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 Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]

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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Ven 2 Jan - 14:48

Il l’avait embrassé, est-ce que son cœur avait voulu l’aimer ? Elle, le monstre ? Avait-il voulu s’aimer ? Pensait-il à une autre femme ? Il n’en savait rien. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il l’avait embrassé elle. Qu’il avait touché son visage de ses lèvres, qu’il aurait du la tuer, qu’il aurait du se tuer. Alors, n’était-ce pas ce qu’il restait à faire ? En finir. Une bonne fois pour toute. Son regard le hantait, le gout de la mort sur le bout des lèvres. Un venin qui se propageait trop lentement dans ses veines. Il aurait voulu hurler, la frapper. Lui rendre sa peine. Mais pourquoi faire ? Elle resterait sienne, sa douleur. C’était-il laissé attendri à ce point ? Par la beauté d’une femme blessée. Oui, elle avait tiré sur la corde sensible. Le souvenir d’un corps abimé, aux courbes féminines. Ah sa douce sœur, aurait-il voulu l’embrasser une dernière fois ? Sans nul doute. Pourtant, jamais il n’aurait embrassé les lèvres de sa propre sœur, cette bouche symbolique. Shining le sentait, l’escalade de la folie qui le gagnait tout simplement. Bientôt, elle criera victoire et fera imploser le reste de sa raison. Autant mourir, tout de suite. Bruler un bon coup. Une bonne fois pour toute.

Son seul ami, calibre. Ils allaient finir ensemble. Une boite crânienne trouée, terminé par le souffle le plus long. Crever comme un chien. Seul. Comme elle. Sans douleur, c’était tellement injuste. Mais lui aussi, avait longuement agonisé. Ne pas avoir de remord, alors. Se battre. Non, c’était trop tard. Il fallait s’achever. Elle est venue, jetant le drap sur ses épaules. Un linceul sale, à la hauteur de sa vie après tout. Ses bras l’enferment, il est resté figé. Les yeux rivés sur son revolver qui ne suppliait qu’à tirer. Traverser cette chair monstrueuse. Il était devenu si immonde, pourquoi aurait-on besoin d’un monstre comme lui ? Pourquoi faire ? Pour qui ? Personne ne lui accordait plus la moindre importe. Plus de famille, plus d’ami. Juste la solitude. Pourquoi se trainer encore ? Il n’en pouvait plus. Il n’avait pas même trente-cinq ans qu’il était déjà essoufflé sur la course de la vie.

Elle disait que ce n’était pas la solution. Ne fut-ce pas elle qui quelque instant plus tôt suppliait d’être achevée ? Il soupira faiblement, que faire ? Que dire ? Son regard se perd dans son reflet dans le métal. Qu’est-il arrivé à sa vie ? Sa non vie… « Il n’y a plus rien pour moi ici. » Non, il n’y avait plus rien depuis bien trop longtemps. Cela suffisait, de trainer sa carcasse. Sans raison, sans but, sans destination. La mort, seule. Le corps de Lit séparé du sien, pourquoi se surprenait-il encore à désirer d’elle le contact de sa chair. Il se répugnait à cet instant, d’une attirance malsaine. L’envie folle de jouer avec la mort, avec le diable. Avec la vie tout simplement. « Quel sens donnes-tu à tout cela Li ? » A la vie, la mort qui ne venait pas. Quel sens donnait-elle à sa souffrance pour encore vouloir la vivre. Il n’en pouvait plus. Malgré cette pression qui emprisonne ses épaules, il fit sauter de ses doigts devenu trop habile pour faire sauter le cran de sécurité. Qu’elle lui dise la vérité. Qu’il n’y avait aucun sens à tout ça. Qu’il n’y avait rien, juste la folie qui les ronge. Il pourrait la croire alors. Son regard se relève doucement, observe l’horloge qui a fini de donner l’heure depuis trop longtemps. Même le temps avait cessé de tourner ici. Pour prouver une fois de plus, qu’il n’y avait plus rien à faire. Conclusion hâtive. Plutôt murement réfléchis à coup de flagellation à respirer encore. Jour après jour.

« La mort arrange toujours celui qui part. » Parce qu’il n’avait pas idée de l’enfer, parce qu’il pensait qu’il n’y aurait rien de pire. Malgré ça, il s’est finalement doucement relâché, reposant presque son dos contre cette poitrine. Il la sait faible. Elle ne devrait pas faire ça, gaspiller le peu d’énergie qu’elle possédait. Cela devait être tellement tentant n’est-ce pas ? De le priver de sa force. Lui, le si injustement robuste. Mortel pourtant.
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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Sam 3 Jan - 18:45



Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant.

(pv) Shining L. Fliesh


~

La mort n'est pas la solution, ma sœur ? Est-ce bien là ce que cachent tes paroles ? Es-tu sérieuse, Lili ? N'est-ce pas toi qui as réclamé que l'on te tue, une poignée de minutes avant cet instant ? Ne pensais-tu pas qu'il s'agissait de ta solution ? Tu le pensais. Tu pensais que le monde n'avait pas besoin de toi, qu'il se porterait mieux sans toi. Tu pensais que ta mort serait plus appréciée que ta vie. Tu pensais également qu'il pourrait t'aider à partir, à faire ce dernier pas pour enfin embrasser la mort comme il se doit. Tu n'en as pourtant pas voulu une première fois, tu as rejeté ce présent empoisonné que je t'ai offert, tu as refusé de devenir comme moi, de mourir pour mieux te relever, d'arpenter les rues de New York jusqu'à ce qu'un idiot s'acharne sur nos crânes. Tu n'as pas voulu de tout ça, ma sœur. Alors pourquoi en voudrais-tu maintenant ? Oh... une balle dans la tête et jamais tu ne te relèveras. C'est donc ça que tu ne veux pas : revenir parmi ceux qui n'ont jamais voulu de toi.
Regarde-toi, pourtant, à lui dire que ce n'est pas la solution, que le canon de son arme ne doit viser ni son crâne ni le tien. As-tu le droit de lui faire la morale tandis que tu as d'abord réclamé cette balle à l'intérieur de ton cerveau ? Tu dis que ce n'est pas la solution, que sinon tu serais morte depuis longtemps, dans un coin de ce vieux monde, loin de lui ou de qui que ce soit d'autre. Pourquoi n'es-tu pas simplement morte, Lili ? Oui, d'accord, ce n'est pas ta solution, mais si c'était celle d'un autre. Imagine qu'un autre vivrait largement mieux sans ton corps dans ses parages. Quel genre de personne peut vivre mieux de la mort d'une autre, tu demandes, ma sœur, tu oses ? La réponse est évidente et elle résonne en toi sans que je n'ai à te la murmurer, n'est-ce pas ? Faisons-le quand même, ma belle, crions au monde quel genre d'homme est capable de tirer bénéfice de la mort d'un autre, chantons au vent que les monstres sont bien existants. Et tu es des leurs, ma sœur, monstrueusement inhumaine, accrochée à une vie qui ne veut pas de toi, une vie qui quitte les autres pour venir en toi.

Il n'y a plus rien pour moi ici. Y a-t-il seulement eu quelque chose pour toi, danseuse ? Tu ne saurais le dire. Tout ce que tu as eu un jour a fini par disparaître. Famille, amis, amants. Vie. Les uns à la suite des autres, ils t'ont quittée, t'ont abandonnée dans un coin pour ne plus jamais penser à toi. Eh oui, la mort leur a permis de t'oublier, d'oublier que tu es née, que tu as vécu, que tu as existé. Tu n'as jamais eu de place en ce monde et rien ne t'a jamais vraiment appartenu, si ce n'est ta danse. Hypnotiseuse danse. Mais tes mouvements ne sont pas à toi, ils appartiennent à tes ancêtres, à ces hommes et femmes qui sont morts heureux de ne jamais t'avoir connue. Il n'y a rien, donc, pour toi ici, et pourtant tu vis, tu survis, tu pollues le monde de ta présence. Lui, alors ? Sûrement possède-t-il plus que tu n'auras jamais, toi le monstre. Sûrement n'a-t-il pas conscience de ce qu'il a, en réalité. Et s'il avait raison, s'il n'y a plus rien ? Alors tu dois lui dire que, toi, ça ne t'empêche pas de vivre. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Ces notions sont superficielles. Ton juge criera au mal, ton avocat au bien. Mais encore faut-il que tu es un avocat, monstre.

« Faut-il donner un sens à la vie ? »

Ton emprise sur son corps se resserre légèrement tandis que le tien frissonne de ce dos exposé à la fraîcheur de la pièce. Tu ne peux ignorer la douleur qui t'assomme, la fatigue qui vient et ta grande faiblesse. Pourtant, tu ne peux pas non plus le lâcher, comme si ça pouvait tout résoudre, tout arranger, tout changer à ses envies du moment. Ne crois-tu pas qu'il aura d'autant plus envie de ficher une balle au fond de son crâne avec ton misérable corps collé au sien ? Qu'importe le drap qui le protège de ta vilenie, tu n'en restes pas moins un monstre. Jamais tu ne seras une femme, Lili.
Déjà le cran a sauté et tes gestes ni tes paroles ne pourront rien changer. Qu'il appuie sur la détente, une bonne fois pour toute, que tu puisses quitter ce monde et revenir à mes côtés ! Mais n'est-ce pas lui qui veut se tuer ? Il ne s'agit pas de toi, danseuse, il n'a jamais s'agit de toi. Pourquoi devrait-il te faire cette fleur, t'aider à passer de l'autre côté ? Réfléchis un peu, idiote. Tu comptes si peu dans sa vie qu'il ne fait que peu de cas de ta souffrance, de ton envie ou non de vivre, de mourir. Voudrais-tu qu'il place le canon sur ton front ? Moi je le veux. Toi... toi tu penses qu'il y a encore de la place pour toi en ce monde et le monstre, bien au chaud à l'intérieur, n'en pense pas moins. Après tout, que deviendrait-il si tu meurs ? La vie est si amusante à tes côtés et il y a tant de monde qu'il doit encore abuser.
Doucement, avec toute la lenteur du monde, tu relâches ton emprise sur ses épaules et t'écartes sans pour autant le lâcher. Puisant alors dans tes dernières forces, tu tires sur tes bras, essayant tant bien que mal de l'allonger sur le lit pour pouvoir enfin fixer tes yeux dans les siens. Tu ne peux décemment pas le laisser dire ce qu'il veut pour ensuite crever comme un lâche.

« La mort n'arrange ni celui qui reste, ni celui qui a déjà péri. Vis pour ceux qui ne le peuvent plus, survis en leur nom. Que ce soit par vengeance ou par amour, qu'importe. Ils n'ont pas voulu mourir, on leur a volé leur vie. Crois-tu qu'ils veulent nous voir renoncer à ce qu'ils ont perdu ? Voudrait-elle que tu te tues ? Vis, Shining, vis pour eux si ce n'est pour toi. Ta main s'attarde sur sa joue et tu craches ton dernier murmure, un léger sourire aux lèvres. Vis pour elle. »

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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Jeu 22 Jan - 11:56

La vie devait avoir un sens, il en était convaincu. Même minime. Une direction pour les actes commis. Ce qu’il faisait n’avait aucun sens. Pourquoi continuer d’agir s’il n’y avait rien à donner par tout cela ? Pourquoi poursuivre à entraver toutes ces vies, l’on n’avait pas besoin de lui. Cela crevait les yeux. Inutile. Pantin. Bon pour le feu. Elle le serre plus fort. Est-ce que cette étreinte a un sens ? Il n’en trouva point. Elle le tire en arrière et il se laisse tomber dans ses abysses. Il abandonne. Il se laisse conduire, gouverné par ce monstre. Cette femme. Un homme. Tout ce qu’ils n’étaient plus. Lui, pourtant si humain. Mais il n’y avait qu’à voir son visage pour comprendre à quel point il ne l’était plus. Ses yeux l’hypnotisent. Il la regarde sans rien dire. Que dire. Il faut mourir. Il faut partir. Faire place nette. Débarrasser le monde de ‘ça’. De lui. D’eux. Allongé sur le lit. Le métal entre ses doigts glacés. Allé, viens donc me cueillir ; je n’ai plus de racine. Voila des songes biens funèbres qui tapaient dans la boite crânienne. Jour après jour. Un peu plus encore. Il fane. Combien de temps devait-il pourrir avant de s’éteindre enfin ? Il voulait voler en éclat, une bonne fois pour toute.

Vivre pour les morts. Il vivait comme un mort. Il al fixe. Cette main sur sa joue. Cette fois, son regard supplie. Supplie qu’elle soit un monstre. Qu’elle vole sa vie. Qu’elle vole ses peines. Qu’elle le laisse vide. Puisque c’était le vide qui formait sa vie. Qu’elle l’y laisse. Vivre pour elle. Pour sa sœur. « Je ne peux pas… » Répondait-il dans un souffle. Brisé. Non il ne peut pas faire ça, et la raison était des plus évidente. Elle lui crevait même le cœur. A tel point que le sang continuait à se déverser dans son abdomen. L’hémorragie ne cessait pas. Il n’y avait rien qui puisse la faire cesser. Si ses yeux ne pouvaient pleurer, sa vie était une larme. « Elle est morte, à cause de moi. » Articulait-il. Il aurait voulu ne pas le dire. Mais c’était la vérité. Bien sur, ce n’était pas lui qui avait déchiré sa dépouille. Ce n’était pas lui qui lui avait arraché son dernier souffle. Elle était morte de la main d’un autre. Elle était morte en son nom. Il ne c’était jamais demandé ce que ressentait dieu quand les gens s’entretuaient en son nom. Mais à présent, il le savait que trop. Cette peine qui vous déchire le poitrail. Mais il n’est pas dieu. Il n’avait pas la force de le supporter comme lui.

Il a lâché le métal. Pauvre ivrogne. Trop saoul pour prendre une décision. Trop bête. L’arme se faufile sur le drap et il empoigne sa mâchoire. Elle est si proche. Trop proche. Diablesse. Elle le consume à cet instant. Brule le peu de raison qu’il peut bien lui rester. « J’ignore ce qu’elle voudrait… Je ne le saurais jamais. Je suis mort. » Il était mort lui aussi, depuis bien longtemps. L’homme qu’il fut. N’est plus. Il le sait. Il ne peut plus être Shining. Il n’est plus lui-même. Il n’est que le jouet de l’alcool. Il n’appartient pas à ce monde. Ni à celui des morts. Il caresse à son tour sa joue. Esquisse un sourire si faible. Presque soulagé. « Je suis mort. » Alors il l’embrasse encore. Embrasse la mort. Oui, c’était ce qu’il voulait plus que tout. Qu’elle le prenne comme une trainée. Il l’avait attendue depuis tellement longtemps. Ses lèvres la voulaient. Il enfonçait ses doigts sur sa nuque. Il a trépassé. La main de l’asiatique sur l’emplacement de son cœur. Il battait encore. Il battait plus que de raison. Shining touchait le fond. Il le savait. Il se haïssait plus que jamais. Il aurait voulu se faire du mal, mais il n’y avait plus rien de pire. Il pourrait l’aimer elle. Aimer le mal, ce serait une fin si parfaite.

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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Mer 28 Jan - 23:55



Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant.

(pv) Shining L. Fliesh


~

Vis-tu pour moi, ma sœur ? Vis-tu pour la vie que tu m'as prise, Lili ? Vis-tu en croyant que je ne veux pas de toi que tu meurs ? Ce serait profondément idiot de ta part, admettons-le sans honte. Tu sais ce que j'attends de toi, ce que je désire au plus profond de moi. La souffrance et la mort ne sont que deux étapes de ta misérable fin et je ne pourrai reposer en paix sans savoir que tu as lentement chu dans les abîmes les plus sombres. C'est la seule chose que je te souhaite et tu le sais. Comme tu sais que ce n'est pas vraiment moi, que je suis une infime part de toi, ce petit bout de cœur noir qui ronge ton corps de l'intérieur. Une création, simple illusion, la folie de la solitude. Le Monstre.

Tes yeux s'inquiètent, tes sourcils se tordent et tu pinces les lèvres doucement. Tu vois tes doigts qui déchirent le dessin sur la joue, qui sont plus dangereux encore dans leur immobilité. Tu vois ta paume sur son torse, prête à rétracter ses serres meurtrières et à attaquer le sang dans l'alcool. Tu vois le danger, impitoyablement cruel, qui te nargue et rit à ton nez. Il murmure à tes oreilles, à l'intérieur même de ton cerveau dans un brouhaha maléfique : Fais, fais-le, mon enfant, fais ce pour quoi tu es née, fais ce que tu désires du plus profond de ton cœur, fais, danseuse, car la mort est une libération, une bénédiction, nul enfer ou paradis, seulement la paix, loin de la souffrance et des regrets, loin de la haine, alors fais. Ne le fais pas, Lili, tu ne dois pas. Tu dois calmer le tremblement de tes doigts, tu dois passer l'envie, la faim, la fatigue qui te tient et la douleur qui t'enlace. Tu le dois, non pas pour lui mais pour toi. Chaque victoire sur le monstre t'approche du contrôle, gagne et tu deviendras incroyablement forte, ma sœur. Ou fais-le pour lui, oui, si tu le dis...

Tu vois pourtant son regard, la supplication dans ses yeux. Sa vie est un enfer, comment la mort pourrait être pire ? Pourquoi le laisses-tu souffrir ? Pourquoi n'abrèges-tu pas sa douleur infinie ? Tu es vile, tu n'as aucune compassion. Je le savais, je savais que ton cœur depuis longtemps était mort. Je l'ai vu, j'ai vu tes pupilles me fixer sans pleurs lorsque mon bras est tombé au sol. J'ai vu la glace obscure de tes iris se poser sur mon corps avec dédain quand il a voulu te tuer. Tu n'as pas tremblé, pas un seul instant, et tu n'as pas hésité à me fuir emportant avec toi ta maigre culpabilité. Le monstre était là depuis le début, ma sœur, et il réclame son dû. Il n'est pas le seul, d'ailleurs.
Tes paupières s'écarquillent légèrement. Ses mots sont comme une accusation contre ta personne qui te perce le cœur de part en part et écrase ton crâne dans un étau invisible. Tu es coupable plus qu'il ne l'est vraiment car tu as vu en lui ce qu'il y avait à voir. Est-elle réellement morte de sa faute ? Tu ne saurais le dire. La seule véritable réponse est qu'il n'a pas arraché sa vie de ses propres mains. Qu'est-ce que ça change, au final ? Absolument tout. Sa culpabilité, sa responsabilité, sa fin. Il peut encore être sauvé car le sang n'a pas coulé sur ses mains, entre ses doigts, jusqu'à tâcher son cœur de la plus sombre noirceur. Peut-il s'en remettre ? Difficilement. Mais il peut encore faire face, libérer ses pleurs et renaître de ses cendres.

Rectification : il ne pourra plus se relever. Pas si tu es sur son chemin, danseuse. Regarde-le, regarde comme il abandonne la mort pour mieux s'accrocher à elle. Sens ses doigts sur ta joue qui réclame de voir tes yeux diaboliques avaler sa vie. Ecoute comme il se donne au funeste destin que ta présence lui réserve. Il faut le dire, encore et encore, Lili : même le Diable te fuit. Tu es trop mauvaise, égoïste, et ton pouvoir trop instable. Tu t'es retenue jusqu'ici avec un contrôle sur le monstre que tu n'as jamais eu auparavant. Mais tu le sais, oh oui ! tu le sais au plus profond de toi-même : ça ne durera pas. Il te faudra fuir ou tu mourras du mal que tu lui auras fait. Je te l'ai dit, pourtant, tu ne dois pas mourir, tu dois souffrir encore, ma jolie, il n'est pas temps pour toi de partir. Qu'attends-tu ? Ecarte ses doigts de ta joue et puise dans tes dernières forces pour échapper à sa peau dénudée sous ta paume. Trouve refuge, s'il le faut, chez d'autres idiots qui sauront profiter de la faiblesse de ton corps pour égayer leur soirée. Fais tout ce qu'il faut, Lili, tant que tu ne le tues pas. Tout sauf ça.

Si tu tiens la mort au bout de tes doigts, ma sœur, explique-moi, alors, ce qui l'attire tant sur tes lèvres. L'amour n'est pas quelque chose qui t'est permis, danseuse, certainement pas. La réponse à tous les maux ? Idioties. Et tu ne fais rien, tu penses à combien ce serait bien, à combien de mois, d'années même, ton cœur a-t-il tenu sans broncher. Tu n'as jamais aimé, Lili, jamais. Si tu avais aimé, si tu m'avais aimé, rien de tout cela ne serait arrivé. Peut-être serais-tu morte à mes côtés. Peut-être ne serais-je pas mort aux tiens. Car toute ta vie se résume à ça, monstre, à ce court instant où tes yeux ont fixé les miens, où ton souffle a croisé le mien, où j'ai compris que la mort ne venait pas, elle était et elle me serrait dans ses bras.
Retenant quelconque grimace contre la douleur de ton corps, tu décides finalement de te redresser de quelques millimètres, de séparer ton visage du sien et de le fixer, de chercher dans ses iris ce que tu sais déjà. Les choses sont embrouillées, et elles ne le doivent pas. L'amour avec la vie. La mort avec la haine. Si tu es la mort alors il doit être la vie, et il doit te haïr plus qu'aucun autre ne le pourra jamais. Tu es le Diable, Lili, le Diable qui se prend pour une humaine.

« Tu ne le veux pas vraiment, Shining. Et tu regretteras d'avoir fait ça. Tes lèvres frôlent les siennes à chacun de tes mots, tes yeux noirs ne lâchant pas les siens. Tu crois vouloir la mort alors tu t'approches du monstre qui tue pour sa misérable survie. Mais tu ne le veux pas. Et tu vivras, Shining, tu vivras. A bout de force, tu laisses ta tête se poser sur son torse et tu écoutes alors le cœur qui bat si fort. Ecoute comme il réclame la vie, comme il hait de me savoir ici. Une si douce musique. »

Les battements rythmés amènent à ton cerveau la grande faiblesse de ton corps et la fatigue qui enserre chacun de ses muscles. Tu pourrais dormir en cet instant. Oui, tu le pourrais, dormir en écoutant la vie au lieu de vivre en semant la mort. Et tes yeux se ferment d'ailleurs, pour quelques secondes seulement, pour apprécier le son... ou pour toujours, ma sœur ?



Pas de soucis, prends ton temps ♥
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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Mer 4 Fév - 15:48

Elle s’éloigne de lui, il ne sait plus penser. Si se panser. Il ne cherche plus la moindre solution. Il n’en veut pas. Il se laisser noyer. Il ne veut pas se débattre. Pas se battre avec elle. Il la regarde, comme l’on fixerait la mort. Belle et glaciale. Il la contemple, sans raison. Parce qu’il doit la haïr. Parce qu’il n’y parvient pas. Il n’arrivait plus à voir ce qui la différenciait d’elle. Deux être brisés. Deux être de sang, deux êtres sales. Il pourrait la briser là, entre ses mains trop fortes. Mais pourquoi faire ? Elle l’est déjà. Tout comme lui. Pourquoi mourir quand l’on ne vit déjà plus ? Pourquoi aimer quand le cœur ne bat pas. Mais ce cœur, elle est venue l’écouter. Elle écouter une mélodie qu’il n’entendait plus. Sourd de lui-même. Insensible à ses propres désirs. Sa volonté détruite. Elle est collée à lui, la mort. Qu’elle l’emporte. Son cœur ne bat pas, non. Il est en défibrillation depuis des années. Il crevait devant ses yeux, elle pourrait l’entendre mourir. Il va mourir ; bientôt. Il veut mourir. Il veut un monde différent, un endroit où il n’y aura plus de temps, plus d’espace. Juste le néant. Arrêter de penser, de réfléchir. Oui, penser était devenu douloureux. Une torture.

Ses doigts tatoués glissent dans ses cheveux encore humides ; il touche cette texture impropre alors que el gout des lèvres de cette fille persiste sur les siennes. Un gout qui ne le quittera jamais, qui le hantera jusqu’au bout. Elle écoutait, il ne disait rien. Que dire. « Je ne veux pas vivre… » Formulait-il enfin. Il ne voulait pas vivre en vain, vivre au nom d’autrui. Il ne méritait pas de porter leur nom, de prétendre les représenter. Non, il ne voulait pas l’être. Il n’aime pas cette fille, il ne l’aimait pas plus qu’il n’avait envie de vivre. Pourtant, elle comme la vie, il les embrassait. Pauvre fou. L’alcool se propagea peu à peu dans ses tissus organiques et il ferma doucement les yeux. Presque apaisé. « Je ne suis pas comme toi. » Non, il ne se nourrissait d’aucun espoir. Il ne souhaitait d’ailleurs cela à personne. Il a lentement fermé les yeux et c’est endormi là. Lourdement. Amorphe. Sans réaction. Qu’importe le bruit dans la rue, les cris alcooliques dans les couloirs, il ne réagissait à rien. Si ce n’était la mélodie bancale de son cœur, sa poitrine qui se soulevait à chaque inspiration. Certainement aurait-on pu l’enterrer.

Il ne rêva point. Ne cauchemarda pas. Rien. Un parfum de néant. Un avant gout qui vous donnerait une envie folle de pharmacie. C’était si agréable.

Puis il ouvrit les yeux. Pris conscience de l’odeur de cet endroit où il vivait. La crasse dans ses draps, le sang. Il prit conscience du monde autour de lui. Secoué d’une profonde envie de vomir. Tournant la tête, à la recherche d’une bouteille. A la recherche de quoi l’envoyer au fond du gouffre, de nouveau, pour de bon. L’anesthésier de nouveau. Il ne voulait pas de cette vie. Il ne voulait pas se battre. C’était tellement agressif. « Li ? » Qu’est-ce que tu fou là ? Voila ce qu’il se demandait. Il ne se souvenait pas même de cela. Il ne se souvenait de rien… Elle était juste là, dénudée dans son lit et lui n’étais pas forcément plus habillé. Il est furieux contre lui-même, mais il n’en témoignait rien. Sa colère, sa rage le dévorait depuis ses entrailles. Il peine à se redresser, lamentable personnage. Se dégageant comme il le pouvait de ses draps. Il ne pouvait pas continuer ainsi. Comment avait-il pu la faire entrer chez lui ? C’était si cruel l’amnésie. C’est bientôt la fin. Devait-il cesser de boire. Pour de bon. Cesser de s’empoissonner. De s’imaginer que tout ira mieux parce qu’il se réveillait sans se souvenir. A tel point qu’il pouvait oublier à quelle période de la l’année il était. Oublier tout simplement puis avoir ce genre de surprise… « C’n’est pas vrai… » Ce foutu carnage. C’était dégelasse. Du sang, partout. Il avait envie de vomir. Trop difficile à supporter. Instinctivement, ses pas le conduisent vers le placard. Il n’avait alors que l’embarras du choix. Une vraie réserve d’alcoolique. Il était malade. Il avait un problème. Il le savait, ça le tuait.
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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Dim 8 Fév - 23:40



Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant.

(pv) Shining L. Fliesh


~

Un rêve sans fond, sans forme, les ténèbres qui englobent ton corps, l'entraînant dans les profondeurs, un abîme sans fin, obscur et glacial où il ne reste plus que la douleur, persistante, sourde mais bien présente, détruisant ton cerveau dans son lent repos. Pourras-tu te réveiller, demain ? Tu voudrais te laisser emporter, t'abandonner à l'obscurité, mourir avant le jour, loin de la vie et de l'amour. Pourtant, il te faut te réveiller, ouvrir tes petits yeux au monde qui ne veut pas de toi.

Là, ma belle, il est temps de se lever.

Frissonnant sous un courant d'air froid, tu glisses ta main sur le drap, cherchant à recouvrir ton corps douloureux de sa douceur pour te réchauffer. Tes doigts se figent alors, tapotant un instant le métal glacé avant de comprendre, de te rappeler tout ce qu'il s'est passé, de prendre conscience du mal qui te ronge de l'intérieur. Une douleur fulgurante, dans ton ventre, le long de ton dos, jusqu'à tes phalanges qui se plient difficilement. Tes muscles se tirent, s'étirent, se crispent et les crampes apparaissent, serrant ton corps entier dans un étau. Tu grimaces, fronces les sourcils, et tu ouvres enfin les yeux sur ce nouveau monde, ce monde qui n'est pas le tien, ce monde qui ne sera jamais le tien.
Les taches de sang sur le drap te sautent aux yeux plus encore que l'arme froide près de ta main. L'odeur vient pincer ton nez et peu à peu tu retrouves tes sens, prenant alors conscience de la nudité de ton corps. Te redressant – non sans peine – tu comprends qu'une partie de ta force est revenue, emportant dans la nuit les plus infimes de tes blessures, ne laissant sur ton corps que les plus douloureuses, celles qui te feront mal et honte des jours durant. Tes doigts s'accrochent aux draps lorsque tes cheveux glissent le long de tes épaules et sur ton dos, léchant tes blessures. Pourras-tu t'en remettre ? Oui, car tu es un monstre, Lili, et que le sang qui coule en toi est aussi noir que la pourriture de ton cœur. Physiquement, il ne te restera bientôt plus aucune trace de ce malheur. Psychologiquement...

D'un coup d’œil circulaire, tu cherches où est parti l'homme que tu gênes, qui te hait et t'a pourtant ouvert la porte. Shining. Tu aperçois ses nombreux tatouages un peu plus loin, devant un placard que tu devines plein de ce poison qu'il a au cœur. Encore et toujours cette même question : pourquoi t'acharnes-tu à essayer de sauver son âme déjà condamnée ? Te crois-tu capable de changer quelque chose, danseuse ? Quelle sorte de signification crois-tu avoir pour lui ? Tu n'es qu'une gêne, une idiote qui ne sert qu'à resservir un verre. Tu n'y pourras jamais rien, et sa mort ni même sa vie ne modifieront ce que tu es aujourd'hui : un putain de monstre.

« Shining... La faiblesse de ta voix te choque et amène tes doigts sur ta gorge, presque inconsciemment, tandis que tu te lèves pour t'interposer entre lui et le placard, arborant ta nudité presque avec fierté. Si tu crois que boire te fera tout oublier, tu ne vaux pas plus que moi, Shining. Et tu finiras par tomber tout aussi bas. »

Qu'essaies-tu de faire là, danseuse ? Veux-tu jouer les vilaines dames qui vendent leur morale à tout âme en peine ? Attends-tu de lui qu'il te haïsse encore et encore, jusqu'à ne plus pouvoir se retenir de refermer ses mains sur ton cou et de le briser ? Voilà quelque chose d'assez idiot pour que ce soit ta pensée profonde, ma sœur. Nous le savons tous les deux, tu es capable de mourir seule, de faire le mal si c'est pour qu'on te haïsse, qu'on t'offre ce que tu mérites. Mais l'amour, l'amitié, tout ça est bien trop compliqué, tu ne fais que tout briser à chacun de tes pas, tu trahis la confiance que l'on a en toi, tu attires la colère, la jalousie, tu réveilles le côté obscur caché en chacun de nous. Tu ne peux décidément pas t'approcher des gens ou ils seront blessés par ta main, inévitablement. Il doit détester chaque molécule en toi et ainsi votre vie reprendra où elle s'est arrêtée : un ivrogne et une serveuse, tout simplement.
Passant près du lit, tu attrapes le drap ensanglanté et files dans la cuisine chercher une paire de ciseaux. Tu l'as dit, tu ne reviendras pas sur tes paroles : il est hors de question que tu empreintes les vêtements de sa sœur. Pourtant, tu sens qu'il est temps de partir, tu sens qu'il ne se souvient pas totalement, qu'il te faut t'éclipser avant que tout ne lui revienne. Peut-être comme ça en oubliera-t-il la moitié ? Qui sait... Dis-moi, Lili, pendant que tu t'affaires à essayer de couper le drap pour te couvrir, penses-tu réellement que tout reviendra comme avant ? Imaginons qu'il ne se souvienne pas de cette nuit où tu as osé crever au pas de sa porte, tu t'en souviendras, toi, et tu lui seras redevable de ta survie, encore et encore, jusqu'à la mort. Rien ne sera plus pareil, tu dois l'avouer, Lili, tu ne trompes personne avec tes vilains mensonges.
Concentrée, tu noues un pan de drap autour de ta poitrine, et un autre à tes hanches, grimaçant sous la douleur. Tu avises alors la peau bleue et rouge de ton ventre, ta jambe à moitié découverte et la fragilité des nœuds. Comptes-tu sortir ainsi dans les rues ? Il a fallu que Shining habite à Treme, ma jolie, le quartier le plus risqué de la ville. Sors donc, vas-y, et attends qu'un homme t'attrape par le bras, t'emmène dans une ruelle et fasse de toi ce qui le contentera. Habillée comme ça, c'est ce qui arrivera. Tu le mérites, non ? De toute façon, tu n'as plus le choix, ni le temps. Reste ici encore un peu et Dieu seul sait ce qui arrivera, qu'Il existe ou pas.

« Je suis désolée, Shining. Tes pas t'amènent rapidement à hauteur de la porte. La main posée sur la poignée, tu regardes une dernière fois la mort sur son visage. Et merci. »

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MessageSujet: Re: Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]   Ven 13 Fév - 12:17


Il est resté immobile devant son placard. Voulait-il vraiment oublier ce qu’il venait de se passer cette nuit ? Etait-ce vraiment là son désir ? Il n’en savait rien ; il aurait voulu ne point boire pour ne jamais oublier et ne point recommencer. Il semblait qu’il était encore capable d’aimer et les mots qu’il avait jetés à Aeryn avaient un sens. Il aimait cette femme, la réalité, il aimait le passé. Il aimait cette période où sa sœur était encore en vie, cette époque où le visage d’Aeryn le renvoyait. Li, c’était l’avenir. C’était ce qu’il haïssait finalement, parce qu’il n’était plus capable de se projeter. Elle est là. Face à lui et lui crache la vérité. Non, il ne voulait pas tout oublier. Il la dévisage, il ne réagit pas. Trop douloureux. Il la laisse s’éloigner et reste planté là devant le placard des alcools. Il ne veut pas faire le ménage, il ne veut pas toucher son sang, vider la baignoire et effacer son passage chez lui. Il ne veut pas de propreté, il ne le mérite pas. Il est déjà tombé trop bas. Il entendit à peine qu’elle déchirait ses draps et quand elle arriva à la hauteur de la porte, les clés plantées dans la serrure. Il détache son regard pour la poser sur elle. Il la détaille alors qu’elle s’excuse. Assurément, elle va se faire violer si elle sortait dans cette tenue. Mais n’était-elle pas apte à se défendre ? Pourquoi l’aiderait-il une fois de plus… Lui qui était si bas. Tellement bas qu’il ne se relèvera certainement plus jamais. Il n’avait jamais véritablement essayé.

Il soupire. « Attends… » Il abandonne le placard un instant, il l’a même refermé sans rien prendre. Il ne sait pas quand il eu fait ce geste pour la dernière fois, si ce ne fut parce que le placard était vide. Il arrive devant l’unique armoire. Ne touche pas au dernier tiroir. Ouvre les portes en bois trop usé. Comme lui. Il prit une chemise trop grande pour lui-même avant d’approcher de nouveau la jeune femme. Il l’habilla lui-même. N’est-ce pas ce que les hommes aiment faire ? Jouer à la poupée. Elle n’était pas une poupée pourtant. La chemise arrive presque sur ses genoux. « Ne regarde personne dans les yeux. » Disait-il en boutonnant le premier. « Ne demande à personne ton chemin, même si tu es perdue. » Deuxième bouton. « Ne cours pas, même si tu as peur. » Troisième bouton. « Ne fais jamais demi tour. » Quatrième bouton. « Et quoi qu’il arrive sache que… » Il relève les yeux vers elle. Non, ce n’est pas sa sœur… Quoi qu’il arrive sache que : je t’aime. Personne ne comprendra jamais cette relation qui les avait unis. Ils étaient proches et éloignés à la fois. Ce rituel, un parmi tant d’autre et finalement, cela avait perdu tout son sens le jour d sa mort. Il n’avait plus eu personne à protéger. Il n’avait vécu que pour cela. Pour que Candide vive… « J’ai échoué. » Oui, il a échoué dans tous les domaines. Elle n’a pas à le remercier d’être une erreur. D’être un raté et d’avoir accepté de la secourir. Il a lâché le vêtement propre. Tourne la clé dans la serrure et ouvre la porte. Il veut qu’elle s’en aille et il la poussa dans l’encadrement de la porte, d’une pression faible. Il la laisse sur le pallier et claque la porte avant de se laisser noyer le long de celle-ci. Son corps contre le parquet. Il ne veut pas se relever.

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Seuls les morts savent combien c'est terrible d'être vivant. [pv]

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