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 FUBAR (wesley)

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MessageSujet: FUBAR (wesley)   Lun 29 Sep - 0:28

Once upon a time, a woman was picking up firewood. She came upon a poisonous snake frozen in the snow. She took the snake home and nursed it back to health. One day the snake bit her on the cheek. As she lay dying, she asked the snake, "Why have you done this to me?" And the snake answered, "Look, bitch, you knew I was a snake."
NATURAL BORN KILLER

Un pas, et encore un autre. Il traverse la frontière invisible. Treme et le Vieux Carré se touchent et pourtant ; pourtant putain, c'est le jour et la nuit. Ici l'herbe est verte ; là-bas, y'en a plus. Ça fait bien longtemps qu'on l'a volée et revendue pour un peu de dope. Nika aime pas bien s'aventurer dans ce quartier. Trop propret. Il détonne un peu avec son t-shirt trop grand, râpé, son jean cradingue et sa casquette de baseball vissée sur le crâne. Il fait sale ; comme une tâche sur une chemise trop blanche qu'on n'arriverait pas à faire partir. La discrétion c'est pourtant son truc. Mais pas ici, ici il ne se fond dans rien.
Dieu merci, son mètre quatre-vingt-huit et son air peu aimable tient les badauds à distance. On ose pas trop l'approcher, lui qui n'appartient pas à ce monde doré. Il se demande d'ailleurs ce qu'un type comme Windsor vient faire dans ce secteur. Lui n'a aucun plaisir à se traîner dans ces rues joyeusement animées, où la Nouvelle-Orléans n'affiche pas sa gueule défigurée. Ça l'met même mal à l'aise, ça fait r'monter des vieux souvenirs, du temps il était avec Elle. De vieilles choses qu'il ignore. Car tout ça au final, il l'endure avec un certain plaisir ; celui de savoir qu'à la fin d'la journée, il aura sûrement son quota d'infos sales, à même d'entretenir la machine infernale de la Révolution. C'est pas l'tout de lutter vaguement contre le gouvernement, encore faut-il avoir quelque chose à se mettre sous la dent.

Tête baissée, il glisse dans la foule, slalome entre les corps enfiévrés, navigue entre les êtres qui s'entrechoquent dans un brouhaha coloré. On se croise, on se recroise, un regard un instant puis on s'oublie de nouveau. Toutes ces vies qui s'effleurent sans se toucher. On ne parle pas aux inconnus de peur de chambouler son destin. La pensée l'fait presque sourire.
Parce que quand il y songe, il se dit qu'il a quand même une foutue chance. Tout ça c'est un peu l'fruit du hasard. Un échange étrange entre-aperçu d'un toit, une poignée de photos prises sur le vif. Des inconnus qu'il force à entrer dans sa vie. Quelques papiers par-ci par-là, des rumeurs, surtout des rumeurs, des billets que l'on glisse dans les bonnes poches, des langues qui se délient. Un flair d'enfer et un nom qui revient à la fin du labyrinthe. Wesley. Bordel, Wesley, le vilain petit canard au blouson noir. Wesley, ou le Gouvernement qui recycle les criminels et les intègre dans sa police d'élite. Une sacrée trouvaille ; il la garde cependant bien au chaud, parce que l'type sait pas mal de choses intéressantes, c'est un bavard dans son genre. L'ukrainien sait bien qu'il joue avec le feu, mais peut pas s'empêcher de vouloir se cramer. Il se sent en contrôle ; plus ou moins. Il a pris ses précautions, et si un accident venait à lui arriver, certains dossiers seraient envoyés à certaines personnes ; l'délire habituel quoi. Faut être un peu paranoïaque dans ce métier pour survivre. Les mecs comme Wesley n'hésitent pas à vous coller du plomb dans la cervelle à la moindre occasion venue. Faut la jouer fine. Être diplomate. Plus ou moins.

Nika ricane pour lui-même, et, se collant une clope entre les dents, accélère l'allure. L'après-midi touche à sa fin, il ne voudrait pas être en retard pour le thé.
Enfin, après quelques interminables minutes de marche sous le soleil poisseux, l'immeuble de Windsor finit par se profiler. Il y pénètre en connaisseur des lieux ; c'est lui qu'a insisté pour que leurs petits échanges se passent chez le hunter. Pas vraiment malin comme choix, plutôt une espèce de fierté mal placée pour signifier que même chez lui, il est pas en sécurité le Windsor. Nika a envahi son territoire. C'est important le territoire pour les chiens ; parfois, Nika oublie que les bipèdes ne pensent pas forcément comme ça. D'un autre côté, le blond n'incarne pas non plus l'humanité la plus évoluée, émotionnellement parlant. C'est plutôt le genre à se laisser porter par l'émotion qui vient la première, et tant pis pour le reste.

C'est bien pour ça que l'ukrainien porte toujours un cran d'arrêt dans la poche, même s'il ne se fait pas d'illusion quant à ses chances de survie face à un gros calibre. Il se dit qu'au fond, une part de lui espère que tout ça dégénère. C'est terrible mais il n'y peut rien. Il écrase sa gitane sur le palier, se foutant pas mal d'entacher la propreté des lieux. La casquette est pliée et rangée dans une poche sans fond. Il sonne comme un forcené.

« Salut. » Rictus acide. T'es content d'me voir hein?


Dernière édition par Nika Lanksy le Dim 5 Oct - 2:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FUBAR (wesley)   Mar 30 Sep - 21:40



« Mama used to say: no pussycats in my doghouse. »



Quelques jours auparavant

Le pied foula la masse inerte, la secouant légèrement. Pour seule réponse, des grognements sourds. Un coup de pied ferme vint cueillir l'indigent dans les côtés, qui finit par s'éveiller en sursaut, ses traits vulgaires crispés en une expression haineuse, cherchant frénétiquement la source de cet assaut illégitime. Lorsque le misérable posa les yeux sur cette dite source, sa grimace hideuse se gela, se décomposant en un masque d'épouvante et il sembla rattraper du bout de ses dents jaunies une invective brûlante in extremis. Il étouffa un chapelet de jurons, bredouilla : « J'ai rien fait. » d'une voix éraillée. Un sourire de squall s'étira lentement sur les lippes du milicien, éminemment satisfait de la réaction qu'il avait suscité chez le pauvre diable. « Rassure-toi, je ne suis pas venu te remonter les bretelles. À vrai dire, j'ai besoin de toi. » fit-il d'une voix de miel. Ce sans-abri avait commis plusieurs agressions et attentats à la pudeur, un importun notoire, fiché dans les petits papiers des Peace Keepers. Ayant eu vent de ses péripéties, Wesley avait passé le quidam à tabac, histoire de joindre l'utile à l'agréable ; épancher son désir impérieux de violence et incruster profondément la leçon dans l'esprit égaré de ce mécréant. « As-tu déjà vu cet homme ? » demanda-t-il, brandissant un cliché de Niki Lanksy. « P'têtre bien. » répondit le miséreux qui le guignait d'un œil torve, cauteleux. « Bien, tu vas le suivre pour moi. Au premier truc louche, tu me le dis illico, je saurai me montrer reconnaissant. »

*
* *

Wesley bascula la tête en arrière et contempla la voûte céleste qui s'était affublée de sa robe vespérale, maculée d'étoiles, la lune baignant Storyville de sa nitescence laiteuse. Le Hunter aimait errer dans ce quartier malfamé une fois la sorgue tombée, l'on y croisait toutes sortes d'individus, tous plus dangereux et extravagants les uns que les autres. Cette zone empestait la déliquescence et la débauche, miroir authentique de la société contemporaine et c'était ce dont le milicien raffolait ; ces remugles nauséabonds et délétères. Dans l'air planaient des miasmes intangibles qui lui dressaient les poils, lui fouaillaient les instincts les plus basiques. Toutefois, Windsor ne déambulait pas dans ces venelles lugubres en vue d'assouvir une soif de balade nocturne ; la raison était toute autre : il était là uniquement pour le business.
Comme si surgi du néant, le miséreux qu'il avait naguère brutalisé se matérialisa à ses côtés, pantelant, le front baigné de sueur et le regard hagard. « Mec, tu vas pas m'croire. » fit-il, éberlué. « J'filais ton gars pénard lorsque tout à coup, il s'est transformé en gros chien noir. Genre un ruberman. » Nika, un doberman ? Cette révélation amena un sourire sournois sur les lèvres de Wesley. Il y avait fort à parier que ce foutu fureteur n'avait pas pris la peine de faire connaître sa particularité du gouvernement. Si l'ex-truand pouvait utiliser cette précieuse donnée à bon escient, il pourrait indubitablement jouer le feu en sa faveur et enfin rééquilibrer le rapport de force. « Parfait. Comme promis, voici ta récompense. » D'un geste adroit et preste, le chien du gouvernement fit surgir son Colt du revers de sa veste de cuir et, avec une redoutable précision, logea une balle entre les deux yeux du malheureux, qui eut à peine le temps de savourer ses ultimes instants dans ce bas monde. Tel un pantin auquel l'on aurait coupé les fils, le corps s'affaissa sur lui-même et chut lourdement. Mithridatisé contre toute forme de résipiscence, la brute pivota sur ses talons et s'en fut avant que les curieux, rameutés par la déflagration, ne découvrent le macchabée.

*
* *

Wesley glissa un regard à sa montre ; dix-huit heures. Il opina du chef, bien qu'aucune assistance ne put le remarquer ; le rendez-vous approchait. Il fit lentement tournoyer son rhum dans le verre, pondérant quelle émotion en lui dominait – il avait toujours été un atrophié sentimental, ne ressentant pas un panel d'émois aussi vaste que l'individu lambda, mettre le doigt sur la dénomination de son ressenti était donc de temps à autres quelque peu ardu. Néanmoins, en ce jour béni, il en avait une idée plus limpide : une certaine appréhension, délicieusement aigre, et une excitation certaine. Emprunt d'un éréthisme indéniable, Windsor avait hâte de mettre Nika au dos du mur, l'acculer, le plier à son volonté et exiger de lui des besognes périlleuses.
L'on sonna à la porte. Trop fort. Trop longtemps. L'identité de l'effronté martyrisant la sonnette ne faisait pas l'ombre d'un doute. Lentement, Wesley s'extirpa de son fauteuil et se dirigea vers la porte, qu'il ouvrit à la volée. « Pile à l'heure pour l'apéro ! Entre donc. » fit-il, sémillant, gratifiant Nika d'un radieux sourire, tout en s'effaçant afin de laisser le Skinchanger s'engouffrer dans l'appartement. « Assieds-toi. » dit-il désignant un fauteuil fatigué d'un geste de la main, tout en prenant place sur le siège qui lui faisait face. « Désires-tu un verre ? » demanda-t-il, feignant de porter les égards dus à la bienséance, poussant vers l'invité importun la bouteille de rhum, ceinte d'une laisse rose. Sitôt, l'expression légère se dissipa, laissant place à un rictus goguenard, hostile. « J'ai un dossier croustillant à te balancer si tu veux, mais j'ai peur que tu ne le connaisses déjà. » fit-il, de l'acide dans la voix.

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MessageSujet: Re: FUBAR (wesley)   Dim 5 Oct - 1:05


Un pied dans l'appartement que déjà l'ukrainien sent l'embrouille. Appelez ça flair ou paranoïa, ça n'a pas d'importance. Le fait est que le sentiment est là, soudain niché dans ses entrailles. Et il aime pas bien ça. Il aime pas bien avoir les mains moites en face d'un type comme Wesley, en face d'un type qui renifle le malaise tout autant que lui. Il refoule la vague anxieuse, l'ignore sciemment. Bordel, t'es pas un de ces putains de bouseux superstitieux Lanksy, t'es pas un d'ces types qui s'met à paniquer parce que ses intestins ont pas supporté le chinois avalé quelques heures plus tôt. Tu vaux mieux que ça. N'empêche. Y'a un truc. P't'être que c'est dans le sourire du blond en face, p't'être qu'il montre un peu trop ses dents et qu'il est trop aimable. Trop sûr de lui. Pas normal tout ça. Sans se faire prier, Nika va s'affaler dans le fauteuil désigné et se rallume une sèche, pour se calmer. Ses mains ne tremblent pas. Il tire une longue taffe de son clou cancéreux, la recrache dans l'air lourd. Puis le type avance une bouteille de rhum, et oh – l'angoisse éclate. Autour de la bouteille, autour de la putain de bouteille, y'a une laisse. Rose. Détail charmant. Les siennes étaient noires, mais une laisse reste une reste une laisse Nika, et si l'autre connard s'est donné la peine de t'humilier comme ça, c'est qu'il sait. La vague revient, menaçant de ronger chacun de ses nerfs. T'excite pas Kita, t'aimais ça pourtant, parader en clébard avec du cuir autour d'la nuque non ? Quand Elle te promenait le long de ces grandes allées, et que tout le monde s'extasiait devant vous, toi le molosse et Elle l'humaine. T'aimais ça. Les souvenirs se répandent dans son crâne comme une mauvaise plaie infectée qui suppure. Vous aviez fière allure. Les dents se serrent autour de la clope. En-dedans, le chien hurle. C'est pas l'moment de se trahir, encore moins pour un détail aussi ridicule. Mâchoires durcies, l'ukrainien ne fait aucun commentaire. La bête se ravale, et la ferme.
Mais l'blond il en rajoute une couche, et s'met limite à lui ricaner à la gueule. It's a trap. Ou une mauvaise plaisanterie. Il sait. Du bluff. Il a p't'être juste entendu des rumeurs. Il sait. P't'être parlé à sa vieille conne de proprio, "... disparaît les jours de pleine lune et il va pas à la messe, pas très chrétien si vous voulez mon avis, c'est même un communiste je crois, ... etc. etc.", il l'entend comme si elle était à côté, et c'est pas bien dur d'en tirer des conclusions hâtives de l'ancêtre. Du bluff. Pas de preuves concrètes, il attend que tu fasses un faux pas. Alors le Nika, il la prend la bouteille, et se sert un verre comme si de rien. « Mignonne la déco. J'espère que ta maîtresse n'est pas du genre à serrer trop fort, t'as l'air d'avoir un cou délicat. », qu'il ose même rajouter. Ironie mordante qui ne fait rire personne. Et il avale cul-sec.

Rivière brûlante qui s'épanche dans sa gorge. Un deuxième verre. Il y trempe à peine les lèvres cette fois. Y'a un peu tout qui s’accélère dans son crâne. Réfléchis. De deux choses l'une. Soit Windsor a véritablement quelque chose, soit il n'a rien. Et si Windsor est courant de sa nature particulière, si il a du tangible, le fragile avantage qu'il possède n'est plus que poussière. Et si Windsor sait, ils se tiennent alors tout les deux par les couilles, et cette situation ne lui plaît guère ; leur deal lui a fait gagner quelques points auprès de la Résistance et ses troupeaux de corbeaux affamés de mauvaises nouvelles. Il ne peut pas se permettre de perdre ça, pas maintenant. Du bluff. On ne pas panique pas. Tout ça n'est sûrement qu'un test de mauvais goût ; le blond n'a rien que du vent. Il tire une nouvelle latte nerveuse, se recale dans le fauteuil défoncé. Sa voix cassée est basse, paisible. Son accent russe écorche chacun des mots. « Du croustillant que j'connaisse déjà tu dis ? Comme quoi ? Ta gueule de minet qui claque la bise aux trafiquants du coin, après avoir reçu quelques pots-de-vin ? » Il renifle d'un air sauvage. Il l'regarde bien dans les yeux, histoire que les choses soient claires ; lui aussi a du linge sale en réserve, faudrait pas l'oublier. « Si t'as kek'chose à dire, vas-y, balance, qu'on se marre un bon coup. Après on passera aux choses sérieuses, t'sais bien que j'ai un business à faire tourner moi aussi. Mes articles s'écrivent pas tous seuls. » Il a pas bien envie d'entendre ce que l'autre a à dire. Du bluff, du bluff. Pitié qu'ce soit que du bluff.
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