AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 14 Sep - 10:50


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.


C’est avec une certaine décontenance que Cordelia se contemplait avancer pied après l’autre vers les appartements de Connor, le pas valsant entre cette nonchalance si singulière à la sorcière et une hésitation qu’elle ne connaissait pas, mais qui l’étouffait fastueusement à cet instant. Celle qui eût bien souvent été impulsive dans tout ce qu’elle entreprenait se retrouvait à présent à remettre en question ses actions, gestes et réflexions avec précarité. Pouvait-on lui en vouloir? Dieu sait que tout ce qui regardait cet enfoiré de Texan misogyne ne relevait que de mauvaises idées. Et il allait de soi que la sorcière se trouvait pathétique et puérile d’être si manifestement en connaissance de cause, mais de continuer à presser le pas dans le tas. Était-elle donc tombée aussi bas? L’idée même qu’elle n’était à présent pas bien différente de toutes ces pauvres imbéciles heureuses qui ne voyaient pas plus loin que leur petite culotte mouillée à la vue du bel enfoiré typique sur lequel elles fantasment toutes lui donnait envie de dégueuler, de dégurgiter ses entrailles, ou tout simplement de s’enfoncer une fourchette dans l’œil droit. Et pourtant, elle n’arrêtait pas, elle hésitait, certes, mais un talon haut devant l’autre, elle menait le pas vers la baraque du Texan. Elle ne savait pas réellement à quoi s’attendre là-bas, et peut-être était-ce qui lui plaisait, mais il y avait cette étrange connivence avec Connor que Cordelia ne pouvait mésestimer et qui, bêtement, la laissait avide, inassouvie et affamée pour plus, vorace qu’elle était. Si ultimement, elle ne recherchait en Connor réellement qu’un plaisir épicurien, elle se surprenait à apprécier parfois plus que ses talents d’amant accompli. Elle avait beau se rappeler à quel point il était bête, à quel point ses remarques machistes étaient de mauvais goût, à quel point il pouvait être pathétique, la vipère ne pouvait s’empêcher de retrouver en lui le même opportunisme et égoïsme qui aiguillait ses pas à elle comme il manœuvrait les siens. La conclusion à laquelle Cordelia était parvenue à atteindre, c’est qu’elle estimait cette analogie – et par ailleurs, cette complémentarité sur d’autres points divergents – parce que ça leur permettait de se comprendre, mais aussi de se priver de jugements – ce dont ils ne manquaient pas respectivement.

Une voix résonna dans sa tête, tinta de façon enchevêtrée alors que celle-ci semblait lui dire que c’était là qu’il fallait débarquer, que le trajet prenait fin ici et qu’il n’y avait pas d’autres destinations. Parvenue à mettre les deux pieds devant sa porte, l’idée de partir à présent sans même s’être fait sautée lui paraissait encore plus stupide que l’idée même d’être venue jusque là en premier lieu. Dieu sait qu’elle n’avait pas fait tout ce chemin pour observer le bois du seuil du domicile du Texan. Ne cognant pas – parce que pourquoi devrait-elle? – elle attrapa la poignée et poussa la porte, notant forcement que Connor n’avait soit pas barré derrière lui en quittant, ou bien qu’il n’avait pas jugé nécessaire de le faire parce qu’il était présent. Quelques pas suffirent pour constater qu’il n’était définitivement pas là, mais les nombreuses lumières allumées, à l’instar de la télévision, lui indiquait qu’il ne devait pas être parti pour bien longtemps. Tant mieux, il était peut-être pas nul au lit, ça ne changeait rien au fait que elle, elle était loin d’être patiente – et il lui avait fait remarqué à maintes reprises. Elle lui pardonnait son manque de ponctualité de par le fait qu’il n’avait aucune idée qu’elle eut compté se pointer chez lui. Ah, éternelle imprévisible, elle n’était jamais là quand on s’attendait qu’elle le soit, et toujours quand on ne s’y attendait pas, ou pire encore, quand on ne voulait pas lui voir le bout de nez. Qui aurait cru que cette réalité se manifesterait plus tôt que prévu? Certainement pas Cordelia qui fit tomber sa veste en cuire au sol, dévoilant ainsi cette camisole féminine noire, à l’image de son slim, alors qu’elle prit direction de la cuisine.

Mettant la main à la deuxième chose qu’elle préférait chez Connor, c'est-à-dire son frigo, elle ouvrit la porte de ce dernier pour constater…pas grand-chose, à vrai dire. Pas forcément vide, elle aurait tout de même pu à se demander si le frigo était à moitié plein ou à moitié vide si elle eût de tant de temps à perdre. En revanche, la démone jugea avoir le temps suffisant pour grognasser comme Connor lui avait si bien appris à faire. « Et je suis supposée manger mes ongles ou … » ronchonna-t-elle donc, l’idée même de se faire à manger plutôt que de se faire servir son plat sur un plateau ne lui passant bien entendu pas par la tête à ce moment. Très tôt, la brunette commença à sortir du frigo tous les items qui ne l’intéressaient pas, les jetant donc au dessus de son épaule sans se soucier d’où pouvaient-ils bien atterrir et ce dont elle pouvait abimer par la même occasion. S’était-elle déjà soucier de choses si futiles, de toute manière? Sa main atterrissant sur ce qui lui semblait être un restant d’un diner que le mécanicien s’était concocté précédemment dans la semaine, la sorcière fut dégoutée par l’odeur nauséabonde de la chose qui devait être là depuis des jours. Le plat suivit le même tragique destin que le reste, alors qu’elle entreprenait de poursuivre sa fouille à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent.

Pourtant, son malheur ne s’éternisa pas bien longtemps. Entendant la porte de l’appartement s’ouvrir pour se refermer à nouveau, Cordelia ne prit pas la peine de faire de même avec celle du frigo, mais ne manqua pas de s’empresser pour rejoindre le Texan. « Ugh, enfin. » s’exclama-t-elle, blasée et exaspérée. Cela devait faire deux minutes qu’elle était là, top chrono. Mais c’était deux minutes de trop à son goût. Pourtant, elle ne s’aventura pas à parler du manque sévère de nourriture – comestible, soulignons-le – lorsqu’elle cru voir dans les mains du blondinet ce qui semblaient être deux boites de Pizza et un sac qui aurait très bien pu contenir une caisse de bières. S’accotant sur un mur, plaçant sa main droite sur sa poitrine et prenant les airs d’une fille désorientée, la démone se lança dans une énième joute verbale. « Qui l’aurait cru? Même Connor BlackPearl connaitrait son chemin jusqu’au cœur d’une demoiselle. » La nourriture était certainement celui qu’il fallait emprunter pour pouvoir observer la pierre qui lui observait de cœur. Roulant les yeux, abandonnant ces airs stupides, elle fit quelques pas, troquant les précédents airs pour des apparences dédaigneuses et méprisantes qu’uniquement elle maitrisait aussi bien. « C’était pas trop tôt, hein. » Mais comme elle avait remplacé en à peine quelques secondes des airs de bonne femme pour des expressions de mépris, elle échangeait à présent ces derniers pour des airs enjôleurs. Passant ses bras autour de son cou sans qu’il n’ait vraiment son mot à dire – l’avait-il déjà eu? – elle approcha ses lèvres de celles du blondinet avant de constater qu’il semblait dérangé. Plissant les yeux, elle pencha légèrement la tête de façon nonchalante. « Ouch. » commença-t-elle d’abord. « Tu me paraissais bien plus heureux de me voir les dernière fois. J’en serais presque vexée, BlackPearl. » Oh, mais elle était loin de se douter qu’elle aurait de quoi l’être très prochainement.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Jeu 18 Sep - 10:08

Une réconciliation, voilà de quoi il s’agissait. Recoller les morceaux étant une expression un peu trop significative pour deux handicapés des relations comme Connor et Roxanne. Des mots ils s’en étaient dit beaucoup s’ouvrant plus ou moins notamment lors de leur dernière vraie discussion plutôt calme. Avant cela ils s’étaient bien assez fait souffrir, désintégré à l’acide de leurs discours respectifs. Finalement ils avaient trouvé un semblant de terrain d’entente ou à minima une volonté que les choses changent. Commençant plutôt doucement le Texan avait proposé une soirée on ne peut plus simple à savoir pizzas, bière pour lui et jus de fruit pour la membre du Conseil. Il avait bien retenu qu’elle ne touchait pas à une seule goutte d’alcool… Contrastant fortement avec lui qui avait eu un gros penchant pour la boisson dans ses moments les plus sombres. Enfin il y avait eu l’alcool entre autres choses, car ses véritables addictions étaient plutôt la drogue. Combien de temps qu’il ne s’était pas poudré le nez ? Assez de temps pour en être fier et se dire que le plus dur était fait.
Nerveux parce qu’il redoutait que la trêve ne fût mise à mal à peine entamé, Connor était pourtant décider à faire des efforts. Tant sur le comportement que sur l’écoute ou son discours. Roxanne verrait-elle cela ? Accepterait-elle de laisser une chance au garagiste de lui prouver que oui il avait changé ? Car le plus dur était là. Qu’elle s’ouvre un peu à l’idée qu’il n’était plus tout à fait le même sans le condamné sans aucune forme de procès. Il l’avait bien cherché à ce comporter comme un con, à se laisser manipuler trop défoncer pour remarquer quoi que se soit avant d’aller trop loin. Les erreurs il en trainait un paquet derrière lui mais supportait mal que se soient elles qui le définisse. Avant d’être ce connard de traitre qu’elle exécrait, il avait été mieux que ça, non ? Pas parfait ça non, il était l’opposé de la perfection et pourtant la Résistante y avait trouvé à l’époque assez d’éléments dans sa personnalité pour qu’elle fut attirée par lui. Cela en dépit de leurs habitudes – déjà à l’époque – de s’envoyer des piques à la moindre occasion. La différence étant qu’à ce moment ils étaient malgré tout complices, alors que ces derniers temps ils avaient surtout été ennemis.

Sachant que la jeune femme était bien capable de le tester en jugeant de sa ponctualité, le garagiste laissait en plan son appartement pour aller chercher leur dîner de ce soir ainsi que de quoi renflouer son stock de boisson. L’épicerie étant à deux pas et les pizzas pas bien plus loin, Connor ne prenait même pas la peine de verrouiller la porte de son domicile. Dans une quinzaine de minutes au plus il serait de retour. Certes c’était suffisant pour avoir une mauvaise surprise à son retour, mais qui dans le coin tenterait de le cambrioler ? Après tout il avait sa petite réputation et personne ne lui cherchait trop de querelle. En bon terme avec le voisinage et ne craignant pas non plus les frasques de quelques jeunes du quartier, non le mécanicien ne se faisait pas vraiment de soucis. A tort. Mais ça il n’en savait rien au moment de quitter son domicile. L’envie d’une soirée réussie avait pris le pas sur sa méfiance habituelle, sa bonne humeur ne lui donnait pas de raison de se laisser aller à la parano. Il saurait bien assez tôt qu’il aurait dû.
Un pas. C’est tout ce qu’il eu le temps de faire lorsqu’il fut de retour à son appartement, quand il cru d’abord à une hallucination. Non ses yeux ne lui jouaient aucun tour, son karma lui en revanche devait bien se foutre de sa gueule. Ça n’était pas Roxanne qui était arrivée en avance et trouvant la porte ouverte s’était permises d’entrée. Si cela avait été le cas il n’y aurait pas eu de problème, or là il y en avait un de taille… 1m70 sans doute plus avec les talons hauts. Un problème sexy, sulfureux qu’il aurait été ravi d’avoir si les circonstances n’étaient pas ce qu’elles étaient ce soir là. La bouche du Texan s’ouvrit pour se refermer sans qu’un propos n’en sorte. Cordelia Hopkins ainsi se nommait son problème.
Théâtrale comme à l’accoutumé elle félicitait le fait qu’il fut en possession de quoi se nourrir. Il fit une moue contrariée comme seule réponse alors qu’elle approchait et que le cerveau de l’ex-junkie se mettait en route pour trouver une solution rapide afin de la foutre dehors. Lui donner une des deux pizzas en échange de son départ ? L’idée était bonne mais ça l’emmerdait de donner son butin comme ça… Quoi que les conséquences si la sorcière était encore là à l’arrivée de Roxanne seraient sans doute bien pire qu’un diner trop peu copieux à son goût. « Mauvais timing. » marmonnait-il pour lui même avant que la belle brune ne réduise encore l’espace entre eux et noue ses bras autour de son cou. Un geste qu’à l’habituellement il appréciait mais dans le cas présent le dérangeait. Perspicace Cordelia s’en rendit rapidement compte feignant d’être touchée par ce constat.

« Presque seulement. » répliquait-il avec un haussement d’épaule, plantant son regard dans le sien « Ce soir je suis pas d’humeur à apprécier les surprises. » surtout pas celle de la trouver là alors qu’il en attendait une autre avec laquelle la situation était autrement plus compliquée. Tenace comme elle l’était la sorcière n’allait sans doute pas quitter son appartement à sa simple demande, le temps lui manquait pour trouver une solution et la faire partir, pourtant il devait la trouver et vite. Son regard accrochait alors la cuisine, surtout le frigo ouvert et le bordel qui régnait dans cette dernière « Putain mais t’as vraiment aucune gêne ! » grondait-il les sourcils froncés en s’écartant de la brune pour aller constater les dégâts de plus près. Posant les pizza sur le plan de travail il profitait que le frigidaire soit ouvert pour y mettre les bière qu’il venait d’acheter « Tu pourrais fouiller proprement. Tu sais l’autre fois on parlait de ruelle et de ta prétendue classe, enfin bref. Tu veux pas mieux que le premier clodo venu sur ce coup là ! » quelle sale peste...
Rangeant rapidement en remettant tout en vrac dans le frigo, il lâchait un profond soupir « Habituellement t’es plus douée pour te rendre désirable. ». Bon c’était du vite fait, la cuisine n’était pas si propre qu’elle aurait dû l’être mais tant pis il n’avait pas le temps de faire mieux. D’un bref regard sur sa montrer il comprit que bientôt il allait vraiment être dans la merde, aussi posant ses mains sur les épaules de Cordelia il la conduisait vers la sortie « Je suis pas fan des doryphores… Et j’aurais préféré que tu m’accueille nue qu’en mode ogre affamé. » Sortant un billet de sa poche il le lui mit dans la main « Va t’acheter une pizza. Je te l’offre ça me fait plaisir. ». Ouvrant la porte de son appartement avec la ferme intention de la foutre dehors. Des pas résonnaient déjà dans l’escalier et il savait très bien qui était cette personne qui montait jusqu’à son étage. Tirant la sorcière en arrière il refermait la porte de son appartement. Malheureusement il ne l’avait pas claqué assez fort et celle-ci restait légèrement entrebâillée. Regardant à nouveau la succube avec un air blasé il lâchait « Tu fais chier ! »  avant de la pousser dans la cuisine de sortir une assiette, une bière et de lui installé un couvert sur la table. Piquant deux parts de sa pizza il le jetait dans l’assiette avant de lui indiquer de s’asseoir « Tu manges… Et après tu te casses discretos. » il levait les yeux « Et gardes la monnaie. ». Quittant la pièce en embarquant les boites de pizza, il fit volte face et refermait la porte de la cuisine. Son regard se posait alors sur Roxanne, qui avait poussé la porte et se tenait juste à l’entrée « Hey ! Salut… Toujours à l’heure, hein ? » oui… toujours.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Ven 19 Sep - 22:20

Elle n'avait jamais connu ce sentiment-là. Cette espèce de lourdeur qui vous pèse dans l'estomac, et qui agrippe toutes vos tripes. Elle avait le stress de ces petites prétendantes effarouchées qui venaient frapper à la porte de celui qu'elles espéraient être leur prince charmant. Ces premiers rendez-vous, ces dîners déterminants. Cette soirée où tout doit être parfait, de la coiffure pas trop guindée mais pas trop négligée non plus, du maquillage subtil, frais et naturel, de la robe qui collerait à l'occasion et saurait faire passer le message désiré, et chaque geste, chaque réaction minutieusement calculée... Roxanne était un peu comme ça, à la différence qu'elle se présentait avec ses cheveux en bataille, et son ample pull les manches inégalement retroussées et ses vieilles bottines, fatiguée d'avoir dû paraître élégante à longueur de journée, pendant toute la semaine déjà. Mais elle se sentait exactement comme une de ces filles-là, la boule au ventre, la peur de tout foutre en l'air. Car elle se connaissait, elle avait volontiers accepté de se remettre sur leurs vieux rails, en crevant certes d'envie, mais sans en oublier le fait qu'elle n'avait pas changé, qu'elle était toujours la même et qu'elle le détestait toujours autant pour l'avoir prise pour une petite conne.
Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de son étage, de sa porte d'appartement, elle sentait comme chacun de ses membres se remplissaient d'impatience et d'angoisse. C'était la première trêve, depuis de longs mois, peut-être même une année maintenant. C'était la première fois qu'ils s'accordaient mutuellement cette chance-là, et elle avait l'affreuse impression qu'elle n'en allait pas être capable.

Finalement, elle arriva devant sa porte, qui était légèrement ouverte. Sans vraiment réfléchir – alors qu'en temps normal elle aurait pris des précautions et serait rentrée, en s'attendant au pire ; elle pénétra dans la pièce, pour retrouver Connor qui se tournait tout juste vers elle. « Il faut bien quelqu'un pour compenser ta fâcheuse tendance à être constamment en retard, hein. » Lança-t-elle, quelque peu sèche, reflétant surtout son sentiment de gêne et d'intimidation. Ses yeux parcoururent la pièce, lentement, en se remémorant ses derniers passages malheureux. Les choses n'avaient pas énormément changé, sans grande surprise. Elle n'avait pas d'heureux souvenirs dans cet appartement-là, ni dans le sien, contrairement à New York où était imprégné de leur passage. Elle refusait de le montrer ni même de l'admettre, mais elle se trouvait quelque peu nostalgique et romantique à ses heures perdues. Se remémorant leur première rencontre désastreuse qui la faisait rire avant, le nombre de fois où elle s'était jurée de ne plus jamais avoir à faire à sa petite gueule pleine de suffisance, et toutes les fois où elle se retrouvait échouée dans ses bras dans son canapé, toutes les insultes qu'ils se balançaient comme des formules de politesse, et toutes la tendresse dont il faisait quelque fois preuve, toujours surprenante et agréable, qui l'enveloppait dans la sensation d'être comblée, enfin. Là, à la Nouvelle Orléans, elle n'avait que les tristes événements qu'ils s'étaient mutuellement fait subir. La fois où elle avait essayé de le confronter à sa réalité et la vérité qu'elle désirait et où il lui avait fait clairement comprendre qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle, et que si elle osait remettre les pattes dans ses affaires ou ne serait-ce que dans sa vie quotidienne, le sort qu'il lui réservait était la mort. La fois où il l'avait suivie jusqu'à chez elle, où elle avait cédé en moins de deux secondes pour se coltiner par la suite sa tonne de remords.
Et dans tout ce chaos, quelque part, elle désirait se créer de nouveaux souvenirs, quelque peu plus lumineux.

« Ça me fait plaisir qu'on... qu'on se fasse ça. Ça faisait vraiment longtemps. » Elle entendit les mots sortir de sa bouche, sonnant impersonnels et surfaits, et ne put s'empêcher de pouffer de rire. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'une vieille phrase d'accroche de série télévisée passant dans la tranche d'heure de digestion après midi. Elle secoua la tête, « Désolée, c'est vraiment trop ridicule pour que je puisse dire ça en restant sérieuse. » Pourtant, cela ne signifiait aucunement que c'était moins véridique.
Elle se retourna pour aller fermer la porte, poser son sac à côté, et enlever ses chaussures. « Je reviens, je vais juste me laver les mains. »

Elle s'était absentée une minute. Une minute. Une minute et elle avait fini de se laver les mains, revenant, déterminée à ce que ces quelques heures se passent bien. Elle n'avait sans doute jamais été d'aussi bonne volonté depuis bien longtemps ; avant de la voir. Elle, inconnue perchée sur ses hauts talons, aux longues jambes bien galbées, aux hanches parfaitement dessinées, elle regarda sans doute Cordelia comme un mâle alpha de base ferait. Elle la vit pour sa beauté physique, pour ses formes, pour sa façon de se tenir, pour son teint irréprochable, pour tout ce qu'elle pouvait émaner. Et Roxanne se sentit soudainement minuscule et ridicule, surtout. Elle ne put s'empêcher de faire une comparaison, malgré elle, sachant que la partie était perdue d'avance. Et pendant tout ce temps où elle la détaillait, elle ne put prononcer aucun mot, car elle eut l'impression de faire une chute d'un  gratte-ciel.
Elle se sentit soudainement vidée, et les engrenages se mettant en place : elle s'était de nouveau fait avoir. Et elle savait depuis le début, ça. Ça ne pouvait être autrement. Elle avait été bête que de croire le contraire, de penser que ça aurait pu changer. Qu'il aurait pu changer, qu'il avait changé.
Mais en vérité, en toute rationalité, elle n'avait aucune raison d'avoir une telle réaction. Car qui était-elle pour Connor, pour avoir l'audace d'une telle réaction ? Elle n'était pas grand chose à ce moment-là, un vague souvenir fut un temps agréable qui s'était tourné en cauchemar. Elle lui avait répété, encore et encore qu'ils n'étaient rien, qu'ils ne s'étaient jamais rien promis, car ça l'avait arrangée. Et lorsque ce n'était pas le cas, elle pensait que ce qui les avait relié, ce pacte implicite, allait de soi. Elle choisissait toujours la facilité, car qui ne le ferait pas ?
Roxanne réagissait là comme une femme offusquée prenant son mari la main dans le sac, en train de commettre un adultère. C'était exactement ce qui se passait dans sa petite tête perturbée. Elle était cependant bien trop peu objective pour s'en rendre compte, et trouvait finalement sa réaction légitime.

« Tu m'as prise pour une sacrée conne. Encore une fois. »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 28 Sep - 9:11


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.


L’égo des femmes est vraisemblablement moins démesuré que celui des hommes, c’est un fait connu de tout le monde, une convention, un paradigme en soi. C’est le cas pour toutes…Toutes, sauf Cordelia. L’élusive exception à la règle, le vilain canard, en trois fois plus enjôleuse et séductrice et perchée sur des talons hauts, certes, mais le vilain mouton noir tout de même. Et constater si ce n’est la once d’un certain désagrément dans les expressions du Texan était suffisant pour incendier son égo, consumant lentement son orgueil. « Ce soir je suis pas d’humeur à apprécier les surprises. » Gloussement typique de la part de la succube s’ensuivit, alors qu’elle roulait les yeux, déviant le regard sur quelque chose de plus intéressant alors que l’objet qui éveillait en elle tant de tension en temps normal l’ennuyait profondément pour une fois. « Tiens, c’est nouveau. » se contenta-t-elle de pester, blasée et nonchalante, alors qu’elle lâchait grippe du beau jeune homme qui n’était définitivement pas partant à l’idée de succomber aux pulsions les plus animales qui somnolaient en eux à l’instant. S’il y avait bien une surprise dans cette histoire, c’était bien celle-ci. Connor BlackPearl qui n’était pas d’humeur pour s’envoyer l’air? Il ne manquerait plus que la brunette ne s’invente une modestie quelconque et ils formeraient la paire.

Ce fût suffisant pour briser la tension des deux côtés, immédiatement le mécanicien s’écartait, joignant colère au regard qu’il octroyait au bordel que la sorcière avait causé dans la cuisine. « Putain mais t’as vraiment aucune gêne ! » Perplexe, peut-être un peu blasée, au point à ne pas réellement fournir l’effort pour comprendre ce qui pouvait bien indigner Connor autant, la démone demeurait nonchalante, croisant les bras sous sa poitrine, ne prétextant même pas d’être un tant soit peu désolée. L’avait-elle déjà été pour quoique ce soit? « Tu pourrais fouiller proprement. Tu sais l’autre fois on parlait de ruelle et de ta prétendue classe, enfin bref. Tu vaux pas mieux que le premier clodo venu sur ce coup là ! » Lui soutirant l’esquisse d’un rictus éphémère alors qu’elle se remémorait non sans viciosité les ébats qui avaient rapidement suivi cette remarque sur la classe du Texan – ou justement, son manque de classe. « Et malgré tout, tu ne vaux encore toujours pas mieux que moi. Où est la justice dans tout ça mon pauvre? » Elle pouffa de rire alors qu’elle rabaissait le garagiste pour la énième fois avec une teinte de sarcasme dont elle ne tenta pas de feindre. L’acte en lui-même ressemblait drôlement à celui de respirer ; constant, facile et nécessaire pour son bien-être à elle. Tout comme l’entendre rager, tout comme laisser ses soupirs de contrariété tinter dans le creux de ses oreilles lui était presqu’autant vital, indispensable. Un léger rictus trouva à nouveau son chemin sur ses lèvres à l’écoute de ses sons, mais elle chassa rapidement cet intrus sur son visage pour reprendre ses airs insolents. « Habituellement t’es plus douée pour te rendre désirable. » La sorcière ne pût s’empêcher de pouffer de rire, alors qu’elle détournait le regard avec cette même nonchalance qui la guettait toujours de près. « S’il te plait. Je pourrais avoir passé les trois derniers mois à vivre dans la rue que je serais encore désirable à tes yeux. » Arrogance, présomption, aucune modestie, était-ce donc si surprenant sortant des lèvres de la brunette? Elle était séduisante, ses traits et courbes à l’image du fantasme féminin du Texan, elle ne pouvait pas même imaginer la possibilité qu’il ne la trouverait pas désirable. Dieu sait pourtant que Connor était tout autant orgueilleux qu’elle et qu’il pourrait très bien lui résister rien que pour lui apprendre une leçon.

Revenant à la charge, l’idée qu’ils seraient proches à nouveau aurait presque pu lui donner un semblant de joie…si elle avait eu un cœur. À défaut, elle se contenterait d’une certaine satisfaction. Sentiment qui fut vite éteint par le mécanicien lui-même ; il était doué dans le domaine lorsqu’il le voulait. En effet, en moins de quelques secondes, il lui tenait déjà les épaules avec une certaine exacerbation et des discours désagréables à revendre. « Je suis pas fan des doryphores… Et j’aurais préféré que tu m’accueille nue qu’en mode ogre affamé. » Penchant légèrement la tête sur le côté, Cordelia planta ses iris caféinés dans les émeraudes de Connor, un air aguicheur pendu au visage. « Ça peut toujours s’arranger. » Malheureusement, elle n’obtint pas de lui la réponse qu’elle aurait désirée. Sortant un billet de sa poche, le blondinet le lui mit dans la main avec une certaine hâte. « Va t’acheter une pizza. Je te l’offre ça me fait plaisir. ». Aussitôt dit, aussitôt il ouvrit la porte pour, ce qui paraissait à cet instant, la mettre dehors. Poussée par l’avant, ensuite par l’arrière lorsqu’il sembla constater autre chose, il allait de soi que la sorcière n’appréciait pas particulièrement être manipulée comme un vulgaire objet qu’on balance à droite et à gauche. Se défaisant de l’emprise qu’il avait d’elle, elle se permit de l’insulter comme elle savait si bien le faire. « Mais dis-moi, t’es tombé sur la tête durant ta triste enfance ou tu as toujours été bête comme ça? » Lui accordant un regard blasé, Connor semblait plus furieux qu’avant ; vous pouvez imaginez la gueule donc. « Tu fais chier ! » Désinvolte et blasée à son tour, elle leva les yeux au plafond avant de rétorquer. « Oui, et bien tu ne m’apprends rien de nouveau. » Pourtant, s’il y avait bien quelqu’un qui faisait chier l’autre présentement à ses yeux, c’était bien Connor qui ne cessait de la pousser en avant, pour mieux la tirer en arrière par la suite et il ne s’arrêta pas avant de l’avoir pousser dans la cuisine, dans laquelle Cordelia put l’observer lui sortir un couvert, une bière et deux pizzas avec une hâte qui la rendait suspicieuse. Pourquoi était-il pressé? Pourquoi voulait-il absolument se débarrasser d’elle rien que pour l’enfermer dans sa cuisine par la suite et lui offrir deux misérables pointes de pizza? « Tu manges… Et après tu te casses discretos. Et gardes la monnaie. » Définitivement suspect. Une fois de plus, la sorcière pouffa, avant de glisser les billets entre son sein gauche et son soutien-gorge. Elle n’allait pas cracher sur quelques beaux billets verts, et encore moins sur un repas comme celui-ci, aussi maigre pouvait-il être.

En moins de temps qu’il ne lui aurait fallu pour faire bander l’autre enfoiré de Texan, Cordelia s’empara des pointes de pizza et les dévora sans gêne, chose dont elle ne possédait tout simplement pas comme l’avait souligné précédemment Connor. Finalement levée de sa chaise et prête à aller partager quelques mots – et bien plus, soyons honnêtes – avec l’ex junkie, elle se retrouva face à face avec, d’abord, un Connor stressé comme elle ne l’avait jamais vu, et ensuite, à peine quelques secondes après, pas même le temps de partager quelques piques avec son mécanicien préféré, devant elle. Une autre femme, une autre brunette, une autre conquête ; une autre, point. Et il ne fallait pas être un génie pour additionner deux plus deux ; Cordelia savait pertinemment qui se trouvait devant elle. Croisant les bras sous sa poitrine, la sorcière observa Roxanne avec une discrétion que ne connaissait pas son interlocutrice à priori. Un étrange moment de silence se départagea entre les deux femmes de la pièce avant que la première ne se résigne à parler, à lancer les festivités si l’on veut. Bien entendu, elle ne s’adressa pas à la sorcière, mais plutôt à Connor. « Tu m'as prise pour une sacrée conne. Encore une fois. » Plissant les yeux, la succube avait de la misère à croire ce qu’elle entendait. Les humains dans le genre de Roxanne et Connor l’étonnaient toujours par leur pathétisme flagrant, mais surtout déconcertant. « Ma pauvre, ouvres-les yeux deux secondes, fais face à la réalité : tu es une sacrée conne. » Une sacrée conne pour avoir penser aussi bêtement que ça fonctionnerait, pour avoir donner une deuxième, puis troisième, puis soixante-douzième chance à Connor, pour s’être amourachée d’un homme comme lui tout simplement ou bien pour sa réaction excessive. On dit de certaines personnes qu’elles aiment souffrir, c’était probablement le cas de Roxanne, il n’y avait plus de doute.

Décroisant ses bras, elle s’avança lentement vers sa future cible, telle la prédatrice qu’elle était, faisant claquée ses talons contre le sol de la pièce. « Vous faîtes une belle paire à vous deux, il n’y a pas à dire. » Une fois devant la brunette, la démone contempla ses traits un peu ternes, un crayon noir un peu effacé par la longue journée probablement, ses accoutrements confortables, Cordelia n’en doutait pas, mais discutables tout de même, sa coiffure en bataille. Ne vous méprenez pas, la démone n’était pas dégoutée, au contraire, elle était un peu fascinée par la réalité qui se présentait devant elle. C’était presqu’admirable. Avançant le pas légèrement, la sorcière fit ce qui semblait être la moitié d’un rond autour de sa proie avant de finalement s’adresser au garagiste. « Elle est mignonne. » souffla-t-elle sur un ton qui aurait pu sonné sarcastique, mais c’était loin d’être le cas. Il était assez ironique que ce soit elle, de toutes, qui donne son approbation au beau blond, mais ce n’était pas pour autant surprenant.

Mais une chose devint claire comme l’eau de roche. Certes, c’était bien beau cette rencontre entre les deux brunettes qui, Cordelia-même l’avouait, avait longuement tardé, mais le contexte ne lui sautait réellement aux yeux qu’à ce moment. C’était un rendez-vous. Ou, au moins, un rendez-vous selon les termes de Connor et Roxanne. Et le silence lourd et pesant qui servait d’ambiance entre les deux tourtereaux en disant long sur la présence de la sorcière, et cela lui faisait presque plaisir d’être une aussi grande nuisance. La démone vint à laisser passer de travers un ricanement qui mourrait d’envie de sortir du tréfonds de sa gorge, mais dont elle eût étonnamment l’affabilité de taire à mi-chemin. « Pardonnez-moi. C’est plus tragique que ça en est hilarant. » Déversa-t-elle d’abord. Ce n’était, bien entendu, que le début. Dieu sait qu’un esprit aussi vicieux et pervers que le sien ne pouvait se suffire de si peu.  Roulant les yeux au plafond, blasée par le mépris qu’elle avait l’impression de ressentir des deux victimes, mais aussi face à ce qu'elle observait devant ses yeux, ce dont elle était spectatrice et lui donnerait presque envie de dégueuler. « Si pathétiques... » laissa-t-elle fuir, suivi d’un soupir. « Je suppose que vous n’êtes pas familiers avec les expressions ‘enfoncer des portes ouvertes’ ou ‘donner des coups d’épée dans l’eau’… » Honnêtement, ne voyaient-ils donc pas comment ce qu’ils avaient partagés dans le passé et chérissaient tous les deux avait décampé depuis des lustres et n’avait laissé place qu’à mépris et confusion? Elle jugeait et elle ne se privait pas de donner son avis, certes, mais honnêtement, elle n’en avait que très peu à foutre s’ils tenaient tous les deux à sombrer dans la bêtise et le pathétisme. « Ne faîtes pas cette tête, vous êtes libres de faire ce que vous voulez. » Faisant claquer ses deux mains l’une contre l’autre, le son vint contraster avec l’ambiance mortelle qui planait dans la pièce, avant que la brunette ne poursuive, un peu plus espiègle que blasée cette fois-ci. « Alors quel est le plan de la soirée? Un film, peut-être? J’ai entendu beaucoup de bien du ‘Titanic’. Apparemment, un tas de personnes meurent... J’adore. » Elle offrit un sourire à ses deux interlocuteurs avant de s’emparer d’une troisième part de pizza. Ah on ne peut pas changer du jour au lendemain, non?

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Mer 15 Oct - 11:52

Être toujours en retard, Connor ne pouvait que plaider coupable et c’est avec un léger sourire qu’il hochait la tête tout en haussant les épaules face à cette remarque très juste que venait de faire Roxanne. L’amabilité n’était toujours pas son fort à en croire la façon un peu sèche qu’elle avait eu de lui dire cela, mais sans doute qu’après un jus de fruit et une part de pizza elle serait plus détendue. Ou pas si Cordelia Hopkins décidait de jouer d’avantage les troubles fête, ce que le garagiste redoutait car elle était la pire des emmerdeuse qui soit. L’ex-junkie sentait qu’il affichait un air con, et il n’eut sans doute pas l’air beaucoup plus intelligent quand la membre du Conseil déclarait qu’elle était contente qu’ils puissent s’organiser ce genre de moment le tout en ne retenant pas un pouffement. Ridicule ? C’était donc ça la sensation qu’elle avait face à leur situation, c’était bon à savoir. Ils partaient donc sur la base d’une sorte de supercherie de son point de vue à elle, Connor pensait s’en foutre mais il dû constater que ses propos venaient de profondément l’emmerder.
Pas deux minutes qu’elle était là et déjà elle cherchait à s’éclipser en tout cas c’est comme ça qu’il traduisit sa volonté d’aller se laver les mains. Peut-être faisait-il une mauvaise interprétation de son geste et qu’en fait elle souhaitait juste vraiment se laver les mains sans aucune arrière pensée. « Fais comme chez toi. » lâchait-il avec un air enjoué alors qu’intérieurement il pressentait que cette histoire allait mal finir. Le destin, karma ou tout autre connerie évoquée pour expliquer pourquoi les choses se passent, n’était pas à son avantage… jamais, il allait bien falloir qu’il s’y fasse un jour ou l’autre. Le clown finirait par sortir de sa boite, à savoir Cordelia sortirait de la cuisine à un moment, son habituelle arrogance clairement affichée alors qu’il avait cherché à se débarrasser d’elle était un indice fiable. Les probabilités que la brune fasse l’effort de ne pas faire de vague était nulle, il le savait pertinemment mais comme il s’était retrouvé pris à la gorge il n’avait plus qu’à attendre d’étouffer.

Le mécanicien savait que le simple fait de l’avoir traité comme il l’avait fait suffisait à motiver la sorcière à agir comme une connasse. Enfin pas qu’elle ai eu besoin de ça mais il avait sans doute mis toute les chances de son côté en l’enfermant dans sa cuisine avec seulement deux parts de pizza. Naïvement il aurait espéré que cela dure un peu, même si c’était incroyablement inconfortable pour lui d’être dans l’attente du moment où tout ça basculerait vers le fiasco. D’un même temps il entendit la porte de la cuisine s’ouvrir et les pas de Roxanne revenant dans sa direction. Impact estimé dans 5, 4, 3, 2, 1… Boum ! La main qu’il avait encore de libre vint se poser sur son front et il lâchait un soupire de lassitude marmonnant pour lui même un magnifique « Bordel de merde. ». L’instant d’après il relevait la tête aussi vite qu’il lui avait fallut pour savoir que le pire restait à venir, son regard se posait sur Roxanne. Désolé, c’était ce qu’il était et de manière sincère parce que tout ça n’était qu’un mauvais timing un malheureux concours de circonstances.
Elle avait le regard de la femme à qui on dit « C’est pas ce que tu crois. » alors qu’en fait c’est en général exactement ce qu’elle croit. Dans le cas présent il ignorait ce qu’elle imaginait, hormis la mort certaine dont elle serait ravi de se divertir. Et le tableau était bien assez noir avant que Cordelia n’ouvre la bouche… Pourquoi fallait-il qu’elle en ai une d’abord ? Hormis pour les pipes. « Ferme la… » lâchait-il entre ses dents, sentant déjà que si la situation lui avait échappé dès qu’il avait trouvé la succube en ses murs, il perdait encore d’avantage de terrain. Lui qui rêvait parfois d’un combat de femmes demi-nue dans la boue – un bon vieux cliché – il allait être le spectateur de l’affrontement de deux harpies. Impuissant le garagiste observait la scène qui se déroulait sous ses yeux. Celle d’une Cordelia se sentant toute puissante qui toisait Roxanne avec tout la condescendance dont elle pouvait faire preuve. Le contraste entre les deux femmes était flagrant, une lutte des styles dont il fut lui même surpris de pouvoir être autant attiré par deux personnes si opposées.

Sans tact mais ça n’était pas réellement une nouveauté, la sorcière allait même jusqu’à insulter sans remords la membre du Conseil. Un nouveau soupir échappait à Connor définitivement dépassé par les évènements. La succube se permettait des jugements jusque là rien d’anormal il avait l’habitude, mais il était profondément mal à l’aise vis à vis de Roxanne. Pire elle se permettait de lui donner son avis sur la Résistante, excédé il levait les yeux « Le seul avis qui aurait pu m’intéresser de ta part concerne la pizza ! » râlait-il en contenant difficilement son agacement. Il s'adressait ensuite à son invitée « Elle a forcé la porte, pillé le frigo... C'est la pire des piques assiettes. J'y suis pour rien. » Le regard de Roxanne sur lui le paralysait, il la regardait et lisait tant de déception, de dégoût à son égard que sa seule envie sur l’instant fût de se réveiller. Sauf que se cauchemar était bien réel, qu’une fois de plus sa vie merdique se confirmait et que son seul salut serait que les deux femmes s’en aillent.
Malheureusement Cordelia parlait encore, beaucoup trop comme d’habitude et les oreilles du garagiste brûlaient sous l’acide de ses paroles. « Quand t’auras fini ta psychologie de comptoir, tu pourras retourner dans la rue d’où tu viens. J’ai eu la sympathie de te nourrir tu pourrais saluer l’effort. » adressait-il à l’intention de la succube dont l’attitude réussissait parfaitement à enfoncer le couteau dans la plaie. Elle était de toute façon très forte à ce petit jeu, la théâtralité dont elle faisait preuve était d’une efficacité implacable pour susciter l’irritation chez ses pairs. Sans gêne elle allait même jusqu’à se resservir une part de pizza, et lorsqu’elle avait ouvert le carton Connor mourrait d’envie de lui écraser le dîner sur la face. Mais c’était puéril... bien trop, même pour lui et ça ne suffirait pas pour s’en sortir. Une chose était sûre, il était dans la merde jusqu’au cou, peut-être même jusqu’au dessus de la tête.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Jeu 30 Oct - 23:21

Chose étonnante : cette pétasse perchée avait de la répartie. En réalité, connaissant Cordélia, cela ne l'était pas, mais Roxanne l'avait si bien, et si rapidement aussi, catégorisée dans les écervelées dont le quotient intellectuel était inversement proportionnel à la surface de chair dénudée, que sa première pique lui étant destinée la laissa bouche bée. Roxanne la regarda, sans savoir quoi rétorquer, sans savoir si elle pouvait même réagir. Venir pour des pizzas et des jus de fruit, et se retrouver comme une quadragénaire surprenant son époux avec sa jeune secrétaire aux atouts charnels indéniables, à l'insolence propre à cette espèce de gens, se faire insulter et traiter en cadeau, histoire de bien tout emballer.
Elle se sentit comme un morceau de viande, un gibier autour duquel on rôde lorsque Cordelia s'avança vers elle, et se permit une remarque à son égard. Et la réaction de Connor fut misérable à côté, tant et si bien qu'elle releva enfin les yeux vers lui. Elle avait envie de lui demander si c'était tout, si c'était tout ce qu'il trouvait à répondre à sa chère et tendre... chère et tendre quoi, d'ailleurs ? Car elle ignorait ce qui les liait. Petite remarque à peine sarcastique concernant l'avis que Cordelia avait donné à son propos. C'était tout ce dont il était capable ? Il lui sembla qu'il avait perdu en intensité à ce moment là, lui qui excellait dans l'excès. Lui qui lui avait balancé bien pire, pour si peu. Lui qui n'avait pas hésité à la menacer, même pas une seconde, et qui se contentait aujourd'hui de quelques interrogations à peine teintées de sarcasme.
Et là, elle eut la simple impression que son cher époux venait de choisir sa secrétaire plutôt qu'elle.

Elle les écoutait, incapable de répondre quoique ce soit, bien que ce ne fut pas l'envie qui manquait. L'excuse de Connor ne fit qu'empirer la situation. Elle était risible et à peine crédible. Son ton lui sortit par les yeux, petite misère qui s'abattait sur lui, il était presque à plaindre. Pensait-il réellement qu'elle était assez cruche pour avaler une chose pareille ? Assez cruche pour venir chez lui, tandis qu'il invitait une autre apparemment...
Et à côté, Cordelia, véritable moulin à paroles qui refusait de s'arrêter. Elle devait avoir cassé un engrenage et endommager le bouton d'arrêt, ce n'était pas possible autrement. Tout la dérangeait chez elle, sa voix trop aiguë, ses mimiques accompagnant les mots vicieux qui jaillissaient de sa bouche, sa bouche parfaitement dessinée dont les coins remontaient et s'affaissaient dans une valse insupportable. Ses yeux malicieux qui n'inspiraient pas la moindre confiance, et qui hurlaient à Roxanne, qu'elle appréciait, qu'elle appréciait ce spectacle auquel ils s'adonnaient comme de pauvres marionnettes. Qu'elle, là, trônait au dessus de leurs misères humaines, comme une déesse qui s'ennuyait dans son éternité, et qui s'amusait à foutre des bâtons dans les roues de ses pauvres humains en détresse.

Finalement, elle s'avança vers Connor, partagée entre la colère incandescente, cette rage bouillant en elle, et un espèce de calme tant elle était dévastée. En tentant d'ignorer Cordelia, « J'espère que t'es satisfait, j'espère que t'es fier de toi Connor. Tant de mal pour... ça ? T'aurais pu faire quelques efforts quand même, en essayant de m'inventer une excuse un tant soit peu plus crédible. Je t'ai vu faire tellement mieux. C'était quoi, ton but ? Hein ? T'as réussi à prouver ce que tu voulais, c'est bon ? ». Mais la présence de Cordelia était dérangeante, la savoir à côté, en train de guetter chacun de ses faits et gestes, prête à bondir à chacune de ses paroles pour lui montrer qu'elle avait fait défaut en terme de subtilité et qu'elle pouvait les retourner, une à une, contre elle. Qu'il était inutile de s'acharner sur Connor – car il était con, bête, insolent, pourri, mais qu'on le savait tous déjà. Qu'elle essayait de jeter sur lui sa propre faiblesse. Alors, elle se retourna vers elle, sèche et méprisante, la regardant de haut en bas, avant de revenir fixer son regard sur sa moue satisfaite et réjouie : « Toi, dégage. »

« T'y es jamais pour rien. » Elle ne comprenait pas comment elle pouvait être aussi naïve, et lui de si mauvaise foi. D'une certaine façon, elle n'avait jamais mis l'homme sur un piédestal, elle lui accordait volontiers tous les vices car elle les avait observés, un à un, et s'était faite à l'idée qu'ils n'étaient tous que cruellement humains. Mais en même temps, elle se retrouvait acculée face à tous ces comportements sans dessus dessous, toutes ces brèches, ces failles, ces ramifications dans le vide, ce manque de bon sens et de logique.
Elle se sentait jugée et épiée par Cordelia, freinant ainsi son envie d'en dire davantage. Son besoin, d'en dire davantage, d'en faire davantage. Elle se retenait furieusement de lui foutre son poing dans la gueule, et d'abîmer son visage jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus – autant à Connor qu'à Cordelia.
Elle avait juste désespérément besoin d'une réponse, pour faire son deuil. Qu'il lui dise clairement, enfin, qu'ils étaient en train de faire une erreur à enfoncer des portes ouvertes pour reprendre les paroles de Cordelia, qu'ils n'avaient rien à faire ensemble, qu'ils n'avaient rien à faire à s'acharner si ce n'est que s'écorcher davantage à vif. « Je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de m'étonner encore... Quoique, que l'on soit clairs, ce n'est pas le fait de savoir que tu te tapes une fille pareille qui m'étonne, vicieuse et arrogante, si tu avais eu une paire de seins tu aurais été une pute de ce genre-là aussi. »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Lun 3 Nov - 18:23


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.

Le chaton était à nouveau grincheux. Quelle surprise. Le contraire l’aurait agréablement étonnée, c’est le moins qu’on puisse dire. Soupirs irrités, grincements de dents agressifs, elle crut même entendre un certainement ronchonnement à un certain moment. Pouvait-elle lui en vouloir, c’était ce qu’il faisait de mieux de toute façon. À vrai dire, c’était probablement la seule chose à laquelle il était doué. Ça, et la baiser, mais ça serait flatter son égo surdimensionné que de ne lui avouer. Non, elle préférait lui rappeler à quel point il était un bon à rien, son bon à rien à vrai dire.  
La voilà qui avait la bonté de faire un compliment à propos de la résistance, un compliment qu’elle pensait réellement qui plus est, et elle se faisait incendié pour ce geste anodin. D’ailleurs, il était ironique que la seule chose qu’il eût à lui dire lorsqu’elle traitait la brunette de sacrée conne était un misérable ‘Ferme-là’, et à présent qu’elle lui partageait son avis le plus sincère, et positif, comme si ce n’était pas suffisamment rare de sa part, elle avait le droit à un merveilleux : « Le seul avis qui aurait pu m’intéresser de ta part concerne la pizza ! » Typique. C’était du Connor tout craché et donc sans surprise, la succube roula des yeux dans cette condescendance qu’elle maîtrisait que trop admirablement pour son propre bien. Croisant les bras sous sa poitrine que légèrement dévoilée par un décolleté, alors que le reste de son corps demeurait assez couvert – un slim noir revêtant chaque parcelle de peau de ses longues jambes fines, elle se permit de répondre à la remarque désobligeante du mécanicien par une énième remarque désobligeante de sa part à elle. « Cheap, un peu comme toi. Et amère, un peu comme ta copine. » Mais sérieusement, à quoi s’attendait-il? Avait-il, rien qu’une seule fois, remporté l’une de leur joute verbale? Elle avait plus de répartie dans son petit doigt de pied qu’il en avait dans tout son corps. À quoi bon s’éreinter ? C’était tellement futile. « Satisfait? » Un sourire, à peine carnassier, mais surtout excessivement faux et forcé, voilà ce qui suivit, avant qu’elle ne roule à nouveau les yeux avec arrogance.

L’abandonnant pour vaquer aux lubies de l’invité du jour, Cordelia se contenta d’observer les deux pigeons roucouler vainement comme si ça allait changer quoique ce soit. Oh, elle aimerait avoir le mérite de dire qu’elle était une déesse qui observait du haut de son Olympe ces misérables humains qui ne se révélaient être que de piètres marionnettes dans cette pièce, que de vulgaires pions sur son échiquier, mais à l’instant présent, ils avaient surtout l’air du coq et de la poule, et elle, de la fermière du dimanche. Ne pouvaient-ils donc pas lui donner quelque chose à lui mettre sous la dent? Quelque chose de croustillant, de vrai. « Elle a forcé la porte, pillé le frigo... C'est la pire des piques assiettes. J'y suis pour rien. » Penchant la tête à droite, puis ensuite à gauche, la succube sembla agréer dans un silence certain, parce que soyons honnêtes ; c’était la vérité.
La sorcière épiant chacun de leur geste et dire comme un vautour guettait sa proie, elle ne manqua pas de réassurer son ascendance dans ce pitoyable trio, les décrivant tous les deux comme pathétiques et ridicules – parce que c’était qu’ils étaient. Non seulement étaient-ils pitoyables, mais ils étaient aussi complètement délirants s’ils ne voyaient pas à quel point ils se mentaient entre eux-deux, mais à eux-mêmes aussi. Mais ça, c’était leur problème, et elle leur fit comprendre que pour cette raison, ils pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient – sous-entendant malgré tout qu’elle ne se priverait pas pour partager son opinion sur leur pathétisme mutuel. Connor, de son côté, ne manqua pas de lui faire comprendre ce qu’il en pensait de son opinion, dans toute sa classe coutumière. « Quand t’auras fini ta psychologie de comptoir, tu pourras retourner dans la rue d’où tu viens. J’ai eu la sympathie de te nourrir tu pourrais saluer l’effort. » N’était-il pas irrésistible quand il s’entêtait à être aussi ronchon avec la sorcière? Irrésistible et pathétique. « Tu devrais savoir mieux que quiconque à présent que les manières n’ont jamais été mon fort, surtout pas avec les gens comme toi qui ne méritent pas autant de modalités – ou quoique ce soit d’autre à vrai dire. » conclu-t-elle sur un pouffement condescendant et moqueur. Si, de son côté, elle était douée pour quelque chose, c’était bien rabaisser Connor en toute profondeur et vigueur, lui rappelant à quel point il ne valait et ne méritait rien, absolument rien. Notez qu’elle savait comment se faire pardonner par la suite, alors ce n’était pas plus mal pour le garagiste. Un sacrifice nécessaire, en soi.

Son regard, malicieux et corrompu, se redirigea à nouveau sur la petite brune, supputant à nouveau sa carcasse en chacal qu’elle était. Pourtant, rien à faire, Roxanne s’entêtait à l’ignorer. Soit, qu’elle fasse ce qui lui plaisait, mais Cordelia osait espérer qu’elle n’était pas suffisamment naïve pour penser qu’il allait suffire qu’on ne lui accorde pas l’attention qu’elle méritait pour qu’elle ne digne décamper. « J'espère que t'es satisfait, j'espère que t'es fier de toi Connor. Tant de mal pour... ça ? T'aurais pu faire quelques efforts quand même, en essayant de m'inventer une excuse un tant soit peu plus crédible. Je t'ai vu faire tellement mieux. C'était quoi, ton but ? Hein ? T'as réussi à prouver ce que tu voulais, c'est bon ? » Il allait de soi qu’elle savourait l’idée que la résistante ne dupe pas l’excuse de Connor qui était, pour une fois, bien justifiée. Jamais la démone n’avait-elle eût vent de ce prétendu rendez-vous – et quel rendez-vous … – et elle était réellement venue ici avec l’unique idée de dévaliser le frigo du garagiste…et de se faire sauter, mais ça, elle jugeait qu’il était peut-être plus sage d’éviter de le mentionner à la membre du Conseil.

De toute manière, elle ne comptait rien dire – pour faire changement. Elle préférait cent fois plus savourer la vue que lui offrait Connor à s’enfoncer. Oh, certes, dans d’autres circonstances, elle aurait peut-être joué le jeu, elle aurait pu étaler à Roxanne la véracité et l’authenticité des propos du beau blond, mais la sorcière mentirait si elle disait qu’elle n’était pas encore un peu rancunière. Se faire jeter à la rue, alors qu’elle s’était enfilé deux droites en pleine figure trois heures plus tôt, n’était pas la meilleure façon pour Connor de se faire valoir pour quelque chose de plus qu’un objet sexuel sur pattes. Parce que oui, c’est ce qu’il était. Un objet auquel elle ne pouvait pas résister, ni se passer, pour une raison quelconque, mais cela ne voulait pas pour autant dire qu’elle était à ses pieds et encore moins qu’elle acceptait qu’on la traite comme une merde, aussi pourrie pouvait-elle être en toute circonstance.
« Toi, dégage. » Voilà Roxanne qui la réveillait de ses pensées et quelconques réflexions avec un ordre assez impératif, mais surtout drapé de mépris. Un sourire mesquin s’esquissa sur les lèvres de la brunette qui observait son interlocutrice comme si elle était son inférieur. « S’il te plait? » laissa-t-elle souffler d’entre ses lèvres de manière nonchalante et innocente, faisant preuve d’une classe que vraisemblablement Roxanne ne connaissait pas plus. Mais rapidement, elle tronqua ses petites apparences sans saveur pour son allure habituelle. « Il semblerait que je ne sois pas la seule à ne pas être friande des courtoisies. Comme quoi nous avons beaucoup plus en commun que tu ne le souhaites. » Affichant une moue faussement attristée, Cordelia regagna aussitôt ce semblant de sourire moqueur pour finaliser la chose sur un sarcasme des plus flagrants. « Qui sait peut-être que dans dix minutes, on se fera de tresses?! »

Rien à faire, il semblait qu’elle allait être ignorée par la Résistante peu importe ce qu’elle faisait. Et bien voilà quelque chose qui était ennuyeux. Devraient-elles passer par le biais de Connor pour s’échanger leur bile et autres acerbités, ou arriveront-elles à communiquer l’une et l’autre? C’était encore à voir…Et à vrai dire, Cordelia n’était même pas certaine que Connor accepte de faire le messager, il avait déjà du mal avec les discours que tenait la sorcière en temps normal, alors… « Je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de m'étonner encore... Quoique, que l'on soit clairs, ce n'est pas le fait de savoir que tu te tapes une fille pareille qui m'étonne, vicieuse et arrogante, si tu avais eu une paire de seins tu aurais été une pute de ce genre-là aussi. » La succube gloussa à nouveau, cette fois-ci probablement de façon plus succincte. La membre du Conseil ne l’impressionnait même pas un peu. Si elle appréciait grandement les insultes qu’elle balançait à la figure de Connor – il n’y en avait jamais assez, après tout – le fait qu’elle ne semblait pas avoir les couilles de lui dire ce qu’elle pensait de la sorcière en pleine figure en disait long sur son personnage.  Et c’est bien là que Cordelia, elle, ne reculait pas. « C’est qu’elle a du caractère la cocue… Admirable, j’adore. » Ouh, elle jouait avec le feu. Mais n’avait-elle pas toujours été impulsive, malgré le fait qu’elle se voulait calculatrice et manipulatrice par-dessus tout? Attrapant une  bouteille de Jack Daniels, elle se versa un verre en continuant de parader de ses belles causeries. « Mais soyons clairs, même à ses meilleures heures en tant que prostitué, Connor n’aurait pas le dixième de ma classe, aussi dégradante peut-elle être à tes yeux, très chère. » Elle finit par apporter le verre à ses lèvres, se disant tout de même avant tout qu’elle allait faire encore plus de ravages si elle se laissait bercer par les belles mélodies de l’alcool et ses arômes parfaits – ça ne la stoppa pas, au contraire, ça ne sembla que la motiver davantage. Nonchalante et malicieuse, c’est ainsi qu’elle couronna cet acte.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Lun 17 Nov - 11:03

Cette situation était sans doute une des définition de l’enfer. Deux femmes, pires deux de ses amantes se retrouvaient dans la même pièce dans un concours de circonstances tout à faire hasardeux et malheureux. Et lui faible homme au milieu de tout ça il sentait déjà poindre un affreux mal de crâne. La seule pensée de ce qui pouvait advenir de cette soirée soumettait sa pauvre tête à une torture douloureuse. Connor n’était pas blanc comme neige c’était de vérité publique, mais ça il ne l’avait jamais voulu. A vrai dire l’idée de renouer avec Roxanne, d’essayer d’arranger un tant soit peu leur relation devenue pire que chaotique lui avait redonner l’espoir du retour d’un certain équilibre. Belle naïveté. Rien n’avait jamais été équilibré entre eux, alors pourquoi subitement les choses auraient pu changer ? En tout cas une chose était certaine, là présentement c’était foutu.
Cordélia faisait son petit numéro habituel et si lui avait fini par y être accoutumé, la membre du Conseil elle allait recevoir cette vague de bile en pleine face. Pourquoi fallait-il que le destin s’acharne ainsi sur lui ? Aurait-il été plus tranquille en étant gay ou bien asexué ? Les femmes, leurs courbes enchanteresses et leurs hormones envahissantes étaient les responsables de ce fiasco. Dans un monde sans femmes le Texan aurait sans doute était bien plus à son aise… et il se serait sans doute pas mal fait chier aussi. Dire que la situation le dépassait était un euphémisme, mais avait-il vraiment envie de se retrouver au milieu du champ de bataille ? Rien n’était moins sûr.

Cette sensation que l’ex-junkie avait à chaque confrontation avec Roxanne que tout ce qu’il pouvait dire serait retourner à l’envoyeur, que tout argument serait piétiné, là cette impression venait d’être multipliée par dix. Inutile de s’attendre à ce que la résistante ne le croit, surtout pas avec ses piteuses explications, et tenter de faire taire Cordélia relevait du rêve inaccessible. Jongler avec les deux harpies tenaient de l’insurmontable et le Texan classait d’ores et déjà cette soirée comme étant totalement pourrie. Il était même allé à discrètement se pincer pour s’assurer qu’il n’était pas en plein cauchemar. Malheureusement non et la répartie agaçante de la succube était on ne peut plus réelle. « Je mérite pas grand chose peut-être mais toi tu mériterais un bon coup de pied dans ton joli cul. » marmonnait-il entre ses dents d’une manière si peu audible que ça relevait plus du grognement qu’autre chose.
Elles allaient jouer à l’accabler tour à tour ? Quitte à être l’une et l’autre dans la même pièce pourquoi ne pas s’offrir une joute verbale entre nibards ? Les iris vertes du garagiste se posèrent sur Roxanne. Déçue, blessée, rien qu’il n’avait pas encore vu sur sa mine défaite de femme torturée comme lui pouvait l’être à ses heures. « Fier de quoi au juste ? De cette situation de merde ? » il soupirait « Je suis quand même pas assez con pour me foutre dans un pareil bourbier ! » et avant que la brune sur hauts talons n’est pu répliquer quelque chose il la pointait du doigt et lui lançait un regard assassin afin de la dissuader de tout commentaire, au moins pour cette fois. Au final Roxanne invectivant la succube elle venait d’offrir une parfaite diversion.

Connor avait la sensation que chaque mot qu’il vienne de lui ou non, creusait un peu plus ce trou béant sous ses pieds. Sa tombe peut-être ? Au moins là-bas plus personne ne l’emmerderait. Et encore il se permettait d’en douter. Mais s’il perdait pied il ne pouvait pas se laisser traîner dans la boue que se soit par l’une ou part l’autre. Elles voulaient du crêpage de chignons et bien qu’elles s’en donnent à cœur joie ensemble et l’oubli. Encore une douce illusion qu’il se faisait, et si la sorcière restait gérable parce que finalement cette joute verbale n’en était qu’une parmi tant d’autres passées et à venir – peut-être – alors que Roxanne elle demeurait une véritable corde sensible de l’ex-junkie. Elle était aussi hypocrite qu’elle le disait faux ou stupide. À le pousser sans cesse dans ses retranchements, remettre en doute chacune de ses paroles elle l’avait diriger sur ce terrain là. Comment ne pas succomber à tout ce vice que représentait Cordélia après avoir été autant empoisonné par des paroles vénéneuses ? Et puis pourquoi aurait-il lutté contre ce charme ravageur et cette alchimie indéniable sur le plan physique, quand d’autre part leur relation à eux n’était plus qu’un souvenir. « Ouais si j’avais des nibards je serais la pire des pétasses. Je suis au courant, changez de disque un peu. » regardant tour à tour Roxanne et Cordélia il secouait la tête avec dépit « À vous entendre je suis le pire des types que la terre ai porté… Il n’empêche que ça ne vous a pas empêcher de coucher avec moi. ».
Le Texan ne comptait pas être le tapis sur qui elles allaient s’essuyer les pieds, leurs animosités elles n’avaient qu’à les partager si ça les amusait tant. Son regard se fixait sur la résistante, elle était déçue encore une fois et il allait finir par croire que si le destin leur mettait tant de bâtons dans les roues c’est qu’ils n’étaient tout simplement pas fait pour être ensemble « Fais moi la leçon encore. Craches ton venin, dis moi à nouveau quelle déception, quel fardeau je suis pour toi. Je connais la chanson par cœur. ». Avec tout ça il n’avait même pas percuté qu’il tenait encore ce foutu carton de pizza, son appétit à lui n’était plus au beau fixe. Aussi il jetait la boite par terre entre elles deux « Battez vous pour elle. Pour une fois ça deviendrait intéressant pour moi. ». Cette fois c’est la succube qui eu son attention « T’es venue pour ça, non ? Je te l’offre. » peut-être que s’il avait été moins con il lui aurait donné tout de suite afin d’être tranquille et de la voir repartir. Même ça il n’était pas sûr que ça aurait fonctionné. Au fond il s’en voulait que tout ça tourne au vinaigre, et l’espoir qu’il avait eu d’arranger les choses avec Roxanne n’était pas feint contrairement à ce qu’elle pensait. A présent il pouvait en être quasi sûr, c’était mort.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Jeu 11 Déc - 23:13

Chaque mot qu'il prononçait était un affront. Chaque syllabe, chaque son qui sortait de ses lèvres avait cet écho qui semblait supplier qu'on l'achève, qu'on lui donne un bon coup dans sa petite gueule qui paraissait afficher un réel sentiment de satisfaction auprès de Roxanne. C'était peut-être ça, qui prouvait que tout avait changé, et que tout était terminé. Cette espèce de nonchalance – qui lui avait toujours été propre, certes, mais ce détachement, cet humour et ce mépris dont il pouvait faire preuve aujourd'hui et pas avant. Pas de cette façon. Pas avec autant d'arrogance, pas cette arrogance mauvaise et douloureuse. Elle avait l'impression d'être un clown qu'on avait engagé et qui n'était pas assez bon. Pas assez drôle, pas assez compétent en sculptures de ballons.
Lui étaler sa fierté masculine et son horrible arrogance au visage en lui rappelant qu'elle avait beau répéter à quel point il n'était qu'une vulgaire pourriture, elle n'était pas mieux, en n'étant ni plus ni moins de celles qui étaient attirées par ce genre-là. Confirmant en plus à haute voix que cette garce haut perchée avait effectivement partagé ses draps – non pas comme si elle en doutait une seconde, mais il y avait toujours un poids supplémentaire lorsque l'idée était confirmée.
Elle se sentit sale, et rabaissée au même niveau que cette autre-là, qui pourrait potentiellement valoir quelques bons billets, mais à part ça... elle ne semblait pas être davantage. Elle eut l'impression de n'être qu'un jouet avec lequel il avait apprécié passer quelques temps, avant que ça ne devienne trop compliqué, trop tortueux. Lorsqu'il eut fallu parler plutôt que s'envoyer en l'air. Alors, comme mécanisme de défense qu'ils connaissaient sans doute très bien tous les trois, Roxanne fit celle qui n'était pas touchée par ses piques, répliquant, froide et sèche : «  Tu sais pourquoi on a toutes tendance à occuper ton entrejambe  ? Au moins tu te la fermes dans ces moments-là. Et c'est un peu les seules fois où tu le fais. »

Elle eut presque l'impression d'être celle qui était en tort dans cette situation. L'impression d'être celle qui s'accrochait comme un mollusque sur son rocher, et refusant de se décrocher qu'importe les conséquences. Mais au fond, n'était-ce pas ce qu'elle était ? S'accrochant comme si sa vie en dépendait, à Connor, à ce qu'ils avaient eu, ou ce qu'elle a cru qu'ils avaient, fut un temps. A son idée, à cette idée qu'elle avait peut-être toujours idéalisé. Pas mieux qu'une gamine ayant bouffé du conte de fée matin midi et soir.
Elle croyait être mieux que ça.
Elle ne l'était pas.
Le coup de grâce fut lorsqu'il lâcha sa pizza, et leur lança un signal, comme on en lancerait aux chiens. Un coup de sifflet pour leur dire qu'ils pouvaient se faufiler hors de leur muselière, et commencer leur sanglant combat. A ce moment-là, Cordelia ne fut ni plus ni moins qu'une vague présence dans la pièce. Elle était normalement une véritable boule à facette, et pourtant elle se fit soudainement minuscule. Roxanne n'en revenait pas. Elle sentait la colère bouillir son estomac et remonter jusqu'à la gorge, ne demandant qu'à le vomir sur Connor. Elle sentait sa mâchoire perdre le contrôle, claquant régulièrement ses dents, tandis qu'elle essayait de contrôler son corps par de longues inspirations et expirations.

Roxanne s'avança vers Connor, éclipsant totalement la présence de Cordelia, le souffle rapide. Tout ce qu'elle fut capable de lui donner fut un poing dans son visage. Elle lisait sur ses traits abimés un contentement qu'elle ne supportait plus. Il semblait trépigner intérieurement, content d'avoir deux bonnes femmes prêtes à se crêper le chignon devant lui, et éventuellement le faire nues, car c'est toujours mieux déshabillées. Ses phalanges s'écrasant contre sa pommette, elle en retira sans doute davantage de mal qu'elle ne lui en avait donné. Mais elle brûlait, sa main brûlait sous le coup, et elle implosait littéralement de l'entendre la provoquer de la sorte. « Je sais pas pourquoi t'as pris la peine de m'inviter aujourd'hui. Je sais pas pourquoi j'y ai naïvement cru, et je sais pas pour quelle chienne tu me prends. » Elle s'était rapprochée tout près de Connor, relevant le visage pour fixer ses grands yeux clairs. Pour lire toute son arrogance. Elle s'y était noyée des heures, sans oser se l'avouer, ni le lui avouer, car ils n'étaient pas ce genre de personnes. A se fixer des heures, et se contempler, et être heureux de cette simple réalité. Et pourtant elle avait passé de longs moments à s'enrouler dans le vert de ses iris, parce qu'elle y avait ressenti des choses qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Et qu'elles avaient beau être terrifiantes, elles n'en étaient pas moins désagréables. Aujourd'hui, tout ce qu'elle pouvait y voir était ce qu'il restait d'un homme. Des débris et des restes poussiéreux qu'on avait oublié, et que Connor essayait vainement de raviver. Mais il n'avait plus aucune humanité, plus rien. Du moins à ses yeux, il n'était plus rien.
Le menton relevé, elle affichait autant de suffisance que son interlocuteur. « Et tu dois avoir le poing qui te démange pas vrai ? » Elle avait connu pire. Pire douleur physique que celle du poing de Connor s'abattant sur elle. Elle avait eu pire, et c'était peut-être pour ça qu'elle osait désormais. Car ce n'était pas une provocation vaine : il le ferait, il en mourrait sans doute d'envie, et elle n'espérait pas naïvement qu'il ait des principes auxquels il devait se tenir. « T'en crèves d'envie, et c'est pas tes principes qui vont te retenir, pas vrai ? Quels principes, hein ? Tu aimes croire qu'il t'en reste, car c'est la seule chose qui te rattache à l'idée d'avoir eu des parents... Mais regarde-toi deux secondes. »

Elle savait que c'était un coup bas. Mais existait-il encore des limites ? Lesquelles ? Pourquoi s'imposerait-elle des limites lorsque lui n'allait pas prendre la peine de se freiner ? Elle savait que le sujet de l'éducation parentale, et des parents tout court était houleux. Pour lui, comme pour elle. Ce n'était pas comparable, mais d'une certaine façon, ils en retirait la même chose : la même plaie ouverte, saignante, purulente, qui refusait de cicatriser. Sur laquelle ils versaient quotidiennement leur sel, pour agoniser un peu, car c'était tout ce qu'ils savaient faire. Elle savait tout ce qu'il pourrait lui cracher en retour, mais l'envie de lui faire mal était plus forte. Plus forte que la peur de se sentir anéantie, plus forte que cette angoisse de n'être personne, de n'être rien aux yeux de quiconque. Rien.
Elle avait les yeux rouges et presque noyés de larmes.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 21 Déc - 22:41


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.

Oh Connor. L’éternelle victime, ce martyre des temps modernes. Ils avaient bien de points communs, lui et elle, mais s’il y avait bien une chose dont il aurait du se pourvoir que Cordelia avait et qu’il n’avait pas, c’était bien l’indifférence de cette dernière. Cette capacité indéniable qu’elle avait à se détacher de toute charge émotionnelle embêtante, cette impassibilité dont elle arrivait à faire preuve dans pratiquement toutes les circonstances.

Connor se voulait nonchalant, mais il ne l’était pas vraiment, tout au moins pas comme Cordelia. Il était moins dur qu’il ne pouvait l’imaginer ou qu’il ne pouvait le prétendre. Et les fissures sur ce masque de glace apparaissaient délicatement, mais sûrement, plus la membre du Conseil déversait à ses pieds son indélébile déception. La bile de la sorcière quant à elle n’avait jamais réellement affecté le mécanicien, probablement plus parce qu’elle ne mettait jamais l’effort de le blesser réellement par le biais de ses mots aigres que par réelle incompétence…Soit, tout l’opposé du troisième-parti dans la salle. Oh, cette Roxanne… De l’acide comme la sorcière en avait que très rarement vu, mais surtout, un effort tangible dans sa manière de vouloir estropier le beau blond de ses mots acérés. Ça dépassait la colère, et ce que Cordelia pouvait observer entre ces deux-là à ce moment précis ; c’était de la haine. Une haine peut-être plus viscérale qu’autre chose, à vrai dire. Ou était-ce donc de l’amour? Peut-être, qui sait. Cordelia était la première à dire qu’il n’y avait qu’un pas entre l’amour et la haine, et Connor et Roxanne ne faisait qu’établir qu’elle avait bel et bien raison. « À vous entendre je suis le pire des types que la terre ai porté… Il n’empêche que ça ne vous a pas empêché de coucher avec moi. » Certes… La brunette était la première à le rabaisser, à lui rappeler à quel point il était pitoyablement pathétique, mais elle était aussi la première à succomber à ses misérables caresses et les enlacements charnels qui y succèdent. Il le savait, elle le savait. Ça s’arrêtait là, tout simplement. Dans ce non-dit dont ils étaient tous les deux parfaitement conscients et qu’ils préféraient tous les deux conserver silencieux. C’était, à leur façon, la finalité de chacun de leurs échanges acrimonieux, de leurs interactions insolites. La façon dont ils arrivaient à atteindre cet objectif ne leur importait peu, ou du moins, n’avait aucune signification aux yeux de la succube. Ces paroles aigries qu’elle lui servait matin, midi et soir certains jours n’étaient que de vulgaires mots sans réelle signification pour atteindre une fin bien particulière, laquelle était un peu leur terrain d’entente. Et un autre jour, c’était des mots doux et des séductions de bonne fille. Ça n’avait pas d’importance, tant et aussi longtemps qu’ils tombaient tous les deux dans ce terrain d’entente à la fin.

En d’autres mots, elle ne le détestait pas, elle, pas vraiment au moins. Au contraire, elle l’appréciait même beaucoup plus qu’elle ne le laissait paraître et surtout beaucoup plus qu’elle ne l’aurait voulu elle-même. Que voulez-vous? Il semblerait qu’elle ait un faible pour les grosses merdes pathétiques et misérables. Aucune haine, rien que du désir à son état pur et étouffant. Tout l’opposé de Roxanne à priori, qui, Cordelia n’en doutait pas, devait probablement, malgré ce qu’elle laissait paraître également, affectionner Connor à s’en arracher le cœur…tout comme elle lui manifestait une haine aussi vigoureuse et perpétuelle. C’était particulier, pas forcément insolite, mais sans aucun doute très intriguant à contempler.

Rapidement ce fût au tour de la membre du Conseil d’arborer cette froide nonchalance qui la taillait si mal tout à l’image de son Don Juan.  « Tu sais pourquoi on a toutes tendance à occuper ton entrejambe  ? Au moins tu te la fermes dans ces moments-là. Et c'est un peu les seules fois où tu le fais. » Décomposant dans sa tête les derniers mots prononcés par Roxanne, alliant à ce remue-méninges une moue dubitative et réflexive, Cordelia sembla finir par agréer avec les propos de cette dernière qui, oui, avouons-le, n’avait pas forcément tort. En guise d’approbation, elle se permit un de laisser échapper un « Amen. » bien trop fervent avant qu’elle ne se taise en se contraignant à avaler une gorgée de son whiskey qu’elle s’était antérieurement servi.
Et Connor, fidèle à lui-même, ne lâchait pas prise, toujours prêt à répéter que toutes les femmes de sa vie lui répétaient toujours la même chose – l’ironie. « Fais-moi la leçon encore. Craches ton venin, dis moi à nouveau quelle déception, quel fardeau je suis pour toi. Je connais la chanson par cœur. ». Jetant par terre entre elles deux la boite de pizza qu’il tenait entre ses mains depuis tout à l’heure, il ajouta avec toute la suffisance du monde : « Battez vous pour elle. Pour une fois ça deviendrait intéressant pour moi. ». Avant qu’il ne s’adresse plus particulièrement à la démone, ajoutant avec la même présomption que ces discours précédents : « T’es venue pour ça, non ? Je te l’offre. »  Roulant les yeux de façon blasée et d’un air légèrement indifférent, la sorcière ingurgita une énième gorgée de Jack Daniels pour l’aider à passer travers autant de foutaises en l’instant d’une quinzaine de secondes. Transperçant le regard de l’ex-junkie de ses iris caféinés et finement entouré d’un maquillage ténébreux, Cordelia n’était pas certaine que Connor saisissait l’intégralité des conséquences que ces propos pourraient entraîner. « Ne sois pas trop arrogant, Connor. » se contenta-t-elle de laisser décamper de ses lèvres tendrement humectée par ce whiskey – qui, d’ailleurs, embrasait encore les tréfonds de sa gorge et qui par la même occasion lui permettait d’être peut-être un peu plus menaçante qu’elle ne l’avait jamais été avec le garagiste. Elle était peut-être une garce avec lui, et il pouvait la blâmer pour l’échec de sa vie amoureuse ou pour cette soirée désastreuse s’il le souhaitait, mais il allait devoir mesurer ses paroles parce qu’aux dernières nouvelles, il n’était encore qu’un pauvre humain, et elle, encore une sorcière cruelle. Les sauts d’humeurs, ça arrive si vite. Cordelia s’était peut-être affectionnée de ses caresses comme amant, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que la brunette n’aimait pas particulièrement être traitée comme une chienne désespérée qui se battrait avec une autre pour de la bouffe, encore moins une pizza de basse qualité, et définitivement pas après la façon dont il ait présenté la chose.

Et pourtant ce qui suivit la prit de plein fouet et la déstabilisa plus d’une seconde ; soit, la membre du Conseil elle-même qui faisait don à Connor d’un poing sec et dur dans sa belle gueule d’enfoiré. Étonnée et assourdie parce qu’elle ne pensait pas que la petite Roxanne l’avait en elle – cette vigueur, cette rage – mais Cordelia admettait sans problème qu’elle s’était définitivement trompée sur son cas. Observant donc la scène avec un léger sourire teinté de cette malice dont elle savait si bien faire preuve, la démone se convainquait qu’elle avait peut-être sous-estimé la petite brunette depuis le début et qu’elle avait peut-être bien plus à offrir qu’elle ne laissait paraître aux premiers abords. Ça expliquait pourquoi Connor en était tombé amoureux, supposait-elle. « Je sais pas pourquoi t'as pris la peine de m'inviter aujourd'hui. Je sais pas pourquoi j'y ai naïvement cru, et je sais pas pour quelle chienne tu me prends. » Et ça expliquait probablement pourquoi il était arrivé à la détester tout aussi également qu’il l’aimait, supposait-elle à nouveau. L’acrimonie et la rigidité des mots de Roxanne donnaient de l’entrain à la sorcière qui, plus l’ex-infirmière crachait son acide, plus Cordelia semblait s’éprendre d’un certain intérêt pour la juge, voire peut-être même d’un semblant de respect. Ça avait au moins le mérite de balancer sa naïveté et sa stupidité, toutes les deux plus déconcertantes l’une que l’autre, enfin si c’était possible.
« Et tu dois avoir le poing qui te démange pas vrai ? » Mais soudainement, cet attrait que la succube disposait face à cet échange sembla se dissiper à la même vitesse qu’il s’était exhibé. Oh certes, Roxanne pouvait se vanter d’avoir connu Connor plus longtemps que Cordelia ne ne l’avait connu elle, ou d’avoir passé davantage de temps à ses côtés, ou plus particulièrement, d’avoir partagé davantage de confessions que Connor ne l’avait fait avec la succube, mais s’il y avait bien une chose que la sorcière avait appris, c’est que le blondinet avait au moins le mérite de ne pas frapper les femmes, peu importe les circonstances, et donc même malgré les emmerdes dont elles pouvaient lui faire cadeau. En quelque sorte, elle était bien placée pour s’avancer sur le sujet.

En revanche, Cordelia était persuadée que Roxanne le savait tout autant, d’ailleurs. Mais peut-être souhaitait-elle justement que le mécanicien ne la frappe pour lui prouver, une fois pour toute, que c’était bien fini entre eux ou que la personne qu’elle avait connu jadis avait bel et bien été émiettée, que cet homme qui se tenait debout devant elle n’était pas celui avec lequel elle avait passé ses nuits à se perdre autant dans ses étreintes que dans l’émeraude de ses yeux. C’était peut-être ce qu’elle avait besoin pour l’oublier une fois pour toute. Et ce ne l’était peut-être pas. Après tout, que savait-elle sur le sujet? Mais Roxanne s’y prenait définitivement de la bonne façon si c’était ce qu’elle souhaitait réellement. « T'en crèves d'envie, et c'est pas tes principes qui vont te retenir, pas vrai ? Quels principes, hein ? Tu aimes croire qu'il t'en reste, car c'est la seule chose qui te rattache à l'idée d'avoir eu des parents... Mais regarde-toi deux secondes. » Bas. Tellement bas que la sorcière s’étouffa presque sur sa gorgée de whiskey, relevant les yeux pour fixer les iris vertes de Connor dans lesquelles elle aperçut une émotion qu’elle n’avait jamais vu auparavant dans ses yeux. Elle les avait vu exposer et exhiber sans escale sa peur, sa rage, sa colère, sa haine, son attirance, son désir, sa joie, son désintérêt, son mécontentement, sa fierté, son arrogance, mais jamais ne les avait-elle vu exprimer cette détresse émotionnelle, cette tristesse. Et étrangement, elle eût pitié. Cordelia Hopkins eût pitié de Connor BlackPearl. Et elle se sentit épouvantablement pathétique de ressentir de la pitié, surtout pour un homme comme Connor qui ne devrait pas la mouvoir de la sorte, pas en temps normal…mais surtout, elle se sentit pathétique de s’être fait prendre sur le fait par le mécanicien lui-même. C’était déjà assez embarrassant en soi.

Et pourtant… La démone ne pouvait nier que les mots de Roxanne n’étaient pas venus la estropier elle aussi, lui rappelant amèrement le vague, mais sinistre souvenir de ses parents. Un souvenir, englouti pour les bonnes et les mauvaises raisons, et auquel elle n’avait pas eu accès depuis des années, probablement plus par mécanisme de coping que par réel oubli. Mais ces images de son paternel la prévenant de tenir dans ses bras la fille à qui elle avait tout juste donner naissance, tout en prenant le soin particulier de lui réaffirmer comment elle eût été une fille de petite vertu, sans principes et intégrité, mais surtout comment elle avait déshonorer sa famille entière et qu’il espérait ne plus jamais la revoir, le tout sous les regards méprisants de ses frères et sœurs, lesquels n’eurent même pas la décence de lui offrir leur pitié comme elle le faisait justement avec Connor présentement. Qui l’aurait cru que ce serait Cordelia, de toutes les personnes, qui serait celle à avoir le semblant d’un cœur?
La morale dans tout ça, c’est que c’était bas, terriblement bas de la part de Roxanne. Et que pour la première fois, la brunette percevait peut-être Connor comme adéquat pour ce rôle de victime qu’il tenait si souvent à revêtir, mais surtout qu’elle comprenait comment un sujet du genre pouvait être houleux pour lui, autant que pour elle, et peut-être même pour Roxanne, pour le peu qu’elle connaissait de cette dernière.
Ainsi, toujours assise sur le canapé, les jambes croisées, on pouvait entendre Cordelia prononcer quelques mots, adressés particulièrement à l’ex-infirmière. « Il semblerait que ça ne soit pas le seul à ne pas avoir de principes. » dit-elle de façon nonchalante, penchant légèrement la tête, se demandant si Roxanne allait daigner se retourner pour contre-attaquer ou si elle allait continuer à l’ignorer, un peu comme elle ignorait tous ses problèmes. C’était un peu son fort, observait-elle.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Mar 30 Déc - 11:27

Une discussion houleuse de plus à mettre à leur palmarès. Ce duo chaotique avait-il réellement eu besoin de ça ? Rien n’était moins sûr et les lames acérés de leurs mots ne faisaient que trancher d’avantage la pauvre ficelle qui établissait encore un semblant de lien entre eux. Pourtant, en dépit de sa grande facilité à se montrer plus stupide qu’il ne l’était en réalité, Connor y avait cru. Cet effort pour tenter de recoller les morceaux et que Roxanne et lui ne se tournent pas le dos à tout jamais, il avait eu envie que cela marche. Mais ils devaient tout deux se rendre à l’évidence que la tâche ne leur avait jamais été facilité… ne serait-ce que leurs histoires respectives ne jouaient pas en leur faveur et quand bien même ils persistaient à s’accrocher à un espoir qui demeurait au milieu de leur champ de bataille personnel. La membre du Conseil n’avait rien à envier au garagiste en terme de fiel, c’était légion entre eux chaque fois que les mots, comme un doigt vicieux, s’approchait trop près d’une blessure mal cicatrisée. Elle le dénigrait, aidé par la succube qui brillait dans son rôle de spectatrice et commentatrice d’une joute qui finalement la dépassait, parce qu’elle avait au moins le mérite d’assumer de ne pas s’embarrasser de ce genre de chose.
Mais les deux femmes l’avait lui en commun. Connor Joshua Blackpearl, Texan ancien flic devenu garagiste, précédemment actif dans la Résistance et relégué au rang de traitre par les deux partis du conflit. Tableau d’un opportuniste, le pire des vauriens comme dirait l’une, un raté comme dirait l’autre et vice versa, elles avaient l’air de s’entendre sur les qualificatifs le concernant. Alors pourquoi étaient-elles là ? À se toiser comme deux lionnes bandes ennemis convoitant la même proie trop blessée pour courir encore. Ce petit concours de circonstances, fruit de l’humour d’un destin qui lui cherchait un peu trop noise à son goût, laissait un nouveau goût amer à l’ex-junkie dont la lassitude était palpable. C’était dans ce genre de moment que son costume de connard lui allait le mieux et en plus de cela c’était la parure qu’il affectionnait particulièrement pour l’occasion. Et ainsi paré le Texan mettant le doigt sur ce qui rendaient ces deux femmes amères, elles tentaient envers et contre tout de le mépriser mais ce qui les dérangeaient le plus c’était d’être attiré par lui. Alors était-il vraiment l’objet de leur blâme ou juste l’image qu’elles se faisaient de leurs désirs dérangeants ? Une sorte de catalyseur de ce qu’elles n’assumaient pas… Mais finalement Connor se foutait pas mal de tout cela et ce qu’il retenait avant tout c’est combien ces deux nanas étaient efficaces pour le faire chier !

Soirée tranquille pizza et jus de fruit, bavardage et qui sait peut-être auraient-ils réussi à converser simplement et calmement comme deux adultes. Le plan était parfait sur le papier, et Cordélia avait ramené sa silhouette d’emmerdeuse. Résultat rien n’allait plus et l’appartement du garagiste avait des allures de ring. Qu’il ferme sa gueule était un point d’honneur pour les deux femmes à qui il était fortement tenté de rappeler qu’elles étaient sans doute les plus bavardes, et surtout les plus insupportables à écouter. Déjà leurs piaillements lui irritaient les oreilles et malgré sa nonchalance affichée, Connor perdait peu à peu patience. « Et bien on tombera d’accord sur l’utilité de ce genre de moments. Je préfère vous entendre gémir que déblatérer toutes vos conneries ! » au petit jeu du « c’est celui qui dit qui y est », ils pouvaient aller loin. Et en dépit de tout ce merdier ils arrivaient encore à se désirer, comme de bons fêlés qu’ils étaient tous les trois. L’idée de proposer un plan à plusieurs, effleurait son esprit échauffé, une provocation qui sans doute aurait un effet intéressant à observer. Au lieu de ça il continuait sur sa lancée, trop agacé pour faire encore preuve d’humour. Ultime provocation il les traitait l’une comme l’autre comme deux chiennes pittbull qu’il voulait voir se battre. Elles le poussaient à bout, voilà ce que cela donnait… Elles voulaient le pire du Texan, il le leur donnait. À quoi bon essayer autre chose quand tout ce que l’on attend de vous n’est jamais rien d’autre qu’un nouveau prétexte de vous blâmer ?
Regards brûlants de colère, offusquée les deux femmes auraient sans doute pu le fusiller sur place par la simple force de leurs orbes rageuses. Nul doute que Cordélia déplorait le fait qu’il ai lancé de la nourriture à terre alors qu’elle pourrait être en train de se remplir tranquillement la panse en assistant à une série dramatique totalement inédite. Mais il lu dans ses iris caféinées qu’il avait dépassé une limite qu’elle ne tolérait pas, il était partager entre l’envie de sourire effrontément en la provoquant d’avantage et fermer sa gueule et c’est Roxanne qui tranchait pour lui en fondant dans sa direction telle une furie. Le geste fut précis, net sans aucune hésitation qui aurait parasité l’effet de celui-ci, le poing de la maigre brune s’abattait sur sa pommette. Sous l’impact et la surprise Connor encaissait pleinement la force dont elle avait pourvu son coup, il s’étonnait qu’elle fût capable d’autant d’intensité. Ses mâchoires se serrèrent sa fierté venait de prendre elle aussi un coup de poing dans la gueule mais il savait très bien qu’il l’avait cherché. Blessée, haineuse, la Membre du Conseil lui balançait sa rancœur et son incompréhension au visage. Une fois encore il la décevait, c’était même sans doute pire encore que d’autres affronts qu’il avait pu lui faire. Mais elle se trompait en croyant qu’il avait tout orchestré, cette soirée il l’avait souhaité et attendu avec impatience sauf qu’encore une fois tout était gâché. Au fond il était peut-être légitime qu’à son tour elle le blesse, ce qu’elle fit une première fois en lui demandant s’il avait envie de la frapper en retour. Donc Roxanne ne le connaissait pas si bien pour douter qu’il puisse avoir changer au point d’être devenu violent avec les femmes ? Pourtant elle savait que c’était une attitude qu’il ne s’était jamais rabaissé à adopter, pas même dans ses pires moments de manque lorsqu’il était encore qu’un putain de junkie.

Les regards s’affrontaient et Connor tentait de reconnaître la femme qu’il aimait. En vain, ne lui apparaissait qu’une furie décidée à lui faire payer tout ces affronts, les déceptions, ce désir dont elle ne parvenait pas à se défaire, tout ce dont elle le tenait pour responsable. Et la jeune femme aurait pu le rouer de coup qu’il n’aurait pas répliqué, ce qu’elle fit alors fut bien pire que n’importe quelle douleur physique. Quand les mots lui parvinrent il cru d’abord avoir mal entendu les paroles de la brune, mais comme un écho l’ex-flic entendit raisonner chaque syllabe plus nettement. Le cerveau humain était à tel point performant que sa mémoire s’occupait de lui marteler cet ultime coup bas. Il eu l’impression que le sol allait se dérober sous ses pieds et qu’un poids énorme venait de tomber comme une chape de plomb sur ses épaules. Venait-elle vraiment de transgresser cette limite pourtant implicite et toujours respectée depuis toute l’histoire de leurs affrontements verbaux ? Connor peinait à croire que ce fut la réalité et pourtant il entendait encore sa voix prononcer ces paroles assassines. Pire qu’un doigt qui appuierait sur une blessure, elle y enfonçait une lame empoisonnée. Ses iris vertes n’avaient pas quitter celles de Roxanne qu’il voyait se flouter, mais s’il cru dans un premier temps que c’était à cause de ses larmes à elle, il comprit bien vite lorsque le visage toute entier de l’ex Résistante se faisait moins net, qu’il s’agissait des siennes.
Dans la détresse il posait un regard furtif vers la sorcière, la spectatrice de ce carnage. Non pas pour trouver un quelconque soutien ou réconfort mais pour être sûr que cela était réel. Malheureusement ça l’était et si l’air décontenancé de la succube lui échappait sur l’instant, il avait toute fois pleinement conscience qu’elle était en train d’assister à cela. Le Texan s’enfermait alors obstinément dans un silence lourd, et si d’un œil extérieur il paraissait être une coquille vide dans son esprit les images, les mots, les souvenirs fusaient. La douleur irradiait dans tout son être, et s’il avait toujours cru à la puissance des mots il la mesurait pleinement à cet instant. Son regard se figeait sur le sol, sa gorge nouée ne lui donnait nullement la possibilité de dire quoi que ce soit. Le garagiste ignorait et se foutait de le savoir, combien de temps il passait ainsi sonné par ce coup de poing mille fois plus douloureux que celui qui avait endolori sa pommette. La déglutition devenait un exercice difficile tant il se sentait oppressé, presque à bout de souffle alors que sa respiration était plutôt lente. Roxanne le renvoyait à la plus sombre époque de sa vie, moment où il avait trouvé ses parents morts dans la maison qui l’avait vu grandir. La détresse, le désespoir revenaient comme ce jour-là où il avait ensuite été emmené comme n’importe quel criminel par ces propres collègues de travail.

C’était là que sa vie avait basculé, que plus rien n’avait jamais été pareil. Sauf ses principes inculqués par ses parents, ces fameux principes auxquels il tentait de se raccrocher comme dernier lien avec son passé qu’il regrettait amèrement. Roxanne venait de salir ce pour quoi il n’avait jamais faillit et si c’était là le seul moyen qu’elle avait trouvé pour se débarrasser de lui, qu’il la déteste alors elle venait de réussir d’une main de maître. Du venin il en aurait eu à cracher, des litres et des litres pour achever celle qui venait de lui mettre les deux genoux à terre. De la paume de sa main Connor se débarrassait du flot salé qui s’était, bien malgré lui, frayé un passage entre ses paupières. Enfin il pu prendre une inspiration plus profonde qu’il bloquait un instant avant de lâcher cet air qui lui semblait finalement toxique. Maintenant que sa vue n’était plus troublée il observait les traits de Roxanne avec attention, imaginant que ça serait sans doute la dernière fois qu’il le ferait. Il voulait lui dire combien lui aussi la voyait changé, par lui il le savait mais surtout par ce Gouvernement, par Wayne, par ce monde que finalement ils ne partageaient plus vraiment.
« T’as… été jusque là. » lâchait-il la gorge encore nouée « Jusqu’à cette limite. » il levait les mains se rendant après le conflit « T’as gagné Roxanne. » il hochait la tête en la fixant toujours « Je sais même pas qui tu es. Je sais plus. Un souvenir… Je crois. » tout comme ce qu’elle venait de vouloir salir, la Membre du Conseil appartenait au passé. Ne lui avait-elle pas plusieurs fois répété qu’elle ne voulait plus le voir ? Pourtant dans le fond elle savait autant que lui que l’espoir perdurait. Mais désormais ça n’était plus le cas, son vœux allait donc être exaucé. « Et si ta dernière requête c’était que je te cogne, encore une fois je vais te décevoir parce que ça n’arrivera pas. » Connor secouait la tête négativement, « Je suis pas lui Roxanne, je l’ai jamais été. » son père alcoolique qu’elle n’avait pas sauvé, Wayne et sa brutalité, autant de figures masculines dont il ignorait les démêlés entre elle et eux mais qui l’avait formatée. Le Texan n’était sans doute pas parfait, aux antipodes de la perfection même, mais sa vie l’avait ainsi fait et c’était à prendre ou à laisser. L’ex-junkie avait presque fini par oublier la présence de la sorcière, fait pas banale s’il l’ont en croit sa capacité à toujours se rappeler au bon – ou au mauvais – souvenir de tout le monde. Mais le plus problématique là dedans c’est qu’elle l’avait vu dans un moment de faiblesse dont le blond se serait bien passé… en profiterait-elle ?
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 11 Jan - 22:56

C'était un triste tableau qui dégoulinait sous leurs yeux à peine désolés. Car toutes les horreurs qui avaient franchies ses lèvres, Roxanne les pensait. Chaque syllabe, chaque souffle, chaque virgule. Et c'était bien ça, le plus triste. Ce n'était pas la colère qui lui avait arraché des insanités de la bouche, ce n'était pas la rage qui lui faisait prononcer de malheureux mots, comme un cadavre exquis qui, au tout hasard, ferait incroyablement sens, et taperait, en plus, dans le mille. Ce n'était rien de ça, et elle n'allait pas refourguer sa responsabilité sur le hasard ni la perte de contrôle soudaine. Elle se trouvait lucide, incroyablement lucide, dans ces moments-là. Tout paraissait clair, la répartie - si on pouvait appeler ça comme ça, lui venait sans le moindre effort. Si Connor cherchait dans sa frêle silhouette, dans son visage, ses pommettes saillantes, ses lèvres déchirées et ses yeux d'eau, la femme qu'il avait apparemment un jour aimée, il ne la trouverait plus. Elle était toujours là, quelque part. Mais bien trop loin, enfoui sous tous ces nouveaux visages qu'elle avait empruntés et adoptés, ces enveloppes protectrices dans lesquelles elle s'enroulait, car elle finissait par en avoir assez. Elle ne pouvait plus se laisser manipuler comme ça, elle ne pouvait plus se donner, encore, et encore, et toujours, pour finir par se faire voler.

« Il semblerait que ça ne soit pas le seul à ne pas avoir de principes. »
dit-elle, avec sa petite voix fluette, venant casser cette atmosphère pesante. Le jugement de Cordelia ne lui importait pas tant que ça, dans la mesure où celui de Connor n'allait pas non plus avoir une quelconque importance - elle savait ce qu'elle allait provoquer et n'allait pas s'insurger de la réaction. Elle voulut être détachée, mais ses muscles lui parurent tendus. Impossible de soulever ses petites épaules pour accompagner la réponse qui butait contre ses dents, son corps était raide. Elle se contenta alors d'ouvrir la bouche pour laisser passer quelques sons, lançant dans la foulée un regard noir à Cordelia : « Il faut croire que c'est quelque chose qu'on a en commun. L'une des seules, d'ailleurs. »
Elle reposa très rapidement son regard sur Connor, qui n'avait pour l'instant pas encore réagi. Mauvais signe, bon signe, cela dépendait du côté où l'on souhaitait se positionner. Bon signe sans doute pour Roxanne, si elle n'était qu'une vulgaire inconnue qui ne voulait que lui affliger des coups. Mais là était le problème, elle crevait d'envie de lui faire mal, comme elle ne l'avait jamais voulu pour quiconque jusqu'à présent, ni même Wayne, et elle avait sans doute toutes les armes pour réussir. Et pourtant, elle n'en tirait pas une si grande satisfaction.
Qu'il s'offusque l'irrita, qu'il évoque cette limite qu'elle avait osé franchir, l'irrita également. Comme s'il existait encore une limite ? Comme s'ils étaient encore liés par quoique ce soit, ni même le respect, impliquait encore des règles tacites. Il avait tout détruit, s'était tué à la tâche de tout réduire à néant ces derniers mois, pour revenir foutre une pierre avant d'y mettre un bon coup de pied. C'était tout ce qu'il avait fait dernièrement à son égard. Le prendre dans ses mains et la serrer jusqu'à s'en étouffer, lui redonner quelques millisecondes d'oxygène pour l'en priver davantage. Il avait absolument tout anéanti, à quoi s'attendait-il ? « Tu parles de limite comme si ça avait encore de l'importance... Comme si je te devais encore quelque chose. » Il lui parut tellement égoïste – même si c'était loin d'être une révélation. Elle avait l'impression d'être confinée à une espace de deux pas avant, trois pas arrière, et si elle osait faire des pas un peu plus grand, elle franchissait les limites de la minuscule surface qui lui était offerte. Connor lui donnait l'impression de devoir tout faire à demi-mot, à demi-tons. Rien de trop grand, de trop beau, de trop fort. Toujours se faire discrète, toujours être dans son ombre, idéalement.

« Tu t'offusques alors que t'es le premier à avoir jeté de l'huile sur le feu, Connor. Tu adores me faire passer pour je ne sais quelle horrible personne, mais tu crois ne pas avoir dépassé de limites ? Tu crois que c'était pas une limite que t'as franchie, lorsque tu m'as menacée de me tuer ? Et encore, c'est pas le pire. Le pire c'est lorsque t'as compris que tu m'atteindrais bien plus facilement en pointant ton arme contre ta tempe plutôt que contre la mienne. » C'était sans doute l'équivalent chez Roxanne. Parler de principes perdus pour Connor ; reproduire le schéma tragique de ses parents pour Roxanne. « Ma limite, tu l'as franchie il y a bien longtemps. »
Elle ne culpabilisait pas. Elle avait dépassé ce stade-là depuis bien longtemps s'agissant de Connor. Elle en avait marre d'être constamment celle qui était en tort, celle qui devait baisser la tête comme un bon chien, et couiner pour demander le pardon. Quel pardon ?

« Et si ta dernière requête c’était que je te cogne, encore une fois je vais te décevoir parce que ça n’arrivera pas. »
C'était là qu'il se trompait. « Je suis pas lui Roxanne, je l’ai jamais été. » C'était désolant. Elle fronça les sourcils, trouvant ses paroles absurdes. « T'es décidément plus que con que tes pieds, regarde-moi. C'est la première fois que je viens chez toi depuis qu'on est ici. J'ai mon cocktail de jus de fruits que tu as toujours trouvé infect dans mon sac. Je... » Elle ne put en dire davantage, tellement tout semblait dégoulinant de bonnes intentions et d'amour et de niaiseries. Elle avait passé des heures dans sa salle de bain, chose qu'elle ne faisait jamais. A se farder et à se maquiller pour tout enlever finalement, car elle trouvait que cela ne lui ressemblait pas, et parce qu'elle avait peur de voir Connor lui rire au nez en découvrant son visage sous trois tonnes de maquillage lorsqu'il lui ouvrirait la porte. A essayer trente-six tenues qu'elle trouvait soit trop guindées, soit trop négligées. Elle avait passé la semaine à s'imaginer la soirée, à espérer la soirée. « Si tu crois que je suis venue ici pour me faire cogner, tu te fourres le doigt dans l'oeil. » (sans doute l'endroit où il le fourrait aussi souvent qu'entre les cuisses de la demoiselle à côté)
« Et effectivement, tu n'es pas... lui. » Si la première pensée allait à Wayne, ses propres paroles ne pouvaient que résonner avec l'image de son défunt père. « Ce que tu me fais est pire. »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 4621
↳ Points : 6573
↳ Date d'inscription : 24/10/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : + nina dobrev.
↳ Age du Personnage : + 26 yo - 743 yo.
↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
↳ Niveau de Compétences : + niv. 4 HBIC
↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
↳ Multicomptes : + unique compte.
↳ Couleur RP : + rosybrown



Feuille de perso
↳ Copyright: (c) poupée morose + tumblr, etc.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 25 Jan - 22:38


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.

Les larmes salées glissant le long des joues rêches du mécanicien ainsi que les faibles muscles de la Résistante se raidissant, tendant son corps jusqu’à lui donner l’apparence d’une frêle manche de bois ; voilà la fresque que lui offrait Connor et Roxanne. Une vue pour le moins déplorable et pitoyable, signe de leur faiblesse respective et lamentablement…humaine. Si elle avait été doucement décontenancée de voir le beau blond aussi troublé et remué par les lames des mots âcres de la Résistante, elle ne trouvait pas que cette soudaine détonation d’émotions sans escale était justifiée, et il allait de soi qu’elle décrivait en temps normal, et dans cette situation bien particulière, ce genre de fulmination franche et droite de sentiments comme un signe imminent, mais surtout, honteux de faiblesse. Et Cordelia était tout aussi rebutée de voir ce genre de démonstration émotionnelle chez quelqu’un comme Connor que chez quelqu’un comme Roxanne. Certes, elle ne savait peut-être pas grand-chose de sa relation avec Connor, ou même sur l’ex-infirmière elle-même, mais malheureusement pour elle, certaines de ses débauches et corruptions n’étaient pas inconnues de Cordelia et, accessoirement, du reste de la Nouvelle-Orléans. C’était le prix à payer, présumait la sorcière, celui d’être la tête d’une organisation aussi exécrée par le Gouvernement – la Résistance. Tout de même, elle s'attendait à mieux de ces deux-là. N'avaient-ils donc pas appris à réguler leur émotion dans ce mouvement ridicule qu'était la Résistance? Que faisaient-ils, exactement, si ce n'est poser des bombes ici et là et crier au désarroi sur les coins de rue? Hmph, pas étonnant en fait lorsqu'on jugeait de la gueule des deux membres qu'elle avait devant elle.

Ainsi, la démone les regardait, tous les deux, se vider le cœur, voire se l’arracher sans scrupule, de façon paradoxale ; soit d’un écœurement évident pour ce genre de dévoilement d’émotions, mais aussi d’un certain intérêt. Aussi étrange cela pouvait-il paraître aux yeux de certains, ces deux idiots arrivaient, curieusement, à la fasciner. Était-ce leur bêtise qui la fascinant tant? Elle ne saurait dire. C’était peut-être ça, le problème, à vrai dire. Elle n’arrivait tout simplement pas à mettre le doigt sur ce qu’ils avaient tous les deux qui la fascinait autant qu’il ne l’écœurait. Et elle avait beau regarder, observer, contempler et étudier la fresque devant elle, il lui était tout bonnement impossible de départager son dédain de cette fascination...
Mais Cordelia n’eût jamais été le genre à rester des heures devant une impasse. Le soupir aux lèvres, la lamentation étant de saveur, elle bondit hors du canapé sur lequel elle s’était affalée plus tôt dans le but de contempler les feux de l’amour dans le confort qu’elle prisait tant. « J’ai besoin d’un autre verre. » siffla-t-elle, peut-être plus à elle-même que réellement aux deux idiots dans la salle, mais son timbre de voix toujours enveloppé de ce mépris qui ne paraissait jamais se détacher de la sorcière. Aussi, il semblait qu’elle avait besoin de se convaincre elle-même que c’était le seul moyen de se forcer à écouter plus d’une misérable seconde de ce semblant de dispute amoureuse. Semblant, car demeurait-il à déterminer si ce n’est qu’une once de cet amour dont ils semblaient tant parler perdurait encore présentement entre eux. Non pas que la sorcière s’y connaissait dans la matière, à vrai dire, mais elle aimait croire qu’elle était malgré tout une fine observatrice et qu’elle ne faisait que décrire ce qui se passait droit sous ses iris caféinés. Haine, abandon, amertume, douloureuse nostalgie... Y avait-il autre chose, réellement?

Prenant la bouteille de Bourbon entre ses fins doigts, elle se versa de nouveau un verre, prenant le soin d’en verser bien davantage que la moyenne ne l’aurait souhaité. Autrement, elle ne voyait pas comment elle ferait pour passer à travers le reste de la nuit avec ces deux-là comme compagnons de soirée.
Sans réellement savoir pourquoi, elle décida de verser un deuxième verre, lequel elle apporta à Connor, profitant d'une trêve dans la guerre entre les deux amoureux, et par la suite d'un silence pour lui susurrer quelques mots que ce timbre de voix qu'il ne connaissait que trop bien : « Tu as l'air d'en avoir besoin. » Puis aussitôt dit, aussitôt elle prit la décision de les laisser entre eux deux, une fois de plus, bien qu’elle prit le temps nécessaire de passer un doigt dans le dos du Texan lorsqu'elle le contourna, incapable de se priver de ce contact physique avec le garagiste, même dans ce genre de situation délicate. Mais, la succube eût toujours été loin d’être circonscrite par ce genre de normes ou attentes, et ce n’était pas la présence de Roxanne qui allait y changer quoique ce soit, aussi terrible cela pouvait-il être pour certains. Se retournant, malgré tout vers eux une fois éloignée, elle ne put s’empêcher de glisser une dernière remarque, de ce même ton moqueur, de cette même apparence vicieuse et accompagnée toujours et éternellement de ce sourire bercée par la malice elle-même : « Alors, tout compte fait ce film? » Un énième gloussement s’échappa de ses lèvres rosées avant qu’elle ne le tût d’une gorgée de bourbon, l'un des rares moyens de la faire taire, l'autre que Connor ne connaissait que trop bien. Et, à ce moment même, elle ne pût s'empêcher de constater à quel point ils étaient tous les deux plus pathétiques l’un que l’autre, si c’était possible. Et Cordelia n’allait quand même pas se priver de leur faire comprendre.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Jeu 19 Fév - 13:11

Dans quel enfer s’était-il encore plongé ? Pourquoi les problèmes semblaient-ils irrémédiablement être pour lui ? Le Texan savait que ce genre de pensée, de constatation, lui donnait ce statut de victime pour lequel Roxanne et même Cordelia le raillaient bien volontiers. Cette fois il ne comptait pas leur donner cette satisfaction là.  Malgré tout il fut forcé de croire que c’était plus fort que lui, car Connor eu encore l’impression de déblatérer les pires conneries possibles. La mine de son interlocutrice lui renvoyait froidement tout un tas de vérités qu’il aurait préféré enterrer et une situation des plus pathétique : la leur. L’ex-junkie n’était pas un saint et il en avait conscience, Roxanne le mettait au pied du mur de ses erreurs et Dieu sait qu’il était haut. Mais à quoi bon ressasser encore et encore combien il lui avait fait plus de mal que de bien ? Elle se plaignait de la tendance du garagiste à vouloir lui faire endosser la faute à elle, mais la brune ne faisait guère mieux. Effectivement ils ne se devaient plus rien pas même du mépris, juste de l’ignorance. Mais y arriveraient-ils ? Tout paraissaient être fait pour qu’ils se retrouvent à un moment où un autre afin de mutuellement se pourrir encore un peu plus.
Dans ce nouvel affrontement l’ancienne résistante avait clairement l’avantage. Connor avait les deux genoux à terre après ses mots assassins et comme un taureau à la fin d’une corrida il attendait qu’elle lui plante son sabre entre les deux yeux. Ses derniers sursauts d’orgueils étaient vains et il détestait se donner en spectacle devant Cordelia qui bien sûr ne perdait pas une miette de tout cela. En bonne spectatrice et emmerdeuse de son acabit elle distillait quelques commentaires qui renforçaient la seule véritable envie du Texan à cet instant : partir. Roxanne avait enfin sa mise à mort à porté de mots et elle jubilait. Elle avait raison sur certains points et tort sur d’autres, la grande histoire de leur relation… des divergences d’opinions et de visions des choses qui les avaient mené tout droit vers ce mur qui à présent se dressait entre eux. Figé, incapable d’une quelconque réplique Connor encaissait les paroles de celle qu’il avait aimé. Peut-être bien que c’était là tout ce qu’il méritait après l’avoir fait autant souffrir qu’elle le prétendait. Ils se renvoyaient la balle depuis trop longtemps déjà, tour à tour en allant chaque fois un peu plus loin, mais la réalité était qu’ils étaient tout autant fautifs l’un que l’autre. Le prix à payer pour deux âmes écorchées qui n’arrivaient jamais à se compléter totalement.

Un profond soupir s’échappait des lèvres du Texan, les minutes lui semblait des heures et son estomac était comme remonté jusque dans sa gorge. Rare étaient les fois où il s’était senti si mal et même son humour pourri ou son machisme exacerbé ne pourraient le sortir de là. Roxanne avait raison, il avait tout foiré. Avant parce qu’il n’était que ce connard dont elle avait moult fois dressé le portrait, et ce soir totalement malgré lui simplement aidé par une autre brune qui savourait son œuvre avec délectation. Rien de ce qu’il pourrait dire ne serait suffisant, ça n’avait jamais été le cas et il était désormais trop près du mur pour voir autre chose que ses erreurs. « Et tu veux entendre quoi ? » soufflait-il avec douleur et lassitude « Tu penses vraiment que j’ai jamais voulu faire mieux que tout ça…? » son regard glissait furtivement vers Cordelia, il se sentait épier. Secouant la tête avec dépit Connor plantait à nouveau son regard, dans celui de Roxanne « Crois le ou non mais je suis désolé. Et ça non plus ça sera pas à la hauteur, tu vas me gueuler que c’est trop facile, trop tard. Entre nous ça a toujours été ou trop ou pas assez, jamais bien et je l’ai compris. » il ajoutait à voix plus basse « Je voulais pas l’accepter, mais j’ai compris… ».
Et le tableau n’était sans doute pas encore assez pathétique pour que la sorcière en rajoute une couche. Lui glissant un verre de bourbon dans la main il ignorait si elle cherchait à l’enfoncer d’avantage en lui faisant comprendre combien il était pitoyable, ou si c’était une marque de soutien. L’ex-junkie sentit le doigt de la succube glisser dans son dos, peut-être cherchait-elle à ce que Roxanne lui saute à la gorge et le tue une bonne fois pour toute ? À moins qu’elle n’ai décidé de la provoquer pour enfin se confronter directement à elle, histoire de s’occuper un peu. Aussi étonnant que cela puisse paraître pour Connor il ne savait que faire de ce verre qu’elle lui avait gracieusement servit. Et alors qu’il pèse le pour et le contre d’engloutir sa dose de bourbon, le Texan tourne la tête en direction de Cordelia alors qu’elle remet sur le tapis cette histoire de film. La base même de sa soirée prévue initialement avec Roxanne afin de tempérer les choses entre eux, de reprendre sur des bases plus saines… tu parles ! Un fiasco total. Peut-être la preuve que la mascarade n’avait que trop durée. Le Texan lui accordait alors seulement un regard plein de lassitude.

Au moins les choses étaient claires à présent. Douloureuses, affligeantes mais claires. Ce qu’il infligeait à Roxanne étaient pire que tout, elle le plaçait en haut de la liste de ces maux les plus douloureux. Au moins le mécanicien pouvait enfin se vanter d’être en haut d’une quelconque liste de la Membre du Conseil, même si ce n’était pas franchement valorisant comme constat. « Donc si tu es une coquille vide, un masque glacial sous lequel on te reconnaît à peine c’est de ma faute ? » question plus ou moins rhétorique et au fond il n’avait pas réellement ni l’envie ni le besoin d’entendre la réponse. Et si avant il se serait peut-être paré de sa plus belle répartie pour continuer de prouver par A + B que toute cette soirée foirée n’était qu’un malheureux concours de circonstances, à cet instant il n’en avait plus la volonté. Les dés étaient lancés depuis trop longtemps déjà, les jeux étaient fait et c’était inutile de lutter. Si Roxanne avait atteint comme lui ce point de non retour en franchissant cette fameuse limite mentionner plus tôt, c’est qu’ils n’avaient définitivement plus rien à espérer.
Le niveau de bourbon dans son verre demeurait intact quand Connor le posait sur le meuble le plus proche. Sa gorge était trop nouée même pour sa boisson préférée et il craignait que le moindre truc ingurgité prendrait aussitôt le chemin inverse. « Pas de verre, pas de film. » lâchait-il en arborant l’un de ses habituels airs contrariés « De l’air. » ajoutait-il pour lui même en contournant déjà Roxanne. Ses mains étaient moites, son cœur pris dans un étau, son estomac noué à son maximum, oui il lui fallait un peu d’air même s’il était étouffant au dehors. « Ouais je suis lâche. Mais comme y’a déjà plus rien à espérer de ma part, je crois pas que ça changera quoi que ce soit. » il anticipait les remarques. Se faire enfoncer encore d’avantage, le Texan passait son tour, surtout sous les yeux attentifs et rieurs de Cordelia qui devait elle aussi jubiler de le voir traiter comme le moins que rien qu’elle lui répète être. Le garagiste sortait de son propre appartement se foutant pas mal d’y laisser les deux harpies, elles pouvaient s’entretuer et lui faire porter le chapeau, ça ne serait pas la première fois que ça lui arriverait. A cet instant plus rien n’avait d’importance que les mots de Roxanne tournant en boucle dans son esprit. Disait-elle vrai ? N’avait-il donc plus aucuns principes et aucunes valeurs que celles inculquées par ses défunts parents ? Ces questions le rongeaient.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Mar 3 Mar - 22:45

« Donc si tu es une coquille vide, un masque glacial sous lequel on te reconnaît à peine c’est de ma faute ? » Oui. Question rhétorique, effectivement. Et pourtant, tout n'était pas aussi tranché, ou en tout cas, ne devrait pas l'être. Roxanne n'était pas née dans les mains et dans les prunelles de Connor, malgré la tournure que ses propos pouvaient prendre. Elle était cette gamine un peu entre deux eaux depuis toujours, aussi loin qu'elle puisse s'en souvenir, elle avait toujours été cette fille-là. Mais c'était une partie qu'elle aimait volontiers oublier finalement. Oublier tout ce qu'elle avait pu être avant de rencontrer Connor, pour décharger tout le poids sur lui. Tellement plus facile, à part lorsque ces traces passées devenaient une bonne arme, comme elle aimerait le dire.
Elle ne prit pas la peine de répondre verbalement, lui lançant un regard noir (encore plus que cette fusillade constante qu'elle lui adressait).

Son souffle devint d'autant plus lourd lorsque la fine silhouette de Cordelia apparut dans son champ de vision. Sa fine silhouette, élancée et souple. Elle arrivait presque comme un cheveu sur la soupe, Roxanne avait envie de la qualifier de fraîche. Elle avait l'impression d'être dans une espèce de bulle ténébreuse, chaotique avec Connor, et que Cordelia débarquait avec ses griffes, sa félinité, brusquant ce petit écosystème, cet équilibre qu'ils instauraient.
Provocatrice et insolente.
Elle glissait entre les doigts de Connor un verre brun, comme une bonne incitation. Roxanne avait toujours détesté son penchant pour l'alcool, ces nombreuses soirées lorsqu'il venait l'embrasser l'haleine lourde. Le geste de Cordélia ne lui plut évidemment pas, et elle se retrouva tiraillée entre le mépris profond et la colère noire.
Légère et culottée.
Ses petites remarques fluette, portée par sa voix suave, en toutes circonstances.
Roxanne ignorait si ce comportement la rendait ridicule, ou si, au contraire, elle les rendait ridicules.

Puis Connor s'en alla, presque comme si de rien n'était. Comme s'il ne s'agissait pas de son appartement. C'était, en y pensant, la solution la plus facile. Laissant Roxanne et Cordelia. Après quelques secondes de vide total, quelques secondes pendant lesquelles elle semblait encore baigner dans toute cette effervescence, chaude et brûlante, elle prit conscience qu'il ne restait plus qu'elles, dans un appartement que Roxanne ne connaissait pas, et où elle ne sentait absolument pas chez soi. Elle ne s'était jamais sentie chez elle chez Connor, à vrai dire.
Roxanne se retourna alors vers Cordelia, ignorant vraiment ce qu'elle allait faire. Partir, rester, hésiter. Elle la dévisagea, sans le cacher, amère et peut-être un peu intriguée également. Qui était-elle, finalement ? Elle s'était plantée là, dans le décor, comme un vieil arbre (tu me pardonneras la comparaison) dont on ne s'interroge plus de l'origine. On vit avec, sans vraiment y faire attention à part les grandes soirées de tempête. Roxanne l'avait vue, et sans même savoir qui elle était, ce qu'elle faisait, elle s'était lancée sans retenue, sans remords ni remise en question, dans cette grande scène digne des plus grands blockbuster de drames romantiques.

Elle se dirigea vers la table, tirant une chaise doucement, pour s'y asseoir, avant de s'adresser à Cordelia : « Il faut croire que tu as eu le film que tu voulais tant. Presque digne d'une adaptation de Nicholas Sparks, il manque juste un lac et des cygnes... A part ça, c'était presque aussi larmoyant. »
L'auto-dérision dans les moments de doute. Ça marchait souvent, pourrait-elle dire. Et lorsque ce n'était pas le cas, il suffisait d'enfiler un masque de froideur et de mépris, pour s'en tirer avec toute sa dignité.

Elle croisa les jambes, posant son coude sur la table, relevant légèrement le menton en regardant Cordelia. La question lui brûlait les lèvres. Enfin, en réalité, il y avait des tonnes de questions qui lui brûlaient les lèvres. Des questions un peu moins décentes, sans doute, un peu moins douces et chaleureuses. Pas nécessairement sexuelle – pas seulement, en tout cas. Elle aurait voulu savoir ce qu'elle foutait dans l'appartement de Connor, s'il l'avait effectivement invitée de plein gré comme le pensait Roxanne et comme le niait Connor, comment ils s'étaient rencontrés et si elle était habillée avec un string léopard les jambes en l'air lors de la première rencontre, si le premier contact que Connor avait pu avoir avec sa paire de seins était lorsqu'il lui glissait quelques billets verts dans son soutien-gorge – car clairement, Roxanne la dévisageait avec un mépris qu'elle n'essayait même pas de cacher, petite poupée et étalage de chair, camionnette de strass et boule à facettes. C'était tout ce qu'elle y voyait. Et en même temps, est-ce qu'il aurait fallu qu'elle soit comme ça, pour avoir une relation quelque peu plus calme avec Connor ? Est-ce qu'il aurait fallu qu'elle lui ressemble, pour... lui plaire davantage ? C'était presque de la jalousie qu'elle ravalait.

« Et sinon, tu es... ? » se permit-elle de poser, simplement. Gardant toutes ses autres remarques pour elle-même.
Revenir en haut Aller en bas
 

« put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Mia Connor
» Un pas en avant, trois pas en arrière... ~ Roxanne
» « eyes on fire » ㄨ cordelia&connor
» Partition Roxanne "The Police"
» (M) Keiran Connor Feat. Thomas Dekker

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-