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 « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia

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Féminin
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↳ Métier : + fauche les hommes de la classe moyenne qui foulent le même sol qu'elle, sans honte.
↳ Opinion Politique : + le gouvernement, comme la Résistance, sont une bande d'écervellés mal baisés, rien de plus, rien de moins.
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↳ Playlist : ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + MUSE, undiclosed desires + ELLIE GOULDING, don't need nobody + BAND OF SKULLS, i know what i am + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + THE SATURDAYS, turn myself in + DAVID GRAY, the other side + ARIANA GRANDE, thinking about you.
↳ Citation : + « don't let her smile fool you, don't let her eyes confuse you ... red lips always lie. »
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MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Sam 7 Mar - 21:00


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.

Toute cette histoire la laissait pour le moins perplexe. Il était difficile de juger Connor qui prenait la fuite à présent, après ce qu’il venait de se passer. Elle ne savait pas exactement si elle avait pitié de lui, si elle s’adoucissait seulement en sa présence, ou si elle jugeait carrément les derniers discours de la résistante comme de vils coups bas, mais dans tous les cas, ce n’était définitivement pas de la moquerie qui siégeait sur son visage lorsqu’elle le voyait se diriger vers la porte, laissant derrière lui, les deux furies de sa vie. L’une d’entre elle, d’ailleurs, se dirigea vers la table, tirant une chaise doucement pour s'y asseoir, avant de s'adresser à la deuxième. « Il faut croire que tu as eu le film que tu voulais tant. Presque digne d'une adaptation de Nicholas Sparks, il manque juste un lac et des cygnes... A part ça, c'était presque aussi larmoyant. » La démone paraissait blasée, peut-être même désintéressée et lasse. Il était toujours difficile de cerner ce qui se passait réellement dans sa tête, et son beau visage, ainsi que ses traits fourbes, n’étaient pas toujours suffisants. C’était ce que ce haussement d’épaules traduisait chez la sorcière ou qui, du moins, exprimait clairement sa lassitude. « Personne n’est mort. » Encore. Elle en paraissait presque déçue. L’ironie, c’est qu’elle l’aurait probablement été tout autant si Connor crevait devant ses yeux, et qu’elle n’aurait également pris aucun plaisir à contempler Roxanne pourrir devant elle. Malgré ce que l’on pourrait bien penser, la sorcière ne la détestait pas. Parallèlement, elle ne lui concédait pas grande considération non plus.
« Mais je suppose que la nuit ne fait que commencer. » Ces mots se suspendaient en l’air dans une ambigüité qui était bien singulière à la sorcière. Sa nonchalance la suivant jusqu’à dans ces intimidations, ces menaces étaient source de perplexité. Venait-elle tout juste de menacer la résistante ou était-ce seulement un moyen comme un autre de constater qu’elles avaient encore toute la nuit pour elles? Il allait de soi que cette vile esquisse d’un rictus narquois s’ébauchant adroitement sur ses lèvres n’aidait pas à déterminer les réelles intentions de la sorcière. Mais n’était-ce pas toujours comme ça avec elle?

« Et sinon, tu es... ? » Ces quatre mots lui soutirèrent de nouveau le semblant d’un sourire. Rien de bien extravagant. Un simple élancement de ses lèvres perfides et rosées, annonçant la couleur – vicieuse – de ce qui suivrait, probablement. Plissant les yeux tendrement avant de lever son fin sourcil droit, sa moue partagée entre l’interrogation et un certain air blasé, la brunette rétorqua aussitôt. « Et sinon, tu es certaine que tu tiens absolument à savoir? » Et ce n’était pas de la moquerie, du moins pas totalement. Cordelia n’était pas stupide, malgré ce que son interlocutrice aurait bien aimé présumé de sa personne. Il était patent aux yeux de la sorcière que Roxanne avait déjà tracé son portrait, et que par la même occasion, elle y avait peut-être craché dessus à plusieurs reprises. Le mépris, dans ses yeux, sur ses lèvres, dans ses mots, dans ses muscles tendus, dans sa posture faussement détachée et désinvolte ; ce mépris, il était palpable, ardent, et si Roxanne eût été autre chose qu’une pauvre et frêle humaine, Cordelia aurait peut-être appréhendé les représailles de la chose. Roxanne la méprisait et son jugement semblait déjà fait, et Dieu sait que le curriculum de la succube n’amenderait aucunement la situation.
La sorcière gloussa. C’était plus fort qu’elle, à vrai dire. Tout commençait à se placer adroitement dans sa tête, et tout lui paraissait tellement plus ridicule que quelques secondes plus tôt. Tout de même, elle semblait décidée à accorder aux questions de la brunette les réponses qu’elle attendait – ou pas. Et ce n’était pas réellement par affabilité qu’elle agissait ainsi, ou bien parce que la succube jugeait qu’en tant que cocue Roxanne méritait de savoir avec qui Connor baisait à droite et à gauche, mais plutôt par un profond ennui et également parce qu’elle ne comptait, à l’opposé du garagiste, perdre face devant qui que ce soit. « Je doute que ce que je pourrais bien te dire à mon sujet ait une quelconque importance à tes yeux. » Elle roula les yeux, pas réellement par mépris, mais encore une fois plus par nonchalance et apathie. « Allons. Il me parait évident que tu m’as déjà étiquetée de je ne sais quels qualificatifs scandaleux qui te sont passés par la tête. » Tout de même, elle mentirait si elle disait ne pas être curieuse. Oh certes, l’opinion de Roxanne ne valait rien à ses yeux, mais les apparences étaient ce qu’elles étaient et le fait que l’ex-infirmière semblait déjà prétexté l’avoir cerné piquait son intérêt de façon morbide. « Alors oublions ce petit papotage puéril, hypocrite et sans intérêt, veux-tu, et allons droit au but. » Elle apporta son verre à ses lèvres, ne  cessant pas même une seconde de fixer de ses iris caféinés le regard emplis de mépris de la résistante, et ce n’est qu’après qu’une courte gorgée qu’elle conclut enfin. « Que veux-tu savoir exactement? » Elle accompagnait ces derniers mots d'un rictus amusé, peut-être tendrement espiègle, mais tout de même fidèle à sa personnalité vicieuse et cruelle.

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Dernière édition par Cordelia N. Hopkins le Dim 5 Avr - 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 15 Mar - 22:11

Roxanne fronça les sourcils lorsque Cordelia constatait que la nuit ne faisait que commencer, comme un complément à son apparent regret que personne ne soit mort – cynique, et elle le comprenait bien, mais à la voir le répéter, elle commençait à se demander ce qui se tramait dans sa petite tête pailletée. C'était comme répéter une blague d'humour noir, peut-être drôle la première fois, la deuxième, au bout d'un certain nombre de fois, celle-ci devenait lourde et les blagues s'appuyant sur des clichés racistes devenaient des preuves de racisme divulguées. Finalement, Roxanne ne savait rien d'elle, et malgré son air de petite femme qui s'envolerait au premier coup de vent, ou au moins, de frotterait les dents contre le goudron suite à une chute non négligeable depuis ses échasses, elle ne savait absolument rien d'elle. Elle avait beau avoir de grand préjugés à son égard – bien que à ce stade-là, ce n'étaient plus que de simples préjugés, elle les considérait comme des faits ; elle ne pouvait ignorer cette petite maxime si souvent balancée dans le vide : les apparences sont trompeuses. Elle avait envie de croire que cela s'appliquait à sa propre personne, malgré une opinion relativement basse de soi : c'était là tout le paradoxe, en fin de compte. Elle ne se portait pas très haut dans sa propre estime, et elle refusait cependant qu'on la voie de cette manière-là. Elle espérait, elle désirait voir dans l'autre l'admiration, le respect. Elle voulait être vue comme quelqu'un de fort et quelqu'un de solide – en se répétant constamment qu'elle n'était rien de ça. Mais elle voulait l'être – ce qui se mettait sur son chemin, c'était la capacité de l'être.

Alors elle ne pouvait qu'accorder le bénéfice du doute à Cordelia.

Et si derrière cet accoutrement, elle était une femme simple et fraîche ? Et si elle ne faisait le paon que pour se prouver ceci ou cela, pour cacher ses blessures et ses failles, pour se sentir plus forte ? Roxanne la méprisait et pourtant, au fur et à mesure qu'elle essayait de décoder ce bout de boule à facettes, elle se créait une femme, une jeune femme qu'elle pourrait presque aimer. Une fois découverte de ces couches superflues, Roxanne imaginait une Cordelia qui pourrait lui évoquer quelque chose, autre chose que du mépris.
Mais c'était ce qu'elle s'inventait, le personnage qu'elle essayait d'humaniser dans ses pensées – s'appuyant sur l'idée que Connor devait sans doute la baiser dans les quatre coins de son nouvel appartement. C'était sans doute sa façon, incontrôlée, inconsciente, de légitimer sa présence : faire de cette femme quelqu'un de bien, d'honorable, de respectable, quelqu'un qui avait de la profondeur, quelqu'un qui était mieux qu'elle et qui justifiait que Connor préférait cette putain de garce. Ce n'était pas elle, Roxanne, qui clochait, c'était juste qu'il existait là dehors des personnes meilleures, car tout est relatif finalement.

Et Cordelia avait la provocation pendue sur le bout de la langue, teintant chacune de ses paroles, chacun de ses moues. Elle suintait cette satisfaction légère, naturelle, rien de surjoué. Ce petit rictus qui mourait dans le coin de ses lèvres à la fin de chaque phrase. Comment les mots s'extirpaient de sa bouche langoureusement, mais de façon concise.
« Que veux-tu savoir exactement? » finit-elle par lâcher. Et ce fut à ce moment que la curiosité de Roxanne fut piquée en plein cœur. Elle lui demandait sans artifices ce qu'elle voulait savoir, et étrangement, Roxanne, était convaincue qu'elle ne s'emmerderait pas à inventer une histoire sans dessus dessous pour mieux l'écraser. Elle avait l'impression qu'elle lui dirait tout, qu'elle répondait à chacun de ses questions, sans s'encombrer de détails faux et terrifiants : car la vérité qu'elle lui annoncerait ferait déjà l'affaire.
Le coin de ses lèvres s'étira vers le haut, rictus un peu amusé, un peu perturbé.
Elle voulait savoir tellement de choses, et pourtant lorsque Cordelia lui donna l'occasion d'assouvir cette envie, rien ne lui vint. Elle entrouvrit légèrement la bouche, comme une question allait sortir, et rien. Elle ne savait pas par où commencer.

Est-ce que tu partiras avec toutes les maigres économies de la semaine de Connor, une fois que tu auras marre de lui ? Car c'est ton genre, de celle qui pompent la moelle des pauvres petits hommes désespérés jusqu'à ce qu'ils soient secs et assoiffés, avant de les laisser crever sur le bord de la route en plein désert. Est-ce tu trouves que Connor est un petit merdeux de Texan à l'accent dégueulasse et aux mots mâchés ? (c'était elle qui parlait avec ses restes d'accent irlandais) Est-ce qu'il est encore ce petit con insupportable qu'il a toujours été ? Tu habites ici avec lui ? Est-ce qu'il te baise assez pour que tu sois satisfaite ? Est-ce que tu comptes te barrer très bientôt ou as-tu décidé de foutre tes sales pattes sur lui et d'y planter des griffes, pour y prendre racine ? Est-ce qu'il t'a déjà parlé de moi … ? Est-ce que tu crois qu'il pense à moi, de temps en temps ? Est-ce qu'il t'a vraiment invitée ce soir pour me montrer que je n'étais rien à ses yeux ? Est-ce que c'était une vieille farce de mauvais goût, ou est-ce que nous sommes simplement maudits ?

Elle se sentait partir sur de mauvais rivages et se ressaisit. « Qu'est-ce... qu'est-ce qui te lie à Connor ? »

Elle croisa ses bras sur sa poitrine, ses petites épaules dessinant un mouvement vers l'avant, accentuant le creux sus-claviculaire. Elle se recroquevillait déjà un peu sur elle-même, impatiente cette fois-ci de voir Cordélia parler, de la voir lui répondre ; et en même temps, sincèrement terrifiée de ce qu'elle pourrait lui dire – comme si elle n'avait pas passé toutes les options possibles dans sa tête depuis le moment même où elle avait commencé à prononcer sa question.
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MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 22 Mar - 22:08


put the gun down

Hair, lips, just like a gun, she's got silver bullets on her tongue. he's deep under her spell.

N’était-ce pas splendide? Ces deux femmes, que l’on aurait pu imaginer, armées de la tête aux pieds, la rage au ventre, et le sang sur les mains, paraissaient plus sereines qu’elles ne l’avaient été toutes les deux depuis le début de cette pathétique excuse pour une soirée « entre amoureux ». Et ce, que depuis que le Texan les avait lâchement abandonné à elles-mêmes dans son propre appartement. L’idée que Connor pût être le vrai problème dans cette histoire emplie d’une sombre sottise avait la saveur d’une ironie sucrée et amère, et avait le mérite de faire entrevoir sur le visage de la sorcière le semblant d’un rictus à la signification perplexe.
Sa tête se secoua dans une discrétion qui était primordiale dans ce cas-ci, alors qu’elle chassait la sale gueule de ce Texan de ses pensées  – l’éternelle cause de tous ses problèmes, de tous ses maux, et ironiquement, de ceux de Roxanne également.

Mais la sorcière devait admettre qu’il y avait quelque chose qui piquait son intérêt tout comme sa curiosité lorsqu’elle constatait, qu’en dépit des circonstances, les deux femmes étaient toutes les deux assisses à une table, calmes et flegmatiques comme l’eau. Était-ce là le calme avant la tempête? Peut-être. Ça avait tout l’air d’être le genre de Roxanne, d’ailleurs. Tout comme Cordelia valsait souvent avec une nonchalance singulière avant de sauter à la gorge de ses proies dans toute la ferveur et la cruauté qu’on reconnaissait à un monstre – monstre qu’elle était. Alors serait-ce qu’une question de temps? Cordelia en doutait sincèrement. En dépit de toute la haine qu’elle reconnaissait dans les yeux de la Résistante, elle n’y voyait pas réellement d’animosité.
Mais la brunette n’était pas suffisamment stupide pour sous-estimer quelqu’un, pas même une frêle humaine comme Roxanne – même si celle-ci ne lui inspirait aucune crainte pour l’instant. Peut-être, parce que instinctivement, la démone ne la croyait pas capable de violence, pas dans ces circonstances. Ironique, peut-être, puisque l’envie d’écraser son maigre point dans les dents blanches et droites de la succube devait lui démanger les doigts, la main, le bras, le corps, l’être. Cordelia n’en avait aucun doute, mais elle ne la croyait toujours pas capable, pas dans ces circonstances.

Et la résistante confirma les propos de la sorcière, peut-être davantage inconsciemment plus qu’autre chose, mais la sorcière eut la confirmation qu’elle souhaitait. Se recroquevillant sur elle-même, l’ex-infirmière lui offrait une fresque singulière, dépeignant d’une certaine faiblesse,  ou du moins d’une soumission particulière. « Qu'est-ce... qu'est-ce qui te lie à Connor ? » Et pourtant la question de Roxanne la désespérait profondément. Que pouvait-elle lui répondre? Elle-même savait difficilement ce qui les liait, tous les deux. Lui, aussi, n’aurait été capable de le lui dire. À Roxanne ou à Cordelia, à vrai dire.

Les méandres de son esprit fourbe s’engorgèrent alors qu’elle évaluait l’idée de lui mentir en pleine figure, de la dépouiller de cette vérité qu’elle espérait tant, pire encore, de la retourner à son avantage et démolir le très peu d’estime et d’amour-propre qu’avait sa vis-à-vis. Et pourtant, Cordelia n’en fit rien. Un long – très long soupire s’extirpa de ses lippes rosées, fouettant l’air orgueilleusement, alors que la sorcière choya la résistante d’un roulement d’yeux qui exprimait sans détour et réserve à quel point cette situation était péniblement pitoyable et puéril. « Ça ne serait pas très glamour sortant de ma bouche à moi. » Déblatéra-t-elle, alors qu’elle imaginait ce qui les liait tous les deux la plupart du temps, dans leurs étreintes charnelles. Impossible de ne pas imaginer la voix du mécanicien, dans son gros accent grave de Texan ahuri, marmonner dans toute la vulgarité que son manque de classe total le lui permettait, le mot qu’elle avait en tête actuellement. Comment appelait-il ça lorsqu’il tentait de faire preuve d’un semblant de classe? Ah oui. Un système à trois pièces.

Un fin rictus faucha ses lèvres, que Cordelia fit disparaître d’un énième roulement d’yeux – qu’elle ne comptait même plus à ce stade-ci. Il fallait bien qu’elle réponde à la question de sa vis-à-vis un jour ou l’autre. « Le sexe… nos tendances alcooliques, aussi, je suppose. » Les soupirs. Eux aussi, elle ne les comptait plus. Cette situation l’ennuyait, peut-être parce que cette situation était significativement différente pour elle. Et, sans même le savoir, Roxanne la mettait au pied du mur, la poussant à méditer sur des choses auxquelles elle n’avait jamais accordé tant de réflexions. « Que veux-tu. J’ai toujours eu un faible pour les yeux verts. » Déblatéra-t-elle finalement, haussant les épaules, s’obligeant à ne pas allez plus loin, à ne pas avouer qu’elle s’était peut-être attachée à lui pour satisfaire plus que sa libido.
Plissant les yeux, la brunette fixa une dernière fois la résistante devant elle. « Tu vas devoir être plus précise que ça. » Était-ce une invitation à continuer cette discussion dépourvue de sens? Elle-même n’aurait su dire. D’autant plus que cette conversation de bonnes sœurs ne l’intéressait seulement parce qu’elle n’avait rien de mieux à faire présentement. L’ennui, son éternel ennemi.

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MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Dim 5 Avr - 22:34

Les premiers mots qui faisaient guise de réponse irritèrent Roxanne : cette fameuse tendance à jouer la sainte, à tourner autour du pot ne l'amusait pas beaucoup (même si elle était une adepte de cette technique de temps à autre, il faut comprendre ici, lorsque cela l'arrangeait et qu'elle n'était pas dans une apparente position de faiblesse). Cependant, lorsque Cordelia finit par lui dire que ce qui les unissait se cantonnait à deux éléments, le sexe et l'alcool – et dit comme ça, on pourrait croire à un vieux blockbuster de l'été avec des jeunes autour d'une piscine s'adonnant à l'ivresse et aux plaisirs de la chair, jeunesse dorée sous les palmiers d'un pays anglo-saxon, car une telle scène sur les piscines normandes ferait tout de suite moins d'effet ; elle ne put que se retenir de grimacer. Comme si elle venait de lui lister l'ensemble des fantasmes auxquels ils s'abandonnaient sans lui épargner aucun détail. Cela ne l'étonnait pas, et finalement, qui pourrait être étonné d'une telle réponse ? C'était là, sous son nez depuis le début après tout, et Cordelia ne faisait que confirmer ce qu'elle savait déjà.

Boire et baiser, elle devait être la fille parfaite pour Connor. Mais sans doute un peu trop de gueule pour être réellement parfaite.

Sa dernière phrase sonna comme une provocation. « Je ne suis pas sûre de vouloir savoir les détails de votre petites histoires de cul et de vos journées à vous bourrer la gueule.»
Sa façon de lui faire comprendre : je vois que ça t'atteint, et je m'amuse à te foutre sous le nez tout ce que tu crèves de savoir et ce que tu ne devrais pas vouloir. Cordelia lui donnait tout, lui dirait tout, car elle ne semblait pas être le genre à vouloir cacher grand chose, à se dire que ceci pourrait être mal vu, ou que ceci ne serait peut-être pas approprié dans cette situation-là. Elle ne semblait pas être de celles qui intellectualisait chaque mot avant de les balancer, déclinant chaque signification possible. Elle semblait être loin de Roxanne. « Je ne suis pas sûre de vouloir savoir les détails de votre petites histoires de cul et de vos journées à vous bourrer la gueule.»
Tout ce qui pouvait lui passer par la tête n'était que des futilités. Rien de véritablement gros pour qu'elle puisse en ressentir l'envie, le besoin de le formuler à voix haute. De futilités qui venaient et s'en allaient aussitôt. Mais c'était ça : toutes ces futilités-là, elle crevait d'envie de les connaître sans se l'avouer. Elle voulait tout savoir, même les détails sordides, même les paroles morbides. Même ce qui la ferait pleurer, même ce qui la consumerait de rage. De la jalousie et de la colère, elle crevait désespéramment de savoir ce qui avait comblé la minable petite vie de Connor.

Et elle n'avait pas envie d'apprendre que c'était elle, qui comblait ces trous béants. Si trous béants avaient existé.

« Mais j'ai l'impression que tu meurs d'envie de m'en dire davantage. J'avais prévu de passer une soirée devant un film à regarder des gens se plaindre et mourir sans doute, j'imagine que je peux t'écouter me raconter ce que tu veux, l'effet devrait être le même. »
Et dans la scène, Roxanne serait sans doute le personnage qui se plaint et qui mourrait à petit feu, s'il fallait transposer ça à une scène digne d'un drame romantique. Elle ne sentait pas à l'aise, elle se sentait comme une proie dans une forêt bien trop grande et dont elle ignorait les recoins. Ici, c'était elle, le chaton. Mais pas celui qu'on prend dans sa main et qu'on entend ronronner en somnolant. Pas celui qui gigotait dans vos mains, réclamant quelques nouvelles caresses. Elle était le chaton esseulé qui ne pouvait rien faire seul.
Elle avait mis les pieds dans un appartement qu'elle ne connaissait pas, avec l'attitude d'une gamine de 16 ans qui va à son premier rendez-vous, qui pénétrait dans le monde de son béguin du moment lorsqu'elle mettait un pied dans sa chambre. C'était honteux, mais c'était avec cette attitude là qu'elle abordait la soirée. Naïve, Roxanne. Et là, elle avait mis les pieds dans un duo, dans un couple, une relation dont elle ignorait tout, et c'était là sa faiblesse. L'ignorance. Elle ne savait pas ce qu'elle pouvait balancer pour frapper au bon endroit, elle ne savait pas ce qu'elle allait devoir encaisser. Elle ne savait pas si elle était prête à encaisser quoique ce soit.
Sa position reflétait ses craintes, recroquevillée, elle attendait chacune des paroles que Cordelia était susceptible de prononcer. Dans l'attente. Pendue, suspendue à un fil, dont l'un des bouts était attaché à la bouche de Cordelia. L'autre était la colonne vertébrale de Roxanne, soutenant l'ensemble.
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MessageSujet: Re: « put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia   Sam 2 Mai - 4:55


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« Mais j'ai l'impression que tu meurs d'envie de m'en dire davantage. J'avais prévu de passer une soirée devant un film à regarder des gens se plaindre et mourir sans doute, j'imagine que je peux t'écouter me raconter ce que tu veux, l'effet devrait être le même. » Ses yeux roulèrent péniblement. Cordelia n’était pas dupe. Ce semblant d’assurance, ces belles paroles qui n’étaient que factices – encore qu’une énième facette de l’ex-infirmière que celle-ci s’obstinait laborieusement à lui renvoyer a la figure comme si la sorcière n’arrivait pas à voir droit dans son petit jeu puéril. Lassée, la brunette s’assura de replacer la résistante en mettant les points sur les i, comme il se devait. « Crois-moi, j’en ai pas envie. Pas le moindrement, d’ailleurs.  » Sec, mais pas forcément froide. Elle ne détestait pas Roxanne plus qu’une autre, mais les autres avaient toujours eu tendance à l’irriter. Dans ce sens, sa verve ne serait pas plus aiguisé, son venin pas plus mortel, mais elle ne lui ferait pas de cadeaux non plus. « Mais si tu tiens en savoir davantage, c’est tout à ton droit. Au vu des circonstances, bien entendu.  »  Cordelia mentirait en revanche si elle osait dire qu’elle ne prenait pas un malin plaisir à rappeler à la résistante son inédit statut de cocue, le tout dans une subtilité qui était sienne – enfin, sienne dans les moments où elle n’était pas aussi vulgaire et offensante.

Mais ces mots qui sortaient de sa bouche n’étaient pas factices. Certes, elle les maniait dans le but précis d’estropier la faible estime de la résistante dans un semblant de cruauté puérile et non-fondé, mais ils avaient leur part d’authenticité, de vérité. Et, ça, Roxanne le savait. C’est peut-être pour ça que ces mots blesseraient sa comparse comme il se devait.
Cordelia était et serait, en quelque sorte, éternellement et à jamais évocatrice du fait que l’irlandaise avait été trompée, remplacée, oubliée.  Et la succube, à sa façon, le lui rappelait cruellement. Subtilement, aussi, car ce n’était pas réellement sa victoire qu’elle clamait et commémorait, encore moins son prix en tant que tel, mais plutôt l’inéluctable réalité que le Texan lui appartenait maintenant, qu’il était sien, seulement sien. Tordu, comme elle nul doute, mais la sorcière s’était depuis trop longtemps dessaisie de sa conscience pour apporter un quelconque intérêt à un tel fait.

Comme une prédatrice qui chassait sa proie, Cordelia sentait le besoin déplaisant de jouer un peu avec sa proie du soir – Roxanne. Certes, on lui avait appris à ne pas jouer avec sa nourriture, mais elle n’avait jamais été du genre à suivre les codes, encore moins à avoir des manières. Et malheureusement pour la concernée, l’ex-infirmière avait tout l’apparence d’une proie péniblement vulnérable et honteusement fragile, mais par-dessus tout, surtout résignée à son triste et funèbre sort. Recroquevillée, craintive, appréhendant le reste des évènements, Roxanne était pendue aux mots que la sorcière daignerait bien lui concéder dans un élan de générosité qu'elle ne possédait pas. C'était presque triste. « Je ne crois pas que tu saisis la nuance, très chère.  »  La brunette plissa les yeux, une œillade incisive en direction de la résistante à l’appui. « Avec toute la modestie que je ne possède pas, je ne crois pas m’abuser quand je dis que j’ai comblé les trous de sa vie que tu n’as jamais été capable de combler.  »  Elle haussa les épaules, peut-être avec présomption aux yeux de certains, mais ce n’était pas forcément l’intention. Elle le faisait plutôt avec sa nonchalance coutumière.  « C’est presque dramatique, tu sais.  »  Un gloussement se déracina de sa gorge pour fouetter l’air tendu de la salle. « À te regarder, tes sentiments pour lui me paraissent péniblement évidents. Mais de son côté, je peux t’assurer qu’il n’y croit plus.  »  Elle s’était rapprochée de l’Irlandaise, pour se retrouver derrière elle. Toujours aussi curieuse dans ses gestes, elle passa ses doigts fins dans les nœuds de ses cheveux brisés. « Et crois-moi, ça n’a rien à voir avec de sombres histoires de cul ou de bourrages de gueules. Mais, ça, tu le sais très bien.  »

Délaissant Roxanne, la sorcière se dirigea vers la cuisine. « J’ai soif.  »  Voilà ce qu’elle contenta de lui dire, alors qu’elle mettait déjà la main à la pâte en attrapant une bouteille de vin. Elle était presque surprise de tomber sur un vin du genre et l’idée que la bouteille avait été destinée à Connor et Roxanne lui passa par la tête, avant qu’ultimement, elle ne se rappelle que l’Irlandaise, à contre-volonté de ses origines, ne buvait pas. Soit. Ça ferait en plus pour elle. Ce n’est que quand elle finit de se verser son verre qu’elle cru entendre le claquement, certes subtil, mais évident tout de même, de la porte d’entrée. Réellement perplexe, elle n’envisageait que deux possibilités. Le mécanicien avait soit décidé de s’acheter des couilles et affronter les deux harpies de sa vie, ou bien l’une d’entre elles avaient quitté le champ de bataille. Cordelia fut presque amusée en constatant que c’était la dernière des deux options.

Roxanne pouvait fuir autant qu’elle le souhaitait. Ce soir, elle avait été la proie d’une, demain, elle serait celle d’une autre. Elles avaient, ironiquement, beaucoup plus en commun qu’elles ne l’auraient toutes les deux imaginer en premier lieu...

[Topic fini]

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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« put the gun down » ㄨ connor&roxanne&cordelia

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