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 LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot

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MessageSujet: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mar 25 Sep - 21:23

Bleeding Love



Un peu de chaleur. Enfin.. Je profite, c'est si agréable de sentir le soleil par cette saison. Il est doux et réchauffant. Il réchauffe mon coeur glacé depuis une semaine. De plus c'est hier que je suis revenue de New York, la pollution.. Le gouvernement.. Les règles a appliqué lorsqu'on devient contrait de devenir mentor.. Les gens qui vous reconnaissent et qui cherchent des photos. Je déteste, je n'ai pas demandé à être célèbre en tuant des gens. Je déteste cet endroit et pourtant je vais devoir y retourner dans peu de temps. J'aime ma nature, j'aime ma famille, mon entourage. Je déteste partir. Je déteste cette vie qui commence doucement à pourrir.

Je regarde le ciel en fronçant les sourcils. Mes cheveux sont tressés et je suis vêtue d'un short avec des bottes en caoutchouc. Il a plut toute la semaine dernière, la forêt est boueuse. Je continus mon chemin dans les broussailles cherchant ce que ma mère m'a demandé. Des plantes sauvages, celles qu'elle ne fait pas pousser dans son jardinet. Je soupire.. Je grimace lorsque je sens ma plait au visage me tirer. Je passe instinctivement ma main sur celle ci. Il y a deux jours le restaurant dans lequel je me trouvais c'est effondré. Sur le coup cela fait un drôle d'effets. Ma mère me passe des médicaments pour que cela cicatrise plus vite, elle a bien comprit que je n'étais pas disposée à me changer en louve. Je ressens trop d'émotion et ma bête ne les contrôlerait pas. Je préfère garder pour le moment ma forme humaine, tant pis pour la douleur. Mon genou est plutôt moche aussi. J'ai un gros bandage, j'arrive à marcher correctement depuis aujourd'hui, sinon ma mère ne m'aurait pas envoyé dans la forêt.

Je m'enfonce encore et encore. Le soleil finit par se cacher et je resserre la cape que j'ai sur le dos. Je frisonne. J'entends un bruit d'eau. D'un coup il se met à pleuvoir. Fais chier ! Je met ma capuche et je continue. Je ne suis pas le petit chaperon rouge, oh non, disons qu'on pourrait plus facilement me comparer au grand méchant loup.. Enfin c'est ce que j'en dis moi. Je ramasse ce que ma mère veut, j'essaie d'en trouver le plus possible, elle en a besoin pour soigner l'épidémie de grippe qui court avec le changement de temps. Mon panier se remplie, l'eau dégouline sur mon visage, mes bottes sont dégoutantes, et elles ne suffisent pas à protéger mes jambes qui deviennent crasseuses. J'ai aussi les pieds mouillés et si je ne rentre pas vite je sens que je vais attraper la même grippe que les autres.

Je rebrousse chemin, je sors de la forêt. La pluie est encore plus forte. Je baisse la tête en avançant sur le chemin de terre qui rentre à la ville. Je prend la direction du quartier où je vis. Les rues sont désertes ce qui semblent tout à fait normale avec ce temps de chien. Je soupire, c'est bien pour ma mère que je fais ça. J'essaie aussi de me changer les idées. Je ne veux pas penser à Luckaël. Il a besoin de réfléchir seul. J'ai toujours pas de nouvelles, tu parles.. Mais quelle conne tu es Bronwen. J'ai envie de le crier. Après tout avec cette pluie personne ne ferait attention. Ce mec c'est bien foutu de moi. Je suis dégoutée ma fierté en a prit un coup. Je pensais.. Je ne sais pas.. Je pensais l'avoir touché, ce sont ses mots après tout. De magnifique paroles en l'air. Je peux toujours courir, qui s'intéresse à une gagnante des jeux totalement torturée, égoïste.. arrogante, j'ai bien conscience de mes défauts, mais je n'ai pas vraiment trouvé la bonne personne, celle qui mérite que je m'ouvre au monde et non que je me renferme de plus en plus.

J'avance toujours tête baissée. Je sens aussi le vent se lever et un orage tonner. J'accélère le pas en regardant mes bottes qui suintent à cause de l'eau. Le temps est totalement déprimant.. Le soleil de tout à l'heure me manque déjà ! Je relève un instant la tête pour voir exactement où je me trouve, je me sens légèrement déboussoler de ne pas regarder devant moi. C'est là que je le vois. Il est à une dizaine de mètres de moi. Je me stoppe. Je déglutis. Bronwen soit forte ! Tu vaux mieux que lui, largement ! Ignore le, il n'y a que ça à faire. Je rebaisse la tête consciente qu'il m'a vu. Je continue mon chemin sans penser que je passe à quelques centimètres de lui..
△everleigh


Dernière édition par A. Bronwen O'Donnel le Mer 3 Oct - 1:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mar 25 Sep - 21:57

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

Le métier de bûcheron n’était pas le métier le plus passionnant du monde. Cependant, il me fallait un travail afin de gagner un salaire. Certes, c’était un salaire de misère, je ne pourrais jamais avoir une famille pour cela. Pourtant, je n’en avais rien à faire. Je n’allais pas faire de grosses acquisitions si c’était pour les perdre au bout de deux mois. Je ne risquais rien. Ainsi, j’utilisais cet argent pour ma survie c’est-à-dire tous les produits qu’il me fallait pour vivre correctement ainsi que l’alimentation. C’était dans cette dernière catégorie que mes économies passaient le plus. Je ne savais absolument pas cuisiner, les plats préparés coûtaient chers. Or, je savais très bien qu’il fallait que j’apprenne. Disons une flemmardise venait s’emparer de moi lorsque j’ouvrais un livre de cuisine.

Tout cela pour en venir au fait qu’il me fallait de l’argent. Et comme notre société ne pouvait survivre qu’avec l’aide de l’argent, il me fallait un travail. J’avais déjà de l’expérience, pas en tant que bûcheron, mais j’avais l’habitude de travailler dans une usine à charbon depuis mes seize ans, je n’ai jamais continué mes études. Ainsi, lorsque je suis arrivé dans ce village, j’ai postulé pour ce poste, ils m’ont pris directement. Je n’allais pas ronchonner, ils pouvaient très bien me mettre à la porte et donc, cela me couperait les vivres jusqu’à ce que je trouve un autre travail.

Ces derniers temps, les conditions étaient vraiment épouvantables. Le temps changeait, la terre était mouillée, chacun manquait de glisser à chaque fois. Or, il fallait faire attention lorsqu’on transportait des matériaux coupants. Je détestais mes lunettes de protection, je n’y voyais absolument rien, de plus, à cause de la différence de température, de la buée se formaient sur celles-ci. Je parvins à la retirer, mais cela n’empêchait pas à ma vue d’être bouchée. Je manquais de glisser lorsqu’un bras me retint. Je remerciais mon collègue en souriant. La journée était comme les autres : monotone. C’était l’ordre de mon travail, la monotonie. Ah non ! Pardon, parfois, il y avait du bois beaucoup plus coriace que d’autres. On me tentait les rondins de bois afin que je les coupe et les lançais dans la charrette. C’était le même geste toute la journée.

La journée se terminait enfin, au vestiaire, je fus soulagé de me débarrasser de mes bottes pleines de boues. J’en profitais même pour prendre une bonne douche alors que les autres partaient retrouver leur famille. Je les saluais en retour et me retrouvait seul dans les douches. Un silence horrible s’installait. Je détestais ce silence. Depuis une semaine, j’étais perdu, dès que je me retrouvais seul, je retrouvais mon vrai visage. Une mine dépitée, une moue boudeuse. Une semaine… Déjà… Bronwen devait me haïr… Je ne lui avais laissé aucune nouvelle. J’avais peur. Il y a eu un rapprochement si soudain, je paniquais dès que je pensais à elle. Je ne savais pas quoi faire. L’ignorer ? Je lui ai promis de ne plus le faire… Et puis, cela faisait une semaine que mon lit était vide. Aucune fille ne m’avait retrouvé, à vrai dire, je n’arrivais plus. Qu’est ce qu’il m’arrivait pourtant ? Dès que je pensais à la louve, mon cœur semblait se déchirer en un trou béant. Je détestais cela. Je poussais un long soupire et me rhabillait.

Lorsque je poussais la porte, il pleuvait à verse. Oh non… Je ne portais un sweat à capuche… J’étais débile, vraiment. Je mettais ma capuche, même si je savais très bien que dans trente seconde, cela ne changerais rien au fait que je serais vraiment mouillé. En plus, je n’ai pas pris ma voiture, économie d’essence. Je pris mon courage à deux mains et me jetais sous la pluie, je fus automatiquement trempé, haïssant les premiers contacts de la pluie dans mon dos et sur mon visage. Des gouttes perlaient le long de mes cheveux. Je passais par le centre de la ville, il fallait que je m’achète de quoi manger ce soir et demain, je n’avais plus rien, une vraie pénurie de nourriture. Alors que j’allais entrer dans le magasin, on me passait devant. Mon premier réflexe fut d’attraper le poignet de cette personne « On ne dit plus bonjour Bronwen ? ». Merde, j’avais promis les remarques sarcastiques. J’allais la lâcher lorsque quelque chose attira mon attention. Une marque sur son visage ? Qui l’avais frappée ? Je fus soudain pris de colère pour la personne qui lui avait infligé cela. Je la tirais par le bras, passant un doigt sur sa blessure « Qui est le con qui t’as fait ça ? Tu n’as rien d’autre ? Dis-moi qui c’est que j’aille lui casser la gueule ». J’étais vraiment énervé.

« I keep bleeding » ► boyce avenue
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 1:20

Bleeding Love



La pluie commence à tomber. Je frisonne aux premières gouttes que je ressens sur ma peaux brulante par le soleil. Je soupire en resserrant la cape contre moi pour ne pas avoir trop froid. La température chute.. Bon sang, d'un coup.. Cette région est pire que l'Irlande, pourtant c'est bien connu qu'en Irlande le climat change fréquemment. Mais ici c'est pire, il est dit que c'est une des pires régions. Il pleut tout le temps et surtout le soleil est presque invisible. Aujourd'hui la journée semblaient bien commencer, un soleil doux et agréable, à faire chauffer la peau comme on l'aime. Mais malheureusement cela n'a pas duré longtemps. Je soupire un peu déçue, j'étais sortie pour le beau temps et je vais me retrouver sous la pluie. Dommage. Je continus d'avancer dans les bois, les gouttes d'eau se faisant de plus en plus nombreuses. J'ai les jambes gelées, j'aurais dû porter un pantalon.. pas un short. Et ce ne sont pas mes bottes en caoutchouc qui les protègent vraiment. Je commence même à avoir de l'eau qui ruisselle légèrement dedans. Génial.. Je soupire cherchant ce que ma mère m'a demandé. Des pantes médicinales contre la grippe, enfin contre la grève qui traine en ville en ce moment. Les gens viennent tous voir ma mère pour être soignés, elle prend plaisir à leur faire des décoctions..

J'en ramasse un bon petit panier, je suppose qu'elle comprendra si je rentre sans en avoir plus. J'y retournerais. Je suis déjà trempée.. Il pleut à torrent et on entends le tonnerre gronder. L'eau coulant sur mon visage ravive la sensibilité de mon visage. Il est encore douloureux, j'ai eut un accident il y a à peine deux jours. Je me trouvais dans un restaurant et le plafond s'est effondré. Forcément on n'en ressort pas indemne. Mon genou est abîmé aussi et j'ai une grande marque au visage. J'aurais très bien pu me changer en louve pour cicatriser mais je ne suis pas apte à le faire, disons qu'en ce moment entre la colère contre le gouvernement, d'avoir été dans le capitale n'a fait qu'empirer la chose. Je suis légèrement meurtrie aussi, lorsque votre coeur choisit.. Il est souvent plus fort que votre propre raison qui tente de vous dire de ne pas faire cela. Je n'arrive plus.. Je ne sais plus quoi faire, penser ou ressentir, et l'animal en moi le ressent, je pourrais devenir une louve incontrôlable avec ses sentiments comme ça.

Pourquoi être si perdue ? Pourquoi ne pas être apte à se transformer en louve ? Parce que j'ai crus bon d'ouvrir mon coeur, stupide idée. Non je n'ai pas réellement ouvert mon coeur, j'ai apprit à connaître une personne que je pensais sans coeur et méprisante. Je lui ai montré comment j'étais. Je ne le fais jamais, à part avec Kaeden.. Sinon je suis la fille froide et méfiante, légèrement arrogante .. Pourquoi être une autre personne ? Il faut s'endurcir, nous ne sommes plus dans le monde tout beau, ou mignon, c'est terminé, alors l'image de Bronwen fragile et gentille, c'est du passé, j'ai su devenir ce que je suis, on m'a mit dans une arène, j'ai dû tuer, je vous jure que cela change un homme.

Je prend le chemin du retour. Je repense bêtement aux dernières paroles de Luckaël. J'en ris intérieurement. Pourquoi j'y ai crut ? Vous m'expliquez ? Réfléchir chez lui doit vouloir dire baiser. Il a surement déjà une conquête pour chaque fois depuis qu'on s'est parlé.. Soit presque 8. Il doit être en train de chercher la prochaine. Même si je suis dégoûtée, j'ai mal au coeur, je me sens conne et vulnérable. Il a réussit à gagner au final.. Je ne pleurerais plus pour lui, j'espère en tout cas, je ne veux pas me permettre d'être malheureuse à cause de lui. Je dois m'occuper de mon frère et aider mes parents. Il y a un comble à remplir, même si elle aurait toujours sa place. J'arrive en ville et je marche toujours sous la pluie. Ma capuche ne serre pas vraiment. Mes cheveux sont trempés. J'avance tête baissé, je redresse ma tête un instant pour voir où je suis. Et là je le vois lui.. Je crois qu'il m'a également vu et je rebaisse la tête. Pas question de céder, je vais passer à coté de lui sans m'arrêter, je ne céderais, je ne céderais pas !

Pourtant lorsque je passe à coté de lui je sens quelque chose me freiner, m'arrêter par le bras. Mon coeur s'accélère immédiatement au touché de Luckaël. Je déglutis. J'allais me dégager et partir mais sa petite provocation m'agace, il avait promit. Je pensais qu'il tenait ses promesses. Voilà que j'ai une preuve qu'il fait tout en ne le pensant pas. Les promesses qu'il fait ne sont que du vent, je m'en doutais..

- Va te faire..


Je n'ai pas le temps de continuer qu'il m'approche de lui. Je ne comprend pas tout de suite. Il observe mon visage.. Je repense à ma blessure.. Et bingo c'est qui attire son attention. Je fronce les sourcils et je me dégage pour éviter qu'il me touche, pas que je n'aime pas, mais j'ai dit que je craquerais pas, je peux être ferme, je ne veux plus rien de lui. De plus pour qui il se prend ? Il ne m'adresse plus la parole durant toute une longue semaine et il voudrait que je le laisse piquer une crise. Je suis une grande fille, je le repousse donc.

- Non mais pour qui tu te prends.. Ne me touche pas ! Je suis assez grande..

Je claque sa main pour qu'il la retire de mon visage, j'en touche ma blessure et je grimace.

- Tu ne me m'adresse même pas la parole pendant une semaine.. tu m'oublies et tu joues à quoi là ? C'était qui hier soir ? Une brune ? Une blonde ? Elle était bonne j'espère. Ne m'approche plus, tu me dégoutes ! Je te déteste, tu vois cette blessure, c'est rien comparé à ce que tu m'as fait.

Je me dégage de lui brusquement et je sens des gouttes d'eau chaudes couler sur mon visage. Il me faut du temps avant de comprendre que je pleure. J'ai peur.. pourquoi je pleure. Je me met à trembler.. Le froid, le voir.. Je le gifle.. Je suis sûre que de ne pas être la seule à le faire. Au moins j'aurais ça en commun avec les autres.

- Je ne suis pas un jouet. Tu t'es bien amusé, c'est terminé.


Après cette phrase, je reprend mon chemin sous la pluie toujours. J'essaie de ravaler mes larmes, cette fois je dois l'oublier, les choses ont été mise au claire.. Quoique j'aurais bien d'autre truc à dire.. mais je me retiens préférant fuir.
△everleigh
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 13:30

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

Les vestiaires commençaient à se vider. J’entendais les rires de mes collègues, riant avec eux. Je les regardais passer la porte. Ils allaient retrouver leur famille, leurs enfants. Je déglutis, partant prendre ma douche. Le bruit de l’eau couvrait le silence, cependant, cela ne changeait rien au fait que je me sentais plus seul que jamais. L’eau était chaude, si bien que de la vapeur s’élevait dans les douches. Mes pensées vagabondaient, il ne fallait pas.

Huit jours. Cela faisait plus d’une semaine que je n’avais pas adressé la parole à Bronwen, je cherchais à l’éviter, en effet. Une confrontation ne serait pas le bon moment. J’étais confus, perdu. Je ne savais plus quel chemin prendre et je commençais à me dire que couper à travers champs n’était pas une si mauvaise idée. J’étais un salaud surtout… Je lui avais promis… Je ne tenais pas ma promesse. Pourtant, je la pensais. Cependant, je voulais être sûr de moi pour aller la voir. Étais-ce vraisemblable que je sois amoureux ? Ce n’était pas possible. Luckaël Easthon ne tombe pas amoureux.

Pourtant, je ne savais plus… J’étais perdu. Je passais ma tête sous le jet comme si l’eau allait m’aider à trouver la solution. Rien ne venait. J’étais en position de faiblesse, je ne savais pas quoi faire… Si seulement quelqu’un pouvait me le dire. Mon regard se posait sur mon tatouage, un simple chapelet surmonté du mot « Faith ». La foi, elle ne me servait pas à grand-chose en ce moment. Comment avoir encore la foi si on permettait à mon cœur de saigner ainsi ? Ce n’était pas normal, cette douleur à la poitrine. Elle me tuait à petit feu. Qu’importe, j’étais déjà mort.

Je sortais enfin de la douche, me séchant rapidement. Lorsque j'ouvrais la porte, la pluie battait son plein. Je soupirais. Je n'avais qu'un sweat à capuche pour me protéger. Quel idiot, je devais bien me douter qu'il allait pleuvoir. Je me sermonnais mentalement en m'aventurant sous la pluie. Le premier contact fut le pire, j'avais l'impression d'être attaqué. Il ne fallait pas plus de trois minutes pour que mes vêtements me collent à la peau. Je finis par être habitué à la pluie, malgré les gouttes gênantes qui tombaient sur mon visage.

Je pris la direction du centre du village, il fallait que j’achète de quoi manger pour ce soir. En plus de la pluie, le tonnerre commençait à gronder. Quel temps pourris. Soudain, quelqu’un passait devant moi. La jolie brune qui faisait saigner mon cœur, qui perpétuait la confusion dans mon esprit. Elle était affublée d’un short et de bottes en caoutchouc, protégée par une simple cape. Instinctivement, je l’attrapais par le poignet, risquant le sarcasme, sauf qu’elle me congédiait immédiatement. En effet, elle était en colère.

Alors, je remarquais des marques si son visage, aussitôt, je m’énervais. Qui l’avait frappée ? J’avais soudain une immense haine pour la personne qui a osé la toucher. Je portais ma main sur son visage, elle la frappait. Je n’avais plus le droit de la toucher, j’étais banni de ce privilège. Je retirais ma main, baissant la tête. Ses autres paroles me blessèrent. Et puis, elle terminait avec un véritable coup de poignard. J’étais même certain que je saignais. Soudain, comme si ce n’était pas suffisant, elle me giflait, je ne répondais toujours rien, la laissant accomplir sa vendetta. Elle me tourne le dos, je ravale mes larmes. Mon cœur semblait s’être évanouit, il ne saignait plus, il était mort.

Pourtant, une flamme semblait se raviver. Elle partait. Je me mis à courir afin de la rattraper « Bronwen ! ». Elle continuait de marcher. Si seulement elle savait que je ne voyais aucune fille depuis elle… Des larmes coulaient sur mon visage, je savais que c’était des larmes, les gouttes étaient brûlante, se mêlant aux gouttes de pluie, on ne pourrait même pas faire la différence. Je me postais devant elle. « Idiote, tu n’es pas un jouet, c’est toi qui joue avec mon cœur ». Je ravalais mes larmes « Si je ne t’ai pas parlé, c’est que je ne sais toujours pas, la preuve, cela fait une semaine qu’aucune fille ne partage mon lit depuis toi… » Ma voix tremblait. Etais-ce le froid ? « Tu ne comprends pas que j’ai peur ? C’est aussi difficile que ça de te dire que la souffrance serait pire si je venais à mourir dans les jeux ? Met-toi ça dans le crâne O’Donnel, si je ne veux pas être avec toi, ce n’est pas parce que je ne tiens pas à toi, mais parce que je refuse de t’affliger une nouvelle mort que celle de ta sœur. Et puis, si je te considérerais comme un jouet, pourquoi serais-tu la seule à connaître mon histoire ? » je faisais une pause, marquant un grand silence « Voilà, j’espère que c’est claire maintenant ». Je lui tournais le dos, de nouvelles larmes ruisselaient. En plus de cela j’étais faible. Le tonnerre grondait. Je détestais l’orage.

« We started all with a kiss. How did it end up like this ? It was only a kiss » ► the killers - Mr Brightside
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 14:34

Bleeding Love


La pluie s'abat sur nous. Je n'ose même pas le regarder, je baisse la tête et je fonce. Je prie tous les dieux qui pourraient ou non m'entendre. Je prie pour qu'il ne me reconnaisse pas. Qu'il m'ignore.. Je crois que ce serait mieux, au moins je saurais à quoi m'en tenir. Je ne veux pas lui parler, je ne vois pas ce qu'on pourrait ajouter à la situation. Il est un enfoiré, et moi je suis une stupide fille. Comment faire pour remédier à ça ? On ne peut pas, alors passons à autre chose. J'avance en me cachant presque sous ma capuche, qui d'ailleurs ne sert pas à grand chose, l'orage qui tonne envoie des bourrasques de vent, elle ne tient pas vraiment, et mes cheveux sont quand même trempés. En tout cas elle ne me cache bien assez bien. Je sens quelque chose me retenir lorsque je passe à coté de lui. Et voilà que j'entends sa voix. Je fulmine à son propos sarcastique. J'étais à deux fois de l'injurier mais il voit ma blessure au visage et m'attire un peu plus près de lui. Je claque sa main lorsqu'il tente de me toucher. Je ne comprend pas son jeu, il s'amuse à quoi ? Je ne suis pas sa marionnette. Je ne suis pas un pion de jeu de dame, non je ne suis pas un jouet qu'on déplace, avec lequel on joue..je ne suis pas ça. J'ai un coeur et même si je n'ai pas tendance à le montrer, j'ai des émotions. Dans ce monde la moindre faiblesse peut-être fatale, je ne vais pas m'amuser à pleurer devant tout le monde depuis que ma soeur est morte. J'ai fait un deuil.. Ou presque. Elle est mort il y a presque six mois, on doit aller de l'avant. Elle ne voudrait pas qu'on broie du noir, dans ma famille tout le monde le sait, même si son absence et parfois pesante, c'était elle la fille joyeuse et imprévisible, celle qui ne se souciait pas du gouvernement, elle aurait un bien meilleur rebelle que moi, j'en suis persuadée !

Je lui crache tout ce que je ressens, tout le mépris que je ressens, encore faut-il que ce soit véritablement ça.. Parce que mon coeur se brise en lui disant tout ça, mais j'ai besoin de le faire souffrir comme moi je souffre depuis une semaine. Il s'est foutu de ma gueule, à son tour, et encore il a de la chance, le temps a fait déserter les rues, nous sommes presque presque. A part quelques passants cloitrés sous des parapluies à courir pour se mettre à l'abri. Un gifle part toute seule. Au moins il ressent physiquement ce que je ressens moi à l'intérieur. Et encore je suis sûre que je ne lui ai même pas fait mal. Je remet ma capuche et revole immédiatement lorsque je lui tourne le dos pour partir. Mon coeur est en miette et je me rend compte aux gouttes brûlantes qui perlent sur mon visage. STUPIDE, DEBILE, IDIOTE ! Bronwen pourquoi tu pleures ? Il l'a cherché.. C'est réglé, tu l'oublies et voilà, tu peux avoir un tas de garçons, il te suffit de choisir le bon, et lui est le mauvais. OUBLIE LE.

Je me répète ça pour ne pas me retourner et courir dans ses bras. Pas question que je sois faible, il a rêvé, je suis pas une poupée blonde qu'on tripote. Je l'entends m'appeler, il n'a pas comprit quoi ? Ou alors c'est un plaisir pour lui de faire souffrir les filles. Je continue mon chemin. Je l'ignore, il commence à me parler. Je ne le regarde pas, j'avance, il me suit. Je me stoppe à un moment.. Lorsqu'il me dit qu'il n'a vu aucune fille depuis moi.. Je lui lance un regard tout de même noir, suis-je censée le croire ? Je continus de marcher il me suit. Il me lance qu'il a peur.. mais peur de quoi ? De mourir ? On a tous peur de mourir, il a peur de l'arène, mais alors il va se punir toute une vie .. Parce qu'il n'est pas prêt d'avoir 40 ans. A quoi bon.. C'est bien ce qu'il faut faire, s'oublier s'il n'est pas capable de ça. Moi je suis assez grande pour gérer. S'il meurt, je me vengerais.. Et je me battrais pour lui, en son nom. Je m'arrête un instant pour le regarder, aucun sourire ne se dessine sur mon visage. Je le fixe, un blanc s'installe. Claire oui c'est claire. Je n'ai rien à ajouter. Je baisse la tête.. Je me mord la lèvre pour éviter les pleures. Pourquoi j'ai si mal.. Pourquoi j'ai l'impression de l'avoir perdu.. J'essaie d'avaler ma salive pour me calmer, je tremble de partout. Je me retourne, je le vois partir.. Il est presque déjà loin. Ce n'est pas possible, pourquoi je suis incapable de résister.

- LUCKAEL !

Ma voix tremble, elle se brise. Elle est pourtant puissante, je suis sûre qu'il a entendu. J'avance vers lui, il me regarde. Me jeter dans ses bras ? Non, surement pas, ce n'est pas tellement le genre de choses que je fais.. Enfin pas comme ça, pas sous la pluie.. Je déglutis lorsque j'approche de lui. Je ne sais pas quoi lui dire. Ce que je pourrais dire, il ne veut pas l'entendre et je ne le dirais donc pas. Je veux qu'il le dise d'abord, pas question d'être ridicule.

- Aucune fille ? Vraiment ? Tu ne joues pas ?

Je prend une inspiration et je continue.

- Je suis assez grande pour gérer.. J'ai perdu ma soeur.. c'est sûr mais je ne suis pas seule. Toi si tu vas dans l'arène, c'est moi qui te sortirais de là. Je suis.. mentor, oublie pas.. Et c'est en allant à New York que je me suis faite ça, un accident dans un restaurant. Et puis tu as une chance sur question d'être prit .. Tu te battras.. comme les autres et tu reviendras.. pour moi j'ose espérer..

Je tente un petit sourire en coin, je cligne des yeux à cause de l'eau qui coule sur mon visage. Un véritable déluge, d'eau et de sentiment. Doucement j'attrape sa main.

- N'ai pas peur.. c'est.. douloureux.. Fais moi confiance..

Je tremble de tout mon corps.. Je lève les yeux vers lui.. le regardant.. dans le même état que moi.

△everleigh
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 15:19

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

L’automne. On avait souvent l’habitude d’attribuer cette saison avec la période romantique. Les écrits d’un poète mélancolique, seul face à la nature, seul avec ses pensées sombres, ses espoirs brisés, ses rêves sans valeurs. En cette période, tout le monde semblait être mélancolique où étais-ce simplement que tout le monde sentait que l’Appel approchait. Dans ce cas-là, il y avait deux solutions, soit resté auprès de sa famille, profité de chaque jour passés avec eux ou bien s’isoler, se préparer à une mort prochaine. C’est l’isolement que j’avais choisis. Du moins, isoler les sentiments, je ne les laissais pas triompher, aucune attache, ainsi, si je ne m’attachais à rien, je n’avais rien à perdre. De toute façon, je n’avais personne pour qui me battre, je préférais laisser la chance à un père de famille de rentrer chez lui plutôt que de le tuer et avoir la tristesse de ses enfants sur la conscience. Je n'étais pas un monstre. J’avais beau agir comme le pire des connards, disons que c’était la faute d’une certaine maladresse plutôt qu’un esprit complètement sadique.

Il pleuvait à torrent. Ce n’était pas rare dans le nord-ouest des anciens États-Unis. J’ai toujours vécu dans la région, certes, dans une plus grande ville, mais j’étais habitué au climat. Mais cela ne changeait pas au fait que je détestais la pluie et encore plus l’orage. Prenez-moi pour un trouillard, mais je détestais ce bruit. Les vêtements qui me collaient à la peau, les gouttes froides qui s’infiltrait sur ma nuque, me faisant baisser la tête, me recroquevillant sur moi-même afin de chercher un peu de chaleur. Je tremblais. Cependant, la sensation de froid disparaissait enfin. Dans la rue, il y avait très peu de personne, à cette heure-ci, les gens s’étaient cloitrés chez eux afin de profiter d’un bon feu de bois. Je me disais que je ferais de même en rentrant chez moi. Je voyais des gens munis d’un parapluie, tiens ! Eux, ils étaient intelligents. Cependant, les rues étaient presque désertes. J’avançais jusqu’au magasin.

Je croisais la personne que je ne voulais pas croiser. Si je la voyais, je savais que cette impression de sensibilité à fleur de peau allait se raviver. Cependant, une pulsion me fit lui attraper le poignet. Bronwen crachait son venin. Pas un venin inoffensif, non. Celui-ci coulait dans mes veines, les brulants, les détruisant. Durant ses paroles, le venin continuait son chemin dans mes veines, me faisant atrocement souffrir, je luttais contre cela. Cependant, une ultime phrase et le venin avait atteint mon cœur. Elle avait planté une dague à cet endroit-là, laissant l’organe qui me tenais en vie se vider du sang qu’il avait jusqu’à ce qu’il s’éteigne, sans mot dire. Elle me giflait, avec le froid, son geste me brûlait la joue, c’était vraiment désagréable, elle était vraiment en colère. Quel idiot j’étais aussi. Cependant, elle pensait que je la prenais pour un objet, un jouet.

Je suis pathétique, je restais là, la regardant partir, tel un légume incapable de bouger ni de parler. Qu’est-ce que tu attends au juste ? Le déluge ? Vu la pluie qu’il y a il semblerait que ce soit le déluge. Allons, sors l’arche de Noé, court ! Fais quelque chose ! Rattrape là ! Ces mots semblaient raviver quelque chose en moi, quelque chose qui me donna le courage de ravaler mes larmes et de hurler son prénom, j’avais même le courage de lui courir après, l’appelant malgré le fais qu’elle ne répondait pas. Je m’arrêtais, essoufflé, c’était vain. Non, j’avais encore une chance. Lui ouvrir mon cœur peut-être ? Bon sang, si un jour on m’avait dit que je devrais faire cela. Je ne voulais pas la laisser partir, je ne pouvais pas, je savais que je n’allais pas survivre sinon. Alors, je lui ouvre mon cœur, lui avouant ce que je pensais, lui avouant que depuis une semaine, je n’ai vu aucune fille, car je pensais trop à elle pour me concentrer sur les autres. Cela sembla la piquer, elle se retournait. Je continuais. Cependant, elle ne sembla plus me prêter attention. Mon cœur se fendait à nouveau en deux, un chat avait peut-être sept vies, mais moi, je n’en avais qu’une.

J’abandonnais, elle ne voulait rien savoir. Je me retournais, mes larmes passant la barrière qui les retenaient. J’étais pathétique de pleurer, faible même. La pluie étaient beaucoup plus froide qu’habituellement, je ne pouvais plus aller acheter à manger dans cet état. Alors je me laisserais mourir de faim, je ne manquerais à personne. Je reprenais mon souffle. Soudain, j’entendais mon nom. Je ne devrais pas me retourner, pourtant, je me demande ce qu’elle veut dire. Alors je l’attends, elle s’approche de moi, elle ne semble pas à l’aise, je lui montrais un visage bouffi, des yeux rouges. Plus sexy, tu meurs. Elle me pose alors une question « Aucune, je ne joue pas ». Alors, ses paroles semblent guérir un tiers de mon cœur meurtris, elle veut que je me batte si je suis pris, que je revienne pour elle. Je reniflais bruyamment, répondant faiblement à son sourire. Son visage à elle aussi est baigné de larme, je la faisais souffrir, elle attrapait ma main, je la serrais. Nous nous dévisagions. Puis, je la prenais dans mes bras, mes larmes se libérant, comme si toute une frustration se retirait de mon corps « Je suis désolé Bronwen… » je posais mon front contre le sien « Pardon ». Nous étions tous les deux trempés, cela ne faisait rien, je lui remettais sa capuche. « C’est complètement stupide, extrêmement niais ce que je vais te lâcher, mais vraiment, ne fuis pas s’il te plaît, je ne le ferais plus… Je te fais confiance.. Je… » le mot restais en travers de ma gorge, oserais-je ? Je ne sais pas, mes mots ne devinrent qu’un murmure à peine audible tandis que je lâchais la chose que je n’avais jamais dite, droit dans les yeux, lui prouvant que je ne jouais plus « … Je… T’aime… ». Sans crier gare, je l’embrassais tendrement.

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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 20:50

Bleeding Love



Je tremble comme une feuille, et encore une feuille cela tremble moins je suis sûre. Je ne suis plus mettre de moi même, c'est bien simple je ne sens plus mes orteils, je ne sens plus le bout de mes doigts. Ma raison n'existe plus, comme si elle avait jamais existé. Je n'agis pas par moi même. J'ai l'impression d'être seule au monde, que tout est noir autour de nous, qu'il n'y a plus que lui dans mon champ de vision et que j'avance vers lui. Je serre mon panier comme me rappeler une certaine réalité. Je ne perd pas encore pied. J'ai peur de tout ce qui se passe. J'ai l'impression d'être prisonnière de lui, pourtant depuis qu'il est parti j'ai un besoin irrévocable de l'avoir près de moi, comme s'il était le seul à calmer mes cauchemars. Oh il est surement le seul à me faire rêver de belles choses, j'y ai prit gout, j'ai goûté au bonheur de revoir ma famille au complet, maintenant lui manque. Il est indispensable pour une chose qui semble plus forte que je l'aurais crus. Mon coeur. Il l'a prit et enfermé quelque part.. Je ne sais pas où, il est parti avec, il a caché la clé et moi je suis bloquée.. Je souffre sans lui. J'ai à la place un tourbillon de sentiments confus. Comment peut-on passer du méprit à l'amour, du méprit.. à l'amour.

Oui je l'aime, c'est sûre, mais comment savoir que lui ne joue pas. Je ne peux pas comprendre ce qu'il veut, je peux essayer de le réconcilier avec ses démons qui lui tourne autour de lui. Je connais sa vie, son histoire, je connais ses deux personnalités, je veux voir le vrai Luckaël, Adrian, le vrai ! Ce n'est pas le dragueur patenté que j'aime, c'est la personne douce et sensible qui m'a blottit contre elle alors que j'allais mal, ce n'est pas le mec arrogant qui semble en savoir plus que les autres, oh non, c'est lui, le vrai lui, la personne avec une histoire, avec un passé. Il a des raisons d'être comme cela certes, mais je me suis ouverte à lui, il en a fait autant.. Je veux voir ce garçon. Je veux passer des moments avec lui dans ses bras, pas qu'il pense directement à me plaquer contre un mur et me sauter. Je le veux.. Lui. Le vrai.

Je m'arrête à quelques centimètres de lui. Il répond à mes questions. J'esquive un très léger sourire. Je lui prend les mains, il répond à mes questions et me réchauffe doucement.. Je ne suis plus tellement le glaçon que je suis .. Je le fixe.. Je repense à ce que ma mère m'a dit. Je l'ai mis au courant de la situation, ne supportant pas de lui mentir, je culpabilisais beaucoup trop, et elle ne l'a pas mal prit, elle a rit. Elle s'en doutait, nous étions faux le soir et vrai le matin, car elle est bien entrée dans la chambre, elle ne pensait pas qu'il resterait. C'est le matin qu'il était vrai m'a-t-elle dit. Elle a un don pour lire les gens. Elle me lit comme un livre ouvert et posé juste à coté d'elle, elle sait ce que je ressens en me regardant.. Ma mère est merveilleuse. Son conseil a été de le laisser mijoter, si vraiment il tient à moi il reviendrait. Mais il ne l'a pas fait. En une semaine je n'ai pas eu un message, ni une visite. Après l'accident à la Capitale, j'ai prit la décision de ne plus le voir, plus ressentir ce que je ressens. Je voulais l'oublier et j'étais déterminée, mais il a fallut que je le croise et qu'il m'arrête.. Voilà comment je me retrouve en face de lui. A écouter ses mots d'excuses, le pire c'est qu'il est sincère, je crois même qu'il pleure, j'ai le cœur qui se serre.

Il me serre contre lui et je n'oppose cette fois aucune résistance. Je me blottis contre lui lâchant encore des larmes qui brûlent mon visage et surtout ma plaie. Son front termine contre le mien et je me perd dans son regard. Je me sens d'un coup mieux, son contact m'apaise, je n'ai plus cette colère contre lui, je suis prête à l'entendre continuer. Ce qu'il fait, son petit discours semble maladroit mais c'est ce que j'aime. Je l'écoute attentivement. Je souris.. Mais je n'ai pas la fin.. Le début était si inespéré.. Mon cœur ralentit.. Il bat de plus en plus fort.. Je ressens son effet sur moi.. Il me fait défaillir. Je déglutis en attendant la suite. Ce moment pourrait être romantique, seulement l'orage nous rend trempés et sales. Je sais en tout cas que je ne m'éloignerais pas, je serais toujours là et je lui ai dit, seulement la dernière fois que je lui ai dit il a fuit. Je ne veux pas le revoir partir par peur d'aimer. Je ne veux pas que mon cœur se mette en hypothermie parce qu'il l'a gelé. Je le fixe, les yeux dans les yeux, je regarde ses pupilles noisettes.. J'attends la suite, qui ne tarde pas.. A ses mots tout mon corps se fige, les choses choses qui bougent ce sont les larmes perlant sur mon visage sans que je ne puisse faire quoi que se soit. Je voudrais lui répondre, mais impossible, je n'y arrive pas, toujours cette peur de le voir partir au mot tant convoité. Il l'a fait une fois pourquoi pas deux. De toutes façons je n'ai pas le temps, il m'embrasse tendrement.. Alors mes bras l'enlace, même celui où ma main tient mon panier, je fais légèrement attention à ne rien renverser, j'en ai chié pour les ramasser. Ma mère m'a forcé.. C'est comme si elle sentait qu'il allait se produire quelque chose. Ses lèvres contre les miennes j'ai l'impression de rêver. Mais oui c'est ça, je rêve, qu'est ce que cela peut-être d'autre. Je ne me suis jamais réveillée. Je suis toujours dans ses bras, dans ma chambre.. Je vais ouvrir les yeux et son sourire prétentieux se dessinera sur son visage. Mon rêve serait-il alors un cauchemar ? Non.. Je m'en suis rendue compte.. Et rien ne se passe, mon rêve ne s'écroule pas.. Rien ne bouge, je sens ses lèvres bouger doucement sur les miennes. Je lui rend le baiser en me collant trempée contre lui. Peu importe nous sommes dans le même état. Je m'accroche à ses lèvres avant de rompre le baiser, entre la pluie et ses lèvres.. Je n'ai plus de souffle, d'ailleurs cela s'entend légèrement. Je souris, savourant ce baiser en me mordant la lèvre, je lui vole un baiser.. puis un nouveau.. et un plus long. J'écarte une mèche de ses yeux.. Il est pire que mouillé.. Et pourtant on s'en fiche, je suis dans le même état que lui, j'ai froid vraiment froid. Rentrer ne serait pas une mauvaise idée.

- On devrait rentrer.. on est trempé..

Je me stoppe, non, je ne veux pas le quitter.

- Mais je ne veux pas te quitter.. jamais..

C'est ma façon de lui dire que je l'aime, mais les mots ne sortirons sûrement pas tout de suite, il me faut plus de temps pour arriver à le dire, surtout lorsque mon cœur a choisi.. Je suis sûre de moi.. C'est comme une imprégnation. Je sais qu'il m'est indispensable, rien ne pourra me l'enlever.

△everleigh
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 21:33

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

Pourquoi tombions-nous amoureux ? La passion comme on l’appelait. La passion n’était qu’une forme de despotisme, une dictature du cœur. Tu aimeras cette fille, ne discutes pas, c’est comme ça, pas autrement. Notre corps se retrouvait dans un état de manque lorsque l’être à laquelle notre passion était vouée n’était pas là. Un emprisonnement du cœur, une dépendance. Une addiction. Qu’est ce qui était plus dangereux que l’amour ? La mort. Pourtant, ces deux-là venait presque ensemble. Lorsque l’objet de notre passion n’est plus là, notre cœur semble incapable de battre à nouveau, quelque chose manque dans votre aide, une souffrance atroce lorsqu’on lui détache ses chaines auxquels il s’était habitué et où il s’y plaisait. Passion avait sa racine, « passio », la souffrance.

Mon cœur n’était plus, il avait péri, il n’était plus. D’abord, il avait succombé à la confusion, il réclamait à nouveau de l’amour, de la tendresse. J’avais beau lui dire de prendre sur lui et de vivre ainsi, il ne semblait pas décider à cela. Il criait, hurlait à l’intérieur. Il souffrait, il me disait qu’il avait besoin de quelque chose pour vivre. Quelque chose, mais quoi ? Il refusait de répondre. Ah oui, eh bien quand on voulait l’écouter celui-là, il ne voulait plus parler. Quel con cet abrutis de cœur. Il semblait mourir à petit feu, à chaque parole que prononçait Bronwen, il perdait un peu d’espérance de vie. Faire mal avec les mots, c’est ce que Bronwen arrivait à faire. Mon cœur n’était plus, elle l’avait tué.

C’est là que je comprenais. C’est lorsqu’on perd quelque chose qu’on se rend enfin compte de sa valeur. Si je la fuyais, c’est parce que je tenais réellement à elle, ce n’était pas juste un baiser. C’était LE baiser. Celui qui m’a fait frémir de part et d’autre de mon cœur, celui qui m’apportait de léger picotement aux lèvres, celui qui suivait de sa tête contre moi alors que je la serrais contre mon cœur. Je comprenais seulement. Comment passer de la haine à l’amour en une semaine ? Remarquez, de la haine à l’amour, il n’y avait qu’un pas. Cela voulait donc dire que je m’intéressais à elle avant ? Si je la haïssais, c’est qu’il y avait déjà un rapport intime qui me liait à elle. J’ignorais cela depuis si longtemps. Je n’en revenais pas. Luckaël Easthon était amoureux de la fille qu’il déteste. C’est elle qui a emporté mon cœur avec elle, je l’ai fait souffrir, j’en avais conscience, je voulais me repentir, lui expliquer. Cependant, elle me tournait toujours le dos.

Alors que je lui avais tout dit ce que j'avais sur le coeur, elle ne semblait pas réagir. J'abandonnais, repartant dans le direction de chez moi, me demandant même si je devrait ne pas manger afin de périr en paix. Ce serait un bel acte de rébellion en plus de cela. Les chaudes larmes ruisselaient sur mon visage, je n'en pouvais plus. Cela faisait un mal de chien, je détestais cette sensation. Soudain, j'entendais mon nom. Une lueur d'espoir, j'écoutais ce qu'elle avait à me demander, j'y répondais avec toute franchise. Je vis alors un léger sourire se dessiner sur son visage barré par une mauvaise blessure dut à l'éboulement d'un restaurant à New York. Elle me prenait la main, je l'attirais contre moi, réclamant sa proximité. Je lâchais mes larmes, ne me retenant pas, j'avais une boule horrible au fond de la gorge. Je m'excusais, sincèrement, je ne voulais plus fuir, je ne le ferais plus si cela la faisait souffrir, je resterais auprès d'elle, même si je devais y laisser ma liberté. De toute façon, je n'étais pas complètement libre, elle avait déjà mon cœur. Sans crier gare, je lui avouais mes sentiments. Jamais je n'avais dit ces mots, ils avaient du mal à sortir, mais peut-être comprendrait-elle enfin que je ne jouais plus si elle voyait cette difficulté à les dire.

Je ne lui laissais pas le temps de répondre, je déposais un baiser sur ses lèvres. Bronwen ne me repoussait pas, c’était déjà cela. Elle répondait même. Mon cœur semblait éclater sous ce baiser. Qu’importe que nous soyons trempés, je passais une main dans ses cheveux, nos lèvres remuant ensemble. J’étais si bien ainsi, je ne demandais rien de plus, juste ses lèvres contre les miennes, rien de plus que cela. Ça me suffisait amplement. Elle rompait se baiser, picorant mes lèvres, elles se retrouvèrent pour de bon une seconde fois. Je ne voyais plus les gens autour, comme si nous étions seuls dans cette petite rue. Je la libérais ses lèvres, je lui souris timidement tandis qu’elle replaçait une mèche mouillée. Puis, sa phrase me fait sourire « Et moi, je ne fuirais plus, jamais ». Je lui volais un autre baiser « J’habite à deux pas d’ici, viens, tu pourras te sécher ». Je lui pris la main, entrelaçant nos doigts alors que je pris la direction de mon petit appartement. Nous arrivions sous le perron, j’eus du mal à trouver mes clés a cause de mon jean trempé, mais avec un effort, je parvins à les attraper. Elles étaient gelées. Je grelotais tellement que j’avais du mal à entrer les clés dans la serrure. J’ouvrais la porte. « Entre je t’en prie ». Bon d’accord, c’était un peu le foutoir, mais qu’importe. J’allais dans ma chambre, semant des énormes gouttes sur le sol. Je pris des vêtements secs et les emmenait pour les prêter à Bronwen « Tiens, je sais, ce n’est pas le summum du sexy, mais au moins, tu seras au sec, la salle de bain est juste là. Tu peux te changer pendant que je fais du feu. » Je lui montrais une petite porte au bout du salon en souriant.

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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Mer 26 Sep - 23:37

Bleeding Love



Doucement sa voix résonne comme un mirage dans ma tête. Doucement ses lèvres se posent sur les miennes. Elles auraient pu être glacée comme le reste de nos corps mais les siennes sont brûlantes. Mon coeur repart de plus belle. Je répond au baiser, l'enlaçant, le serrant contre moi. Il est à moi. J'ai encore du mal à y croire, je suppose que ce n'est pas en 15 secondes que je vais y parvenir. Il va me falloir du temps. Luckaël Easthon est à moi, du moins il dépend de moi, il m'aime. Je suis aussi à lui je suppose. Je me sens d'un coup complète. Je ne sais pas combien de temps cette sensation de bonheur va durer, mais je veux profiter. Je suis incapable de lui dire les même mots, la dernière fois, lorsque j'ai prononcé mes mots de ce genre il est parti, il m'a échappé, il a prit peur.. Alors je ne veux pas faire la même bêtise, je préfère attendre, je ne suis pas prête, bientôt, mais pas maintenant. Il l'entendrait c'est sûr, je le ressens en ce moment, ce grand sentiment qui pourrait ruiner un monde. L'amour.

Je le sens sur ma joue.. Je frissonne. Je lui vol un.. deux.. trois baisers en insistant sur le dernier. Je souris, suis-je alors heureuse maintenant ? Je ne sais pas, je suppose, j'ai envie de sourire, j'ai envie de l'embrasser encore. J'ai encore envie d'être dans ses bras. Je tremble tout de même. Je suis frigorifiée par cette pluie glaciale qui s'abat sur nous. Je claque presque des dents. Je frissonne constamment, mon organisme essaie de me réchauffer comme il peut mais il n'y arrive que de moins en moins. Je lui propose de rentrer, mais je ne veux pas rentrer, pas sans lui, je ne veux pas le quitter et je lui en fais part. J'ai envie de pleurer mais c'est différent de tout à l'heure. C'est juste que j'ai du mal à l'imaginer partir encore, j'ai peur qu'il ne revienne pas. J'ai peur de le quitter, je ne veux pas attendre une semaine avant de le revoir, ses bras.. ses lèvres, sa joie.. j'ai besoin de le voir, le sentir. Je me sens accroc. Je le suis.. je crois.

Lui me propose de venir chez lui, il habite à quelques pâtés de maison. Je trouve l'idée bonne, et j'avoue que j'habite encore à 20 bonnes minutes à pied.. Je le suivrais où qu'il veuille. Il saisit ma main libre pour entrelacer nos doigts. Je sens les fournis du froid dans celle ci. Je le laisse me traîner, ma mère devra attendre pour ses fleurs, de toute façon il les faut sèches et là elles sont plus que trempées. Il m'emmène alors chez lui. Effectivement il n'habite pas loin, nous y sommes très rapidement. Il semble également aussi avoir froid, je souris lorsqu'il galère à ouvrir la porte à cause de grelottement qu'il subit. Puis il me fait entrer. Je pousse un petit soupire d'aise, il fait nettement plus chaud ici. Je frotte mes mains. J'enlève immédiatement mes bottes je pourrais les vider dans un évier tellement elles sont pleines l'eau. Il me lâche la main pour aller je ne sais où et revenir avec des vêtements. Il me les tends, je suis assez surprise, mais l'idée n'est pas mauvaise, je tremble toujours même au chaud. Je les saisis. Je souris à sa réplique et je prend la direction de la salle de bain, la porte qu'il vient de me montrer. J'avance en regardant rapidement autour de moi, ce n'est pas grand et cela ne paye pas de mine mais j'aime bien. C'est chaleureux tout de même. Je pousse la porte de la salle de bain sans la fermer totalement. Je retire mes chaussettes, puis mon short en jean.. Ma cape en plastique et mon haut. Je me permet d'emprunter une serviette et je sèche mon corps en sous vêtements. Je détache mes cheveux et les frotte avec la serviette. Je prend aussi la brosse de Luck pour les démêler, je les attaque d'une queue de cheval. Je regarde les vêtements qu'il me prenne et je souris. Un jogging que j'enfile, il m'est un peu grand, un t-shirt blanc banal et un gilet noir de la même couleur que le bas. Je me blottis dans le dernier qui est tout chaud comparé à ma peau toujours fraiche. J'éteins mes vêtements et je sors dans le salon pour le rejoindre. Je lui souris.

- Merci, c'est toujours mieux.

Je me rend compte que j'ai gardé la serviette dans les mains. Je m'approche de lui. Je lui retire sa veste mouillée, je passe le tissu éponge sur son visage doucement, je lui souris. Je lui retire son t-shirt ensuite.. Je passe une nouvelle fois la serviette sur son corps, ce n'est pas la première fois que je le vois torse nu et je n'éprouve aucune gène. Je relève la tête et je lui souris, je l'embrasse vraiment doucement, tendrement. Je sens mes mains redevenues chaudes.. Je les passe sur son corps qui est frais. Je le caresse doucement et cette fois c'est comme si je le découvrais.. Je remarque un tatouage que je n'avais pas remarqué la dernière fois, je m'attarde sur celui ci en passant mes doigts aussi. Puis j'avance un peu plus vers lui pour me hisser sur la pointe des pieds pour sécher légèrement ses cheveux en passant la serviette dans ses cheveux, mes mouvements ressemblent plus à des caresses couvertes d'une serviette. Je sens l'odeur du feu qu'il a fait démarré, je tourne la tête vers celui ci.

- Tu devrais te changer..


Je désigne son jean trempé, le collant.

- Je ne bouge pas.. Je t'attends ici.

△everleigh
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Jeu 27 Sep - 19:33

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

« Je t’aime ». Cela semble un mot pourtant très simple, lorsqu’on le voit ainsi, cette phrase à tout son sens. Trois mots, huit lettres. Ce n’était pas si compliqué. Pourtant, les dires voulaient dire tellement de choses. Si on les pensait, c’était encore pire de les dires. C’était ces mots qui se coinçaient dans votre gorge, qui vous donnait presque les larmes aux yeux. Rien qu’une simple phrase pouvait dire tellement. Les joies du langage. Encore fallait-il les dire au bon moment. Surtout la première fois. On ne pouvait pas les balancer comme si on voulait s’en débarrasser entre un verre d’eau et une tranche de pain. Non, il fallait que cela vienne naturellement, que tout soit mis en place pour parvenir à libérer sa gorge de ces mots. Les plus beaux étaient ceux murmurés dans les bras de l’autre, au coin d’un oreiller, les mains liés comme un serment. C’était une promesse.

Je n’avais jamais dit ces mots auparavant. Je les gardais pour moi. Je ne savais même pas qu’ils étaient capables de sortir de ma bouche. Je ne me savais pas capable de dire une telle chose. Je me moquais trop souvent des mecs amoureux. Voilà que c’était moi le mec dont on pouvait se moquer, le prisonnier. Bronwen m’avait attaché à ses chaines, mon cœur murmurait son nom, mes lèvres demandaient les siennes. A vrai dire, si on y réfléchissait bien. Le moment faisait très cliché, un baiser sous la pluie. Quel film a manqué à ce genre de scène ? Presque aucun. Comme si la pluie, c’était romantique. C’était surtout très froid voir glacial.

J’étais complètement congelé. Le corps de Bronwen contre le mien m’avait réchauffé pendant un moment, ses baisers aussi m’avait apporté cette chaleur, permettait à mon cœur de ne plus se sentir vide. Il reprenait un peu plus de vie à chaque baiser. Cependant, j’étais frigorifié, j’en tremblais. Il fallait avouer que je n’avais pas grand-chose sur le dos. Bronwen non plus avec son short, elle avait sûrement très froid. Je lui proposais de venir se sécher chez moi. En effet, je vivais à un pâté de maison d’ici, contrairement au long chemin qui l’attendait si elle rentrait chez elle. Cela ne semblait pas le déranger de venir chez moi, de toute façon, elle n’avait rien à craindre. Je n’allais pas la violer non plus. Je voulais juste avoir l’excuse de passer un moment avec elle, je la ramènerais saine et sauve à ses parents une fois sec.

Je pris sa main, entrelaçant nos doigts. Je me rendais compte qu’elle ne savait même pas où je vivais, à point qu’elle ne m’espionne, ce que je doute. Ainsi, je la guidais jusqu’à la bâtisse de fer au bout de la rue, c’était aussi la dernière maison avant d’entrer dans la forêt. C’était toujours pratique pour aller au travail à pied. J’étais tellement trempé que je ne me rendais pas compte qu’il ne pleuvait plus lorsque nous arrivions sous le porche. Je tremblais de froid. Mon jean était complètement trempé, si bien qu’il me serrait, c’était un vrai calvaire de récupérer mes clés au fond de ma poche. Ma main était si froide que le contact du jean semblait me brûler la peau. Je mis enfin la main sur les clés de fer glacées. J’avais beaucoup de mal à les rentrer dans la serrure, je tremblais tellement, ça faisais vraiment peur. Enfin, j’ouvrais la porte. Aussitôt, il faisait nettement plus chaud. Je regardais Bronwen, elle tremblait.

J’avais beau être trempé, je traversais l’appartement, semant des flaques d’eau par terre. Je les nettoierais après. Des gouttes perlaient de mes cheveux, s’abattant sur la nuque. J’en frissonnais, contact horrible. Dans mes tiroirs, je trouvais un jogging et un gilet noir ainsi qu’un t-shirt blanc. Certes, cela allait peut-être être grand, mais je n’avais que ça pour elle la pauvre. Je revenais vers elle, lui tendant les vêtements en souriant et lui indiquant la salle de bain afin qu’elle se change tranquillement. Je la regardais partir, souriant bêtement. Je me frottais les bras, tentant de me réchauffer. En vain. Je décidais de sortir, prenant du bois dans la petite réserve à côté de chez moi. Mon patron nous laissais souvent emprunter du bois afin qu’on puisse se réchauffer. Je retrouvais à l’intérieur, allumant le feu de la vieille cheminée. Je frottais mes mains, tentant de me les réchauffer. En vain. Elles étaient complètement rouges, j’avais des soubresauts tellement j’avais froid.

J’allumais le poste, mettant un peu de musique afin de retirer ce long silence, soudain, j’entendais la porte s’ouvrir. Je tournais les yeux sur Bronwen, affublée de mes vêtements. Je ne pus m’empêcher de sourire « Tu vas peut-être pas me croire, mais en vrai, c’est plutôt sexy ». Je ris. Elle s’approchait de moi et ouvrait la fermeture de mon sweat shirt, me le retirant, je ne faisais rien, je me contentais de sourire. Elle passait sa serviette sur mon visage, je touchais le col de mon gilet qu’elle portait, passant mon pouce sur sa joue. Alors, elle retirait mon t-shirt, je levais les bras afin de l’aider, le tissu était collant, me décoiffant lorsque le col passait la tête. Je me laissais faire, à vrai dire, cela ressemblait plus à des caresses qu’autre chose. Je plongeais mon regard dans le sien. J’entendais le poste de radio chanter « When you touch me like this, when you hold me like that ». Je frissonnais, j’avais légèrement froid de rester comme cela. Cependant, son baiser me réchauffait. Nos lèvres bougeaient ensemble, jusqu’à ce qu’elle rompt le baiser. Alors, elle passait ses mains chaudes sur moi, le premier contact me fit presque sursauter par la différence de température, cependant, j’appréciais ensuite. Elle semblait découvrir, ses doigts passèrent sur mon poignet, remarquant pour la première fois mon tatouage, elle s’attardait dessus, je souriais. Elle passe enfin la serviette sur mes cheveux dégoulinants. Elle me conseillait d’aller me changer « Oui, bien madame » je ris.

Je partais dans la salle de bain. Je m’emparais de ma serviette, retirant le reste de vêtements que j’avais. Me séchant rapidement, je séchais mes cheveux, donnant un coup de brosse à ceux-ci. Je me retrouvais seul. Je ne pouvais m’empêcher de sourire, c’était dingue. J’enfilais un boxer sec ainsi qu’un vieux jean, un t-shirt et un autre sweat shirt. Leur contact me fit du bien, ils étaient chaud et agréable, je tremblais encore. Je sortais de la salle de bain, prenant une grosse couverture bien chaude. Je voyais Bronwen installée devant le feu, sur le canapé. Je passais derrière elle l’entourait de la couverture « Tu n’as plus froid ? Ça va ? ». Je l’entourais de mes bras, lui embrassant le sommet du crâne. Je me glissais sur le canapé, prenant un côté de la couverture et nous enroulait dedans « Comme ça, tu m’échapperas pas ». Je ris et passais mes bras autour d’elle, malgré le feu, j’étais encore gelé. Cela allait se calmer avec le temps.

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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Jeu 27 Sep - 21:34

Bleeding Love



Je quitte mes vêtements secs. Je tremble encore, parce qu'ils sont trempée et dehors il ne fait pas chaud, ce n'est pas le genre de pluie qui rafraichit. Alors je sens que je vais être malade demain, un bon nez qui coule quoi de mieux ? Ou un bonne toux ? Je sens que ma mère va devoir préparer du potage pour sa grande fille adorée. Je souris à cette pensée, ses soupe de noisettes sont délicieuses, elle y met plein d'herbe,je connais la recette par coeur. Je sors de la salle de bain rapidement après avoir étendu mon linge trempé. Je garde avec moi la serviette puis j'avance dans le salon où il se trouve. Il a allumé un feu, je souris à sa remarque, je ne trouve pas avoir quoi que se soit de sexy mais bon, si cela ne le dégoute pas c'est tant mieux. Je m'approche donc de lui. Je le vois toujours aussi trempé et surtout il doit avoir froid. Je pose ma main sur sa joue, je ne sais pas pourquoi mais son contact me conforte beaucoup. Je lui ouvre la fermeture de sa veste. Je lui souris, puis je retire son haut. Sa peau est glaciale. Je frissonne à son contact, je lui souris à nouveau. Je passe doucement la serviette sur sa peau. Je le sèche, la lui passant dans les cheveux. La lui mettant sur le visage doucement. Je passe ensuite mes mains réchauffées sur son torse. Il est frais, je l'observe, passant mes doigts, les faisant glisser sur sa peau, il est beau, ce que je vois me plait beaucoup. J'apprends presque les courbes par coeur pour ne jamais les oublier si jamais il se passait un truc. Ne sait-on jamais. Je me hisse sur la pointe des pieds et je l'embrasse doucement, un léger baiser auquel il répond plus intensément.

Je romps le baiser, lui promettant de ne pas disparaître. Je lui souris en l'incitant à changer de vêtements, je ne veux pas qu'il soit malade moi je reste là et j'attendrais près du feu. J'entends la musique du poste et je ne peux m'empêcher de tourner ma tête vers celui ci. Il exécute ce qui n'était pas vraiment un ordre. Il va dans la salle de bain pour changer de vêtement. Je m'installe sur le canapé près du feu, approchant mes pieds glacés avant de ne perdre des orteils. Je pousse un soupire de soulagement, bon sang la chaleur peut-être si agréable. Je touche ma blessure instantanément.. Je grimace, j'ai toujours mal, peut-être que maintenant je pourrais me transformer pour cicatriser, mais pas maintenant, je veux profiter de lui.

Il revient rapidement, je me tourne vers lui, il est chargé d'une énorme couverture, c'est plutôt une bonne idée. Il s'approche embrasse le sommet de mon crane. Je souris, je me sens bien ici, c'est chaleureux, rien que la petite pièce avec la cheminé rend l'atmosphère agréable et l'odeur du feu est vraiment plaisante. Cela me rappelle les période de noël, une période heureuse, enfin la dernière l'était, parce qu'il n'y avait pas encore ceux jeux stupide, le gouvernement n'était pas parfait mais au moins nous n'étions pas des victimes.. Il se place à coté de moi et m'attrape pour que je me cale contre lui, et m'enroule dans la couverture.

- Je ne partirais pas.. Ne t'inquiète pas


Je me tourne légèrement vers lui. Ce moment semble digne d'un film romantique ou le couple finit par coucher ensemble, moi je ne suis pas sûre d'être prête, je ne veux pas qu'il me prenne pour une fille facile, je veux être dans ses bras c'est sûr, je n'hésiterais pas si on me demandait là maintenant ce que je veux faire, être dans ses bras, qu'il me cajole comme ça, c'est parfait, vraiment parfait. Un silence s'installe que la musique en volume sonor bas comble plus ou moins. Je décide d'en apprendre plus sur lui, car au final, même si je suis tombée sous son charme, je ne sais pas grand chose de lui.

- Parle moi de toi, ce que tu aimes, ou n'aimes pas.. parles moi juste.. Raconte moi quelque chose.. emmène nous ailleurs.


Je fais une illusion à son don, il peut me montrer ce qu'il veut par la penser ou le toucher, alors qu'il me raconte comme ça tout les deux. Je veux que nous soyons vraiment seul au monde l'espace de quelque instant.. Je saisis sa mains et je serres ses droits. Caressant la paume de sa main de mon pouce.. Je me recale encore plus contre lui. Je ferme les yeux caressant d'une main libre son cou, j'entends son coeur battre, comme la première fois qu'il m'a prit dans ses bras.. J'adore.
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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Jeu 27 Sep - 22:21

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

J’arrive enfin à ouvrir la porte. Nous sommes frigorifiés. Stupide pluie, je tremblais de partout tellement j’avais froid, si bien que mes lèvres tremblaient, cela ne m’étonnerait pas qu’elles soient devenues bleues. Cependant, mon appartement avait gardé la chaleur du feu que j’avais fait brûlé hier soir. Ainsi, cela nous réchauffait un tout petit peu. Cela ne nous empêchait pas de trembler tout de même. Lorsque j’étais seul, il m’arrivait de m’enrouler dans une couverture, une tasse de café dans la main, rester au coin du feu afin de regarder un film sur le minuscule poste télé qui était posé sur un meuble juste à côté. Or, lorsqu’il arrivait de trop parler des jeux, je coupais aussitôt la télé. Je détestais cela, l’introduction à l’Appel qui allait bientôt avoir lieux.

Mon appartement n’était pas très grand, cependant, pour une seule personne, c’était très bien. Le loyer n’était pas trop cher et en plus de cela, j’avais le luxe d’avoir une cheminée. Ce n’était pas permis à tout le monde, alors j’en profitais souvent. Mais jamais je n’avais invité une fille ici simplement pour des baisers. Il semblerait que Bronwen soit l’exception à l’arène. Je n’avais aucune arrière-pensée lorsque je lui montrais la salle de bain afin qu’elle se change. Je n’avais pas d’arrière-pensée tout court en l’invitant ici. C’était un moyen de rester tous les deux et de se sécher rapidement. C’était bien une première tout cela. Au final, c’était moi qui me perdais en route.

Alors que Bronwen se changeait dans la salle de bain, je décidais de faire du feu, afin de se réchauffer un peu mieux. J’allais chercher un peu de bois dans ma réserve. Je remarquais qu’il faudrait que je fasse des recharges en bois, il n’y en avait plus beaucoup. Je prenais plusieurs rondins, les disposant dans la cheminée. J’allais chercher du papier journal ainsi que de l’huile, mettant un peu de liquide sur le bois et l’entourant de journal. J’allumais l’allumette que je lançais sur le papier. Après quelque minute, un beau feu bien chaud s’allumait. Je passais mes mains vers la chaleur, tentant de me réchauffer. En vain, cela ne servait à rien. Mes mains me brûlaient, mes joues semblaient endoloris et mes lèvres semblaient gercés. Si je m’étais habillé plus chaudement aussi… Je me levais, allumant le poste afin de mettre un peu de musique.

Elle sortait de la salle de bain, affublée de mes vêtements. Je ne pouvais m’empêcher de sourire, je trouvais ça mignon. Le t-shirt lui était beaucoup trop grand, elle pourrait presque en faire une robe, tout comme le gilet, mais j’aimais beaucoup. Elle s’approchait de moi, retirant mes vêtements afin de passer sa serviette. Cela ressemblait plus à des caresses. De plus, la radio passait un bon vieux tube romantique qui accompagnait la scène. Presque comme dans un film bien niais. Pourtant, je souriais bêtement, répondant à son baiser. Ses mains passaient sur mon corps, elles étaient chaudes, cependant, j’en frissonnais. Elle m’ordonnait presque d’aller me changer, cela me fit rire, cependant, je ne bronchais pas à m’en allait jusqu’à la salle de bain.

Arrivé devant le miroir, je remarquais que j’étais rouge au niveau des joues, mes yeux étaient bouffis, mes lèvres gercées. Ce n’était absolument pas attirant. Je me séchais rapidement, cependant, mes cheveux étaient encore légèrement humide. J’enfilais de nouveaux vêtements sec. Ce fut l’effet d’une libération lorsqu’ils frôlaient ma peau. C’était chaud, vraiment agréable. Je sortais de la salle de bain. Je vis Bronwen recroquevillée sur elle-même au coin du feu. Je pris une immense couverture et la mit autour d’elle en l’embrassant au sommet du crâne. Je la rejoignais sous la couverture, la serrant contre moi. Je frissonnais, la chaleur de son corps calmais enfin cette sensation de froid. Je pouvais rester ainsi autant de temps que je voulais, c’était agréable, je ne demandais rien de plus. Bronwen me demandait de lui parler de moi, me demandait ce que j’aimais « J’adore les brunes » je la taquinais, lui faisant un grand sourire et l’embrassait sur le front « Très de plaisanterie. Tu as déjà vu Seattle ? Je viens de là » je m’emparais de ses mains. « Déjà, c’est comme ici, il pleut très souvent. C’est une très grande ville, certes, pas aussi grande que la Capitale, mais moi, je l’aime bien. Quand on y arrive, on voit tous pleins de gratte-ciel. Et dans le paysage, on voie cette immense tour, c’est la Space Needle. Je n’y suis jamais allé, elle est juste vraiment haute » au fur et à mesure de mon récit, je lui envoyais des images de ce que je voyais [color=cadetblue]« Mais bon, moi ce que j’aime le plus, c’est le port, je me dis qu’un jour, je prendrais un bateau et j’irais quelque part. Je ne sais pas où, peut-être un endroit où il fait plus chaud » je ris, jouant avec ses doigts « Avec mes parents, je vivais dans une maison du côté du port, on avait de la chance, nous avions assez d’argent pour nous acheter quelque chose de confortable. Ma mère était une vraie fée du logis, elle détestait vraiment que quelque chose traine dans la maison, elle en devenait maniaque, avec mon père, on adorait l’embêter là-dessus. Mais c’était toujours très cosy, comme un vrai foyer, pas comme ici ». Je fourrais ma tête dans sa nuque. « Ma mère, ça a toujours été la douceur même, elle était toujours là pour moi. Mon père, lui, était plus le gros farceur. J’ai arrêté l’école à 16 ans, j’ai travaillé dans une usine de charbon avec lui ». Je continuais « Mais tu devrais vraiment voir Seattle en vrai, après tout, c’est la ville de Kurt Cobain ou encore Hendrix, c’est plutôt cool de se dire qu’ils ont vécus là ». Je souriais « Dis-moi si je parle trop hein, si tu veux, je m’arrête et tu me racontes les secrets de Bronwen O’Donnel ». Je souriais tout seul, je lui envoyais des images de paysage vert et doux, la sensation de chaleur afin de la réchauffer, elle pourrait presque sentir une douce brise, je fermais les yeux. « Ouai je sais, c’est mieux que la télé » je ris, sans le vouloir, j’arrêtais les images. Je me reconcentrais afin qu’elles reviennent. Encore la sensation d’apaisement, de sécurité.

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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Ven 28 Sep - 0:24

Bleeding Love



Je le regarde sortir de la salle de bain en souriant. Blottis dans le canapé près de cheminée j'attendais qu'il revienne. Je ne suis que contente lorsqu'il se cale contre moi, une grosse couverture dans les bras. Il la place sur nous deux et l'enlace pour que je cale contre lui. Je ne me fais pas prier, je me met bien contre lui attrapant une de ses mains pour la serrer et l'autre se perdant dans ses caresses dans son cou. Je rêvasse un instant puis le blanc me perturbe, je lui demande de me raconter son histoire, tout ce que je ne sais pas, je veux qu'il utilise son pouvoir, qu'il me fasse découvrir aussi bien visuellement. J'entends sa voix résonner. Je rigole à sa première réplique. Les brunes, je ne sais pas pourquoi mais je l'aurais facilement deviné. J'embrasse sa peau au niveau de son col de t-shirt. Il a intérêt d'aimer les brunes en plus, sinon je m'inquiéterais de la place que j'occupe tout de suite, pour ma charrier encore plus il faut dire, en disant qu'il préfère les blondes par exemple, il ne l'a pas fait. Mais je ris tout de même, j'espère ne pas être trop niaise.. Je déteste les niaiseries et j'ai crut comprendre que lui aussi, je ne veux pas le faire fuir avec tout ça, je ne sais même pas si on est vraiment un couple, on le sait comment ? Mes relations remontent à l'Irlande au lycée. Je ne suis peut-être plus vierge, je l'ai perdu bêtement lorsque j'y pense, mais j'avoue avoir du mal à savoir comment agir avec lui, j'ai peur de le faire fuir, je suppose que cette hantise partira avec le temps, si nous formons bien sûr un couple, et j'ai l'impression que c'est le cas après tout. Je devrais moins stresser, juste être moi même, je crois que c'est ce qui lui plait non ? Mon naturel ? Sinon on ne serait pas là, dans les bras l'un de l'autre, à se tenir chaud, sous une grosse couverture. Je suis bien ici. Je ne bougerais pour rien au monde je crois.

Alors trêve de plaisanterie, c'est lui qui le dit. Je me remet bien prête à écouter son récit, son histoire, rien que d'entendre sa voix résonne dans sa cage thoracique c'est plaisant. Alors je pars avec lui en voyage. Il commence par me parler de me Seattle. Je connais cette ville de nom mais depuis que je vis au Etats Unis, contrainte, je n'ai jamais bougé de notre petite ville. Cette région du pays peut-être parfois dure, il y pleut tout le temps, mais d'après mon père c'est cet endroit qui ressemble le plus à l'île de Man, où nous venons. Il m'emmène dans les rues de la ville, je la découvre par les images qu'il m'envoie, j'apprécie le voyage, je souris légèrement les yeux fermés. Il m'explique que c'est d'ici qu'il vient, dans cette ville donc qu'il est né. Je souris apaisée par les images que je vois. Je vois un tour se dessiner dans mon esprit. Je n'ai même pas besoin de faire travailler mon cerveau, Luck fait tout pour moi, c'est que j'aime dans son don, c'est reposant pour l'esprit, cela fait un bien fou de décrocher de la sorte.

Il me raconte sa vie en détail, j'ai le droit pour chaque chose à une image. Ce qui me permet de comprendre parfaitement la situation, je met un visage sur les parents qui ont osé l'abandonné. Je ne comprendrais jamais les parents de Luck, préférant l'argent à leur propre fils, comment peut-on être comme ça ? Comme quoi la campagne pour le gouvernement a fonctionné.. Il les a endoctriné ! Ils se sont faits avoir, et peut-être qu'un jour ils regretteront. J'espère aussi ne jamais les croiser. Je crois que je ne me dérangerais pas pour leur dire ce que je pense.. Ils sont horribles, ils n'ont probablement pas de conscience.. Je ne comprend pas comment ils ne peuvent pas culpabiliser. Ils devraient revenir ici.. On y vit mieux.. Même si l'angoisse des jeux est toujours présente, c'est le même quotidien pour tout le monde.

Il finit plus ou moins sont récit, je ne suis pas sûre, je ris également lorsqu'il me dit que c'est mieux que la télé, c'est pas faux, c'est largement mieux il n'y a pas photos ! Je ne regarde que rarement la télé, je déteste voir les pubs nouvelles générations, je déteste voir la Capitale !

- Je veux que tu m'y emmènes un jour.. A Seattle

Je soupire. Moi parler de mon histoire ? Je ne l'ai jamais vraiment fait. On sait ici que ma soeur est morte, le village n'est pas grand, les ragots se propagent vite. Je baise sa main doucement. Je le sens caler dans mon cou, je fais en sorte que ma tempe touche la sienne. Je me mord la lèvre hésitante, j'hésite toujours un gros défaut.

- Tu veux savoir quoi sur moi ? on sait déjà tout, les médias disent tout, ma vie est passée au peigne fin lors des jeux..

Je fronce les sourcils en y repensant, j'en frissonne presque de dégout, je ne veux pas parler de pas. Les larmes montent déjà. Je ne peux pas, je bloque, j'ai trop mal.. je suis un monstre je me déteste rien qu'à repenser ce que j'ai pu faire !

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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Ven 28 Sep - 19:33

Bleeding love
Bronwen & Luckaël

Bien que la chaleur de l'appartement ait été conservée toute la journée, cela n'aidait pas à faire remonter ma température corporelle. J'étais glacé, frigorifié, je ne sentais presque plus mes doigts. Saleté de pluie. Je grelottais. Bronwen était morte de froid, je me précipitais dans ma chambre afin de lui fournir des vêtements secs.

Alors qu'elle était partie dans la salle de bain. Je décidais de faire du feu. Pas question de se geler là sans rien faire. Avant que je ne vive seul, je ne savais pas faire grand-chose. A vrai dire, j'avais pris l'habitude que mes parents s'en chargent, complètement dépendant de ces derniers. Lorsqu'ils étaient partis, j'ai dû apprendre à me débrouiller tout seul, les débuts étaient laborieux. De plus, je ne savais toujours pas cuisiner. Un jour, j'ai même réussis à rater des pâtes, il fallait le faire.

Je mettais la radio. Avec le feu et la musique, mon appartement semblait beaucoup moins hostile. La pièce se plongeait dans une lumière tamisée, la seule source de lumière provenant du feu. Je regardais par la fenêtre, la nuit commençait à peine à tomber, le ciel teinté d’un gris plus sombre.

Bronwen fit son apparition depuis la salle de bain, affublée de mes vêtements, ce qui me fit rire. Je trouvais cela adorable. Au lieu de lui sauter dessus, je la laissais venir vers moi. Ses cheveux étaient attachés en une queue de cheval. Elle se mit à me retirer mes vêtements. Je trouvais, je voulais me blottir dans des couvertures bien chaudes, retirer mes vêtements mouillés. Bronwen passait sa serviette sur moi, je la laissais faire docilement. Je n'avais même pas l'idée de fuir, je lui avais promis que je ne le ferais plus. Certes, j'avais cette peur qu'elle parte et ne revienne jamais, que je souffre encore.

Cependant, je partais quand même dans la salle de bain, risquant de lui laisser l'opportunitée de partir. Mais je ne mis pas très longtemps. Lorsque je revenais, elle était recroquevillée sur le canapé miteux. Je passais une couverture autour de ses épaules, voulant la réchauffer. Je me glissais sous celle-ci, la blottissant contre moi. Cela faisait une semaine que je n'avais pas eue une telle proximité. Je ne me savais même pas doué de tendresse. Cependant, c'était très agréable, ma peur semblait s'être évanouie. Tant que je l'avais contre moi, tout était parfait.

Bronwen coupait le silence qui s’installait. Elle me demandait de lui parler de moi. Je lui souriais, risquant une petite blague à propos de mes préférences, je reprenais mon sérieux. Elle voulait que je la fasse voyager. Elle allait être servie. Je lui parlais de Seattle, la ville d’où je venais, lui envoyant des images au fil de mon récit, je me concentrais sur mes paroles et les illusions. C’était très dur de se concentrer. Je lui parlais des endroits où j’adorais aller et enfin de mes parents. Qu’elle en sache un peu plus sur moi. Je lui caressais la main, jouant avec ses doigts, frôlant ses épaules. Je me réchauffais petit à petit en posant mon front dans son cou. Je souriais « Je t’y emmènerais un jour ». Si je ne mourrais pas.

Alors, je me rendais compte que je savais beaucoup de choses sur Bronwen à cause des jeux, jamais elle ne m’avait raconté sa version – je ne lui avais pas vraiment laissé le temps à vrai dire. Cependant, je voulais savoir ce qu’elle avait à dire. J’approchais mes lèvres de son oreille, lui murmurant d’une voix suave « Dis-moi quelque chose que personne ne sais de toi, fais-moi rêver ». Je l’embrassais dans le cou, remontant dans sa nuque. Pourtant, je ne cherchais rien de plus, je voulais juste la séduire un peu, voir le rouge monter à ses joues, histoire de la taquiner un peu. Mais je voulais vraiment connaître son récit, je prenais ses deux mains, me serrant contre elle. « J’attends » je ris légèrement.

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MessageSujet: Re: LUCKAEL ☯ Bleeding Love | hot   Sam 29 Sep - 1:54

Bleeding Love



Mes yeux se ferment instantanément. Je ressens presque l'air de Seattle, je vois précisément ce qu'il me montre, c'est beau, moderne, je n'avais jamais vraiment vu une si grande ville à part la capitale. Douglas avant ne faisait même pas 30 000 habitants alors que Seattle devait en compter le triple. Mais c'est vraiment différent, je découvre une architecture que je ne connaissais pas, même si certain bâtiments ressemblent beaucoup à ceux qu'on trouve à New York. Pourtant cette ville ne m'inspire pas cette haine que je ressens lorsque je vais au centre du gouvernement. Elle pourrait être la ville de la rébellion, mon mec pourrait y arriver, il le fait déjà dans notre village, alors pourquoi pas agrandir les troupes. J'ai des envie de faire bouger les choses parfois, j'en ai déjà assez de voir des gens se battre dans des arènes Je ne veux plus voir mes proches aller à l'abattoir.

Je vois aussi les parents de Luckaël. Il est vrai que sa mère ressemble à la mienne. Je vois son sourire et il me rappelle effectivement celui de ma mère. Je souris instinctivement, je vois son père, il lui ressemble beaucoup c'est frappant, mais je suppose que si la situation n'avait pas été si douloureuse pour lui il serait fière de lui ressembler. Je ne relève pas cette ressemblance, je ne veux pas lui rappeler un peine qu'il essaie d'oublier et apparemment difficilement. Je repars sur Seattle.. Lui demandant de m'emmener un jour.. Cela sonne presque comme une demande de promesse. Je veux y aller avec. Il répond positivement, je souris.. Je suis plutôt bien là dans ses bras et sa réponse me convient plutôt bien. Je sens alors son visage s'approcher de mon oreille, j'en frissonne lorsque sa voix suave me demande de lui dire quelques choses que j'ignore. Je souris.. Je ne sais pas.. Je ne sais pas vraiment quoi répondre. Je crois qu'on sait tout de moi, les jeux ont étalé ma vie, j'ai gagné et étant seulement la deuxième gagnante, les gens sont friands de potins sur des gagnants des zones périphériques. Je suis presque dégoutée, j'ai toujours cette impression d'être épiée lorsque je vais à Nex York.

Je cherche alors. Je ne sais pas si je vais le faire rêver avec ce que je pourrais ou non trouver. Il sait déjà pour ma soeur, tout le monde le savait avant moi, je l'ai apprit sur le plateau en direct lors des interviews des vainqueurs, je ne vous explique même pas comment j'ai dû gérer.. Mais une fois dans les coulisses j'ai pété pratiquement un câble. Mais ça après tout le monde l'a sut. Et je ne veux pas parler de ma soeur, le sujet est trop récent et trop douloureux. Je soupire.. Il veut savoir un truc, je vais lui dire un truc, et je pense que personne n'a au courant.

- Ok..

Je suis obligée de m'arrêter.. Je sens ses lèvres dans mon cou.. Je me mords les lèvres, j'essaie de rester concentrer, mais là j'avoue que cela devient dur, le cou.. Mon point faible.. J'essaie de tenir.. Non je ne ferais rien avec lui aujourd'hui et je ne suis pas sûr qu'il recherche ça, mais en tout cas.. c'est perturbant.. En plus il me taquine en insistant !

- Chut.. Je sais pas si tu vas rêver.. Mais j'ai peur de me baigner.. enfin j'ai peur des poissons.. et puis là.. tes baisers me font beaucoup d'effet et tu me déstabilises..

Je rougis en serrant ses mains dans les miennes. Oui je suis gênée mais il m'a légèrement émoustillé. Je me recale doucement contre lui.

- T'as vu passionnant non ?
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