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 Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]

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MessageSujet: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Jeu 2 Oct - 3:53


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten


Du temps a passé, plusieurs jours, je ne suis pas allée tapée à la porte de Maarten. Reviens demain m'avait-il dit, mais le courage m'a abandonné. Le lendemain de cette soirée, quand mes yeux se sont ouvert, ils étaient rouges des larmes qui avaient continué à couler pendant une bonne partie de la nuit. Toute la soirée est repassée des centaines de fois dans mon cerveau.  Cinq jours viennent de passer, nous sommes maintenant le week-end et donc il n'y a pas à aller travailler... enfin si je le voulais du travail, il y en a toujours même le week-end et jours fériés.  
Mini moi est toujours là, bien en forme d'ailleurs, mes pensées impures le concernant se sont  presque envolées dès que mes crises de larmes sont parties. De toute façon il faut faire avec, c'est trop tard. Tout va bien dans le meilleur des mondes, non c'est faux, mais c'est ce que l'on essaye tous de se faire croire.
C'est hier que mon choix c'est fait, non je n'irai pas frapper à sa porte, nous irons en terrain neutre, quelque part au calme qui contiendrait peut-être nos colères. Hier soir, un de mes assistants a porté dans la boite aux lettres du néerlandais une note ne comprenant que quelques mots : Demain, à l'ancien parc au sud, 17 heures. Myla.
Oui, ce n'est pas très précis, mais j'avais glissé un petit plan avec le parc entouré en rouge. Ce n'est certes pas un endroit rêvé, celui-ci est abandonné depuis des années et la végétation y est dense, mais c'est un lieu neutre et surtout tranquille et isolé.

Mon ventre me fait mal. C'est ainsi depuis le début de la journée, ça travaille là-dedans, mais c'est bien trop tôt pour que ce soit un signe inquiétant non?  Ce n'est que du stress, j'en suis convaincue, le bébé bouge bien, il n'y a aucune régularité dans les douleurs donc pas de soucis.
Bizarrement choisir ma tenue a été un vrai calvaire, pourtant ce n'est pas un rendez-vous galant que je lui ai donné, de plus il n'est même pas certain qu'il vienne. Ce ventre me prend de plus en plus de place, le caser dans mes robes d'avant, c'est comme... avoir un gros œuf surpris prêt à exploser, alors dans le début de la journée, nous nous sommes fait plaisir mini et moi, de nouvelles robes spécial gros ventre pour moi et quelques affaires -il fallait bien commencer un jour- pour lui, ou elle d'ailleurs.
Je contemple ma silhouette dans le miroir, oui nous dirons que cela va. Une robe jaune et blanche avec des dentelles, ce n'est pas la chose dont je raffole le plus, mais on dirait que les robes pour femmes enceintes sont faites spécialement avec de la dentelle et des froufrous pour que l'on te remarque bien de loin. Je soupire, pour Maarten, ça ira.  

Un nœud s'est formé dans mon ventre à mesure que l'heure fatidique arrive, les douleurs ont continués mais pas assez pour décider d'annuler la journée. Je vais bien, je vous assure. Les souvenirs de notre soirée reviennent dans ma tête à mesure qu'avance mes pieds vers ce fameux parc, mon avance est très large comme souvent lorsque le stress me domine, de quoi angoisser encore plus. Il ne va pas venir, c'est certains pas après cette soirée. Puis s'il en a parlé avec Bastien s'est mort. Ma conscience s'est remise en route. L'heure approche et j'attends.
Des pas résonnent derrière moi, font criser la végétation sèche de la Nouvelle-Orléans, est-ce lui? Est-ce Maarten? Par peur de la déception, je n'ose pas me retourner. Je suis posée sur une vieille balançoire, celle-ci grince comme si elle allait céder sous mon poids, et c'est sûrement ce qu'elle fera si j'y reste trop longtemps. Mon corps se balance, les souvenirs d'enfance remontent dans ma tête. Ah ! les parents avaient raison, ne soyons pas trop pressés de grandir, car nous aimerions redevenir jeunes plus tard.
Les pas s'arrêtent quelque part derrière moi, mon balancement aussi s'arrête. Je pensais que tu ne viendrais pas. Les minutes d'attente avaient parues des heures, et je parle à quelqu'un que j'ignore s'il est vraiment celui attendu. C'est quitte ou double après tout. Tu crois qu'elle va céder sous mon poids? Il faut dire que, depuis quelques mois, il y a du laisser aller. Je souris, mais il ne le voit pas bien sur. Autant faire une petite blague avant d'attaquer les choses sérieuses. La douleur me prend le ventre me forçant à me crisper un peu, les choses sérieuses vont commencer.

© Grey WIND.


Dernière édition par C. Myla Desmarais le Mar 7 Oct - 3:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Dim 5 Oct - 20:31




Tu veux ou tu veux pas ?


Il l’avait attendue. Chaque heure, chaque minute, il n’avait pas bougé un seul instant de la journée qui avait suivi, guettant un bruit, une odeur, un son lui indiquant qu’elle n’avait pas été qu’un simple mirage dans son désert de pensées. Lorsqu’elle lui avait obéi, lorsqu’elle avait quitté son appartement dans un Adieu qui l’avait fait frissonné de détresse, il n’avait pas tenté le moindre mouvement pour la retenir. Et pourtant, alors que le soleil se couchait, Maarten était en train de se demander s’il n’avait pas fait une bêtise en la chassant de cette manière de son appartement. Depuis qu’il s’était réveillé, allongé sur le canapé, le dos cassé par une nuit – courte soit dit en passant – passée à se tourner et se retourner sans trouver ni calme, ni sommeil réparateur. Juste un amalgame de stress et de cauchemars entrecoupés de sursauts paniqués. La revoir… il en rêvait depuis des mois. Et s’il s’était imaginé des centaines de scénarios, retrouver une Cate enceinte d’un autre, une Cate blessée par sa fuite, une Cate vulnérable et pourtant si… si identique à celle qu’il avait fuie… il n’arrivait pas à s’en remettre. Et dès que l’aube avait lentement étiré ses longs bras pourpres dans le ciel sans nuage, Maarten s’était mis à l’attendre. A guetter son arrivée. A sursauter au moindre bruit.

Les heures lui avaient semblé bien plus longues que les quinze mois qui les avaient séparés, et lorsqu’il avait commencé à comprendre que non, elle n’allait pas revenir, le Néerlandais avait hésité entre aller voir Bastien, l’appeler, ou fouiller toutes les maisons de la Nouvelle-Orléans pour la retrouver. En réalité, il n’avait fait qu’errer dans son appartement sans oser sortir. Sans oser s’éloigner d’un pas de la porte d’entrée. Sans pouvoir se concentrer sur autre chose que ses sens et les palpitations de son cœur à l’idée qu’il l’avait peut être définitivement perdue, sans parvenir à se décider sur ce qu’il ressentait, sans statuer si c’était une bonne ou une mauvaise chose, autant pour lui que pour elle. Et lorsque le soleil s’était enfui d’un air goguenard sans qu’il n’ait eu la moindre trace d’une Canadienne dans le quartier. Et aussi étrange que cela ait pu lui paraître, lorsqu’il s’était réveillé le lendemain, Maarten était allé travailler, sans même songer à l’attendre une seconde de plus, la colère ayant pris le pas sur son inquiétude. Au moins, c’était clair cette fois : il n’y avait rien à espérer. Si Cate avait fragilisé leur couple, c’était lui qui avait piétiné ce qu’il en restait, et les torts étaient à présent si partagés qu’il ne pouvait s’en prendre ni à elle, ni à lui-même, simplement à cette c#nnerie qu’on appelait destin et qu’il abhorrait plus que jamais en enfilant sa blouse tâchée et en récupérant les résultats d’analyse demandés quelques jours plus tôt. S’immerger totalement dans son travail était une façon comme une autre de fuir, la réaction la plus naturelle de Maarten. La fuite : pleine et complète. La fuite, sans l’ombre d’un doute. La fuite, la peur au ventre, la queue entre les jambes et les oreilles basses, la fuite face à ce qu’il ne pouvait pas vaincre et que le Saarloos n’avait même pas envie de combattre ou de défier, se sachant d’avance perdant.

Dire que Maarten avait réussi à chasser Cate de son esprit était un mensonge, mais lorsqu’il trouva Demain, à l'ancien parc au sud, 17 heures. Myla accompagné d’un plan, il ne s’y attendait pas. Plus, pour être exact. Myla. Sans l’ombre d’un doute, il comprit que c’était elle. Et il hésita grandement à y aller. Il l’avait attendue, elle pouvait bien l’attendre, désespérer, se morfondre elle aussi. Elle lui avait posé un lapin, il comptait bien lui en poser un elle aussi, en bon Skinchanger qu’il était depuis presque dix ans. Sa première réaction, donc, fut de froisser les deux feuilles pour les jeter dans la première poubelle trouvée, avant de monter dans son appartement, poser son sac, allumer son ordi et redescendre en courant chercher les deux morceaux de papier. Pitoyable, il l’était. Plus que pitoyable, même : misérable. Et assis devant le plan étalé sur sa table basse, Maarten ne savait pas quoi en faire. Demain. Dix sept heures. Y aller ou ne pas y aller ? Les yeux bruns du Néerlandais dérivèrent dangereusement vers son téléphone, hésitant encore une fois à contacter Bastien. Ils ne se parlaient plus vraiment depuis quelques temps, étant certainement chacun préoccupé et occupé par trop de choses pour prendre le temps de se retrouver autour d’un café. Et pour être franc, Maarten n’avait pas particulièrement voulu prendre contact avec son meilleur ami ces dernières semaines, préférant se tenir loin de toute considération s’apparentant à de la pitié vu son goût soudainement prononcé pour l’alcool. Et surtout, préférant se tenir loin de la déception et de la peine qu’il n’aurait pas manqué de croiser dans les yeux du français. Demain, dix-sept heures lui disaient donc ces quelques mots jetés sur un bout de papier. Au bout de quelques minutes, Maarten décida de ne pas y prêter attention pour la soirée. Il avait après tout une vingtaine d’heures pour choisir, il n’allait quand même pas les passer à fixer les pleins et les déliés tracés par une avocate, non ? Une vingtaine de minutes plus tard, Maarten était toujours devant sa table basse, le plan et la note n’ayant pas bougés d’un seul centimètre, étant juste partiellement écrasés par son ordinateur portable qui ventilait suffisamment bruyamment pour que les sens canins du métamorphe soient obnubilés par ce bruit continu. Et cessent de regarder la page blanche qui dépassait. Ses équations et calculs n’avançaient guère, entrecoupés comme ils l’étaient par ses regards incessants et ses soupirs. Impossible de se concentrer, les mots de Cate avaient sur lui l’attraction d’un aimant.

Le lendemain, Maarten n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Pire encore, il ne savait toujours pas quoi faire. Incapable de s’arrêter sur une décision, le biologiste ne cessait entre deux observations au microscope et rédaction de compte rendu de changer d’avis, à grand renfort d’excuses et de justifications toutes aussi peu pertinentes les unes que les autres. Et lorsque l’heure de faire un choix définitif arriva, il n’avait toujours aucune idée. Pendant quelques minutes, il envisagea de sortir non pas pour rejoindre ce parc, mais pour aller voir Bastien histoire qu’elle ne puisse pas le retrouver. Fuir, encore. C’était ce qu’il maîtrisait le mieux après tout. Et elle ne méritait pas qu’il se précipite à son petit rendez vous comme un caniche accourt lorsque sa petite grand-mère de maîtresse le siffle. Il était peut être sa créature, il était peut être un chien, mais Maarten avait surtout un caractère profondément indépendant qui le poussait à ne pas obtempérer. Et pourtant… Dans un soupir, le Néerlandais maudit sa faiblesse, qu’il mit par orgueil sur le dos d’une curiosité qui n’avait rien demandé. Il avait besoin de la voir. De savoir pourquoi elle n’était pas venue, pourquoi ce soudain silence de cinq jours, pourquoi, pourquoi et encore pourquoi tout cela. Et aussi pourquoi il était à ce point addict à sa présence, à son odeur, à sa seule respiration. Des mois de manque lui revenaient en plein visage, avec la puissance d’un boomerang perdu en chemin que l’on n’attendait plus.

Arrivé dans le parc, Maarten prit le temps de retrouver sa respiration en prétextant avoir besoin de regarder le plan. Comme à son habitude, il était venu en courant. Pour se changer les idées, pour s’aérer, pour contenter le chien qui avait besoin de se défouler et l’homme qui voulait se vider la tête. Le papier donné par Cate, non, par Myla, entouré d’un large cercle rouge une petite portion. Une intersection, en fait. Le Néerlandais se mordilla la lèvre inférieure. Pourquoi était-il venu, alors qu’elle, elle n’avait pas répondu à son invitation ? Pourquoi donc sentait-il ce besoin si illogique de se faire pardonner ? Il l’avait certes larguée, mais ça arrivait partout et à tous les couples et les personnes de se faire larguer, non ? Conscient d’être ridicule mais s’en fichant temporairement, Maarten se gifla pour se remettre les idées en place, avant d’ouvrir sa veste et de boire une longue gorgée d’eau. Et de se remettre en route, suivant davantage son instinct et l’odeur indistincte dans un premier temps, puis que plus en plus affirmée, de la canadienne, que le plan. Je pensais que tu ne viendrais pas. Tu crois qu'elle va céder sous mon poids? Il faut dire que, depuis quelques mois, il y a du laisser aller.

Elle est bien là. Aussi belle que quelques jours plus tôt, aussi grosse. Maarten resta indécis devant les mots de Myla, sans savoir s’il avait le droit de sourire ou s’il devait rester énervé. En colère. Parce qu’il était toujours en colère contre elle, non ? Inspirant profondément, il fit quelques pas de plus dans sa direction. « Tu n’es pas venue. J’aurai très bien pu ne pas venir moi aussi. » Grave, bougonne, presque rauque, sa voix trancha dans le silence du parc et les grincements irréguliers de la balançoire. « Je doute qu’elle résiste, tu fais vraiment n’importe quoi quand je ne suis pas là. » Il se laissa tomber à côté d’elle sur la deuxième balançoire qui poussa un cri d’agonie sous son poids et l’absence de délicatesse. « Mais j’imagine qu’elle va survivre plus longtemps que sa sœur… » tenta-t-il, incertain, l’ombre d’un sourire empli de doute planant sur ses lèvres, tandis que ses yeux refusaient de quitter l’herbe devant eux. « J’imagine qu’on peut dire qu’on a l’air très c#n. A ne pas savoir ce que l’on veut. » Pensif, Maarten ne savait pas trop quoi dire. « Je t’ai attendue toute la journée. »


© charney


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He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.


Dernière édition par Maarten D. Joen le Ven 10 Oct - 18:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Mar 7 Oct - 3:46


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten

La balançoire grinçait dangereusement à chaque balancement de celle-ci, quelque chose me disait qu'elle ne tiendrait pas bien longtemps. Malheureusement, il était impossible de prévoir le moment où elle cédera, il n'y a plus qu'à espérer que je ne sois plus dessus. Ma voix venait de résonner dans tout ce silence qu'était le parc, Maarten était derrière moi, c'est comme si le lien entre nous nous avertissait même quand l'autre était à proximité. Je ne l'avais pas encore vu de mes propres yeux certes, mais il n'en faisant aucun doute pour les battements de mon cœur qui s'étaient fait tout de suite plus forts. Tu n’es pas venue. J’aurai très bien pu ne pas venir moi aussi. Oui bien sûr qu'il aurait pu, mais lui comme moi avons en commun de ne pas savoir se passer de l'autre, alors oui je n'étais pas venue, il y a cinq jours, mais aujourd'hui je suis là c'est tout ce qui compte. Mon cerveau m'indiqua de ne pas y répondre, de ne pas se disputer à peine arrivé, de ne pas relever le ton avec lequel il venait de prononcer ses paroles. Non, juste de se concentrer sur les dernières brides de douleurs venant me transpercer le ventre. Je doute qu’elle résiste, tu fais vraiment n’importe quoi quand je ne suis pas là. Un sourire brûla mes lèvres pendant un moment, mais celui-ci fut rapidement coupé par le cri de la balançoire sur laquelle il venait de prendre place. Mon premier reflex fut de me tenir fermement aux chaînes de celle-ci, stupide quand on y réfléchit. Si la balançoire tombe, c'est sur ma tête que cela se passera. Mais il n'en est rien, après une brève hésitation, un petit test de solidité, me voilà à reprendre mon petit balancement. Mais j’imagine qu’elle va survivre plus longtemps que sa sœur… Un petit rire silencieux s'échappa. Ça c'est certain! Je tentai un regard dans sa direction, il ne me regarde pas, l'herbe jaune semble bien plus intéressante. J’imagine qu’on peut dire qu’on a l’air très c#n. A ne pas savoir ce que l’on veut. Ah oui? Il entre dans le vif du sujet comme cela? Pourquoi pas après tout, y entrer comme cela est toujours mieux qu'avec des baffes et des hurlements. Que lui réponde? En effet, il a raison, nous avons l'air très bêtes ainsi, nous ressemblons doublement à des enfants aujourd'hui. Je t’ai attendue toute la journée Mes pieds touchèrent le sol pour arrêter mes mouvements. Je m'en étais doutée qu'il m'avait attendue toute la journée, qu'il avait souffert que je ne vienne pas, qu'encore une fois c'était une sorte de trahison... ou pas vu que la couleur avait été annoncée avec mon "adieu" normalement je n'aurai jamais du le recontacter. Je sais... je suis désolée. Là suis-je réellement? Surement.  

Lentement ma balançoire s'arrêta, et je me remis debout. Elle grinça à nouveau comme un remerciement de lui enlever du poids. J'avançais de quelques pas pour me retrouver là où je savais être le regard du néerlandais, peut-être qu'ainsi il me regarderait. Je n'ai pas eu le courage de venir frapper à ta porte. Je ne savais pas si après cette soirée l'envie de te revoir était encore là. En fait si, l'envie de le voir était toujours présente, mais après cette soirée, il y avait eu beaucoup matière à réfléchir et une nuit n'avait pas été suffisante. La douleur revenait et força ma bouche à rester close, je continuais de penser que c'était psychologique, que le stress jouait beaucoup sur tout cela. Mon visage se ferma, mes yeux avec. Plusieurs longues secondes passèrent avant le retour à la normale, j'inspirais un grand coup avant d'essayer de me souvenir de là où nous en étions restés. J'ai repensé à tout ce tu que m'as dit, et tu as sûrement raison en disant que j'ai brisé notre couple. J'en suis consciente, et je ne peux pas te forcer à rester avec moi, même si tu resteras que tu le veuilles ou non une part de moi. Je ne peux pas te forcer à élever un enfant qui n'est pas de toi, j'essaye de me mettre à ta place... en fait non, je ne veux même pas l'imaginer. La jalousie prend le dessus, ma lèvre se retrouve sous l'assaut de mes dents. Mes mains tremblent rien qu'à la pensée que s'il avait été humain, ce pourrait être lui qui aurait mis une femme enceinte et moi qui découvre tout après quinze mois d'absence, mon cœur n'y aurait sûrement pas résisté... alors le sien non plus, j'imagine puis-ce que nous sommes les mêmes jaloux  -enfin moi sûrement un peu plus vu ce que j'ai été capable de lui faire pour un simple prénom jeter dans le vent.  
J'approche lentement de Maarten, attrapant entre mes doigts son visage pour forcer ses yeux à croiser les miens, regarde-moi, avais-je eut envi de lui dire, mais les gestes valent plus que des mots, les gestes sont plus tendres que des paroles pouvant être évités. Mon pouce droit suit lentement les courbes de sa mâchoire jusqu'à venir s'abandonner définitivement sur la ligne inférieure de ses lèvres. Je te rends ta liberté si c'est ce que tu souhaites. Mon regard est suppliant, mais demeure fort. Evidemment que je n'ai pas envie qu'il s'en aille, qu'il sorte de ma vie. Bien sur que je l'aime et que j'ignore totalement si je serais réellement capable de le laisser s'il le demandait. Il est à moi, c'est ma chose, mon presque mari et le restera pour le restant de mes jours. Dur est le contraste entre mes dernières paroles et l'ordre de m'aimer jeté la dernière fois, comme je l'ai dit j'ai réfléchis pendant ces cinq jours.

J'aimerais tellement trouver une machine à remonter le temps et effacer toutes les erreurs commises ces dernières années, toutes les disputes, toutes les jalousies, toutes nos bagarres même si cela implique d’effacer également toutes nos réconciliations. J'aimerais tant pouvoir juste lui redonner son humanité, malheureusement les anciens ayant créé le rituel de transformation n'avaient pas pensé au sens inverse de la chose. Assis ainsi sur la balançoire, il a au moins le mérite d'être plus ou moins à ma taille, ce qui me permet de poser mon front sur le sien, par compte s'il me repousse, je suis aux premières loges pour un vol plané.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Ven 10 Oct - 18:55




Tu veux ou tu veux pas ?


Il ne savait vraiment pas ce qu’il faisait là. Pourquoi il était venu. Pourquoi il avait répondu à l’appel de Myla. Pourquoi il avait accepté d’accourir ici sans prendre le temps d’appeler Bastien, sans prendre le temps d’avoir la tête froide. Maarten ne savait même pas s’il s’en voulait, à présent aux côtés de sa sorcière. Car c’était la sienne, à n’en pas douter, il ne comptait en aucun cas la laisser partir, la laisser à un autre, la laisser devenir la sorcière d’un autre. Si leur relation avait été malmenée dans un premier temps par sa transformation en skinchanger, il était certain dans l’esprti du Néerlandais que c’était lorsqu’elle en avait transformé un autre en skinchanger qu’il avait réellement pris conscience qu’il était en train de la perdre et qu’elle n’était pas sienne intégralement. Et Maarten était possessif. Plus que cela, même. Inspirant, indécis, soupirant, il s’approcha de la balançoire sur laquelle elle était assise pour se laisser tomber sur sa jumelle, oscillant  entre le reproche et une tentative d’humour à la hauteur de son assurance. Qu’ils avaient l’air c#n, tous les deux, à ne pas savoir quoi dire, à ne pas savoir quoi faire, à se tourner autour sans accepter l’évidence. Qu’il avait l’air c#n, surtout, à fuir tant de mois pour retomber comme un papillon de nuit dans l’attraction de la flamme dansante. Qu’il ‘avait l’air c#n, surtout, à l’avoir attendue ainsi toute la journée alors qu’il avait bien compris, midi passé, qu’elle ne viendrait pas. Il l’avait attendue, inquiet, en manque, il l’avait attendue sans parvenir à détacher son attention de la porte, de l’étage, de l’immeuble même, et de tous ces bruits qui lui avaient semblé assourdissant en comparaison au silence de son absence. Un soupir, encore. Je t’ai attendue toute la journée Et il n’avait même pas eu la force de la faire attendre plus de quelques minutes. Les pieds fermement posés au sol, il tenta de faire grincer les chaînons de la balançoire en la faisant osciller légèrement, leurs crissements lui esquintant les tympans aussi sûrement que le silence de Cate. Je sais... je suis désolée. Aussi sûrement que ses excuses maladroites. Elle était désolée ? Et bien lui aussi, tiens. Il était désolé d’être encore amoureux d’elle, il était désolé de l’avoir trompée cinq, dix, quinze, vingt fois. Il était désolé d’être parti, il était désolé de l’avoir sortie du caniveau, de s’être occupé d’elle. Il était désolé d’être venu, il était désolé pour le soleil qui ne cessait de briller. Et qu’est ce que ça changeait ? Rien. Strictement rien. Être désolé, c’était bien mignon, mais ça n’avait en aucun cas le pouvoir de changer ce qui avait été écrit, et de rayer ce qui était désormais passé. Alors oui, elle pouvait être désolée autant qu’elle voulait, ce n’était pas une raison de l’avoir fait.

Se mordant la lèvre, Maarten se contraignit au silence, gardant pour lui sa colère et ce qu’il aurait bien aimé lui cracher. Il la suivit du regard lorsqu’elle se leva, fit quelques pas pour se retrouver face à lui et surtout l’obliger à lever la tête pour fixer ses yeux dans les siens. Je n'ai pas eu le courage de venir frapper à ta porte. Je ne savais pas si après cette soirée l'envie de te revoir était encore là. Un coup de poignard, un coup de poing dans la carotide, Maarten eut du mal à déglutir et encore moins à encaisser ce coup qu’il n’avait même pas envisagé. si l’envie de te revoir était encore là. Qu’était-il donc sous-entendu par ces propos ? Qu’elle… qu’elle avait envisagé… N’était-ce pas elle qui avait voulu s’assurer qu’il l’aimait encore, n’était-ce pas elle qui lui avait ordonné de la tuer s’il ne l’aimait plus ? N’était-ce pas elle qui… Le brun serra les dents, mâchoires crispées. Elle se jouait de lui. Comme avant, comme toujours. Le grincement et les oscillations forcées s’interrompirent, mais Maarten ne se leva pas pour autant. Attendant le coup de grâce avant de riposter. J'ai repensé à tout ce que tu m'as dit et tu as sûrement raison en disant que j'ai brisé notre couple. J'en suis consciente, et je ne peux pas te forcer à rester avec moi, même si tu resteras que tu le veuilles ou non une part de moi. Je ne peux pas te forcer à élever un enfant qui n'est pas de toi, j'essaye de me mettre à ta place... en fait non, je ne veux même pas l'imaginer. Il la regarda sans comprendre. « Je ne t’ai pas demandé de le faire. » maugréa-t-il dans sa barbe. Elever un enfant qui n’est pas de toi. Un frisson parcourut la colonne vertébrale du Néerlandais. En serait-il capable ? Il avait toujours voulu une famille, cette possibilité lui avait été ôtée alors qu’il venait à peine de franchir la trentaine. Depuis, il n’avait même pas songé au fait que ce soit encore envisageable par d’autres biais et il aurait bien aimé ne jamais y être confronté. La notion d’abandon, celle de grandir sans parents – qu’ils soient d’adoption ou biologiques – il ne voulait l’offrir à personne et encore moins à un gosse qu’il prétexterait être le sien. Et songeait-elle, avait-elle songé réellement qu’il serait prêt à reprendre sa vie avec elle sans sourciller un instant ? Pensait-elle vraiment qu’il était aussi… aussi… servile ? Le pire étant certainement que Maarten était conscient qu’il suffisait d’un mot, d’une phrase, d’une caresse de la Canadienne pour qu’en effet, les quinze mois qui venaient de s’écouler s’effacent comme brume au soleil. Tu as sûrement raison en disant que j’ai brisé notre couple. Si Maarten était resté dans ce pays du déni qu’il côtoyait depuis plus d’un an, il aurait rétorqué qu’en effet, c’était elle la cause de ce qu’ils étaient devenus. Que c’était elle la responsable, pas lui. Que c’était à elle qu’elle devait s’en prendre si elle voulait se venger de toutes les fois où il l’avait trompée, où elle l’avait trompé. Mais à son grand désarroi, Maarten devait regarder la vérité en face : ils étaient tous les deux responsables de tout cela. Et ce simple désir qui enflait au creux de ses reins lui interdisait de nier la vérité. Depuis Christyntje, Cate était la seule à avoir réellement compté de cette manière là pour lui. Et toutes celles avec lesquelles il avait pu couché ces derniers mois n’étaient rien comparées à elles.

Lorsque Myla s’approcha de Maarten, il esquissa l’ombre d’un mouvement de recul, trahi par le grincement assourdissant de la balançoire. Le contact de ses doigts sur son visage l’incita à se lever, tandis que ses poings serrés l’empêchaient de céder à cette tentation grandissant de la prendre dans ses bras pour l’enlacer et lui interdire de s’enfuir. Ce pouce traînant qui redessina les traits de la mâchoire carrée du Néerlandais le fit se crisper davantage, comme si le corps du brun ne pouvait que réagir par la tension à la douceur des mouvements de Cate. Et suivant le même schéma, ce fut la colère qui enfla brutalement aux mots voulus libérateurs de la Canadienne. Je te rends ta liberté si c'est ce que tu souhaites. Comment osait-elle se permettre d’être aussi… sûre d’elle ? Arrogante ? Laissant le Saarloos parler pour lui, Maarten fronça les sourcils, bloqua sa respiration avant de la pousser sans délicatesse pour l’éloigner de lui. « Tu te moques de moi ?! je te rends ta liberté, mais pour qui te prends-tu, Cate ? ou Myla, puisque c’est ainsi que tu as choisi de piétiner un peu plus ce qu’on était. » Se retenant de la frapper, il fit volte-face pour s’agripper aux chaînes de la balançoires qui gémit derechef. Maarten prit un instant pour fermer les yeux et calmer autant sa respiration que le chien-loup. Se tournant à nouveau vers Myla, il tenta de rester calme. Sans succès. « C’est ainsi que tu me vois ? Comme ton chien que tu siffles, comme un vulgaire caniche qui a répondu à l’ordre de sa maîtresse ? Je suis venu parce que je l’ai voulu, et ma liberté, je me la suis moi-même rendue lorsque je t’ai larguée au milieu de New-York, lorsque je suis parti de cette ville de m#rde pour atterrir dans cette autre ville de m#rde ! Parce que ma liberté, c’est d’être venu te voir, ici, parce que je le voulais et pas le parce que tu me l’as imposé, compris ?! » Certes, ce n’était qu’un patchwork de mensonge mêlé d’aveux. Certes, une part de lui savait que s’il était là, c’était parce que c’était Myla et pas une autre qui avait rédigé ces mots, parce qu’elle était une drogue dont il avait besoin pour continuer à vivre, parce que c’était elle et elle seule qui lui permettait de respirer ; et cette même part de lui ignorait si tout cela était dû ou non à la relation plus que contre nature qui reliait une créatrice à ce qui n’était rien de moins que sa créature. Et Maarten n’avait pas envie de savoir si c’était ou non le cas. Pas maintenant. Il préférait se leurrer, s’aveugler, et avoir raison en affirmant à Myla qu’elle n’avait aucune liberté à lui rendre puisqu’il avait déjà tout pris par lui-même. Il la pointa d’un doigt accusateur. « Le seul problème, ici, c’est toi : » Quand avait-elle dit qu’il était un problème ? Ce n’était pas grave, parce que lui se le disait sans cesse. « C’est toi et ce que tu ressens pour moi. Tu n’avais pas envie de me revoir ? Et bien dégage, je ne te le dirais pas deux fois. Maintenant tu vas arrêter de croire que tu as un quelconque pouvoir sur moi, même si c’était le cas, et qu’il ne pouvait y résister. Et je veux que tu me racontes tout. Absolument tout. Ce que tu as fait là bas, qui est le père de ce p#tain de gosse, pourquoi tu croyais que j’allais vouloir l’élever avec toi, et pourquoi tu crois que je ne vais pas vouloir, et surtout, b#rdel, je veux que tu me dises que si tu m’aimes, si tu veux qu’on tente de reconstruire quelque chose ou une autre c#nnerie dans le genre ! » Ses deux mains cherchèrent à se saisir des épaules de la sorcière. Maarten criait presque dans le parc désertique, à présent. « DIS MOI ! Dis moi ce que je dois faire, ce que je dois espérer, ce que je dois croire et penser, b#rdel ! » Il devenait fou, à ne pas savoir où il en était, où ils en étaient. Il devenait fou et il avait besoin qu’elle le prive de sa liberté pour qu’il cesse d’avoir à réfléchir seul, qu’il cesse d’avoir l’impression de s’égarer dans un labyrinthe de mauvais choix.


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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Lun 13 Oct - 3:02


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten


Alors que ma mauvaise humeur,mon impulsion, ma violence était apparemment restés à la maison, il semblerait que ce ne soit pas exactement le cas de Maarten. Plus mes doigts passaient sur ses traits et plus sa crispation était visible, une alerte aurait du se créer dans mon cerveau pour prévenir de la suite des événements. Mais il m'était impossible d'arrêter, aimant bien trop ce contact pour cela. Tu te moques de moi ?! je te rends ta liberté, mais pour qui te prends-tu, Cate ? ou Myla, puisque c’est ainsi que tu as choisi de piétiner un peu plus ce qu’on était. Ce qui devait arriver arriva, sans aucune tendresse, c'est mon corps tout entier qui se retrouve poussé vers l’arrière m'arrachant une grimace au passage et me faisant tomber fesses au sol, heureusement sans gravité. En quoi est-ce que mon prénom changeait quelque chose à quoi que ce soit entre nous? Lui pourrait se faire appeler Robert que rien ne changerait, il serait toujours le même non? Alors qu'il en fasse de même pour moi.

Le temps que Maarten essaye de se calmer -ce qui je doute fortement qu'il y arrive- mes mains m'aident à me remettre sur les pieds pour faire face à une nuée de mots explosifs. Jusqu'à maintenant j'ai su rester calme, fermant mon esprit à toutes pensées colériques qui pourraient faire exploser de la violence entre nous. C’est ainsi que tu me vois ? Comme ton chien que tu siffles, comme un vulgaire caniche qui a répondu à l’ordre de sa maîtresse ? Je suis venu parce que je l’ai voulu, et ma liberté, je me la suis moi-même rendue lorsque je t’ai larguée au milieu de New-York, lorsque je suis parti de cette ville de m#rde pour atterrir dans cette autre ville de m#rde ! Parce que ma liberté, c’est d’être venu te voir, ici, parce que je le voulais et pas le parce que tu me l’as imposé, compris ?! Toujours sans un mot, je hoche la tête positivement. Il faut que je reste calme, je dois rester calme et la meilleure des solutions pour y parvenir est de n'écouter que d'une oreille en ne relevant pas les points blessants - qui sont pourtant présents. Le seul problème, ici, c’est toi : Cette phrase attire mon attention plus que les autres, ou bien était-ce simplement parce que son doigt pointé dans ma direction avait ouvert ma concentration à faire attention que ce ne soit pas un coup qu'il aurait voulu donner. J'écoute la suite avec un plus d'attention que précédemment, en quoi suis-je un problème, ça m’intéresse.C’est toi et ce que tu ressens pour moi. Tu n’avais pas envie de me revoir ? Et bien dégage, je ne te le dirais pas deux fois. Maintenant tu vas arrêter de croire que tu as un quelconque pouvoir sur moi. Et je veux que tu me racontes tout. Absolument tout. Ce que tu as fait là bas, qui est le père de ce p#tain de gosse, pourquoi tu croyais que j’allais vouloir l’élever avec toi, et pourquoi tu crois que je ne vais pas vouloir, et surtout, b#rdel, je veux que tu me dises que si tu m’aimes, si tu veux qu’on tente de reconstruire quelque chose ou une autre c#nnerie dans le genre ! J'arque les sourcils pas certaine d'avoir tout compris de ce qui vient de se passer. La moue que fait mon visage est à la hauteur de toutes les questions s'entrechoquant à l'intérieur de ma tête. Tant de questions, toutes aussi contraires les unes que les autres. Pourquoi est-ce que j'ai pensé qu'il élèverait mon enfant et pourquoi est-ce que j'ai pensé qu'il ne le ferait pas? Cela ne lui paraît pas bizarre à lui-même ? Puis vouloir tout savoir? Réellement il en avait envie ? Combien de temps mettrait-il avant d'achever cette pauvre balançoire en apprenant toute la vérité?  

Des mains cherchent à se saisir de mes épaules et par reflex, je recule d'un pas, bien que ceci ne serve à rien. DIS MOI ! Dis moi ce que je dois faire, ce que je dois espérer, ce que je dois croire et penser, b#rdel ! Cette fois Maarten vient réellement de hurler à travers le parc, cet endroit est vraiment une bénédiction pour ce genre de crise. Dans son appartement tant de cris auraient pu alerter les voisins au bout d'un moment. Pour commencer tu vas te calmer tout de suite! Dis-je en levant un index strict dans sa direction. Mes épaules se délivrèrent des mains du néerlandais par un geste brusque de ma part, son contact que j'aimais tellement habituellement était réellement étouffant, limite douloureux même. Je ne te demande pas ce que tu as fait pendant quinze mois que je sache, alors je ne vois pas pourquoi tu aurais besoin de savoir ce que moi j'ai fait, ni combien de nana tu as b#iser en mon absence. Mais puis-ce que tu insistes, tout comme toi j'ai fuie New York pour la Nouvelle-Orléans après être sortie de ce p#tain d'immeuble où tu m'as laissé. En chemin, j'ai rencontré un autre homme qui lui a su être là pendant que j'essayais de me relever de ton abandon. Pendant des mois lui et moi ça n'a été que s'envoyer un l'air. J'appuie bien sûr cette dernière phrase en cherchant volontairement à lui faire péter une pile, pour qu'il comprenne ses erreurs, pour qu'il ait mal comme moi j'ai eu mal. Mais c'était un homme violent, réellement violent pas que dans les disputes. C'est là que j'ai compris que notre histoire n'était rien en matière de destruction comparé à ça. Je suis partie avant qu'il ne finisse par me tuer, il n'y avait aucun amour entre lui et moi c'était juste ma façon de t'oublier. J'ai découvert ma grossesse le mois suivant, je ne pouvais me résoudre à avorter en sachant qu'il était la seule chose qui me restait. C'est mon enfant, par le mien et celui d'un c#nnard... le mien c'est tout. Il ne sait rien, il faut pas qu'il l’apprenne ça lui donnerait une emprise sur moi. Je soutiens, le regard de Maarten prête à riposter s'il lui prenait l'envie de jouer au plus fort. Toutes ses paroles sont dures à entendre aussi sûrement qu'il m'est difficile des dires. Que tu veuilles ou pas élever ce gosse avec moi je m'en contrefiche. Mais si tu veux que l'on essaye de refaire quelque chose de notre couple le gamin n'est pas en option, il sera là et tu ne pourras pas passer à côté en faisant comme s'il n'existait pas. Oui, je t'aime Maarten, malheureusement il m'est impossible de ne pas revenir vers toi. Je t'aime au plus profond de moi, malgré toutes les saloperies que l'on a pu se balancer dans ta tronche, malgré toutes les violences que l'on a pu utiliser l'un contre l'autre, malgré toutes les infidélités. Est-ce que l'on peut essayer reconstruire quelque chose? ... Mes mots s'arrêtèrent là pour réfléchir. Avions-nous seulement encore une chance? Combien de fois avions nous déjà tester l'opération de refaire quelque chose de nous? Seulement, quelque chose changera si nous nous donnions cette nouvelle chance, c'est que nous serions trois qu'il le veuille ou non.Oui, nous pouvons essayer de reconstruire quelque chose, mais seulement si tu acceptes l'enfant. Ce n'est pas négociable, je n'abandonnerais pas mon fils ou ma fille.   Le plus drôle dans toute cette histoire, c'était qu'à par quelques jurons je n'avais absolument pas crié. J'étais resté le plus calme possible pour une situation telle que celle-ci, un peu comme le jour où il m'avait hurlé dessus pendant des longues minutes après que j'ai lu son journal intime. Aujourd'hui c'est un peu semblable à cette journée, pourtant j'aurais dû avoir toutes les raisons du monde pour exploser à mon tour.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Mar 14 Oct - 0:26




Tu veux ou tu veux pas ?


Maarten ignorait s’il savait s’exprimer autrement que par des cris, des grommellements ou des borognymes peu articulés qui convenaient à merveille à son petit côté néanderthalien. Il ignorait donc cela, mais ça ne le dérangeait pas plus que cela. Parce que lorsque la colère envahissait le moindre de ses muscles, réveillait l’animal, plus rien n’avait d’importance en dehors du fait de se faire entendre. Et dans ce parc abandonné, face à Myla, il s’en donnait à cœur joie. Pour qui se prenait-elle, à croire qu’elle avait main mise sur une liberté qu’il avait chèrement acquise et qu’il avait tenté de préserver au maximum ces dernières années ? Maarten avait toujours eu besoin d’indépendance, il avait toujours fui les structures qui pourraient lui interdire des choses, qui pourraient le contraindre à aller dans des lieux qu’il ne voulait fréquenter. Ses quelques années en famille d’accueil, en foyer pour jeunes, avaient exacerbé ce besoin grandissant d’autonomie et la hantise d’être mis en prise et rattrapé par la justice pour ses deux meurtres l’avait fait changer de continent. Son besoin d’indépendance, c’était ce qui pouvait le pousser le plus loin en avant. Il l’avait guidé vers une re-scolarisation tardive, il l’avait incité à larguer Cate, il l’avait même conduit vers le Gouvernement, se jetant dans la gueule du loup pour ne pas y être pris au piège en l’absence de la protection de sa sorcière. Alors non, elle n’avait pas son mot à dire. Elle n’avait pas à sous entendre qu’il était sous son emprise, quand bien même c’était vrai, quand bien même ses derniers mots n’étaient rien de plus que l’aveu involontaire d’une réalité qu’il refusait de regarder en face. Malgré toute la volonté du monde, Maarten restait le vaincu et Cate la conquérante. Il pouvait crier autant qu’il le souhaitait, la frapper, la pousser, hurler et s’énerver, un mot, un simple mot d’elle et il se retrouvait à ses genoux, totalement à sa merci. DIS MOI ! s’entendit-il lui hurler. Dis moi ce que je dois faire, ce que je dois espérer, ce que je dois croire et penser, b#rdel ! Lui qui se proclamait indépendant, lui qui ne pouvait s’empêcher de revendiquer sa liberté, il avouait par ces quelques mots qu’en fin de compte, rien n’avait changé. Et que, pire encore, il ne voulait pas que quoique ce soit change. Une part de lui voulait effacer ces quinze mois, une part de lui voulait remonter le temps pour qu’elle se réfugie encore dans ses bras. Et il avait beau comprendre, savoir, que c’était impossible, il ne pouvait s’empêcher de désirer retrouver l’époque avant sa transformation où tout leur semblait si simple, si accessible. Cette époque où il pensait avoir été pardonné. Un frisson le surprit lorsque sa voix se tue dans le parc, le temps qu’il reprenne sa respiration, le temps qu’il assimile ce qu’il venait de dire. D’insinuer aussi. Le temps que la colère qui agitait ses membres s’apaise un peu.

Pour commencer tu vas te calmer tout de suite! Son index le serra à la gorge, et dans un mouvement de rébellion infantile, Maarten la foudroya du regard. Qu’il se calme ? Comment donc pouvait-il se calmer alors qu’une tempête pulvérisait ses pensées, réduisait ses résolutions à néant, alors que chaque seconde passée en sa présence le ruinait davantage en tentant de réassembler les morceaux épars de sa raison. Non, il ne voulait pas se calmer. « Non ! » lui jeta-t-il à la figure alors qu’elle se défaisait ses épaules de l’emprise de ses mains maladroites. Non voulut il encore lui asséner, Non, fut il coupé dans son élan par la voix de Cate qui continuait de s’élever. S’écartant de lui, piétinant ses questions avec la légèreté de la reine qu’elle était. Je ne te demande pas ce que tu as fait pendant quinze mois que je sache, alors je ne vois pas pourquoi tu aurais besoin de savoir ce que moi j'ai fait, ni combien de nana tu as b#iser en mon absence. Mais puis-ce que tu insistes, tout comme toi j'ai fuie New York pour la Nouvelle-Orléans après être sortie de ce p#tain d'immeuble où tu m'as laissé. En chemin, j'ai rencontré un autre homme qui lui a su être là pendant que j'essayais de me relever de ton abandon. Pendant des mois lui et moi ça n'a été que s'envoyer un l'air. Chaque mot lui faisait mal. Chaque syllabe articulée, chaque son prononcé Maarten blanchissait davantage, poings serrés, rage au corps, à l’idée que quelqu’un d’autre ait pu la toucher. Quelqu’un d’autre que lui. Pendant des mois lui assénait elle dans des frappes avec une précision plus que chirurgicale. « Je veux un NOM, Myla. » étrangla-t-il dans sa gorge. Un nom, un p#tain de nom, pour mieux aller tuer le s#laud qui avait osé la toucher. Qui avait osé être là alors que lui venait de l’abandonner. La douleur de la trahison, Maarten ne la pensait pas si intense. Et il oubliait de songer une seconde à lui, et aux nombres de femmes qu’il avait pu côtoyer ces derniers mois. Mais c'était un homme violent, réellement violent pas que dans les disputes. C'est là que j'ai compris que notre histoire n'était rien en matière de destruction comparé à ça. Je suis partie avant qu'il ne finisse par me tuer, il n'y avait aucun amour entre lui et moi c'était juste ma façon de t'oublier. J'ai découvert ma grossesse le mois suivant, je ne pouvais me résoudre à avorter en sachant qu'il était la seule chose qui me restait. C'est mon enfant, par le mien et celui d'un c#nnard... le mien c'est tout. Il ne sait rien, il ne faut pas qu'il l’apprenne ça lui donnerait une emprise sur moi. Les yeux grands ouverts, les dents serrées, la mâchoire crispée, le Néerlandais soutenu le regard de Myla en s’interdisant de prononcer un seul mot. S’il commençait, il le savait, il allait la frapper, hurler, hurler encore, avant de laisser au Saarloos le droit de le transformer. Se concentrant sur sa respiration sonore, irrégulière, sur ses poings si serrés que ses ongles tranchaient la chair de ses paumes, sur le regard de Cate qui s’obstinait à ne pas quitter ses yeux, Maarten refusa de prononcer un mot. Que tu veuilles ou pas élever ce gosse avec moi je m'en contrefiche. Mais si tu veux que l'on essaye de refaire quelque chose de notre couple le gamin n'est pas en option, il sera là et tu ne pourras pas passer à côté en faisant comme s'il n'existait pas. Oui, je t'aime Maarten, malheureusement il m'est impossible de ne pas revenir vers toi. Je t'aime au plus profond de moi, malgré toutes les saloperies que l'on a pu se balancer dans ta tronche, malgré toutes les violences que l'on a pu utiliser l'un contre l'autre, malgré toutes les infidélités. Est-ce que l'on peut essayer reconstruire quelque chose? ...

Si elle avait eu l’intention de le calmer par ce qui s’approchait de près d’une déclaration d’amour – mieux valait considérer ainsi ces derniers mots, non ? – et bien elle allait être déçue. Parce que Maarten était encore partagé. Parce qu’il ne pouvait pas accepter cet enfant qui représentait plus que tout le naufrage de leur couple, parce qu’il ne pouvait pas non plus la laisser partir, parce que plus que tout, elle n’avait pas tort en disant, en sous entendant, en insinuant que cet enfant n’y était pour rien. C’était lui, lui et elle, c’étaient eux qui étaient les seuls fautifs. Et bien égoïstement, Maarten avait tendance à l’oublier. De toute manière, il ne savait pas ce qu’il voulait. Il ne savait même pas ce que pouvait en penser Bastien. Il ne savait pas ce qu’il devait faire, et il ne savait pas du tout quel serait le bon choix. Oui, nous pouvons essayer de reconstruire quelque chose, mais seulement si tu acceptes l'enfant. Ce n'est pas négociable, je n'abandonnerais pas mon fils ou ma fille.   Et bien voilà, c’était une réponse comme une autre. Et la voix calme, depuis qu’il l’avait frappée, depuis qu’il avait hurlé, de Myla contrastait tant avec son propre ton que c’était perturbant. Depuis quand était-elle la plus calme ? Elle l’avait toujours été Le plus souvent, c’était lui qui s’emportait, c’était lui qui s’enflammait. Et comme des années plus tôt, elle attendait que l’orage passe pour lui asséner deux ou trois coups de poignard aux centres névralgiques, lui faisant plus de mal en quelques mots que lui ne pouvait lui en faire en diatribes complètes.
Etrangement, le silence s’étira entre leurs deux corps tendus. Celui de Maarten l’était en tout cas. Crispé, tendu, stressé, le moindre de ses muscles était contracté comme si la tension qui habitait le Néerlandais rendait toute crispation inévitable. Finalement, Maarten laissa s’échapper un soupir, rendant les armes. La colère était encore là, bien présente. Elle était lovée au creux de son cœur, à sa place, prête à resurgir au moindre coup de vent. Elle était encore là, mais elle ronronnait comme un chat apaisé, comme une grenade goupillée. « Je sais pas. » laissa-t-il tomber. « Je ne sais pas quoi faire. » Ses yeux brun dérivèrent alors que dans un haussement d’épaule, ses mains se réfugièrent au fond de ses poches. « C’est trop compliqué pour moi, tout ça. » Trop compliqué pour lui, en voilà une réponse. Couard, lâche, pleutre. C’était trop compliqué pour lui, il prenait la fuite, comme d’habitude. Mais il ne voulait pas, il refusait d’être celui qui la supplierait de l’accepter comme il était, de l’aimer à nouveau. Une main sortit de son refuge, se perdit dans sa nuque pour remonter dans ses cheveux ras et tenter de les ébouriffer. Un tic comme un autre qu’il avait depuis l’enfance, à chaque instant de nervosité. Ses yeux bruns s’égarèrent quant à eux sur le ventre de Myla . « Tu en es à combien de mois ? » articula-t-il avec difficulté, comme s’il reconnaissait vraiment la présence, l’existence, de ce petit être. Il la regarda dans les yeux, esquiva ces lèvres dont il voulait à nouveau goûter la saveur. Esquiva cette clavicule qu’il voulait caresser. Esquivant cette silhouette qu’il cherchait à reconnaître. Lui avait-elle déjà répondu ? Il n’en savait rien. Il n’avait pas écouté. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait à nouveau brisé la distance qui les séparait. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il était obnubilé par ses yeux, par cette mèche égarée qui voltigeait à côté de son oreille. Elle lui avait demandé, des années auparavant, presque dix à présent, de l’aimer. D’un ton autoritaire, d’un ton qui ne souffrait aucune réplique, et il avait obéi sans réserve. Mais lorsque lui, il lui demanda dans un souffle « Embrasse moi », ce n’était rien d’autre qu’un souhait, qu’une supplique, échappée sans qu’il n’y penne garde. « Embrasse moi maintenant. » S’il te plaît murmurèrent ses yeux.


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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Mar 14 Oct - 12:58


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten


Un nom, il voulait un nom. Bien que cet homme soit un c#nard fini, il était hors de question de dévoiler son identité. Pas pour lui éviter de se faire casser la gueule, mais plus pour me protéger, pour protéger ce bébé vivant innocent et n'appartenant qu'à moi seule. S'il savait, s'il apprenait que quelque chose vivait dans mon corps depuis plus de cinq mois le calcul ne serait pas difficile pour savoir qu'il en est le père. Non, je ne relève pas, faisant comme si mes oreilles n'avaient pas enregistrés cette demande tout en espérant que le sujet ne revienne pas sur le tapis tôt ou tard. De toute façon même si le nom s'égarait au-delà d'une discussion qu'est-ce que Maarten pourrait faire hein? Moi-même j'ignore où est actuellement cet homme m'étant simplement contenté de le fuir, fuir le plus loin possible pour qu'il ne me retrouve jamais.  

Mes paroles viennent de se terminer, mes yeux sont plongés dans le regard du Néerlandais qui semble ne pas vouloir le lâcher lui non plus. La haine, la colère, le mépris tant de sentiments visibles sur son visage, rendant l’atmosphère entre nous deux totalement désagréable et en même temps tellement intense. Je suis calme, je ne souhaite pas m'énerver et partir dans le jeu interminable de celui qui criera le plus fort, de celui qui frappera l'autre le plus fort, non un qui hurle, c'est déjà bien assez. Néanmoins, il ne faudrait pas trop gratter, l'impulsion n'est jamais loin. Il soupire baissant les épaules en même temps dans un signe d'abandon. Je sais pas. Pourquoi cela ne m'étonne pas? Surement parce que je le connais bien trop. Lui et sa fuite, son abandon, sa lâcheté pourrions-nous dire également. Je ne sais pas quoi faire. Là non plus, il ne m'étonne pas. Son regard dérive du mien et une certaine fierté ne peut s’empêcher de naître dans mon cerveau² d'être celle qui n'a pas lâcher. Ridicule, enfantin, puéril. C’est trop compliqué pour moi, tout ça. fuis alors ais-je envie de lui hurler, sentant la colère monter. Mais il n'en fut rien, je ravale ma colère me contentant de rire discrètement. Pendant un court moment l'idée de fuir également me traversa l'esprit, plus tôt il m'avait dit "dégage" peut-être aurais-je dû accepter cette demande et partir à ce moment-là. Mais non, cela ne me ressemble pas, fuir ne fait pas partie de mes habitudes contrastant trop avec mon besoin de contrôle.Tu en es à combien de mois ? Quoi? La surprise doit être totalement visible sur mon visage tant ces mots n'étaient pas attendus. Serais-tu malade Maarten tout d'un coup? C'est la première fois qu'il pose une question -autre que qui est le père- sur cette grossesse. Sous la surprise me voilà incapable de me souvenir de la réponse, trop bouche bée. A combien de mois de grossesse suis-je? Mes yeux sont dans ses yeux, tandis que les miens affichent de la stupeur les siens semblent afficher de l'envie. Quel changement d'un coup. Embrasse moi Re quoi? Voir même "QUOI?" non de dieu ma bouche doit être grande ouverte sous tant de surprises.
Est-ce un ordre? Une demande? Une envie n'ayant pas su rester à passer la barrière du silence? Embrasse moi maintenant. Waouh maintenant? Je viens de comprendre la nature de sa demande, c'est une supplique. Mes poumons demandant plus d'air accélérent ma respiration pour faire battre un cœur au bord de la crise cardiaque. L'impression de la situation n'est plus sous contrôle, que je ne contrôle plus rien. Pourtant, il y a encore le choix, partir maintenant ou l'embrasser maintenant comme il vient de le demander. Mon regard se perd quelque temps le laissant mariner dans son jus. La distance entre nos deux corps a considérablement réduit, quand cela s'est-il passé? En parlant de corps me voilà dans l'observation de celui-ci, commençant vers le bas comme pour se souvenir de tous les détails que je connaissais déjà, comme si mon esprit voulait s'assurer que rien n'avait changé, qu'il était toujours le même. Il me domine toujours par sa taille, ayant bien plus de trente centimètres de plus que moi, si réellement mes lèvres décidaient se de poser sur les siennes dans les prochaines secondes, je sais très bien qu'il se baisserait pour me laisser faire, comme toujours depuis près de dix ans d'ailleurs. Notre différence de taille n'a jamais été un souci particulier. Doucement, mais sûrement, ses lèvres arrivèrent dans mon champ de vision, puis les trait de son visage, ses yeux, ses cheveux.
Cinq mois et une semaine..., J'en suis à cinq mois. Tout le monde me dit que c'est une fille par rapport à la forme de mon ventre. L'information venait de revenir d'un coup, éclipsant sa demande. La réponse aura été tardive, mais vaut mieux tard que jamais non? Je ne suis pas certaine de cette phrase moi-même, d'autant plus qu'à mon avis le néerlandais n'en avait absolument plus rien à fiche de savoir.

Non, ma réponse est non. J'ai un mouvement de recul pendant lequel mon cerveau de hurler de m'en aller, de ne pas retomber dans ses bras. Il me hurle également qu'il en a très envie, quelle bataille entre les deux. Tout son être continue de me supplier, il n'y a pas besoin de mot pour le dire. Peine perdue, à nouveau nos corps se rapprochent. Lentement, les doigts de ma main gauche viennent se poser dans sa nuque, mes dents martyrisent ma lèvre inférieure, lentement ils remontent dans une longue caresse sur sa joue puis s'abandonnent finalement dans ses cheveux quasi inexistants. Pendant encore quelques secondes c'est le silence qui domine, seuls les yeux étant là pour remplacer les paroles. Cette supplication dans son regard, ce s'il te plaît accroché à ses yeux bruns. La salive passe difficilement dans ma gorge, déglutir me semble soudain tellement difficile. Oui, la réponse est oui.

La suite des événements est inexplicable. Je me suis sentie forcer son visage à venir au contact du mien d'une vitesse inhumaine, mes pieds se mettre sur la pointe pour m'accorder un peu plus de hauteur, nos corps se coller l'un à l'autre comme ils avaient l'habitude de le faire pendant toutes ces années. Nos lèvres, elles n'ont pas eu besoin de se chercher, elles se sont trouvées automatiquement. Ce baiser est tellement fougueux, mais ceci est tellement compréhensif quand on sait qu'il n'y en a pas eu pendant quinze mois. La sensation que je ressens est tellement...forte, ardente. Je pourrais comparer cela au frisson qui parcourt le corps lors de la première fois qu'ont embrasse l'être aimé, ce petit quelque chose au creux du ventre qui vient chatouiller les sens.
D'un certain côte, je suis assez fière de moi, car la situation est restée sous mon contrôle, c'est bien moi qui ai choisi de l'embrasser et non lui qui m'a attiré à lui pour que ce soit le cas. Si je me laissais réellement aller le désir pourrait littéralement exploser et prendre le dessus - envie de femme enceinte me forcerais-je à croire sûrement- pourtant non malgré la deuxième de mes mains qui est parti se loger assez proche de ses reins, je me retiens de lui sauter dessus n'oubliant pas tout ce qui vient de se passer plus tôt.  Je consens enfin à le lâcher après un long moment manquant d'air. Tantôt, tu ne veux plus de moi et tantôt tu veux de moi, il va falloir se décider Maarten. Oui car cette histoire est bien belle, mais jouer avec mon cœur et mes sentiments n'est pas vraiment recommandé. Que dois-je comprendre de cette demande? Qu'il a décidé de retenter quelque chose entre nous? Que c'est une simple pulsion? A mon tour de vouloir comprendre.

La douleur me reprend dans le ventre, trop d'émotion? J'essaye de ne pas y faire attention, occupée à porter toute mon attention sur l'homme en face de moi. Les traits de mon visage se crispent un peu et mes mains quittent celles de Maarten - que j'avais prises à la fin de notre baiser pour ne pas être détaché totalement de lui. Elles se crispent sur mon ventre. Trop d'émotions, ce n'est pas bon pour les femmes enceintes, ne fais pas attention. Quelques paroles rassurantes lui étant adressées alors que la douleur s'en va à nouveau. Qu'il parle maintenant, je suis totalement apte à l'entendre.
© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Jeu 16 Oct - 0:32




Tu veux ou tu veux pas ?


Dans un soupir, Maarten songea que par sa simple demande, il venait de vendre son âme au diable et de mettre au placard des mois de résolution, des mois de décision, des mois de satisfaction forcée par le biais d’un déni bien encore. Son comportement était à la hauteur de ses choix et de ses mots : violemment incohérent. Il criait, il suppliait, il la rejetait et courrait aussitôt derrière elle pour l’empêcher de partir : la réalité était bien triste puisque Maarten était incapable de savoir ce qu’il désirait vraiment. Alors oui, par son Embrasse moi murmuré dans ce qui n’était rien de moins qu’une supplique, il rendait définitivement les armes. Temporairement, plutôt. Instable, il l’était. Imprévisible, il l’était aussi d’une certaine manière, autant pour les autres que pour lui-même. Mais pire que tout, Maarten était incohérent. Et son Embrasse moi, maintenant soufflé contrastait tant avec ses cris précédents que c’en était presque dérangeant. Presque. En soi, le Néerlandais était si perturbé qu’il n’y prêtait pas attention. A cet instant, la seule chose qui importait vraiment, c’était que Cate réagisse à ses paroles, qu’elle lui donne une solution au dilemme qui le tiraillait à l’intérieur, pas que lui trouve des justifications à son comportement qu’il supportait depuis plus de trente-huit ans maintenant. Et la surprise qu’il pouvait lire dans ces yeux qu’il refusait de quitter était une piste de réponse. L’aimait-elle encore ? Pour être franc, Maarten en doutait. Sincèrement. Il en doutait depuis que son regard s’était posé sur la silhouette de la Canadienne, quelques jours plus tôt. Il en doutait lorsqu’elle avait accepté de quitter l’appartement, lorsqu’elle lui avait ordonné de la tuer, lorsqu’elle respirait ainsi à quelques centimètres de lui. Il en doutait parce que Maarten ne pouvait, n’arrivait pas à concevoir qu’elle puisse encore l’aimer de ce même amour inébranlable qui les avait liés des années auparavant. Immobile, anxieux, il attendait une réponse, une réaction. Un indice, même infime. Embrasse moi, b#rdel de m#rde ! se retenait-il  - avec difficulté – de lui hurler. Chaque seconde à la regarder l’observer était une torture et un doute supplémentaire. Et le pire était certainement qu’elle devait s’amuser à voir ainsi l’anxiété le gagner.

Et lorsqu’il ne s’y attendait plus, ou presque plus, Maarten fut surpris de la voir faire disparaître la distance qui subsistait – agonisait plutôt – entre leurs deux corpus. Baissant le regard, il suit ses yeux qui se levaient vers lui. Comme avant. Ils allaient faire une grosse erreur, vraiment. Une erreur qu’il n’allait pas manquer de regretter. Il se connaissait, un peu. Il mourrait d’envie de rompre la distance établie encore entre eux, mais il était tétanisé par l’angoisse. Et il ne pouvait pas non plus se permettre de craquer et de céder totalement aux envies de sa sorcière: c’était lui offrir une énième victoire, c’était se perdre un peu plus, c’était… ce qu’il était en train de faire. Ce qu’il avait fait en lui réclamant un baiser, c’était ce qu’il faisait en la laissant mener la danse. Hypnotisé par le regard qu’elle plongea en lui, après une observation plus lente et douloureuse qu’autre chose, Maarten faillit manquer sa réponse. Son début de réponse. A quoi ? A une question qu’il ne se souvenait déjà plus avoir posée. Cinq mois et une semaine..., J'en suis à cinq mois. Tout le monde me dit que c'est une fille par rapport à la forme de mon ventre. Cinq mois. Plus de la moitié. Une fille. Le sexe était donc déjà visible ? Maarten se contraignit un peu plus au calme, les muscles si tendus qu’il sentait venir les crampes. Plus que la réponse, c’était l’absence de ce qu’il espérait qui lui faisait l’effet d’une douche froide. Elle refusait de l’embrasser, elle insinuait que non elle ne l’aimait pas. Plus. L’avait elle jamais aimé ? Cette question tournoyait dans l’esprit du Néerlandais qui, s’il l’avait pu, s’il l’avait osé, aurait fui à cet instant. D’ailleurs, il ne manqua pas de noter son mouvement de recul, ce mouvement qui lui fit plus mal que tout le reste. Comme si Cate lui prouvait à chaque instant qu’elle n’avait jamais fait assez pour le détruire, comme si elle tenait à lui prouver que même lorsqu’il pensait qu’elle était à son maximum, elle était encore un pas, deux pas, trois pas en avant pour mieux semer son chemin d’embûches et de gouffres près à recevoir son esprit en morceaux. Alors comme ça, c’est non ? Dans un désespoir muet, les paupières du Néerlandais s’abaissèrent de déception. C’était non, c’était un rejet, c’était une épitaphe.

C’était l’enterrement de dix ans de danse commune. C’était… un long frisson qui dégringola sa colonne vertébrale. Aussitôt, la respiration de Maarten accéléra, les doigts de Myla ainsi posés dans sa nuque, hérissant les poils et accentuant leur proximité. Lorsque Maarten rouvrit les yeux, ce fut pour se perdre une fois de plus dans les iris de la sorcière dans un dialogue muet qu’il ne pouvait contrôler. Elle était la seule à le faire supplier, elle était la seule capable de le faire ramper, elle était la seule qui avait une telle emprise sur les moindres de ses pensées, sur sa respiration devenue erratique. Comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, nos corps retrouvèrent leurs chemins, nos lèvres se heurtèrent avec certainement plus de fracas que des vagues un jour de tempête. Il ne pouvait pas, il n’avait pas le droit, autant vis-à-vis de Bastien que de lui-même, de l’embrasser. Ils n’avaient pas le droit de s’embrasser, de s’embraser, de jouer ainsi avec l’autre sans savoir sur quel pied danser. Il n’avait pas le droit.  Mais lorsque Maarten sentit à nouveau le goût sucré de ses lèvres, lorsqu’il fit disparaître tout contact entre eux pour l’enlacer, il étrangla ses remords à main nue pour faire comme s’ils n’avaient jamais existé. C’était une grossière erreur, mais pour le moment… il préférait l’oublier. Ce n’était pas le moment d’y penser, c’était juste le moment de se retrouver, de goûter au contact de Cate pour s’y ressourcer, de se laisser happer par les lèvres, l’odeur, la douceur et la présence enivrante de celle qui s’était juré, il y a plus de quinze mois, de ne jamais tenter de retrouver. Peu importait qu’il soit retombé dans les filets de la sorcière, peu importait à cet instant qu’elle porte l’enfant d’un autre, peu importait au final tout ce qui les séparait, tout ce qui les détruisait, peu importait tout cela tant qu’il pouvait à nouveau l’embrasser, l’embrasser encore, sentir ses mains posées sur ses reins, faire glisser les siennes dans son dos, dans sa nuque, sur ses omoplates. S’il avait eu des principes, des regrets, des remords et des idées précises sur comment pouvait et devait se dérouler ses retrouvailles avec la Canadienne, ils étaient à présent entasser au fond d’un placard qu’il ne voulait pas ouvrir. Il venait d’ouvrir la boîte de Pandore, venait de goûter à nouveau aux Grenades des Champs d’Asphodèle ou d’un lieu quelconque des Enfers. Et le pire, c’était qu’actuellement il était inconcevable pour le Néerlandais qu’il puisse le regretter, tout en sachant que le lendemain, ça risquait d’être le cas.

Après un soupçon d’infini, il la laissa se détacher, cherchant à retrouver sur ses lèvres esseulées un peu de ce baiser qu’elle venait d’y déposer. Tantôt, tu ne veux plus de moi et tantôt tu veux de moi, il va falloir se décider Maarten. Ce fut comme un jet d’eau glacée. Et il lui en voulut. Vraiment. Ne comprenait elle pas qu’elle n’avait pas le droit de le mettre ainsi à nouveau au pied du mur ? Que c’était mal vraiment, de jouer ainsi avec lui ? Et lui, ne voyait-il pas qu’il jouait avec elle et avec lui-même plus qu’à son tour en refusant d’affronter une réalité qui le terrifiait ? Si Maarten avait fini par éloigner ses doutes, ils revinrent avec violence, emportant avec eux le peu de sérénité que ces retrouvailles avaient fait grandir. « Tu es en train de me demander de choisir ? » La colère était là à nouveau. Maîtrisée pour le moment, contrôlée, visible par le soubresaut de ses voyelles comme un taureau dompté. « Je ne veux pas me décider, pas maintenant, pas tout de suite, pas… » La colère enflait. La colère grondait. La colère fut repoussée et étouffée par une inquiétude soudaine. Parce qu’avec leur proximité et ses mains abandonnées, Maarten n’avait pu manquer ces traits crispés qui jaillirent sur le visage de Cate. « Qu’est ce que… » Trop d'émotions, ce n'est pas bon pour les femmes enceintes, ne fais pas attention. Le Néerlandais plissa les yeux, se posant sur le ventre de la sorcière. Pourquoi donc faisait-elle cela ? L’embrasser, l’embraser, et le rejeter en lui demandant de faire son choix dans l’instant, lui rappelant qu’elle était enceinte d’un autre, lui remettant toutes les clés et les origines de ses doutes devant lui pour qu’il ne puisse pas oublier dans quelle situation insoluble il se trouvait. Rompant le contact, il se passa une main sur le visage, ne sachant ce qu’il convenait de dire, ce qu’elle attendait de lui. Non, Oui, il ne pouvait trancher aussi catégoriquement, c’était impossible. Ca lui était impossible du moins. Il devait reculer l’échéance, encore et encore, reculer et éloigner ce choix qu’elle le contraignait à faire. « Tu es sûre que ça va ? C’est le… la… » Maarten hésita, frôlant du bout des doigts le ventre de sa sorcière. « C’est elle ? Il y a un problème ? Je lui ai fait du mal ? » S’il s’inquiétait pour l’enfant ou pour Myla ? Maarten ne savait pas le dire. Il s’inquiétait, c’était l’important. Et il avait trouvé une porte de sortie, une fuite acceptable, pour ne pas regarder en face la réalité. Lâche, jusqu’au bout des ongles. Lâche, dans toutes les fibres de son être. Lâche. Et inquiet. Et perdu. Et éreinté. Il avait envie de s’en foutre de ce gosse. Il avait envie que ce soit à son tour de faire le premier pas, que ce soit à son tour de glisser sa main dans la nuque de Myla pour qu’à nouveau leurs lèvres se rejoignent, pour qu’à nouveau leurs corps se retrouvent. Il avait envie de reléguer cette gamine à venir au plus loin dans son esprit, pour oublier sa présence et faire comme si. Comme si rien n’avait changé, comme s’ils avaient remonté le temps, comme si Cate n’allait pas devenir mère sans que lui ne devienne père. Mais même s’il en avait envie, Maarten en était incapable. En Constantijn, il avait, des années plus tôt, trouvé un petit frère. En Christyntje, il avait trouvé une femme. A eux trois, ils avaient composé un temps cette famille qu’ils avaient tous perdu. Et que Maarten ne désespérait pas de retrouver un jour. Et puis, en quoi était-elle coupable, cette enfant, de ce champ de ruines dont ils étaient, Myla et lui, plus que responsable ? Et pourquoi était-ce tellement plus simple pour lui d’accabler cet enfant à naître de toutes les fautes dont il ne voulait pas ? « J’espère qu’elle va bien » s’entendit il murmurer, sans trop y croire. Il était lâche, il allait forcément lui faire payer un jour son existence, à cette enfant. Et en sachant cela, il n’avait pas le droit de…

Maarten, sans trop savoir comment, en était revenu à sa situation de départ. Myla lui demandait de choisir, Myla lui demandait de se décider. Et lui, il en était foutrement incapable. La seule réponse qu’il osait lui proposer, c’était de ne pas répondre ou de s’inquiéter pour l’être qui était indirectement la cause de son incapacité à se décider. Charmant. « Tu ne peux pas me demander de choisir. Pas maintenant. Tu n’as pas le droit de m’imposer… de me… tu n’as pas le droit de me forcer à… » De toute évidence, il n’était pas capable, lui, ni de choisir, ni de s’exprimer correctement. « Donne moi l’illusion que tout est simple, juste cette fois. » Sans lui laisser le choix, il captura à nouveau ses lèvres, cédant à l’envie du Néerlandais qui voulait goûter à nouveau à leur goût sucré et à l’envie du Saarloos qui voulait plus que tout reconquérir sa femelle.


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She starts to turn away when he says…
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He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Ven 17 Oct - 3:36


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten


La douleur qui m'inondait les reins vient de passer aussi subitement que lorsqu'elle est arrivée. Mon visage reprend enfin ses traits lises et mes joues redeviennent du rose dont elles sont naturellement. Maarten semble réagir, lui aussi, à cette douleur inattendue alors que quelques secondes plus tôt la colère était montée d'une octave, m’assommant de paroles disant que je n'avais pas de droit de le forcer à choisir, maintenant il semblait simplement...surpris... inquiet? Qu’est ce que… Rapidement il semblait comprendre que c'était l'enfant, rompant le contact entre nous pour passer une main sur son visage tendu. Est-ce que je venais encore une fois de tout gâcher entre nous? Involontairement certes, je ne pouvais contrôler cette douleur venant et partant depuis ce matin. Mais tout de même nous étions en train de "fêter" nos retrouvailles. Quoi que peut-être que cette douleur tombe à point nommé, car la colère de néerlandais semble s'être plus ou moins calmée pendant ce temps.Tu es sûre que ça va ? C’est le… la…Ces paroles m'étonnent une fois de plus, il est en train de "reconnaître" que ce bébé est bien là. Ses doigts frôlant mon ventre rond me donnent soudain un espoir infini. Un frisson me passe dans tout le corps avide qu'il pose réellement la main sur ce petit être. C’est elle ? Il y a un problème ? Je lui ai fait du mal ? Le sourire ne put se retenir, l'émotion montant le long de la colonne vertébrale. Elle? Il l’appelait elle? Maarten avait réellement pris au sérieux cette histoire de forme de ventre et pensait qu'une future demoiselle se cachait là en dessous? Et cette inquiétude à savoir s'il lui avait fait du mal, je sentais les larmes m'en monter aux yeux rien que d'y repenser. Non, ne t'en fais pas. Elle n'a rien. L'envie de le reprendre dans mes bras naquis soudain dans le creux de mon ventre, cette envie presque incontrôlable de ressentir à nouveau nos corps l'un contre l'autre. Cette émotion incroyable qu'il avait su déclencher en moi avait fait renaître le plus grand des amour possible entre nous. Cet amour comme au premier jour, ou plus rien ne compte, où nous sommes simplement deux êtres en parfaite équation, des âmes sœurs. Un simple murmure de sa part suffit à me faire craquer mentalement, à ce que cet amour se libère du moins pour aujourd'hui, à ce que toutes les fautes commises pendant dix ans, pratiquement, soient oubliées. J’espère qu’elle va bien Mon dieu ce que j'avais envie de pleurer, comme un bébé tien. J'étais sur le point de craquer, de foncer dans ses bras et de forcer un baiser à s'écraser sur nos lèvres, à forcer nos corps à se désirer. Mais Maarten semblait revenir à la réalité, à se souvenir de ce que nous étions en train de parler plus tôt Était-il déjà en train de regretter ce qui venait de se passer? Quelque part dans ma tête mon cerveau était certain que c'était le cas, m'envoyant un grand sentiment de tristesse.

Tu ne peux pas me demander de choisir. Pas maintenant. Tu n’as pas le droit de m’imposer… de me… tu n’as pas le droit de me forcer à… Non, en effet, pas maintenant, il avait tout à fait raison. Pourquoi est-ce qu'il n'arrivait plus à parler d'un coup? De quoi n'ai-je pas le droit de le forcer? Reprends-toi Maarten! Parle maintenant où cette journée ne servira à rien. Mes yeux lui lançaient une interrogation sur tout cela. Donne moi l’illusion que tout est simple, juste cette fois. Une illusion? Que c'est simple? Mais ce ne l'est pas ! Si réellement j'utilisais ma magie pour le faire qu'est-ce que je pouvais bien y mettre? Lui, moi, cet enfant heureux? Mais il ne faut pas se voiler la face, ce ne sera jamais cela, il y aura toujours des différends entre nous, toujours des disputes puis-ce que c'est notre façon de nous aimer. Et même si Maarten adoptait cette gamine, et si elle ressemblait à son vrai père? Qu'en diraient les gens? Qu'en penserait-il lui-même? Qu'ne penserai-je moi?
J'aurais aimé lui répondre, lui dire que cette illusion est impossible à créer, mais avant même que les mots puissent monter dans mon cerveau, ses deux yeux marron sautèrent dans les miens me faisant comprendre la suite des événements.

Cette fois c'est lui qui force le contact à se créer entre nous. Ses lèvres assomment les miennes violemment, mais ce n'est pas pour me déplaire. Sans la moindre hésitation, je lui rends son baiser oubliant au passage toutes les réponses qui se bousculaient au portillon de mon esprit. J'en avais rêvé de se baiser, il était maintenant là. L'amour ressenti précédemment était en train de me brûler le cœur, de le consumer totalement, de me faire oublier toute la situation actuelle. Juste lui, Juste nous et nos corps se cherchant depuis quinze mois, nos corps qui s'étaient manqués à un point inimaginable. Vraiment, j'essayais de résister, de fuir, mais mon corps n'écoutait plus mes ordres trop occupé à ne plus vouloir lâcher sa moitié. Arrête de poser des questions, arrête de penser tout court, on en reparlera plus tard. Si, c'était un ordre? Un peu mon neveu! C'était tout ce que j'avais voulu empêcher tout à l'heure et me voilà en train d'y céder moi-même. De céder aux sentiments plus forts que notre haine commune. Le désir était en train de naître dans tout mon corps alors qu'une fois de plus nos bouches s'étaient accrochées l'une à l'autre. La douleur? Oubliée! L'idée qu'elle pourrait revenir à tout moment? Au diable cette idée! Il ne suffit que d'un geste de sa part, rien de particulier juste ses gestes habituels, pour que le désir explose littéralement dans mon corps, mais se retrouve arrêté net par mes pensées alors que ma main droite aurait bien tenté de se glisser sous son tee shirt.  

Les souvenirs me revenaient en tête, cette fameuse soirée où nous nous étions retrouvés. Cette fameuse fille qu'il avait ramené chez lui, et toutes celles dont j'ignorais l’existence, mais qu'il ne me faisait aucun doute qu'elles avaient pris ma place dans son lit. Maarten m'avait trompé pendant des mois, certes moi aussi, il n'était donc pas possible de retomber comme ça dans ses bras aussi facilement. Une douleur me reprit dans le ventre, mais pas la même. C'était la douleur de frustration, la douleur de la coupure de l'envie présente, la douleur de l'insatisfaction de ma libido tout simplement. Aussi violemment que le baiser était venu, il repartait, je me détachais de lui avec une violence très douloureuse moralement. Mon regard semblait être comme fou tout d'un coup. P#tain.. Maarten. Nul colère dans ma voix, juste la respiration saccadée par le manque d’oxygène créé par notre embrassade. Si j'étais devenue Myla c'était pour l'oublier non? Refaire ma vie... Alors si je retombais ainsi dans ses bras j'étais toujours Cate! Mes pieds étaient en train de reculer petit à petit, la peur dans le regard comme si d'un coup il était devenu un danger potentiel, une chose à fuir sur-le-champ. Fuir? C'était bien ce que je suis en train de faire non? Je reculais pas par pas sans lâcher son regard d'un seul cil pour autant. Mes pas me menèrent directement à me prendre les pieds dans quelque chose, un petit muret qui séparait les deux parties du parc : la partie normale et la partie jeux. Tombant en arrière mes fesses amortirent la chute douloureusement. De cette chute résultait une chose : nos regards s'étaient quittés et pour le peu que cela avait duré le manque ronflaient, hurlait à toute voix dans mon cortex cérébral. MAARTEN ! Je hurlais, non pas pour qu'il vienne m'aider, ou pour qu'il croie que je me sois fait mal. Non, mon hurlement était pour attirer son attention sur moi. D'ailleurs, le ton que ma voix avait pris montrait très bien que ce n'était pas le cas, pas de la peur, pas de la douleur, pas un appel à l'aide, surtout pas de la colère, juste une demande d'attention. Je t'aime, p#tain, tu comprends?... JE T'AIME Un besoin urgent d’extérioriser ce qui se passait dans mon cerveau, d'essayer d'expliquer pourquoi je venais de reculer. La peur du sentiment d'amour, à nouveau, la peur de comprendre que ce n'était pas devenu d'un mot jeté en l'air, la peur tout simplement que de se rendre compte que même après dix années à se battre, à faire des erreurs et tout l'amour est toujours là comme au premier jour même si c'est différent. Et j'ai envie de toi... ça par compte, c'était une supplique. Le visage cerné par cette ultime envie, ce craquement douloureux de la volonté. C'est bon, je suis fichue, j'ai craquée. Peu importait que l'on soit en plein milieu d'un parc, abandonné qui plus est, le lieu m'importait peu. Ce qui m'importait à ce moment, c'était que je l'aimais, que j'avais envie de lui, mais que l'intérieur à ma tête étais en train de s'imaginer le nombre de filles qui avaient pu lui dire cette même phrase pendant ces derniers mois.  
© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Lun 20 Oct - 23:48




Tu veux ou tu veux pas ?


Il captura ses lèvres, sans leur laisser le droit de s’échapper cette fois. Maarten n’avait prêté qu’une attention superficielle à la réponse apportée par la canadienne. Non, ne t'en fais pas. Elle n'a rien. Oh, bien sûr, ce n’était pas qu’il ne s’y intéressait pas, c’était juste que… il n’arrivait pas à accepter la présence de cette petite fille – puisque vraisemblablement c’était une mini Cate qui grandissait – malgré ses efforts pour le moins minimaux. Cette fois, c’était lui qui avait fait le premier pas. Cette fois, c’était lui qui avait osé faire disparaître l’éloignement apparu soudainement entre leurs deux corps pendant leur bref échange. Elle n’avait pas le droit de le forcer ainsi à choisir, elle n’avait pas le droit de lui imposer de reconnaître un enfant dont il ne voulait pas, elle n’avait pas le droit de lui demander de partir, de la quitter, de laisser s’en aller ses lèvres envoûtantes qui n’étaient rien d’autres que sa drogue depuis près de dix ans. Alors oui, il fallait qu’elle lui donne l’illusion que cette parenthèse était simple, ils devaient savourer chaque instant passé l’un contre l’autre, dans ce parc désert, à refaire connaissance, à se retrouver, à s’enivrer l’un de l’autre, avant qu’il ne soit obligé de faire un choix qu’il ne voulait pas faire. Maarten ne voulait pas la lâcher, ne voulait pas la libérer, ne voulait pas la laisser partir parce qu’il craignait les voir à nouveau séparés l’un de l’autre, comme s’il avait oublié que c’était lui qui avait provoqué leur première et trop longue séparation. La tenant contre lui, il enfouit sa tête dans la nuque de la Canadienne, respirant son être, rechutant dans cette drogue dont le sevrage – interrompu – avait été si difficile. D’une oreille, il l’entendit parler. D’un battement de cœur, il sentit le soulagement déferler en lui comme une vague venue faire table rase et lui permettre, leur permettre, de cesser de penser. Arrête de poser des questions, arrête de penser tout court, on en reparlera plus tard. N’était ce pas ce qu’elle lui ordonnait ? Cesser de penser, cesser de poser des questions, en reparler après. C’était tout ce qu’il désirait, après tout. Il ne voulait pas choisir, et puisque c’était la seule chose qui était actuellement clair dans son esprit, il n’avait pas intérêt à la négliger. Pas maintenant.

Fermant les yeux, Maarten laissa ses mains dégringoler dans le dos de Cate, pour se lover sur ses hanches où elles trouvèrent leur place comme si elles ne les avaient jamais quittées. Cette impression, ces retrouvailles qui ne semblaient pas en être réellement, aurait pu troubler le Néerlandais. Quinze mois, quinze, et il avait l’impression qu’ils s’étaient quittés la veille. Comme si rien n’avait existé sans elle, comme s’il n’avait pas réussi à vivre, comme s’il s’était contenté de survivre péniblement loin d’elle, loin de cet oxygène hallucinogène, ce gaz pur qui l’asphyxiait en lui permettant dans un même temps de rester en vie. Qu’était-il en train de faire ? Il se sentait comme un noyé remontant à la surface, inspirant à toute allure ce monoxyde de carbone qui lui donnait l’impression de revivre mais promettait de le tuer à petit feu dans les heures qui allaient suivre. Qu’était-il en train de faire ? Certainement de courir se réfugier dans les bras de son bourreau, comme un syndrome de Stockholm élevé au rang d’œuvre d’art. Maarten se mordilla la lèvre en cherchant à nouveau celles de la Canadienne, comme pour se rassurer. Le regard de Cate le stoppa, leurs yeux se heurtant comme de l’azote liquide rencontrant un brasier ardent. P#tain.. Maarten. Sa respiration, ce ton… Le Néerlandais sortit brutalement de ce brouillard apaisant créé par leur proximité. Il expira un « Quoi ?! » qui parvint à être agressif malgré sa surprise. Elle était en train de reculer, de partir, de s’enfuir, sans qu’il comprenne ce qui avait pu la faire changer aussi brutalement d’attitude. L’inquiétude parlant pour lui, Maarten fit un pas en avant en lâchant brusquement des monosyllabes bruts et coupants, « Quoi ?! Qu’est ce qu’il y a ? » avant de passer au niveau supérieur avec un « Réponds ! » angoissé. B#rdel, c’était quoi, ça ? Avait-elle réellement peur  de lui, avait-elle aussi peur d’eux que lui ? Avait-elle… Elle reculait encore, elle recula encore, elle recula un peu trop. « Attent… » tendit il d’une main rapide mais trop éloignée alors qu’elle tombait en arrière, butant sur un muret de m#rde que Maarten aurait bien réduit à l’état de graviers à cet instant. MAARTEN ! Le Saarloos hurla de concert, obéissant à ce qu’il interpréta comme un ordre, comme un appel à l’aide, comme une injonction à laquelle il ne pouvait que répondre. L’homme, lui, se jeta vers la Canadienne pour s’accroupir à côté d’elle, ses yeux bruns écarquillés par une surprise mêlée d’inquiétude. Je t'aime, p#tain, tu comprends?... JE T'AIME Oui et… oui… La gorge sèche, le Saarloos se laissa tomber à terre, aidant sa femelle à s’asseoir sur le muret assassin. A genoux, accroupis, elle le surplombait désormais, leurs petites trentaines de centimètres qui les séparaient en temps normal s’étant inversés pour l’occasion. Et j'ai envie de toi... Aime moi. Ces deux phrases, mêlées dans une mémoire joueuse, s’imbriquèrent dans les pensées du Néerlandais comme si elles n’avaient attendu que cela pour ainsi s’assembler. Et pour tout dire, le ton autoritaire de la Canadienne ne faisait pas bon ménage avec ces six mots suppliants qui tranchaient tant avec ce à quoi elle l’avait habitué. Elle était une reine, elle était une impératrice, elle était une déesse parmi les mortels, et même si à trente neuf ans Maarten était un peu trop vieux pour se perdre dans de telles pensées, le Saarloos voulait être le garde du corps de cette immortelle perdue et tombée sur son chemin, écrasée par l’alcool, abrutie par la solitude et la pression des autres étudiants et de l’argent.

Lentement, avec une douceur qu’il n’avait pas montrée depuis ces années là, Maarten la prit dans ses bras comme pour la protéger. De qui ? De quoi ? Il aurait bien aimé se dire qu’il n’en avait aucune idée. « Moi aussi, je t’aime plus que tout. Je t’aime, p#tain, je t’aime et je n’aurai jamais du te laisser. » Maarten aurait bien aimé se dire qu’il la protégeait des autres, qu’il la protégeait du père de cette enfant, qu’il la protégeait du monde, de l’alcool, de ce monde décrépi. Mais… « Jamais plus je ne te laisserai, je te le promets. » Mais s’il s’aventurait dans ces pensées, il savait qu’il risquait de trouver sur le bord du chemin cette violence croissante qui allait de paire avec le chien-loup, exacerbée par sa sorcière, amplifiée par sa jalousie, par sa possessivité, par la violence déjà présente entre eux dès qu’ils étaient dans la même pièce. Si Maarten commençait à suivre ce chemin, s’il s’attardait à vouloir la protéger, toujours plus, toujours mieux, il savait que ce qu’il allait trouver au bout du chemin ne pourrait être que malsain. Leur relation était pervertie pour toujours après tout. Il ne pouvait pas se comporter uniquement comme un homme face à elle, il ne pouvait s’empêcher de se comporter comme un sujet voulant exaucer tous les souhaits de sa reine. Et cette promesse, qu’il lui faisait en l’embrassant, en laissant ses doigts se glisser dans son cou, dans sa nuque, sur sa colonne vertébrale, sur ses omoplates dénudées par sa robe jaune pâle, il savait déjà qu’il n’allait peut être pas la tenir. Sera-t-il capable de se renier ainsi pour la protéger ? Non Et ce mensonge, qu’il lui soufflait avec la conviction du lâche qu’il était, il ne parvenait même pas à le croire. Il y avait quelque chose de bien trop pourri en lui pour qu’il n’ose espérer tenir cette promesse, transformer ce mensonge en vérité par l’alchimie de cet amour malsain entre eux, de ce sérum devenu poison lorsqu’elle l’avait brisé et lui l’avait trompée. Pas une fois, pas deux, ni trois. Maarten ne savait même plus combien de fois c’était une autre qu’il avait tenue dans ses bras de Skinchanger, il n’avait pas voulu tenir le compte de peur de s’écœurer, de peur qu’elle le découvre dans son esprit, de peur que la jalousie de la sorcière ne la pousse à l’enchaîner plus fermement à elle, de peur qu’il ne comprenne que tout ce qui s’était passé, que cet engrenage implacable qui les avait broyé, c’était lui qui l’avait actionné pour la première fois en refusant à Christyntje le droit de reposer en paix, en refusant à Myla des explications qui auraient pu les sauver tous les deux.

Légèrement tremblant, perdu entre ce qu’il pensait et ce qu’il articulait, perdu dans cette indécision peuplée de certitudes contradictoires, Maarten chercha les yeux de sa sorcière. Se mordillant la lèvre dans un soupir, comme souvent lorsqu’il était nerveux, il étrangla quelques sons, quelques syllabes, quelques mots pour enfin les libérer. « J’ai envie de toi. » commença t il dans un soupir. Il ferma les yeux, comme pour mieux se concentrer. « J’ai envie de toi, mais… » Le chien-loup s’étonnait de ce mais importun. Il n’y avait pas de mais. Elle était leur maîtresse, elle était leur déesse, elle était leur créatrice et ils n’avaient pas le droit de ne pas répondre à son appel. Maarten se concentra davantage, ce qui s’en ressentit dans sa voix de venir plus sûre d’elle, plus affirmée, plus agressive aussi sans qu’il ne sache si cette agressivité était destinée à la femme qu’il tenait dans ses bras et venait de lâcher ou si elle était destinée à lui et à lui seul. « Laisse-moi une semaine. Juste une semaine. Rien qu’une semaine et ensuite je serai de nouveau à toi, définitivement à toi, uniquement à toi. Une semaine, et nous serons à nouveau deux, et je serai à nouveau ton Skinchanger, et on cessera de fuir cette réalité. » Tu veux dire que tu cesseras de fuir ce qu’elle t’a forcé à devenir, Stijn ? La voix de Christyntje se réveillant dans son esprit crispa le métamorphe. Depuis qu’elle l’avait transformé, le Néerlandais n’avait jamais voulu reconnaître vraiment qu’il n’était plus humain. Ce devait elle l’une des rares choses que Myla avait acceptées. Elle lui avait évité d’être recensé, elle l’avait protégé du Gouvernement, elle l’avait calmé lorsqu’il se transformait sous le coup de la colère, elle l’avait soutenu les nuits de Pleine Lune. Et Maarten n’avait jamais demandé à ce qu’ils apprennent tous les deux à faire pleinement avec. Avant maintenant.


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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Ven 24 Oct - 3:48


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten

Mon dieu ses bras, je suis dans ses bas. Accroupi ainsi devant ma personne, il me semble tellement vulnérable, tellement pas le Maarten connu, tellement pas celui qui m'a abandonné pour séparer nos corps et nos âmes. Le désir brûle tellement et ce contact entre nous n'aide pas du tout à le faire descendre. J'aimerais tellement qu'il ne dise rien, qu'il ne réponde pas à mes paroles. J'aimerais juste qu'il parle moins et agisse plus, que nos corps se retrouvent, que nos sens s’imbriquent ensemble, qu'on ne soit plus qu'un comme nous l'avons été des centaines de fois auparavant. Moi aussi, je t’aime plus que tout. Je t’aime, p#tain, je t’aime et je n’aurai jamais du te laisser. Un sourire s'affiche sur mon visage. Par quoi d'autre aurai-je pu répondre? Toutes ses paroles me font plaisir, oui, mais il y a un "mais" c'est certain, c'est trop beau, il ne me dirait pas tout cela comme ça. Tout cela me rend quelque peu suspicieuse d'un coup. Jamais plus je ne te laisserai, je te le promets. Pourquoi cette promesse sonne-elle tellement fausse à mes oreilles? J'ai tellement envie d'y croire, tellement, mais c'est impossible. Pas après tout ce qui s'est passé entre nous, pas après tous les coups bas, les trahisons que nous nous sommes infligé. Je veux y croire... vraiment. Gardant mes suspicions pour moi, j’acceptais ce nouveau baiser en laissant mon esprit vagabonder un peu partout et n'importe où me rendant légèrement distraite. Tout cela allait encore nous détruire, cette promesse allait se faire s’effondrer encore un peu plus le "on" que nous sommes, sauf que maintenant une troisième personne sera au centre de tout ce cataclysme... ce n'est pas possible de laisser faire cela, il faut me réveiller, me claquer, me secouer que la raison revienne une bonne fois pour toute. En me laissant aller à ses belles paroles, à rêver qu'une possible reconstruction, ce sont les miennes de promesses que je parjure, oubliant m'être promis de ne plus jamais me laisser aller à ses bras, de rendre la vie de cette enfant belle et sans encombre, de lui éviter de sombrer avec ce couple bancal... tout ceci n'est plus rien en ce moment.  


J’ai envie de toi.Le réveil de mes sens est cruel. Cette phrase, bordel cette phrase fait tellement écho à la mienne quelques minutes plus tôt. Mon envie se réveille d'un coup, douloureusement, avidement. Résiste Cate. J’ai envie de toi, mais… Mais ? Mais quoi? Mon cerveau qui m'avait hurlé précédemment de résister à mon envie me disait maintenant de lui en retourner une pour avoir pensé à un "mais". Bordel, tu as envie de moi ou pas? C'était sur le bout de mes lèvres, prêt à partir, prêt à hurler de tout l'air de mes poumons. Quoi? Mon étonnement n'avait pas su rester tapi dans les méandres de mon cerveau, non il était affiché à cent ou de cent sur mon visage presque outré qu'il ose ajouter un "mais" à la fin de sa phrase. Un "quoi" était toujours mieux que tout ce qui pouvait traverser mon cortex cérébral en ce moment... J'ai envie de lui faire ravaler ce mot s'il savait, de lui faire regretter amèrement. Laisse-moi une semaine. Juste une semaine. Rien qu’une semaine et ensuite je serai de nouveau à toi, définitivement à toi, uniquement à toi. Une semaine, et nous serons à nouveau deux, et je serai à nouveau ton Skinchanger, et l'on cessera de fuir cette réalité. Ses mes yeux avaient été des billes, elles seraient en ce moment les plus grosses qu'il puisse exister.  QUOI?WAAAH! Mes nerfs ont craqué quasi instantanément. Est-il réellement sérieux dans ses paroles? Sommes-nous un couple ou suis-je une psychopathe qui garde un homme enfermé dans une cave allant le chercher quand bon me semble? Quoi? Notre relation est devenue malsaine, perverse, au fil du temps d'accord, mais à en arriver là? Non, sérieusement? Toutes ses paroles me semblent tellement dénuées de sentiments, plus une allégeance qu'une déclaration d'amour. Je me redresse d'un coup, peut-être trop, la tête m'en tourne, mes yeux sont maintenant tellement haineux qu'on ne pourrait jamais deviner qu'il y avait du désir peu de temps auparavant. Tu me dégouttes Joen ! Bim, tiens mange celle-là dans ta face. C'était plus fort que moi, c'était dicté directement par la haine au creux du ventre. Les claques il commence à connaitre ses derniers temps.

Sans attendre mon reste me voilà à limite courir vers la sortie. Je ne veux plus être ici, il me dégoûte tellement que sa présence m'est devenue insupportable. Non régler les choses ne serviront à rien, les cris vont encore prendre le dessus sur les paroles et nous allumer de violence. Partir, s'en aller, rentrer dans mon appartement trop grand pour moi toute seule et oublier cette histoire, oublier cet homme une bonne fois pour toutes. J'en suis totalement incapable, non je n'aime pas. Je sers les points alors que mes pas s’allègent allant moins vite tout d'un coup, sous la colère, j'étais déjà pratiquement arrivée à la sortie, justes quelques pas pour reprendre une vie normale. Non, non, non, ce n'est pas moi ça dis donc! Le néerlandais ne va tout de même pas s'en sortir aussi facilement. Ce n'est pas toi qui me disais que tu n'étais pas un caniche que l'on siffle il n'y a pas longtemps? Ma voix, froide, cassante, c'était élevé alors que mes pieds avaient repris le chemin inverse dans la même allure que lors du départ. Non en effet tu n'es pas un caniche, tu es un chiwawa tout tremblant la queue entre les pattes. Comment peux-tu oser me balancer tout cela? Redevenir MON Skinchanger ? Mais cela veut dire quoi cela? Arrêter de fuir la réalité? Pour faire quoi? Tu veux te faire recenser, c'est cela? Non bordel ! NON! Reste calme, reste calme. Depuis, le temps que nous nous battons pour qu'il reste dans l'ombre, pour que le gouvernement ne mette pas la main sur sa véritable identité que la simple idée de foutre tout cela en l'air m'énerve plus encore. Quand tu parles, on ne dirait jamais que nous sommes un couple, d'accord notre couple est loin d'être parfait, notre vie à changée radicalement depuis ce soir-là, mais on arrivait encore à se rattacher à la dernière chose qu'il nous restait : l'amour. Quand tu me parles ainsi, on dirait plus que tu n'es mon esclave caché dans la cave plus que mon mari. Je n'ai pas envie que tu reviennes parce que tu es lié à moi par ma magie, j'ai envie que tu reviennes parce que tu m'aimes, parce que nos vies vont ensemble, parce que tu es mon âme sœur. JE NE VEUX PAS DE TOI DANS SES CONDITIONS ! Reste dans ta petite vie, dans ta nouvelle vie ! REDEVIENS CÉLIBATAIRE ! Sa femme, je l'aurais été si toute cette histoire n'avait pas eu lieu, si la jalousie n'était pas venue mettre son nez dans notre histoire. Nous étions tellement bien auparavant, s'il existait une machine remonter le temps peu importe son prix, peu importe ses conséquences, elle serait à moi et toute cette histoire n'aurait jamais eut lieu. Si, tu m'avais parlé ce soir-là, si tu n'avais pas caché tes histoires, tes mystères, si tu m'avais dit qui était cette femme alors aujourd'hui, nous n'en serions pas là. Tout mon être vient de se poser sur l'histoire la plus sensible de notre couple, sur ce qui l'a détruit. Depuis cette fameuse soirée le sujet n'était jamais revenu sur la table, aujourd'hui il était grand temps de mettre les choses au clair, je veux savoir, savoir ce qui nous a réellement brisé. Ce qui m'a brisée, moi aussi, depuis ce soir-là moi non plus je ne suis plus la même, une partie de mon âme s'étant liée au Scaarloo.
 
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Mar 28 Oct - 19:12




Tu veux ou tu veux pas ?


Finalement, Maarten ne savait plus ce qu’il pensait, ce qu’il déformait, ce qui était vrai ou faux dans ses réflexions et les mots qu’il articulait. J’ai envie de toi. Il n’y avait rien de plus certain là dedans. Tout le mensonge tenait dans ce mais hésitant, ce mais qui n’avait rien à faire là de l’avis du Saarloos. Et visiblement Cate était du même avis. Son Quoi? fit réaliser à Maarten à quel point son mais était malvenu et étrangement, il conforta le Néerlandais dans son égarement. Quelque part, il se sentait obligé de laisser placer ce mais. Il ne pouvait pas céder, il ne pouvait pas cesser de réfléchir, il ne pouvait pas mettre de côté que s’il était parti c’était pour une bonne raison et que si elle lui avait tant manqué pendant ces quinze mois, c’était pour une bonne raison aussi. Il ne parvenait pas à déterminer si l’attirance qu’il ne pouvait qu’admettre avoir pour elle était due ou non au Saarloos. Ce qui était un problème. Il savait qu’il l’aimait, qu’il la désirait plus que jamais, que chacune de ses respirations était plus tentatrice que la précédente, qu’il s’enivrait de sa présence autant voire plus que de cet alcool dont il avait fait son compagnon ces dernières semaines. Mais, mais mais… Maarten fixa son regard dans celui de la Canadienne lorsqu’il lui demanda une semaine de recul, une semaine pour faire le point, tout mettre de côté, se donner une chance pleine et entière de retrouver ce qui les unissait avant. Avant. Il y a si longtemps à l’esprit du chien qu’il craignait avoir embelli leurs premières années ensemble, leurs fiançailles, les préparatifs de leur mariage subitement tombé dans le gouffre d’un alcool trop fort et d’une rupture brutale. La faute à qui ? Aux deux, assurément. Même un homme de mauvaise foi comme savait si bien l’être le Néerlandais ne pouvait qu’admettre qu’ils étaient tous les deux en tort. Un nom caché, un passé dont il ne voulait pas parler, le fantôme de Christyntje planant dans son dos ; une rechute dans l’alcoolisme, une jalousie dévorante et une nuit qui l’avait conduite à le transformer, lui, en créature pour qu’il ne soit plus jamais à quiconque d’autre. Alors oui, qu’elle lui laisse une semaine. Et ensuite, après cette semaine, elle l’aura pour elle seule. Il cessera d’aller voir ailleurs, il cessera de rejeter le Saarloos qui ne se sentait complet qu’entre les bras de la sorcière, il cessera de nier ce qu’il était devenu et il cessera de se croire totalement libre. Parce qu’il fallait bien qu’il se rende à l’évidence : il n’était plus libre depuis neuf ans ; non. Il n’était plus libre depuis douze ans, depuis qu’il l’avait trouvée ivre morte, depuis qu’il avait commencé à prendre soin d’elle et à tomber amoureux. Un peu plus et Maarten était prêt à partir dans un rire amer, coupé par le QUOI? de Cate, ce quoi hurlé, ce quoi empli de dégoût, ce quoi qui le fit froncer les sourcils, mécontent. Qu’est ce qu’il y avait, encore ? Qu’est ce qui ne lui convenait pas ? Il avait choisi, il avait choisi de revenir auprès d’elle, il avait choisi de lui promettre d’être à elle, alors qu’est ce qui ne convenait toujours pas ? Peut être ça justement…. Tu me dégouttes Joen ! La claque résonna, marqua son visage et sa barbe naissante. Le regard mécontent se durcit davantage, la colère précédemment endormie se réveillant sous l’écho de la gifle et de ces quatre mots chargés d’un mépris qu’il inventait peut être mais qu’il ne pouvait qu’entendre.

Elle s’éloignait, elle s’était levé pour mettre de la distance entre eux, Maarten n’était que debout, bras écarté, yeux plissés. « Quoi ? Je te dégoûte ? Et puis quoi encore ! » Ce n’était pas qu’il ne comprenait pas – en fait c’était plus que clair pour lui puisque dans un sens il partageait son avis – mais c’était qu’il ne voulait pas admettre, il ne voulait pas se remettre à nouveau en question. A la suite de la sorcière, Maarten claqua sa langue contre ses dents, expira un soupir agacé pour chercher à la rattraper. « Cate ! Myla, attends b#rdel ! » Si c’était cet appel ou autre chose qui fit réagir la sorcière, Maarten n’en savait rien. Dans tous les cas, ses pas ralentir, ses poings se serrèrent et elle lui fit à nouveau face, dans le parc heureusement désert. Ce n'est pas toi qui me disais que tu n'étais pas un caniche que l'on siffle il n'y a pas longtemps? Non en effet tu n'es pas un caniche, tu es un chiwawa tout tremblant la queue entre les pattes. Comment peux-tu oser me balancer tout cela? Redevenir MON Skinchanger ? Mais cela veut dire quoi cela? Arrêter de fuir la réalité? Pour faire quoi? Tu veux te faire recenser, c'est cela? Non bordel ! NON! La colère enflait, et étrangement ce n’était pas chez Maarten. Oh, il ne fallait pas se leurrer, elle était là, bel et bien là, lovée, à ronronner de se savoir si désirer. Mais elle grandissait encore et encore dans le ton de Cate, comme au bon vieux temps. Ils n’avaient jamais su se disputer en silence, il fallait toujours qu’ils crient, il fallait toujours qu’ils s’agitent, il fallait toujours qu’ils extériorisent leurs frustrations et leurs mécontentements à renfort de jurons – dans le cas de Maarten du moins – et de hurlements. Mais avant, ils se réconciliaient dans les heures qui suivaient et Maarten devait admettre avoir quelques réserves sur ce qui allait se passer lorsqu’ils auraient fini de hurler. En colère, donc. Ils l’étaient tous les deux. Contre le Néerlandais, tous les deux. Maarten était en colère, autant contre lui-même que contre leurs réactions, celle de Cate, contre ce temps de m#rde, contre la chaleur, contre cet air qu’ils respiraient. « Non, non ! Non mais tu t’entends ?! Pour qui tu te prends à me dire non comme ça, et non quoi d’abord ! » Il ne pouvait s’en empêcher. Il ne pouvait s’empêcher de jeter de l’huile sur le feu, d’attiser les braises et de tempêter contre ce non trop autoritaire qu’elle lui lançait au visage. Non, quoi ? Non, il ne pouvait pas faire ça, il ne pouvait pas être son skinchanger, il n’avait pas le droit de cesser de fuir ? C’était bien mignon, mais pour une fois qu’il arrêtait de se comporter en lâche, il aurait aimé un peu plus de reconnaissance. Reconnaissance ? Parfait, bien. Maarten s’énervait de ne pas arriver à trouver la bonne solution, de ne pas parvenir à faire le point sur ce qu’il voulait, de tout ce qu’il était incapable de faire. C’était si compliqué que ça ? Quand tu parles, on ne dirait jamais que nous sommes un couple, d'accord notre couple est loin d'être parfait, notre vie à changée radicalement depuis ce soir-là, mais on arrivait encore à se rattacher à la dernière chose qu'il nous restait : l'amour. Quand tu me parles ainsi, on dirait plus que tu n'es mon esclave caché dans la cave plus que mon mari. Je n'ai pas envie que tu reviennes parce que tu es lié à moi par ma magie, j'ai envie que tu reviennes parce que tu m'aimes, parce que nos vies vont ensemble, parce que tu es mon âme sœur. JE NE VEUX PAS DE TOI DANS SES CONDITIONS ! Reste dans ta petite vie, dans ta nouvelle vie ! REDEVIENS CÉLIBATAIRE ! Les yeux du brun s’agrandirent et ce fut à son tour de lâcher un « QUOI ? » choqué, outré, peut être exagéré voire excessif. « Mais… QUOI ?! » Non, non, b#rdel, ce n’était pas du tout ce qu’il avait voulu dire ! Dis toi plutôt que c’était exactement ce que tu sous-entendais. Bon, au moins, les choses étaient claires. Il y avait une chance, infime certes, mais une raison d’espérer de retrouver leur complicité. « Nan mais… non ! NON ! Non, non, non et non. Je refuse que tu dises ça ! Je refuse que tu penses ça, je… » Chaque non, chaque refus était agrémenté mouvement de poing pour accentué le tout. Il était hors de question qu’elle se mette ça dans la tête, il était hors de question qu’elle ne veuille pas de lui. Elle n’avait pas le droit de ne pas vouloir de lui, c’était tout. Il ne pouvait pas supporter, le chien non plus d’ailleurs, qu’elle ne veuille pas de lui. Ce n’était pas envisageable, un point, c’est tout. La respiration rapide, Maarten se força à se taire, pour calmer autant le chien qui cherchait à reprendre le dessus que le rythme bien trop accéléré de ses respirations. Muscles crispés, épaules contractées, il n’était au final qu’une boule de nerfs, une grenade prête à exploser davantage. Comme si c’était possible.


Si, tu m'avais parlé ce soir-là, si tu n'avais pas caché tes histoires, tes mystères, si tu m'avais dit qui était cette femme alors aujourd'hui, nous n'en serions pas là. Pour ralentir sa respiration, elle était ralentie. Elle était même stoppée. Il ne s’y attendait pas. Pas du tout. C’était comme un coup de poing dans la cage thoracique, expulsant tout l’air de ses poumons, les vidant d’oxygène pour les remplir d’un monoxyde assassin. Si. Si quoi, b#rdel ! C’était donc entièrement de sa faute à lui maintenant ? Maarten avait une bonne raison, finalement, de s’énerver et surtout une cible. « Ah ben maintenant c’est entièrement de ma faute si je suis devenu un chien prêt à répondre à toutes tes solicitations ?! Ah et bien c’est nouveau, ça ! Si, si, si, c’est bien mignon mais Christyntje n’a pas à être impliquée là dedans et encore moins maintenant, b#rdel ! Mes mystères t’emm#rdent, Cate, tu entends ça ! Ils t’emm#rdent et je t’emm#rde, tu entends ? » Elle devait entendre, oui. Tout le parc devait entendre. Mais Maarten s’en foutait, parce qu’il n’y faisait pas attention. Elle voulait savoir, ça lui semblait évident. Il s’en doutait, après cette nuit là qu’il y aurait des questions. Il les avait attendues, même, mais elles n’étaient pas venues, et ça ne l’avait pas le moins du monde dérangé. Mais pourquoi maintenant, hein ? Peut être parce que vous ne vous êtes pas vus depuis que tu as pété les plombs ? « Si je ne t’ai pas parlé, pas répondu, et bien j’avais mes raisons, p#tain, tu comprends ça ? » Des raisons ? Et lesquelles ? Pour être franc, Maarten n’en avait eu aucune sur le moment. Il avait été tellement surpris de voir resurgir la Néerlandaise dans ses pensées qu’il n’avait pu se réfugier que dans ce qu’il savait le mieux faire : fuir. Et ne pas répondre avait été sa fuite, sa protection ; cette même protection qu’il intercalait entre lui et Myla maintenant. Faisant un tour sur lui-même, il fit de nouveau face à la Canadienne, avant de lâcher un « RAAAAAAAAH P#TAIN ! » visant à transmettre le p#tain de b#rdel que tout ça foutait dans ses pensées déjà habituellement chaotiques. « Pourquoi c’est important, hein ? Pourquoi c’est si important pour toi de savoir ? » Il devait avoir du sang italien, pour s’exprimer autant avec ses bras qui s’agitaient au rythme de ses propos, les illustrant d’interjections gestuées. « Christyntje est morte, b#rdel, elle est morte en même temps que Doug et c’est avec toi que je voulais avoir une p#tain de famille, c’était avec toi que je voulais construire ma p#tain de vie, c’est avec toi que je veux vivre et je m’en branle totalement d’être ton skinchanger, ton esclave, ta plante verte, ton cochon d’inde ou ton mari, tant que je peux me réveiller avec toi dans mes bras, c’est si compliqué à comprendre, ça ? » Et bien, visiblement, c’était surtout pour lui que c’était compliqué à comprendre. Il s’interrompit, pour prendre sa respiration et aussi parce qu’il venait de prendre la pleine mesure de ces mots qui avaient dépassé, et de loin, ses pensées. Et surtout sa raison. Qu’est ce qu’il lui avait pris, bon sang, de parler de Christyntje, de Doug, de la mort de sa première fiancée – à croire d’ailleurs que les fiançailles n’avaient rien de bon pour lui et ses fiancées…


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She starts to turn away when he says…
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He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Lun 10 Nov - 2:34


Tu veux ou tu veux pas?

Myla & Maarten


Une bombe, c'était une bombe qui venait d'être lâchée dans notre conversation. À retardement qui plus est. Aussitôt les paroles sorties que je m'en voulais un petit peu, oui seulement un petit peu, il y avait tellement longtemps que tout ceci me brûlait les lèvres. Mais le sujet était tellement tabou que pendant toutes ces années, quoi qu'il puisse penser, pour tenter de sauver notre couple des flammes de l'enfer, j'avais tout simplement décidé de fermer ma bouche et de vivre avec. Aujourd'hui était venu le moment de savoir, cela va faire mal oui! Mais quitte à en être dans les sujets violents alors autant commencé par le plus important. Si après cela l'amour tient encore, si après cela les fondations de notre couple tiennent encore, alors oui là nous pourrons réellement penser à se remettre ensemble.  Mes paroles soufflèrent totalement Maarten, d'un instant à l'autre j'attendais des cris, des hurlements, peut-être bien même de la violence. Ah ! maintenant c’est entièrement de ma faute si je suis devenu un chien prêt à répondre à toutes tes solicitations ?! Ah et bien c’est nouveau, ça ! Si, si, si, c’est bien mignon mais Christyntje n’a pas à être impliquée là dedans et encore moins maintenant, b#rdel ! Mes mystères t’emm#rdent, Cate, tu entends ça ! Ils t’emm#rdent et je t’emm#rde, tu entends ? Oui, oui en effet j'entends qu'il m'emm#rde. Entièrement de sa faute? Non, absolument pas, je n'ai jamais caché avoir une grande part de responsabilité dans tout ceci, déjà j'aurais mieux fait de me contrôler, de ne pas reprendre l'alcool, de ne pas être jalouse -est-ce seulement possible ça?- enfin bref oui, nous avons tous les deux une part de responsabilité. Un sourire s'affiche sur mon visage malgré la situation, c'est assez marrant de l'entendre dire ça.

Si je ne t’ai pas parlé, pas répondu, et bien j’avais mes raisons, p#tint, tu comprends ça ? Des raisons? Vraiment? Qu'est-ce que l'on peut avoir à cacher à la personne qui partage sa vie? A la femme à qui il avait demandé sa main? Le mariage, bien qu'un simple bout de papier, est bien là pour montrer que l'on a confiance envers l'autre non? que l'on n'a absolument rien à cacher à cette personne? Ou alors c'est moi qui ai mal compris les sens du terme partage des joies et des épreuves. Ah oui? Et lesquelles? C'était tellement provocateur. J'aimerais savoir réellement quelles sont ses raisons pour ne pas m'en avoir parlé. RAAAAAAAAH P#TAIN ! Ces cris venant du fin font de sa colère, il semble tellement être agacé, mais on avance, on avance. Je le regarde juste se dandiner sur place tout à fait mal à l'aise alors que moi depuis tout à l'heure je l'écoule simplement les bras croisés en attente du moment où il finirait enfin par lâcher le morceau. De toute façon c'est simple, soit il le lâche soit c'est terminé définitivement entre nous... Mouais enfin ça, c'est ce que je dis maintenant, on en reparle plus tard, parce que rien n'est certain. Pourquoi s’est important, n'est-ce pas ? Pourquoi c’est si important pour toi de savoir ? Pourquoi? La réponse est simple : parce que ça nous a détruits. À l'époque ce n'était pas réellement important pas autant que maintenant quoi- une simple réponse aurait sûrement fait l'affaire. Oui, il y avait sûrement eu une dispute, oui il y aurait peut-être même eu une bagarre, mais au moins on n'en serait pas là aujourd'hui. Parce-que... Ce l'est c'est tout! Mes pieds font quelques pas en arrière, le néerlandais utilise tellement de gestes pour parler que j'ai parfois peur de prendre un coup involontaire -ou pas si involontaire- ce qui serait quelque peu problématique.  

Christyntje est morte, b#rdel, elle est morte en même temps que Doug et c’est avec toi que je voulais avoir une p#tain de famille, c’était avec toi que je voulais construire ma p#tain de vie, c’est avec toi que je veux vivre et je m’en branle totalement d’être ton skinchanger, ton esclave, ta plante verte, ton cochon d'Inde ou ton mari, tant que je peux me réveiller avec toi dans mes bras, c’est si compliqué à comprendre, ça ? Oh m#rde. Me voilà totalement bouche bée. La vérité enfin la vérité. Combien d'années que je l'attends? Combien? C'est tellement d'émotion -et de choc- qu'une larme coule sur ma joue gauche suivie de peu par la joue droite puis d'autres larmes. Ce sont des pleurs silencieux, c'est l'émotion tout simplement. Mes yeux se baissent vers l'herbe du parc, en effet si tout ceci avait été dit au bon moment, il n'y aurait sûrement pas eu de conséquences aussi importantes ça me fait un mal de chien, comme une lame plantée en plein cœur. Et c'était vraiment si difficile de me le dire ce soir-là? Tu te rends compte qu'avec ces simples mots, ça aurait sûrement suffi à éviter tout ça? Mais il ne faut pas vivre dans les passés, il faut avancer ce qui est fait est fait maintenant. On ne peut malheureusement pas revenir en arrière. Le mariage c'est le partage des joies, mais aussi des épreuves. C'est de la confiance, du partage... pas des secrets. J'étais prête à tout entendre, j'étais prête à tout pour moi... Une main passe dans mes cheveux puis tente d'essuyer mes larmes, en vain puis-ce que d'autres viennent souiller mes joues à la suite. Rien ne pourra revenir en arrière, maintenant c'est trop tard, j'en suis totalement consciente... Mais encore une fois, je suis désolée de tout cela. Je ne te dirais jamais assez pardon. Et merci pour la vérité, il vaut mieux tard que jamais dit-on... Tard... c'est certains oui.

Je m'assieds dans l'herbe, l'émotion me fait tourner la tête et je me sens tomber petit à petit ma vision devenant noire. J'aimerais vraiment que l'on arrive à reconstruire quelque chose, vraiment. J'aimerais que l'on recommence à zéro, que l'on reprenne de là où on a laissé et que l'on apprenne à vivre à trois... est-ce que, tu penses que ce serait possible? A trois oui. Là je ne lui demande pas d'être le père de l'enfant, mais juste de vivre avec tout en l'acceptant de la manière qu'il le trouvera à approprier. Si nous devons rentrer quelque chose ensemble autant qu'il sache ce à quoi s'attendre, autant que je sache également ce à quoi je dois également m'attendre. Je ne veux plus jamais entendre parler du Scaarloo, même si nous ne pourrons jamais l'oublier, même s'il sera toujours là, même s'il restera une partie de nous deux et qu'il faudra supporter sa présence les soirs de pleines lunes et parfois pendant nos grosses colères. S'il doit y avoir de nouveau un "nous", ce sera Myla et Maarten point.

Qui était Christyntje? Heu... oops? Quand on pense que c'est terminé, ce ne l'est pas non. Une dernière mise au point, un dernier combat pour passer enfin la page de toute cette histoire. Espérons seulement que cette question ne fera pas une fois de plus l'effet d'une bombe, et que la réponse -s'il y a- ne fera pas revenir les mauvais démons.

© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]   Mer 19 Nov - 22:52




Tu veux ou tu veux pas ?


La respiration rapide, les muscles crispés, Maarten était une grenade qui venait d’être dégoupillée. Radical, la mention de cette soirée lui avait coupé la respiration, avait annihilé toutes ses tentatives pour rester calme, pour se contenir, si tentatives il y avait eues. Néerlandais, anglais, et mêmes les rares mots français qu’il avait appris au contact de Cate et Bastien, toutes les langues étaient bonnes pour les jurons qui ne demandaient qu’à s’échapper de sa mâchoire crispée. B#rdel de p#tain de m#rde. Dégoupillée, la grenade. Armée, la bombe. Hurlés, ces mots qui dépassèrent sa pensée, échappèrent à son contrôle pour se fracasser et exploser au contact de la Canadienne. Pourquoi, mais pourquoi donc ne comprenait elle pas qu’il n’avait pas envie d’en parler, qu’ils n’avaient aucun intérêt à soulever le tapis de cendres qu’étaient les Pays Bas – savait-elle d’ailleurs qu’il en était originaire ? – pour retrouver un cadavre qu’il avait tenté de cacher par tous les moyens possibles ? Et son sourire, p#tain, le sourire qu’elle laissait s’épanouir sur ses lèvres ! Maarten avait envie de le lui arracher, de le faire disparaitre, même s’il devait pour cela l’embrasser encore et encore, pour ne plus le voir. Et ses mots… ces mots qu’elle lui balançait sur un ton provocateur, dégoupillant toutes ses réserves, armant ce qu’il lui restait de colère et d’impatience, de frustration et d’emportement, déclenchant le compte à rebours. Ah oui? Et lesquelles? Le juron que Maarten lâcha en réponse à cette énième provocation de sa sorcière eut le mérite d’être expressif et mimé pour rajouter un peu plus d’insistance. P#tain, ce n’était pas possible d’être aussi butée, ce n’était pas possible, pourquoi mais pourquoi donc était-ce si important pour elle ? Maarten ne comprenait pas – ou ne voulait pas comprendre mais le résultat était sensiblement le même quelle que soit la raison – ce qui la poussait à ramener ça sur le tapis. Il avait traversé un océan, changé de nom, il l’avait fui elle et se cachait de tous les milieux troubles et voilà que comme une fleur, elle demandait à savoir, comme s’il lui devait ça. Et bien, il ne lui devait rien, rien du tout. Parce que c’était de l’histoire ancienne, parce que Christyntje était morte, parce que même s’il se réveillait encore en sursaut en sentant l’arme tressauter entre ses doigts et en voyant sa fiancée projetée en arrière, du sang maculant le noir de sa tenue, parce que même malgré ces cauchemars et ses doutes, c’était définitivement de Cate dont il était amoureux, et que c’était, tout compte fait, la seule chose qui importait vraiment.

Le seul truc, c’était qu’il n’avait pas vraiment prévu de le dire à voix haute, ou plutôt de le crier. Ce n’était pas que c’était un secret, c’était que ça lui semblait si évident et en même temps si terrifiant qu’il n’aimait pas vraiment l’idée de l’avoir gueulé, même dans un endroit désert. Et la réaction de Cate lui confirma tout ça. Et m#rde. Maarten se passa une main sur le visage avant de regarder le ciel pour s’empêcher de la regarder elle. Et m#rde. Voilà, c’était parfait, il avait ouvert la boîte de Pandore dans un sens, elle n’allait pas manquer de rebondir sur tout ce qu’il venait de crier. B#rdel, mais quand allait-il enfin apprendre à se contrôler, hein ? Quand allait-il donc apprendre à se la boucler, à arrêter de gueuler, à mesurer ses propos et censurer ses mots avant qu’ils ne franchissent ses lèvres et non après, hein ? Voilà, il n’avait plus qu’à lui foutre son casier judiciaire néerlandais dans une pochette surprise et la lui envoyer, et c’était bon, elle allait tout savoir de lui. Remarque, il fallait l’avouer qu’en soi, c’était une solution tout à fait envisageable. Ou pas. M#rde, donc. Un soupir, le temps que Cate reprenne ses esprits et qu’elle lui assène le coup de grâce. Et c'était vraiment si difficile de me le dire ce soir-là? Tu te rends compte qu'avec ces simples mots, ça aurait sûrement suffi à éviter tout ça? Au risque de se faire un torticolis, Maarten baissa violement le regard, faisant craquer ses cervicales, pour foudroyer la sorcière de ses yeux bruns. Quoi ? « Quoi ? » C’était tout ce qu’elle trouvait à dire, vraiment ? « C’est tout ce que ça te fait ? » Mais qu’est ce qu’il voulait de plus, d’ailleurs ? Qu’elle se taise, éventuellement, qu’elle passe à autre chose, qu’elle ne s’attarde pas sur le sujet comme elle comptait visiblement le faire. Pour un peu, Maarten se serait véritablement giflé. Qu’est ce qu’il voulait, bon sang, qu’elle s’exclame à corps perdu à quel point il était gentil, à quel point il était valeureux, à quel point, mi amooor, cette magnifique déclaration d'amour effaçait ce qu’il lui avait fait, ce qu’ils s’étaient fait depuis cette nuit-là ? Qu’il était ridicule, qu’il était pitoyable, c’en était triste à pleurer. Et le pire, c’était que Maarten ne pouvait même pas ne pas en avoir conscience. Et le pire du pire, s’il en fallait, c’était que Cate s’acharnait à avoir raison, à l’enfoncer encore, à lui planter des poignards toujours plus profondément dans ses plaies déjà béantes pour les élargir et les empêcher de se résorber. Le mariage c'est le partage des joies, mais aussi des épreuves. C'est de la confiance, du partage... pas des secrets. J'étais prête à tout entendre, j'étais prête à tout pour moi... Rien ne pourra revenir en arrière, maintenant c'est trop tard, j'en suis totalement consciente... Mais encore une fois, je suis désolée de tout cela. Je ne te dirais jamais assez pardon. Et merci pour la vérité, il vaut mieux tard que jamais dit-on... Et elle pleurait. Et Maarten pinçait les lèvres pour ne pas s’énerver, pour ne pas pleurer à son tour, pour ne pas rétorquer qu’elle n’était pas prête à tout entendre. Merci pour la vérité. Ca l’écœurait. Vraiment. Ca l’écœurait tant et si bien, qu’il n’arrivait même plus à la regarder sans se dégoûter. Vingt ans, et il n’était même pas capable de passer au-delà de la mort de Christyntje. Vingt ans, et il sursautait encore en voyant un Peacekeeper, vingt ans et il n’avait encore confié ce secret à personne. Même pas à Bastien, même pas à Cate. C’est de la confiance, du partage. Il les vomissait, cette confiance et ce partage. Parce qu’il ne voyait même pas comment confier ça à qui que ce soit d’autre qu’une conserve de petits pois écrasés dans son assiette. Et encore : les petits pois pourraient toujours rapporter. Vingt ans… Il vivait depuis plus de la moitié de sa vie en sachant qu’il avait assassiné sa fiancée et sans parvenir à l’accepter, ce qui devait le placer dans les dix premiers de la compétition des crétins bornés.

Sans desserrer une seule fois les dents, il la regarda s’asseoir, incapable de faire le moindre mouvement. Sans prononcer le moindre mot, il se cantonna à inspirer, expirer, inspirer, bloquer sa respiration et se concentrer sur les boucles brunes de la sorcière, incapable au final e faire autre chose tout cela. Crier, se taire, il fallait croire qu’avec Maarten il n’y avait guère d’intermédiaire entre les deux. J'aimerais que l'on recommence à zéro, que l'on reprenne de là où on a laissé et que l'on apprenne à vivre à trois... est-ce que, tu penses que ce serait possible? Non. Oui. Peut être. Il était incapable de répondre à cela. Et il se dégoûtait d’être incapable de faire autant de choses. Recommencer à zéro ? C’était impossible parce que c’était inutile. Vivre à trois… Déjà qu’il avait du mal à vivre tout seul, alors à trois. B#rdel, à trois. Avec un mioche qui n’était pas de lui, qui incarnait ce qu’il, ils avaient perdu, qui était un rappel constant de cette année et demi. Des tics déridèrent sporadiquement le visage fermé du Néerlandais qui n’arrivait pas à trouver de réponse adéquate. Oui, non, c’était trop compliqué de trancher aussi catégoriquement. Qu’est ce que tu veux, Maarten ? Ce qu’il voulait ? « J’en sais rien. » C’était facile : ce qu’il voulait, c’était elle. Rien qu’elle. Juste elle. « Je veux bien essayer. Mais ça va pas être facile, ni pour toi, ni pour moi, ni pour… Truc. » Sa voix rauque, aux mots inarticulés, dans cette diction inexistante dont Myla avait certainement suffisamment l’habitude pour en comprendre le sens, vibrait d’hésitation. Ce qu’il voulait ? En somme, c’était simple. Il voulait retrouver Myla, se réveiller auprès, se ressourcer auprès d’elle, qu’elle soit comme avant le point central de son univers pour qu’il puisse retrouver tranquillement son orbite autour d’elle et cesser, un peu, de faire le c#n. Un peu. Secouant la tête, Maarten haussa les épaules. Une semaine lui avait-il demandé un peu plus tôt. Il était prêt à la faire disparaître. Il était prêt, finalement, à tenter de faire table rase, parce qu’il ne pouvait pas imaginer rentrer chez lui sans voir un peu de Myla éparpillée via des vêtements, des habits, quelques livres, dans son appartement. Il était prêt à…

Qui était Christyntje? Un pas en arrière, les sourcils froncés, il n’était plus prêt à rien, finalement. Maarten secoua la tête, à nouveau, mais plus pour faire à comprendre à Myla qu’elle commençait sérieusement à le gonfler avec cette histoire qu’autre chose. Il n’avait même plus envie de s’énerver. Ce qui était relativement grave lorsqu’on le connaissait un peu. Avec Maarten, s’il ne criait pas, c’était mauvais signe dans la plupart des cas. Blasé, dans une désillusion détachée, il lâcha un « T’as pas compris que j’ai pas envie d’en parler ? Je veux pas parler de Chris’, je veux pas t’en parler, compris ? » Il toucha la ligne rouge du bout de l’orteil, la considéra d’un regard songeur, avant de la franchir d’un pas décidé et de reprendre, sciemment provocateur. Voulant sciemment être blessant. « Entre nous, il n’y a pas vraiment de confiance en même temps, donc je ne vois pas pourquoi je te devrais cette explication. On détruit tout ce qu’on touche de nos mains liées, et je n’ai rien fait, rien mérité, pour qu’une confiance, un partage, se crée entre nous. » Un nouveau haussement d’épaule, il la mit d’un mouvement de menton au défi de parler, avant d’enchaîner directement : « Alors autant qu’on s’arrête là direct, Ca… Myla. Okay ? J’ai pas envie d’en parler. » Un nouveau pas en arrière, il sentit qu’il allait à nouveau s’énerver. « Je te recontacte, d’une façon ou d’une autre, le temps que… je… » Un froncement de sourcils incertains, il rompit la distance qu’il avait mis entre eux pour céder à la tentation d’embrasser une nouvelle fois la Canadienne, glissant ses doigts dans ses cheveux bouclés, goûtant ses lèvres. « j’accepte tout ça, je fasse le point. Tu comprends ? » Elle avait intérêt à comprendre. Parce qu’il était incapable de rester fixé sur une décision et qu’il devait impérativement la laisser tout de suite s’il ne voulait pas changer une nouvelle fois d’avis ou, mieux encore, gueuler un peu plus sur un sujet ou un autre. « Tu comprends. Donc… à… bientôt, Myla. » Sans lui laisser le temps de répondre ou de faire quoi que ce soit d’autre, Maarten lui tourna le dos pour remonter le chemin, se demandant s’il fallait qu’il appelle Bastien tout de suite ou s’il était plus raisonnable d’attendre quelques heures. Jours.


© charney


_________________
He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
Promise me you’ll never let us go
Push me, Crush me, Then save me, save me
She stops walking, walking; He stops falling, falling
He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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Tu veux ou tu veux pas? [PV Maarten]

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