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 Born Under a Bad Sign {Natascia/Ezra}

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MessageSujet: Born Under a Bad Sign {Natascia/Ezra}   Sam 20 Sep - 21:31







Born Under a Bad Sign



Natascia A. Abatucci & Ezra S. Reilly









La violence et la débauche dominent la ville. L’anarchie n’a jamais été aussi présente dans les rues de la Capitale qu’en cet instant. Depuis combien de temps êtes-vous le spectateur de cette décadence ? Quelques minutes, quelques heures, le compte a été perdu depuis bien longtemps. Tous vos espoirs reposaient sur ceux qui d’ordinaire maintiennent l’ordre. Ils ne viendront pas, maintenant vous en êtes sûrs. Et l'effroi qui s’infiltre dans vos veines est peu à peu en train de céder sa place à de drôles de sensations. Vous aussi, vous venez peut être d’être touché par cette illusion assassine.

Prêt à entrer dans l’arène et à montrer au reste du monde ce que vous êtes capable de faire ? Au milieu du chaos grandissant, choisissez bien le rôle que vous souhaitez jouer. Une victime apeurée ? Un impitoyable criminel ? Ou encore un vil opportuniste ? Ne vous souciez pas des représailles, elles arriveront bien assez tôt. Pour une fois, profitez de l’instant, savourez cette sanglante liberté qui s’offre à vous.

{ Ezra S. Reilly : Ensorcelé
Natascia A. Abatucci : Non ensorcelée }



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MessageSujet: Re: Born Under a Bad Sign {Natascia/Ezra}   Mar 30 Sep - 1:43

L’habitude est une ennemie coriace rattrapant tous les fugitifs. Elle s’insinue par tous les orifices de votre foyer, enorgueillit votre constance, sécurise vos peurs et étouffe vos passions, très doucement. C’est un étranglement de longue haleine et un beau matin, elle se divulgue par surprise car elle vous tient déjà entre ses crocs, elle n'a plus peur de se faire prendre à son jeu. Certains se pensent assez ingénus pour la déjouer. Peu y arrive vraiment. Les autres programment des imprévus. C’est comme se débattre dans le vide contre un monstre invisible. Aucun impact. C’est ridicule, vain. Et puis, il y a ceux qui acceptent. Ils se résignent à l’insipide et apprennent parfois même à en savourer toutes les notes salées. Ils se mentent en leur prêtant un bouquet édulcoré et le Monde tourne de cette unique façon. Grâce à cette acuité défectueuse, à cette résignation sordide. Ezra connait les maux, en discerne les suites néfastes et les accepte dans leur totalité. Il ne couvre pas les faits, il ne s’invente pas des discours illusoires. Cette assiduité quotidienne conjure son esprit malade et le soumet à l’inéluctable destin qu’il s’impose. Ennuyant de se caler à la même cadence sur les trottoirs, loin du brouillard carnassier de la Nouvelle-Orléans. Rébarbatives matinées qui lui permettent de maintenir son contrôle routinier sur sa situation. Rien n’a déplorer en fin de journée si ce n’est son évidente agonie. Il lutte en vain contre sa faim, elle a déjà remporté plusieurs manches quand ses rêves l'abritent. Le combat s’éternise quand il rejoint Morphée et compte les étoiles dans les yeux d’Enya, dérobant la lumière, éteignant les astres un à un pour mieux accueillir l'aube avec une mine relativement reposée. Il se déteste et bloque sur son panel de solutions limitées. Il ne sait plus du tout quoi faire de tout cet amas de chair qu’il qualifie encore d’organisme. Il se déplace de l’appartement à l'hôpital en attendant de trouver un semblant de vérité au milieu de sa noirceur mentale.

Et la réponse semble se trouver au bout du chemin ce jour-là. Il sent que quelque chose vibre dans l’air. C’est presque un sifflement audible qui s’approprie ses tympans. Il se dilue dans l’air pour devenir un semblant de matière, quelque chose de gênant au début, d'assez intime, presque familier au fond. Comme une chaleur qui court sur sa peau et l’enveloppe avec délicatesse. La folie s’invite avec tellement de convenance qu’il ne veut pas lutter. A vrai dire, il n’a conscience que de peu de choses. Il se voit juste s’arrêter au milieu de son trajet pour s'interroger sur ce simple acte. La fièvre s’attarde sur sa rétine, se décompose dans ses gestes. Il se déleste de sa sacoche brutalement, détestant son poids depuis toujours et surtout sa symbolique qui se lézarde encore sur la lanière. Il le laisse tomber à ses pieds dans un bruit sourd, presque organique. Il dépèce son humanité sans plus de crainte. Sa tête abrite un millier d’oiseaux noirs, avides et pour une fois, il a envie d’ouvrir la cage. Le fléau peut bien s’abattre sur le Monde pourvu qu’il déserte son crâne. Il ne réfléchit pas à cette soudaine pulsion, à cet enivrant désir d’émietter l’ordre, de le sculpter à son effigie, dans toute cette imperfection. Dans le vermeil. Dans la crasse et l’amertume. La violence le prend à la gorge tandis qu’il franchit la chaussée sans se soucier du trafic. Si peu conscient des dangers. Il a l’impression d’être le seul péril ici et il entend le démontrer.

Les boucles blondes ondulent autour de sa carrure, elle est frêle, presque effacée mais c’est elle qui ouvre le bal. Il ne l’écarte même pas du chemin. Il ne fait rien judicieusement. Il l’agrippe et plaque ses paumes sur son visage pour aspirer toute son énergie sans plus d’effort. Son regard ne se détourne pas de ses prunelles affolées. Il ne veut pas étouffer ses cris. Il contemple les adieux entre cette carcasse et la vie avant de la rejeter au sol une fois qu’il a atteint l’objectif. Plus robuste mais ce n’est pas suffisant. Il est toujours affamé. Il saute sur la prochaine victime à l’aveuglette. L’appétit vient en mangeant, ce dicton se place  avec ironie dans le méandre réarrangé de ses pensées. Il lui concède même un léger rictus. Ses doigts relâchent sa seconde victime dans un spasme. Quelque chose s’enfonce alors dans son épaule, il hurle en tournoyant pour briser la nuque de son assaillant. Il se nourrit avec les restants évanescents de son essence et puis, continue sa marche en ôtant la lame rouillée de sa peau. Les hurlements aux alentours endurcissent l’excitation à déambuler dans ses rues chaotiques. La plaie se referme déjà, l’hémoglobine se déchire pourtant encore l’espace sur le tissu abîmée mais les arômes ferreux des environs se rassemblent à l’orée de ses narines avant qu’il ne le conscientise. La passivité le rend nerveux, il a besoin d’empoigner cet homme qui court. C’est son ombre qui s’en charge et lui amène sur un plateau d’argent. Ses forces reviennent toujours plus à chaque repas qu’il s’improvise. La satisfaction étire ses traits, indifférente au carnage qui s’opère de chaque côté de la route. Il prend des allées, des chemins, peu importe tant qu’il y a encore du sol sous ses pieds. Il écrase des passants, il en tue certains et en épargne d’autres. Il se fait assaillir, repousse, broie, relâche.

Quand il atteint le parc, on lui porte un coup en plein visage et il s’étale dans l’herbe. Il a juste le temps de se retourner et de ramper assez vite avant que son nouvel ennemi ne lui tranche le bras. Il roule sur lui-même, goûte la terre et recrache son sang. Déjà, l'intrus reprend l’assaut. Le norvégien tâtonne en quête d'une arme, ses doigts heurtent une barre métallique. Il la redresse impitoyablement et l'enfonce dans les côtes de son opposant. Il le regarde ensuite s’écrouler près de lui. Entre deux jurons, il serre la gorge de l'autre dans sa paume gauche et lui prélève toute sa vitalité pour réparer les dégâts corporels qu'il a causé. Dans sa volupté, le tas de souvenirs qu’il grappille, emprunte les sentiers de l’incompréhension. Des scènes difformes qui ne l’intéressent pas de toute façon. Il n’a pas le loisir de les répugner car une femme se jette sur lui et le roue de coups. Il la tire par les cheveux, elle s’accroche à sa nuque. Il ne trouve pas d’air. Il suffoque. Son teint vire déjà dans des tons peu élégants et sa prise sur sa tignasse se fait moindre. Il la frappe de son pied mais la faiblesse est évidente. La colère ne décroît pas, le besoin de vivre non plus. Plus que jamais il veut respirer. Et c’est étrange que ce souhait éclot alors que tout son Univers a pris la forme qui l'insupportait. Il évolue dans les Ombres qu’il a toujours craints.

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MessageSujet: Re: Born Under a Bad Sign {Natascia/Ezra}   Ven 3 Oct - 22:10


Sur la table, la poudre blanche se répand doucement alors que la sorcière jette au loin le paquet translucide qui la contenait. La brune ne se préoccupe même pas de l'endroit où le contenant atterrit, ce peut être bien sur le sol, sur le bord du meuble bas, n'importe où. Elle n'en a que faire. La vision de la drogue, sa drogue, la rend aveugle à toute autre chose. Elle se constitue une bulle, isolée du reste du monde. À l'écart de sa propre vie, de sa misérable existence. Ce moment est un moment de profonde satisfaction pour elle et rien ne doit venir contrecarrer ses envies. Ses pulsions à la fois destructrices et salvatrices. Elle peut déjà sentir son sang bouillir dans ses veines, elle tressaille quand ses nerfs se tendent, tout son organisme réclamant cette neige légère et éphémère. Ses mains frêles se mettent à trembler. Il est grand temps maintenant. Le manque devient insoutenable. La junkie s'empresse d'enfiler sa dose, un geste rituel, habituel. Mais dont elle ne se lassera jamais. Cette sensation de bien être qui suit la frustration lui est devenue bien trop indispensable. Elle souffle et grimace en sentant ses membres se détendre peu à peu. L'effet est presque immédiat. Déjà, son esprit divague et elle se laisse quelques secondes de répit avant de se lever complètement. Quand le brouillard disparaît, elle se redresse et esquisse ce qui s'apparente le plus à un sourire. Les temps sont durs pour la dealeuse mais elle trouve au moins du réconfort pendant ces quelques instants précieux, des moments qu'elle se garde pour elle. Pour satisfaire son corps et ses neurones meurtris par des années de dépendance. Une douce torpeur l'enveloppe doucement à mesure que la poudre franchit les barrières plasmiques de son corps. Elle se laisse aller tandis que la drogue agit, son esprit se vide complètement. Elle ne pense à rien, rien d'autre que ce sentiment de complétude qui l'absorbe et la maintient en vie. Les yeux à demi clos, elle se concentre sur sa respiration. La pratique lui a appris que les effets n'en étaient que meilleurs ainsi. De sa rêverie, elle n'a guère le temps de profiter. Des coups de feu retentissent dehors. Les cris s'élèvent. La sorcière fronce les sourcils et s'approche de la fenêtre, contrariée. Dans la rue, la population court dans tous les sens. Des émeutes, la foule, des hurlements de douleurs, des coups. Est-ce l'effet de la drogue qui la finalement rendue folle ? L'italienne en perd le sens des réalités, ne sachant plus très bien si ce que ses yeux lui font voir est vrai ou si ce n'est qu'une invention de son esprit malmené. Tout lui paraît si plausible pourtant, et à la fois tellement absurde. Une seule chose, stupide, lui vient en tête. Aller vérifier par elle-même. La sorcière porte sa main à sa ceinture, vérifiant ainsi que la place réservée à son arme personnelle est bien occupée. Chose faite, elle se rue vers la porte de sortie et descend dans les rues de la Nouvelle Orléans.

Quelque chose de lourd repose dans l'air de la ville. Elle peut le sentir mais pas le toucher. Une lubie qui n'est pas à sa portée, comme la brune ne semble pas être à la portée de cette lubie. Autour d'elle, hommes et femmes se ruent les uns sur les autres. Elle suit machinalement un groupe de personnes courant vers l'ouest de la ville, des fuyards, habités par la peur et l'incompréhension. Et elle, est juste perdue. La réalité de la situation la frappée de plein fouet et elle ne peut s'empêcher de penser qu'elle aurait mieux fait de ne pas quitter ce qui lui servait d'abri jusque là. Il est trop tard maintenant pour faire demi tour. Les barbares ont envahis la rue. Les coups de feu se succèdent et atteignent leur cible. Souvent au hasard. Parfois non. La distinction est aisément faite. Des cris aigus se font entendre mais ils sont immédiatement interrompus par un bruit sourd, comme un craquement, et puis le silence. La sorcière à juste le temps de se retourner pour voir le corps d'une femme brune et du même âge physique qu'elle retomber lourdement sur le sol. La nuque brisée, déjà morte, sa dépouille est pourtant assaillie par quelques hommes en mal de violence. Il s'acharnent sur le cadavre gisant sur le bitume, laissant échapper de leurs gorges des grognements rauques. L'italienne retient un cri, horrifiée, perturbée par l'événement. Tout se mélange dans son esprit alors que la drogue continue son ascension dans son organisme. Elle n'a plus aucune idée de ce qu'elle est censée faire. Elle ne sait pas où aller mais elle comprend rapidement que son intérêt réside dans le fait de se tenir à l'écart, mieux vaut ne pas attirer l'attention sur elle. Elle n'est pas en état de se battre ou d'utiliser ses dons comme elle le devrait. Alors elle continue sa course, seule maintenant, elle longe les murs à travers les ombres, se réfugiant derrière les voitures lorsque les émeutes se font trop denses. Reprenant son chemin à travers le chaos lorsque les limbes se font plus calmes.

Sa vision se trouble alors que sa démarche se fait plus rapide. Elle a empoigné son arme quelques rues plus avant. Il n'est plus question de prendre pitié maintenant. Les horreurs dont les habitants sont à la fois les victimes et les instigateurs sont trop grandes. Quelque chose de surnaturel se cache derrière tout ça. Mais le temps que la sorcière le comprenne, un homme se rue sur elle, enragé. Saisie à la gorge, elle est immobilisée. Son souffle s'amenuise. Elle suffoque. Ses jambes cèdent sous elle mais ses vieux réflexes ne l'ont pas quittée. Elle tend le bras, braque son arme sur son agresseur et tire. La pression se relâche autour de sa nuque et l'homme s'écroule à ses pieds. Son sang s'écoule pitoyablement sur le sol alors que ses yeux s'éteignent. Son dernier souffle, il le rend quelque secondes après que le coup ait atteint ses poumons. L'italienne se mord la lèvre. Tuer n'est pas chose aisée pour elle. Mais cette fois-ci, c'était lui ou elle. Son choix est vite fait. Malgré tout, elle n'est pas prête à mourir. Pas maintenant. Pas comme ça.

Elle ne dit rien, aucun mot ne se résout à franchir ses lèvres et pourtant, des tas de choses traversent son esprit quand elle rejoint le parc. Des jurons, des questions. Elle voudrait crier. Mais la foule autour d'elle, la démence qui s'en dégage et la violence dont tout ces gens font preuve, sans raison, la terrifie. Elle se retrouve elle aussi dans la mêlée. Peinant souvent à se débarrasser de ses assaillants. Elle est contrainte d'utiliser ses capacités de sorcière en matière d'illusions pour se frayer un chemin à travers ce nouvel enfer. Malgré toute sa volonté pour se sortir de là, elle n'en reste pas moins droguée et ses mouvements laissent à désirer. Elle manque de tomber à de nombreuses reprises. Se relève mais sa jambe est retenue par un femme qui semble en vouloir à sa force vitale. La sorcière grogne, se retourne et balance sa jambe libre au visage de l'intruse, l'envoyant dans les bras de Morphée pour quelques instants. Quelques instants suffisants pour que l'italienne se réfugie plus loin. Se rendant invisible au regard des barbares. Constatant les dégâts, nombreux, affreux. Des corps reposent absolument partout, ensanglantés, certains mutilés. Elle pense un instant que sa dose n'était peut être pas la même que d'habitude et qu'elle est plongée dans un cauchemar, que tout n'est que illusion et qu'elle se réveillera lorsque les effets de sa came se dissiperont. Mais la vérité, elle la connaît. Rien de tout cela n'est simulé par une quelconque addiction. Rien. En ce qui concerne la notion de mise en scène, cela reste à voir. Pour elle, les portes de l'Enfer viennent de s'ouvrir encore une fois. Une fois de trop.
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MessageSujet: Re: Born Under a Bad Sign {Natascia/Ezra}   Mer 15 Oct - 22:49

( Paroles en italique = Norvégien )

Sa vue commence à se réduire, son champ de vision se rétracte sur lui-même. Il sait ce que ça signifie, sa rage redouble mais elle est inefficace. Il se sent partir, arraché au décor par quelque chose d’invisible, d’invincible. Il ne résiste pas et se convulse avant d’être finalement libéré abruptement. L’air s’engouffre dans sa gorge d’un seul coup, il croit s’étouffer avec l’impalpable. L’oxygène gonfle ses poumons, râpe son larynx. Il tousse, crache encore son sang et esquisse un mouvement. Il veut ramper le temps de retrouver ses esprits semés au quatre vent depuis un long moment. Ses inspirations sont brutales, lui brûlent la poitrine mais il ignore la douleur pour s’éloigner du corps qui lui bloque toujours les jambes. Il réussit juste à relever la nuque pour cueillir la scène terminale. Son assaillante se fait tirer les cheveux, elle se débat contre deux hommes. L’un d’eux sort son couteau et tranche sa gorge. La lame brille juste assez pour donner de sa superbe à l’hémoglobine inondant Ezra. L’odeur attise la férocité du norvégien toujours à terre. Ses doigts tâtonnent encore la terre. La boue se mêle au vermeil, il ne reçoit que du néant entretenu par quelques cris aux alentours. Le premier des nouveaux arrivants se retourne pour abattre quelqu’un qu’il ne voit pas. L’homme restant tente d’attraper sa cheville mais il se relève juste à temps pour contrer son coup et retourne son poignard contre lui avant de le désarmer pour de bon. Il l’achève mais d’autres affluent. Il recule, une main toujours pendue à sa gorge abimée, s’éloigne du champ de bataille en continuant à avaler de son liquide vital. Ses doigts filent de son cou à sa tête dont les dégâts apparents ne se dissipent pas aussi vite que souhaité. A bout de souffle, il s’effondre dans un coin un peu plus reculé en tenant toujours entre ses doigts, sa seule arme.

Un très léger froissement prend des allures de détonation quand tous ses sens sont alors aux aguets. Il se redresse violemment pour agripper les épaules de la nouvelle venue avant de poser le tranchant du canif sur sa peau. Il est déjà prêt à exercer la pression suffisante pour lui couper une artère quand sa chevelure chatouille son nez. Il se surprend à la respirer, à sentir la tension délaisser ses muscles. Le cruor longe toujours son faciès en quantité abondante, il lui dilue suffisamment la vue pour qu’il s’invente la suite du mirage. Ses bras retournent durement sa proie pour la fixer. Derrière chaque trait, il la retrouve dans sa vision déformée de ce décor viscéralement menaçant et dérangeant. L’horreur et la frénésie se mêlent d’un seul trait. Sa colère ne s’apaise pas mais il apprend à la contenir avant de serrer la sorcière contre lui, imprégnant ses vêtements des mêmes notes écarlates qui l’habillent entièrement. D’une voix dématérialisée, rauque, il s’entend lui articuler « Toi ici ? » Les consonances nordiques qu’il a lui-même produites pourtant, nouent la situation à sa confusion et l’écroue dans ce qu’il veut voir, dans ce qu’il a besoin de s’imposer pour ne pas céder à la folie meurtrière. Ses doigts remontent les bras, les épaules, la nuque de la jeune femme face à elle. « Tu ne devrais pas être là. » Son regard la dévore à mi-chemin entre la fascination et la désapprobation. Il se sent toujours prêt à tout, même si il pense avoir face à lui un fantôme du passé. Il ne veut pas la blesser et cette seule idée l’effraie.

De nouveaux pas l’obligent à pousser la silhouette voisine vers le sol, d’un mouvement sans appel. Il s’accroupit près d’elle en essuyant d’un revers de main les traces rougeâtres suintant de sa plaie au crâne. Ses yeux se figent sur les blessures de son acolyte. Il appose sa paume sur sa joue, glisse sur sa mâchoire pour attraper son menton avant de forcer sa tête à bifurquer vers lui. « On doit te mettre à l’abri. » Son autre main coule dans sa crinière. « Hors de question que tu sois en danger. »  Il veut rajouter quelque chose mais déjà, une ombre les engloutit et le combat reprend. L'infirmier réussit à se hisser sur ses jambes pour faire face au nouvel agresseur. Ils s’agrippent respectivement, tentent de déstabiliser l’autre mais déjà une seconde carcasse se faufile pour aller vers la brune. Un coup de feu. La colère le consume. Le scandinave écorche de ses doigts l’épaule de sa future victime avant de lui ficher le couteau dans le ventre. Il fait volte-face pour attraper le col de la seconde personne, il l’a fait chuter au sol et l’assomme d’un coup de pied avant de fondre sur celle qu’il méprend pour Kitty.  Le cœur battant, la peur au ventre, il vérifie qu’elle ne se vide pas de son sang. Son soulagement pousse sa bouche sur la sienne. Durant une poignée de secondes, il l’embrasse sans jamais lui laisser le choix, imposant ce contact avec aucune retenue. Mais l’euphorie détraque son corps qui ne lui appartient pas totalement ce soir. Il lui prélève un peu d’énergie, juste assez pour sentir le flux nourrir son corps avant qu’il ne recule choqué par son propre déraillement. Son regard se détourne directement du sien, honteux qu’il ait pu lui faire ça. « Pardon. »  Il fait deux pas en arrière. « Pardon. »  Il en engendre un troisième avant d’extirper sa lame du cadavre encore tiède qu’il a tué un peu plus tôt. Il faut qu'il la mette à l'abri, loin de lui et des autres. Il ne sait pas si un tel endroit existe mais ils devront bien le trouver. Les bras ballottant autour de son corps raidit par l’effroi, il fixe un point imaginaire. Il n’a toujours pas idée de l’identité de celle qui veut absolument sauvé, la croyant être sa sauveuse, sa créatrice. Il ne s’aperçoit pas qu’il confond tout, qu’il n’est pas dans son état normal et qu’il perd littéralement la tête. Un esprit malade tout juste échauffé par une malédiction dont il n’a idée.

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