent me stimule, tu le sais déjà ». Il courbe l’échine devant elle. Il essaye maintes flatteries pour jouir de ses faveurs. La franchise lui appartient. Presque. Il mérite un tonnère de sifflements et d’applaudissements.  

« Allez, sois un peu compatissante et solidaire. Si tu me faisais un chèque, je suis certain que les idées fuseraient. Tu ne vas pas amener mon fric dans ta tombe ! ». Il insiste bien sur le dernier mot. C’est l’heure des menaces vaines et impérieuses. Jodie fait quelques pas en arrière. Elle comble son orgueil. Son estomac est-il noué par la peur ? Ses sens sont-ils aux aguets, face à la puissance phénoménale de son attaque verbale ? Ce scénario est fort plaisant. Son masque de bonheur refait surface. Les réprimandes de Jodie lui passent au dessus de la tête. D’humeur taquine, il ouvre les deux premiers boutons de sa chemise. « Tu es tendue. Une bonne partie de jambes en l’air te dériderait le visage. C’est un lieu professionnel, tu as parfaitement raison. J’agirai donc avec professionnalisme ». Et voilà qu’il se comporte comme un pauvre bourrin sans délicatesse. Embourbé dans une situation qui le dépasse totalement. S’enflisant dans les mensonges et les fabulations. Il n’ira pas plus loin. Il en est incapable. Il a été élevé dans le respect des valeurs de son époque –certaines d’entre elles, du moins-. Jodie inspire la sympathie et l’admiration. Pour couper court à cette ambiance embarrassante, il débranche la ligne téléphonique. « Fais donc. Je vais probablement me retrouver à la rue dans quelques jours. Je ne serais pas malheureux, dans une prison haut de gamme et tout confort ». Ses paroles sont en contradiction avec ses gestes. Il ne mérite pas son titre d’empereur du mal.

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MessageSujet: Re: Party crasher, penny snatcher [PV Neal]   Mer 12 Nov - 0:55

L’austérité du lieu recrache sans mal  la carrure de cet homme, tout le décor l’éjecte à mon sens. Il n’a pas sa place ici. Il jure avec les tons, les formes. Il est un élément perturbateur dans un endroit que je juge sain. Ses allures de voyou tracent de majestueuses courbes dans l’air. Le prince des délinquants. Ou un Roi égaré dans les problèmes. Je connais la plupart de ses antécédents. Je le connais sur le papier et un peu plus dans la réalité qu’il crée. Il possède ses masques comme je garde sournoisement les miens. Notre façon de les tenir en place, contre et dans la chair, en dévoile beaucoup sur nos deux personnalités. Mon talent n’est pas étriqué en la matière. Je ne peux pas percer le mystère de cet entêté endetté. Je ne pense pas non plus le vouloir vraiment. L’amusement tiraille l’agacement depuis le premier accrochage. Aujourd’hui pourtant, je n’ai pas envie d’être divertie par un mauvais dramaturge. Il presse contre mes tympans de nouvelles couleuvres et contre ma poitrine, des émotions contradictoires. J’essuie ma stupeur, rehausse un peu de ma fierté en redressant mon dos, bombant le torse.  « Tu m’en vois sincèrement désolée. J’ignorais que la profession recrutait des artistes dans ton genre pour traquer nos malfaiteurs. Peut-être que plusieurs d’entre eux sont entrain de sévir dans les rues pendant que tu es ici, à extorquer du fric à une honnête citoyenne. Je ne suis pas certaine que tu sois un bon investissement, Draper. Je devrais peut-être en référer aux patrons. » Si il veut jouer sur ce terrain, il ne sera pas déçu.  Ma frustration et mon effroi s’allient dans l’ombre lentement, sûrement pour former une sourde colère qui s’étend d’une tempe à l’autre, cohabite avec ma migraine et transcende mes états d’âme craintifs. Cet énergumène réveille chez moi toujours plus d’animosité dont je ne soupçonne même pas la présence. A croire qu’il représente toute l’injustice que je combats depuis que ma mère a fermé ses yeux une dernière fois sur le Monde.

Je ne sais pas ce que je vois exactement quand je rouvre les miens sur ma désastreuse situation. Un harceleur venu tout droit de l’enfer pour me piéger au centre de mon Univers. Quelqu’un de néfaste. Quelqu’un que je devrais dénoncer, que je devrais fuir ou envoyer valser. Mais je le retiens à ma façon. Parce que je n’ai pas le choix au fond. Mes options, mes décisions ont toujours été placées dans les mains des autres ou des circonstances. Poupée de chiffon, esprit anesthésié, je ne me lie qu’à ce qui me tue et je me donne ensuite l’illusion de me réanimer moi-même. D’être assez forte pour ça. Je vis autour et dans la méprise constante. Duper tout le monde, à commencer par ma propre personne. Mais lui, il ne gobe pas mes manèges. Il me met face à ma laideur, il colle ma joue à la glace, il me force à manger mon reflet et à heurter la réalité. Ça me plait, ça. Mais ça ne justifie pas sa présence dans ces locaux et encore moins les menaces à la suite. C’est toujours le même simulacre. Il ne me fait pas peur. Change de disque, Draper. « Je ne m’en fais pas pour ton soi-disant fric. Tu seras bien capable d’ouvrir ma tombe à mains nues pour extirper le cercueil et récupérer les bijoux de valeur sur mon cadavre. » Nous passons du meurtre au sexe sans transition. Il est désespéré et désespérant. Je reste figée sur ma position, les yeux allant jusqu’aux cieux pour retomber abruptement sur terre et sur les deux boutons qu’il fait déjà sauter. Je mords machinalement ma lèvre inférieure pour contenir l’amusement. Il ne sait plus ce qu’il fait. « Tu n’as rien pour m’impressionner. » Je mens. Il n’est pas obligé de le savoir.

Il arrache le fil du téléphone et je soupire en reposant le combiné avant de nouer mes doigts sur ma robe.  Mes talons agrippent le sol quand je me relève pour le rejoindre. Mon index glisse sur sa mâchoire, la souligne calmement. Je n’ai pas conscience de mes propres actes. Il m’a mise en rogne. Et je veux avoir le dessus. C’est tout ce qui compte. Il est sur mon territoire après tout. « Pauvre chaton abandonné, livré à lui-même. Tu vas miauler sous la pluie dans une boîte en carton? Je dois sans doute être tout à fait attristée de te savoir à ce point désespéré ? Tu veux de la solidarité, une petite litière dans un coin de mon appartement aussi ? »  Je recule lentement. « Il parait que tu es un vrai professionnel, offre donc tes services aux femmes errantes pour refaire ta fortune. La solitude paie bien de nos jours. » Je ne m’écoute pas parler. A croire que j’oublie d’où je viens et où je me trouve. Ma tête observe un mouvement gauche-droite assez éloquent. « Je ne peux rien pour toi. Et j’ai du travail. Ne m’oblige pas à crier pour qu’on te sorte d’ici par la petite porte. » Je fais le tour du bureau pour allier le geste à la parole en classant mes feuilles ensemble, l’ignorant dans la foulée et me concentrant uniquement sur ma tâche. L’indifférence aura peut-être raison de lui. Au fond, non, je n’y crois pas. J’attends simplement la suite de son assaut. Je l’attends avec impatience. Je suis aussi stupide que ça.

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You won't see me fall apart
I know that I can survive. I'll walk through fire to save my life. And I want it, I want my life so bad. I'm doing everything I can. Then another one bites the dust. I'm still fighting for peace. I've got thick skin and an elastic heart but your blade, it might be too sharp. I'm like a rubber band until you pull too hard. I may snap and I move fast.
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Party crasher, penny snatcher [PV Neal]

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