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 Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}

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MessageSujet: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Sam 20 Sep - 21:35







Chaos Lives in Everything



Maarten D. Joen & Aleksi S. Lenaïk









La violence et la débauche dominent la ville. L’anarchie n’a jamais été aussi présente dans les rues de la Capitale qu’en cet instant. Depuis combien de temps êtes-vous le spectateur de cette décadence ? Quelques minutes, quelques heures, le compte a été perdu depuis bien longtemps. Tous vos espoirs reposaient sur ceux qui d’ordinaire maintiennent l’ordre. Ils ne viendront pas, maintenant vous en êtes sûrs. Et l'effroi qui s’infiltre dans vos veines est peu à peu en train de céder sa place à de drôles de sensations. Vous aussi, vous venez peut être d’être touché par cette illusion assassine.

Prêt à entrer dans l’arène et à montrer au reste du monde ce que vous êtes capable de faire ? Au milieu du chaos grandissant, choisissez bien le rôle que vous souhaitez jouer. Une victime apeurée ? Un impitoyable criminel ? Ou encore un vil opportuniste ? Ne vous souciez pas des représailles, elles arriveront bien assez tôt. Pour une fois, profitez de l’instant, savourez cette sanglante liberté qui s’offre à vous.

{ Maarten D. Joen : Ensorcelé
Aleksi S. Lenaïk : Ensorcelé }



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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Lun 22 Sep - 23:17



« Valery, vous avez les échantillons que j’ai demandé la semaine dernière ? » Maarten leva la tête de son ordinateur, à la recherche du laborantin ainsi interpellé. Personne dans le laboratoire. Personne ? Il fronça aussitôt les sourcils. Comment ça, personne dans le laboratoire ? Maarten pianota rapidement sur son clavier pour sauvegarder ses documents et verrouiller l’ordinateur contre les regards et les doigts indiscrets avant de se lever, intrigué. Mais où donc était encore cet incapable ? « Valery ! Vous n’êtes pas payés pour prendre des pauses cafés continuellement » grogna-t-il dans sa barbe en contournant les paillasses peuplés de microscope, de livres et de quelques boites de pétri. Le laborantin devait encore être allé fumer à l’extérieur, comme s’il ne prenait déjà pas assez de pauses dans la journée, Maarten en mettrait sa main en jeu. Ce n’était qu’un incapable de toute manière, jura-t-il de toute sa mauvaise foi. Et s’il n’avait jamais eu à se plaindre de lui pour le moment, ça n’allait pas durer à n’en pas douter. Un incapable. Il devait tout faire tout seul, comme par hasard. Pas étonnant que ses recherches avancent aussi lentement, finalement ! C’était d’un triste de croiser des scientifiques aussi fainéants, vraiment. Et puis… Toujours maugréant en néerlandais, Maarten arriva dans la salle de pause, blouse ouverte sur sa chemise, pochette dans une main, photocopie dans l’autre, prêt à faire comprendre à Valery que ce n’était plus le moment de prendre des pauses, qu’il était certes bientôt dix-sept heures mais que ce n’était pas une raison pour disparaître sans... « Ah non, mais c’est pas croyable ça ! » Le Néerlandais fit un tour sur lui-même. Personne. A nouveau, il fronça les sourcils. Ce n’était plus de mécontentement cette fois, mais bien pour marquer une réelle interrogation. Et alors seulement, il songea à regarder sa montre. Vingt-et-une heure. Pendant un court instant, il songea à s’excuser auprès d’un Valery absent pour ces dernières minutes, mais il se contenta d’hausser les épaules, retournant à son bureau mettre de l’ordre dans ses papiers. Des journées comme celle-là, il ne les voyait guère passer. Entre des résultats faussés par une mauvaise manipulation, les échecs répétés et quelques heures sur des molécules et des schémas génétiques de divers échantillons skinchangers – il avait d’ailleurs glissé quelques gouttes de son propre sang dans les jeux de prises de sang – il n’avait pas eu une minute à lui et n’en avait pas exigé moins des autres chercheurs travaillant dans le même laboratoire. Et tout plongé à son compte rendu et à la présentation qu’il allait devoir tenir dans les jours à venir sur l’avancée de leurs recherches, il n’avait pas entendu les différents départs.

En quelques minutes, il fut dans la rue sans trop savoir ce qu’il comptait faire de ce qu’il restait de sa soirée. Un prénom traça son chemin dans ses pensées, mais il le chassa d’un geste agacé. Non, pas question de la contacter. Pas question non plus de terminer dans un bar, il avait l’intention de se reprendre et de remonter la pente. Pas question, non plus, de s’enterrer chez lui où il risquait de ressasser bien trop de choses pour ne pas passer une mauvaise nuit. C’était une autre raison à son investissement accentué dans son travail, d’ailleurs, cette peur de trop réfléchir. De trop voir son visage et de ne rien réussir à voir d’autre. D’ailleurs la voilà qui s’imposait à nouveau à lui, elle et son petit ventre rebondi. Elle et… Maarten s’obligea à respirer calmement, et se passa une main nerveuse sur le visage en se dirigeant d’un pas lent vers la Bourbon Street où il trouvera à coup sûr de quoi se divertir et se changer les idées, à défaut de s’arrêter quelques parts. Marcher, courir, c’était du pareil au même pour le moment tant que ça lui permettait de se vider l’esprit. Le pas lent devint d’ailleurs petites foulées, sa respiration, un rythme clair et profond. Maarten aimait courir et même si sa transformation en skinchanger avait accentué ce trait de caractère, c’était le cas bien avant. Enfant, il courait dès qu’il le pouvait. Adolescent, c’était le rare point de repère entre les différentes familles d’accueil qui l’avaient reçu. Adulte, il courait pour échapper à la police, pour échapper à des gens mécontents, pour retrouver Christyntje. Et maintenant, il courait juste pour le plaisir. En arrivant sur l’avenue fréquentée, il dut cependant ralentir le pas, se frayant un chemin dans la foule, sentant l’agacement s’immiscer pour chasser tout le calme qu’il avait pu rassembler. Ce n’était pas qu’il ne supportait pas la foule, ce n’était pas qu’il ne supportait pas les gens, Maarten avait juste une allergie aux imbéciles – et c’était d’ailleurs très certainement pour cela qu’il ne se supportait que lorsqu’il buvait plus de quelques litres d’alcool – qui le faisait fuir le plus vite possible tout contact humain. Ou la plupart du moins.

Perdu dans ses pensées et ses injures destinées à ces crétins qui l’empêchaient d’accélérer, il faillit manquer un flottement dans l’air. Un flottement presque imperceptible. Un flottement qu’il frémit et fit trembler la foule. L’air se troubla, Maarten cligna des yeux. Et s’aperçut soudain que tous le regardaient. Tous. Absolument tous sans exception. Sa vieille terreur rejaillit sans crier gare. Maarten se revit dans les rues de New-York dès son arrivée sur le continent. Il se revit, fuyant l’aéroport dans la terreur de voir son visage apparaître sur les écrans, de voir son nom suivi de meurtrier. Il se revit en un éclair, cette nuit là durant sa fuite, à regarder sans arrêt dans son dos pour voir s’ils l’avaient retrouvé, s’ils avaient retrouvé les deux corps abattus. Et tous les regards tournés vers lui devinrent accusateurs. Maarten sera le poing, tétanisé sous ces regards qui concrétisaient la plus vieille de ses terreurs, qui rappelait à son bon souvenir sa hantise et les deux fantômes de son passé qui ne l’avaient pas lâché pendant plus de dix ans et qui s’étaient en fait retranchés derrière des barrières mnémoniques. La colère remonta dans sa gorge, comme une bile acide et brûlante. Profitant de cette brèche, le Saarloos se joignit lui aussi à la fête, comme si cette nuit gibbeuse n’était rien de moins que la pleine et si lumineuse  lune à laquelle il avait droit si rarement pour s’exprimer. Sans parvenir à forcer l’homme à se transformer, le chien s’octroya le droit de biaiser la réalité un peu plus, et Maarten dévoila des crocs inexistants dans un grondement agressif. Son poing partit à la rencontre de l’individu le plus proche, tandis que son autre main se saisit de son col. « Qu’est ce que tu as à me regarder petit idiot ! » Un visage s’imposa à son esprit et déforma les traits du jeune homme. Maarten se revit aussitôt près de dix-huit ans plus tôt en train de contempler ce même visage cadavérique, transpercé d’une balle et moite d’un sang qui se répandait dans une tâche glauque et insondable. « Ce n’est pas de ma faute si je t’ai tué, b#rdel ! Tu n’avais pas à être là, tu n’avais pas à venir dans cet entrepôt ! Tu n'étais pas dans le plan ! »

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Mer 24 Sep - 20:38


Sa respiration s’accélère et les larmes viennent rouler sur ses joues. Le bruit de chute résonne dans le silence, et avec lui les craquements sinistres des genoux qui se brisent sur le sol. Le choc est violent, et elle est déjà en train de se déchirer les paumes sur le bitume. Avec le vain espoir de s’échapper. Elle ne le fera pas. Déjà mes doigts se glissent dans sa chevelure. Ils s’y enroulent, agrippent les mèches sombres et les tirent avec hargne. Elle s’abime les ongles sur le sol, cherche une prise pour ne pas avoir à se rapprocher de moi. Le tortionnaire. J’en esquisse un sourire. Assassin, il tiraille mes traits, les détruits et leur donne une noirceur qui ne leur est pas habituelle. Rien de tout ceci n’est habituel. Le plaisir malsain qui me dévore les entrailles, les frissons qui dégringolent sur ma peau en feu à chaque fois qu’un gémissement lui échappe. Rien de tout ceci n’est normal. Une part de moi en a conscience. Mais cette part est misérable, ridicule face à celle qui est en train de prendre le dessus. Celle qui contrôle mes gestes et dicte ma conduite. Celle qui me pousse à commettre l’irréparable. Le sang qu’elle a laissé sur le sol m’obsède. Il titille mes sens, attise mes envies meurtrières et les décuple. Elles qui sont restées si sagement enfermées quelque part dans mon cœur depuis ma sortie de prison. L’incompréhension demeure encore. A peine un souffle qui me frôle et pousse les derniers neurones encore sains à se poser la question : comment en suis-je arrivé là ? Je secoue la tête et chasse immédiatement cette pensée parasite, et déconnecte au passage le dernier restant de cohérence qui tentait de subsister dans mon cerveau. La colère me transperce, telle une lame chauffée à blanc carbonisant mes chairs à vif. Mon cœur saigne, plus que jamais, la douleur qui émane de ma poitrine est insupportable. Il bat lentement pourtant, à peine plus excité par ce qui est en train de se passer que s’il assistait à une énième rediffusion de la série niaise à en crever et à la mode en ce moment. Mes dérivations lui ont offert une occasion pour se libérer de mon emprise et tenter une nouvelle échappée.

Les mots son faiblards. Tremblants, comme le restant de son corps. Le ton suppliant que peut prendre sa voix m’agace. Le seul fait qu’elle soit encore là, à genoux dans son propre sang, à respirer et renifler comme une idiote m’insupporte. Supplier, c’est bien là le plus bel affront qu’elle pouvait me faire. Sombre idiote, si tu avais utilisé ta jolie voix pour Le détourner, tu ne serais pas là. La jalousie me dévore, exacerbée par une rage sourde. Elle est train de prendre le contrôle, se lie à tout le ressentiment qui sommeille sous ma peau. S’allie à la violence emprisonnée sous des tonnes de bons sentiments. Et tout ce petit monde forme un mélange des plus dangereux. Mes doigts resserrent leur emprise sur la lame. Les gouttes de sang qui s’écrasent au sol résonnent dans mon crâne. Le capharnaüm qui règne dans la rue adjacente ne me parvient plus. Il n’y plus que les battements frénétiques de son cœur, sa respiration sifflante et le ronron délicat de son sang rugissant sous sa peau. Je ne vois plus que ça, cette écarlate qui souille ses vêtements et recouvre sa chair. Je l’ai brisée. Détruite. Lacérée jusqu’à la changer en une misérable poupée de chiffon entachée d’hémoglobine. Les entailles se multiplient, embellissent le carnage et alimentent la sombre mécanique de mes délires morbides. Elle est à bout, et moi je m’apprête à apposer la dernière touche à mon œuvre. J’ai le sang d’une des putains de Kyran sur les mains. Il les réchauffe, s’introduit dans mes pores et se fraye un chemin dans mes veines.

Le carnage me fait esquisser un sourire et je me mords la lèvre de délice. Les frissons dégringolent encore, se muent en infimes tremblements et m’incendient les reins. Et pour une fois, je n’ai aucune envie d’effacer ce rouge dont la vue d’ordinaire m’indispose. Je me frotte les paumes, étale la peinture sur la toile blafarde de mon épiderme avant de me rapprocher. Je la toise un moment, je me perds encore un peu plus dans la contemplation de cet horrible spectacle. Le sourire s’étire sur mes lèvres et je pose alors un genou à terre. Avec la douceur d’un traqueur cherchant à amadouer sa proie, mes doigts s’enroulent autour de sa gorge. Elle sursaute, tremble de plus belle et les larmes se frayent un chemin au milieu du sang. Sans plus de cérémonie, je tranche d’un geste vif la peau fragile de sa gorge. Le flot écarlate qui s’en dégage me tord le ventre et m’oblige me relever. Trop vite. Je titube légèrement, m’appuie contre le mur suintant tout en fixant la pauvre fille en train de lutter pour faire entrer de l’air dans ses pauvres poumons. Le tout en émettant d’immondes gargouillis. Noyée dans son propre sang, elle ne tarde pas à se changer en un vulgaire cadavre, qui s’affaisse un peu plus contre son appui de fortune. Le meurtre qui vient d’être commis dans cette ruelle n’aura aucun témoin. Il n’y a que nous. Moi et ce corps sans vie qui fixe le vide d’un œil morne. Machinalement, j’essuie la lame contre la veste de la demoiselle, poussant ensuite le corps du pied avec une certaine négligence, l’envoyant s’effondrer au milieu des sacs poubelles dormant à terre. Un raclement de gorge salue ma sortie.

Je me fonds dans la masse, je me perds au milieu des habitants agités de la ville. Avide de recommencer. Mon regard se pose sur chaque passant, chaque imbécile qui me bouscule. Je scrute les visages, cherche dans les regards l’étincelle qui enflammerait à nouveau la poudre. Le bruissement d’une agitation étrangère à celle régnant alentour attire mon attention. Mes prunelles papillonnent un instant, et se posent sur l’origine du bruit. L’improbable duo se dresse au milieu de la foule qui semble ne pas leur prêter attention. Trop occupée à se regarder le nombril et grouiller de peur sans même se soucier du reste. Quelque chose s’agite aussi sous ma peau. Un venin abrasif qui est en train de tout réduire en cendres sur son passage. La colère gronde à nouveau, loin d’être satisfaite ma soif de sang m’assèche la gorge et me caresse la langue. Les battements cœur des deux hommes résonnent dans mon crâne, et contre mes côtes, le rythme s’agite. Bute sur quelques notes avant de conférer à sa symphonie un rythme plus régulier.

« - Un problème messieurs ? » La question est ridicule, totalement dérisoire. Le pauvre type n’a pas l’air de comprendre ce qui vient de lui arriver. Et le second, ce que je peux apercevoir dans ses prunelles a quelque chose d’hypnotisant. Un petit air de déjà vu peut être qui me donne envie de relancer la partie. La putain éventrée et sordidement violentée n’était qu’un amuse-bouche. Une mise en forme avant la suite des festivités. Il n’est pas humain lui aussi, je le sens. Et la colère qui hurle sous sa peau charme la mienne.

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Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Dim 28 Sep - 16:00



Implacable, immature, déraisonnée et croissante, la colère enflait. Maarten n’était pas quelqu’un de calme et ne l’avait jamais été, malgré toutes ses tentatives. Il n’était plus quelqu’un de doux et doutait le redevenir un jour. Mais jamais il ne s’était senti si apte à faire du mal à d’autres. Jamais il n’avait senti sa rage de l’animal s’intensifier à ce point pour se condenser dans un grondement lourd et menaçant, à destination du jeune homme qu’il venait de prendre à la gorge, sous l’indifférence et la panique du reste de la foule qui devait avoir d’autres chiens à fouetter. Maarten resserra sa prise autour du col du jeune homme, autour de sa gorge. Ce n’était peut être pas de sa faute, à ce crétin, s’il avait un petit quelque chose dans le regard qui ramenait le Néerlandais des années en arrière, mais il allait perdre la vie, à cause de ce petit quelque chose. Un petit rien, un petit tout. Maarten ignora l’homme qui le suppliait de ne pas tuer à nouveau. Il avait fui, il avait du refaire sa vie sur un autre continent pour nettoyer la souillure de la mort sur ses mains. Sans succès. A trente-huit ans, il se réveillait encore en sursaut, les coups de feu et les gerbes de sang le maculant et l’étourdissant dans son sommeil. Un voile rougeâtre tomba sur son regard, modifiant à cette pensée sa perception de la réalité. La modifiant encore, accentuant les regards qu’on lui portait, attisant ce brasier ardent et la bestialité du chien-loup dont on avait voulu étouffer l’humanité lors de sa création. La poigne de Maarten se resserra un peu plus sur la gorge du jeune homme qui se débattait sans succès face à la force brute du chien. Aveuglé par la terreur et la colère, Maarten sentit la respiration du cadavre extirpé de sa mémoire s’accélérer, devenir erratique. Il allait bientôt rejoindre sa place dans les tréfonds d’une mémoire refoulée, il allait bientôt s’enfuir loin de cette réalité qui était si illusoire. Ce qu’il restait du Doug Stijn qui avait vu s’effondrer devant lui le vigile paniquait, tandis que le Saarloos grondait plus fort encore.

Au moment où la respiration du jeune s’amenuisait davantage, une voix rompit le silence qui régnait depuis plusieurs minutes dans la tête du biologiste, comme franchissant les limites immatérielles d’une bulle de silence imposée par sa colère. « - Un problème messieurs ? » Aussitôt, Maarten lâcha le jeune homme qui dégringola à genoux, mains sur la gorge, pour reporter son attention canine sur le nouveau venu. Pour qui se prenait-il, ce petit gringalet ? Ce n’était qu’un petit roquet venu aboyer au museau d’un Saarloos, un petit chihuahua sautillant pour attirer l’attention d’un canidé bien plus dangereux et imposant. Dans un néerlandais craché, Maarten l’agressa d’instinct. « Rien qui ne te regarde, minable ! » Il n’y avait chez le biologiste plus aucune peur d’être une cible quelconque, juste ce besoin croissant de faire couler du sang pour satisfaire le chien-loup qui s’agitait en lui. Il n’y avait plus d’angoisse ni culpabilité, juste ce besoin obnubilant de se venger et de laisser parler la bête et l’homme, agressifs tous les deux, qui se bridaient bien trop souvent derrière des grognements et autres borborygmes visant à faire fuir les gens trop curieux et à les protéger de cette colère qui ne voulait que s’exprimer. Reprenant en anglais après avoir fait un pas en direction de l’importun, que Maarten ne se gêna à pas dévisager d’un regard agressif et suspicieux, il continua de cracher. « T’as un problème avec moi, c’est ça ? Tu veux qu’on s’explique ? » Maarten cherchait plus ou moins consciemment la bagarre. Une part de lui la désirait constamment, qu’il soit dans son état normal, que son jugement soit altéré par l’alcool ou qu’il soit simplement comme à présent dans une crise de paranoïa qui frôlait le pathologique, stimulée par des illusions et cette sensation omniprésente et toutefois impalpable qu’on l’avait démasqué et qu’on voulait le pire pour les crimes commis dans un autre pays, sur un autre contient, dans un autre contexte et surtout dans un passé qui rejoignait actuellement le présent aux sens du Néerlandais perturbé. Maarten fronça les sourcils, un nom s’imposant à son esprit comme pour lui faire comprendre quelque chose. Comme pour accentuer ce malaise et le délire dans lequel il avait plongé. Sa rage contenue dans des mots incohérents se retrouva prise au piège, lorsque Maarten articula dans un anglais maculé de néerlandais. « C’est toi qui m’as volé Christyntje, c’est ça ? Tu me l’as prise. Tu me l’as volée. » Sa voix tremblait de démence. Quelques pas en avant et Maarten se retrouva à moins d’un mètre de l’inconnu. Toujours plus menaçant, Maarten cracha : « Maintenant tu vas me dire où elle est sinon je vais me retrouver contraint de chercher moi-même dans ta cervelle. » C’était du grand n’importe quoi, vraiment, lui murmurait l’homme qui s’agitait, immobilisé par les chaînes de la folie. Les mots s’entrechoquaient dans un capharnaüm d’incohérence.


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Mar 30 Sep - 21:28


La victime s’effondre dans une quinte de toux détestable. Je le suis du regard, incapable de me détacher de la vision de cette misérable carcasse dont les battements de cœur résonnent avec force dans mon crâne. Pauvre larve, elle me désole et attise ce feu qui m’embrase les reins. La colère grouille encore, le besoin de détruire se fait plus fort. Violent. Il me tord les entrailles, me prend à la gorge et j’en tremble. D’une frustration sans nom qui tend jusqu’à la cassure la moindre fibre de ma misérable personne. Et cet autre qui s’adresse à moi dans une langue qui m’est étrangère. Les mots qui me frôlent me rappellent alors que je ne suis plus seul cette fois. Et ils m’obligent à reporter mon attention sur le tortionnaire du pauvre homme trainant encore à genoux sur le sol miteux. La voix est agressive, rendue encore plus colérique par les accents que son timbre peut prendre. Un dialecte des pays du nord, qui ressemblerait presque au mien. Pas suffisamment pour que j’en comprenne le sens. Je m’en fous, les mots sont dérisoires. La façon dont ils ont été dits est suffisante pour comprendre que je n’ai pas ma place ici et que je dérange. Tant mieux, le plaisir malsain qui me ronge n’en sera que plus fort. Je m’octroie même le droit d’esquisser un infime sourire, l’ébauche de quelque chose de sombre et de peu rassurant. Il s’avance, mais je ne bouge pas. Envolés les réflexes de proie apeurée. Elles ont été détruites dès que ma route a croisé celle de l’inconsciente ayant partagée le lit de Kyran. Ravagées par une jalousie sans borne qui est encore en train de sévir sous ma peau. Mon pauvre meurtre n’a pas été suffisant pour satisfaire la soif d’acide qui m’assèche la langue et la gorge.

« - Un problème ? C’est toi qui semble les chercher d’après ce que je vois. » Je réponds avec tout le calme du monde, lève les mains en signe de paix vers l’individu. Ce qui aurait pu ressembler à un geste cherchant à éviter un quelconque conflit n’est en fait qu’un leurre empli d’ironie. Je me moque, ouvertement. Frôle le sol du bout du pied, repoussant quelques mégots et autres salissures trainant sur le bitume tout en admirant mon petit manège. S’expliquer, il n’y a à expliquer. Nous sommes tous les deux à la recherche d’ennuis, d’un moyen pour pallier au manque qui nous ronge le cœur et l’esprit. Possédés tous les deux par la même rage et cette même soif de danger. La suite des paroles qui m’atteignent sonnent étrangement contre mes tympans. Les mots s’enchaînent, se lien les uns aux autres mais ils sonnent faux. Malgré moi, et pris d’un réflexe ridicule, je jette un regard par-dessus mon épaule. Personne, il s’adresse bien à moi. Lentement, je reporte mon attention sur lui, un sourcil légèrement levé, le même sourire à peine dessiner toujours collé sur mes lèvres. Deux choix s’offrent à moi : lui dire qu’il se trompe de personne et faire demi-tour, ou bien entrer dans son jeu et continuer à jouer avec ses nerfs. La réponse est évidente et je m’engage avec une déconcertante facilité sur cette voie escarpée qui s’offre à moi.

« - Tu poses une question et tu ne me laisses même pas le temps de répondre. Mais soit, je l’ai volée. » Je lâche cette réponse en l’accompagnant d’un infime haussement d’épaule. Répondant à ses interrogations rageuses avec tout le calme du monde. Alors qu’en profondeur, la tempête fait rage et mon calme s’étiole. Je m’astreins à ce flegme de façade pour ne pas perdre l’occasion de remplacer le sang qui me souille encore les mains. L’ordre qui se heurte contre moi, me fais esquisser une moue peinée.  Je croise les bras et le scrute, des pieds à la tête, détaillant sa silhouette comme si je venais juste de lui adresser la parole. Fou peut-être, mais pas totalement suicidaire. Il n’est pas totalement humain, je sens l’animal qui hurle sous sa chair. Mais mon incapacité à mettre un nom sur le fauve qu’il cache m’agace fortement. Mes doigts se crispent, se serrent et s’ouvrent sur du vide alors que j’esquisse un pas dans sa direction. Suivit d’un second, plus affirmé cette fois. Le doute m’aura assailli le temps d’un battement de cils, mais l’amenuisement de la distance nous séparant aura eu le mérite de le faire disparaître.

La menace ne fait que m’effleurer. Et à peine un frisson vient courir le long de mon échine. Je devrais m’astreindre à la prudence, calmer la folie qui me dévore et ne pas continuer plus avant. J’en suis incapable. Je joue tel un enfant déraisonnable qui se fiche des conséquences de ses actes. Commettre la bêtise, en ressentir tout le plaisir et ensuite, seulement ensuite, baisser la tête devant la réprimande. Elle arrivera, mais pas de suite c’est certain. « - Ce serait tellement moins amusant si je te donnais les réponses sur un plateau d’argent. » Quelques pas de plus, et la distance n’est plus qu’une question de centimètres. Juste une infime barrière de sécurité entre les deux jouteurs qui n’attendent qu’un faux pas pour venir se jeter sur le territoire de l’autre. Je le frôle, mes doigts effleurent son épaule et s’y posent. « - Avoue-le, tu serais déçu si je le faisais. » Je le lâche dans un murmure qui vient s’échouer contre son oreille. Glacial et chargé d’une menace faisant écho à la sienne. Mes phalanges le lâchent, s’éloignent et retombent contre mon flanc lorsque je recule d’un pas. Puis d’un second.

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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Ven 10 Oct - 19:23



Sitôt lâchée, sitôt oubliée, la proie de Maarten s’écroula au sol. Se désintéressant du jeune homme qui tentait de reprendre sa respiration le Néerlandais vit son attention attirée par celui qui l’avait interrompu. Qu’est ce qu’il venait faire là, cet ahuri ? Et surtout, de quoi se mêlait-il ? Réaction habituelle chez lui face à de telles surprises : il agressa verbalement l’importun, dans sa langue natale dans un premier temps, puis dans la langue de son pays d’adoption histoire d’être un peu mieux compris de son interlocuteur. C’était quoi son problème à ce petit crétin ? Il voulait perdre quelques dents sans avoir à payer la note du dentiste ? « - Un problème ? C’est toi qui semble les chercher d’après ce que je vois. » Même le calme du gamin attisait la colère du Néerlandais qui n’avait plus aucune frontière dans ses pensées entre la brutalité bestiale de l’animal et la colère infinie de l’homme. Retenue, moralité, remords et culpabilité, tout cela était enfermé dans un coin de son esprit et la clé était jetée dans le courant de sa folie croissante. Maarten et le Saarloos avaient tous les deux envie d’avoir une proie sur laquelle se défouler, une proie qui aurait une raison d’être, une proie qu’il aurait une bonne raison de réduire à néant, une proie qui fut trouvée en un éclair dans le cerveau malmené et hagard du métamorphe égaré dans une illusion mnémosique plus que profonde. Cet homme, là, devant lui, c’était celui qui lui avait pris Christyntje. Il la lui avait volée, il lui avait pris sa fiancée, c’était cet homme là qui était responsable de sa mort, qui était responsable de la disparition de Cate, aussi. Quitte à lui refiler un cadavre, autant lui en mettre plusieurs sur les bras, ce n’était que mieux pour la colère ressentie par le Néerlandais, simple reflet en réalité de la culpabilité qui le rongeait et le gangrénait depuis près de vingt ans. Et cette colère était à coup sûr aussi meurtrière et assassine que cette culpabilité, la violence en plus, la souffrance en moins. La souffrance pour lui, puisque ses yeux bruns ne promettaient aucune pitié à ce petit arrogant qui s’amusait à se moquer de lui. « - Tu poses une question et tu ne me laisses même pas le temps de répondre. Mais soit, je l’ai volée. »

Le poing de Maarten partit droit vers le visage du gamin. Comment osait-il se moquer et acquiescer avec autant de légèreté ? Ne se rendait-il pas compte qu’il n’avait pas simplement à faire à un homme bourré – d’ailleurs Maarten était exceptionnellement sobre – ni à un simple humain ? Ne voyait-il pas le chien-loup qui grognait, ce chien dont on avait voulu rendre la sauvagerie ancestrale, ce chien dont on avait voulu faire taire l’humanité et qui était à cet instant une réussite plus que totale ? Si Maarten n’en avait pas pris la forme, son attitude et le lourd grognement qui s’échappait de sa gorge sans interruption le rendait bien plus bestial que le premier caniche rencontré dans la rue. Et cet infime haussement d’épaule, ce n’était rien de moins qu’une énième provocation. En quelques pas, Maarten se retrouva à quelques centimètres du gamin. En quelques mots, il lui fit comprendre qu’il avait intérêt à prendre le rester au sérieux s’il voulait ressembler à quelques choses dans les heures à venir. Même si Maarten n’avait rien d’autre pour se battre que ses crocs et ses poings, il s’en fichait. Il n’avait même pas commencé à envisagé d’y réfléchir, à dire vrai. Seul son instinct acceptait de parler, seule son impulsivité parvenait à s’imposer dans cette brume de violence qui le recouvrer de la tête aux pattes. Et cette odeur de sang qui commençait à lui parvenait au museau – au nez plutôt – ne rendait pas les choses plus simples, loin de là. Le voilà qui croisa les bras, dans une énième provocation. Avant d’approcher. Un pas. Un deuxième. Maarten manqua de dévoiler des crocs inexistants, accentuant son grognement de mise en garde. « - Ce serait tellement moins amusant si je te donnais les réponses sur un plateau d’argent. » Le chien loup commença à douter. Il n’avait jamais brillé par son courage. La fuite, c’était toujours la meilleure solution selon lui, lorsqu’il était clair qu’il n’avait pas l’avantage. Mais Maarten refusait de considérer ce petit minable comme un danger potentiel. Il avait toujours détesté ce en quoi Cate l’avait transformé contre son gré, mais cette nuit, cette soirée plutôt, il l’acceptait. Il embrassait pleinement cette colère canine qui enflait s’en s’interrompre, qui s’excitait devant quelques molécules d’hémoglobine qu’il percevait comme omniprésente à présent, formant autour du gamin comme un halo de mise en garde. Les doigts de ce dernier effleurèrent l’épaule de Maarten, qui se crispa d’instincts, prêt à riposter au moindre signe d’agressivité. « - Avoue-le, tu serais déçu si je le faisais. » Un murmure, un cri aux sens exacerbés de l’animal. Un cri menaçant, un soufflet jeté au visage, une invitation. Maarten serra le poing, peinant à articuler lorsqu’un aboiement lui semblait bien plus accessible. « Dommage pour toi, je ne suis pas patient. Et crois moi, c’est plus ton silence qui me déçoit. Même si je t’avoue que je veux t’entendre couiner des excuses et des suppliques lorsque tu verras tes tripes entre mes mains. »

Maarten avait beau avoir grandi dans la violence de la rue et des petits trafics, il n’était pas du tout un expert dans tout ce qui requérait une violence hors norme. Bien plus doué pour disparaitre et se faire discret, tout ce qu’il connaissait des combats, c’étaient ceux du Saarloos, les crocs se plantant dans la chair, secouant pour déchirer les muscles, recrachant un peu du sang brûlant qui s’échappait des plaies. Et n’étant guère capable de se transformer à volonté, il n’avait actuellement pour lui que ses poings et ses pieds. Ce qui devait être amplement suffisant pour faire cracher au gamin devant lui des cris et des pleurs, ce qui le contenterait tout à fait pour le moment. A nouveau son poing partit vers la carotide du gamin face à lui, tandis que son genou filait vers l’entrejambe.


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Mar 14 Oct - 21:21


Ma première réponse le chiffonne. J’en souris légèrement, et tente une feinte lorsque le poing menace de venir se fracasser contre mon visage. Le coup frappe le néant, me frôle presque. La satisfaction me ronge, le plaisir malsain de triturer les nerfs d’un innocent aux prises avec ses propres délires alimente ma douce folie. Et je m’y perds sans réfléchir, goûtant à la saveur d’un laisser-aller des plus complets. Une liberté bien trop souvent réprimée et ignorée, laissant d’ordinaire un arrière-goût amer sur ma langue. Mes mots se perdent dans le silence, et son absence de réplique m’irrite. M’agace et tirent sur mes nerfs déjà à vif. Mon calme s’effrite, je le sens en train de se détruire à mesure que les secondes passent et que mon cœur se fracasse piteusement contre mes côtes. C’est lui qui mène la danse, et qui ordonne à l’ensemble de faire preuve de si peu de tolérance. Lui, qui distille dans mes veines rongées par la mort, un venin détruisant tout sur son passage. Il se crispe lorsque je le frôle, et le rictus qui s’est apposé sur mes lèvres ne fait que s’accentuer. A mi-chemin entre le sourire franchement ravi et celui, glacial, d’un meurtrier prêt à plonger sur sa proie. L’informaticien a été abandonné sur un coin de la route, il s’est noyé dans la mare de sang qui s’étend aux pieds de ma précédente victime. Des frissons me caressent l’échine, dérive le long de mes bras et m’incendient la peau d’un plaisir brûlant. J’ai encore la texture de son sang contre mes doigts, le murmure de ses soupirs dans mes oreilles. La symphonie est fascinante, le fantôme qui me hante, tout bonnement jouissif. Sa douleur, je la ressens encore. Et maintenant que mes prunelles se reposent sur l’homme face à moi, le besoin se fait plus fort. Mes doigts se crispent contre le vide, avides de serrer à nouveau quelque chose. De détruire une existence comme celle de la misérable maîtresse de Kyran. Le sourire s’estompe un instant, remplacé par l’ombre de la jalousie. La colère grandissante s’efface presque aussitôt et cède à nouveau sa place à la froideur.

Enfin, il semble avoir retrouvé l’usage de sa langue. La menace glisse sur moi comme de l’eau. Elle me frôle et tombe au sol comme de la poussière. Mon pauvre ami. J’ai été la victime de pire que toi. Réduit à l’état de moins que rien par la violence, j’aurais au moins appris à me taire et à garder jalousement mes larmes pour moi. Egoïste que je suis, refusant d’offrir ce plaisir à mes bourreaux. « - Tu vas devoir apprendre à apprécier mon silence, l’ami. » Il ne me laisse pas le temps d’en rajouter, la douleur me déchire le corps. Celle qui me vrille le crâne s’estompe, disparaît, face à la violente secousse qui me transperce le ventre. Mes jambes flanchent, et mes genoux sont contraints de venir mourir contre le sol miteux. Le souffle court, le  corps soumis à la volonté d’une douleur qui m’empêche de réfléchir correctement, je courbe l’échine face à mon ennemi. Le temps se suspend, m’écrase de tout son poids. Et le silence se fend. Ce ne fut qu’un infime ronronnement, en accord avec le grognement dont l’homme se pare depuis le début. Un murmure qui s’est mué en un éclat de rire sarcastique. Mes doigts se détachent de mon ventre, se reposent contre le sol pour me servir d’appui, et je me relève enfin. « - Il te faudra plus que la fourberie d’un coup pareil pour m’entendre supplier ou m’excuser. »

Au milieu du chaos qui règne dans les rues alentour, la silhouette se traîne misérablement sur le bitume, crachant ses poumons au passage dans un accès de toux qui aurait pu m’attendrir. Je n’en ressens qu’un profond dégoût et l’envie soudaine de lui arracher la langue et les poumons avec, afin de faire taire cette détestable cacophonie qui me vrille les tympans. Le flux d’énergie qui rugit dans mes veines pousse mes sens à se montrer encore plus accrus que d’ordinaire. Et ils m’obligent à ressentir mon environnement avec force. M’obligent à discerner chez cet homme tout ce qui est en train de le ronger. Sa colère et l’animal qui hurle sous sa peau. J’ignore ce qu’il est, ce fauve, la nature de son espèce, mais je m’en fiche. L’air ambiant me donne la sensation d’être un monstre depuis des années, de contrôler cet autre qui s’agite sous ma chair et dérange mes entrailles. Il murmure contre mon oreille, pousse contre mes os dans l’espoir de me faire bouger. S’agite à tel point que j’en ai le tournis. Ce n’est qu’un mirage, une illusion et pourtant. Au milieu du chaos, le contrôle s’effondre. Mon regard se pose lentement au sol, et s’agrippe à mon ombre. Elle s’extirpe de sous mes pieds, s’étire comme si elle venait de sortir d’un lourd sommeil et se dirige à pas feutrés vers le coin de la rue où vient de tourner la victime de mon compagnon d’infortune. Je ne la vois plus, mais je sens qu’elle se rapproche. En silence, la mécanique macabre de ma volonté lui ordonne d’accélérer l’allure. Le bras se tend, les doigts s’ouvrent puis se referment violemment sur le col du malheureux. Elle le tire en arrière, s’acharne à le ramener vers son point de départ. Lui résiste, encore. Hurle pour tenter de se défaire de cette emprise incongrue. Le cri qui vient de déchirer le silence, détourne l’attention de l’homme. Suffisamment pour que mes véritables phalanges s’agrippent à sa gorge et l’envoi s’abimer contre la devanture d’un bar fermé pour l’occasion. La vitre craque sous le choc et la lame ensanglantée vient frôler la peau fragile de sa gorge.

« - Tu veux vraiment savoir où elle est ? Allons, réfléchis un peu. D’où vient ce sang d’après toi ? » Le regard pétille de malice, effleure l'écarlate sur mes phalanges et se fait brûlant. Quand mes traits, eux, conserve toute la froideur d’un fjord en plein hiver. Je plonge un peu plus dans les abysses de la démence, poursuis le jeu ridicule qu’il a commencé comme un parfait gamin. Mes doigts glissent contre sa nuque, s’agrippe à la racine de ses cheveux, et je m’autorise à le détrousser de quelques miettes d’énergie. Juste pour apposer un visage sur ce nom que je suis supposée connaître. Au même instant, sur le mur d’en face, apparaît le pauvre homme, tremblant de frayeur, fermement maintenu par mon ombre, triomphante. « - Dis-moi, lui aussi est coupable d’un quelconque méfait ? Non, parce que, je m’en voudrais d’être le seul à obtenir toute ton attention. » Je le murmure contre son oreille, recule à peine, pour sonder ses prunelles. Et voir la lueur de l’énergie au beau fixe, s’amoindrir tandis que les images défilent contre mes propres rétines. Elle file, l’abandonne, et sans crier garde, je le lâche. Le laisse s’effondrer comme une vulgaire poupée sur le sol. Dans le capharnaüm de sa mémoire, j’ai enfin trouvé ce que je cherchais. Bonjour, charmante Christyntje …


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Sam 18 Oct - 14:24



A croire qu’il n’attendait que ça, au final. A croire que c’était ce qu’il cherchait depuis le début, depuis cet étrange flottement dans l’avenue pourtant fréquentée. A croire que se battre lui avait manqué, à croire que frapper quelqu’un qui ne lui avait rien demandé lui faisait plus de bien que jamais, à croire que finalement, il n’avait pas changé, ne changeait pas et ne risquait pas de changer dans les heures ou années à venir. Et c’était bien triste. Pour les autres, bien évidemment, parce qu’à cet instant précis Maarten était incapable de concevoir la moindre once de culpabilité et de remords, bien au contraire. Il jubilait. Le chien-loup, plus loup que chien, était excité par l’odeur du sang ; l’homme, par la puissance qui venait de s’écouler dans ses veines comme en réponse aux coups portés sans aucune finesse, tout dans la brutalité. Ce qui lui convenait parfaitement. Autant Maarten était maniaque dans son travail, classant méticuleusement tous les échantillons, les rapports, les comptes rendus et même ses stylos par couleur et usure, autant lorsqu’il s’agissait de faire dans la dentelle dans ses colères, c’était son répondeur qui répondait dans un Allez vous faire f#utre cordial et à la pointe de la politesse. Et actuellement, son répondeur avait pris le pas sur sa raison, sa colère s’incarnant dans ce sourire qui tenta de trouver sa place sur les lèvres du Néerlandais. « - Tu vas devoir apprendre à apprécier mon silence, l’ami. » se permit de dire le gamin, dans une morgue inconsciente puante d’arrogance. Et bien de silence, le Saarloos n’en voulait point. Il n’était pas question que le gosse reste muet, et s’il devait jouer à la carpe, Maarten tenait à ce qu’il en ait le QI d’ici quelques minutes, et puisqu’il se sentait d’humeur généreuse, il se proposait même de le laisser nager dans une mare de sang histoire qu’il ne s’asphyxie pas. Quel ange es-tu, Maarten. Un ange, vraiment, mais un ange déchu. Noirci par des ténèbres dont il n’avait actuellement pas conscience, son esprit malléable étant à la portée de tout sorcier suffisamment malin, suffisamment puissant, son esprit préparé à subir toute sorte de manipulation par des années de cohabitation avec Cate.

Laissant le Saarloos agir, de toute manière c’était lui qui s’exprimait le mieux lorsqu’il s’agissait d’imposer son autorité et de protéger son territoire, Maarten frappa successivement deux des points faibles des êtres humains. Carotide, entrejambe, des coups à ces deux endroits mettaient hors d’état de nuire tout humain qui se respectait en tant que tel, tout humain comme lui ne l’était plus depuis un certain temps déjà. Et d’expérience – une expérience malencontreuse pour tout dire – Maarten savait que même un métamorphe avait mal dans de pareilles circonstances. Avec un sentiment de satisfaction qui l’écœura aussitôt, il considéra son adversaire – pouvait on réellement parler d’adversaire ? c’était davantage un hors d’œuvre qu’un plat réellement consistant – qui se pliait en deux, finissait à genoux, respiration coupée et douleur se diffusant dans tout son corps. Et le Néerlandais devait s’avouer qu’il aimait ça. Ce sentiment de puissance qui gonflait ses muscles, ce déferlante d’adrénaline, ce grognement sourd qui s’échappait de sa gorge et qui enflait à rythme régulier, comme s’il n’était plus qu’un chien dans un corps d’homme. Il voulut d’ailleurs porter un nouveau coup, achevé ce qui était commencé, entendre un peu plus de cette douleur commise, mais déjà l’inconnu se relevait dans un murmure mué en rire. Rire qui perturba autant l’homme que le chien. Ce n’était pas un couinement, ce n’était pas un gémissement, ce n’était même pas de la colère, c’était… « - Il te faudra plus que la fourberie d’un coup pareil pour m’entendre supplier ou m’excuser. » Fourberie ? Un chien était il capable de fourberie, de ruse et autres attaques ainsi décrites ? Non, vraiment, non. Ce n’était qu’une attaque brutale, une attaque stratégique, une attaque qui était supposée éliminée toute menace extérieure. Et quand bien même tout son instinct lui criait de profiter de cet instant de faiblesse pour frapper à nouveau, encore et encore, sur ces défenses détruites, Maarten était trop occupé à faire la distinction entre les pensées de l’animal et celles de l’humain pour ne pas être tétanisé. Et le spectacle auquel il assista une fraction de seconde plus tard annihila chez lui tout ce qui aurait pu le pousser à en finir et à se carapater queue entre les jambes en sécurité et loin de toute cette agitation. Mélange instable entre la peur et la colère, mélange hétérogène entre l’homme et l’animal, combat inconscient et déséquilibré entre sa volonté et l’illusion qui lui était imposé, le corps et l’esprit de Maarten étaient suffisamment occupés et perturbés pour ne pouvoir que balancer entre des convictions profondes, un instinct sans demi-mesure et une errance forcée dans des souvenirs qu’il aurait préféré garder dans un recoin oublié de sa mémoire. Ses yeux brun balbutièrent entre sa précédente victime traînée par un bras de brume et le gamin malingre qui devait cacher un secret encore plus sombre que le sien. Parfait. Le sorcier qui avait lâché l’illusion s’empara de cette pensée pour chuchoter à l’oreille du Saarloos que c’était une raison de plus pour se défouler sur l’intrus sans ressentir pour autant une once supplémentaire de culpabilité, murmure que s’accapara le Saarloos sans demander son reste.

Ce furent les cris du malheureux qui tranchèrent et détournèrent une fraction de seconde l’attention de Maarten, et ce fut par ces cris qu’il se retrouva agrippé, étouffé, projeté violemment contre une devanture qui se brisa dans son dos et constella le tissu de ses habits d’étoiles carmin. Immobile, le Néerlandais sentit courir sur sa gorge une lame donc il n’avait guère envie de connaître les conséquences sur sa vie. Il se savait capable de guérir, il se savait capable de se soigner, il se savait capable de résister mieux que quiconque aux maladies, virus et fractures, mais il ignorait encore les limites de sa nature. Et étrangement, Maarten se doutait bien qu’une hémorragie un peu trop imposante au niveau d’une artère comme celle qui battait à tout rompre dans sa gorge ne pouvait que lui coûtait une vie qu’il chérissait plus que tout malgré l’absence de tout repère. Survivant, combattant, Maarten était certes lâche, il ne comptait pas mourir pour autant. Et ce fut ce qui le poussa à rester immobile en comptant les secondes, forcé d’écouter les murmures de celui qu’il n’allait plus sous-estimer de sitôt. « - Tu veux vraiment savoir où elle est ? Allons, réfléchis un peu. D’où vient ce sang d’après toi ? » Ce sang ? Quel sang ? Où elle est ? Mais de qui parlait-il ? Sur la faille entre la réalité, la lucidité, le mensonge et l’illusion, Maarten ne savait plus comment garder l’équilibre ni de quel côté se pencher pour mieux dégringoler et se perdre. « Que… quoi… » Ces doigts étrangers courraient sur la nuque du Saarloos qui se crispait chaque seconde un peu plus, comme pour lui voler sa vie avec méticulosité. Les yeux brun du Néerlandais glissèrent quant à eux sur le mur d’en face où une ombre maintenait le premier à avoir subi sa colère et sa paranoïa. Et le chien gémit de se savoir à la merci d’un gamin, d’un chiot tout juste sevré, d’un bâtard, d’un cabot qui aurait mieux fait d’être noyé à la naissance. « - Dis-moi, lui aussi est coupable d’un quelconque méfait ? Non, parce que, je m’en voudrais d’être le seul à obtenir toute ton attention. » Son murmure glaça le sang du biologiste, qui cherchait activement un moyen de s’échapper, de le réduire à l’état de chair sanguinolente pour en faire son repas et écarter à jamais de sa peau et de son esprit cette menace inconnue à l’allure humaine, ce monstre d’abomination qui reléguait les métamorphes à l’état de simple erreur de la nature. Et ne parvenant pas à trouver une solution, le chien décida que l’homme était trop concentré à réfléchir pour agir efficacement. Et s’empara des bras de Maarten pour viser les yeux de son adversaire, ignorant la lame qui pouvait trancher, couper, le blessant autant qu’il le voulait sans que le chien ne s’en inquiète. Dégagé de l’emprise, reculant dans la devanture brisée, secouant les épaules pour faire chuter les éclats de verre qui n’étaient pas pris dans sa chair réparée – Maarten songea un instant qu’il allait douiller à vouloir les ôter – il fixa, respiration rapide et nerfs tendus, les yeux de l’autre. « Rien à foutre de ce c#nnard, b#tard. » Les insultes, il les utilisait avec cet accent néerlandais, comme des ponctuations pour aérer ses propos. « Il est coupable d’avoir respiré, de m’avoir regardé, d’avoir été là. Toi en revanche, toi… » Un doigt accusateur joua un instant le rôle des insultes. « Si tu as touché Cate,… » Cate ? Mais c’était Christyntje, pas Cate. Qui était donc Cate ? Maarten s’égara, se reprit. « Christyntje, je te jure que je vais te faire avaler tes tripes en hors d’œuvre, assaisonnées de tes larmes. » Il se répétait. Il se répandait en menaces, il se contentait d’hérisser son poil et de montrer les crocs, sans être capable de plus, sans être capable de moins, aussi. Il lui fallait une arme, il lui fallait une lame, et sans tenir compte de la douleur qui lui déchira la paume, il récupéra sur le vestige de la devanture un éclat de verre d’une vingtaine de centimètres, abaissant sa garde comme il avait pu l’apprendre à ses dépends à Amsterdam, prêt à riposter à la moindre menace supplémentaire. « Et qu’est ce que tu es, d’abord ? »


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Mar 21 Oct - 21:22


La proximité me grise, attise mes sens, débride mes envies assassines. Mes doigts se coulent contre la nuque de ma proie, froissent les cheveux, griffent la chair. Je sens pulser la vie sous mes doigts. Et ces veines qui se tendent sous mon contact m’électrisent presque autant que les battements frénétiques de son cœur, ou sa respiration erratique. Je n’adresse qu’un infime regard en direction du mouvement dans mon dos. Inutile de me perdre dans un examen plus complexe, je sais ce qu’il se passe. De qui il s’agit. Et j’en esquisse un infime sourire. C’est étrange de voir à quel point mes pulsions les plus infâmes me permettent de contrôler ces dons qui me révulsent. Jamais auparavant mon ombre ne se sera pliée aussi aisément à ma volonté. Elle aurait fait mine de suivre le misérable, l’aurait certainement tué sans ménagement au coin de la rue pour revenir se glisser sous mes pieds comme si rien ne s’était passé. Dans le pire des cas, elle n’aurait même pas daigné bouger. Une vague de satisfaction se glisse dans mes veines, et se fracasse contre mon cœur. En liesse lui aussi, il se met à frapper plus fortement contre mes côtes. Le rythme reste le même, ce n’est que la force des battements qui change. La puissance de chaque coup résonne contre mon crâne, se mêle au martèlement singulier de l’homme qui contemple le spectacle au-dessus de mon épaule sans réellement comprendre. Mes paroles ne l’atteignent pas. Ou ne font que le frôler. Son balbutiement fige un peu plus le rictus faussement amusé posé sur mes lèvres. La mécanique figée se remet en route et m’oblige à me reculer avec vivacité pour éviter les doigts qui tentent de me saisir. Je le lâche, et esquisse quelques pas en arrière. Le larcin est trop faible pour qu’il s’en rende réellement compte, mais son énergie se mêle à celle qui grondait déjà sous ma peau. Et dans ma mémoire, ses souvenirs me grisent. Ce n’est qu’un mince aperçu de l’existence d’un homme, j’en ai conscience. Mais cet échantillon est suffisant pour éclaircir la situation et apposer un visage sur les protagonistes de cette ridicule tragédie. Je me retrouve à jouer un rôle dans un film de série B, dont le série me dépasse et a été écrit en lettres de sang.

L’odeur du sang revient me titiller, agite ce qui sommeille en mon sein jusqu’à me retourner les entrailles. L’assemblage de chair que je peux être devient douloureux, je me sens à l’étroit dans mon propre cœur. Tiraillé par tout un assemblage d’envies en parfaites contradictions les unes des autres. Je faiblis, mon besoin irrépressible de faire souffrir s’amoindrir, perd de sa clarté. Mon ombre le ressent. Elle reprend le contrôle de sa volonté et agite, du bout de ses fantomatiques, la silhouette tremblante du pauvre homme. Un vulgaire morceau de chiffon suspendu au bout d’un bâton aurait bougé de la manière. Le grotesque de la vision m’attriste et me serre la gorge. Je me noie dans un profond malaise et recule encore d’un pas. Mes doigts autour de la lame se desserrent, tremblent, et l’hésitation me glace. Mon regard trébuche contre le sol, puis revient se glisser dans l’ébène des prunelles de mon compagnon d’infortune. L’accent revient frôler mes oreilles, la grossièreté de ses propos me fait froncer les sourcils et plisser le nez. Le cœur trébuche, et la raison le suit dans sa chute. Je secoue lentement la tête, de droite à gauche, mécontent. Insatisfait. Sa réponse me laisse un arrière-goût d’inachevé sur la langue. Brute, et mal élevé en plus de cela. Un soupir de désolation frôle mes lèvres alors que je ferme les paupières. « - Cela fait beaucoup de crimes pour une seule et même personne… » Moi ? Ma tête se relève, je repose les yeux sur lui et hausse un sourcil. Attendant la suite des hostilités comme un gamin attendrait la venue du père Noël, pieds nus dans la neige et le blizzard. Un nouveau prénom, un nouveau personnage entre en scène. Et accentue mon haussement de sourcil. La menace me frôle, tente de s’agripper à mes épaules et s’écroule lamentablement au sol dans un bruit sourd.  

« - Cate… Christyntje, décide-toi l’ami. Tu ne peux pas m’accuser pour tous tes malheurs. » Je lève les mains, et tel des plateaux de balance, les penchent d’un côté l’autre pour appuyer mes propos. La moquerie est évidente, et la malice qui pétille dans mon regard n’est là que pour la soutenir et la renforcer. Ma langue claque et je hausse légèrement les épaules. « - Tu perds ton temps avec tes menaces. Les chiens qui grognent ne m’impressionnent pas. » L’éclat de la lame dans sa paume, me fait malgré tout frissonner. L’angoisse me caresse l’échine, aguicheuse, elle crispe l’organe entre mes côtes et m’enserre la gorge. J’avale ma salive avec peine, des lames de rasoirs me déchirant la trachée au passage. Le trouble n’aura pas le temps de s’installer sur mes traits, de trahir l’orage qui menace d’éclater tout ma peau. La question suivante efface toute trace de crainte ou de malaise. Ce que je suis ? Le silence se fait entre mes oreilles. Et il se répercute dans la rue. De plomb, il vient écraser mes épaules. « - Un monstre, un peu comme toi... » Je le lance dans un soupir, tout en esquissant l’amorce d’une révérence ridicule. Sur ses gardes, le bonhomme me scrute comme si j’étais une bête de foire. « - Ce que je suis importe peu, le résultat sera le même. » Il finira comme le cadavre dans la rue voisine, à se vider de son sang contre un mur humide à en pleurer. Les doigts fantomatiques se resserrent et le type suffoque. Il se met à supplier, entre deux hoquets de douleurs, il tente d’éviter l’inévitable. Ce genre de comportement m’agace, j’en hausse un sourcil et jette un franc regard en direction de l’improbable duo. L’ombre hoche de la tête, se redresse pour mieux dominer la scène. L’instant flotte, le temps se suspends. Puis reprend son court lorsque les vertèbres craquent. Le geste fut leste, sûr. Un regard sur le côté un peu trop violent et la nuque se brise. Les craquements résonnent dans l’air, imprègnent mes sens et remettent en route la sombre mécanique. Mon ombre se détache du mur, se coule lentement sur le sol pour revenir se glisser sous mes pieds. A sa place.

« - Tu as un bien drôle d’accent, d’où vient-il ? » Une question si anodine dans une situation pareille me semble bien déplacée. Malgré tout, l’origine de ce petit changement singulier dans sa façon de s’exprimer m’intrigue. Mes doigts renforcent à nouveau leur prise contre la lame, attendant patiemment une réponse pour mieux agir ensuite. Le désordre régnant dans les rues alentour semble se rapprocher. Le calme n’était que temporaire, j’aurais dû m’en douter.


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Jeu 30 Oct - 18:16



Maarten perdait le contrôle. Totalement. A croire que jusque là, tous ses gestes et paroles étaient maîtrisés en comparaison. L’odeur du sang émoustillait le Saarloos, excitait ses sens, affutait son odeur, sa colère et sa folie. Et si preuve il fallait de cette perte de contrôle, le simple fait qu’il reste immobile devait suffire. Vraiment. Maarten, donc, laissait à chaque seconde l’animal prendre le dessus, tant dans ses pensées que dans ses réactions. Accusateur, le chien cracha son désintérêt total pour l’humain pris au piège de l’autre côté par une main fantomatique semblable à s’y méprendre à une ombre intangible. C#nnard, b#tard, peu importait au final le vocabulaire fleuri qu’il utilisait, l’important était le message, le reste n’était que superflu. Et si ce reste pouvait aider à faire comprendre à quel point la colère du chien-loup était grandissant, c’était toujours ça de gagné. L’homme avait peut être fait l’erreur de sous estimer le gamin, ça n’allait pas être le cas du chien, malgré les provocations qui tombaient sans discontinuer, comme pour lui faire totalement lâcher prise. « - Cela fait beaucoup de crimes pour une seule et même personne… » Ce n’était que du bruit, ce n’était que des parasites, l’important c’était ce que le Saarloos comptait faire au gamine. Cate, Christyntje les deux noms se mélangèrent pour ne former au final qu’une seule et même femelle que le chien voulait protéger plus que tout. Et si ce cabot avait osé y toucher, s’il avait osé en faire couler le moindre sang carmin… Je vais te faire avaler tes tripes en guide de hors d’œuvre, assaisonnées de tes larmes. Une bien grande phrase pour une seule idée. Maarten se répétait, attendait le bon moment pour frapper, arrachant à la devanture brisée un éclat de verre qui lui écorcha la main, comme pour s’échauffer en prévision de la chair qu’il n’allait pas tarder à écorcher davantage. « - Cate… Christyntje, décide-toi l’ami. Tu ne peux pas m’accuser pour tous tes malheurs. » Les mains levées de l’avorton ne sonnaient pas comme de la soumission, la moquerie étant bien trop présente tant dans ses gestes que dans sa voix, la morgue suintant de ses propos comme la colère suait de Maarten. Ce haussement d’épaule, ce claquement de langue, le Néerlandais fronça les sourcils, dévoila des crocs absents. Pour le moment. Il ne pouvait pas se permettre de se transformer, pas maintenant, pas devant cette foule, mais il ne pouvait qu’admettre que ça le démangeait de plus en plus. « - Tu perds ton temps avec tes menaces. Les chiens qui grognent ne m’impressionnent pas. » Chien. La poigne de Maarten se raffermit sur sa lame improvisée, ses muscles crispés par la colère et l’anticipation. Laissant le Saarloos écarter cette nouvelle provocation, l’homme abaissa son centre de gravité, et fixa d’un œil noir le gamin, pour lui asséner une question sans savoir exactement pourquoi. Gagner du temps ? Chercher un point faible ? Chercher le bon moment, tout simplement, peut être. Sûrement. Le silence s’abattit sur la rue, comme s’ils n’étaient plus qu’eux deux sur Bourbon Street. Ce qui sembla d’ailleurs être le cas aux yeux floués du Néerlandais qui s’interrogea une fraction de secondes sur cette incongruité. « - Un monstre, un peu comme toi... » comme toi. Un regard plein de mépris, un grondement plus soutenu. Maarten ne quitta pas un instant du regard les mains et la lame du monstre, donc, puisqu’il se présentait ainsi, lorsqu’il exécuta une esquisse de révérence. Ridicule. Provocant. « - Ce que je suis importe peu, le résultat sera le même. » Le Néerlandais arqua un sourcil. « Nous sommes bien d’accord… » laissa-t-il siffler entre ses lèvres, conscient que l’autre n’avait pas forcément la même idée que lui du comment terminera leur altercation. La respiration erratique de l’autre personne, si vite écartée de l’équation, si vite oubliée par le Saarloos, attira leur attention à tous les deux pendant un bref instant. Le gamin semblait agacé par l’agonie, le chien-loup essayait quant à lui d’analyser la situation, retenu par l’homme, bien trop intrigué par cette ombre animée d’une volonté propre pour songer à en profiter pour attaquer, égorger, se défaire de cette menace. Lorsque le craquement des vertèbres mit fin au supplice du gamin, et que le temps sembla reprendre son cours, il laissa de côté un Maarten trop choqué pour qu’il ne songe un seul instant à se précipiter à la suite de ces secondes qui s’égrenèrent et filèrent bientôt hors de sa portée. Il aurait pu rester longtemps dans cet immobilisme si un « - Tu as un bien drôle d’accent, d’où vient-il ? » n’avait pas fait office d’ancrage, Maarten reporta aussitôt toute son attention sur l’avorton.

« Mais ta g#eule. » Une réponse simple, fine, délicate et distinguée à l’image de Joen dans ses plus mauvais jours. Il n’eut même pas besoin de réfléchir pour la formuler, tant elle fut instinctive. « En quoi ça te regarde ? » Le ton et son agressivité montèrent d’un cran. D’un pas, le Saarloos brisa la distance sécuritaire établie entre eux deux lorsqu’il s’était libéré une première fois de son emprise. Quelque chose lui murmurait que ce gamin avait manipulé son ombre, tout comme Cate était capable de faire des illusions, et qu’il était donc en toute logique un sorcier lui aussi. Un danger. Une personne à ne surtout pas provoquer, approcher, à ne … « Qu’est ce que t’as fait de Christyntje, hein ? » Les yeux bruns de Maarten s’obscurcirent lorsqu’il poursuivit, ignorant tout compte fait l’instinct du chien, la raison de l’homme, mettant de côté les doutes et les réserves qu’il aurait eu en temps normal pour tempérer l’animal. « Et pourquoi tu me cherches, d’abord ? Tu t’ennuies trop, t’as envie de perdre un œil ou un bras ? » Plus vif que ce que qu’il espérait – enfin une bonne surprise – Maarten saisit l’avorton par le col pour l’envoyer voltiger contre le mur, le plaquant contre le crépis, l’éclat de verre se plantant dans son foie. « Tu te crois malin ? Plus que moi ? » Et il l’est sûrement, stupide roquet Peut être, mais Maarten avait avec lui la force physique du Saarloos et une rage totalement désinhibée. « Qu’est ce que tu viens de faire, là, au gosse qu’est derrière ? T’es un monstre ou un sorcier ? Faut choisir. » Pour ce que son choix changera…


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MessageSujet: Re: Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}   Dim 9 Nov - 20:34


La stupeur et l’horreur se lisent dans les yeux de mon spectateur improvisé. Je le remercie d’avoir mis ce pauvre pantin sur ma route, de m’avoir donné une occasion supplémentaire de faire couler ce sang qui me fascine tant. Mon ventre se tord, mes entrailles se vident et s’effritent à chaque battement de cœur. Le manque se déplie dans ma carcasse, l’envahit comme un brouillard des plus épais. J’en jette un infime regard en direction du sol. Mon ombre ne bouge pas, mime à la perfection mes faits et gestes. Dépourvue de cette volonté propre qui fut sienne quelques instants plus tôt. J’en suis déçu. Peiné de voir que ce contrôle n’aura été que de courte durée. Le retour à la réalité me blesse. Pendant quelques minutes, j’ai eu l’impression de contrôler le monstre qui sommeille sous ma peau, de plus être à la merci de mes propres pouvoirs. La réalité est toute autre et elle me blesse. Mes traits se figent et mes muscles se crispent, la rage animale revient hurler sous ma peau diaphane. A la manière de vagues se heurtant contre les récifs, mes envies assassines vont et reviennent à un rythme lancinant. J’ai à nouveau besoin de me nourrir de la douleur d’une misérable victime. Lui peut être ? Je le scrute, levant légèrement un sourcil, tout en laissant mes doigts tapoter contre mon flanc. Sa grossièreté m’agace, me déchire les tympans. Ce que je peux trouver plaisant chez Kyran, m’indispose chez les autres. Et j’avoue avoir bien envie de lui arracher la langue pour la lui nettoyer à grand renfort de savon et de javel, pour que tout ce langage de chartrier disparaisse enfin.

Encore une fois, ce prénom revient sur le tapis. Si au début, prétendre avoir fait du tort à la demoiselle était plaisant, je m’en suis lassé. Cette entrevue m’aura ravi pendant un temps, mais maintenant, elle ne me distrait plus. Tiraillé entre le besoin irrépressible de lui faire du mal et de celui de quitter ce lieu, j’hésite à bouger. Je m’ennuie, effectivement c’est une des raisons. Ma vie est d’un ennui mortel depuis que je me suis retrouvé seul. La même chanson, jour après jour, dénué de la moindre saveur. Cette sombre journée et le désordre qui l’accompagne, pimentent le tout. Me redonne l’impression de vivre et de ressentir mon cœur se heurter contre mes côtes avec frénésie. Alors oui, c’est bien de l’ennui qui me pousse à jouer à ce jeu ridicule. J’en hoche la tête, acquiesçant à sa question. « - L’ennui… C’est une bonne raison oui. Je dois avouer, tu fais un excellent divertissement. » Je le lâche avec un sourire amusé, et une étincelle dans les yeux. Tirant sur les pauvres nerfs de mon adversaire jusqu’au bout. « - Je n’aurais pas cette prétention. Mais tu te laisses trop facilement dominer par tes pulsions, c’est dommage. » Malin ? J’ai cessé de l’être le jour où je me suis fait prendre par les forces de l’ordre. Quand cet imbécile de journaliste m’a percé à jour. Je n’ai rien d’un être futé, je laisse des tonnes de pierres blanches derrière moi dans l’espoir de me faire retrouver. C’est affligeant. J’en soupir, accablé par le poids de ma propre stupidité.

« - Un sorcier ? Certainement pas, un monstre est amplement suffisant. » Je secoue la main dans sa direction, effaçant du geste l’autre nature dont il m’a affublé. Une seule tare à la fois, la liste de celles me composant est déjà suffisamment longue sans en rajouter une dose de magie supplémentaire. Sorcier, comme si je ressemblais à ce pauvre épouvantail balafré à lunettes… Non vraiment, c’est blessant comme comparaison. « - Je ne connais pas de Christyntje, navré l’ami. » Le glace revient se glisser dans ma voix, lui confère à nouveau les notes de mon accent du nord, disparu depuis longtemps. Il ne m’aura pas dit d’où lui vient le sien, tant pis, ce n’était qu’une question en l’air pour tenter de faire avancer la conversation. Je recule d’un pas, détaille une fois de plus sa silhouette et tous les fourmillements qui le traversent. Et je décide enfin qu’il est temps de tirer ma révérence avant que la situation ne dégénère vraiment. Suicidaire certes, mais tout de même.  

« - Je te remercie pour le divertissement, ce fut un plaisir. » Le sarcasme s’accompagne d’un faux sourire amical, à peine esquisser sur mes lèvres qu’il en disparaît déjà. Les pas se succèdent et je m’éloigne de l’homme, passe devant le cadavre de notre jouet commun puis disparait à l’angle de la rue pour me mêler à la foule de déments. Je m’y fonds, nage dans le sens du courant pour ne pas attirer l’attention. Les sens aux aguets, mon regard frôle ma moindre silhouette qui me heurte. Celui qui passe à côté de moi sans même me voir, cet autre qui hurle sa panique ou sa douleur, peu importe. Celle-là, qui pleure à en faire couleur son mascara. Toute cette souffrance me crève le cœur, fait saigner l’organe indigne jusqu’à me donner la nausée. Toute cette peine me retourne l’estomac et renforce mes envies de meurtres. Elle m’indispose parce qu’elle me rappelle ma propre peine et ma douleur. Celles que je tente de cacher sous des tonnes de mauvaises intentions et de viles pensées. Je serre les dents et le poing, tentant vainement de chasser la vague de faiblesse qui menace de se briser contre ma gorge. Elle se serre, se noue et me gêne. Le temps d’une inspiration et le malaise cesse, mes prunelles se sont posées sur une silhouette, quelques pas en avant. Le monstre hurle, me susurre des infamies aux oreilles et j’en souris, charmé par toutes les promesses qu’il laisse miroiter devant mes yeux. Ma future victime s’engage dans une rue abjecte, je quitte le courant tourmenté et la suis dans ces eaux calmes et désertiques, prêt à agir. Mon bras se tend, et mes doigts se posent sur l’épaule avec un semblant de douceur. Le contact vient d’être fait. Une nouvelle partie de jeu sanglant vient d’être lancé.

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Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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Chaos Lives in Everything {Maarten/Aleksi}

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