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 Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}

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MessageSujet: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Sam 20 Sep - 21:49







Meet the creeper



Isis Whitefield & Sanjana L. Tamboli  & Jezebel Redfern









La violence et la débauche dominent la ville. L’anarchie n’a jamais été aussi présente dans les rues de la Capitale qu’en cet instant. Depuis combien de temps êtes-vous le spectateur de cette décadence ? Quelques minutes, quelques heures, le compte a été perdu depuis bien longtemps. Tous vos espoirs reposaient sur ceux qui d’ordinaire maintiennent l’ordre. Ils ne viendront pas, maintenant vous en êtes sûrs. Et l'effroi qui s’infiltre dans vos veines est peu à peu en train de céder sa place à de drôles de sensations. Vous aussi, vous venez peut être d’être touché par cette illusion assassine.

Prêt à entrer dans l’arène et à montrer au reste du monde ce que vous êtes capable de faire ? Au milieu du chaos grandissant, choisissez bien le rôle que vous souhaitez jouer. Une victime apeurée ? Un impitoyable criminel ? Ou encore un vil opportuniste ? Ne vous souciez pas des représailles, elles arriveront bien assez tôt. Pour une fois, profitez de l’instant, savourez cette sanglante liberté qui s’offre à vous.

{ Isis Whitefield: Ensorcelée
Jezebel Redfern : Non-ensorcelée }
Sanjana L. Tamboli : Non-ensorcelée }



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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Lun 22 Sep - 16:10

    Il est l'heure, l'heure que je me rende à mon travail comme presque chaque soir, comme une routine, comme un chagrin que je me dois de réprimer, comme si je devais donner ma vie pour ce travail. Oui, ces derniers temps, je ne sais pas, je ne me sens pas à mon aise, comme si ces habitudes devenaient trop pesantes, comme si j'étais trop restées ici et qu'il le fallait partir, mais pour aller où ? Je ne le savais pas, au fond de mon être je le désirais véritablement, mais en surface, je me disais qu'il fallait mieux que je reste, que cela ne me coûtait pas tant que ça de servir ces gens au Masquerade. Pourtant, il me fallait faire quelques choses pour rendre tout ceci moins pesant. Je regardais pas la fenêtre, le temps semblait être beau et encore chaud en cette fin septembre. Je le savais, cela ne durerait pas encore des lustres, les températures seront moins clémentes d'ici quelques temps, cependant, il n'y aurait pas de quoi fouetter un chat, elles resteraient plus bonne pour la saison qui s'annonçait, comme si finalement l'automne ne signifiait rien et que l'été était du même acabit. J'étais dans mon appartement, je me préparais mentalement à me rendre au travail quand soudain, j'entendis un cri. Que se passe-t-il ? Je n'en sais trop rien, mais alors que je finis de me maquiller, mon reflet dans le miroir n'est pas le mien. Je ne comprends pas ce qui est en train de se passer, mais d'instinct, je mets un coup de poings violents dans ce reflet qui n'est pas le mien. Ma force étant ce qu'elle est, je me fais plus mal qu'autres choses ne brisant pas même le verre du miroir. Mais je n'ai qu'une envie à présent, trouver cette personne et la tuer, ni plus ni moins. Un rire s'échappe de ma gorge, un rire à vous glacer le sang, un rire qui ne me ressemble pas, mais je n'en ai pas conscience. Je sais où trouver cette personne, au Casino Royal. Il est sur mon chemin pour aller à mon travail, je sais ce qu'il me reste à faire. Ni une, ni deux, je prends un couteau bien aiguisé dans ma cuisine, celui qui me sert habituellement à couper la viande, celui qui la coupe comme si elle était du beurre, rien de plus. Je sais que j'arriverais sans peine à tuer cette personne.

    Je sors de mon appartement en courant, cette envie se fait de plus en plus grande, mon couteau à la main. Mais surprise, la première personne que je croise dans la rue ressemble à cette personne. Une lueur dans mes yeux me dit qu'il me faut la tuer, alors j'arrête ma course, et je saute sur la personne et lui donne un premier coup dans l'abdomen, puis un seconde au niveau de la gorge, puis un troisième en pleine tête. Les coups partent tout seuls, mais ils me font un bien fou, comme si je me soulageais de quelques choses, comme si je me repentais de mes péchés passés en tuant cette personne. Pourtant, je ne me sens pas rassasiée alors que je laisse la personne sur le trottoir à l'agonie, je n'ai aucune pitié à son égard, elle méritait clairement de mourir sous mes coups. J'avance dans la rue, j'entends des cris, je me dis que peut être d'autres personnes sont en train de s'amuser comme je le fais en ce moment. Mon sourire est d'argent, mon regard est d'or, je dois me repaître de ces morts. Je croise alors une autre personne qui semble me regarder avec stupeur. Son visage me rappelle celui de la personne que je viens de tuer. Comment est-ce possible ? Existerait-il son sosie ? La personne prends peur alors que je ne suis pas même à sa hauteur, il faut dire que mon couteau est plein de sang, que mon visage et mes vêtements en sont aussi pleinement recouverts, une seconde peau qui me va si bien. La personne court, mais je lui cours aussi après. Mon envie de la tuer est tellement forte que j'ai l'impression de voler littéralement au dessus de la route. Je n'arrive pas à la rattraper dans un premier temps mais qu'importe, la dite personne vient de se réfugier dans le Casino Royal. Cela me fait dire qu'elle est peut être bien le sosie de cette fameuse personne. Il y a du monde dans le casino, mais je crois devenir folle, ils se ressemblent tous, traits pour traits. Je ne sais plus où donner de la tête, mais qu'importe, je vais faire un carnage, en les tuant tous, car ils méritent tous la mort. Je suis bien loin d'être un geai moqueur, je vais être un geai tueur, car tous doivent mourir, c'est écrit dans les astres. Je me précipite alors sur la première personne dont je croise un regard apeuré. Je vais la tuer, l'ajoutant à ma belle collection.
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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Jeu 25 Sep - 12:58

Quelque chose n’allait pas. Malgré toute l’imperméabilité et l’indifférence dont pouvait faire preuve Jezebel face aux émotions de son entourage, se retrouver coincer à un bureau à taper des rapports avec un Cheshire, de son vrai nom Chester Hartfield, aussi nerveux qu’une puce, c’était plutôt gros come indice. Mais ce qui réussit à pénétrer l’aveuglement personnel de la skinchanger c’est que premièrement il ne s’embarrassait habituellement pas d’essayer de la faire taper un rapport. Ces choses-là allaient franchement plus vite si elle ne s’approchait pas à moins de cinq mètres d’un ordinateur. En effet, elle avait un don, ou une malédiction en l’occurrence, pour faire tomber en carafe ces engins. Et deuxièmement, Chester avait l’air nerveux, nervosité qu’il n’essayait même pas de faire semblant de cacher, si même le chat du Cheshire en perdait le sourire c’est que les choses se présentaient assez mal. Face à tant d’évidence Jezebel s’enquit, avec sa subtilité coutumière, de ce qui troublait son félin de collègues. Etrangement, il lui fit une réponse. Une réponse mi-figue, mi-raisin mais une réponse tout de même. Le problème semblait toucher un truc que lui avait dit son maitre. Le skinchanger ne livra pas plus de détail, toutefois, la blonde ne poussa pas plus loin ses investigations, pensant, à tort, que cela ne la concernait pas.

-J’en ai marre, soupira la blonde. Ca fait depuis huit heures ce matin qu’on est là-dessus…
-Si tu y mettais du tien…
-Mais c’est pas de ma faute si ce euh… truc arrête de fonctionner pour un oui ou pour un non.
-En même temps si tu arrêtais de tirer comme ça sur le fil de cette souris ça éviterai de l’arracher ! gronda son collègue.
-Mais ça veut pas bouger, répondit-elle exaspérée.
-Ok. C’est bon j’ai compris casse toi, et va te faire pendre ailleurs. Je vais finir celui-là.

Alors que le jeune homme grommelait et pestait contre sa collègue, elle se leva et se mit en route avec la ferme intention de prendre le temps de se transformer pour aller courir. Elle put toutefois entendre qu’il maudissait le jour où elle avait retrouvé ses souvenirs et une certaine forme d’indépendance d’esprit.

Quelque chose ne collait pas. Une sensation, des mots échangés sur son passage dans les couloirs, des regards appuyés différents des regards habituels. Le problème c’est qu’aucun ne répondrait à ses questions. Chesh savait ? Il ne parlerait pas. Il ne l’avait pas fait, il ne parlerait pas plus maintenant. On lui avait surement ordonné de ne rien dire. Ca promettait d’être très problématique. La jeune femme, s’était arrêtée devant la porte, essayant de faire fonctionner ses neurones pour mettre en place les différentes pièces du puzzle. Finalement, n’ayant pas réussi à trouver une raison satisfaisante à toute la tension qu’elle avait sentie autour d’elle. Haussant les épaules, elle poussa la porte du bâtiment des shadowhunters pour se retrouver dans l’air encore étouffant de ce début de soirée. L’air avait une odeur étrange, une odeur qu’elle ne pensait pas sentir dans une ville à cette époque. C’était une odeur de peur et de sang qui lui parvenait de toute la ville. Malgré cette étrange exhalaison qui l’avait frappé depuis qu’elle était sortie, la jeune femme avait continué à avancer en direction de son appartement essayant de maitriser ses pulsions. Cette fragrance avait un effet de chant de sirène sur son animale c’était la douce saveur de la curée, le temps de tuer et de se rassasier. Elle avait faim. Mais que se passerai-t-il si elle se laissait aller à ses pulsions ? Déjà quand elle le faisait alors qu’on lui avait ordonné de tuer, elle était bonne pour une petite séance éducative alors là, sans autres raisons que sa faim, elle n’osait pas imaginer ce qu’il trouverait.
Jezebel croisa un cadavre. Les tigres n’ont pas spécialement de tendance de charognard mais la vue du sang et son parfum métallique faillirent avoir raison de sa raison. Elle s’éloigna précipitamment du corps, s’affalant contre un lampadaire essayant de se concentrer sur son propre fumet qui hésitait entre celui d’une humaine et celui d’une tigresse, se gorgeant de l’odeur de prédateur qui repoussait son délire sanglant. Un bruit la fit relever la tête. La vision repoussa ses envies de repas mais ne résolu pas son problème de transformation. Un humain se tenait devant elle avec d’évidentes intensions homicides. Serrant les dents, elle retint un grondement inhumain qui roulât bas et dangereux malgré ses lèvres close. Elle sentait déjà des crocs pousser contre ses lèvres. L’humain tenta de lui planter le couteau dans le ventre. Elle se saisi de son poignet, l’écarta de son but et son autre main vint se saisir de la gorge de son ennemi. Un rugissement lui échappa. Sa dentition hésitait, des crocs garnissait sa bouche déformée, ses mains se recouvraient de poiles. L’humain… humaine, ne broncha même pas devant l’horreur qu’était le visage de la métamorphe, cette réalisation choqua la blonde qui se ressaisie et empêcha son corps de poursuivre sa transformation.

-Tu n’as pas peur ? demanda une Jezebel surprise.

L’humaine tenta seulement de dégager son bras comme folle, poussant des cris hauts perchés inhumains. La métamorphe tenta de la maitrisé bien décider à comprendre par quel miracle cette femme n’avait pas été saisie d’effroi devant l’horreur qu’était son visage quand elle était sur le point de se transformer. Le problème c’est qu’elle ne voulait pas se laisser faire et que d’autres humains avec des intentions peu louables semblaient attirés par les cris furieux de la chose qui se débattait dans la poigne de la jeune femme. S’accrochant au souvenir des tortures qu’elle avait subi pour avoir désobéi après avoir blessé cet homme, elle se força à simplement assommé la furie malgré son instinct qui lui commandait de la tuer. Elle posa son pousse sous la mâchoire de la femme et appuya l’envoyant au pays des songes. La jeune métamorphe lâcha l’inconsciente sur le pavé sans ménagement, son regard se portant autour d’elle, cinq humain avec un regard aussi meurtrier l’un que l’autre semblait lui en vouloir. Considérant qu’elle ne pourrait pas s’en sortir sans de sérieuses blessures ou sans en tuer un ou deux, la shadowhunter décida de fuir. Elle n’aimait pas fuir. Inspirant profondément, elle feula de défi à la face des humains qui s’étaient rapproché et s’élança en direction de l’un d’eux avant qu’ils ne l’encerclent. Elle bondit envoyant son genou dans le nez de sa cible, roula par-dessus elle et pris ses jambes à son cou.

Jezebel était adossé contre un mur dans une ruelle, tentant de reprendre son souffle et de comprendre ce qu’il se passait. Elle avait facilement semé ses premiers poursuivant mais d’autres avaient pris le relais, la poussant de plus en plus loin de son appartement et de tout endroit où elle aurait pu se transformer en étant certaine de ne pas faire un carnage après. Des bruits au bout de la ruelle lui tirèrent un soupir exaspéré. Si elle en tuait un ou deux, est-ce que ses maitres le sauraient ? Il y avait de grande chance. La blonde se décolla du mur et partie à l’opposer des bruits. En sortant de la ruelle, elle envoya bouler un gamin, lui jetant un rapide coup d’œil elle décida de ne pas s’attarder plus longtemps, il était lui aussi saisi par la folie ambiante. Elle prit une nouvelle ruelle et aperçu une porte de service entrouverte. Elle la poussa légèrement, une odeur de sang l’accueilli et un cadavre était juste derrière la porte. La situation n’était pas franchement géniale. Elle ne pouvait pas supprimer ces tarés, elle n’avait pas réussi à se diriger vers un endroit un peu sauvage et là elle allait se coincer dans un bâtiment… mauvaise idée. Vraiment une mauvaise idée mais les bruits de poursuites des autres fous ne lui laissait pas vraiment le choix. La jeune femme en goguette, poussa le corps de l’homme et ferma la porte se coupant toutes retraites mais la retraites n’était déjà plus une option avec ces malades qui l’attendaient dehors. Peut-être qu’ils allaient se tuer entre eux ? Un sourire désabusé tordit les traits de la blonde, aucune chance. Elle n’était jamais aussi chanceuse.
Jezebel s’attacha un peu plus à son environnement, elle était dans une sorte de couloir de service mal éclairé. Malgré la lumière très chiche, la métamorphe n’avait aucun problème pour discerner son environnement mais ça n’avait rien de spécialement rassurant. En effet, le manque de lumière était dû au fait que certaine des ampoules du couloir était fraîchement cassée. Expirant lentement, elle commença à se déplacer, s’attachant aux bruits environnant. Un sentiment bizarre la tenait, quelque chose qui avait à voir avec la facilité de rentrer dans ce bâtiment. Elle n’aimait pas ça. La métamorphe jura en se jetant dans l’encadrement d’une porte, une balle sifflant à ses oreilles. C’est ça qui la gênait, elle était au Casino Royal, la porte ouverte n’était clairement pas un détail très régulier, le cadavre non plus notez mais si la sécurité avait fonctionné correctement ce ne serai pas arrivé. Même les gardes étaient devenus fou ? Au vu de la situation, il semblait bien. Un autre taré se jeta sur le garde dans son dos avec un couteau, la jeune femme en profita pour pousser une large porte qui lui livra passage sans qu’elle ait trop à forcer, et elle se retrouva en plein milieu du casino. C’était de plus en plus mauvais, il y avait trop de gens. Ne sachant pas trop si dans le tas il y en avait qui avait encore toute leur capacité cognitive, elle choisit de se glisser furtivement le long du mur, progressant entre les différentes tables et machines dans l’espoir de rejoindre la sortie. La vision qu’elle eut dans l’entré l’arrêta. La vision d’une Isis le regard fou un couteau ensanglanté dans les mains se précipitant sur un homme effrayé, ça avait de quoi surprendre. Malgré son instinct de survie développé, la métamorphe ne put se retenir de faire un pas en direction de la scène, comme si elle voulait s’assurer qu’elle ne rêvait pas, mais avec ce qui lui était déjà arrivé, elle aurait dut se douter que cette soirée allait être… mouvementée.


Dernière édition par Jezebel Redfern le Jeu 16 Oct - 8:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Dim 5 Oct - 0:14

Boom boom. Je suis prise d’un sursaut qui me pince le cœur à la suite de ce spasme, décharge électrique que le cerveau envoi afin de s’assurer que l’individu inactif n’est pas décédé. Quelle ironie pour tout à chacun qui me connaisse. Je venais comme de m’éveiller d’un très long sommeil, et la prise de conscience me déstabilisait. Il m’arrivait certains jours, un peu comme celui-ci, de me sentir forte, et alors un autre jour, je me demande presque mais que diable est-ce que je suis en train de foutre ici ? Je ne suis pas folle, oh non, ma réalité est juste différente de la vôtre.  Je ne saurais dire la durée de ce laps de temps que j’ai passé plonger dans ma torpeur, mais ce sentiment d’avoir été quelqu’un d’autre était presque palpable. Cette certitude que ma vie aurait été bien moins meurtrie, contusionnée et estropiée. Ce désir farouche de plonger au fond d’une piscine, et y laisser mon corps dépérir semblait être le dernier flash dont je me souvenais. Inerte, morte dans l’eau, toujours visible à la portée des yeux de tous, de ceux d’Ezra, et même de Kyran.  Déchirure dans mon espace psychique, l’atterrissage était sensible. Foutu torpeur, évasion de l’esprit à la con. Interloquée, mes pupilles émeraude balayent l’espace dans lequel je me tiens, d’un regard circulaire, j’essaye de comprendre. Où étais-je ? Que faisais-je donc avant de m’éteindre quelques instants ? Sentiment de mort éminente, douleur de mort subite, le réveil m’oppresse la cage thoracique. Avoir la sensation de ne pas avoir accompli quoique ce soit de gratifiant de ma vie m’envahissait subitement. Sentimentalement nostalgique ? De grâce, non ! Déroutée plutôt,  peut-être bien oui.  Ici je me tenais, dans une salle poussiéreuse à concocter un nouveau prototype explosif. Me connaissant, un sourire de satisfaction agrémenté de mon air ravi,  avaient dû traverser mon visage à l’idée de présenter cette nouvelle merveille à Kyran. Ou celui avec qui mes griffes ont tâtées la violence bestiale au cours d’une altercation concernant Seth, ce jouet qui distrait mon ennui morbide. Parce que notre relation n’est qu’éphémère à mes yeux, devoir y porter une quelconque justification me donna rapidement le vinaigre au nez. Stupidité, amusement fébrile qui ne m’apporte que des ennuis, je suis lasse de devoir me priver d’un divertissement sous prétexte que Monsieur Hogan a apposé sa colère à l’encontre du jeune Daybreaker. Bref, je suis bien trop vieille pour toutes ces préoccupations. Malade de cette inertie constatée, je décide de remettre à plus tard mon affaire dans mon atelier à bombes. Il faut que je sorte, que je fasse quelque chose, n’importe quoi mais autre chose ou je me fusille dans la bouche.  Déterminée à me changer les idées, je prends mes cliques et mes claques, et je m’extirpe du manoir où demeure Kyran et sa troupe de gorilles ambulant. C’est non sans regard noir, coup de coude dans les reins ou remarques acerbes que je claque la porte, direction le centre-ville. Un taxi m’attend en bas de la rue, et sans plus attendre, je grimpe dedans pour m’envoler vers d’autres bâtisses.


Un cri d’agonie résonna à mes tympans tandis que je déambulais dans une rue paillarde du centre-ville. L’incompréhension se propagea sur mon visage alors que mon regard ahuri suivait avec lenteur la chute en pâmoison d’une jeune femme qui ne servira que de pâturage au déchainement de la population. Comment était-ce possible ? Avait-on lancé un sort, ou activé toute la violence humaine canalisée en un seul point interne afin de les transformer en tueurs sanguinaires ? Et pourquoi n’avais-je donc pas été touchée par cet effet destructeur ? Était-ce mon ancien statut de sorcière qui me préserve de cette chimère ? Tant de questions sans réponses, et tant que de temps à perdre à me questionner sur l’étendue de la situation. Il me fallait trouver un abri, et vite. Mon regard repéra non loin de là un bâtiment : le Casino Royal. Sans plus attendre, je rebrousse chemin afin de m’abriter au plus vite ; En ce qui concerne la jeune femme, je ne peux rien pour elle, elle est une cause perdue. Paix à son âme ! De l’intérieur tout comme à l’extérieur, le chaos avait élu domicile à la Nouvelle-Orléans. Embêtée, je constatais ma bêtise à m’être aventurer en ce lieu, car en effet qui dit lieu public dit ramassis de la population, donc j’engrangeais un risque plus élevé de me faire attaquer par un fou furieux. Chose qui ne tarda pas à se produire, un jeune homme s’agrippa à mon cou, tentant désespérément d’atteindre le haut de mon oreille droite, esquisse-t-il la volonté de m’égorger ? Peuh, dans ses rêves les plus fous. Je lui assène un coup de boule arrière, avant de me retourner avec vivacité, j’évite de justesse un coup de couteau qui fait siffler la lame dans l’air. Je lui décoche un coup de poing dans la gorge, coup décisif qui l’essouffle. Ni une, ni deux, je le désarme avant de le déséquilibrer pour qu’il s’effondre au sol. Pourriture innocente, bourreau contre son gré et victime dans l’absolu, je n’ai que faire de savoir quel est son passé, ou la personne qu’il peut-être. J’enfonce doucement la lame en dessous de son oreille, en profondeur. La vue du sang pourpre gargouillant et se déversant sur mes mains ne me fait point sourciller, si ce n’est qu’elle m’incite à continuer puisque j’ai commencé. Avec parcimonie tout en n’omettant pas de lui faire sentir le passage de ma lame, je le défigure en lui dessinant ce qu’on appelle le Sourire rouge.  Par ma rancune me poussa à cet acte, je ne ressens aucune culpabilité à respecter mon credo : œil pour œil, dent pour dent, mais au centuple. Un soupir à en fendre mon âme s’échappe de mes lippes, je range minutieusement le couteau tâché de sang avant de déambuler entre les allées des machines à sous, en longeant les murs. Alors que je tentais de me hisser en dehors de cette animalerie putride, mon regard sembla reconnaître un visage familier au loin. Flamboyante tel le Soleil, lumière canalisée dans sa crinière de lion, Isis était là. Ici, la voilà et alors que je l’observais dans ses moindres faits et gestes, l’étrange sensation d’avoir affaire avec une inconnue m’étranglait la gorge. Sceptique quant à son état d’esprit du moment, lorsqu’elle se retourna un couteau à la main, le regard furibond, je compris qu’elle était prise au piège d’un quelconque maléfice, ou je ne sais quoi. A bien y réfléchir, j’ignorais la signification de ce qu’il se passait, je posais un diagnostic magique en raison du non-sens de la situation. Parce tout ce qui se rapporte au bizarre me semble magique. Secouant la tête, je me faisais violence à reporter mon attention sur Isis, mais mon regard horrifié se posa sur une autre blonde qui avançait à petit pas vers elle. Dans un réflexe inné, je m’apprêtais à lui hurler à la figure, mais ma voix s’étrangla et la moindre parole fut avortée avant même d’avoir émise la moindre syllabes. J’hésitais. J’étais tétanisée sur place, confuse entre l’idée première de laisser l’autre ignare à ses problèmes et à m’occuper des miens, ou encore à intervenir afin de la stopper avant qu’elle n’assure sa propre place six pieds sous terre. Il me sembla réfléchir pendant une éternité, mais pourtant mon ombre se détacha rapidement de mon enveloppe corporelle afin de se tenir près de Jezabel tout en lui plantant ses doigts dans l’épaule en signe d’arrêt de tout mouvement. Nonchalante, les mains dans les poches, je lui lance d’une voix trainante : « Restes où tu es Barbie, ou sinon meurs. Es-tu assez folle pour penser pouvoir aller au corps à corps alors qu’Isis est déchaînée ? Je doute que tu sauras prévoir ses actes vu son esprit déchainé, aussi bestiale qu’un chien, ou pire un loup. » ; Un pas, deux pas, trois pas, je m’approche lentement tout en dardant mon regard en ligne de mire : Isis. Je la surveille, imprévisible comme elle est, gouvernée par la folie meurtrière, je ne saurais la sous-estimer bien qu’elle ne soit qu’une vulgaire humaine. Vigilance constante ! J’esquisse un rictus éphémère avec mes lèvres charnues avant de poursuivre : « Même si vous, les Skinchangers n’êtes pas dénués de dons magiques, j’espère seulement que tu ne te transformes pas en hirondelle, haha. ; Quoiqu’il en soit, elle ne doit même pas essayer de nous approcher, si tu vois ce que je veux dire ? » ; Dans un soucis de protection, je dégage de ma poche un revolver avant de le saisir en pleine main, droit sur Isis.

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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Mer 15 Oct - 22:48

    En l'espace de quelques instants, mon couteau est devenu mon meilleur ami et il va le rester pendant un long moment, car je dois nettoyer cette ville de ces personnes. Elles doivent toutes mourir, tout simplement, il n'y a pas d'autres solutions. Mon regard est furieux, il est encore plus carnassier que le sourire qui se dessine sur mes lèvres. Je n'ai pas conscience de ce que je fais réellement, mais ce n'est pas important, je dois tuer, tuer, tuer. C'est mon leitmotiv, je n'ai que cette unique pensée en tête, je n'ai que ces pulsions dans mon coeur, dans mon cerveau, dans mes membres, sur ma peau. Peu importe le moyen utilisé, je dois assouvir cette soif qui est en moi, cette envie que je ne peux pas enlever, car je le désire, je le veux, je ne veux que cela. Le Casino Royal est remplis d'un tas de cibles, mon sourire n'en devient que plus grand, mon regard devient encore plus brillant, mon couteau va devenir encore plus sale du sang souillé que ces personnes représentent. Je pousse un rire aux allures démoniaques alors que je croise une personne que je pense connaître. Elle est déjà au sol, elle semble avoir été comme assommée ou quelques choses comme ça. En vérité, non, sa peau a déjà été trouée par un arme à feu. Qui d'autres à oser faire comme moi ? Ils n'ont donc rien compris ! Je suis la seule qui doit tuer, alors qui que ce soit, je dois assouvir cette vengeance. Je dois commettre ces meurtres pour la bonne cause, je dois faire en sorte que cette purge soit la plus grande possible. Je m'avance dans le Casino, un homme est à une machine à sou, il ne se doute de rien, il est concentré sur sa machine, il ne se doute pas de ce qui l'entoure, il est dans une bulle complètement hermétique, mais il doit mourir. Je brandis mon couteau et avec toute ma force, je le lui plante dans le dos, une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à ce que son corps ne soit plus qu'un amas de chair fraîche sans consistance, je sectionne ces doigts, je fais en sorte de le faire souffrir même si je crois qu'il est déjà mort après les premiers coup de couteau dans son corps. Le sang gicle sur moi, sur la machine, douce sensation de déchéance, douce sensation de bien être, mais cette sensation n'est pas assez forte, il m'en faut encore. Ainsi, après quelques minutes à me déchaîner complètement sur le corps de ce pauvre homme, je vois une silhouette que je crois connaître être dans le coin. Elle passe devant moi en courant, quelqu'un est déjà en train de la poursuivre. Mais j'ai de l'avance, je vais pouvoir l'atteindre avant et mettre fin à sa vie, fin à ce qui lui servait de corps, je dois la tuer, tout simplement. Ce mot résonne si doucereusement dans ma tête. Il y semble tout bonnement piégé, car je ne devais pas passer à côté de ce but ultime, ce but qui ne sera achevé que lorsqu'il ne restera que des cadavres autour de moi. Je cours ainsi derrière cette silhouette qui semble déjà à l'agonie, une douce agonie que je vais me satisfaire à accentuer avant d'y mettre un terme. Je cours alors le plus vite que je le peux dans les allées du Casino Royal pour la vendre aux enfers. Mais je ne la vois plus, elle a pris trop d'avances alors que je contemplais mon butin. Je ne peux pas me contenter de cibles trop facile. Les muscles de mon visage se tendent alors subitement. J'hume l'air car il me semble avoir reconnu une odeur que j'ai croisé près des chutes d'eaux, il n'y a pas si longtemps : Jezebel. Que fait-elle ici ? Je ne le sais pas, mais si je crois avoir reconnue son odeur, je ne sais pas où elle se trouve, pas encore. Ma vision est trouble depuis tout à l'heure, mais mon odorat est comme décuplé. Je ne sais pas si cela est véritable, ou non, mais si elle est là, c'est qu'elle doit mourir tout simplement. Je cours alors là où il me semble qu'elle se trouve. Je me frotte les yeux alors que mes mains sont pleines de sang, alors que tout mon corps est recouvert de ce liquide visqueux et à présent froid. Je veux à nouveau avoir la sensation de cette chaleur qui m'arrive dessus alors que je suis en train d'enfoncer ce couteau dans leur chair. Jezebel où es-tu ? Viens par ici que je te tranche la gorge. Je te le promets, cela ne te ferra pas mal, du moins si, cela te ferra mal, mais cela ira si vite que tu ne sentiras rien du tout.

    " Jezebel ! Jezebel !!! Je sais que tu es là. Viens voir ton amie Isis, j'ai envie de te faire un câlin. "

    Alors que j'ai crié son nom, mon ton s'est montré incroyablement froid. Si elle est dans le coin, elle sera assurément interloquée par mes propos. Un rire strident siffle alors dans ma gorge, un rire à vous glacer le sang, mais il n'a pas cet effet sur moi, au contraire, il me galvanise, me donnant encore plus envie de la tuer, de la scalper, de lui trancher la gorge, d'en faire mon quatre heure.
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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Ven 17 Oct - 16:43

Jezebel était fascinée par la nouvelle Isis. Comment cette cruche si ennuyante avait pu devenir si... La jeune femme sursauta. Elle n’avait entendu personne s’approcher d’elle. Personne ne pouvait se rapprocher si furtivement qu’elle ne perçoive pas sa présence, du moins personne d’humain. La blonde se retourna lentement essayant de contrôler ses instincts meurtriers, un couteau s’était comme matérialisé dans sa main droite qu’elle maintenait plaquée le long de sa jambe. Le contact n’avait pas de poids et elle avait les mains dans les poches. Qu’est-ce qui s’était passé ?

-Barbie ? demanda la blonde perplexe. Qu’est-ce ?… Oh, la poupée. Pourquoi ? Laisse tombé en fait, marmonna la shadowhunter en haussant les épaules.

Elle jeta un rapide coup d’œil sur les nouveaux exploits de l’artiste devenu folle, un fin sourire étirant ses lèvres.

-C’est pas une question de prévoir, murmura la blonde dans un souffle comme si elle ne faisait que penser à haute voix.

La femme qui l’avait arrêtée n’était pas humaine. Son odeur était étrange, la façon dont elle l’avait arrêté n’était pas nette non plus, mais pour le moment ce n’était pas vraiment le problème de la jeune femme. Non, pour le moment, celle-ci se demandait ce qu’elle devait pensée de l’intruse. La connaissance qu’avait la brune des skinchanger n’était pas pour lui faire gagner des points auprès de la blonde, ça la rendait même plus méfiante encore. La jeune shadowhunter, se recula légèrement pour pouvoir garder l’arrivante dans son champ de vision sans perdre complètement le sujet de leur préoccupation de vu.

-Tu as peur d’elle ? Je serai plutôt curieuse. Je sais, « curiosity killed the cat* », mais je ne suis pas n’importe quel chat, ajouta-t-elle en gloussant.

Elle porta ses yeux sur l’autre. Ses yeux n’avaient plus leur couleur gris, bleu pâle habituel, mais étaient d’un bleu profond, fendus comme ceux d’un chat. Incidemment, la bouche de la jeune blonde était légèrement déformée par des crocs. Un frisson d’anticipation couru le long de l’échine de la métamorphe. Elle avait faim. Affreusement faim. Elle voulait chasser et toute cette folie agissait comme un chant de sirène sur ses instincts prédateurs. Un soupir proche du grognement lui échappa, alors qu’elle secouait la tête tentant de chasser les illusions que se forgeait tout seul son esprit. Ses yeux et sa bouche reprirent rapidement leur aspect humain.

-Tu peux ranger ça, ajouta-t-elle en désignant le revolver. Si elle s’approche, je serai heureuse de m’occuper d’elle. Ça pourrait se révéler instructif… Tu ne la trouve pas magnifique, pour une fois ? termina-t-elle d’une voix neutre mais étrangement tendu.

La blonde se morigéna. Elle devait maitriser ses émotions, ne pas se laisser dépasser par elle, pour ne pas faire de conneries. Sa course à travers la ville, les odeurs et la démonstration de la pianiste ne l’aidait pas, mais elle devait éviter de perdre les pédales. Elle se comportait comme sa sœur, si elle continuait comme ça, elle allait rapidement se gagner un ticket pour refaire un tour sur la table du Rat. Elle n’avait franchement pas envie de recommencer si tôt.
Là de ses réflexions, l’interjection d’Isis prit Jezebel quelque peu par surprise. Se désintéressant complètement de sa nouvelle connaissance, elle porta toute son attention sur Isis. Sa sœur aurait adoré, Isis avait quelque chose d’étrangement fascinant, pour une fois. On ne se rend pas compte de ce que peuvent faire quelque gouttes de sang et quelque bouts d’os en matière de cosmétique. Son prédateur et sa cruauté toute humaine semblait s’allier pour lui faire tourner la tête, lui faisant miroiter un repas et une distraction plus que bienvenue après ces heures de travail de bureau. La respiration de la skinchanger était devenu lourde, proche du grondement, elle perdit l’équilibre et du s’appuyer à une table près d’elle.

-Devrais-je répondre à son invitation ? Non, non, mauvais, très mauvais. Le Rat, souviens toi… gronda-t-elle cherchant sa respiration. Garder la tête froide toujours… Ca lui ferai trop plaisir...



*[HRP : Littéralement, "la curiosité a tué le chat", mais si je ne me trompe pas c'est censé vouloir dire "la curiosité est un vilain défaut" ]
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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Mer 29 Oct - 23:06

Les yeux rivés sur les antagonistes impliqués sur cette scène cocasse,  le canon du revolver braqué sur Isis, je comprenais littéralement que les mots rationnels n’auraient pas lieu d’atteindre la jeune femme enragée me faisant face. Et l’autre jeune femme, blonde de la couronne à la racine de ses cheveux, son air niais me laissait sceptique, si ce n’est pas blasé. Etre surnaturel d’un ancien temps, d’une autre époque, et si l’ironie du sort avait été poussé à son paroxysme, d’un autre monde. Je perdais de mon exubérance face à l’incompréhension qui déferla dans son regard, à croire que je psalmodiais des mots dans une  langue morte, incompréhensible pour les vivants. Parce que j’aime vivre dangereusement, je dois sûrement être marquée par un sceau mortuaire. Cette capacité à attirer la Mort était propice à mes moindres faits et gestes. « Tu sens la mort, tu respires la mort, tu es morte » me dit un jour Ezra. Ce jour-là, je n’ai pas eu le courage de me hisser sur la pointe des pieds afin de le gifler, chose que j’aurai dû, dans le but ultime d’apposer au fer rouge la marque de ma colère singulière. Parce qu’il est capable de déclencher un tsunami interne, j’égorge d’innombrables victimes à défaut de pouvoir extérioriser ma colère sur lui. ; J’allais finir par croire que ma propension à la déduction ne me trompait pas, soit cette jeune femme était complètement inconsciente, soit elle était tout bonnement stupide. A vrai dire, que ça soit l’une ou l’autre de ces constatations, cela ne m’enchantait pas le moins du monde … Dans un soupir lasse, je m’adossais au mur en observant avec  incompréhension la jeune femme exécuter son monologue bien trop délirant à mon goût. Ne sachant pas si elle se parlait toute seule ou bien si elle s’adressait à moi, je ne percevais que l’absence de cohérence dans ses propos.

« Il n’est pas question d’avoir peur, serais-tu aveugle, ma parole ? Isis est complètement délirante, tout comme le reste de cette ville, pour je ne sais quelle raison. Je ne sais pas quels sont tes projets, mais pour ma part, aujourd’hui n’est pas le jour où je compte mourir. » Balançais-je d’un ton réprobateur  à Jezebel. Affirmation qui pour une fois était aussi sincère qu’aurait pu être la parole d’un ange. Mais j’allais de surprise en surprise, je ne pus cacher ma moue interloquée alors que la jeune Skinchanger m’intimait de ranger mon arme en m’assurant qu’elle serait capable de s’occuper d’Isis. Oh, je n’en doutais pas le moins du monde, étant un de ces êtres hybrides métamorphe, elle n’aurait aucun mal à faire face à Isis qui ne demeure qu’une vulgaire humaine. Mais qu’en serait-il en cas de violence dans cette joute physique ? Jezebel sera-t-elle capable de lutter contre Isis sans faire verser sa liqueur pourpre qu’est son sang ? Manifestement, je m’étais fourrée dans un sacré pétrin ! Entre Isis habitée par une rage sanguinaire, et l’autre blonde qui se parle à moitié seule et qui se délecte à l’idée de se battre au sol avec la jeune humaine, je commençais déjà à avoir la migraine. Presque agacée, je commençais déjà à regretter de m’être octroyée cette petite balade en ville. Alors que je me massais la tempe d’une main, ma seconde main était refermée contre mon revolver que je tapotais machinalement contre mon menton alors que je restais en retrait de la scène, affalée contre mon mur avec nonchalance. Je commençais à perdre définitivement patience, et ne pas saisir la raison de tout  ce tapage anarchique m’exaspérait d’autant plus.

« Hé toi ! Au lieu de te parler toute seule, ce qui est complètement bizarre, essaye plutôt de ne pas empirer la situation, ça me ferait presque plaisir, tu vois ? ». Mon regard émeraude se dardait vers la jeune blonde alors que je continuais de la même voix blasée : « Yo Isis ! C’est quoi le problème avec toi, là ? Tu es à peine capable d’écraser une mouche avec tes grosses fesses … Je ne comprends pas ce qui t’arrive, mais on va discuter calmement, d’accord ?  Alors sois gentille, poses ton couteau au sol s’il te plaît. » ; Stupide que de lui parler ? Je haussais les épaules, qui ne tente rien n’a rien. Et au plus profond de moi, j’espère qu’il lui reste ne serait-ce qu’une once d’humanité malgré tout !
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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Ven 31 Oct - 2:52

    Jezebel est là, je peux sentir son odeur si particulière, cette odeur de félin mouillé qui se pisse dessus. Elle était dans le coin et si cela se trouve elle était à moitié à poil, je n'avais qu'une seule envie, je voulais la saigner pour la cuire à petit feu dans une casserole, elle pourrait être bien nourrissante, quoique, il n'y avait peut être que la peau et les os, pas grand chose d'autres, alors c'était à voir. Mais peut être qu'il y avait d'autres personnes que je pouvais saigner dans ce putain de casino, parce que le petit chat n'avait pas l'air de vouloir sortir de sa cachette. Peu importe, je me trouverais d'autres humains à me mettre sous la dent. Je ne savais pas pourquoi j'agissais de la sorte, mais c'était terriblement bon, cette envie me rongeait de l'intérieur comme un feu qui vous brûle, qui vous consume entièrement. Mon envie était là, mes besoins étaient là, rien n'autre ne comptait, les cadavres que j'avais pu tuer sur ma route pourraient en témoigner. Je passais à proximité d'une machine à sous. Un type semblait être tellement concentrée sur celle-ci qu'il ne voyait pas le carnage environnant. Tant pis pour lui, je lui plantais le coup dans le dos avant de le ressortir plein de sang et de le saigner comme un cochon en lui tranchant la gorge. Le sang avait gicler sur moi, me réchauffant un peu. Puis, je m'acharnais sur sa carcasse parce que oui, sa mort avait été rapide, il n'avait presque rien senti alors qu'il venait tout juste de gagner le gros lot sur sa machine. Du coup, je poignardais aussi cette machine qui n'arrêtait pas de chanter, elle me faisait mal à la tête. Personne ne semblait être là pour me stopper. Je n'avais qu'une seule envie, tuer tout le monde, purger la Nouvelle-Orléans de ces erreurs de la nature et il y en avait un bon paquet. Je sentais en tout cas toujours l'odeur de la skinchanger, mais elle ne me répondait pas. Quelqu'un d'autres m’interpella alors. Elle me connaissait mais cette voix ne m'était pas tellement familière. Je l'avais entendu quelques fois, mais je n'arrivais pas à la remettre dans son contexte. En tout cas, elle voulait que je pose mon couteau.

    " Tu crois vraiment que je ne suis pas capable de faire du mal à une mouche ? "

    Un rire diabolique sortait de ma bouche, alors que je prenais pas le bras une jeune femme qui était assez maladroitement caché derrière une énième machine à sous.

    " Tu vois bien cette mouche que je tiens par la main là ? Tu crois vraiment que je ne vais rien lui faire ? "

    Et je lui tranchais la main avec mon couteau bien aiguisé. La jeune femme poussa un cri de douleur qui me fit frissonné de plaisir. Qu'est ce que c'était bon d'agir de la sorte, je ne m'étais jamais sentie aussi libre que cela. Je m'avançais donc en direction de cette voix que je connaissais mais dont je ne me souvenais pas l'origine. Mon couteau resterait collé à ma main, il était son prolongement.

    " Approche, je vais te donner mon couteau, tu n'as rien à craindre. "

    Oui, comme ça, je lui tranchais un bout de lard en même temps, et elle se viderait de son sang. Mais peut être qu'elle serait comme Jezebel, qu'elle aurait peur de se montrer véritablement.
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MessageSujet: Re: Meet the creeper {Isis/Sanjana/Jezebel}   Dim 9 Nov - 23:10

Jezebel avait continué à marmonner des paroles incompréhensibles essayant de distraire son esprit des odeurs de sang et de peur qui flottaient autour d’elle, essayant de réprimer sa part animal. L’interjection de son acolyte du moment la tira de ses pensées, lui apportant une distraction bienvenue.

-Tu crois que je suis en train de faire quoi ? Que j’prépare un piquenique ? grommela la blonde entre ses dents.

En l’occurrence, si ça partait effectivement en sucette, ça pouvait se terminer en piquenique, avec au menu de la viande d’Isis bien fraiche, entre autre.
L’intervention suivante de l’autre jeune femme surpris la skinchanger, n’avait-elle pas l’intention d’éviter les ennuies ? N’était-ce pas la meilleure manière de faire dégénérer les choses à vitesse grand V ? Appeler ainsi une Isis si manifestement dérangée. Un frisson d’excitation et d’anticipation couru tout de même le long de l’échine de la métamorphe. Si Isis décidait de porter son couteau contre elles, elle aurait l’occasion d’assouvir sa faim. Secouant la tête, la blonde inspira profondément pour essayer de se calmer et chasser ces pensées dangereuses de repas de chair humaine. La jeune blonde se força à faire l’inventaire des odeurs environnantes pour se distraire, se concentrant sur celles moins susceptible d’alimenter sa folie et sa faim. Elle s’attacha à l’odeur du plastique des jetons éparpiller sur le sol, sur celle du métal des machines à sous, sur l’odeur plus proche et piquante des produits d’entretien qu’elle utilisait pour ses armes, mais une odeur particulière eu toute son attention. C’était une odeur de danger, une odeur étrange, une odeur de mort mais sans la putréfaction qui aurait dû l’accompagner. La métamorphe mit un instant à réaliser que cette odeur particulière appartenait à la femme au revolver qui se tenait près d’elle l’air profondément blasée.
Jezebel se raccrocha à l’odeur l’autre femme essayant de bannir toutes les autres et de reprendre un semblant de contrôle. La soudaine odeur de sang et le crie de peur et de détresse de la nouvelle victime arrachèrent un grognement d’envie à la métamorphe. L’odeur de peur et de sang mettait de l’eau à la bouche de la blonde, de la bave lui coula même de la commissure de ses lèvres. Elle se força à avaler sa salive et à réprimer le grondement qui naissait sous son diaphragme. Elle n’avait aucune envie de se transformer et encore moins intérêt à le faire. Tout ce qu’elle y gagnerait serait de s’empêtrer dans son uniforme et son holster d’épaule. Espérant que la douleur l’aiderai à lui clarifier l’esprit elle tapa du poing sur le bord d’une table de jeu qui protesta contre ce traitement injuste d’un craquement plaintif. Se raccrochant à tout ce qui pourrait l’empêcher de se couvrir de poile de façon intempestive et surtout qui lui éviterait de se transformer en plus de cent cinquante kilo de muscle assoiffé de sang, elle se focalisa de nouveau sur l’odeur de la brune. Se gorgeant de son odeur si étrange qui la mettait étrangement mal à l’aise mais tout était mieux en ce moment que se perdre dans un délire de chair sanguinolente.

-Si elle s’approche encore je vais la bouffer… grommela la blonde. Tu peux pas savoir comme son odeur est… délicieuse. Et ce sang, cette peur… la jeune femme du avaler sa salive de nouveau pour qu’elle n’aille pas s’écraser sur ses orteils.

La skinchanger se passa le dos de la main sur le menton pour enlever la bave qui le maculait. Jezebel s’appuya contre une machine à sous juste hors de vu d’Isis et ferma de nouveau les yeux toujours au prise avec ses instincts prédateurs.

-Je ne sais pas ce que tu veux faire et je ne sais pas ce qu’elle fera si je me montre, mais j’ai faim et pour le moment j’ai des visions de steak d’Isis, alors si t’as ne serait-ce qu’un embryon de plan fait m’en part. Ca m’aiderai beaucoup à ne pas me la jouer Hannibal.

Chesh, déteignait sur elle. Dans son état normale, elle n'aurait jamais songé à faire une référence à quelque film que ce soit.
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