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 « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]

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MessageSujet: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Dim 21 Sep - 0:39



Encore une fois, Maarten avait bu. Il ne savait même plus pourquoi. Une journée au travail, la soirée dans un bar, son emploi-du-temps s’était bien simplifié depuis quelques temps mais il n’arrivait pas à chasser de ses pensées son rêve si réaliste et factice en même temps, les courbes de Cate que ses songes avaient redessinés à la perfection en son honneur, fourbes sirènes qui l’avaient entraîné dans les profondeurs de sa décrépitude. Maarten coulait. Chutait inexorablement, tiré vers le bas par une créature marine qui voulait le garder pour elle, au fond de ce verre d’alcool ambré qu’il consommait sans plus en sentir le goût désormais. Fut un temps, il reprochait à Cate cette passion pour l’alcool. Il ne la comprenait pas, il ne voyait pas l’intérêt de se mettre aussi mal, de se réduire à ce point au rang de simple zombie menait par des émotions primaires. Et si au début il avait commencé à boire pour la retrouver dans ce vice qui lui était propre, il ne savait plus vraiment ce qui le poussait à chercher l’oubli dans ce liquide brûlant et trouble.

Encore une fois, Maarten ne rentrait pas seul. Il ne savait même plus pourquoi. Besoin primaire éveillé par l’alcool ? Solitude angoissante ? Besoin d’exorciser et de chasser loin de lui ce manque lancinant qui déchiquetait minutieusement le moindre recoin de son être à chaque respiration ? Non, rien de tout cela, et tout cela en même temps. C’était incompréhensible, c’était ridicule, mais encore une fois, Maarten ne rentrait pas seul. Son nom ? Il ne l’avait même pas retenu. Et si au début, il mettait un point d’honneur à être un minimum courtois et tenait à connaître le prénom de chacune des filles qu’il avait charmées – sans trop savoir comment – et ramenées chez lui, ce soir ce n’était plus le cas. C’était une chute, longue et sans fin, dans le dégoût de lui-même et l’autodestruction. Dans ses lectures, lorsqu’il était sobre – fait de plus en plus rare – Maarten avait une fois lu que le Saarloos était un animal qui ne supportait pas d’être seul et pouvait avoir un comportement de destruction en absence de son maître. Et bien tout humain qu’il se targuait d’être, Maarten constatait dans des moments de remises en question – souvent au petit matin accompagnés d’une gueule de bois – qu’il ne dérogeait en rien à cette description et que l’animal dont il prenait la forme ne lui était jamais mieux adapté qu’à cet instant. Catherine, Catelyn, Carine ou quel que fut son nom, trébucha soudainement et força Maarten à s’extirper de ses pensées dans un grognement. Un éclat de rire, jaune, s’échappa de ses lèvres, semblable en tout point à un aboiement typiquement canin. En la rattrapant, il la fit tournoyer sur elle-même, sans qu’aucune lueur de joie ne traverse ses yeux foncés. Elle n’avait pas à être là, il aurait préféré mille fois que ce fut elle devant lui, que ce fut elle dans ses bras, que ce fut ses lèvres collées contre les siennes.

Ils n’étaient plus qu’à quelques pas de chez lui désormais. Quelques pas, quelques étages, quelques mètres. Maarten se décolla de son invitée temporaire, le temps de chercher ses clés dans les poches de son jean, laissa glisser de ses doigts dans la poubelle la plus proche des débris de tickets de caisse, une liste de courses et quelques formules chimiques avant de mettre la main sur le jeu métallique. Dans un mouvement chaotique, il les approcha de la porte d’entrée, se prit les pieds dans la marche et les laissa tomber dans l’obscurité. Un flot de jurons néerlandais écorchèrent aussitôt ses lèvres. Ce n’était pas possible d’être aussi peu coordonné dans ses mouvements. Presque désinhibé par cette maladresse, Maarten recommença à pester en jetant des regards inquisiteurs sur l’asphalte environnant. « B#rdel, mais m#rde quoi. P#tain de… » Dans un soupir, il ferma les yeux en s’appuyant au mur le plus proche. Catelyn s’approcha de lui. « Et bien Martin, qu’est ce qu’il se passe ? » Martin, Martin… ne pouvait-elle même pas faire l’effort de prononcer correctement son prénom ? Le Néerlandais ne la repoussa pas pour autant, ouvrant juste les yeux pour les fixer dans l’obscurité blafarde qui les environnait. Dans un grognement agacé, il se contenta de commencer « Trois fois rien, j’ai fait tomber ces p#tains de cl… » Non. Non, ce n’était pas possible. Ce n’était qu’une illusion, rien de plus. « T’as fait tomber tes clés ? » lui hurla soudainement la voix suraigüe de cette pimbêche. Comment cette jolie brune était passée d’une attirante hispanique à une pimbêche insupportable en l’espace d’une poignée de secondes ? C’était une excellente question, et la réponse se trouvait de l’autre côté de la rue. Maarten fronça les sourcils, incapable de prononcer un mot, tout juste apte à pousser sans la moindre douceur Carine sur le côté, sans tenir compte de ses protestations, avant de faire quelques pas, pour être sûr. Non, ce n’était pas possible. Il ne comprenait pas. Que faisait-elle là, maintenant ? Ses pensées brumeuses avaient du mal à se mettre en place. Obnubilé par son regard, par sa silhouette, il ne remarqua pas le renflement au niveau de son ventre, trop concentré sur ses yeux, son visage. Sa présence. « Co… comment ? Te… toi ? » Maarten se pinça l’arête du nez. Non, non, nein et nee. Ce ne devait même pas être envisageable. Ce n’était qu’un jeu, qu’un nouveau tour de son esprit déjà bien trop déséquilibré. D’ailleurs, il allait lui faire comprendre, et tout de suite. « Tu n’es pas réelle. Tu n’es qu’une illusion, qu’un vestige, et tu vas disparaître maintenant parce que je le veux, d’accord ? » A défaut de croiser les doigts, Maarten serra ses poings de toutes ses forces en espérant à mi-voix que sa demande allait être exaucée par son esprit retors.


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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Dim 21 Sep - 3:06

La haine est l'amour qui a sombré
Maarten & Myla

Cinq mois. Aujourd'hui ça fait cinq mois que tu es en moi. Toi l'intrus, l'imprévu... l'erreur? Non ! La surprise simplement. Il m'aura fallu bien des mois pour me faire à l'idée que tu es là, à accepter l'imprévisible, mais aujourd'hui la colère avait laissé place à la tendresse de te savoir là. Le bonheur? Non je n'irai pas jusque là non plus.
Ton père n'est pas celui que j'aurais aimé, ton père est un c*nnard tout simplement, nous vivrons sans lui et nous irons très bien comme cela.
Tu es la bouée qui me rattrape à cette vie de conneries, il n'y a plus personne pour moi sauf toi.
Les mots venaient seuls. Il était d'un besoin quasi vital pour moi de les couchers sur du papier. Je n'écris à personne, mais j'écris à quelqu'un en même temps. À lui, ce bébé imprévu et encore tellement abstrait pour moi. Dans quatre mois il faudra apprendre à vivre ensemble, à deux puis-ce que Maarten n'est plus là et n'est pas son père de toute façon. Non cela est impossible, tant bien même nous aurons voulu avoir des enfants sa transformation en créature empêchait cela. M*rde quelle con*e j'ai été de faire cela... encore aujourd'hui ça me hante.

J'ai envie de boire. Depuis qu'il n'est plus là ça m'arrive de plus en plus souvent, mais maintenant ce n'est plus possible. Ce n'est pas seulement ma santé que je détruits en avalant des litres et des libres d'alcool, mais aussi celle de l'être qui vit en moi.
Souvent ça suffit à m'empêcher de boire, mais malheureusement pas tout le temps. Et je pleure, je pleure jusqu'à m'en endormir dans mon lit totalement vidée, énervée, en pleine crise d'impulsion, après avoir frappée dans les murs.
J'en ai vraiment envie, le placard est vide puis-ce que j'ai tout enlevée dans un moment de grande lucidité. Il faut sortir pour en acheter.
En quelques minutes me voilà dehors, la nuit est en train de tomber, la chaleur est un peu moins forte que dans l'après-midi c'est le moment idéale pour sortir. J'entre dans le premier magasin pour acheter une bouteille d'un alcool fort, le vendeur inspecte mon ventre comme pour me faire la morale, il n'a pas tort après tout. Maintenant il faut un endroit tranquille, loin de toutes les personnes qui pourraient avoir envie de me faire la morale eux aussi, loin de toutes les personnes qui pourraient vouloir s'inviter à ma petite fête personnelle. D'ailleurs qu'est-ce que je fête? Rien de particulier, puis-ce qu'il n'y a rien à fêter.
Il y a un parc à l'angle de la rue dont je me trouve, celui-ci est désert... parfait. Je fixe ma bouteille inexorablement. Mon invité surprise me roue de coups de l'intérieur, zut qu'est-ce que je suis en train de faire là? Pourtant, l'envie me brûle la gorge. Mon regard se fait plus sévère sur la bouteille, non il ne faut pas le faire !
Sous le coup de la colère ma main s'abat sur la bouteille m'entaillant la peau dans une couleur cuisante, peut-importe au moins la douleur me rappellera le pourquoi de cette blessure. Je suis fière de moi, malgré tout de grosses larmes salées roulent sur mes joues de rage, d'envie, de désespoir, mais surtout de colère.

La nuit était tombée quand mes pieds se sont remis en route. La fraîcheur de l'obscurité est plus qu'apprécié. J'ai encore chaud de la crise de larmes qui vient de se calmer. Je marche dans les rues sans réellement voir où est-ce que je vais, juste pour l'envie de marcher.
Il faudrait peut-être rentrer, les rues la nuit sont dangereuses et en plus du travail m'attend demain. Mes pas stoppent net et mes yeux font le tour de l'horizon noirâtre. Mes os craquent dans un étirement de confort, aller il est temps de faire marche arrière.

Des bruits se font entendre, des voix, des rires. Un objet métallique tombe et même si ça ne me regarde pas j'entends quelqu'un jurer. Une voix qui m'est tellement familière qu'une crise de colère monte en moi comme un volcan sur le point d'exploser, en un regard je comprends où je suis. En un regard je comprends qui il est... et je vais le tuer. Mes points se serrent pour essayer de ne pas foncer, de ne pas prendre le danger de me battre et recevoir un coup mal placé pour le bébé. Ma lèvre inférieure semble être sur le point de saigner tant mes dents la serre fort. D'un coup je regrette fortement de ne pas avoir bu cette bouteille, même la blessure de ma main -que je n'ai pas voulu soigner pour m'octroyer un rappel- n'arrive plus à me faire penser à autre chose. Nos regards se croisent alors qu'il envoie paître la femme qu'il a ramenée avec lui -elle ne paye rien pour attendre celle là- je n'ose pas bouger, pas parler. Co… comment ? Te… toi ? Non le pape imbécile. Mon volcan interne ne va pas tarder exploser. Tu n'es pas réelle. Tu n'es qu'une illusion, qu'un vestige, et tu vas disparaître maintenant parce que je le veux, d'accord ? Pendant un très court instant je trouve l'idée de disparaître très intéressante. Je ne suis pas réelle? Tu aimerai que je disparaisse... encore? Les questions n'en sont pas réellement , elles sont plutôt posées à moi-même. Le volcan explose et envoie la sauce. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ma main se lève et donne un violent coup de point dans le beau visage de Maarten. Ce n'est que le premier, beaucoup d'autres sont à suivre si je m'écoute. Ça c'est pour m'avoir abandonnée sal*ud ! Il en mérite tellement plus, mais la femme qu'il avait ramenée hurle des paroles que mes oreilles ne veulent pas comprendre tant le sang fait écho aux battements de mon cœur. La nausée est en train de me prendre tant la colère fulmine en moi, en plus Maarten semble bourré de quoi m'énerver encore plus. Lui il a le droit de boire et pas moi.Toi la p*te ta g*eule tu es la prochaine sur la liste. dis-je en pointant un doit accusateur dans sa direction. Elle aussi j'ai envie de la tuer, son crime? Avoir voulu coucher avec l'homme que j'aime tout simplement.

J'ai vraiment envie de vomir maintenant. J'inspire un grand coup pour essayer de faire passer. Mes mains tremblent, le saignement de ma main gauche a reprit quand j'ai collée le coup de point. D'un geste non élégant j'essuie tout ce sang sur ma belle robe blanche. J'essaye de me calmer, mais c'est peine perdue. J'envoie un coup de pied dans les jambes de l'homme. Conn*rd! Mon estomac se retourne à ce geste et il y a juste le temps de me retourner dans la première poubelle à ma disposition pour y lâcher la totalité de mon estomac vide. La gorge m'en brûle au passage. Fait chier... Toute cette rencontre est très cordiale dis donc : des coups, des insultes, des menaces envers une femme dont je ne sais absolument rien et moi qui vomit dans une poubelle.

J'essuie mes lèvres d'un revers de la main et soupire. Zut, zut et re zut. Pourquoi faut-il que je le rencontre là en plein milieu d'une rue bourré comme un goret et accompagné d'une femme. Il n'est même pas au courant de ma grossesse. M*rde... Puis va te faire f*utre toi et ta nana. Après des mois à refouler ma vengeance je vais en rester là? Apparemment oui, la sobriété me réussit dit-on. Je tourne les talons prête à partir, mais la nausée me reprend et me fait remettre une fois de plus la tête dans la poubelle.

  
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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Dim 21 Sep - 11:14



S’il avait eu moins d’amour propre, Maarten se serait déjà frappé la tête contre un mur, giflé une petite dizaine de fois et aurait fait volte-face en ignorant cette apparition venue le narguait même pendant son éveil. Mais Maarten était un homme, et même alcoolisé, il était loin d’en venir à de telles extrémités. Son bégaiement se contenta alors de rompre le silence, dans un entrechoquement lamentable de syllabes disparates. Ce n’était pas possible, elle ne pouvait pas être réelle. Il était encore en train de faire un rêve, un cauchemar éveillé, ce n’était qu’une vulgaire mise en scène de l’alcool qui embrumait ses sens. Et pourtant… son odeur était là, enivrante, exacerbée par ses sens canins, qui traçait insidieusement son chemin jusqu’à ses narines et envahissait la moindre parcelle de sa conscience. Il avait beau tenter de se convaincre, il eut beau le lui imposer, elle ne disparut pas. Loin de là, même. Je ne suis pas réelle? Tu aimerais que je disparaisse... encore? Sa était plus que réelle, en effet. Maarten eut du mal à respirer lorsqu’un frisson le prit. Il ignora Catelyn qui tenta de comprendre ce qui se passait et esquissa l’ombre d’un pas dans la direction de Cate. « Je… » S’il avait eu l’intention d’en dire plus, Maarten se trouva coupé dans son élan pas un poing dans la figure qui le fit trébucher en arrière. Ça c'est pour m'avoir abandonnée sal*ud ! Le voilà qui écarquilla les yeux. Ce devait être la seule chose qu’il était encore capable de faire, perdu dans ses pensées et l’incompréhension.

Son sang battait à tout rompre dans sa poitrine, un battement effréné dans une course sonore, son cœur vibrait sans s’interrompre dans ses veines : sa respiration s’accéléra dangereusement. Pendant une fraction de seconde, Maarten eut l’impression d’être devenu sourd, muet, insensible à la température environnante, comme si un seau d’eau glacée venait de le pénétrer jusqu’aux poumons. Il n’entendait plus rien, les mots de Cate et surtout le son de sa voix résonnant dans ses oreilles comme un écho perdu. Il ne pouvait plus rien dire, ses mots trouvant la mort dans sa gorge étranglée. C’était comme si une bulle d’insonorisation l’avait pris sous son aile, comme s’il s’était abstrait du monde réel pour mieux assimiler ce qu’il venait de se produire. Et comme toute bulle, elle était vouée à s’affiner et exploser dans un éclat de douleur.

Ce furent des cris dans un premier temps, qu’il eut du mal à remettre dans leur contexte. Carine  était en train de protester dans un amas de sons informes produits par l’alcool précédemment ingéré. Puis il y eut des jurons, de Cate cette fois. Toi la p*te ta g*eule tu es la prochaine sur la liste. Maarten secoua la tête, protestant contre ce traitement jugé suraigue. Ce n’était pas possible de crier à ce point, ce n’était pas possible d’ignorer le fait réellement important dans ce qu’il se passait ici. Essoufflé par un cœur qui n’arrivait pas à retrouver son rythme, le Néerlandais finit par murmurer un « Cate… » à la limite de la supplique. Un simple prénom, mais qui voulait tout dire. Dans ces deux syllabes résonnèrent l’incrédulité, une once de regret et surtout beaucoup, trop ?, de désillusion. Pendant un an et demi, Maarten avait tenté de se convaincre qu’il avait fait le bon choix, à New York. Ils se détruisaient l’un l’autre, ça ne pouvait pas continuer ainsi. Pendant un an et demi, Maarten avait tenté de se convaincre qu’il allait pouvoir l’oublier, qu’elle n’était devenue qu’un fantôme de son passé, qu’elle avait rejoint Christyntje dans le panthéon de celles qu’il avait aimées mais qui ne lui étaient plus accessibles. Et la voilà, devant lui, à piétiner minutieusement la moindre parcelle de ce qu’il avait essayé de construire pendant ces quinze mois de séparation. Hébété, Maarten resta silencieux devant le cri de rage de cette pimbêche qui commençait réellement à dilapider sa patience. Avait-il réellement songé à passer la nuit avec elle, alors que ses cris hystériques lui blessaient les tympans de la façon la plus odieuse possible ? Tournant le dos brièvement à Cate, il finit par prendre l’hispanique par le poignet sans aucune douceur avant de lui cracher dans un mélange d’anglais et de néerlandais « B#rdel, mais t’as entendu p#tasse ? Tu te la boucles et tu te casses, compris ? » et de la pousser sur le côté en chassant de son esprit culpabilité et mal-être. S’il était violent et impulsif, il n’était pas du tout dans ses habitudes de traiter ainsi une autre personne – surtout une femme – mais l’alcool mêlé à Cate était explosif, et il ne se reconnaissait pas. Débarrassé d’un problème, il reporta son attention pour la Canadienne. Ou plutôt, la Canadienne le rappela à son bon souvenir en lui envoyant un coup de pied dans les tibias qui achevèrent, si besoin était, de le sortir du brouillard alcoolique. Conn*rd! Fait chier...

Aussitôt, malgré la douleur infligée par ce pied rageur, les traits de Maarten se tendirent d’inquiet, des rides soucieuses traçant un chemin sur son front. Malgré la pâle luminosité des lampadaires blafards, il avait bien vu. « Cate ? Qu’est-ce que… » Si nous avions été une demi-douzaine d’années en amont, il l’aurait aussi prise dans ses bras. Cinq, Sept, Onze ans plus tôt, Maarten n’aurait pas hésité une fraction de seconde. Mais sans savoir pourquoi, il resta immobile, aphone, perdu. M*rde... Puis va te faire f*utre toi et ta nana. Un peu plus sobre, Maarten aurait lâché un acerbe c’est bien ce qu’on comptait faire qui n’aurait pas manqué d’attiser la colère de sa femme. Sa femme. Ils auraient pu. Ils avaient été fiancés, pendant un temps, avant que la jalousie détruise tout, jusqu’à son humanité et la confiance qui régnait entre eux. Un peu plus sobre, donc, Maarten aurait rétorqué vertement. Là, il se contenta de passer une main sur son visage, de se pincer l’arête du nez pour arrêter de réfléchir au ralenti. Et lorsqu’il eut fini, il considéra une Cate au bord de la nausée. « Qu’est ce que tu fais là ? Qu’est ce que tu… Cate ? » La voix du Néerlandais n’arrivait pas à se poser, passant de l’incrédulité à un soulagement mêlé d’appréhension. Des excuses se précipitèrent à ses lèvres, pour se faire pardonner. Des remords se frayèrent un chemin dans ses iris, des regrets dans ses mains tremblantes alors qu’il effleura l’épaule de la Québécoise. Comme pour s’assurer de sa présence, comme pour vérifier qu’elle était bien là et que non, ce n’était pas qu’une illusion factice. « Tu es vraiment là, alors ? Tu… » Non. Il ne pouvait pas l’inviter à entrer. A monter. A prendre la place de cette Catherine qu’il venait si violemment d’envoyer balader et qui allait à coup sûr vouloir se venger de cette humiliation. Il ne pouvait pas l’inviter à entrer donc. Maarten se mordilla la lèvre, hésitant à poser une question bien trop révélatrice de ce qu’il ressentait. Il pourrait l’envoyer balader elle aussi, rentrer seul, se plonger dans un livre pour s’évader, se pencher sur des équations et des molécules pour éviter de penser. Ce serait le bon choix, à n’en pas douter. Mais Maarten, malgré sa paranoïa, malgré sa méfiance et sa lâcheté, n’était pas en état d’être raisonnable. « Cate… ça va ? »


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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Lun 22 Sep - 1:15

La haine est l'amour qui a sombré
Maarten & Myla


Cette rencontre n'était vraiment pas prévue. Certes, dans ma tête j'avais longtemps rêvée, imaginée, le jour où nous nous reverrions. Une chose est certaine : jamais, oh non jamais, je ne l'avais imaginée comme cela.
Mon estomac était encore en train de se vider alors qu'il m'appelait encore. Qu'est ce que tu fais là ? Qu'est ce que tu... Cate ? Pitié qu'il arrête de m'appeler Cate, c'est fini ce temps-là, je suis une autre personne à présent : Myla. Il m'est impossible de lui répondre, mon ventre est tordu et me fait extrêmement mal. Ma gorge est brûlée par la bile. Je souffle pour essayer de reprendre mes esprits.
Je pense alors à ce que je fais réellement là, pourquoi est-ce ici que mes pas m'ont amenée? Simple hasard? Non... surement pas. C'est surement ma conscience qui le voulait, mais mon cerveau ne l'acceptait pas. Tu es vraiment là, alors ? Tu... Il est vraiment bête ou quoi? Le coup de point dans la figure ne lui a pas encore prouvé ma présence? Ses doigts effleurent mon épaule et un frisson incontrôlé me prend tout le corps. Pendant quelques secondes il n'y avait plus aucun mauvais souvenirs, juste l'envie de ses doigts, de son souffle, sur ma peau comme avant. Puis la reprise de conscience et l'envie de le frapper encore et encore déforma mon visage par de la rage. Cate... ça va ? Vraiment? Il veut réellement savoir si je vais bien? Après quinze mois d'absence c'est tout ce qu'il a à dire? Après un lâche abandon dans cet immeuble? Je ne répondis pas et lui jeta simplement un regard noir de sentiments les plus froids existants, puis lui tourna le dos.

Toutes mes pensées étaient entremêlées. Pour la première fois depuis longtemps le froid vint me faire frissonner, simple effet secondaire de l'après vomissement. Du dos de ma main j'essuyais mes lèvres. Un long soupire s'échappa de ma bouche quelques secondes plus tard, j'essayais de me calmer un petit peu pour ne pas rouer de coup Maarten à nouveau. Cate c'est fini... Cate est morte le jour où tu l'as abandonnée maintenant c'est Myla. Des paroles encore trop dures, froides et sèches à mon gout. Si je n'avais pas été enceinte, si nous n'étions pas en pleine nuit dans un quartier réputé mal famé, si Maarten n'était pas bourré... on referait le monde avec des si.
L'une de mes mains attrape mes cheveux et tire dessus de désespoir. Encore un peu d'effort pour maîtriser la crise d'impulsion qui risque de reprendre à la moindre contrariété. Après quinze mois c'est tout ce que tu trouves à me demander?... Si ça va ? Bien sûr que non ça ne va pas!

Avec tout ce qui vient de se passer précédemment je n'ai même pas remarquée que la pétasse est partie, dommage je l'aurais bien immobilisée pour m'en servir de punching-ball.
En me retournant à nouveau vers l'homme je fais un pas dans sa direction et sens l'odeur de l'alcool qui émane de lui, de quoi rendre mon cerveau encore un peu plus fou qu'il ne l'était déjà. Telle une baleine prête à s'échouer je me laisse tomber assise dans le caniveau les deux mains sur le ventre. La nausée est passée en même temps que la crise d'impulsion c'est un peu apaisée. En ce moment je me sens tellement vulnérable, tellement mal à l'aise, pleine de l'amertume des souvenirs brûlant mon cerveau à l'en faire exploser.
Ma tête se relève à hauteur des yeux de mon ex amant, il semble aussi perdu de moi en ce moment -ou bien est-ce l'alcool qui lui donne un regard aussi con-. Tu m'as abandonnée comme un lâche! Mon ambition première n'était pas de crier, mais là le mot est assez faible on dirait plutôt que j'ai hurlée comme si c'était la seule chose qui me restait dans ce monde.
L'avantage du fait que je sois assise par terre est qu'il ne m'est pas possible de le frapper encore, par compte le pauvre sol lui vient de prendre un coup de poing. Aie. La douleur transperce encore ma main déjà blessée par la bouteille. Le froid dans mes veines continue à me faire trembler. D'un coup sans prévenir une crise de rage m'arrache un cri -limite de désespoir- et me fait me rouler en boule dans un coin.
Les mains accrochées dans mes cheveux, la tête enfouie dans les genoux, Maarten ne m'a pas vu souvent comme ça, mais les hormones aident beaucoup en ce moment. Pour la deuxième fois de la soirée je sens des larmes salées coulées le long de mes joues, des larmes de haine sans sanglots.

Tu es un sal*ud... Ce n'est pas la première fois ce soir qu'il l'entendra, et je voudrais lui dire encore des centaines de fois.
Dans le silence de la rue des bruits de pas arrivent vers nous, ceux-ci sont pressés. Pourquoi ai-je déjà l'impression de savoir qui est cette personne? Mes yeux se relèvent discrètement pour regarder la femme que Maarten avait ramené chez lui de longues minutes plus tôt, elle ne comprend vraiment pas quand on lui dit de s'en aller?
  
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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Mar 23 Sep - 23:22



Petit à petit, Maarten reprenait ses moyens. Ou du moins ceux qui répondaient à son appel, ce qui faisait en fin de compte un nombre relativement peu élevé. Dans tous les cas, c’était déjà ça et il parvint même à faire une phrase intelligible, dépourvue de jurons et surtout correspondant à plus de 80% à ce qu’il voulait dire à la base. Que faisait-elle donc ici ? Première question. La plus importante. Que faisait-elle dans ce quartier, à cette heure-ci ? Savait-elle qu’il y habitait, savait elle que cet immeuble, dans leur dos, était le sien depuis plus de douze mois ? Avait-elle réellement voulu venir ou n’était-ce qu’une simple coïncidence, une simple malchance dont il rêvait depuis des mois, qu’il attendait avec cette même appréhension que celle qui pouvait saisir aux tripes avant un saut dans le vide. Sans parachute. Et actuellement, Maarten avait conscience que son espérance de vie ne dépassait pas celle d’un tel saut, puisque malgré les mois qui les avaient séparés, malgré tout ce dont il avait tenté de se convaincre, malgré toutes ses résolutions prises sur la tombe de leur relation et sur les ruines d’une New-York déchue, il ne pouvait s’empêcher de mourir en voyant Cate aussi mal. Ses doigts glissèrent sur l’épaule de Cate, comme pour s’assurer de sa tangibilité. De sa réalité. De sa présence. Un long frisson dégringola son échine comme en réponse à ce contact, et il eut brutalement envie de la prendre dans ses bras sans appréhension, comme avant.

Maarten rompit le contact en fermant le poing et bégayant à nouveau d’une voix inquiète. Un peu plus et c’en était fini de ses résolutions. Un peu plus et… il devait impérativement se reprendre, sinon ces quinze mois allaient se volatiliser comme la brume sous une brise légère, et tout allait redevenir comme avant. Mais était-ce si mal ? Sans lui répondre, Cate lui tourna le dos, et Maarten en profita pour faire un pas en arrière, histoire de s’éloigner de cette tentative pernicieuse qui ruinait sa volonté. De vieilles pensées se cristallisèrent dans son esprit, tandis que son regard ne pouvait que s’attardait que sur les moindres détails de sa sorcière. Partagé entre deux volontés, il ne parvenait plus à se positionner. Il l’avait retrouvée et pourtant… D’un soupir, Cate lui offrit une porte de sortie à ce labyrinthe de pensées. Cate c'est fini... Cate est morte le jour où tu l'as abandonnée maintenant c'est Myla. Maarten écarquilla les yeux. « Pardon ? » Ce n’était pas une question. Juste un effarement. « Tu te moques de moi, tu… Cate, arrête ! » En un clin d’œil il fut à ses côtés, ignorant l’instinct du chien qui lui hurlait de fuir tant qu’il en était encore temps, ignorant l’homme qui le suppliait de se réfugier dans l’immeuble, loin de la portée de la sorcière, ignorant même les mots de Cate. Après quinze mois c'est tout ce que tu trouves à me demander?... Si ça va ? Bien sûr que non ça ne va pas! Maarten voulut lui prendre les mains pour l’empêcher de se faire du mal mais la canadienne réagit la première en se rapprochant de lui, qui recula d’un pas.

Avant de comprendre ce qu’il se passait, Maarten la vit tomber à terre, mains sur un ventre bien trop rebondis qu’il choisit d’ignorer, lui aussi. Et encore une fois, loin de battre retraite comme il venait de le faire à l’approche de Cate, Maarten la rejoignit, hésitant à la toucher. Tu m'as abandonnée comme un lâche! Un lâche. Ce qu’il était. Le hurlement de Cate – Myla comme elle désirait qu’il l’appelle – crissa à ses oreilles bien trop sensibles de chien-loup, le faisant grimacer de douleur. Non. Il ne devait pas se mentir, son ouïe n’était pas la seule à être malmenées. Lâche. Il l’était, il le savait. Il avait fui sa famille adoptive, il avait fui les lieux de ses meurtres, il avait fui les hôpitaux et les postes de police, il avait fui son vrai nom, et dernièrement il l’avait fui elle. Maarten se savait lâche et ce depuis toujours. Mais l’entendre dire de la bouche de Cate, ce fut comme une giclée de sel sur la plaie ouverte depuis un an et demi. Et ça fit mal. Très mal. Raison pour laquelle, très certainement, le Néerlandais resta tétanisé devant la déferlante de désespoir qui inonda le trottoir, raison pour laquelle il ne sut faire un geste ni lorsqu’elle frappa le sol, ni lorsqu’elle plongea la tête entre ses mains dans des larmes sans sanglots. Tu es un sal*ud... Des tremblements naquirent au bout de ses doigts, s’amplifièrent dans ses articulations pour le faire chuter au sol, assis aux côtés de la sorcière. Il avait tort, c’était certain. Mais… rassurer une femme, la consoler, tenter de l’aider, il n’y avait rien de mal à faire cela tant qu’il ne retombait pas dans les mailles de son filet, non ? Si on fait abstraction que tu es déjà retombé, Maarten, alors non il n’y a rien de mal à cela. Il devait juste ne pas l’inviter. Ne pas la faire rentrer dans son univers, ne pas lui faire passer le pas de sa porte. Il devait juste… résister. Se détacher d’elle. Rester à distance, garder ses distances surtout, ne pas écouter ce que lui hurlaient chaque battement de son cœur malmené. Ne pas… Maarten passa un bras autour de l’épaule de Cate, pour l’attirer vers lui, ignorant les pas pressés venant dans leur direction que son ouïe ne pouvait manquer. « Cate… » Que pouvait-il donc dire ? C’était de sa faute si elle était dans cet état. C’était de sa faute si elle avait pris à ce point du poids. C’était de sa faute à lui, si l’alcool obscurcissait sa réflexion pour ne pas lui faire voir l’évidence même quant à cet être qu’hébergeait Cate. Et c’était de sa faute, encore, si des larmes dégringolaient en cascade les joues de la sorcière. Maarten ferma les yeux en un cours instant, comme pour demander pardon à Bastien. « Oh Cate… je suis… je suis tellement désolé. »

Si sa voix se brisa à ces mots, ce n’était pas seulement parce qu’il était sincèrement désolé, mais aussi – et surtout – parce qu’il venait de se rendre compte que tous ses efforts n’avaient mené à rien. Il était incapable de ne pas céder devant l’odeur, la voix, l’être de Cate tout entier. Il était incapable de ne pas l’aimer, quand bien même il savait qu’ils ne pouvaient que se détruire en étant l’un avec l’autre. C’était plus fort que lui. Il se revit des années plus tôt, la trouvant ivre sur le trottoir, n’ayant plus guère conscience de ce qui l’entourait. Il se revit la ramenant dans sa petite chambre sous les combles du bar, et guidé par l’alcool, Maarten se saisit de Cate pour l’aider à se relever. Oubliée son agressivité, oubliée sa mauvaise humeur, l’alcool et les souvenirs, l’alcool et la détresse, tout cela faisait renaître en Maarten la douceur dont il avait pu faire preuve la nuit de leur rencontre et les nuits qui avaient suivi. La colère et la rancœur étaient loin pour le moment. « Je suis… tellement… arrête, s’il te plait arrête de te faire du mal. Blesse moi, passe ta colère sur moi mais je t’en supplie, arrête de te faire du mal… » Le Chien-Loup hurla pour que Maarten cesse ainsi d’être aussi pitoyable. Ce stupide humain ne comprenait il pas qu’il venait à nouveau de se remettre sous l’autorité de sa créatrice par ces quelques mots dictés par sa faiblesse psychologique due à leurs retrouvailles et à l’alcool précédemment ingéré ? Cet imbécile d’humain ne comprenait-il pas que dans quelques heures, à son réveil – s’il se réveillait – il allait avoir envie de tout détruire en repensant à ce qu’il était en train de faire, à cette vulgaire et grossière erreur qu’il était en train de commettre ? Maarten trébucha en direction de l’immeuble, lâchant la sorcière et heurtant Carine qui était de retour et le gifla violemment lorsqu’il se releva après avoir retrouvé ses clés. Ces p#tains de clés. « Espèce de s#laud ! » N’était-ce qu’une impression où il avait l’impression que ce n’était pas la première fois de la soirée qu’il l’entendait, cette charmante phrase, et que ça risquait de ne pas être la dernière ? « Dégage Ca… » Son nom lui échappa. Comme depuis le début de la soirée. « Flore, c#nnard ! » Oh. Elle s’appelait Flore alors ?

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Jeu 25 Sep - 16:55

La haine est l'amour qui a sombré
Maarten & Myla

Après la nausée voici les larmes, la vie d'une femme enceinte est difficile. J'essaye de me reprendre, d'arrêter toutes ces larmes qui chauffent mes joues, en vain. Cate... Le voilà qui recommence à m'appeler par ce prénom, celui que j'aurais tant aimé oublier tant il a été sali par notre histoire. J'étais devenue Myla pour prendre un nouveau départ, pour oublier toutes les fois où sa langue avait prononcée mon prénom avec douceur, sensualité, sensualité... Pourquoi n'avait-t-il pas oublié mon identité?
Le bras de Maarten vient de passer autour de mon épaule et essayait de m'attirer à lui, dans un dernier espoir de ne pas lui céder j'essaye de résister... en vain. Ce contacte, ce nouveau frisson parcourant mon corps, c'était comme si nos corps c'étaient attendus pendant quinze mois, comme s'ils s'étaient manqués l'un à l'autre. Oh Cate... je suis... je suis tellement désolé Malgré la situation actuelle, entendre ces mots étaient très satisfaisant. Il est désolé... je l'avais fait culpabiliser, et même si ce n'était pas le but de l'opération cela m'aidait en quelques sortes à accomplir une partie de ma vengeance.

Les larmes coulent toujours, elles ne sont pas une fabulation, une stratégie pour le faire revenir. Non de toute façon je suis bien trop en colère contre lui pour lui pardonner un jour. Cette douleur qui me transperce le cœur est bel et bien présente, cœur brisé par deux choses : son abandon et l'amour destructeur qui me lie à lui.
Sans comprendre réellement ce qui se passe me voilà maintenant sur mes pieds, Maarten vient de me remettre debout, mon corps ayant suivi la sollicitation instinctivement. Je suis... tellement... arrête, s'il te plait arrête de te faire du mal. Blesse moi, passe ta colère sur moi mais je t'en supplie, arrête de te faire du mal... Lui faire du mal? Bien sûr que j'en ai envie, depuis quinze mois j'en ai envie. J'ai imaginée des plans les plus destructeurs les uns que les autres, allant même jusqu'à vouloir tuer Bastien -que je sais avoir une grande partie de responsabilité dans cet abandon- sous ses yeux pour qu'il souffre comme j'ai souffert. Parce que oui, la douleur que mon cœur ressent est égale à la mort d'un être cher... Quoi que savoir que l'être aimé est quelque part par là mais qu'on ne peut pas le voir est encore pire que de savoir la personne morte, au moins on sait pourquoi on ne peut le voir dans ces moments-là. Néanmoins, aucune réponse ne voulu sortir de ma bouche. Il sait, je suis certaine qu'il sait combien l'envie de le blesser est forte, vitale même, encore plus en ce moment. Il ne paie rien pour attendre, mais pas maintenant.
Nous voilà quelques secondes plus tard devant l'immeuble, quelque chose dans mon cerveau ne peut s'empêcher de se dire que je suis en train de prendre la place de la femme qui était là plus tôt. Oh oui d'ailleurs ce n'était pas elle qui faisait son retour?

Une gifle brisa le silence, encore une? Maarten venait encore de se prendre une gifle dans la figure. Un sourire éclaira mon visage, c'était bien fait pour lui. S'en suivis des noms d'oiseaux et d'un : Dégage Ca... Le sourire m'en glissa des lèvres. Caquoi? Ceci n'était seulement qu'une idée dans ma tête, mais dit comme cela on aurait dit qu'il allait lancer un "dégage Cate". De quoi titiller un peu la colère mise en sommeil. Bon... toi tu te casses... Sous l'effet de l'impulsion la dénommée Flore se fit attraper par les cheveux et traîner un peu plus loin, celle-ci c'était retournée à un moment et hésita à frapper mais n'osa pas en voyant mon ventre. C'est marrant qu'elle le remarque dans une situation pareille alors que Maarten ne semble pas encore l'avoir vu. Flore ne lâcha pas l'affaire pour autant et il me fallut contrôler mon envie de lui faire du mal pendant qu'elle tentait de me pousser et me faire tomber. Bon... Maarten n'allait surement pas apprécier ceci, mais tan pis : Flore tomba endormie au sol après que je lui avoir envoyé l'illusion d'un sommeil parfait. Une petite victoire personnelle, d'avoir résisté à l'envie de lui faire très mal. L'illusion devrait tenir pendant plusieurs heures sans soucis. Maintenant il adviendrait ce qu'il adviendrait pour elle pendant la nuit. Il n'est jamais bon de traîner dans les rues la nuit, encore plus endormie.
Je revins sur mes pas pour retrouver mon compagnon, pendant mon court trajet je me demandais pourquoi est-ce que j'y retournais? Pourquoi n'avais-je simplement pas tourné les talons pour rentrer dans mon doux appartement? Question à laquelle il n'y a surement pas d'autres réponses que : l'amour fait faire n'importe quoi. Elle dort seulement. avais-je annoncée d'une voix bien trop froide.

Il parvint enfin à ouvrir la porte. Oh zut je ne devrais pas faire ça... Trop tard, nous voilà dans son appartement. En silence j'inspecte tout ce qui est à porter de regard, elle est bien loin la chambre sous les combles dis-donc. Aujourd'hui nous voilà dans une situation presque similaire que tant d'années auparavant, sauf que c'est tout de même même un peu différent de cette fameuse soirée,car c'est lui totalement bourré, moi sombre. La porte se referme derrière, me voilà prise au piège dans l'appartement de mon ex. Je tourne sur moi-même pour me retrouver face au néerlandais. Bim. Encore une, ce soir c'est son soir. Celle-ci est en l'honneur de sa nouvelle vie, voir tout cela, tout ce qu'il a reconstruit sans moi m'a fait remonter la crise d'impulsion. Je te déteste ! Je te hais ! Oh le vilain mensonge. Enfin pas tant que cela, l'amour et la haine sont étroitement liés entre nous. Je ne sais plus m'arrêter de le frapper, mais ce ne sont plus des baffes des pleuvent, mais des coups portés sur sa poitrine. Des coups bien trop faibles à mon goût, car les larmes se sont remises à couler accompagnées de sanglots cette fois... c'est la douleur qui s'exprime. POURQUOI? Pourquoi est-ce que tu es parti sans moi? POURQUOI? Oh oui je veux comprendre, j'ai bien le droit à des explications non?
Mes coups ont cessés, mes bras se sont tendus et ont attrapés Maarten pour le serrer fort contre moi. Du moins autant que mon ventre peut me laisser le faire.

  
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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Sam 27 Sep - 1:03



Chaque larme de Cate lui faisait l’effet d’un coup de poignard en pleine poitrine. Chaque larme, chaque sanglot le tuait un peu plus. Chacune de ses respirations qu’il ne pouvait que sentir le brûlait dans une douleur intolérable, alors que d’un bras il l’attirait vers lui dans un murmure d’excuse, guidé certes par ces larmes et invitées par la détresse de la sorcière, mais des excuses tout de même. Les larmes continuaient de couler, Maarten sentit toutes ses défenses et murailles s’éroder sous leurs assauts répétés. D’un mouvement, il la fit se lever, et trébucha en direction de l’immeuble, sans prendre réellement conscience des conséquences qu’allaient avoir son acte. En l’invitant dans sa demeure, il ouvrait la porte à tout ce dont il avait tenté de se convaincre prendre plus d’un an et demi. Mais ignorant les alertes et la panique du Saarloos qui voyait venir l’inévitable, l’homme se contenta de chercher ses clés après de nouvelles excuses peuplées de détresse, noyées de culpabilité. Blesse-moi, je t’en supplie, moins de vingt minutes s’étaient écoulées et inévitablement Maarten était redevenu un simple pantin devant la sorcière. Mais il n’était pas l’heure d’en parler, rétorqua l’homme qui venait de mettre la main sur le jeu de clés. Il n’était pas l’heure de s’en vouloir, il n’était pas l’heure d’être raisonnable ni même un minimum lucide. Et même la gifle qu’il se prit de la part de Carine échoua à éclaircir ses pensées. Maarten tenta de parler, mais la conversation tourna vite court, des deux côtés. Le Bon... toi tu te casses... de Cate qui passa à l’action rendant inutile toute tentative de la part du Néerlandais de s’occuper lui-même du problème. Ce ne fit que lorsque la sorcière, saisit la brune par les cheveux, que Maarten s’exclama un « Ne lui f ais pas de mal ! » étranglé, sans vouloir savoir à laquelle des deux il s’adressait en priorité. Franchissant en quelques pas la distance qui les séparait, Maarten voulut les séparer. Trop éméché pour s’énerver comme à son habitude, il se contenta de s’affoler, « B#rdel, mais arrêtez ! », avant de se passer une main sur le visage, s’imaginant déjà tous les problèmes qu’allaient entraîner cette nuit dans sa vie, lorsque Flore s’effondra dans la rue. La voix de Maarten, rauque, se perdit dans des aigus approximatifs, « Cate… qu’est ce que tu lui as fait ? » tandis qu’il reculait de quelques pas, se heurtant à la porte de l’immeuble. Elle dort seulement.. La voix de la Canadienne claqua dans l’air.

Tremblant, égaré dans un désert de lucidité, errant dans des ténèbres sans trouver d’autre éclairage que la perspective d’y voir plus clair au lever du soleil, Maarten peina à glisser la clé dans la serrure, tourner et guider la sorcière vers les étages, et ce qui était désormais son logement. Un appartement de taille moyenne, long de ce qu’ils possédaient à New-York, loin de ce qu’il avait lors de leur première rencontre. Pendant un court instant, Maarten s’octroya le luxe de contempler la silhouette de la sorcière qui regardait quant à elle le reste de l’appartement. Elle était là. Vraiment là. Elle était revenue à lui, elle était venue le chercher, elle était venue le haïr. Le punir. Le… la claque résonna dans l’appartement. Je te déteste ! Je te hais ! Jusque là, il la suivait. Jusque là, rien d’étonnant. Mais ce n’était pas la première fois qu’il l’entendait de la soirée, et ça plus la gifle – la troisième non ? – plus ce sentiment de sécurité du à sa présence dans son appartement… Maarten serra le poing en encaissant les coups que Cate lui infligeait sans violence sur sa poitrine. POURQUOI? Pourquoi est-ce que tu es parti sans moi? POURQUOI? Aussitôt, elle cessa de le frapper pour le serrer contre elle, et aussitôt Maarten se raidit. Se dégagea. S’éloigna. Et considéra la silhouette de Cate. S’il avait eu l’intention de s’excuser à nouveau, de se justifier, de se confondre en excuses et en suppliques juste pour goûter une nouvelle fois à ses lèvres tentatrices, tout disparut en un éclair. Tout disparut, avalé par ce ventre rebondit dont il prenait enfin conscience. Tout disparut dans ce que signifiait cette courbe formée par son haut, par cet être qu’elle habitait, cet être qui ne pouvait être de lui et qui, par une déduction que même un esprit malmené par l’alcool ne put que faire, était de quelqu’un d’autre que lui. La respiration de Maarten s’accéléra, s’intensifia, s’approfondit. Comme pour prévenir Cate de la colère qui enflait à chaque inspiration. Ignorant toute logique et bon sens, Maarten n’essaya même pas une fraction de secondes de retenir ce que lui dicta le Saarloos. « Pardon ? PARDON ? Tu me demandes pourquoi je suis parti alors que… alors que tu oses venir avec… ça ? » Il la pointa du doigt en faisant volte face pour se laissant tomber sur le canapé.

Comment était-ce réellement possible ? Maarten ne parvenait pas à additionner toutes les données et encore moins à analyser le résultat. Il se prit la tête entre les mains, après avoir déplacé la veste oubliée de Solange. Comment avait-elle pu lui faire ça ? Tu l’as trompée des dizaines de fois depuis New-York et ça te dérange qu’elle t’ait trompé une fois ? Maarten ferma les yeux, serra les dents, et reporta son regard sur la sorcière, toute culpabilité définitivement mise de côté pour le moment. « Comment… comment as-tu pu… com… » Maarten se releva d’un bond, haussant la voix d’un ton encore. « Tu veux savoir pourquoi je suis parti ? » La fureur jouait désormais le rôle qu’avait tenu jusque là l’alcool : un catalyseur, pour inhiber chez l’homme et le chien-loup tout self-control. Le Néerlandais donna un violent coup de pied dans le canapé qui céda quelques centimètres. « Tu étais en train de nous détruire ! On était en train de tout détruire ! Regarde ce que ça a donné ! Cet enfant, ce gosse aurait du être le nôtre, pas juste le tien et celui d’un… d’un… » Une larme de rage s’échappa des yeux brun du biologiste. « Tu me hais ? Et bien tant mieux ! » Ses doigts ripèrent sur la poignée de la porte qui s’ouvrit dans un claquement. « J’aurai jamais du te faire monter, j’aurai jamais du… dégage ! Va retrouver ce c#nnard, et laisse moi tranquille b#rdel ! » Une flopée de jurons franchirent sa voix cassée. Maarten n’avait jamais su tout gérer. Et le revoir Cate, se mettre à espérer, à chercher le pardon, pour découvrir une trahison à laquelle il ne s’était pas attendue même dans ses plus noirs cauchemars… il ne pouvait pas gérer cela, même avec quelques litres d’alcool dans le sens, même avec toute la bonne volonté du monde – qui n’était d’ailleurs pas au rendez vous pour le moment. Trop, c’était trop. Et trop, c’était ce qui le poussa à répéter un bien plus faible « Dégage… s’il te plaît… » en désignant la porte grande ouverte.


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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Dim 28 Sep - 2:57

La haine est l'amour qui a sombré
Maarten & Myla


Mes bras le serraient aussi fort qu'ils le pouvaient, aussi fort que ma rage et mon amour pouvaient s'accorder. L'étreinte fut brève, pas de ma part, mais de la mienne. Qu'est-ce qui clochait? Il y a quelques minutes s'était lui, en bas sur le trottoir, qui recherchait à m'avoir dans ses bras et maintenant il me repoussait tout simplement? Ou bien est-ce que...? Mes yeux le suivirent, il regardait ma silhouette comme s'il ne m'avait jamais vu. Oui, tout était clair maintenant, Maarten avait ressenti l'arrondi de mon ventre. La vérité lui était montée aux yeux, j'étais enceinte et cet enfant n'était pas de lui.
Le bruit de respiration accélérée qu'il émit aurait dû me dicter de fuir avant que sa colère n'explose, néanmoins je n'en fis rien. « Pardon ? PARDON ? Tu me demandes pourquoi je suis parti alors que... alors que tu oses venir avec... ça ? » Comme si c'était possible de le laisser à la maison. Et de toute façon ma présence ici n'était absolument pas prévue à la base. Je... Ma réponse n'alla pas plus loin, j'étais incapable de parler, de me justifier par rapport à cet enfant. Il n'était pas prévu, mais il était là et pour ne pas m'énerver plus, mon cerveau et moi avions convenu de ne plus en parler.

Pendant plusieurs longues secondes, il n'y eut que le silence total. Je fixais Maarten dans son canapé tout en mordant ma lèvre inférieure d'inquiétude. Merde, je n’avais jamais pensé à tout ceci, je n'avais même d'ailleurs jamais pensé à la possibilité de retrouver cet homme pendant ma grossesse, après oui peut-être. En effet, je n'ai vraiment pas d'excuse, mais il ne va pas me faire croire être blanc comme neige, que pendant quinze mois aucune fille n'est rentrée dans son lit -Flore étant déjà une preuve, la veste qu'il a envoyé balader une autre. Tout cela aurait très bien pu lui arriver, si seulement il aurait pu avoir des enfants bien sûr. Comment… comment as-tu pu… com… Rien n'a changé, la jalousie fait toujours partie intégrante de sa vie - comme moi d'ailleurs - cette phrase suffit à le prouver. Tu veux savoir pourquoi je suis parti ? En ce moment je ne suis plus sûre de rien, peut-être faudrait-il en reparler plus tard lorsqu’il ne serait plus alcoolisé, quand il aurait eu le temps de penser à tout cela. Il s'était levé d'un coup suffisant à faire taire définitivement l'envie de lui répondre quoi que ce soit. Tu étais en train de nous détruire ! On était en train de tout détruire ! Regarde ce que ça a donné ! Cet enfant, ce gosse aurait du être le nôtre, pas juste le tien et celui d’un… d’un… J'ignore ce qui me brisa le plus le cœur, l'entendre dire la vérité sur notre couple ou l'entendre dire que cet enfant aurait dû être le notre... cette pensée qui avait tant de fois traversé mon esprit ses derniers mois. Mon visage se brisa dans la couleur de ses mots, les larmes, elles, coulaient déjà précédemment et coulaient maintenant sans s'en rendre compte. Voir Maarten s'y mettre à son tour brisa définitivement ce qui restait de mon pauvre cœur. Tu me hais ? Et bien tant mieux ! Est-ce que je le hais réellement? Non je... Mais, les mots ne voulurent pas sortir, le peu que j'en avais dit n'était qu'un simple murmure. "Non, je t'aime", avais-je voulu dire, en vain.  
La porte s'ouvrait avec fracas voilà où tout cela nous aura menés. Encore une fois il me met dehors. je n'aurai jamais du te faire monter, je n'aurai jamais dû… dégage ! Va retrouver ce c#nard, et laisse-moi tranquille b#rdel ! Je n'ai pas la force de résister, je suis tellement morte en ce moment que je suis immobile là où il m'a laissé quelques minutes plus tôt, des minutes qui me semblent être des heures. Ma main caresse mon ventre, comme pour essayer de dire à cet enfant que ce n'est pas sa faute. Dégage… s’il te plaît… La demande était réitérée, je ne voulais pas me battre, je n'en avais plus la force. Oui... Combien de fois ceci était arrivé dans le passé? Surement pas beaucoup, nous préférions nous battre, nous crier dessus, claquer la porte nous-mêmes, mais jamais céder à l'invitation de l'autre à sortir.

Dans un geste peu élégant, j'essuyais mes yeux, bien que ce soit peine perdue. Mes pieds firent un demi-tour vers la porte grande ouverte pour y sortir le regard baissé vers le sol. Mes pensées allaient un peu partout à la fois, mais surtout vers l'endroit où j'allais me rendre à présent. Sans m'en rendre compte, j'étais déjà arrivée dans l’entrebâillement de la porte, mon regard se leva une dernière fois vers celui du Néerlandais et je franchis les derniers centimètres pour me rendre à nouveau dans les couloirs de l'immeuble noir et vide. La porte claqua en même temps que mes pas dans les escaliers. Bizarrement c'était ici dans le noir complet que mon cerveau semblait vouloir se remettre en route. Enfin, la douleur laissait place à un peu de remise en question. Devais-je réellement m'en vouloir d'être tombée enceinte? Était-ce réellement de ma faute si notre histoire avait fini ainsi? Est-ce que tout cela me ressemblait de fuir le problème sans essayer de le résoudre? Non, parfaitement non.  Mon pas venait de se stopper, en plein milieu d'un escalier. Dans le silence du couloir, je n'entendais que ma respiration. L'impulsion explosa dans mon cerveau et à nouveau mes pieds faisaient demi-tour en direction de l'appartement que je venais de quitter. Non, nous n'allions pas en rester là.

La porte de l'appartement s'ouvrir avec fracas au vu de la rage que j'y avais employé. P#tain non, tu n'as pas de droit de me dire cela Maarten ! Dans un coup de pied celle-ci se trouvait à nouveau fermée, l'immeuble n'avait pas besoin d'entendre nos disputes. J'approchais comme un taureau lancé dans une arène jusqu'à le plaquer contre un mur, une main autour de son cou comme si j'avais voulu l'étrangler. Tout ceci et ton oeuvre, cet enfant est ton oeuvre. Si tu n'étais pas parti, ce ne serait jamais arrivé, il ne serait pas là. Tu couches avec des nanas dont tu ne connais même pas le prénom, cette Flore là en bas en est la preuve et la veste par terre en est une autre. Alors ne viens pas me faire la morale là-dessus. Mon corps entier lutte pour le retenir, quitte à m'écraser le ventre et à faire bouger ce mini-moi de mécontentement. Ce gamin n'a pas de père. J'ai tenté de t'oublier, de passer à autre chose et tout ce que j'ai récolté, c'est une relation violente avec un homme complètement fou, et cet enfant imprévu. Mais qui suis-je pour lui dire qu'il n'avait pas le droit de vivre? C'est ma connerie pas la sienne. Oui cet enfant aurait du être le nôtre, mais cela ne l'est pas et il faut en faire le deuil, nous ne pouvons pas avoir d'enfant toi et moi. Mes mains vont se loger dans ses cheveux pour tirer dessus. Bien que la situation ne soit pas tendre sentir son corps contre le mien apaise mes sens. Sentir mes doigts passer dans ses cheveux me donne des frissons comme au bon vieux temps. Je ne pourrais jamais vivre sans lui, tout mon être est accro à Maarten, même s'il m'arrive de le blesser, d'aller voir ailleurs, ou de dire le contraire Je suis blessée au plus profond de mon âme, ton abandon est la chose la plus douloureuse qui me soit arrivé, après sa transformation, mais bordel... Ma voix se coupe, mes mains dans ses cheveux se font plus douces en caressant plus que je ne tire, mon visage déformé par la haine quelque temps plus tôt se fait également plus doux. Bordel, je t'aime... Et aime-moi !... Ne me déteste pas, aime-moi, c'est un ordre. Comme au bon vieux temps.

  
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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Lun 29 Sep - 0:11



Des larmes salées dégringolaient ses joues, se frayant un chemin sur ce terrain inconnu. Maarten n’avait pas l’habitude de pleurer, étant plutôt du genre à tout encaisser en silence avant d’exploser et de réduire à néant un objet innocent. Mais là, debout à côté de la porte, trop hébété pour réfléchir, trop perdu pour comprendre quoique ce soit, pour envisager seulement les conséquences de ce qu’il venait de comprendre et de dire, des larmes salées dégringolaient ses joues. Dégage venait-il de lui dire. Il fallait qu’elle parte, il fallait qu’elle disparaisse de sa vie, qu’il l’oublie définitivement avant que la bombe qu’ils formaient à eux deux n’explose en éradiquant toute vie autour d’eux. Parce que c’était bien de cela dont il était question ici. On ne parlait pas d’un enfant à naître, on parlait de la destruction pure et simple de leur monde. Ce n’était pas le miracle de la vie, c’était son désastre, aux yeux de Maarten. Qu’elle dégage, c’était tout ce qu’il voulait maintenant. Ce qu’il croyait vouloir. Sans un mot, séchant des larmes qu’il n’avait pas vu couler, elle disparut de sa vue en passant la porte dans un Oui... défait. Aussitôt le pas de la porte franchit, Maarten la ferma violemment, avant de s’écrouler dans des sanglots sans larmes cette fois. Non. Non, il ne pouvait pas la laisser partir, il ne pouvait pas aller la retenir non plus. Dos à la porte, le Néerlandais se retenait de hurler, de frapper, de défoncer cette porte pour aller la chercher. Dos à la porte, il se redressa lentement pour aller se chercher un verre d’eau – ou quelque chose de plus fort – dans ce qu’il appelait cuisine et qui n’était en réalité qu’une partie de son salon réaménagée en cuisine à l’américaine. Il venait juste saisir un verre – après une dizaine de regards jetés à la porte désespérément fermée et aux pas qu’il guettait sans les entendre, lorsqu’un claquement et une furie résonnèrent dans la pièce. Avant d’avoir pu réaliser qu’elle était vraiment de retour, il se retrouva plaqué contre le mur, une main suffocante l’étranglant à moitié. P#tain non, tu n'as pas de droit de me dire cela Maarten ! Tout ceci et ton oeuvre, cet enfant est ton oeuvre. Si tu n'étais pas parti, ce ne serait jamais arrivé, il ne serait pas là. Tu couches avec des nanas dont tu ne connais même pas le prénom, cette Flore là en bas en est la preuve et la veste par terre en est une autre. Alors ne viens pas me faire la morale là-dessus. Le Skinchanger se débattit, avec prudence pour ne pas heurter trop violement le petit être dans le corps de la sorcière. Il avait beau avoir une force décuplée de par sa nature, il ne pouvait que la brider dans le cas présent, ronger son os en attendant qu’elle ait fini et apprécier le fait qu’elle soit revenue pour lui. Parce que c’était le cas. Non ? Ce ne pouvait qu’être le cas, il ne pouvait en être autrement. Dans tous les cas, l’instinct du chien le forcer à se défaire de l’emprise de la sorcière. L’enfermement, le concept même de laisse, de cravate, de col trop fermé, le faisait sortir de ses gonds. Et qu’elle l’accable de tous les problèmes qu’ils traversaient en rajoutait davantage. « CE N’EST PAS MON ŒUVRE ! Tu n’as pas le droit de me juger, tu n’as pas le droit de parler de ce que tu ignores. Je n’ai… » Tu n’as pas couché avec d’autres ? Maarten s’interrompit avant de proférer un mensonge qu’il n’aurait pu dans tous les cas achever sans se trahir. Ce n’était pas qu’il était incapable de proférer le moindre mensonge – il en était plus que capable à dire vrai – mais là… devant elle… alors qu’elle était loin d’avoir tort… « Peu importe, lâche moi ! Lâche-moi tout de suite sinon… » Encore une fois ses cris et sa voix moururent sans conclusion. Et les attaques de la sorcière reprirent. Ce gamin n'a pas de père. J'ai tenté de t'oublier, de passer à autre chose et tout ce que j'ai récolté, c'est une relation violente avec un homme complètement fou, et cet enfant imprévu. Mais qui suis-je pour lui dire qu'il n'avait pas le droit de vivre? C'est ma connerie pas la sienne. Oui cet enfant aurait du être le nôtre, mais cela ne l'est pas et il faut en faire le deuil, nous ne pouvons pas avoir d'enfant toi et moi. Cet enfant aurait du être le nôtre. Un long frisson traversa Maarten qui cessa un instant de simuler être en train de se débattre. Cet enfant aurait du être le nôtre. Oui, oh oui… elle avait raison, bien plus qu’elle le croyait. Parce qu’en lui volant son humanité, elle avait rompu l’équilibre dans leur couple. En le transformant, malgré toutes les excuses qu’elle avait pu lui faire, elle avait volé leur futur. L’avait brisé en une multitude de fragments qu’ils avaient passé les années suivantes à tenter de rassembler et de recoller aussi maladroitement que possible. Nous ne pouvons pas avoir d’enfant toi et moi. Maarten secoua la tête, détachant les mains de Cate de son corps, pour se décaler sur le côté. Un « La faute à qui ? » amer s’échappa de ses lèvres avant qu’il n’ait pu déterminer s’il le regrettait ou non.

Les mains de la sorcière se perdirent dans les cheveux du Néerlandais qui baissa la tête sous la traction. Je suis blessée au plus profond de mon âme, ton abandon est la chose la plus douloureuse qui me soit arrivée, après ta transformation, mais bordel... Alors que sa voix se faisait tranchante, ses mains se firent plus douces et Maarten envisagea pendant un court instant s’abandonner à ce qui ressemblait le plus à une caresse depuis qu’il l’avait revue dans la rue. Bordel, je t'aime... Et aime-moi !... Ne me déteste pas, aime-moi, c'est un ordre. En un éclair, ils furent téléportés dans un passé commun que le Néerlandais fuyait avec acharnement. Aime-moi. Un long frisson remonta le long de sa colonne vertébrale, reconsidérant la colère, la haine, les reproches qui suintaient de chaque mot crié ou murmuré par la sorcière. « Cate… » Un soupir. Douloureux. Maarten ferma les yeux, se dégageant de la prise de Cate pour s’éloigner de quelques pas. « J’ai essayé… » S’appuyant sur la table basse, il se mordilla la lèvre inférieure. « Je t’assure… j’ai essayé de… » Son visage plongea dans ses mains, alors qu’il se laissait tomber sur un tabouret. « J’ai essayé de te détester. Ca fait plus d’un an et demi que j’essaye mais je n’y arrive PAS ! » Brutalement, le Néerlandais se releva pour envoyer le tabouret au loin et se retourner vers Cate. « Je t’aime Cate, ou Myla, peu importe ! Je t’aime, mais je ne veux plus t’aimer. Tu souffres de mon abandon ? REGARDE CE QUE TU AS FAIT DE MOI ! De nous… » Son doigt la pointa d’un geste accusateur. « Je t’ai abandonnée parce que tu me détruisais ! Je pensais que ça allait tout arranger, que j’allais t’oublier, que j’allais passer à autre chose. Mais je n’ai pas réussi ! » Il attrapa la veste que Solange avait oublié une semaine plus tôt à l’appartement pour lui jeter au visage. « Oui je t’ai trompée et alors ! Ca ne pouvait rien te faire, ça ne devait rien te faire ! Je voulais juste… » Maarten déglutit, s’interrompant dans ce qui n’était rien de plus qu’un monologue à présent. Toute sa colère profita de cette pause pour être refoulée par la douleur. « Je voulais te retrouver… » Une larme de rage – non, de peine, il devait être franc même avec lui-même – s’échappa à nouveau, avec un nouvel et amer « pour ce que ça m’a valu… »


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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Mar 30 Sep - 2:52

La haine est l'amour qui a sombré
Maarten & Myla

L'amour est un sentiment faible. Je suis faible. Il m'avait demandé de le lâcher, sinon... Sinon quoi? Il allait me frapper? Ainsi soit-il. Il m'avait demandé de qui était-ce la faute si cet enfant n'était pas le nôtre, la mienne bien sûr je ne l'ai jamais nié. Mes mains ont fini par relâcher ma prise pour effectuer maintenant une caresse, elle n'était pas prévue du tout, mais allait tellement bien avec les paroles qui sortaient de ma bouche. Cate… Non pas Cate avais-je eu envie de répondre, mais cela était inutile, il n'en démordrait jamais. Son corps m'échappa et je n'essaya pas de le retenir, Maarten s'en allait de moi. Mon cerveau se mit en alerte rouge imaginant les pires choses, il ne m'aime plus s'est réellement fini nous deux. J’ai essayé… Essayé quoi? De m'aimer à nouveau? Les pensées sont très confuses dans mon cerveau, il ne peut entendre et comprendre que ce qu'il en a envie. Le néerlandais me tourne le dos appuyé sur la table basse, je ne bouge pas, je ne le connais pas que trop, il va finir par s'énerver et envoyer quelque chose valser. Je t’assure, j’ai essayé de… Cette attente pour savoir ce qu'il compte me dire est en train de faire monter à nouveau la colère dans mon corps, accouche ou je te tire les vers du nez Maarten! Néanmoins ma bouche resta close tandis que mes yeux le suivaient pendant qu'il s'asseyait sur un tabouret de bar.  J’ai essayé de te détester. Ça fait plus d’un an et demi que j’essaye mais je n’y arrive PAS ! Malgré la colère qui commençait à reprendre ses droits sur l'homme, malgré ce haussement de ton sur son dernier mot, je ne pus m’empêcher d'être soulagée. Ma réponse venait d'arriver, ce n'était pas de m'aimer qu'il n'arrivait plus, mais à me détester. Tant mieux non? Le bruit du tabouret s'écrasant au sol ne me fis pas réagir. Je t’aime Cate, ou Myla, peu importe ! Je t’aime, mais je ne veux plus t’aimer. Tu souffres de mon abandon ? REGARDE CE QUE TU AS FAIT DE MOI ! De nous… La culpabilité reprend tout mon être et fait partir le peu de soulagement ressenti précédemment, oui je sais ce que j'ai fait de lui. Je sais que par cet acte notre couple a pris un virage très serré. Le doigt accusateur qui pointe dans ma direction ne fait que me le rappeler un peu plus.  Je t’ai abandonnée parce que tu me détruisais ! Je pensais que ça allait tout arranger, que j’allais t’oublier, que j’allais passer à autre chose. Mais je n’ai pas réussi ! Le poignard se plante un peu plus dans mon cœur, j'ignorais que c'était encore possible. La veste qu'il m'envoie en pleine figure n'arrange absolument pas la chose, je souffre... Mon dieu oui, j'en viens à prier pour mourir sur place pour ne plus souffrir. Oui je t’ai trompée et alors ! Ca ne pouvait rien te faire, ça ne devait rien te faire ! Je voulais juste…  Oui, en effet cela ne devrait rien me faire, mais ce n'est pas le cas. Je le savais déjà, mais l'entendre est très amer. L'envie de frapper revient encore, sauf que tout mon corps est bloqué sur place à présent, souffrant bien trop pour se déplacer d'un seul centimètre, souffrant bien trop pour dire le moindre mot. Pas un sanglot, pourtant les larmes coulent toujours, pas un clignement des yeux, rien. Je suis morte, et mon sort n'est pas encore terminé. Je voulais te retrouver… Finit en avec moi ai-je envie de hurler, tues-moi... Malgré, la vision floue de mes yeux embués, je distingue très bien la nouvelle larme prenant vie dans ses yeux, elle achève autant que ses derniers mots. pour ce que ça m’a valu…  


Maarten a fini son monologue et je suis incapable de bouger. Incapable de le regarder. Je déteste cet enfant qui vit en moi, pourtant il y a encore quelques heures, ce n'était pas le cas, j'avais su écrire que je commençais à l'aimer. Tout est de sa faute. Mes mains attrapent mes cheveux de part et d'autre de ma tête. Mon visage fermé n'était plus que l'ombre de moi-même, bien trop blanche, bien trop inexpressive, bien trop morte. Quelque chose vient de s’éteindre dans mes yeux, c'est l'espoir. Je réalise trop de choses en même temps, que notre couple est sûrement fini, qu'il l'était déjà depuis plusieurs années, que j'aurais du me débarrasser de cet enfant quand il en était encore temps, mais surtout que je ne suis pas quelqu'un de bien malgré tous les efforts qui ont pu être fournis pendant toute ma vie. Maarten m'aime, mais il ne veut plus de moi.  
Mes jambes cèdent, je suis comme trop lourde avec cet enfant intrus dans le ventre. Dos au mur, je glisse contre celui-ci pour me retrouver assise au sol toujours dans un silence pesant. Enfin, un clignement de mes yeux, ceux-ci tournent dans la pièce pour essayer de trouver quelque chose de familier, une bouée de sauvetage, mais rien ce n'est pas chez moi, ce n'est plus chez moi. Tu as raison, je nous ai détruits. Ce n'est qu'un murmure, un chuchotement à peine audible pour un être humain normal, mais lui il a entendu, c'est certain le chien lui donnant les sens plus aiguisés.  Mes mains empoignent encore un peu plus mes cheveux, tirant dessus au point d'en faire mal. Mes yeux se lèvent enfin vers le Néerlandais, ce sont des yeux de folle qui le fixe maintenant. Tues-moi, si tu ne veux plus de moi, je t'en supplie tues-moi ! Mon esprit est déjà mort, mon corps maintenant doit le rejoindre. La vie sans toi n'est pas la vie. aime-moi pour ce que je suis ou tue-moi!   Pourtant il ne le fera pas, même s'il en avait envie, je suis totalement certaine qu'il ne le ferait pas. Me tuer lui reviendrait à passer le restant de sa vie dans sa forme animale. Alors quoi quelle autre solution? Que faire pour ne plus avoir à éprouver ce que je ressens en ce moment même? Comment faire passer la douleur qui domine mon cœur? Ma vie sans Maarten n'est rien, pendant quinze mois, il n'y a eu que de la monotonie, un essai pour vivre normalement alors que c'était impossible. TUES-MOI! Un ordre, un simple ordre, mais tellement lourd en conséquence.  
  
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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Mer 1 Oct - 0:14



pour ce que ça m’a valu… Après ses derniers mots, Maarten s’écroula à nouveau sur le bord du canapé, se prenant la tête entre les mains. Pour ce que ça lui avait valu. L’alcoolisme, la débauche, la décadence, la déchéance. Plus que tout, il l’avait définitivement perdue avant de la retrouver. Et surtout il était égaré. Il s’était égaré. Dans sa tête, dans ses principes. Et dire qu’il avait cru faire le bon choix des mois plus tôt. Dire qu’il s’était acharné à se persuader qu’il avait beau souffrir, c’était la solution la moins pire qu’il avait pu trouver, autant pour lui que pour Cate. Et Bastien. Bastien Qu’allait-il penser de tout cela ? Cate de retour, avec un enfant à naître, et lui qui perdait les pédales en moins d’une vingtaine de minutes, une demi-heure à tout casser. Incapable de la regarder, le Néerlandais se réfugia dans un silence. Incapable ne serait-ce que de penser, il se réfugia dans un mutisme aveugle. Avant de se rendre compte qu’il y aurait déjà du y avoir une réaction de la part de la sorcière. Il l’avait connue bien plus réactive, bien plus impulsive. Prenant une grande inspiration comme s’il avait cessé de respirer pendant plusieurs minutes, Maarten releva la tête pour plonger son regard dans une Cate catatonique. Ses mains avaient retrouvé le chemin de ses cheveux, son visage fermé n’était que l’ombre de ce que Maarten connaissait d’elle. Ses jambes ployèrent, le biologiste voulut se précipiter vers elle mais se contenta de trébucher sur la table basse et de s’étaler sur le salon du séjour, s’écorchant le bras avec le cendrier acheté pour Bastien fendu dans sa chute. Se réceptionnant à quatre pattes, il glissa jusqu’à une Cate recroquevillée. Tu as raison, je nous ai détruits. Un murmure. Qui tonna aux oreilles du chien comme jamais le tonnerre n’avait pu soupirer. Maarten tendit les mains vers la sorcière pour l’immobiliser mais fut interrompu par son regard. Fou. Comme celui du soir où… Tues-moi, si tu ne veux plus de moi, je t'en supplie tues-moi ! La vie sans toi n'est pas la vie. Aime-moi pour ce que je suis ou tue-moi! Le chien tressaillit dans l’homme. Aime-moi. Ce n’était pas un ordre sans rébellion possible, mais il ne pouvait qu’obéir. Parce qu’il l’aimait, il ne pouvait pas le nier. Il avait essayé tant de fois de l’oublier, de ne pas songer à ce qu’elle pouvait dire, de ne pas se remémorer les moindres parcelles de sa peau, de ses lèvres, de son sourire. Cate était une reine, et sans le moindre remord Maarten ne pouvait que ployer le genou devant elle pour devenir son chevalier. Son homme-lige. Son chien de garde. Les images étaient multiples pour un fait simple. Il l’aimait. Indéfiniment. Indubitablement. Et pourtant, tout restait aussi indéfiniment et indubitablement complexe. Maarten ne savait pas ce que la mort de sa créatrice pourrait avoir comme conséquence. Sa mort à lui ? La rupture du lien qui persistait entre eux comme un rappel certain de ce qu’ils étaient devenus tous les deux. Maarten hésita avant de se décider à dire quelque chose. Une fraction de seconde trop tard. TUES-MOI! Son cri résonna dans l’appartement. Comme un coup de poignard dans la poitrine du Saarloos. L’ordre résonna aux oreilles de Maarten, se répétant comme un écho dans sa mémoire. S’imposant par-dessus ses pensées. Sans qu’il ne parvienne à faire abstraction. tue-moi lui ordonnait elle. Tue-moi la suppliait-elle. Sans qu’il ne puisse se retenir, Maarten se transforma. Ses os se brisèrent, se réorganisèrent. Et soudain le monde explosa comme ça son habitude. Les sons, les odeurs, le sol sous ses pattes. Tout devint plus fort et plus puissant. Plus sauvage. Le Saarloos se débarrassa des vêtements qui l’encombraient, avant de se jeter sur la sorcière, babines retroussées pour dévoiler des crocs qui n’avaient rien à envier aux loups donc il descendait par croisement. Tue-moi. Les deux pattes du chien se posèrent sur les épaules de la sorcière.

Le long grognement qui s’échappa de la gueule de l’animal résonna en écho avec les hurlements intérieurs de Maarten, qui tentait de se libérer de l’emprise du tue-moi péremptoire. Elle y avait mis une condition. Non ? Elle y avait mis la condition de la tuer s’il ne pouvait pas l’aimer comme elle était. Mais ne comprenait-elle pas qu’il était tombé justement amoureux de cette femme effondrée dans la rue. De cette ange ivre tous les soirs, belle à en tomber. De ces mots négligemment jetés sur un bon de papier. De ce Aime-moi tout aussi implacable lorsqu’il l’avait retrouvée dans sa chambre, lorsqu’il s’était laissé glisser au milieu du cadavre de son journal intime parti en morceaux sous ses doigts. Ne comprenait-elle pas que s’ils étaient restés ensemble tant d’années par sa transformation, c’était parce qu’il l’aimait plus que tout, parce qu’il avait persévéré et continué d’espérer. Parce que même si elle était enceinte d’un autre, même si la voir et la regarder réveillait en lui des sentiments plus que contraire, il ne pouvait que l’aimer. Aussi soudainement qu’il avait bondi sur la canadienne, le Saarloos se roula en boule, laissant place à l’homme qui se traîna vers ses lambeaux de vêtements pour enfiler ce qui en restait. Cela fait, il hoqueta un « Plus… jamais… ça… » essoufflé. Paniqué. Ereinté. Se rapprochant de la sorcière, il saisit son menton pour la forcer à le fixer. « Ne… ne m’ordonne JAMAIS plus de te tuer. S’il te plait. Jamais. Je t’en supplie » Cette terreur à l’idée de devoir lui obéir vibrait encore dans sa chair, le laissant haletant. Nauséeux. Plus jamais il ne voulait se sentir prêt à la tuer, contraint de la tuer, manipulé. Ses deux mains encadrèrent le visage de Cate, retraçant de leur pouce la courbe de ses joues. « Je t’aime, je t’aimerai quoiqu’il arrive. C’est juste que… » Maarten se laissa tomber à côté d’elle. « Je ne sais plus où on… où j’en suis. Je ne sais pas si je pourrai l’accepter. » Lui. Cet enfant dont il aurait voulu plus que tout être le père. Son regard brun se leva, se perdit dans les yeux de son ancienne amante. « Est-ce que… tu… » Maarten se mordit la lèvre sans y penser. « Reviens demain. Reviens, je te le jure, je t’ouvrirai. Mais… laisse-moi, s’il te plait. Est-ce que tu peux me… laisser réfléchir ? » Son Dégage crié puis murmuré plus tôt ne pouvait être plus différent de cette demande fragile. Il avait besoin de réfléchir, besoin d’encaisser. Besoin d’appeler Bastien et d’en parler le plus longtemps possible pour rendre tout cela clair dans ses pensées.


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MessageSujet: Re: « La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]   Jeu 2 Oct - 2:35

La haine est l'amour qui a sombré
Maarten & Myla

Il y a des moments comme ceux-ci où l'on aimerait mourir. Mettre fin à ses jours pour ne plus avoir à souffrir. Certaines personnes ressentent ce besoin quand ils sont en grande souffrance physique, et d'autres comme moi le ressentent sur la souffrance morale. J'aimerais mourir, j'aimerais que cet être vivant en moi meurt également. Enfin, c'est ce que je me dis en ce moment, car la vérité est tout autre si l'on enlève la colère qui bouillonne dans mes veines. Mon regard le foudroie, qu'il le fasse et vite je suis certaine que le chien lui en a mille fois envie. Et c'est ce qui se passa, le chien prit le contrôle sur l'humain se transformant sûrement contre sa volonté. Ma peur devrait me prendre jusqu'aux tripes, mais ce n'est pas le cas. Pas un geste, pas un clignement des yeux même quand l'animal s'approche de moi, cela est ton oeuvre, ne l'oublie pas Cate, la pensée raisonna dans ma tête. Les pattes de l'animal se posent sur mes épaules, un long soupiré s’échappe de ma gorge. Cette mort ne risque pas d'être des moins douloureuses.

Maarten reprenait le dessus, c'était visible dans les yeux du Saarloos. Non cria ma conscience qui s'éffoudrait petit à petit sous le changement d'avis du Néerlandais. Néanmoins, s'il arrivait à combattre l'ordre, c'était sans doute, car ma condition était pour lui acceptable, cette pensée me donna la droite d'espérer. Un instant plus tard, l'humain était de retour, nu au départ, mais cela ne me dit rien vu la situation, puis rampa vers le peu de vêtements que lui avait laissé sa transformation. Plus… jamais… ça… Involontairement je venais encore de lui faire du mal, je ne suis bonne qu'à cela de toute façon. Mon menton fut saisi par ses doigts, forçant mon regard triste à plonger dans le sien. Ne… ne m’ordonne JAMAIS plus de te tuer. S’il te plaît. Jamais. Je t’en supplie. Son désespoir me donne envie de le caresser, de le serrer dans mes bras, lui dire que tout ira à bien à présent, mais c'est chose impossible la stupeur me cloue sur place. Ses doigts parcourent mon visage me rendant encore plus folle, je le veux c'est affreux cette force qui m'attire à lui. Je t’aime, je t’aimerai quoi qu’il arrive. C’est juste que… Que j'ai tout foutu en l'air? souffla ma conscience très en forme ce soir notons-le! Il le laisse tomber à mes côtés et mon regard suit le sien comme il m'avait demandé de le faire quelque temps plus tôt. Je ne sais plus où on… où j’en suis. Je ne sais pas si je pourrai l’accepter.Je devine facilement qu'il parle encore de l'enfant. Non, moi non plus je ne savais pas si j'allais l'accepter, il m'aura fallu cinq mois pour commencer à le faire, et il m'en reste encore quatre pour finir de le faire. Peut-être était-ce ce qu'il lui fallait à lui aussi? Est-ce que… tu… Oui? Mes yeux le suivent dans sa levée. Reviens demain. Reviens, je te le jure, je t’ouvrirai. Mais… laisse-moi, s’il te plaît. Est-ce que tu peux me… laisser réfléchir ? Un long soupire s'échappe de mes lèvres. Encore une fois il me demande de partir. Ai-je réellement le choix? Ai-je envié de m'imposer ce soir et vivre une nuit folle? Demain, je ne ressemblerais à rien au travail si c'est le cas. Non, je vais partir, la fatigue mentale est tant présente que je pourrais m'endormir assise comme cela contre le mur. D'accord... si c'est ce que tu souhaites. Dans, un effort qui me semble presque surhumain, j'arrive à me relever. Mes mains passent dans mes cheveux pour les remettre en état. Je contourne Maarten sans un regard, sans l'avoir touché d'un seul centimètre pourtant j'en ai une folle envie. Il se mord la lèvre et il me faut une force surhumaine pour ne pas changer mes plans, j'aimerais tant moi aussi mordre cette lèvre comme avant, j'aimais tant l’ennuyer avec cela pour lui dire que stop plus d'embrassade sinon nous allions mourir, asphyxier. Je chasse cette pensée de mon esprit pendant que je repars vers la porte d'entrée. Devant celle-ci, j'effectue un retournement. Adieu Maarten. Oui, adieu, j'ignore si réellement, nous nous reverrons un jour. Sans attendre de réponses mes pas me guident vers la sortie, la porte se fermant derrière moi. Non, une minute, il me reste quelque chose à lui dire. Soit soit le père de cet enfant. S'il te plaît. Dis-je en passant la tête par la porte. Encore une fois je n'attendis pas la répondre, cette fois mes pas prirent réellement le chemin vers la sortie d'un pas rapide pour ne pas changer d'avis. Me voilà dehors dans le noir de la nuit, après un bref regard de tous les côtés, je me mis en route pour rentrer chez moi, en espérant ne pas croiser de bar ouvert sur mon passage.
  
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« La haine est l'amour qui a sombré. » [pv Myla]

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