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 Life is unfair. True Story [Enya]

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MessageSujet: Life is unfair. True Story [Enya]    Dim 28 Sep - 16:29

Le médecin observa avec son appareil les yeux noisette de la jeune femme dont la lumière l’aveuglait complètement. Puis le reposa, avant de passer aux réflexes des genoux et à la respiration. Droite comme un I, Aeryn le laissait faire ses différents examens quotidiens. Trois semaines avaient passés depuis l’incendie qui avait rempli ses bronches d’une fumée noire toxique alors que, coincée au premier étage d’un magasin, elle avait aidé un enfant à se sortir de là, sans mesurer les conséquences de ses actes. L’enfant avait pu s’en sortir, c’était le principal, même si sa santé en avait pâtie. A l’heure actuelle, tout allait pour le mieux, même si elle avait fait subir à Ezra une peur bleue. Maintenant, ne lui suffisait plus qu’à faire des examens pour vérifier si tout allait bien après quelques semaines. Aeryn savait que tout serait en bonne fonction, après tout, elle était un changeur de forme et guérissait plus rapidement que les humains normaux. Si cela pouvait enchanter le corps médical, elle le ferait, mais savait d’avance que ce serait inutile. Le médecin reposa ses outils après examen et fut des plus interloqués. Il ne devait pas savoir ou n’avait pas compris. Pas bien grave, après tout, cela l’arrangeait plutôt que d’être considérée comme un monstre. Ecoutant les conclusions de son médecin, elle se montra étonnamment surprise, feignant l’incompréhension de cette guérison qu’il appelait « miraculeuse ». Le remerciant pour tout, elle passa à l’accueil pour la clôture de son dossier et se retrouver devant une queue inimaginable. Sérieusement, passer son après-midi dans un hôpital ne l’enchantait pas, ayant bien d’autres choses à faire.

Pour patienter, elle se mit à tapoter sur le clavier tactile de son portable, comme toute personne de son âge agirait pour tuer le temps. C’était se croire à la boucherie et les cas les plus urgents passaient avant, bien entendu, ce qui ne laissait pas Aeryn qu’une option : patienter que tout cela se calme, si ça allait finir par arriver. Y avait-il encore eu un incendie pour avoir autant de monde ? Elle attendit donc, de moins en moins patiente, jusqu’à qu’on l’appelle, enfin. Son dossier entre les mains, elle le remit à la secrétaire qui le scruta, remplit tous les champs vides de sa base de données, posa quelques questions pour vérifier, puis la laissa s’en aller. Deux minutes. Deux petites minutes pour une heure et demie d’attente. Aeryn se retint de faire un scandale. Dans un hôpital, cela pouvait se comprendre. Pas pour elle, qui ferait abstraction de tout cela et se montrerait moins imprudente pour éviter un nouveau séjour là-dedans.

En sortant, elle bouscula une personne, n’ayant même pas fait attention qu’une personne croisait son chemin. Agacée, elle marmonna quelques bredouilles excuses, sans même jeter un regard à cette personne dont pourtant la voix lui semblait familière. Pourtant, son intuition lui soufflait d’écouter son instinct qui lui au contraire, lui intimait de poursuivre sa route sans plus attendre, sans faire attention. Mauvais souvenir, voilà ce que son instinct lui faisait dire. Alors elle ignora cette femme qui cherchait toujours à l’aider, qu’Aeryn trouvait pourtant si agaçante à vouloir la sauver. Cette femme qu’elle connaissait et qu’elle regarda un quart de seconde. Enya, son nom, d’après ses souvenirs, déjà oublié de sa tête. S’excusant poliment, Aeryn s’apprêta à reprendre son chemin, comme si de rien n’était. Lui parler n’était pas une envie particulière qu’elle avait, venant de perdre son temps dans l’hôpital, alors bon en perdre davantage en lui parlant, non merci. Pour se dire quoi d’ailleurs ? Rien, rien à se dire. Alors elle traça, sans l’ombre d’un sourire.

Le ciel avait décidé de lui pourrir la vie. Son empressement lui fit perdre l’équilibre et c’est ainsi qu’elle se retrouver les quatre fers à l’air en bas de l’escalier, maugréant dans sa barbe d’être aussi maladroite. Distraite, et énervée, Aeryn n’avait même pas fait attention à l’eau que la pluie avait laissée sur les marches, rendant ces dernières glissantes et incroyablement casse-gueule. A première vue, rien de bien cassé, mais quand même, elle mit un temps par terre avant de se relever. Par-dessus-tout, elle ne souhaitait pas la moindre aide de cette femme, Aeryn espérant que cette dernière soit déjà rentrée dans l’hôpital et ne la voit pas.
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MessageSujet: Re: Life is unfair. True Story [Enya]    Ven 10 Oct - 22:04



Life is unfair. True Story

Ft. Aeryn Elyatis & Enya A. Rivers



Tu es en retard
« Mais non… Pourquoi veux-tu que je sois en retard ? »
Mmmmh… Parce qu’il est 7h55 et que tu commences à 8h à l’autre bout de la ville ?
« Et merde… »

Je balançai ma veste par-dessus mon pull, enfilai mes chaussures et claquai la porte derrière moi. Oui, j’allais être en retard au boulot et non, je ne devenais pas folle. Tu moins, je ne l’espérais pas. Concrètement, ce n’était pas parce que l’on se parlait à soi-même que l’on devenait fou pour autant, si ? Non… Je vivais seule, c’était donc parfaitement normal que je me parle toute seule. Il en allait de ma santé mentale. Même si je devais bien avouer que, parfois, me faire des dialogues entre moi et moi-même me faisait un peu flipper. Il me fallait bien le reconnaître. Tout en courant sur le trottoir pour gagner le métro – parce que non, aujourd’hui, je n’avais pas le choix – je sortis mon téléphone pour prévenir l’hôpital que je serais en retard pour commencer ma garde. Quant au prétexte, et bien…

« Mon réveil n’a pas sonné. »

De fait, c’était le cas. En même temps, si je n’avais pas fini la veille, ou plutôt ce matin à 3h pour reprendre à 8h. J’étais littéralement épuisée. Heureusement, je n’avais qu’une petite journée à l’hôpital où j’avais l’habitude de travailler. Je finissais à 17h et avais rendez-vous avec Noah à 17h3O. Pour une fois, ce n’étais pas moi qui avais une séance psy, mais, simplement, il avait un patient à problèmes qu’il voulait me faire voir. Encore une longue journée à venir, en somme. J’arrivai, enfin, à l’entrée de la bouche de métro et marquai une longue hésitation. Je me détestais de devoir prendre ce moyen de transport qui m’emmenait sous la terre. Moi, claustrophobe ? Mais non… Pas du tout, voyons… Je ne vois pas du tout ce qui vous fait penser ça… Je regardai une dernière fois vers le ciel, pris une longue inspiration avant de me jeter dans la gueule du loup, en pleine heure de pointe. Je me figeai avant de passer ma carte d’abonnement et regardai, éberluée, la populace qui se pressait, qui se poussait, qui s’entassait. C’était, littéralement, affolant.

J’envisageai de faire demi-tour, de rentrer chez moi et de me faire porter pâle à l’hôpital adventist. Mais j’avais appelé, déjà, pour dire que j’étais en route. Je ne pouvais donc plus changer d’avis. Il était trop tard. Je pris donc mon courage à deux mains pour passer le tourniquet et me jeter à mon tour dans la foule. Concrètement, je me faisais toute petite, essayant d’éviter de me faire marcher sur les pieds, ou bousculer, mais c’était peine perdue. Pourtant, tout à coup, j’arrivai dans un espace où il n’y avait plus personne, et pour cause :

« Reculez ! Faites-lui de l’air ! Un médecin ! Il nous faut un médecin !
- Je suis médecin. »
m’entendis-je répondre en m’avançant vers l’homme au sol.

Je commençai par chercher rapidement une trace de blessure, tout en vérifiant le pouls de la victime. Pas de blessure, pouls quasiment inexistant.

« Il est en arrêt cardiaque. Est-ce que vous savez ce qu’il s’est passé ? » demandai-je en commençant par dégager les voies respiratoires en défaisant sa cravate et en déboutonnant les boutons du haut de sa chemise.

Très rapidement, alors que celui qui empêchait la foule de s’approcher m’expliquait qu’il avait vu l’homme s’effondrer brusquement par terre, j’entrepris un massage cardiaque.

« 1… 2… 3… 4… 5… Appelez une ambulance. 6… 7… 8… »

Je m’interrompis un instant pour lui incliner très légèrement la tête en arrière, entrouvrir sa bouche d’une main, pincer ses narines de l’autre et lui insuffler de l’air en lui faisant du bouche à bouche. L’ambulance ne tarda pas à arriver et les urgentistes le mirent sur le brancard – et moi avec à califourchon, continuant à lui faire le massage cardiaque – mais au moins avait-il une bonbonne d’air actionnée par quelqu’un d’autre pour lui insuffler l’air. Nous arrivâmes à l’hôpital ainsi, et je dus le laisser entre les mains de mes collègues pour son passage au bloc.

« Et bah… On peut dire que tu fais pas dans le discret, toi, quand tu arrives en retard. »

Je jetai à peine un regard à la personne qui m’avait fait cette remarque et me dépêchais de passer dans le vestiaire pour me changer. Une heure plus tard, le chirurgien cardiaque qui avait opéré l’homme du métro vint me voir.

« Rivers ? Venez avec moi, s’il vous plait. Je voudrais vous parler. »

Je déglutis et le suivis, prête à me faire passer un savon.

« Vous avez eu un très bon réflexe, tout à l’heure. Je sais que je devrais vous engueuler d’avoir été en retard ce matin, mais si vous aviez été à l’heure, il serait peut-être mort. Donc… Soyez à l’heure la prochaine fois, mais. Il a survécu à l’opération. C’était, comme vous l’avez diagnostiqué, une crise cardiaque. »

Je le remerciai et passai voir son suivi post-op en salle de réveil avant d’aller vaquer au reste de mes occupations de la journée, un peu dans le brouillard. Mine de rien, c’étaient des petites choses comme ça qui me rendaient fière du métier que j’avais choisi et, lorsque je revins dans le vestiaire à 17h pour me changer, j’avais presque envie de prévenir Noah que je ne pouvais plus mais… Non. Je m’étais engagée. Je m’empressai donc de me changer et de partir pour arriver à l’heure au Mental Diseases Hospital.

Je n’étais jamais à l’aise quand je venais là. Sans doute craignais-je de m’y faire, un jour, enfermer.

Pitié que ce jour n’arrive jamais… songeai-je en regardant la bâtisse, sinistre – et désaffectée – rendue encore plus sombre par la pluie qui dégringolait sur le parapluie que j’avais emprunté à l’hôpital.

Je n’avais pas la moindre idée de qui il pouvait bien vouloir me faire voir en ce lieu, et je ne pouvais pas dire que je sois bien rassurée. Fouillant dans mon sac, je vérifiai que j’y trouverai bien ma bombe lacrymogène au besoin. Je me recroquevillais plus ou moins sur moi, comme le matin en entrant dans le métro, et pénétrai dans les lieux.

A ma grande surprise, il y avait un monde fou. Sans nul doute des gens sans le sous, qui ne pouvaient pas se permettre d’aller à l’hôpital, ou… Ou ces skinchangers, ou autres sorciers… Mais eux aussi, ils avaient le droit à être soignés. C’était un fait. Je me décalai sur le côté, pour éviter une infirmière pressée et me fis bousculer par une jeune femme. Je n’aurais pas donné suite si je ne l’avais pas reconnue et je me retournai vers elle pour l’interpeler, mais elle était déjà partie. J’allais hausser les épaules et demander où se trouvait Noah quand j’entendis un boum en provenance de l’extérieur, la porte ne s’étant pas encore refermée. Je me précipitai vers l’extérieur pour voir Aeryn se relever et s’inspecter.

« Reviens à l’intérieur que je t’examine » ordonnai-je, prenant ma voix de médecin, celle, sans appel, qui ne tolérait pas la moindre contradiction.
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MessageSujet: Re: Life is unfair. True Story [Enya]    Sam 11 Oct - 14:41


Oh non. Aeryn ne pouvait pas avoir glissé sur cette marche, ne pouvait pas avoir été arrêtée dans son élan pour ignorer cette femme qu’elle ne voulait absolument pas voir ni parler. A la place, elle venait de taper les dalles froides et mouillées de l’escalier et s’était en plus de cela fait bien mal. Comme quoi, Aeryn pouvait se montrer plus abordable, cela ne changeait pas pour autant le karma qui en était tout aussi pourri. En voulant éviter de parler à celle qu’elle trouvait collante, le destin en avait décidé autrement ! Soupirant et rouspétant, elle se releva tant bien que mal en râlant. La jeune femme qu’elle venait de bousculer, plutôt de s’occuper de ses affaires, s’était rapprochée d’elle, d’un peu trop près.
Ses premiers mots, sa première réaction. Enya eut le toupet de lui donner un ordre. Elle se prenait pour qui, sérieusement ? Le jour où elle s’était mise dans le crâne de la coller, Aeryn ne savait pas ce qu’elle avait fait mais ça devait être vraiment la pire chose, ayant l’impression d’en payer le prix. En quoi avait-elle de l’importance au point qu’on lui vienne en aide ? Aeryn n’avait besoin de personne, et certainement de ceux qui souhaitaient l’approcher et se faire apprécier d’elle. Fuyant l’attache à la moindre occasion, les pots de colle ne faisaient pas exception. Enya avait réagi d’une manière qui lui avait vraiment mais vraiment déplu. L’humaine n’allait pas tarder à regretter de ne pas s’être mêlée de ses affaires, ne digérant pas le ton employé pour s’adresser à elle. Glacial, il n’y eut aucune gêne à lui répondre froidement et hautain.

« Tu es qui pour me donner des ordres ? »

Médecin ou âme charitable, rien à foutre. Enya ne lui parlerait pas sur ce ton ou allait en plus de se casser les dents face à un mur de pierre, regretter ses propos. Le visage fermé et prête à récidiver, Aeryn n’avait pas envie de retourner à l’hôpital pour une vulgaire chute qui au pire ne lui infligerait que quelques bleus. Du reste, elle allait parfaitement s’en remettre, n’avait besoin de personne. Désormais relevée, elle fit quelques pas vers la direction opposée, n’ayant aucune minute à accorder à cette péronnelle ni l’envie de se faire ausculter pour des futilités de ce genre. Dès qu’elle se cognera contre une commode il faudra faire une radio aussi ? La vieillesse n’avait pas encore frappé à sa porte pourtant ! Fallait arrêter la paranoïa, Aeryn allait s’en remettre, et à dire vrai, cette chute, ce n’était qu’une excuse de plus pour que la fille vienne lui casser les pieds. De toutes ces forces, la métamorphe voulait la repousser, la rejeter, se montrant exécrable pour qu’elle s’éloigne d’elle et s’occupe d’autres, mais pas d’elle. Pourquoi elle ? Merde à la fin. Enya n’y gagnerait au change que des flots d’insultes et de mécontentements. Etait-elle vraiment masochiste à ce point ? Se retournant car la sentant encore présente, elle se montra bien polie, ses barrières repoussant au plus loin celle qui souhaitait agir.

« Dégage. Sérieusement, je ne plaisante pas. »

Le temps était autoritaire, et méchant. Aeryn lui avait jeté un regard des plus noirs, agacée par tant d'attention. Ce n'est pas une bonne idée de vouloir t'approcher de trop, vas t-en, vas t-en pensait la métamorphe.
Il n’y avait rien d’autre à dire, Aeryn en avait terminé avec elle. Elle avait certainement compris maintenant que cela ne servirait à rien d’insister, la métamorphe la repousserait encore et toujours. Quel genre de femme était-elle pour repousser ceux qui ne voulaient que lui tendre la main pour l’aider à se relever et voir la vie d’un ton moins morose ? Cette question ne devait même pas traverser son esprit, ni même y trouver une réponse. Aeryn était ce qu’elle était et ne vivait pas : elle survivait. On n’efface pas le deuil de ses proches en quelques mois, ni même en quelques années. Et quand tous vous ont quitté par ces mêmes circonstances, tués froidement sous ses yeux, alors il n’y a pas d’autre choix que de s’en protéger, en empêchant toute autre personne de l’approcher, de la connaître, de l’aimer. A force, on s’y accoutume. A force, on agit pour contraindre les autres à la laisser tranquille. Et ça marche.

HJ : Si tu as du mal à rebondir, dis moi :)
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