AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Masculin
↳ Nombre de messages : 616
↳ Points : 97
↳ Date d'inscription : 27/08/2012
↳ Age : 25
↳ Avatar : Nobody
↳ Age du Personnage : 1 jour, 1 siècle, quelle importance ?
↳ Métier : Commère
↳ Opinion Politique : Partisan
↳ Playlist : Imagine Dragons - Radioactive
↳ Citation : - In this life now you kill or die, or you die and kill. -
↳ Multicomptes : Danny Clocker



Feuille de perso
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Sam 20 Sep - 21:44







Welcome to the tombs



M. Ruby Moriarty & Jonas Marcus Crane









La violence et la débauche dominent la ville. L’anarchie n’a jamais été aussi présente dans les rues de la Capitale qu’en cet instant. Depuis combien de temps êtes-vous le spectateur de cette décadence ? Quelques minutes, quelques heures, le compte a été perdu depuis bien longtemps. Tous vos espoirs reposaient sur ceux qui d’ordinaire maintiennent l’ordre. Ils ne viendront pas, maintenant vous en êtes sûrs. Et l'effroi qui s’infiltre dans vos veines est peu à peu en train de céder sa place à de drôles de sensations. Vous aussi, vous venez peut être d’être touché par cette illusion assassine.

Prêt à entrer dans l’arène et à montrer au reste du monde ce que vous êtes capable de faire ? Au milieu du chaos grandissant, choisissez bien le rôle que vous souhaitez jouer. Une victime apeurée ? Un impitoyable criminel ? Ou encore un vil opportuniste ? Ne vous souciez pas des représailles, elles arriveront bien assez tôt. Pour une fois, profitez de l’instant, savourez cette sanglante liberté qui s’offre à vous.

{ Jonas Marcus Crane: Ensorcelé & l'un des Nightkeepers créateurs des illusions assassines
M. Ruby Moriarty : Ensorcelée  }



Ordre de Passage:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t1-contexte

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Dim 21 Sep - 15:11

Une expression populaire disait qu'après l'effort venait le réconfort, mais il arrivait toutefois que dans certaines circonstances, le réconfort avant l'effort augmentait l'efficacité de ce dernier. Réflexion totalement idiote pour Jonas, car les efforts, il n'y avait aucune raison particulière d'en faire, le terme même pour lui évoquait une corvée, et pour le scandinave, cela ne serait qu'un jeu.

La nuit était fort belle, le ciel ne portait pas le moindre nuage et la lune était annoncée comme pleine, offrant alors une visibilité à toute épreuve. Jonas avait pris place sur un petit banc public et observait les passants qui allaient et venaient tout autour de lui. Son environnement était essentiellement composé de tours de béton, de verre et d'acier, de formes et de tailles diverses, reflétant les moindres lueurs de la rue et des cieux. C'était un panorama féérique qui s'étalait tout autour de la petite place, un univers qui deviendrait bientôt la reproduction parfaite d'un des mythiques cercles des Enfers. Et Jonas attendait ce rendez-vous, c'était sa mission, un ordre venu de ceux qui avaient choisi de s'offrir ses services. Ce qu'il en pensait, pour l'heure, cela ne représentait rien. Il se contenterait de faire ce qu'il avait à faire, sans se poser de question.
En voyant ces gens qui satellisaient autour de son banc sans même se soucier de sa présence et des raisons de celles-ci, ignorant même pour la plupart ce qui pouvait leur arriver, Jonas préparait sa stratégie, choisissait comment il comptait procéder une fois que le signal aurait retentit, ce qui, d'après l'horloge qui se trouvait non loin de lui, viendrait très rapidement désormais.
"Notre système est gangréné, il est rongé par un parasite efficace, bien trop efficace pour que nous puissions l'éradiquer par des méthodes conventionnelles. Cette cité est sous la coupe d'un cancer ayant différentes formes, ils sont criminels, solitaires ou agissant en gang, ils sont émeutiers, révolutionnaires, rebelles. Ils ont en commun leur haine contre le système, ils veulent notre mort et pour se faire, ils s'attaquent aux citoyens. Nos forces sont devenus inefficaces dans l'ensemble, il est devenu temps de s'en prendre au mal à sa source directement. Mais pour que cela marche, pour que cette éradication porte ses fruits, nous ne pouvons, nous régents du système, agir délibérément et en notre nom.
C'est là que vous intervenez Monsieur Crane. Lorsque la Purge interviendra, il est nécessaire que ce soit les citoyens qui la porte dans la rue, qui en exécute les desseins. Pour cela, il faut que leur tâche leur soit facilitée, il faut lui donner l'envie, la motivation pour le faire par lui-même, et c'est pour cette raison que nous faisons appel à vos capacités et à celle de vos semblables. Vous aurez carte blanche, aucune poursuite, aucune sanction d'aucune sorte, libres de vos choix et de vos méthodes. Nous n'exigerons de vous que des résultats
"

Une sirène retentit soudainement dans la cité, puissante et portant de chaque côté de la grande ville, un signal qui ne manqua pas d'alerter tous ceux qui purent l'entendre, à commencer par tous ces gens qui se trouvaient près du sorcier. "Le signal...l'heure est venue" se dit Jonas en saisissant le pommeau de sa canne. Il se leva de son assise, imaginant à cet instant qu'un peu partout en ville, dans des coins bien spécifiques, des congénères en faisaient autant que lui, se préparant à libérer les enfers sur Terre l'espace de quelques temps. Les badauds se mirent à parler entre eux, la plupart se demandant pour quelles raisons l'alerte avait été émise, se regardant les uns les autres. Il se trouvait là au milieu d'eux, tel un intrus, se préparant encore. Il scrutait chaque regard, chaque gestuelle, le moindre signe suspect qui aurait pu lui désigner une victime idéale pour relâcher le chaos, mais face à lui, il ne voyait que de la surprise, de l'inquiétude, rien qui puisse désigner un quelconque individu à la moralité douteuse. Se pouvaient-ils être des innocents? Peu importe, il était temps de frapper et laisser les choses aller comme elles le devaient. Alors il ferma les yeux et se concentra afin de mieux mettre en place son stratagème.

[Illusion]Des cibles, il n'en manque pas, il n'a que l'embarras du choix. Sans perdre de temps, il frappe. Il faut agir vite, plus les victimes sont nombreuses, moins efficace est le sortilège. La peur est l'arme la plus puissante et la plus radicale, infliger la peur amène les gens à des extrêmes qu'ils n'atteignent pas dans les conditions normales.
Les tympans vrillent, alors que la source de ce bruit apocalyptique approche d'eux. Il est tel un cri inhumain, un vacarme entrecoupé par le grondement glauque d'un félin à l'affût et le craquement du tonnerre les figent sur place, comme des statues foudroyées. Les premiers cris de terreur se font entendre parmi les badauds. Ceux qui ne sont pas impactés par le sort ne comprennent rien, ils observent ce groupe avec des yeux ahuris. Il doit les atteindre eux aussi, il n'a qu'une seule méthode pour cela. Il doit agir, car lorsqu'il s'éloignera, les victimes de l'illusion se ressaisiront.
[/Illusion]

Tant pis pour elle, cela n'a rien de personnel, mais il le fera tout de même. Le crissement métallique de l'éjection de la lame de son fourreau n'alerta pas sa proie, encore subermgée par la terreur de la chose qui venait vers elle, cette chose qu'elle ne pouvait voir mais entendait distinctement. La pointe siffla et disparut dans les chairs à hauteur de l'abdomen, juste sous la cage thoracique, frôlant la colonne vertébrale. La personne poussa un cri atroce qui s'éleva haut dans l'air, plus puissant que ceux poussés par les ensorcelés. Elle s'effondra sur le sol alors que son bourreau l'enjambait, dégageant sa lame ensanglantée au passage sans la moindre considération pour qu'il puisse s'écarter de ce groupe possédé qu'il avait engendré. Rapidement, il replia son poignet pour que le métal rougi disparaisse derrière son bras et apparut devant le reste de la foule, s'appuyant sur le fourreau et libéra une seconde fois la même illusion sur un autre groupe de passants. A peine avait-il atteint de nouvelles oreilles que les précédents sentirent l'outrage se dissiper. Ils reprenaient leur esprit, se demandant se qui se passait, persuadé que l'espace d'un instant, la ville avait été prise d'assaut par quelque chose de terrible. Puis les premiers d'entre eux virent le corps beuglant encore sous l'impulsion de la douleur qui lui déchirait le ventre, son sang se glissant entre les pavés. L'effroi les gagna rapidement et les cris s'élevèrent de nouveau, de plus belle, se mêlant à ceux des nouveaux ensorcelés soumis à la même torture auditive. Jonas relâcha sa lame et la planta au même endroit, choisissant un homme au hasard et s'éloigna de nouveau pour observer les conséquences.

Tels les ricochets de la pierre sur l'eau, l'impact de sa tentative montra de stupéfiants résultats. Le premier groupe se disloquait sous l'effet d'une peur de masse, générée à la fois par l'approche d'un monstre puis la découverte d'un corps, et le second groupe, soumis à la même illusion, découvrit à son tour le corps de l'un d'eux baignant dans son sang et agonisant encore. Les cris déchirèrent la nuit comme une réponse assourdissante à la sirène qui avait retentit plus tôt et la débâcle commença. Les gens se mirent à courir de partout, cherchant à fuir une menace dont ils ignoraient la provenance, panique qui se répercuta de chaque côté de la place comme un effet boule de neige impitoyable. En une poignée de secondes, le quartier devint une masse hétérogène de fous en panique qui, comme des moutons suivaient ceux qui se trouvaient devant eux, sans même comprendre parfois les raisons essentielles de ce mouvement. Jonas avait tout prévu pour parfaire son oeuvre, il ne restait qu'un détail à régler, un simple petit rouage à placer pour que la machine se mette en branle, et il ne lui resterait plus qu'à entretenir la panique pour obliger tout ces gens soit à s'entretuer, soit à se mobiliser pour faire face à d'éventuelles menaces. L'arme qu'il retira des dessous de sa veste était équipée d'un silencieux, un engin redoutable qu'il braqua, en prenant soin de rester caché derrière un kiosque à journaux. Il visa au hasard, prenant soin d'atteindre chaque cible qu'il choisissait et vida le magasin, quinze projectiles qui fusèrent sur chaque recoin de la place, touchant leur victime à la jambe, au torse, à la tête ou dans les bras. La panique reprit de plus belle parmi la foule et même pour le sorcier, le brouhaha épouvantable qui agitait le coin devenait insoutenable. Il l'entendait s'élever dans les rues annexes, se propageant à la manière d'une vague déferlante et les premiers corps tombèrent, soit parce que leurs voisins avaient perdu l'esprit et les avaient tués, soit parce qu'ils avaient été submergés par la foule en plein délire.

Le jeu commençait alors, et Jonas devait mettre en place la suite de sa stratégie. Il ne plongerait plus sa lame et ne viderait aucun chargeur au hasard, il viserait des cibles prédéfinies pour lui, des criminels ou des gens qui trouveraient du plaisir à cet enfer. Il tuerait aussi ceux qui commettraient trop de meurtres, afin qu'ils n'y prennent pas goût. Pour les autres, les illusions feraient l'affaire. A proximité, il attrapa une poignée de journaux et s'en servit pour nettoyer sa lame encore dégoulinante d'un sang qui noircissait sous l'effet de la coagulation avant de la glisser dans son fourreau. Il s'avanca sur la place tranquillement pour observer de plus près le spectacle, n'hésitant pas de temps à autre à dilapider quelques petites illusions flash en empoisonnant un sens au hasard, juste pour le jeu, une explosion lumineuse dans un regard, un cri épouvantable dans une oreille, une odeur de mort dans une narine, des illusions simples mais si soudaine que les esprits les plus friables craquaient aussitôt en poussant des cris de terreur supplémentaire. Le visage de Jonas était impassible, il ne souriait pas, il ne riait pas, il n'était même pas triste. Il regardait simplement, il faisait ce qu'il avait à faire, sans se poser de questions."Courrez donc bande de cloportes, vous n'y échapperaient pas. Avant que le jour se lève, la moitié d'entre vous ne se relèveront plus!
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Jeu 25 Sep - 23:40

Ashes to ashes, Dust to dust

« Tu crois vraiment que je vais te laisser sortir dans cette tenue ?! » Lui  dit son mari en l’attrapant par le bras pour la faire revenir vers lui. Mais la menace verbale ne lui suffit pas, il la plaqua sans ménagement contre le mur de leur hall d’entrée. Une maison luxueuse sur les collines d’Hollywood. Le marbre en plus d’être froid ne donnait jamais une impression moelleuse lorsque l’on se retrouvait acculer contre sa surface. Comme au ralentit Ruby vit le poing de son époux s’abattre juste à côté de son visage et poussa un cri d’effroi attendant la douleur qui ne vint pas, du moins as physiquement. Quand elle rouvrit les yeux qu’elle avait fermé par reflexe la lueur de haine et de colère dans les yeux de Georges lui glaça le sang. Lui qu’elle avait porté sur un piédestal au début, elle l’avait placé si haut dans son estime, il était beau, talentueux, généreux et si attentionné envers elle. Il lui avait promis monts et merveilles, à elle gamine innocente et naïve.  Et il avait tenu ses promesses, faisait d’elle la star qu’elle était aujourd’hui, une étoile parmi les stars, elle lui devait tout et lui en était plus que reconnaissante mais il n’avait pas supporté son ascension, il lui reprochait désormais sa réussi, alors qu’il la lui avait servi sur un plateau d’or et diamants. « N’est pas peur, je ne vais pas toucher à ton visage, on en a besoin pour que tu puisses continue à poser dans des tenues de putain hein…et ne dis pas que tu n’as pas été sauté par le photographe, je le sais ! » Ajouta-t-il suintant la haine par tous les pores avant de lui saisir une poignée de cheveux au niveau de la nuque pour lui tirer la tête en arrière. Moon savait qu’elle ne devait pas répondre, tenter de se justifier ne servait à rien d’autre qu’à faire pleuvoir les coups. Et de toute manière il ne la croirait pas. Il écrasa sa bouche contre la sienne et glissa sa main libre entre ses cuisses, la caressant sans équivoque. Comme de nombreuse fois elle aurait pu le laisser faire mais elle devait partir, on l’attendait pour travailler, elle avait une séance photo importante, alors la sorcière se débattit tant bien que mal. « Non, je vais être en retard. » Ne supportant pas se refus Georges s’écarta et se servit du fait qu’il la tenait toujours par sa chevelure pour l’envoyer par terre. « C’est ça casses-toi ! Et ne revient plus jamais ici sal*pe ! »

Ruby s’en était allé aussi vite que ses jambes pouvaient la porter et sans demander son reste. Une fois hors de la maison alors que le chauffeur lui ouvrait la portière de sa voiture elle s’était mise à pleurer. Ce souvenir l’assaillait régulièrement depuis peu. Peut-être était-ce sa situation avec Aiden qui lui rappelait ses déboires. Elle avait été tellement faible à l’époque, jusqu’au soir fatidique. Aujourd’hui au lieu d’arriver les yeux gonflés et rougis à son rendez-vous elle re-rentrerait dans sa villa et se servirait de ses pouvoirs pour étourdir son époux et le tuer d’une longue et dure agonie. Même sans la morte elle avait été magnanime avec lui. Un accident, une pauvre dinde qui n’avait rien demandé à personne. Aujourd’hui elle le tuerait de sang-froid et avec un plaisir tellement plus grand. Au lieu de cela elle était partie sagement travailler, donnant le change autant que possible et pour retrouver son mari ivre mort dans leur living. Fort heureusement cette période était révolue, et cerise sur le gâteau, lui était mort et enterré depuis longtemps. Il ne devait pas rester grand-chose de lui maintenant alors qu’elle, malgré son pêcher, elle était encore là ! Ce fut donc avec un immense sourire de satisfaction qu’elle porta sa tasse de chocolat à ses lèvres. Aujourd’hui elle s’offrait une petite journée détente, elle aimait beaucoup cela en ce moment. Elle délaissait son cabaret après lui avoir consacré tellement de temps. Elle n’avait vécu que pour le Masquarade, pour vivre un retournement de situation. Elle fuyait Aiden simplement. C’était complètement stupide, parce que cela ne résolvait pas les problèmes qu’elle avait avec lui et encore moins ceux que leur club commençait à connaître. Mais Ruby profitait pleinement de ces quelques moments privilégiés en solitaire pour prendre soin d’elle, pour faire un pied de nez à cette dur période vécu durant sa première vie. Et puis elle savait qu’avec sa chance, cette béatitude serait de courte durée. Chaque fois qu’elle mettait un pied dehors, les ennuis lui tombaient sur le coin du nez. Et encore une fois la sorcière ne put y échapper. Alors qu’elle allait déguster son cupcake, le premier d’une longue série de gourmandise, l’alerte de la ville résonna dans le salon de thé, flanqué entre deux immeubles d’affaire. Le havre de paix des travailleurs. Comme le reste de la clientèle, elle eut un instant de doute, d’inaction, figée le temps de comprendre ce qu’il se passait. Qu’est-ce qu’il pouvait bien se passer qui justifie une intervention, une alerte, de troubler toute la population.

Moony se remit en action regardant par la vitre ce qu’il pouvait bien se passer dehors, mais elle ne vit que des gens toujours comme suspendu dans le temps. Comme les autres elle fut surprise de voir les premiers corps inerte au sol, d’entendre les hurlements, de voir les autres courir dans tous les sens, sans la moindre idée de ce qui pouvait provoquer ce chaos. Et puis elle tourna la tête vers les autres clients, elle avait remarqué cet homme dès son entrer dans le salon de thé, il ressemblait à Georges, son regard dédaigneux, sa nonchalance hautaine et la façon dont il avait parlé à la serveuse comme si elle était son esclave. Il fallait qu’il meurt, évidemment. Retrouvant son sourire, elle se leva et marcha jusqu’à lui de sa démarche féline qui plaisait au homme attirant son attention, le tirant de ses interrogations sur ce qu’il passait à l’extérieur. Arrivée à sa hauteur, la brune encadra son visage de ses mains les pouces sur ses tempes et plongea son regard dans celui libidineux de sa victime déclenchant pour lui une vague d’illusion, des milliers d’image qui s’incrustèrent sur sa rétine à un rythme trop important pour lui, trop éprouvant pour son cerveau qui lâcha comme elle souhaitait. Ses yeux se révulsèrent puis son corps fut secoué de plusieurs spasmes avant de se relâcher, sans vie. Tout du long elle avait gardé son sourire aux lèvres sachant qu’elle le libérait de cette vie de mortel et aussi qu’elle rendait service à l’humanité. Elle repéra ensuite le couteau qui trainait sur la table, rien de bien dangereux mais cela ferait amplement l’affaire. Ruby s’en saisi, la pointe vers le bas et remarqua alors que les autres clients la dévisageaient, la regardaient apeurés. « Tout ira bien.» Leur dit-elle avec cette fois un sourire rassurant et leur faisant voir une magnifique prairie luxuriante et verdoyante. Elle aurait pu les laisser là, baignant dans une béatitude certaine mais il fallait les éliminer, ils étaient des menaces, des parasites. Tous des complices de son défunt mari, là pour lui pourrir la vie. Ce n’était pas leur faute, il était ainsi, il avait cette influence sur les autres, la main mise sur ceux qu’il rencontrait. Elle allait finalement leur rendre service et les libérer de son joug. Un par un, Moon s’approcha d’eux pour les poignarder sauvagement, il fallait dire que son arme de fortune lui demandait cet acharnement. Elle avait pris ce qu’elle avait trouvé et tant pis si cela lui prenait plus de temps, ils étaient prisonnier de son charme, ce qui était déjà mieux que l’emprise de Georges ! Et puis elle murmurait à chacun des mots rassurants pour les aider à passer de l’autre côté.

Quand il n’y eu plus une seule âme vivante à part elle, si elle se plaçait dans cette catégorie, dans le salon de thé, Ruby en sorti comme si de rien était, elle-même un peu prise dans les limbes du songe créé pour ses victimes. Elle avait toujours son petit couteau à la main et était totalement tachée de sang. On aurait pu croire qu’elle était elle-même blessée alors qu’il n’en était rien, elle avait même le cœur léger et fut en conséquence agressée par la terreur ambiante. Les cris a plus ou moins forte intensité venant des badauds, les klaxon, bris de glace et autres sont désagréables pouvant être entendus lors de rixes. Tout cela ne lui plaisait pas du tout, elle voulait du silence, ou bien une jolie mélodie de piano, ou même du violon, oui c’était bien mieux. Isis jouait du piano, et elle n’aimait pas Isis, elle était bien trop proche de Judas à son gout. Et personne ne devrait avoir le droit de toucher à son associé sauf elle. N’aimant pas cette sensation d’agacement qui commençait à monter en elle et lui faisant regretter de ne pas avoir été plus violente avec ses victimes elle prit le pas sur cette partie de la ville, ce tronçon de rue pour éteindre, anéantir le moindre son. Plus un hurlement, plus un bruit de pistolet, de verre ou même de tôle froissée. Juste le flot de ses pensées et les accords de stradivarius sur un air de Richard Wagner, voilà qui était bien mieux, surtout pour libérer toutes ses âmes de pêcheur. Ruby l’avait compris à Darkness Fall, elle avait purgé une peine pour sa vie de pécheresse, certes elle n’avait pas appris la laçon par cœur parce que son mode de vie bien que différent dans la forme ne changeait pas tant dans le fond mais ce jour elle allait se racheter, obtenir sa rédemption. Cette pause à la cathédrale lui avait été plus bénéfique qu’elle ne l’aurait pensé de prime abord. Dans un premier temps, il lui fallait une arme plus affuté. C’était ce qu’elle était en train de penser quand une jeune femme blonde s’écroula à ses pieds après avoir trébucher. De loin on aurait pu croire que la sorcière s’abaissait à son niveau pour l’aider à se relever mais au lieu de cela elle glissa ses doigts maculés autour de cette délicate gorge et commença à serrer de toutes ses forces. « Je suis désolée Isis, tu dois mourir, Aiden est à moi. » Déclara-t-elle avec un grand sourire doux à cette parfaite inconnue sur le ton le plus maternel dont elle était capable.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Ven 26 Sep - 18:45

Il se sentait comme un saumon remontant une rivière sauvage au courant si fort que le vacarme qu'il faisait en roulant sur les galets lui abîmait les ouïes. La foule poursuivait sa course tout autour de lui, hurlante, criante et beuglante, le bousculant parfois, ne faisant pas attention à sa présence. Jonas se contentait d'avançer au milieu de ces fous furieux dégénérés qui fuyaient quelque chose dont lui seul connaissait l'origine, du moins dans cette portion de la ville. Il marchait, calmement, comme s'il se promenait dans un parc au matin, observant chaque personne qui le frôlait, guettant parmi elles une proie, un de ceux dont la folie temporaire qu'il avait déclenché n'était qu'un prétexte pour se laisser aller à quelques bassesses, en toute discrétion. Il savait qu'il y'en avait dans toute cette foule, c'était une statistique logique, la même qui avait poussé le Gouvernement à agir de la sorte en lui intimant l'ordre de lancer ce délire psychique qui consumait l'esprit des gens dans la rue. Alors la foule devenait ainsi un appât de taille colossale, parfaite pour exciter les psychopathes dont il désirait se délecter de leur mort, un décès dont il voulait être seul décideur, l'unique bourreau.

Il put voir à plusieurs reprises des gens à la condition physique délicate finir broyés sous les pas précipités de ce troupeau de gnous bipèdes en délire, mais il ne bougea pas d'un iota de sa ligne, poursuivant son chemin sans ciller, ne basculant sa tête que de droite à gauche de temps à autre pour suivre une cible bien précise, le temps d'un court instant. S'il cherchait des proies à tuer de ses propres mains, Jonas ne fouillait pas la foule du regard juste pour cela. Il traquait également un type de personne particulier, le genre d'individu dont il estimait que la place n'était ni en ces lieux, ni en cet instant, des êtres dont l'innocence n'était pas à prouver. Malgré l'éventuel amusement qu'il pouvait tirer de cette situation et du spectacle qu'elle engendrait, le Mage n'avait guère envie de voir un enfant finir piétiné par cette bande de macaques apeurés ou être pris pour cible par cela même qu'il chassait à la manière d'un prédateur. Il se sentait comme un léopard marchant dans une tribu de babouins, solitaire, guettant l'animal blessé ou faible qui lui assurerait son festin. Un monstre ne peut se juger uniquement sur son apparence, ce seront toujours ses actes qui le qualifieront vraiment. Jonas était peut-être un individu cruel, aux méthodes douteuses et implacables, un homme aux émotions difficilement perceptible, mais si on devait le juger comme monstre pour ce qui se passait ce soir, jamais il ne deviendrait le monstre absolu en laissant un enfant subir ce genre de traitement.

Par moments, à la faveur d'un contact provoqué par la bousculade, à la faveur de la proximité, il générait des illusions courtes, dans le but de maintenir cet élan de panique qui leur dévorait l'instinct, qui leur détruisait la raison à feu doux. Femmes ou hommes, vieux ou jeunes, il n'avait aucun critère de sélection, il frappait, sans chercher à savoir, provoquant chez certains des hallucinations terrifiantes faisant appel aux peurs primaires de l'Homme, visions cauchemardesques qui les poussaient à se bousculer davantage, ou pire encore, avec leurs voisins par instinct de survie, et déclenchait chez d'autres des illusions morbides vives, sensations pénibles de douleurs plus ou moins fulgurantes qui les affolaient davantage.
Enfin, la masse commença à se reduire dans son champ de vision, les derniers passants dégénérés en pleine course pour leur salut devinrent moins nombreux, minimisant le contact avec cet individu étrange qui remontait leur colonne, la main équipée d'une lame étincelante recouverte d'un écarlate liquide qui coulait sur le fil, laissant sur le sol quelques gouttes de temps à autre. Elle n'avait tué que trois personnes mais il y'avait fort à parier qu'elle ne s'arrêterait pas à un compte aussi ridicule, et l'homme qui la tenait en son poing n'en avait pas plus l'intention. L'animal qui sommeillait dans chacune des personnes présentes leur recommandait de ne pas s'approcher de ce prédateur silencieux mais parfaitement visible, de ne lui laisser aucune opportunité de frapper, de les atteindre. A cet instant, pris dans leur tourmente psychologique, aucun de ces gens ne pouvait avoir conscience que le chasseur avait déjà flairé sa prochaine victime, car son regard, depuis quelques instants, était rivé sur une partie précise de la rue, à l'écart du groupe.

"Enfin, quelque chose d'intéressant" Alors que les cris d'épouvantes et de terreur s'amenuisaient dans la rue, se répercutant à peine sur les parois des immeubles alentours, Jonas devint spectateur de cette scène qui ne ressemblait en rien avec ce qu'il avait vu depuis l'alerte. Une femme aidant une femme, c'était ce à quoi il assistait, du moins en apparence. Ce qui était réellement intéressant, était de voir avec quelle méthode la samaritaine soulevait la maladroite blonde pour la redresser."Attends donc un peu sombre crétin, tu ne vois donc pas qu'elle lui broie la gorge?" Comment n'avait-il pas remarqué cela tout de suite, personne ne soulevait ni n'aidait qui que ce soit en le saisissant par le cou. Il assistait à une mise à mort, ou peut-être une simple tentative, la première d'une très longue série qui allait débuter durant cette période, si cela n'était pas déjà le cas. Il ne bougea pas, non par peur de révéler sa présence, mais simplement pour ne rien manquer du meurtre."Voilà ce à quoi ils aspiraient... un vaste délirium dans une zone sans droits désormais"
Il décida de s'approcher encore un peu, voulant voir le visage des deux femmes, celle qui donnait la mort et celle qui allait l'accueillir en son sein. Il n'y avait là rien d'amusant, rien de savoureux pour le regard, c'était pour Jonas juste intéressant. Pourtant, si dans le fond, rien ne l'incitait à se mêler de ceci, il se retrouvait seul dans cette rue avec ces deux femmes, une rue aux allures d'enfer avec ces milliers de morceaux de verre brisé, ces poubelles éventrées, ces panneaux pliés et ces quelques cadavres qui gisaient dans des postures dont il était préférable de ne pas faire étalage des détails morbides. Le bourreau aux courbes féminines avait le dessus, sa victime semblait si terrifiée qu'elle semblait résignée à mourir, comme acculée contre un mur invisible qui la piégeait, l'offrant à la tueuse.
"Oh non ma chère, ne crois pas que cela sera aussi simple, sa proie, il faut la mériter..."

[Illusion]La curiosité, l'envie de jouer, la nécessité de se mêler d'une situation saugrenue...Jonas a en lui quelque chose de félin qui se réveille soudainement. Il observe les deux femmes, lentement, cherchant à savoir comment influer sur cette situation, ce tableau-là. Il pourrait agir sur la victime et lui donner le coup de fouet nécessaire pour reprendre son destin en main, mais il pourrait simplement entraver l'aisance de son bourreau. Il réfléchit, essayant de trouver rapidement la solution la plus satisfaisante, pour lui uniquement, car le temps viendra vite à manquer pour l'infortunée blonde dont le visage commence à se teindre en un léger bleuâtre de suffocation. Il se décide enfin, il veut doubler son jeu, agir sur les deux angles simultanément. Il l'a déjà fait autrefois, cela le fragilise, le fatigue un peu, mais c'est efficace et rudement savoureux. C'est là une opportunité de savoir s'il en a encore la force et le savoir, s'il est aussi puissant dans ses illusions qu'il le fut véritablement dans son passé. Il sent dans ses tripes, dans sa conscience qu'il en a encore la faculté.
Elle est en proie à ce que veut le Gouvernement, du sang, une frénésie sanglante qui s'insinue lentement dans ses veines, submerge sa raison. Pour Jonas, s'il elle peut en avoir le droit, il serait bon qu'elle n'en prenne pas goût, autrement il lui faudrait mettre fin lui-même à son existence. "La mort a mille saveurs" disait les guerriers de son temps, alors il décide qu'elle doit en apprécier une par elle-même avant de l'administer à d'autres.
Il se glisse dans ses sens, comme un parasite se glisse dans une infractuosité de la peau. Il ressent ses sensations, ses perceptions, ce n'est pour lui qu'une impression, mais pour elle, c'est encore la réalité. A cet instant, elle est toute à lui, comme une marionnette, il n'a plus qu'à agir et a choisi la suffocation, celle-là même qu'elle inflige à sa victime. Son regard de prédateur se promène sur le corps de la femme, non pour en savourer les courbes et les charmes, mais pour interférer avec le toucher, sensiblement, passant des épaules et remontant vers la nuque. Elle sentira à cet instant comme deux mains qui la caressent puis celles-ci se glisseront sous son menton. La compression est délicate, il faut agir sur le toucher, mais aussi sur l'odorat afin qu'il en pâtisse et que l'esprit agaçé soit trahi par l'illusion du manque d'air qui agite ses poumons.
Il force sur sa propre perception et les deux mains invisibles enserrent la gorge avec une poigne terrible. S'il s'était servi de ses propres mains, elle serait déjà en train d'agoniser, où bien serait allongée sans vie sur le sol. Il maitrise mieux l'étranglement avec l'illusion qu'avec la réalité. Qu'elle l'ai vu ou pas, cela ne changera rien, il est déjà sur elle et ferme doucement son esprit sur cette sensation, alors que les mains se ferment elle aussi sur cette gorge. La douleur que déclenche l'illusion sur les sens corporels ne peut que l'inciter à croire que son cou est broyé lentement par un étau dont elle ne peut se défaire. Dans un instant, la vie la quittera, sans la moindre pitié, alors qu'elle respire encore sans en avoir conscience, paniquée par ce qu'elle croit. L'espace d'un instant, son esprit "décédé" lui fera subir une torture innommable, cruelle, elle cherchera à aspirer une substance qui n'a plus d'existence, qui n'est plus qu'une idée, comme le poisson cherche l'eau de mer une fois bloqué dans la nasse du pêcheur.
[/Illusion]

Jonas guetta un instant la réalité, maintenant son emprise sur les sens de cette femme qu'il ne connaissait pas. Il était évident que dans un instant, lorsqu'elle "perdrait la vie", la meurtrière perdrait sa maîtrise sur sa victime, offrant à cette dernière une opportunité de se défaire de la mortelle étreinte...
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Mer 8 Oct - 17:48

Il y avait de toute évidence une force plus grande qui dictait les gestes de Ruby. Comme souvent depuis peu elle était sortie pour se détendre, pour fuir un peu le Masquarade, son ambiance chargée et la présence de son associé. Et comme souvent alors que tout aurait pu bien se passer, qu’elle aurait simplement pu profiter de la vie il avait fallu qu’un incident lui tombe sur le coin du nez. Sauf que cette fois ce n’était pas qu’elle. L’alerte générale de la ville avait résonnée, comme si elle n’était pas déjà assez préoccupée par le souvenir de son époux qui la hantait régulièrement. C’était à ce moment-là que la main du destin avait guidé celle de la sorcière alors qu’elle tuait sa première victime, puis tous les occupants du salon de thé. Elle leur rendait service, elle les aidait à passer de l’autre côté, elle leur offrait l’ultime cadeau de la délivrance par la mort. Son office fini dans cet endroit, elle était sortie pour se rendre compte de la panique dans la rue, de la terreur qui régnait alors justifiant totalement l’intervention du gouvernement. Elle ignorant ce qui pouvait bien provoquer ce bordel mais les bruits l’agressant trop elle avait eu recours à ses pouvoirs pour adoucir l’ambiance. Et cela aurait pu bien se passer également, si elle n’avait pas vu Iris passer devant. Il s’agissait en réalité d’une femme qui ressemblant à la pianiste mais pour la sorcière cela avait été la goutte d’eau qui faisait déborder le vase et plutôt que de se baisser pour lui tendre une main salvatrice et la redresser, elle avait enserré sa délicate gorge de ses longs doigts et s’était mise à serrer. Personne ne lui volerait Aiden. Ruby s’y refusait mais pour ne pas paraître complètement méchante et pour rassurer la jeune femme que dans l’autre monde, il ne lui arriverait rien de pire que la vie sur cette maudite terre, Moon lui murmura de tendre parole. L’agonie n’en serait que plus tendre et délicieuse pour toutes deux, pensa-t-elle avec un sourire tout en continuant de profiter des talents de ce cher Wagner.

La gérante du cabaret observait donc la vie quitter les sombres prunelles de sa victime quand son corps subit comme un soubresaut. L’ancienne actrice ne comprit pas immédiatement ce qui lui arrivait et lorsqu’elle sentie le toucher glaciale de mains fantomatiques sur sa chair il était trop tard. Déjà telles les serres d’un oiseau de proie les membres se refermaient sur son cou de la même façon que ses propres doigts sur celui de sa victime. Ce que lui l’obligea par ailleurs à desserrer sa propre étreinte pour porter la main à sa gorge. N’y trouvant que le néant, la panique la saisie à bras le corps et elle senti qu’il n’y avait plus une seule particule d’air qui passait par ses narines ou ses lèvres. Elle sentie le manque d’oxygène, ses effets sur son corps. Sa vue qui se brouillait, ses oreilles qui commençaient à siffler et le sang battre dans ses tempes. La force également, celle de se débattre, diminuait encore et encore comme un feu se meurt s’il ne peut se nourrir. Elle n’arrivait pas à y croire, qu’elle pitoyable main vengeresse, que de mourir ainsi avant même que sa dernière victime ne lui lâcha son dernier souffle. Les secondes s’égrainèrent à une vitesse folle et Ruby assista impuissante à sa propre déchéance alors que la jeune femme blonde qu’elle avait libéré reprenait doucement pied à la réalité, ce demandant par quel miracle elle était encore en vie. Et en voyant le regard furieux que lui jeta Moony, elle fit de son mieux pour ramper loin d’elle, encore trop faible pour se relever et courir, trop faible pour que son corps réponde à sa volonté de survie. Comment les dieux pouvaient-ils choisir cette catin à sa place, cette voleuse d’homme. La rage augmenta sa sensation de manque, sa privation d’oxygène, empêchant son cerveau de faire le plus simple des raisonnements. Elle avait beau la connaître, elle craignait une nouvelle mort. Retrouver l’enfer de Darkness Falls. Cela ne se pouvait, pas après tout ce qu’elle avait traversé pour revenir sur terre et toutes les épreuves subit depuis sa renaissance.

« Où étais-tu encore ?! A te faire tr*ncher par ton réalisateur je suppose !! » S’énerva Georges en l’agressant alros qu’elle venait à peine de mettre les pieds dans leur villa. « Le tout Hollywood se moque de moi par ta faute ! Le cocu de service, et oui je suis marié à la plus grosse sal*pe de la ville !! » Lui cracha-t-il au visage en la prenant par le bras pour la secouer comme un prunier. Moon poussa un cri de douleur pensant qu’il pourrait laisser un bleu sur sa peau. Elle savait qu’il ne servait à rien de le supplier de la lâcher, il ne servait à rien de lui dire qu’il lui faisait mal. Il était assez proche pour qu’elle sorte le whisky dans son haleine et même dans sa transpiration. Il ne ressemblait plus à rien, une véritable loque humaine. Il trainait avec son pantalons de pyjama, un vieux marcel jaunie, des charentaises et son peignoir qui avait autrement fois montré toute la richesse de son propriétaire. Comme d’habitude il avait passé la soirée à boire en regardant probablement un de leur film dans leur salle de projection privée. Cela le mettait toujours très en colère de repenser à l’âge d’or de leur couple. La jeune femme tenta de se dégager de la poigne de son mari en se justifiant. « Mais non enfin ! C’était la soirée de remise des Tony Awards ce soir, je te le jure tu étais invité aussi mais tu ne viens plus jamais avec moi. » Parvint-elle à dire malgré les nausées qui montaient en elle, alors qu’il continuait de l’agiter dans tous les sens. Elle voyait bien qu’il ne la croyait pas alors même qu’elle disait la vérité. Mais il ne croyait plus un seul mot qui sortait de sa bouche et de la sienne il n’y avait que des insultes qui sortaient. Il lui faisait tellement de peine à s’enfoncer ainsi dans les ténèbres alors qu’elle avait encore tant à lui offrir. Elle voulut rajouter quelque chose, essayer de le calmer dans il lui donna une gifle si forte que Ruby se retrouva au sol.

Sans attendre, Georges lui grimpa dessus et dégagea ses bras qu’elle avait montés face à son visage dans une posture de défense pour passer ses mains qui puaient le tabac autour de son cou. Elle put sentir son collier de perle s’enfoncer dans sa peau alors que sa respiration était coupée nette. L’actrice tenta bien de se riposter, de le griffer pour le repousser, elle gesticula sous lui dans l’espoir de le déséquilibrer mais rien n’y faisait. Jusqu’à ce que le visage de son mari tremble et s’efface une demi-seconde, comme une image qui saute sur une bande, comme un poste de télévision mal réglé. Elle écarquilla les yeux et de nouveau elle était à genoux dans la rue, la blonde tentait toujours de se reprendre pour s’enfuir le plus loin possible de la sorcière. Et Ruby suffoquait toujours. La sensation d’enfermement autour de sa gorge vacilla de la même manière que le souvenir de son défunt mari. Ce fut alors qu’elle comprit, elle était victime d’un autre sorcier, tout cela n’était qu’une illusion, elle avait juste besoin de la contrer. Cette fois ce fut la rage et la colère de s’en sortir qui la guidèrent et la demoiselle se persuada de l’air qui arrivait ses poumons, elle visualisa l’invisible pour décontracter son corps, pour se sortir de ce carcan magique. Petit à petit Moony retrouva ses facultés et expulsa le parasite qui avait investi son corps. Elle s’écroula un moment sur le trottoir, épuisée. Elle avait l’impression d’être une naufragée, étant restée plus longtemps que la limite sous l’eau pour enfin refaire surface. L’air lui brulait la trachée et chaque inspiration était une véritable torture, mais qu’il était bon à côté de cela de savoir qu’on allait vivre. Oui, son heure n’était pas venue, alors que cela de la doublure d’Isis oui. Rassemblant tout son courage et ses forces, la patronne du Masquarade se redressa de toute sa hauteur et avança d’un pas lent vers sa victime qu’elle toisa comme son époux l’avait fait avec elle à l’époque, quand on sait que l’on est le marionnettiste, quand la vie de leur dépend de notre bon vouloir.

Elle lui offrit un sourire méprisant et fit planer sa main, paume ouverte au-dessus de la jeune femme. Cette fois elle allait l’achever et sans plus attendre elle lui fit provoqua une illusion. Un éboulement rocheux, un nombre incalculable de pierre lui tombant dessus, fracassant son corps comme une minable poupée de chiffon. Son compte fut bon en une poignée de seconde ce qui flatta l’égo de la sorcière qui retrouvait aussi le contrôle de ses pouvoirs. Puis elle fixa l’horizon, reprenant conscience de la vague de panique qui régnait sur le quartier. Sur l’agitation, les dernières personnes qui courraient pensant à se trouver un abri, les vivants à terre croyant qu’ils pourraient encore s’en sortir. Et parmi tous ses gens il y avait le magicien. L’auteur de l’illusion qui avait manqué de la tuer. Le regard mauvais, elle scanna les environs, le moindre mouvement pour le démasquer. Pour trouver cet enfoiré et lui faire payer son geste. Personne ne s’en prenait impunément à la jeune femme. Le premier à avoir osé porter la main sur elle l’avait payé de sa vie et tous les autres après lui avait d’une façon ou d’une autre eut à s’acquitter de leur dette, sur le principe de l’échange équivalant. Aiden, pouvait en témoigner, Ruby avait été une femme faible, prête à se laisser piétiner pour faire plaisir, pour ouvrir la voie de la paix. Aujourd’hui, Moon avait la revanche tenace et ce mage qui qu’il soit, ou qu’il se cache allait pouvoir le constater. Il n’y aurait aucune exception à la règle. Enfin son regard s’arrêta sur un homme, une posture imposante et qui ne semblait pas plus troubler que cela par tout ce qu’il se passait autour d’eux. Et l’épée au bout de son bras pouvait être une assez bonne indication de son degré de responsabilité. Elle ancra ses prunelles dans les siennes malgré la distance et lui offrit son plus beau sourire carnassier. Le jeu pouvait commencer.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Jeu 9 Oct - 18:08

Ce qu'il y'avait de plus délicat avec les illusions, du moins pour le sorcier qui en usait, était que plus cette dernière était puissante, plus elle exigeait de concentration, de persévérance mais surtout une certaine force mentale, une rigidité de l'esprit. Si pour l'oeil d'un tiers Jonas pouvait paraître porteur de centaines de défauts, ou même bien pire encore, lui n'en reconnaissait qu'un seul, alors même que dans la plupart des autres circonstances, il avouait volontiers que cela n'en était pas tout à fait un. Jonas était un perfectionniste, pointilleux entre tous, qui ne lésinait pas sur ses illusions, y prenant goût à chacune d'entre elle, prenant plaisir à les produire, à les ressentir, parfois même à vivre cet instant béni ou le lien qui unissait le créateur à sa ou ses victimes se forgeait, tel un noeud coulant qu'il passait autour de leur cou.
Et ce lien brutalement c'était rompu, alors même qu'il se glissait dans ce cocon de perfection sadique qui caractérisait souvent les illusionnistes dont la maîtrise de cet art sombre n'était plus à prouver. Un retour à la réalité si soudain qu'il laissa Jonas dans un état d'incompréhension total, se demandant pendant un court instant comment cette personne s'était défaite d'un sortilège qu'il maîtrisait bien. Hébété, le Mage observa sa main, comme si elle avait été coupable d'une quelconque trahison à son égard, cherchant au milieu des lignes palmaires l'imperfection de son esprit qui aurait pu expliquer ce cuisant échec. "Impossible, elle ne peut pas y échapper!" Il avait beau reprendre la scène dans sa réflexion, il avait senti l'illusion prendre, il l'avait senti mordre sa victime comme un prédateur plantant ses crocs dans la chair terrifiée d'un futur repas. Elle avait été parfaite, si parfaite même qu'il lui semblait encore sentir la jeune gorge broyée entre ses mains. "Non, cela ne se peut, rien ne peut lui permettre de se dérober à ma prise...a moins que?"

Une idée illumina son esprit torturé par la défaite, donnant à son ego l'espoir qu'il n'avait pas failli, mais simplement sous estimé un détail, un petit élément qui lui avait échappé. Il sortit de sa torpeur et leva les yeux pour observer sa victime, réellement, voir sur elle ce petit détail qui pouvait tout expliquer. Aux premiers abords, il n'y avait rien, sa proie n'était qu'une femme parmi tant d'autres, jeune, séduisante, ne présentant sur elle aucune forme de particularité, pourtant, malgré tout, elle avait réussi là ou tant d'autres s'étaient écroulés. Son emprise, il la connaissait, il savait qu'elle était puissante, il l'avait vu dans les regards affolés de ses victimes, dans les soubresauts des corps qui tentaient d'échapper à cette mort feinte que leur esprit vivait. Devant lui pourtant, il voyait cette femme se débattre avec des gorgées d'oxygène frais, preuve incontestable que le pouvoir du Mage avait été efficace. Il l'observa avec un regard nouveau, comme si elle venait d'apparaître devant lui, alors qu'elle de son côté cherchait sa proie, cette blonde personne qui tentait de lui échapper en rampant sur le sol, affolée, cherchant encore son souffle. En une poignée de seconde, l'agresseur au corps plus sensuel que démoniaque se redressa, péniblement, mais suffisamment pour se rapprocher de l'autre, dont la terreur liquéfia son regard en prenant conscience qu'elle n'y échapperait pas une deuxième fois.
Jonas ne bougea pas, il était concentré sur cette femme qui était passé, pour lui, de l'anodin à l'énigmatique. Chaque mouvement, chaque expression était décortiquée par l'oeil avisé du sorcier scandinave, vissé sur elle telle une lamproie se colle à sa proie pour la vider de ses fluides vitaux. Il cherchait cet élément salvateur, si consciencieusement que lorsqu'il daigna enfin apparaître, il lui fut impossible de le manquer
Chaque sorcier avait son petit "truc", ce tic qui l'aidait à se concentrer pour forger l'illusion chez sa victime. Pour Jonas bien souvent, sa concentration exacerbée sur la perfection de la création exigeait de lui qu'il se déconnecte de la réalité, apparaissant souvent comme "endormi debout" aux yeux des autres. Mais chez la femme, la manifestation physique était plus marquée, car c'est de sa main qu'elle se servait, à la manière de l'enfant qui pointe son bras libre pour approfondir sa visée avant de jeter le caillou qu'il tient dans l'autre poing. Le geste fut subtil, rapide, mais il n'échappa pas au Mage qui venait à cet instant là de trouver un semblant de réponse à sa récente question "Tiens donc, il est toujours bon de ne pas se fier aux apparences..."

"Trop tard..." la victime qui rampait pour s'éloigner ne put aller bien loin car aussi soudainement que la main qui s'agita brièvement devant l'apparente sorcière, son corps s'agita violemment dans ses spasmes explosifs, alors que de sa gorge s'échappa un cri totalement inhumain, celui d'une souffrance sans équivalent. Jonas n'avait pas pu esquiver le moindre geste pour empêcher cela, trop absorbé par la vision de l'autre femme qui jouissait de ce spectacle morbide. Il ne bougea pas non plus car son intérêt pour cette dernière avait tout supplanté, parce que la vie où l'état de cette personne en détresse lui étaient indifférents. Ses ordres n'étaient pas de sauver des vies, mais simplement d'en soustraire quelques unes, selon ses choix, de priviligier la mort de ceux qui prenaient trop goût au meurtre libre. En aucun cas il ne devait interférer sur l'ordre naturel des choses, il devait faciliter ce genre de bassesse, la provoquer le cas échéant, mais ne pas l'empêcher en revanche. Dans cette optique, la jeune femme qu'il ne quittait pas des yeux correspondait pleinement au genre de personne dont il devait s'occuper personnellement, alors même qu'il ignorait totalement qu'elle avait déjà frappé auparavant, ignorant tout de ce qu'elle avait vécu et fait depuis que la sirène avait retenti dans la ville.
S'il venait à savoir ou comprendre qu'elle avait déjà frappé, déjà tué et plus d'une fois avant qu'il ne la découvre devant sa dernière victime, aussi intriguante pouvait-elle être, aussi ravissante qu'elle était pour son regard d'homme, Jonas lui enfonçerait la pointe de son épée droit dans le coeur ou dans la gorge, sans état d'âme. Car tels étaient ses ordres, car c'est ainsi qu'il concevait ce pourquoi il était ici, dans cette rue.

Il fit pourtant quelque chose d'absurde sur l'instant. Alors même qu'elle s'était rétabli, avait tué et pouvait désormais se rendre compte de sa présence et de ce qu'il lui avait infligé, le Mage se tourna un instant et découpa sèchement un morceau de tissu sur le chemisier d'une femme d'un certain âge qui gisait sur le bitume, le visage déformé par le piétinement affolé de ses semblables. Il fit glisser le carré de toile contre les deux fils de la lame, silencieusement, lentement pour dégager la totalité du sang qui coagulait sur le métal glacé. Il insista ainsi jusqu'à ce que l'acier luise d'un éclat scintillant, assez propre pour refléter une partie de son visage. Satisfait, il rengaina la lame dans la canne-fourreau et tint l'ensemble de sa main gauche afin d'extraire, à l'aide de sa droite, un cigare qu'il porta à ses lèvres, puis l'alluma. Il reporta son regard vers la femme, tout en tirant une bouffée, et referma sa main sur la poignée de l'arme, prêt à la faire jaillir de nouveau. Une menace distraite était plus prudente qu'une menace directe, telle était l'une des leçons qu'il recut autrefois alors que les épées étaient encore bien lourdes pour son bras infantile.
Désormais, elle l'observait avec un oeil noir, un regard perçant ou luisait une colère qu'aucune expression faciale n'aurait pu dissimuler. Elle l'avait repéré, sans aucune peine, et Jonas ne chercha pas à se dissimuler, ni même à se soustraire de cet oeil furieux. Il se contenta de plonger son propre regard dans le sien, sans ciller, ne laissant aucune forme d'expression trahir son impression du moment, inerte, comme si tout ceci lui était indifférent.

-Une mage, voyez-vous cela...Qui aurait pu croire que quelques minutes seulement suffiraient pour voir une telle chose? Sous cette belle enveloppe, tu caches bien ton jeu, ma jeune amie...

Une belle enveloppe? Pour sûr, la jeune femme était de celles dont Jonas aimait satisfaire son regard. S'il n'était pas homme à se jeter tel un animal obsédé ou bien laisser sa main se tendre avec vice, le scandinave était en revanche homme à apprécier avec délice ce que la nature pouvait apporter aux femmes, dans leurs courbes, sans la moindre retenue ni la moindre gêne, et qu'elles soient vêtues ou non, il était très rare pour lui de détourner les yeux devant de telles splendeurs. Cette femme-là était belle, jeune, et même le regard le plus noir qu'elle lui lançait ne changeait en rien le charme qu'elle dégageait par sa présence et sa plastique.

-...mais il est fort dommage de te voir dilapider ton pouvoir avec tant de vulgarité. Tu n'as guère pris le temps de savourer l'illusion que tu lui as infligé. Pour des êtres comme nous le sommes, cela équivaut à tirer avec une arme à feu sans même regarder où l'on pointe le canon. Voilà bien un cruel manque de respect envers tes capacités.

"Idiote" aurait-il bien volontiers rajouté, mais n'avait-il pas lui-même traité ses possibilités de manière identique à une certaine époque? Et puis, s'il le disait haut et fort, cela ne ferait que noircir le regard de cette beauté, et dans les circonstances présentes, même si le danger était réel, cela ne ferait qu'augmenter l'aura séductrice qu'elle dégageait, sans doute inconsciemment, mais qui n'avait pas échappé à l'oeil tenté du sorcier. "Idiote avec le charme d'un succube" La question était désormais évidente, si l'oeil du Mage ne parvenait pas à se détourner d'elle, en était il autant pour sa lame s'il devait la brandir contre elle?

-Je serais fort mal avisé de te tenir rigueur pour la fureur qui tu éprouves à mon égard, mais je le serais davantage si je me refusais à reconnaitre que tu es parvenue à te soustraire de mon emprise. Cela force le respect, c'est acquis.[/i]
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Ven 24 Oct - 14:28

Ruby n’aurait su dire comment tout cela avait commencé. A l’heure actuelle, elle se souvenait bien de la sirène. Oui l’alarme qui avait déclenché ce vent de panique dans la ville. Elle ne pouvait en voir qu’un dixième de conséquence, compte tenu du spectacle qui se déroulait sous ses yeux mais elle imaginait très aisément que ce qu’il se passait dans cette rue, se passait ailleurs. Son instinct le lui disait. Tout comme sa capacité de réflexion. Mais ce qu’il s’était exactement passer entre le moment où elle avait entendu ce désagréable son emplir ses oreilles et celui où elle avait ancré son regard dans celui du mage responsable de sa suffocation, restait flou. Il y avait énormément d’image de Georges, revenu d’entre les morts, il avait choisi ce jour pour la hanter. Elle le voyait partout, ses traits prenant place sur tous les visages qu’elle croisait. Cela lui provoquait d’ailleurs une sacrée migraine, comme si elle avait usé et abusé de ses pouvoirs. La sorcière aurait pu se laisser emporter par le mouvement de terreur et de panique ambiant. Elle avait l’impression de perdre pied. Tout s’embrouillait dans sa tête et elle aurait pu y passer elle aussi. Mais son époux, ou plutôt son fantôme avait-il essayé de la tuer depuis la tombe ou bien était-ce grand blond le responsable. Evidemment, il s’agissait de la seconde réponse, mais avec son état d’esprit Moon aurait pu croire le contraire et cela ne faisait qu’augmenter sa colère. Envers elle-même pour sa faiblesse, pour sa stupidité qui courait depuis tant d’année. Son mari, Aiden et maintenant ce type. Tous croyaient pouvoir lui marcher dessus sans en payer le prix. Tous la regardaient comme une femme faible et incompétente, une femme que l’on pouvait mettre plus bas que terre pour satisfaire son ego. Toutefois ils avaient payé, tous, chacun leur tour, d’une façon différente mais ils avaient compris que la grande Moriarty n’était pas à traiter comme la plus banale des femmes, comme une moins que rien. Et le prochain sur la liste était cet homme. Il était grand et avec une carrure impressionnante. Elle savait également qu’il était un mage puissant pour avoir réussi à l’emprisonné elle dans une illusion. Ruby avait un niveau avancé dans ce domaine et elle ne se faisait pas facilement victime mais là, elle n’avait rien vu venir ou plutôt si, elle avait bien trop vu son mari en train de l’étrangler. Cet homme devait payer, comprendre qu’il y avait toujours des conséquences à ce genre d’acte.

Sans bouger, comme deux animaux prêt à l’attaque, ils se jaugèrent un instant du regard et puis il se remit en action. Presque incrédule, Ruby le regarda nettoyer sa lame et s’offrir un petit cigare. Il aurait pu être seul au milieu d’un champ de blé qu’il n’aurait pas agi autrement et cela ne fit qu’augmenter la colère de la jeune femme. Cependant elle ne bougea pas non plus d’un pouce. C’était comme si le monde s’était figé tout autour. Elle n’entendait plus rien, ne voyait plus rien en dehors de lui. Elle la provoquait, elle le savait mais elle ne tomberait pas si facilement dans ce piège. Moony était loin d’être une ingénue même si elle l’avait longtemps fait croire. Enfin par-dessous le brouhaha ambiant que la sorcière ignorait, il lui adressa la parole. Elle fut très surprise de l’entendre finir sa phrase par le mot ami. Clairement ils ne devaient pas avoir la même définition de ce mot, mais elle ne releva pas. Elle préférait nettement s’arrêter sur le compliment qu’il lui avait fait, cela servait souvent à endormir la méfiance de l’ennemi. Du reste même avant qu’il ne l’ouvre, il était bien établi qu’ils étaient tous deux en dehors du commun des mortels. Elle croisa les bras sous sa poitrine pour faire justement ressortir ses seins si cela pouvait le distraire, même juste un tout petit peu, alors elle le tuerait plus facilement. Se disant il enchaina sur sa façon d’utiliser ses dons. Profiter de l’illusion, savourer le mal que cela pouvait provoquer, le respect de ses capacités. Si une seconde elle avait cru qu’elle pourrait sympathiser avec lui pour le déstabiliser, il n’avait pas visiblement dans l’idée de faire de même. Ou bien alors il avait une drôle de façon de sociabiliser. Par chance pour lui, Ruby savait subir une critiquer si elle était justifiée et constructive. On pouvait débattre du cas ici, mais il était vrai que l’ancienne actrice ne profitait pas de son pouvoir à leur juste valeur. Elle ne l’utilisait souvent que comme un mécanisme de défense ou bien pour faire chier son associé au Masquarade. Mais elle tentait simplement de se faire discrète, tout le monde n’était pas un chien du gouvernement pouvant agir à sa guise sans craindre de représailles. Cela ne signifiait pas que lui l’était forcément, mais il n’avait peut-être pas cure des conséquences si les peacekeepers lui tombaient dessus. Cela elle pouvait consentir à lui reconnaître du cran et en être même admirative.

Il ajouta d’ailleurs la même chose à son propos et la froideur sur le visage de Ruby se transforma en un sourire hautain mais avec cette pointe de séduction qui la caractérisait. Elle aurait presque pu rire de la situation. Ils étaient là tous les deux à apprécier les capacités de l’autre tout en attendant le meilleur moment pour frapper, pour l’éliminer de faire rapide, nette et précise de préférence. Elle brisa enfin leur contact visuel pour secouer la tête. Cela ne rimait à rien comme échange. Elle n’allait pas rester là pendant cent ans, à attendre que le gouvernement débarque ou même une autre menace. Et compte tenu du fait que le blond était armé, elle ne pouvait espérer que le battre sur le plan de la magie. Seulement là, rien n’était moins certain. Il était déjà parvenue à lui faire du mal, il l’avait quasiment tué, si elle n’avait pas eu l’idée de penser à un sort, elle serait celle allongée sans vie au sol et non la jeune femme ressemblant à Isis. Il y avait une chance sur deux pour qu’il soit plus puissant qu’elle et Moony n’avait pas tant que cela l’envie de le découvrir au prix fort. Toutefois il devait payer pour avoir osé s’en prendre à elle. Elle décroisa les bras et enjamba sa victime pour avancer vers l’homme. Distraitement elle fit claquer ses doigts et tout le paysage changea pour revêtir un manteau blanc de neige et de givre. Un vent rigoureux se leva soudain expliquant la chute de température et des flocons par millier se mirent à tomber du ciel. La glace recouvrait la plupart des surfaces susceptible de subir le gel et particulièrement le sol au pied du mage. Il put rapidement perdre la trace de Ruby dissimulée par le blizzard alors que déjà un socle de givre lui emprisonnait les pieds. Tout comme la gérant du cabaret avait pu ressentir la main se serrer sur sa gorge, s’infiltrer en elle, il pouvait s’apercevoir du froid qui s’emparait de lui, lui figeant doucement le sang qui n’irriguait plus ses extrémités. L’air glacé qui s’engouffrait dans ces narines et sa gorge rendant douloureuse sa respiration. Et sa prison de cristal qui continuait de se construire montant sur ses chevilles. Il pourrait aussi sentir la fatigue, l’envie de dormir s’emparer de lui. Il était de connaissance savoir que s’endormir dans le froid le plus vif signifiait la mort. Sa lame finirait également par se briser sous l’effet du givre. Et Moon elle ne ressentait rien de tout cela.

Soudain elle fut devant lui avec un air de triomphe sur le visage. « Et tu n’as encore rien vu… » Souffla-t-elle doucement. Insensible à ce qu’il se passait, il n’y eu pas ce nuage de fumé caractéristique d’une respiration chaude dans un tel environnement mais elle s’en moquait. Son apparition seule suffisait à vendre l’illusion mais ce n’était pas son objectif de le faire mourir ici. Même si elle reconnaissait la beauté de succomber au froid à la Nouvelle-Orléans qui avait jusqu’à récemment été frappé par une vague de chaleur impressionnante. Savoir que l’on était piégé par une illusion ne voulait pas forcément dire que l’on pouvait s’en défaire ou la briser. C’était même loin d’être le cas. Ruby aurait pu suffoquer encore tout en sachant que Georges pourrissait bien dans sa tombe. Cet homme devrait subir la même épreuve de volonté que sa personne pour s’en sortir. En attendant son cœur continuait de ralentir et son sang de circuler pour qu’il meurt. Elle aurait aimé lui infliger plus de souffrance que cela mais elle aimait la comparaison. La reine des glaces était une image qui lui allait comme un gant bien que le feu soit également une de ses passions. Elle porta sur main à son visage mais ne lui apportait qu’une morsure supplémentaire de froid plutôt que de lui prodiguer une chaleur corporelle salvatrice. « Tous les hommes apprennent à se méfier de moi…ne t’inquiète pas ta mort sera douce et sereine. » Déclara doucement la sorcière se voulant rassurante. Elle n’était pas totalement sans cœur et comme ses autres victimes dont elle ne se souvenait même pas vu leur peu d’intérêt, elle l’accompagnerait dans cette épreuve. Il retrouverait l’ardeur de l’enfer pour se remettre de ce supplice, car elle ne partait pas du prince qu’il s’en sortirait. C’était plus amusant dans ce sens que d’imaginer qu’il pouvait s’en sortir, bien que cela fut une grosse possibilité. Avec un sourire digne d’une mère s’adressant à son enfant elle lui posa un bisou sur l’autre joue y laissant encore une fois la piqure du blizzard qui commença immédiatement à congeler son visage. Il ferait une magnifique statue de glace avec ses airs d’éphèbe. Une statue qu’elle se ferait un plaisir de regarder fondre en revenant à la réalité et à la cacophonie qui l’attendait en ville. Elle devrait également reprendre ses expiations. Il y avait encore trop de pêcheurs qui courraient pour lui échapper mais tous les complices de son mari devaient périr tôt ou tard. Ce sorcier n’était qu’un contre temps.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Ven 24 Oct - 19:03

En un éclair, les colonnes de béton et d'acier disparurent, prises dans un enchantement de neige et de glace, une féerie tenace qui vint purger les lieux moites et colorées d'une pureté nouvelle fraîche et monotone. Le froid mordant du vent fouetta le visage du sorcier, glissant sur sa peau telle une douceur oubliée depuis longtemps, plus vive encore que celle qu'il avait ressenti lors de son errance dans ce monde, avant d'arriver en Nouvelle-Orléans. Tout autour de lui, la portée de sa vision s'amoindrit lentement, obscurcie par les milliards de flocons qui se mirent à pleuvoir du ciel, le vent léger les balayant sur son passage pour en faire des nuées massives qui frappaient son visage comme autant de milliers de petites pointes d'acier. Il sentait dans ses poumons les effluves glacées de l'eau givrée, de la neige poudreuse qui s'amassait autour de ses pieds, se compactant pour enserrer ses chevilles à la manière d'un étau, la délicatesse en plus.
Jonas ne devait pas tourner dupe, toute cette brutale métamorphose du paysage n'avait rien de ce souvenir du passé que son corps et son esprit fabriquait. En tant que Mage, avec toute sa raison, il savait pertinement que c'était là une illusion mais son corps et son esprit lui criaient le contraire, rappelant à sa raison que tout ceci était comme chez lui, dans ses souvenirs, le froid, la glace ainsi que la neige. Petit à petit, sa conscience était dévorée par ses réminiscences alors qu'il se surprit à attendre de voir passer un ours blanc ou une meute de loups affamés un peu plus haut dans la rue enneigée, cauchemardant même sur l'idée que feu son père vienne à débouler devant lui...mais cela était impossible, l'un de ses plus puissants souvenirs était ce moment où le jeune scandinave avait plongé sa lame dans la machoire de son démoniaque géniteur. La sensation de liberté et de justice qui l'avait envahi en cet instant étaient si fortes, si profondément gravées dans sa chair et sa mémoire qu'il était fort possible qu'aucune illusion ne puisse un jour briser cela.

Pourtant il était là, il ne bougeait pas, observant son environnement nouveau avec le regard luisant d'un enfant se retrouvant face à une merveille. Son esprit avait beau lutter, sa mémoire venait jouer les troubles-fête, omettant même de rappeler à son corps que ses pieds commencient à souffrir de cette prison enneigée qui les recouvraient de plus en plus. Il n'y avait plus d'illusion, plus de réalité, il n'était plus en Nouvelle-Orléans, en hiver ou en été, il était chez lui, là où il avait grandi, un endroit, malgré l'enfance compliquée, qu'il chérissait plus que tout et vers lequel il aurait volontiers couru pour se réfugier et abandonner tout ce qu'il avait vu où vécu depuis cette époque. Mais la raison d'un sorcier était puissante, et celle de Jonas, avec les bienfaits d'une existence plutôt longue, pouvait être secouée, troublée, mais ne pouvait en aucun cas être brisée.
Ses yeux observèrent le spectacle hivernal sous un nouvel angle, cherchant un détail auquel se raccrocher pour briser le sortilège, mais il avait laissé l'illusion s'insinuer dans ses perceptions bien trop profondément pour s'en sortir aussi aisément. Il entendit la voix d'une femme résonner dans cet espèce de blizzard qui agitait l'atmosphère, le vent tourbillonnant chargé de flocons épais devenait de plus en plus puissant, occultant la périphérie de la vision du mage, limitant bientôt ses possiblités de vue à moins d'une cinquantaine de mètres tout autour. Elle était proche, assez pour que ses paroles soient comme un souffle mais il ne vit rien. Il s'écarta de sa position, comme pour changer son point de vue, modifier l'angle de ces perceptions, mais quelque chose le bloqua dans son mouvement. Aucun de ses deux pieds ne voulut bouger, pris dans une gange de glace solide qu'il ne parvint pas à briser malgré les puissants soubresauts qu'il imprima à ses jambes. Il se rendit compte enfin qu'il était resté trop longtemps immobile et qu'elle avait aisément prit une certaine avance sur sa résistance. Certes, Jonas était un mage, il faisait partie de ceux dont les illusions ne montraient plus aucun secret, mais il était un homme avant tout, et même la plus faible des illusions pouvait parfois le prendre à revers. Ce sortilège là était puissant, très bien réalisé, et trop inconscient du temps qui s'écoulait au travers, il lui était encore bien difficile d'estimer la maîtrise de celle-ci. Toutefois, il savait qu'aussi puissante pouvait être la jeune femme dans sa technique, tout comme lui, elle viendrait à perdre le contrôle de son pouvoir avec la fatigue, il suffisait alors d'attendre. La question que devait seulement se poser Jonas était de savoir ce que son ennemie avait l'intention de faire avec son illusion ou même pendant. En cherchant un début de réponse, quelque chose dans son esprit se décoinça et ses nerfs se libérèrent d'une certaine pression, sous la forme d'un éclat de rire

-Qu'as tu en tête jeune fille? lâcha-t-il avec amusement. Serais-tu en train de chercher à me tuer par le froid?

Il ricanait encore, sans obtenir de réponse, mais le fou rire semblait lui rendre encore un peu de raison. Soit il reprenait un peu de conscience et pouvait encore mieux réfléchir, soit alors son rire nerveux avait troublé la concentration de sa rivale, mais quoiqu'il en fut, il sentit en lui la capacité de pouvoir trouver un moyen de se défaire de sa prison frigorifiée. Il referma la prise de sa main sur la canne de son épée et tenta de dégager la lame de son fourreau, en vain. Le gel avait grippé le mécanisme de déverrouillage et le loquet refusa de bouger sur sa glissière. Jonas laissa son visage se crisper dans une grimace qui fit cesser son rire mais il avait un autre recours. La pointe de la canne, métallique, libérait par pression les deux fers d'ornements qui couraient le long du bois nobles vers le sommet, transformant ainsi cette sommaire décoration de l'outil en deux pointes qui se dépliaient à la manière d'un piolet, assez longues pour transpercer une cage thoracique si besoin était, et dans le cas présent, assez pour se planter dans la gange de glace qui recouvrait ses pieds. Dans un claquement sec, les deux morceaux s'écartèrent du bois, long d'une quinzaine de centimètres chacun et aussitôt Jonas assena le premier coup contre la masse qui le bloquait. Les éclats volèrent dans tous les sens, mais malgré la puissance du coup, la quantité de glace détruite était ridicule. Le temps allait manquer pour se libérer, le Mage devait donc changer de tactique

-Je me dois de reconnaître que tu disposes d'étonnantes ressources...et l'idée du froid, quel trait de génie. Malgré tout cela, je crains fort, ma chère, que tu n'aies pas fait un choix judicieux. Tu tomberas d'épuisement bien avant que le froid ne m'emporte. Là où je suis né, ce que tu as généré ne ressemblerait qu'à un bel été.

Il frappa une seconde fois la glace, assez précisemment pour que le coup porte à proximité du précédent, mais comme pour le premier coup, les éclats d'eau gelée fusèrent, trop peu nombreux pour une libération rapide. Le Mage maugréa et observa les alentours, espérant voir, ne serait-ce qu'un bref instant, la silhouette de son ennemi au milieu des bourrasques chargées de neige en suspension. Privé de possibilité de mouvement, il devait trouver autre chose, un moyen de briser le sortilège ou bien tenir assez longtemps pour que la jeune femme en perde le contrôle. Malgré ses belles paroles, Jonas sentait le froid s'insinuer de plus en plus profondément en lui, passant outre son épiderme pour s'attaquer directement à ses organes. Il serra les poings pour combattre la morsure et ferma les yeux pour reprendre le contrôle de ses sensations
Reconnaître qu'il était à sa merci, c'était hors de question, pourtant, la réalité était là. Avait-elle réellement l'intention de le faire dévorer par le gel ou bien ne s'était-elle employé qu'à le bloquer dans une position où elle pourrait aisément l'atteindre? Il n'en savait rien, mais il devait se préparer à l'une ou l'autre de ces deux hypothèses. Contrer les évènements en générant lui-même une illusion était impossible, elle était hors de portée et malgré toutes ses capacités, tenter de le faire aurait été comme de tirer une balle de tennis au dessus de l'océan en espérant qu'elle atterrisse sur une ilé déserte.
Pour l'illusion, il pouvait tenir le froid à distance, même si cela devenait de plus en plus délicat. Elle était jeune, très jeune, probablement assez pour manquer de maîtrise dans cet art, ce qui inéluctablement réduisait considérablement le temps qu'elle pourrait tenir le sort à son maximum d'efficacité. Si son intention était de le tuer physiquement après l'avoir paralysé avec ce sort, alors il lui faudrait s'approcher de lui, le toucher et lui transpercer le corps avec un couteau ou bien une arme à feu. Il existait alors une chance infime pour lui de se dépêtrer du piège lorsqu'elle plongerait une quelconque lame entre ses côtes. La blessure et la douleur suffiraient à faire perdre de la texture à l'illusion et la réalité reprendrait ses droits sur son esprit touché, lui donnant les moyens de renverser la situation à son avantage, si du moins sa mort ne venait pas trop rapidement. Il y'avait aussi cette antique technique de chasse qu'il connaissait et avait du expérimenter par lui-même, parfois malgré lui. Dans l'obscurité complète ou lorsque la vue laissait à désirer, certains survivaient d'une façon dangereuse mais efficace. Traqué par un prédateur qu'il était difficile de repérer, il suffisait simplement de laisser l'animal venir, le laisser planter ses crocs dans sa chair afin de savoir où il se trouvait et ainsi pouvoir le tuer avant qu'il ne le fasse. Pour Jonas la situation était presque analogue, il suffisait de se préparer à cela même si c'était bien plus compliqué à faire qu'à y penser.

Il ferma les yeux, enserra ses poings contre le manche de sa canne et la planta sur l'amas de glace qui bloquait ses pieds, devenus insensibles à sa conscience. Il contrôla sa respiration pour limiter les débauches cardiaques, cherchant le calme pour se concentrer sur la réflexion et la raison. La patience aussi était une arme, un outil dont l'apprentissage avait été long et fastidieux mais qu'il savait user lorsque nécessité faisait loi. Lorsqu'il sentit son rythme cardiaque s'assouplir et sa respiration redevenir profonde, lorsque la paix emplit à nouveau son esprit, d'une façon bien relative étant donné sa situation présente, il rouvrit les yeux.
Malgré le blizzard et l'épaisse ondée de flocons lourds qui fouettait son visage et la gange de glace qui comprimait ses mollets, le Mage sentit que quelque chose changeait dans son univers immaculé. Il n'était plus seul, son bourreau avait choisi de faire pleinement partie de son oeuvre illusoire, influant de ce fait directement dans la conscience du Mage, un acte prouvant, s'il en était, que la jeune femme n'était pas une quelconque novice dans l'exercice de cet art, contrairement à ce que son jeune âge pouvait laisser paraître. Etrangement, dans cette féerie visuelle, la sorcière n'avait plus rien d'une ingénue ayant croisé malencontreusement la route du mage ancien, elle avait l'air d'une de ces femmes fatales qui avaient autrefois fait tomber rois, princes et grands chevaliers avec son air assuré, sa grâce physique et son aura séductrice qui prenait un essor certain dans la blancheur éclatante de cet environnement. Tel un serpent, elle se lova autour de lui tout en sussurant quelques paroles menacantes dans le creux de ses oreilles, mots froids au ton doux qui glacaient ses tympans. " Diable de sorcière, combien d'hommes sont tombés ainsi sous ton joug après avoir succombé à ton charme?" Son portrait de beauté fatale s'étoffa encore davantage lorsqu'elle déposa sur sa joue un baiser aussi délicat que la caresse d'un jet d'azote. Elle s'écarta de lui, assez longtemps pour qu'il puisse passer sa main sur sa peau et libérer ses pores de cette sensation verglacante. Il l'observa, elle qui se délectait de la situation, avec l'assurance du chasseur ayant sa proie prise dans l'étau puissant du piège à loups "Approche donc encore une fois pour un baiser, et je saurais t'en donner un qui te brûlera la peau..." Il ricana à gorge déployée, tremblotant toutefois alors que le froid comprimait lentement ses organes internes.

-Je sais ce qu'est le froid, je sais ce qu'est l'Enfer Blanc, le néant de pureté glaciale qui le constitue, et je sais reconnaître une pâle copie. Ton illusion est parfaite, elle serait effroyable contre une autre victime, mais tu as mal choisi ta proie pour celle-ci. Elle est puissante, elle te consume de l'intérieur, te vidant de ton énergie vitale, tôt ou tard, la fatigue s'emparera de tes bras, tes jambes puis de ton esprit, et tu succomberas, c'est inéluctable. Tu tomberas, et je serais libre. Il me faudra certes un peu de temps pour me remettre, mais bien moins que toi, et à cet instant-là, tu seras ma proie, inerte, inconsciente, totalement à ma merci...


Dernière édition par Jonas Marcus Crane le Mar 11 Nov - 18:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Mar 11 Nov - 17:37

Ruby n’aurait jamais cru déclencher une telle illusion, surtout elle n’aurait jamais cru devoir combattre un tel ennemi. Sans qu’elle n’en ait la moindre idée, il était presque parvenu à la tuer, de loin, sans la toucher, sans lever le petit doigt. Par chance ou par instinct, la sorcière s’était rendu compte de la supercherie juste à temps pour s’en sortir. Elle ne lui offrirait pas la même échappatoire. Enfermé dans un songe, il pouvait trouver la faille qui permettait toujours de reprendre pied à la réalité, alors qu’en lui indiquant d’entrée de jeu qu’il était piégé dans son monde onirique il devrait combattre sa volonté à elle et non seulement avoir assez de la sienne. Il se concentrerait sur sa personne, il en oublierait le froid qui rongerait ses membres et il s’enfoncerait encore plus dans son piège sans que Moon n’ai rien à faire d’autre que d’apprécier le spectacle. C’était ainsi qu’elle avait gommé la ville pour l’immensité du grand noir et surtout du grand froid. Il y avait quelque chose de très poétique dans ce vaste désert blanc qui brillait tel de la poussière de fée. Il en était de même pour le blizzard, tous ces flocons virevoltant aux quatre coins pour épaissir la couche de neige au sol et agrandir la prison de glace du sorcier. Cela évoquait pour elle l’enfance perdu, l’innocence au moment de noël, des choses qu’elle n’avait jamais connues en Californie et qui lui manquait mine de rien. Il serait une parfaite offrande au nom de la petite fille qu’elle n’avait plus été depuis si longtemps et puis cela lui apprendrait à avoir joué avec le souvenir de son défunt mari. La jeune femme en aurait presque rit mais elle se contenta de l’observer, de voir comme il réagissait à son petit tour de passe-passe, de le voir se figer et ressentir le froid qui s’insinuait dans ses os et au plus profond de son corps. Jouer avec Ruby s’était comme jouer avec le feu, on finissait toujours par s’y brûler les doigts et il allait bien vite s’en rendre compte, songea-t-elle en approchant doucement de sa proie. Le chasseur chassé, cette image également lui donnait des envies lyriques.

Elle le regarda avec plaisir se complaire dans les évènements météorologiques, il ne sembla dans un premier temps pas plus surprise que cela de voir de la neige dans cette partie du globe mais après tout, il n’était peut-être plus à ça près. Mais un peu trop rapidement au gout de l’ancienne actrice il remarqua la prison qui se formait à ses pieds et remontait doucement sur ses jambes et son corps. Sans difficulté il comprit qu’elle était derrière cela, qu’il s’agissait de ses manigances mais c’était bien son but et elle ne se formalisa donc pas de son rire d’où perçait une nervosité certaine, s’il croyait la provoquer ainsi, il se mettait le doigt dans l’œil. Tellement profond qu’elle aurait pu en devenir vulgaire. Elle l’observa ensuite de débattre avec son arme si proche qu’il aurait pu la toucher mais bizarrement cette idée ne lui vint pas en tête. Peut-être parce qu’il savait que la mort du mage ne signifiait pas nécessairement la fin d’une illusion. Toutefois ses coups restèrent sans effet sur la neige durcie dans laquelle Ruby l’avait placé. Cela signifiait peut-être un bel été pour lui mais la sorcière doutait qu’il en est vécu tant que cela coincé par le givre, d’ailleurs si cela avait été le cas, il n’aurait pas dû vouloir se défaire de son carcan, il devrait l’apprécier, le chérir même et ne pas lutter pour en sortir, mais elle ne lui en tint pas rigueur. Bien au contraire ce fut ce moment qu’elle choisit pour se montrer pleinement à lui, pour le mettre face à l’illusion et à la prison qu’elle représentait, elle lui murmura des mots doux car elle n’avait pas de haine contre lui. Vouloir sa mort n’avait rien de personnel, c’était une question d’éthique. Elle ne pouvait décemment pas le laisser sans tirer sans conséquence alors qu’il venait de s’en prendre physiquement à elle, il devait payer. Lui ou un autre c’était pareil, le sort avait voulu qu’il s’agisse de ce blond, et bien elle allait simplement suivre le destin. Elle s’employa donc à le glacer encore plus en l’embrassant tendrement, comme pour un adieu, ce dont il s’agissait pour sa part.

Elle dissimula la surprise de le voir s’échapper de son baiser de mort, comme s’il réchauffait sa peau malgré l’illusion mais ne le lâcha pas du regard triomphant qu’elle posait sur lui. Son rire gras la surprise encore plus mais d’un autre côté pas tant que cela si l’on partait du principe que la folie s’emparait de lui. Une légende voulait que beaucoup d’hommes souffrait de cette affliction à l’approche de la mort, il n’y échappait peut-être pas, pensa-t-elle dans un premier temps, avant qu’il ne prenne la parole. Qu’il parvienne encore à sortir des mots malgré le froid la bluffa. Il était bien plus résistant que le commun des mortels et faisait en conséquence honneur aux mages ce qui était tout à son honneur et puis probablement à sa patrie d’origine si comme il le prétendait il venait d’un pays nordique. Aux vues de ses yeux clairs et de sa chevelure blonde, s’était tout à fait envisageable. Une nouvelle fois d’ailleurs il se vanta de ne pas subir ce qu’elle lui infligeait, qu’il n’était pas l’homme de la situation, ou inversement que cette illusion n’était pas la bonne pour lui. Comme à son habitude Moony n’en retint que le compliment fait à son pouvoir et l’exercice de celui-ci. En revanche il lui fut difficile de faire de même pour la menace qui suivi, d’autant qu’il n’avait pas tort. Il y avait effectivement une chance qu’elle s’épuise avant qu’il ne meurt, Ruby était puissante et ses illusions toujours très réussis mais elle n’en était pas à sa première pour ce jour, il y avait déjà tous ces gens du salon de thé qu’elle avait éliminé et celle-ci qui lui demandait un très gros effort s’était vrai. Oui peut-être qu’elle s’épuiserait et qu’il n’aurait qu’à tendre la main pour se saisir de nouveau de son épée et la pourfendre. Mais peut-être qu’il mourrait d’abord, mauvais juge de ses capacités, la patronne du Masquarade n’aurait su dire combien de temps elle avait encore devant elle pour parvenir à ses fins. Cela pouvait être cinq minutes comme cinq heures, cela variait souvent mais son niveau était assez bon pour qu’elle tienne suffisamment longtemps pour l’affaiblir plus qu’il ne le pensait. Toutefois, il avait raison sur un point, cela la laisserait quasiment sans vie et sans défense.

Sans perdre de son charisme ou de sa fierté, la demoiselle esquissa un sourire plus grand que celui qu’elle portait déjà sur son visage. « C’est bien aimable de reconnaître mon pouvoir. » Il était hors de question pour elle de lui laisser deviner le moindre fléchissement de volonté, la moindre faiblesse de laquelle il pourrait profiter. Certes il avait réussi à la déstabiliser avec ses mots mais il ne faisait que lui donner de nouvelles idées, si le froid ne lui convenait pas, elle pouvait lui trouver autre chose pour lui faire rejoindre l’autre monde. Ce serait moins ravissant pour les yeux mais peut-être bien plus efficace pour en finir. Elle détestait l’idée de devoir s’en prendre à un si bel homme, à un mage comme elle, à quelqu’un qui pourrait très certainement lui en apprendre tellement sur ses pouvoirs et sort, comme il avait remarqué qu’elle ne les utilisait pas au maximum de ses compétences, mais il fallait laver l’affront par le sang. Elle se mit en position de réflexion alors que la température baisser encore de quelques degrés. Si elle ne pensait pas à l’épuisement de sa force, ni à ce que cela provoquerait sur son corps, elle pourrait continuer encore un peu de jouer avec son esprit. Comme un chat ne se lasse pas de jouer avec la souris qu’il a piégé avant de lui asséner le coup fatal, parfois même le félin joue encore avec le corps inerte de sa victime, se moquant profondément de cette dernière et sa funeste de fin. Une sorte d’incarnation du diable en somme, en tout cas la comparaison lui plaisait plutôt bien. Elle adorait se voir comme un chat, fière, indépendante et très bon chasseur, elle ne verrait aucun inconvénient à le choisir comme totem. « Je sais ! » Fit-elle finalement comme si elle venait d’être traversée par un éclair de génie. « Si tu aimes autant que ça le froid, son opposé devrait d’être désagréable et puis comme ça tu ne seras pas dépaysé par la mort. » Elle rigola comme amusée par ses mots qu’elle seule pouvait comprendre ou du moins leur sujet et elle planta son regard dans celui de sa victime.

« Mais peut-être connais-tu déjà ? » Elle fit un mouvement de la main désignant les alentours qui avaient soudainement changés du tout au tout. En lieu et place des amas de neige il y avait désormais des roches calcinées ou volcanique, de la lave coulant à divers endroits et des brasiers un peu partout. Sa propre illusion lui donna des nouveaux et des frissons de dégout. C’était l’endroit qu’elle détestait le plus de toute sa vie et elle l’avait reconstitué à la perfection, aussi précisément que ses souvenirs le lui permettaient. Comment elle avait survécu dans cet enfer lui échappait encore, la mort, la vraie aurait certainement été plus douce que ce paysage de désolation. Ici les températures n’avaient rien à envier aux canicules qui pouvait s’emparer de la ville, cela faisait même passer ses dernières pour l’hiver. L’odeur du souffre était suffocante et douloureuse dans le fond de la gorge. Les seules sources lumineuses venant des flammes ou des coulées de magma rendant la vision difficile. Darkness Fall. En y regardant bien Ruby elle-même aurait pu paraître affectée par ce changement de décors, par ce nouvel environnement. Elle avait beau savoir qu’elle ne s’y trouvait pas véritablement, qu’il ne s’agissait que d’une ruse pour affaiblir plus rapidement son adversaire, elle croyait mourir au même titre que lui. Elle fit de son mieux pour se reprendre bien vite. Pour qu’il n’ait pas le temps de profiter d’être libéré de la glace qui l’avait enserré aux jambes. En toute logique il devait être affligé par le choc thermique et si lui aussi était déjà mort une fois, il serait également surpris de se trouver là. Il pourrait peut-être même croire qu’il venait de succomber au gel. Une aubaine pour elle car alors elle le tuerait peut-être sur le coup. Ce serait moins beau que par le froid mais à ce stade la demoiselle cherchait principalement le résultat. Laissant son mal être derrière elle, elle reprit la parole, profitant de son effet de surprise. « Je crois que c’est l’endroit parfait pour un barbecue. » Déclara-t-elle avec un sourire mesquin tout en claquant des doigts pour faire apparaître un feu sous le blond.

Cela le retiendrait moins bien que le givre mais elle ne doutait pas qu’il ne s’en sortirait pas si facilement qu’on pouvait le penser. Contrairement à ce que l’on pouvait penser ou voir dans des œuvres de fictions, un homme en feu qui courait était plutôt rare, cela nourrissait même les flammes. Les flammes avaient également ce pouvoir d’emprisonnement, cette capacité de figer la personne qu’elles cernaient et dévoraient. S’il venait du grand nord alors il serait sans aucun doute sensible à la chaleur qui lui lécherait l’épiderme à l’en faire fondre. Et dans un endroit comme l’Enfer il n’y avait nulle part où aller pour se mettre à l’abri. Il ne trouverait que de quoi nourrir le feu et en finirait encore plus vite avec la vie. Elle planta son regard dans le sien pour découvrir ce qu’il pensait de sa modification, de cette nouvelle illusion ignorant encore comment il allait l’interpréter mais s’il s’était défendu de ne pas craindre le froid il serait forcément sensible à son élément contraire mais cela ne voulait pas dire qu’elle le tuerait aussi facilement qu’elle le souhaitait. Parce que ce trouvé ici l’affaiblissait plus qu’elle ne l’aurait pensé. Il s’agissait de la pire période de sa vie, ou de sa mort, elle ne savait pas quel mot était le plus approprié pour l’occasion. Cela lui demandait de gros effort pour maintenant l’illusion de cet environnement et si elle montrait le moindre trouble il en profiterait, et il aurait raison de le faire. Elle devait en finir avec lui le plus rapidement possible et se sortir elle-même de ce cauchemar, de cet endroit qui la hantait encore trop souvent la nuit à son propre gout. Toutefois, toujours dans son rôle de bourreau elle lui murmura avec assurance. « Il faut mourir maintenant…d’autres que toi attendent que j’abatte le couperait sur leur charmante gorge. » Toujours sous le coup du sort principal lancé sur la ville, sa soif de meurtre et de sang était loin d’être assouvie et Moon avait hâte de se remettre à l’ouvrage une fois ce cailloux blond ôter de sa chaussure. Oui, il y avait encore tant de gens à tuer.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Mar 11 Nov - 22:42

Jonas maintenait son regard braqué sur la jeune femme qui continuait à tourner autour de lui, tel un requin brassant la vague autour de sa proie avant de fondre sur elle pour porter le coup fatal. Il la voyait jubiler même si elle ne le montrait guère, il ressentait parfaitement son engouement pour cette situation, car il était évident qu'elle s'impliquait pleinement dans sa création illusoire, l'air ambiant étant pollué par sa liesse à peine dissimulée. Dans les yeux de la sorcière, illuminés par la réussite de son illusion, il discernait sans peine la détermination qui l'animait, car elle était décidée à parvenir à ses fins, cela se voyait aisément. "Approche jeune fille, approche encore..."

La victoire s'offre à l'homme qui sait se montrer patient. La sorcière avait fini par comprendre que son prisonnier n'était pas aussi inconforté par le froid qu'elle l'avait imaginé au départ. Il l'avait dit, il l'avait aussi montré en ne s'effondrant pas aussitôt que les températures atteignirent des limites qu'elle même, dans sa propre création, semblait peiner à supporter selon les observations du mage. Elle était tellement déterminée à en finir avec sa proie qu'elle se décida à modifier le décor, passant d'un paradis enneigé à une géhenne sans nom. Le blizzard verglaçant laissa place à de puissantes bourrasques moites, brûlantes, asséchant chaque centimètre carré de toute peau qu'elles léchaient au passage, et le blanc immaculé laissa place à un halo rougeâtre permanent, alors même que la neige et ses milliards de flocons tournoyants devinrent gris, à l'instar de la roche en suspension que l'on trouvait à proximité des émanations explosives de lave en fusion. Jonas observa le changement de décor avec soin, voyant les modifications se produire sous ses yeux alors que le froid disparaissait de ses sensations petit à petit. Engourdi par le blizzard pendant de longues minutes, les quelques premières secondes d'intense chaleur qui léchèrent la totalité de son corps furent comme une libération exquise dont il ne se priva pas d'apprécier la douceur. Au niveau de ses jambes, le changement d'atmosphère ne mit pas longtemps à faire effet sur la gange de glace le long de laquelle les premières gouttes de dégivrage commençèrent à couler, formant des sillons dans le bloc, sans pour autant permettre encore aux chevilles du mage de bouger.

La sorcière l'observait, guettant les signes de son inconfort face à la fournaise environnante qu'elle produisait. Alors qu'elle passait une nouvelle fois devant lui, il vit que sa peau brillait doucement, se chargeant d'une pellicule moite, autre signe qu'elle s'investissait pleinement dans sa propre illusion afin de la rendre la plus parfaite possible, pour qu'elle devienne un succès évident contre sa proie. Pour Jonas, c'était un autrement significatif, il s'agissait là d'une annonce que le moment qu'il attendait depuis quelques minutes déjà approchait à grand pas, un instant précis pour lequel il se préparait. Un premier grondement se mit à retentir au loin, bruissement sourd de roche brisée en éboulement, trop peu puissant pour inquiéter qui que ce soit, bien que les yeux du scandinave scrutèrent les alentours afin d'en définir la provenance. Lorsqu'il les reposa de nouveau sur le corps et le visage de sa geôlière, un étrange sourire tirait les commissures de ses lèvres, ses canines pouvant presque être visibles de chaque côté de sa bouche. "Fin de la manche..."
La détermination de la jeune femme hâtait étrangement une soudaine frénésie en lui, celle du joueur, du prédateur qu'il fut autrefois et qui sommeillait constamment en lui. Aussi belle pouvait être la jeune femme, elle était une proie avec laquelle il allait jubiler à son tour. Ricanant légèrement derrière son sourire, sans quitter le visage délicat de la sorcière, il leva son bras droit, lentement, alors que son index se tendait en direction d'une montagne proche dont le sommet était masqué par un nuage sombre latent.

Le craquement sinistre de la roche retentit brutalement, et le sol fut agité par de violents soubresauts qui se répercutaient le long des os, juste avant que l'énorme explosion ne se produise. La brume noire qui auréolait le cratère encore invisible s'évapora en un dixième de seconde, laissant place à une énorme boule de particules aux tons sombres et grisâtres qui s'éleva vers l'atmosphère, poussée par la force démentielle qui tentait de s'échapper des entrailles de la terre. Le panache devint rapidement impressionnant au fur et à mesure que les masses de téphras l'alimentaient, le faisant grossir davantage, engloutissant le sommet du mont. Pour Jonas, le spectacle ne semblait avoir aucun intérêt, il maintenait déjà sa concentration sur la jeune femme, son illusion de présence qu'elle exercait dans son esprit, cherchant à créer une connexion, un moyen de pression sur cette apparence. Dans la situation présente, il ne trouva aucune difficulté, aucune résistance, exactement tel qu'il le pensait. Elle s'était investie elle-même dans son illusion pour contrôler au mieux sa proie, la rendant totalement vulnérable à qui savait en profiter. "Tu es à moi jeune fille..." L'éruption offrit au Mage la diversion nécessaire pour se concentrer sur elle, ainsi que la baisse effective des défenses de la sorcière.

[Illusion]Alors que le volcan crache avec fureur ses matières dévastatrices, étouffant davantage un air déjà fortement suffoquant, Jonas glisse sur le point de rupture, la faille qu'il a trouvé dans la maitrise de l'illusion que la sorcière exercait contre lui depuis un long moment. Il pouvait chercher mille et une raison sur les circonstances qui avaient amené la jeune femme à commettre ces petites erreurs, mais il n'en fait rien, il est déjà concentré sur elle, sur ce qu'il va faire. La brutale éruption a déconcentré momentanément l'apparition féminine, celle qui est dans l'illusion, lui laissant un boulevard pour retourner la situation contre elle, jusqu'à une certaine limite. Il le sait, il ne peut faire tout ce qu'il veut, car elle reste maitresse de sa création, et tant que son corps génère l'énergie nécessaire au maintien de cette illusion.
Il se sert de la catastrophe géologique pour se masquer de la conscience de la jeune femme, soustraire son apparence, la rendre invisible. Cela lui aurait été impossible dans le cas où sa geôlière ne s'était pas directement impliqué dans sa création, mais elle lui offre une opportunité telle qu'il ne peut que la saisir, joueur qu'il est. Il se doit d'être incisif et efficace, semer le trouble avec juste ce qu'il faut de suffisance pour qu'elle perde le contrôle de la situation, instant béni qui, si le succès est au rendez-vous, affaiblira l'esprit de la jeune femme et accélérera la déchéance de l'illusion. Désormais, pour la sorcière, la gange de glace en train de fondre sera sans jambes prisonnières en son sein, et la jeune femme se retrouvera sans aucune compagnie visuellement perceptible.
Les rôles s'inversent déjà, il tourne autour de sa proie, profitant des pluies de cendres de plus en plus épaisses qui les entoure pour se déplacer furtivement. Comment frapper vite et fort tout en étant efficace, alors même qu'il ne dispose que d'une poignée ridicule de force pour réussir son coup?

-Quel dommage de te voir échouer si près du but, après tant d'efforts et d'énergie dépensés... La cruauté de la sensation d'une création qui échappe à son contrôle, c'est là une frustration qui n'a aucun égal, n'est-ce-pas? Le sens-tu jeune fille, sens-tu ce volcan sonner le glas de ton illusion?

Il se rapproche quelque peu sans cesser de tourner autour d'elle, tout comme elle l'avait fait tantôt, assez proche de sa proie pour distinguer la totalité de son corps, en apprécier la posture face aux éléments qui se déchainent depuis l'éruption, la manière dont elle se maintient face à cette situation qui se dérobe petit à petit à son conditionnement.

-Tu as commis là trois erreurs qui vont te coûter cher ma belle ennemie. En premier lieu, tu as commis l'imprudence de t'induire dans ta propre création, telle une idiote imbue de son pouvoir... M'aurais-tu donc sous-estimé ou bien est-ce moi qui t'ai sur-estimé? Modifier l'illusion en cours, cela ne fait qu'augmenter les chances pour la proie de reprendre conscience et accroît la dégénérescence de l'illusion.

Une nouvelle explosion retentit tout autour d'eux, l'éruption reprend davantage de puissance et le panache qu'elle génère s'épaissit davantage. Lorsque la poussée extraordinaire qui propulse la massive colonne de téphras s'équilibre après l'explosion, une partie non négligeable du panache se retrouve alors libérée, soumise désormais à la gravité naturelle et le tout s'effondre brusquement sur le cratère avant de débuter la folle cavalcade le long des flancs de la montagne, transformant ainsi cet impressionnant amas de poussière incandescente en une nuée ardente qui dévastera tout sur son passage. Le nuage gris ronge les versants à une allure stupéfiante, uniquement poussé par sa propre masse qui le conduit droit vers le sol et le bas du volcan. Jonas profite de cet instant pour se rapprocher de l'apparente jeune femme et se glisse derrière elle, aggripe son corps de son bras droit, juste sous la poitrine puis saisit le menton de la jeune femme avec le gauche, la forcant à tourner la tête vers lui. Avec ce sourire carnassier, il la regarde, tout en passant l'autre main près de l'un de ses seins

-Rendez-vous de l'autre côté!

Il embrasse ses lèvres sans la moindre douceur tandis qu'autour d'eux, l'air s'alourdit, augmente en température et devient brusquement agité. "Le voilà ton baiser brûlant!" La coulée pyroclastique arrive sur eux bien plus rapidement que tout ce qu'ils peuvent imaginer, tel un vent de sable où chaque grain est comme un poignard chauffé à blanc, dévorant les chairs instantanément, passant au travers du corps, des muscles et des organes, si rapidement que la mort parvient avant même que le pire n'arrive.Il ne reste rien, hormis une masse informe de pieux calcinés que furent les os autrefois et de la plaine où ils se trouvaient n'est plus qu'un brasier encore balayé par la coulée...
[/Illusion]

Jonas reprit ses esprits brusquement, à moitié écroulé contre le capot d'une voiture vandalisée, le sens encore meurtris par la sensation de la nuée ardente dont il ressentait toujours l'effroyable morsure au plus profond de sa chair. Depuis combien de temps s'était-il libéré de cette illusion, il n'en avait aucune idée, rien ne lui permettait en cet instant d'en prendre conscience. Il se contenta de se lever, péniblement, cherchant des yeux son appui, sa canne pour s'aider. Elle n'était pas loin, posée sur le sol à moins de cinq mètres de là, juste à côté du corps inanimé de la sorcière. Il tenta de marcher, et vacilla immédiatement, se servant de ses mains pour bloquer sa chute. La douleur et l'incapacité de ses muscles à se ressaisir, surtout ceux de ses jambes immobilisés par la sensation glaciaire, obligèrent le mage à se rapprocher de sa rivale à quatre pattes. Il aggrippa fermement sa canne et s'appuya dessus pour forcer sur ses cuisses et passer outre l'utilisation de ses mollets endormis. Il resta ainsi partiellement debout, le regard rivé sur la sorcière, attendant que le sang afflue librement dans ses membres inférieures, tentant de les bouger de temps à autre pour aider la circulation sanguine.

Quelques minutes plus tard, s'il boitait encore un peu, il n'eut cependant aucune peine à se déplacer, non sans avoir attrapé la jeune femme par une jambe pour l'entrainer près du véhicule contre lequel il s'était éveillé. Il étira les bras de sa proie au dessus de sa tête avant de nouer les deux poignets avec la ceinture de sécurité découpée au préalable, maintenant la jeune femme dans une posture semi assise, mains emprisonnées autour du montant de la fenêtre de portière. Encore un peu affaibli, Jonas attendit son réveil en se posant sur le capot, tout en fumant un énième cigare dont les bouffées lui apportèrent le restant d'énergie dont il avait besoin.
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Mar 25 Nov - 15:46

Il était vrai que Ruby pouvait sentir la chaleur qui lui léchait la peau, l’air suffoquant qui lui emplissait les poumons mais cela n’était rien, un désagrément comparer à la souffrance que devait ressentir le blond à se trouver au cœur des flammes et du brasier qu’elle avait allumé juste sous lui en lieu et place de sa prison de glace. Il ne devait même pas y avoir de mot assez fort pour exprimer une telle douleur. La sorcière avait eu une mort plutôt douce à l’époque, elle n’avait pas souffert longtemps et puis le poids qu’elle trainait avec elle en surface s’était tant allégé qu’elle ne se souvenait même pas de ses derniers instants. En revanche jamais elle ne pourrait oublier cet endroit si profondément ancré dans sa mémoire qu’elle avait pu en faire une copie si parfaite. C’était peut-être ce qui lui faisait le plus peur dans tout cela, que tout cela soit encore si vif dans son esprit, si présent. Comme si sa renaissance et sa seconde vie n’était qu’une illusion, la plus parfaite jamais réalisée. Visuellement parlant, cela allait sans dire car du reste, la sorcière ne doutait pas de faire encore des erreurs, la plus courante étant celle de sous-estimer ses adversaires, comme c’était justement le cas ce jour-là. Une nouvelle fois, elle put se rendre compte de cet état de fait en plongeant ses prunelles dans ceux du scandinave. Comme s’il ne sentait pas les flammes le dévorer, il attendait qu’elle baisse sa garde, qu’elle le laisse entrevoir la faille de toute illusion et il sembla la trouver dans un moment infime de déconcentration. Un bruit un peu plus loin, le sol trembla sous eux et plus loin la roche montra des signes de colère. Cela n’avait rien de surprenant à Darkness Fall, ce qui l’était plus était que dans un univers sortant de son esprit, elle ne puisse contrôler ce genre de détail. Il ne pouvait y avoir qu’une seule explication à cela.

Lui. Cela venait forcément de lui, il lui avait dit qu’il, il l’avait prévenue qu’il n’attendait qu’un glissement, qu’une demi seconde, que le plus infime moment de mégarde pour se venger et visiblement il avait tenu parler et saisi sa chance. Il était véritablement plus fort que ce qu’elle avait pensé et cela n’avait rien de si étonnant. S’il avait ne serait-ce qu’un peu avoir avec la panique en ville, il était évidemment redouble. Suffisamment pour appartenir au gouvernement, ou être au moins en relation avec eux, sinon il l’était assez pour ne pas le craindre. Moon aurait pu ne pas avoir peur avec sa propre puissance mais ce qu’elle redoutait c’était de devenir à nouveau pire qu’un pantin. Elle avait également peur que ce décors ne soit plus un tour de passe-passe mais redevienne sa réalité perpétuelle. Jamais elle ne survivrait à un second séjour sous Terre. Ce fut donc avec horreur qu’elle assista impuissante à l’éruption volcanique, subissant le changement d’atmosphère. La pluie de cendre, comme une neige noire. L’air chargé de souffre, l’empêchant de respirer correctement. Sa vue également se brouilla, les larmes lui montant aux yeux tant l’environnement lui était désagréable, lui rendant la vue et la respiration difficile. De quel droit prenait-il le contrôle des évènements ? Pour qui se prenait cet avorton ?! Pensa-t-elle en observant sa disparition soudaine. Alors lui aussi voulait jouer à Houdini. Si la jeune femme avait été un animal sauvage elle lui aurait sauté à la gorge pour le déchiqueté. Chose qu’elle avait déjà tenté sur son partenaire par ailleurs. Cependant elle ne put rien faire que l’entendre prendre sa place à elle, celle de l’oiseau de proie virevoltant au-dessus de sa victime. La charogne. Il se moquait d’elle, lui jetant son échec à la figure, croyant une fois de plus l’enseigner, la punir tel un mentor mécontent de son élève trop impatient de surpasser son maitre. Elle écouta cependant attentivement ses soi-disant erreurs.

Une nouvelle explosion masque son semi rire désabusé. Elle commençait doucement mais surement à comprendre l’ampleur de ce qu’il se passait dans cette réplique de l’enfer pour sorcier mais en même temps sa haine, sa rage pour le blonde prenaient le dessus. Ruby avait trop envie de lui arracher les yeux pour véritablement s’intéresser à sa fin hypothétique à la Pompéi. Au moins sa beauté serait figé pour l’éternité, pensa-t-elle ironiquement avant de sursauter au toucher de l’homme. Il se permettait en plus de genre de familiarité. Elle aurait voulu lui cracher à la figure et il put aisément le lire dans ses yeux quand il l’informa qu’ils se retrouveraient de l’autre côté mais il fut plus rapide et posa ses lèvres sans la moindre ardeur sur les siennes ce qui lui donna envie de vomir. Un sentiment bien vite remplacer par enfin la peur, celle de la mort alors que la vague de feu les balaies comme la plus insignifiante des choses sur terre. Un cri de souffrance infinie eu à peine le temps de passer ses lèvres alors qu’elle se sentait littéralement fondre sous la chaleur. Sa conscience fut annihilée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, se dissipant dans le néant de l’univers avec au moins la satisfaction de ne pas avoir traversé cela seule. Il s’agissait peut-être de son illusion à elle, mais en s’en emparant pour la changer, pour la modifier et la modeler, il y avait mis sa conscience à lui et avait ressenti aussi puissamment qu’elle cette petite mort des plus atroces qui ne laissa aucune trace de leur passage dans ce monde imaginaire. Et en reprenant conscience Moony pouvait encore sentir la morsure de la lave et poussa un cri d’agonie en roulant sur le côté. C’était la première fois de toute son existence, de toutes ses vies qu’elle tombait sur un tel adversaire, un qui en valait la peine. Cependant elle n’avait pas le luxe de perdre contre lui.

Ce fut avec cette simple idée en tête, cette volonté de faire qu’elle parvint à trainer son corps à moitié mort un peu plus loin pour reprendre des forces. Tout ce travail avait nécessite autant de capacités mentales que physique mais la sorcière était loin d’être à bout de ressource. Elle était une survivante et si elle devait une chose à son cher et tendre époux, s’était de savoir se relever après chaque coup. Mais par chance, elle avait été assez maligne pour ne pas créer une simple illusion en transformant la rue en un univers de glace. Ruby maitrisait les abysses et elle put reprendre ses forces sans s’inquiété de son adversaire qui ne perdait rien pour attendre. Il pourrait s’estimer heureux de ce temps mort quand il se rendrait compte de la supercherie même si cela signifiait qu’une nouvelle fois, elle devrait lui montrer son apparence physique, elle devrait se mettre en danger. Seulement la sorcière aurait cette fois une nouvelle approche. Il ne servait visiblement à rien de courir à l’affrontement, il était de taille à lui tenir tête, bien qu’elle ne se l’expliqua pas. Elle attendit de sentir son sang circuler den nouveau parfaitement dans ses veines, elle attendit de retrouver un rythme cardiaque normal, elle attendit de se sentir suffisamment bien pour se remettre debout en quête de sa proie. Il ne fut pas difficile à localiser et elle s’approche de lui sans émettre la moindre intention malsaine. Pas même une pensée de meurtre ne lui traversa l’esprit alors qu’elle se trouvait juste dans son dos. D’une main féline qu’elle avait posée en bas de son dos elle remonta sur son épaule tout en le contournant pour lui prendre son cigare et lui en prendre une bouffée un brin salvatrice. La patronne du Masquarade ne fumait pas mais il avait des circonstances où elle comprenait cette sensation, cet attrait pour le tabac. Comme un homme qui allume sa cigarette après l’amour. Un trait qu’elle avait pourtant toujours détesté chez Georges.

Elle retira le cigare de sa bouche pour s’approcher de sa version inerte sur le capot de la voiture. « Tu aurais dû commencer par me dire tout de suite que tu étais dans le SM, on ne se serait pas battus. » Déclara-t-elle sur le ton de la conversation la plus banale tout en prenant le menton de la jeune femme inconsciente entre ses doigts pour le faire tourner et l’observer. « Je me suis particulièrement bien réussit tu ne trouves pas. » Fit-elle admirative avant de le regarder d’un air malicieux. Il ne devait pas comprendre ce qui était en train de lui arriver. En toute logique le mage avait cru avoir repris conscience le premier après ce qu’il leur avait infligé, il pensait surement prendre son temps à la torturer, à jouer avec elle tel le chat moyen avec sa sourire mais, il se retrouvait soudainement à la place de l’arroseur arrosé. Comme elle le lui avait dit, comme elle l’avait mis en garde, il n’imaginait pas la moitié de ce dont elle était capable et il n’avait encore rien vu. Moon ne se servait que très rarement de ses pouvoirs mais cela ne signifiait pas qu’elle était faible et qu’elle ne savait rien en faire. Elle leva l’index vers lui comme pour lui dire stop avant qu’il ne puisse parler. « Je sais je sais, je me révèle encore à toi et tu penses que c’est une erreur…mais…peut-être pas. » Ajouta-t-elle avec un sourire poli et charmeur, le même qu’elle pouvait servir à ses clients. Elle ne dégageait rien d’agressive, même son regard avait plus quelque chose de rieur, d’aguicheur que de meurtrier. De quoi le déconcerter sauf s’il comprenait qu’elle maitrisait simplement les illusions à plusieurs niveaux, ce qui n’était pas donné à tout le monde. Elle remit le cigare à ses lèvres de façon sensuelle et se gifla violemment, enfin la version endormie de sa personne, cela va sans dire.

La première Ruby se réveilla en un sursaut et tira immédiatement sur ses liens en voyant qu’elle était surplomber par le sorcier. Elle vociféra des insultes et des menaces, comme elle aurait pu le faire lorsqu’elle s’était ressaisie après son étranglement. Elle avait, elle, des envies de meurtre, de vengeance envers le blond et se comportait de façon totalement indépendante même si on pouvait voir que la souffrance se dessinait sur ses traits, qu’une fois la surprise passer, son corps éprouvait la difficulté de surmonter l’épreuve du feu. Encore plus quand elle se rendit compte qu’un double de sa personne se tenait près d’elle, semblant apporter de l’aide à son bourreau. Elles se trouvaient donc deux personnes bien distincte et mue chacune par leur propre conscience. Un exploit mais surtout une impossibilité physique, le scandinave se trouvait évidemment dans une illusion, encore une fois Moon le lui avait révélé sans problème. Mais la jeune femme enchainée, tentait-elle de lui faire croire qu’elle s’était déjà libérée pour le déstabiliser ou bien celle qui s’approchait de lui pour lui rendre son cigare et lui caresser le torse dans une tentative de flirt lui prouvait-il qu’en s’attaquant à elle, il était tombé dans un gouffre sans fond. « J’ignore pourquoi tu veux ma mort ou ce que tu as à voir avec ce qu’il se passe en ville mais songe à tout ce que l’on pourrait faire si l’on s’associait plutôt que de s’en prendre l’un à l’autre…et puis tu ne m’as donné qu’une seule de mes erreurs. » Il y avait une pointe non camouflée d’humour dans sa dernière remarque et elle en rigola d’ailleurs alors que l’autre Ruby qui affichait un air perdu et peinait à réaliser ce qu’il se passait, comme si elle croyait qu’il se moquait d’elle en faisant apparaître une femme lui ressemblant continuait de déverser des paroles désobligeantes. « Penses à tous ses gens que l’on pourrait tuer en s’associant…parce que toi aussi tu es là pour ça n’est-ce pas… » Insista-t-elle n’attendant que de pouvoir reprendre son travail de faucheuse sans plus se soucier de lui et de devoir l’éliminer même si tôt ou tard il paierait pour s’en être prit à elle. Mais cela pouvait attendre un autre jour.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Mar 25 Nov - 20:52

Jonas se retrouva, bien malgré lui, face à un choix bien délicat. Au cours d'une situation précise, le mage se retrouva étrangement prit entre deux sensations bien distinctes, l'une ayant attrait au retrait de son cigare dans sa bouche, le privant de cet instant de répit qu'il s'était offert, l'autre correspondant à la vision de sa proie qui passa devant lui et retira le fameux cigare de sa bouche. Il y'avait un point commun entre les deux ressentiments, et cela n'avait rien à voir avec le cigare, c'était ni plus ni moins que de la surprise, même s'il convenait de dire que le terme manquait de profondeur dans la présente situation.
"Diable..." Une hallucination? Pourquoi pas, après tout, il avait passé de longues minutes dans un froid illusoire des plus rigoureux avant de finir dans un univers proche d'un four à bois fraîchement allumé, et cela était sans compter la nuée ardente qui les avaient frappé de plein fouet quelques instants plus tôt. Un tel traitement pour l'esprit avait bon espoir de laisser quelques traces et sequelles dans la perception d'une personne, ne serait-ce que pour quelques minutes. Une hallucination, vraiment? Aucune chance, l'apparition n'aurait fait que passer devant lui sans s'occuper du barreau de chaise qui fumait dans la bouche du sorcier et ne s'amuserait sûrement pas à le narguer en fumant le dit cigare devant lui, malicieusement.Pour s'assurer de cette déduction, il ne suffisait simplement que de vérifier la présence de la jeune femme ligotée à la voiture, mais l'apparition se chargea de ce détail en s'invitant auprès de son double. "Diablesse séduisante, là tu m'as bien dupé!" Jonas ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, après tout, il avait lui aussi commis l'erreur de sous-estimer la jeune femme et ses aptitudes dans la maitrise du faux-semblant, chose qu'il lui avait reproché tantôt.

Tel est pris qui croyait prendre disait le dicton et que Jonas apprenait à ses dépends. Qu'importe, il était inutile de tergiverser davantage, le mage devait simplement reconnaître qu'il n'avait pas la main sur la situation, et bien qu'il eut de quoi surprendre la jeune femme, elle disposait encore suffisamment de ressources pour retourner la situation à son avantage. Indéniablement, sous ses airs de jeune femme séduisante, la sorcière qui lui tenait tête n'en était pas à son premier rodéo et qui plus est, maitrisait parfaitement bien le talent de l'illusion. Même en étant victime, Jonas ne pouvait qu'admirer les capacités de sa geôlière autant qu'il en avait fait avec les courbes de son corps au moment où il l'avait aperçu pour la première fois. Se résigner était désormais la seule option du sorcier, passer outre la surprise et prendre profondément conscience qu'elle avait quasiment la totalité des cartes en main. Elle n'hésitait d'ailleurs pas à le lui montrer, à le lui faire comprendre en tournant autour de lui avec un air joueur, une gestuelle narquoise qui trahissait chaque parcelle de contentement qui la submergeait, car elle, sans la moindre contestation, savait qu'elle avait le contrôle presque absolu de la situation.
Etrangement pourtant, Jonas ne se sentait aucunement piégé comme il l'avait été dans le froid tantôt. Il se concentra sur sa personne, quelque chose qu'il savait faire mieux que nul autre, s'analysa lui-même et ne trouva rien qui puisse altérer son être. Aucune entrave, aucune douleur, rien qui puisse le mettre dans une situation d'inconfort, que ce fut dans l'immédiat ou dans un plus long terme. Il observa la jeune femme jouer avec elle-même, cette partie d'elle qui se trouvait ligotée contre la voiture, cette chose que Jonas avait pris pour sa proie, de façon victorieuse, et qui se trouvait n'être qu'un pâle pantin soumis à la volonté de l'ennemi. Le regard du scandinave expatrié changea, passant du vieux guerrier trop expérimenté par le temps et surpris à quelque chose de plus admiratif devant cette personne. Les hommes tels que lui aimaient les mystères, et s'il ne se trouvait pas en face de l'un d'eux, alors il n'aurait plus qu'à se dire que vivre toutes ses années n'avait été qu'une lamentable perte de temps.

Elle était malicieuse, maligne, elle le savait et n'hésitait pas à se réveler et jouir de sa victoire. Quoi de plus naturel, le mage lui-même n'aurait pas agit autrement si les rôles avaient été inversés, car c'était sans doute là quelque chose de commun à beaucoup d'êtres de leur acabit, une certaine suffisance, une graine de narcissisme parfois très prononcée que la raison pouvait parfois peiner à étouffer. Cigare aux lèvres, la jeune femme tournait encore autour de lui, calmement, avec une certaine grâce et une sensualité marquée, comme en témoignait ses caresses délicates sur lui, maintenant l'esprit du sorcier concentré sur elle, lui faisant oublier même l'illusion qu'elle avait créé. Elle ne semblait pas décidée à en finir, dans son malheur, Jonas se rendit compte que sa rivale semblait manifester à son égard une pointe d'admiration, tout autant que lui envers elle. Elle avait montré ses talents en le surprenant dans un art, il avait fait étalage de ses capacités à creuser dans l'illusion de cette dernière, deux êtres qui ne semblaient pas avoir grand chose à apprendre sur leurs multiples possibilités.
Voulait-il la tuer? Vouloir certes non, bien qu'il en eu l'intention aux premiers abords, tel que ses ordres le réclamaient, il n'en avait désormais plus la volonté. Elle avait fait étalage d'un talent qu'il savait reconnaître et qu'il n'était pas disposé à faire disparaître aussi simplement, mais surtout parce qu'elle représentait une caste d'êtres rares, le genre de rencontre qu'il faisait fort peu ces dernières années, le genre de personne avec qui il partageait un minimum de similitudes. Le plus surprenant fut de constater qu'elle semblait de son côté réfléchir d'une façon plus ou moins identique, peut-être pas dans une finalité similaire à celle de Jonas, mais suffisamment intéressante, tentante même. "Nous associer? Qu'as tu donc en tête, sorcière?" pensa-t-il tout en plongeant ses yeux dans ce regard hypnotique.

Des propositions comme celle-ci, Jonas en avait déjà entendu par le passé. La première d'entre elle avait même scellé son destin, et si elle l'avait conduit sur le chemin d'une vie fastueuse et aventureuse, elle l'avait également mis sur la Route de l'Enfer. Pourtant, cette jeune femme représentait quelque chose qui manquait à sa vie, le confort de ses semblables, la sensation de partage d'une connaissance, d'un savoir qu'aucun être non initié ne pouvait comprendre. Alors même qu'elle n'eut le temps de finir, l'esprit de Jonas compilait déjà les informations, posant le pour, le contre et le neutre d'une telle idée. En plus de tout ceci, il fallait prendre en compte que la proposition venait de la bouche d'une femme séduisante, chose qui ne pouvait manquer de frapper tout homme dans son ego.
Affront ou proposition, difficile de démêler le vrai du faux et la jeune femme avait déjà démontré que la duperie n'était pas une entreprise valable contre elle.
Le mage la regarda droit dans les yeux puis observa l'autre copie qui gesticulait niaisement, toujours entravée avant de hausser les épaules. Il se tourna vers sa proie, le pantin, tournant le dos à la vraie sorcière et dégaina la lame de son fourreau, la laissant pendant le long de son corps, le temps de se décider vraiment sur ce qu'il avait à faire. Une poignée de secondes plus tard, le métal scintillant se leva dans la nuit avant de retomber violemment sur le cou de l'infortunée. D'un bras puissant et précis, la main de Jonas accompagna la garde jusqu'au bout de la trajectoire circulaire de l'arme qui trancha la peau du cou entre deux vertèbres, fracassa l'une d'elle et se sépara du reste de l'anatomie sans un bruit ni le moindre cri.
Il secoua la poignée pour faire partir le surplus de sang sur la lame, geste purement instinctif car aucun trace de couleur rougeâtre ne maculait la moindre portion du métal, immaculé comme si rien n'avait été tranché. Satisfait de son petit coup, Jonas se tourna vers la sorcière, l'arme toujours libérée mais pointée vers le sol, le long de sa jambe.

-Bien, nous voici en accord ma chère. Je viens de t'exécuter, comme il convenait, mais tout ceci n'est que jeu d'apparences, n'est ce pas? Il me semble que tu détiens quelque chose qui m'appartient...

Il tendit la main vers elle, paume vers le ciel en fixant son regard vers le sien avant de se résigner à laisser le cigare à sa geôlière, comme une marque de bonne foi de sa part.

-Tu veux donc tuer...Il est fascinant de constater que tu sembles indéniablement persuadée de vouloir tuer, mais sache que c'est là qu'une obsession qui n'est pas de ton fait. Elle t'as été inculquée, comme une idée, inspirée par ton instinct de survie dans un moment de chaos qui n'a rien de naturel. C'est mon devoir, ma volonté qui t'as poussé dans ce retranchement.

Il tâta sa poche pour retirer le tout dernier barreau de chaise qu'il portait avec lui et l'alluma pour poursuivre, enfin, cet instant de répit qui lui avait été retiré sans sa permission.

-Puisque l'heure est à celle des propositions, voici la mienne. Associe-toi à moi pour purger cette cité de la vermine qui la ronge et de celle qui la polluera, tôt ou tard. Tout ceci n'est qu'une masquarade pour faire sortir de leur tanière tous les monstres que compte cette ville, ainsi que pour réveler ceux qui pourraient le devenir. C'est une traque, une chasse contre un prédateur qui revêt de multiples visages. Refuse cette offre et tu seras damnée à surveiller tes alentours, attendant le moment où la lame te frapperas, inexorablement, que ce soit ici ou ailleurs, de ma main ou celle d'un autre. Cette nuit est celle du sang, celle où la Mort s'en prend à la Mort et à ses disciples, et seule la Mort aura sa victoire. Tout comme moi, tu n'es pas désireuse de finir comme ces milliers de gisants qui recouvriront les pavés au lever du soleil...

Jonas rengaina son épée dans la canne-fourreau et se rapprocha de l'apparition pour se tenir face à elle, à seulement quelques petits centimètres. Il effleura les cheveux puis la joue de la jeune femme avant de descendre sur le cou et s'y arrêter en pointant son doigt juste au dessous de la trachée, délicatement, sans effectuer la moindre pression, laissant son regard vagabonder entre le visage et d'autres courbes plus gracieuses

-Nous priver de tes talents n'est pas une option envisageable pour moi, et sans doute pas non plus pour certains autres...Tu pourrais agir librement, mais à bon escient, et nous pourrions aussi en tirer quelques... contentements...
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}   Jeu 18 Déc - 23:11

Il paraissait évident que Ruby jubilait de la situation, cet homme qui avait cru l’enseigné, qui avait cru remporter ce petit tournois de magie sans rencontré la moindre résistance s’était mis le doigt dans l‘œil tellement profond qu’il avait pu chatouiller le fond de sa boite crânienne. Comment dans ce cas, ne pas avoir envie de crier sa joie sur tous les toits. Elle exultait car cela n’avait pas été une victoire aisée, mais elle avait été magnifiquement belle et montrant non particulièrement une supériorité de la jeune femme, si ce n’était dans la ruse peut-être, mais en tout cas un pied d’égalité entre les deux mages, alors que le blond avait souhaité s’imposer dès le départ comme le plus fort des deux. Bien sûr la patronne de cabaret ne pouvait pas nier la faveur du hasard. Elle avait eu la chance de se réveiller en première après tout ce qu’il s’était passé entre eux. Un miracle presque si on analysait un peu la situation, mais pas tant que cela puisqu’elle utilisait une illusion depuis bien longtemps pour affronter l’enfer. Elle n’était pas aussi stupide qu’elle le lui avait laissé penser pour se révéler à lui sans prendre de précaution. Bien sur le baiser de la lave brûlante lui donnait encore des sueurs froids mais ce n’était rien en comparaison de ce que lui, de ce que son esprit avait subi dans cette ruse et c’était cela qui lui avait donné l’avantage de l’initiative dans cette nouvelle manche. Et par conséquent il ne pouvait que en être admiratif, même si par-dessus cela, la jeune femme pouvait lire un certain agacement, cela venait probablement du vol du cigare mais il ne se fâcherait plus pour si peu, surtout avec la proposition qu’elle lui fit par la suite. Elle avait en tête qu’il ne lui faudrait pas beaucoup d’argumentation pour le persuader de s’associer à elle, il était doué, il avait l’air d’apprécier la mort ou du moins la donner, elle aussi, ils étaient fait pour travailler ensemble. C’était d’une logique implacable, et Moon ne doutait pas un instant qu’il le verrait lui aussi, et rapidement.

Tirant une nouvelle fois sur son cubain, la sorcière l’observa réfléchir, suçotant sans grande finesse, mais avec une féminité sans égale, sur l’objet entre ses lèvres, elle continuait de flirter avec lui de façon grossière parce que l’heure n’était plus aux subtilités entre eux et parce que son physique avait toujours représenté un de ses meilleurs arguments de vente. Et là elle ne lui proposait pas n’importe quoi comme marchandise, et il devait s’en rendre compte. Elle resta donc plané là, le laissant à ses délibérations intérieurs tout en se disant elle-même que l’illusion présente devrait bientôt prendre fin, car le temps tournait toujours en dehors de cette petite bulle qu’elle avait créée pour eux. Pour une discussion au calme. Ruby réfléchissait à comment mettre fin à cela une fois qu’il aurait accepté de répandre le chaos avec elle sur la Nouvelle-Orléans quand elle le vit sortir son épée. Dans un réflexe purement animal, elle eut un mouvement de recule avant de voir qu’il se dirigea vers sa réplique, sur laquelle il abattit son arme tel le couperet d’une guillotine. Il ne faisait pas dans la dentelle, et même s’il ne s’agissait que d’un pantin, immatériel, la brune senti sa gorge se contracter à ce geste, elle eut envie de se frotter le cou pour vérifier qu’il était bien attaché au reste de son corps mais elle se contenta de déglutir en gardant un air décontracté quand il lui adressa la parole. L’exécuter, c’était le mot juste compte tenu de la méthode mais visiblement c’était son truc, son métier, une espèce de justicier ou un délire de ce genre. Rien qui ne pouvait être corrigé de son point de vue. Toutefois même si assister à sa propre mort en quelque sorte avait pu la froisser, elle ne perdit rien de sa séduction et se contenta de sourire malicieusement quand il réclama son cigare. Elle ne le lui rendrait pas, c’était un peu son trophée pour avoir remporté la partie. Et cela paru suffisant pour lui faire passer le message, car il rangea sa main, abandonnant l’idée. Elle l’avait deviné assez intelligent pour cela, en effet Moony ne s’associait pas à n’importe qui.

Il reprit sur une tirade concernant son envie de tuer, il était vrai que maintenant qu’il mettait le doigt dessus, cela ne lui ressemblait pas. Ruby avait certes un tempérament et elle avait de nombreuse fois menacé son collaborateur et surtout en dehors de son mari, elle n’avait jamais véritablement eut de victime. Et lui n’était même pas une conséquence de sa volonté, juste d’un geste malheureux. Alors d’où lui venait donc cette soudaine frénésie, cette violence qu’elle avait déployé dans le salon de thé ?! C’était véritablement étrange maintenant qu’elle y réfléchissait, d’autant que même dans le cas d’une mort, elle n’était pas si encline à faire cela avait si peu de discrétion. Cette fille en pleine rue, malgré la débâcle de la ville, elle l’avait tué à la vue de tous. Elle perdit un peu de son aplomb et l’écouta d’une oreille nouvellement plus attentive. Elle ne comprenait pas bien ce qu’il voulait dire par sa volonté à lui, une idée implantée cependant tout pris sens quand il ajouta des explications et surtout quand elle associa l’idée qu’elle avait eu au tout début d’un attachement au gouvernement. Elle avait trouvé cela peu probable, se disant qu’il n’avait simplement pas peur des représailles, mais c’était pire que cela. Tout cela n’était qu’un jeu des dirigeants pour faire le ménage ou plutôt pour le faire faire par les bêtes en sommeil avant de les tuer pour exterminer toute menace futur. Il fallait leur reconnaître une intelligence machiavélique pour ce coup de maitre mais elle se senti soudainement souillée. Une blessure à son âme qui ne cicatriserait jamais. Ayant répondu à l’appel du sang, le blond avait simplement l’ordre de l’éliminé. Il n’y avait de personnel. La sorcière avait esquissé un léger sourire à la mention d’une mascarade trouvant la situation d’une ironie dérangeante mais il fallait croire que son heure n’était pas encore arrivé comme son interlocuteur rengainait son épée. A priori elle ne subirait pas le sort de son double illusoire et il avait vu juste. Moon n’avait pas l’intention de rejoindre les rangs des cadavres lors que le jour se lèverait.

Puis ce fut à lui d’entrer dans une sorte de phase de séduction vis-à-vis d’elle, manque de chance, la demoiselle les aimait bien plus ténébreux. Bien sûr cela ne voulait pas dire pour autant qu’elle n’y répondrait pas, il dégageait quelque chose de dangereux, sans parler de leur plus gros point commun. Si les mages pouvaient être très solitaires, il y avait tout de même un sens profond du lien entre eux. Du moins c’était toujours ainsi que Ruby l’avait ressenti. Il lui proposait à son tour un marché, cela n’avait pas grand-chose d’une alliance, de ce qu’elle pouvait en comprendre mais l’essentiel restait qu’elle repartirait avec la vie sauve. Et cela pesait bien plus lourd dans la balance que n’importe quoi d’autre. Elle lui fit gentiment retirer le doigt qu’il avait sur sa gorge et lâcha une nouvelle volute de fumée après avoir tiré sur son cigare. « Il va falloir être plus explicite que cela mon cher…je vais pouvoir tuer, c’est magnifique, même si je déteste agir à cause d’un faux instint…mais que signifie pour toi à bon escient ? » Cela pouvait avoir mille et un sens si on s’en tenait à la linguistique et l’ancienne actrice aimait quand les choses étaient claires et nette, sans sous-entendu. Il était hors de question qu’elle s’abaisse à servir le Gouvernement. Leur cirer les pompes quelques heures, le temps que les gros pontes dépenses leur dollars dans son cabaret était une chose, un moyen de survie. Mais les servir directement, ce n’était pas possible. Cela ne faisait pas partie de ses prédispositions et là aucune manipulation ne pourrait y parvenir. D’ailleurs le fait de savoir que tout cela n’était jamais que le fruit d’une immense illusion, d’un jeu, d’un tour de passe-passe qui la dépassait lui avait passablement ôté l’envie de continue dans son chemin de mort. Cela eut pour effet de dissiper les derniers effets de l’hallucination qu’elle avait imposé au blond à son réveil. Elle s’était laissé bêtement déconcentrer mais son cerveau devait intégrer soudainement bien des informations, et même si elle n’en montrait rien, son esprit commençait à s’épuiser de ce combat de titan qu’ils venaient de livrer.

Soudain, les alarmes de voitures, le cri de panique ou d’agonie agressèrent de nouveau leurs oreilles. Il y avait de la fumée, des incendies par ci par là, suivant un affrontement ou un simple geste de pyromane profitant de la débandade ambiante. La vie avait continué pendant qu’il s’affrontait dans les limbes et éprouvait chacun la force de l’autre. Il ne pouvait pas y avoir de gagnant et s’ils avaient continué plus longtemps, ils seraient purement entre-tuer. Moony prit un moment pour regarder alentour, eux n’avaient pas bouger, elle avait toujours la main dans la sienne, son cigare dans l’autre et lui de même. Ils étaient comme figer parmi la foule en mouvement. Hors de l’illusion son envie d’abattre sa main mortelle sur les pauvres humains courant tels des fourmis lui revint plus forte et elle sentie ses doigts la démanger et tira une nouvelle bouffée de tabac pour passer la frustration, elle ne pouvait décemment pas se remettre à l’ouvrage tant qu’elle n’aurait pas éclaircie cette affaire avec le blond. « Cela veut-il dire que tu ne viendras pas tuer ses misérable avec moi ou simplement que je dois choisir mes victimes avec plus de…doigter dirons-nous ? Dois-je abattre les cibles de nos dirigeants, de tes patrons pour avoir la vie sauve ? Parce que je ne suis pas un de leurs chiens…moi. » Ruby mit une emphase sur le dernier mot et le regarda avec une étincelle de défi, elle ne cherchait pas à remettre le couvert pour une démonstration de magie mais il devait comprendre que personne ne domptait la grande Moriarty. Elle lâcha sa main et la posa sur son torse, le touchant sans honte. « Et je suis certaine qu’au fond tu préfèrerais t’amuser avec moi que de leur obéir…et je peux me montrer très convaincante. » Encore une fois elle joua avec le cigare dans sa bouche tout en venant coller son corps contre le sien. S’il venait du nord, il n’en était peut-être pas pour autant fait de glace.

CODE TOXIC GLAM

Revenir en haut Aller en bas
 

Welcome to the tombs {Ruby/Jonas}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Je suis le pire cauchemar des chocapics !! Mouahahaha
» SAVEYOURSOUL;
» Coin escalier
» Petit biscuit est parmis vous
» Sarah

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-