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 Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]

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MessageSujet: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Jeu 16 Oct - 11:22

Transporté. Pris dans cet élan majestueux des mélodies qui caressaient son oreille d’une douce sensualité. Au rythme de ses sons majeurs et mineurs, il laissait la musique percer son âme, le subjuguer, le sublimer. Jamais il n’aurait pensé trouver meilleure remède à la morosité et aux tourments de ses émotions. La musique l’éveillait, l’appelait à lui, le transportant vers l’oubli de ses profondes blessures. Les doigts glissaient sur les notes blanches et noires, les frappant avec une douceur infinie. Mettre le ton, pour donner à cette partition un rythme enivrant. Chaque interprétation demeurait inédite, celle de ce soir serait unique, celle qu’Isis apposait, ses sentiments, ses émotions, ses douleurs, ses joies, ses peurs. Ce flux émotionnel se transposait dans sa musique, chaque son ayant cette signification particulière, le tout s’accordant ensemble avec harmonie. La musique, ce miroir de l’âme, d’où les mots deviennent pauvres et insignifiants. Cette pauvre partition ne peut rien apporter qu’une coquille vide si elle n’est pas éveillée par un musicien pour la faire vivre, la définir, et lui donner cette atemporalité bien elle. Mozart, Schubert, Debussy … au fil des siècles, toujours présents entre les oreilles des auditeurs, étudiés dans les conservatoires. Leurs œuvres offrent à chacun cet honneur d’apposer sa propre griffe, sa propre musicalité, son unique interprétation. Isis déployait avec merveille ses talents, offrant à ce moment musical ce magnifique instant. Au rythme des quartes augmentées, des grupettos réguliers, aucune appogiature n’était omise, pas même la plus discrète. La musicienne redonnait à cette partition sa gloire d’antan, la maîtrisant avec perfection.

Laissant ses sens auditifs baignés dans une pluie musicale harmonique, des cadences au septième de dominante, en passant quelques trilles joliment maîtrisées, Orfeo ne pouvait détacher ce regard de la jeune femme, captivé et fasciné. Son regard se mêlant à la danse des sons, l’accompagnant avec grâce et volupté. Les doigts à eux seuls ne produisaient pas la musique, c’était tout un langage, sensuel qui s’éveillait et s’exprimait, le partageant avec tous les spectateurs de la salle, dont l’attention se portait sur la musicienne, leur apportant cette instant musical profond au son des phrasés parfaitement nuancés. Même le contrechant de la main gauche se manifestait avec profondeur et intérêt, la main droite lui laissait le droit d’exprimer toute sa créativité dans ce court instant, ce merveilleux moment avant de reprendre la mélodie qu’il lui rendit. Jonglant de main en main, Orfeo suivant la mélodie de ces oreilles et l’accueillit avec joie. Dans ce moment atemporel, il manqua d’en perdre le bouquet de fleurs qu’il tenait dans les mains. Cette artiste méritait toutes les éloges possibles et imaginables, et, ces divines interprétations le convainquirent à prendre définitivement son courage à deux mains pour se lancer. Cette femme méritait qu’on lui vante éloges et compliments, elle méritait qu’on l’aime à sa juste valeur. Baigné au son de ces musiques, cette étoile sur la scène était divine, tombée du ciel par les dieux pour redonner à cette humanité cet espoir que l’obscurité ne durait jamais. Il ne voulait pas qu’il cesse, ce moment, souhaitait l’entendre encore jouer des heures durant, le berçant, le chérissant, l’aimant. Orfeo n’avait jamais été aimé comme Rafael et Azzura. Il ne connaissait l’amour qu’au travers de ces lectures du soir, et cette description d’émotions de l’auteur le poussait à la curiosité, à cette soif de connaissances dans ce domaine. Aimé, être aimé, ce devait être la plus belle chose au monde n’est-ce pas ? Souhaitant ardemment faire connaissance avec un grand A, il choisirait bien, prendrait la plus belle des colombes qui frapperait son cœur, quitte à créer chez lui le manque, ce besoin irréprochable de revoir la personne élue en son être. Ce n’était pas la première fois qu’il allait voir cette demoiselle, elle avait frappé son âme bien avant. Et puis, comme captivé par la demoiselle, il était revenu, maintes fois, jusqu’à ce soir où, vêtu de ces plus beaux atours, en costume évidemment, il avait décidé de se lancer. Et surtout il s’était renseigné.

Pour avoir ce côté galant et élégant, le costume avait été choisi avec soin : nulle chaussette blanche, pas trop large, sans cravate en forme de smileys bien qu’il l’ait quand même achetée pour une autre occasion, une ceinture en harmonie avec ses chaussures, des chaussettes allant avec son pantalon. Et, il n’avait fermé que deux des boutons sur les trois de son costume, se donnant un air plus décontracté dans ce vêtement qui épousait parfaitement ses formes. Côté sport, rien à faire, puisqu’il s’entretenait quotidiennement pour son boulot de pompier. Allure impeccable, le concert se terminant, il prit son bouquet de fleurs en main. Pourquoi des fleurs ? Bonne question : d’après son livre, pour courtiser une femme, ces plantes en plus de réjouir les sens olfactifs, attiraient le regard. Il avait opté pour des tulipes panachées, symbolique de son admiration pour la demoiselle. Les roses rouges avaient été vite abandonnées, le trahissant admirablement : en effet, ces dames appréciaient un peu de mystère, ce « et si ? » qui apportait ce côté mordant à une relation en train de se naître. Le petit Orfeo avait bien grandi : après 777 ans d’abstinence, il était temps de passer aux choses sérieuses !

Un brin stressé et paniqué, Orfeo ne craignait qu’une seule chose : celle de se faire jeter comme un moins que rien avant même d’avoir ouvert la bouche. Il ne souhaitait guère passer pour un idiot amouraché d’une belle musicienne (bien que vous l’ayez compris, c’était un petit peu le cas), alors il avait décidé d’opter pour la subtilité, ingrédient phare de son livre (ça aussi vous l’avez compris, pour l’avoir lu une certaine vingtaine de fois, Orfeo pourrait réciter chaque phrase de chaque page.) Prenant une profonde respiration, le sorcier se tenait prêt, et patienta qu’Isis en ait terminé avec ses précédents admirateurs venus la féliciter. Durant ce temps qui lui parut infiniment long, il craignait qu’un autre soupirant ne s’empare de son étoile. Que ferait-il donc des fleurs ? Il n’avait même pas de vase chez lui, il faudrait investir pour éviter que son amour naissant ne se fane.
Et puis elle fut seule, et il n’hésita plus, s’avançant vers elle. Son cœur battait la chamade à un rythme déchainé. Paniqué, complètement paniqué. Il se sentait transpirer dans son costume à cause du stress et de la réaction de son étoile. Ses fleurs le dissimulaient un peu, mais ses yeux perçants ne pouvaient se détacher de son regard. Parvenu devant elle, il lui tendit le bouquet de tulipes panachées et… aucun son ne sortit de sa bouche.
Des heures de répétition et de réflexion pour trouver la phrase d’accroche, pour au final se retrouver devant elle et ne pas savoir quoi dire. Non, non ! Pourquoi ? Orfeo en perdait son ton sarcastique, complètement perdu devant cette beauté étoilée. Que disait son livre ? Vite, une phrase !  Rien. Son esprit restait vide, sa mémoire décidée à lui jouer une fourberie dont il se serait bien passée. Et bien … autant se montrer franc ?

« Votre prestation de ce soir… m’a laissé sans voix »


Dernière édition par Orfeo Renzacci le Ven 21 Nov - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Ven 17 Oct - 0:07

    Cette soirée allait être une de ces soirées parfaitement parfaites. En effet, je ne servirais point de verres d'alcool ou d'un quelconque liquide ce soir. Non, cela ne rentrait pas dans mon contrat pour la soirée. J'allais simple m'extasier avec mon piano, donner de ma personne, faire un spectacle dont les puristes se souviendront encore longtemps. Ce soir, j'allais jouer des airs nouveaux, certains que je n'avais encore jamais joué ici mais qui était d'auteurs connus, et d'autres que j'avais composé moi-même dans mon petit appartement, ayant passé des heures et des heures dessus pour faire une mélodie des plus merveilleuses afin de pouvoir en étonner plus d'un, en satisfaire plus d'un. Mes éternels admirateurs étaient là, ceux qui ne venait que lorsque je faisais du piano, le reste du temps, ils ne venaient jamais, ils n'aimaient pas me voir là, à servir des verres, à gâcher mon talent comme ils me disaient. Alors si au début ils venaient quand je ne jouais pas, très vite, ils arrêtèrent, n'aimant pas la vision d'une Isis servant à boire à des pochtrons, préférant la vision de l'Isis pianiste donnant corps et âme pour rendre sa musique mielleuse, si goutteuse qu'on ne voudrait que la mélodie ne s'arrête jamais. Mais toute bonne chose doit avoir une fin malheureusement. C'était le seul moment que je détesterais dans cette soirée, celui où je finissais de jouer ce que j'avais prévu, celui où mes sens devaient retourner à la réalité des choses, celui où je revenais sur terre, alors que jusqu'à présent, j'étais au septième ciel. Je devais descendre de mon nuage, mais cela se faisait toujours en douceur, puisque je conversais toujours avec mes admirateurs qui étaient toujours si fiers de moi, qui me disait que je jouais toujours divinement bien et qu'ils pourraient m'écouter durant des journées entières. Même si j'entendais toujours cela, mon coeur, mon ventre étaient toujours prêts à se soulever lors de ces compliments. Cela faisait toujours chaud au coeur de savoir que votre talent était reconnu mais en plus de cela qu'il était apprécié à sa juste valeur. Alors qu'on me congratulait comme toujours, je me retrouvais seule l'espace de quelques instants lorsqu'un jeune homme s'approcha de moi, un bouquet de tulipe à la main. On ne m'offrait que très rarement des choses, même si les fleurs étaient le cadeau le plus commun. Mais, de mémoire, c'était bien la première fois que l'on m'offrait des tulipes. La dernière fois, on m'avait offert des roses, je m'en souviens clairement, mais des tulipes, c'était une première. Je cherchais dans ma mémoire la signification que pouvait avoir ces fleurs lorsqu'on les offre à une personne du sexe opposé. Ce bouquet était magnifique, un bouquet de tulipes panachées : ainsi le jeune homme devant moi m'admirer, il n'était pas insensible à cette musique que je produisais avec mes doigts jouant habilement avec le clavier du piano. Etais-ce simplement de l'admiration qu'il avait envers moi ? Je ne savais pas vraiment, car alors qu'il me tendait le bouquet, aucun son ne semblait sortir de sa bouche, comme si ma musique lui avait clouer le bec, à moins que cela ne soit simplement ma présence qui le gêne. Je lui souriais alors que je me saisissais du bouquet. Il est habillé de façon fort séduisante dans son costume, on aurait dit qu'il était véritablement venue pour ma personne, pour ma musique, et pour rien d'autres. Je me trompais peut être mais finalement, il réussit à prononcer une phrase qui me fit sourire davantage, il était si mignon. Ma prestation l'avait donc laissé sans voix. Il semblait avoir puissé au fond de son âme pour me le dire, mais je ne doutais pas qu'il deviendrait plus bavard si je le mettais dans de bonnes conditions d'approches.

    " Merci de l'avoir appréciée, et merci pour les fleurs, elles sont sublimes, je crois que c'est la première fois qu'on m'offre des tulipes. Venez, allons nous asseoir, nous serons plus à l'aise très cher. "

    Il me semblait avoir déjà vu son visage par ici, mais c'était bien la première qu'il m'abordait aussi directement et avec un bouquet de fleurs par dessus le marché. Comme à chaque fois, après mon spectacle, je me mettais à ma place au comptoir, là où l'on pouvait clairement me voir si on voulait me parler, si on voulait me féliciter. Je détachais une tulipe du bouquet, et je la mettais dans mes cheveux, juste au dessus de mon oreille droite. Je lui en donnais une que je glissais dans la poche de son costume. Je le sentais terriblement tendu, pourtant, j'étais persuadée qu'il était pétris de bonnes intentions, il ne pouvait pas en aller autrement d'un jeune homme qui m'offrait des tulipes. Le barman me donnait donc mon verre d'après spectacle, le même, chaque fois, assise à cette même place, une tradition que je perpétuais depuis que j'étais arrivée ici, il y a un petit moment maintenant. Et je l'observais. Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il me dire ?
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Ven 17 Oct - 14:49

Sans voix. Son étoile le laissait bouche bée, toute la situation dont il avait répété les paroles, imaginant la scène pour ne pas perdre le contrôle de ce qui allait croire. Il faut croire que rien ne se déroulait comme prévu que toutes les mises en scène de son imagination ne seraient pas suffisantes face à ce qu’il vivait actuellement. Si réel, si vivant. Cette jeune femme faisait brûler cette petite flamme en lui. Curiosité, peur, hantise, bonheur. Orfeo découvrait les joies de tomber amoureux d’une belle inconnue. Premier amour naissant, du plus pur, du plus beau. Premier également dont la chute pouvait en être vertigineuse et douloureuse. Brutale, marquant à jamais l’éperdu amoureux au fer rouge. L’amour n’existe que dans les contes de fées, la réalité est toute autre. En son cœur, Orfeo croyait par la description qu’en faisait la littérature, et, même si la passion brûlante de deux amants les maudissait derechef, il voulait le vivre au moins une fois dans sa vie pour savoir, pour se sentir vivant, pour combler cette chose qui manquait à son existence. Ce sentiment d’être aimé par une personne lui manquait, son frère avait brisé ce lien fraternel entre eux, qui ne serait plus jamais comme avant. Revenir en arrière n’était plus impossible, il vivrait avec, de l’avant. Il rêvait de cet amour entre Satine et Christian, souvenir de moulin qu’il avait regardé la veille. Mais il avait peur de se lancer, déclarant sa flamme pour se prendre le râteau le plus monstrueux de sa vie. Un peu de courage voyons ; plus simple de frapper son frère que se mettre aux pieds d’une demoiselle.

Il ne put se dissimuler bien longtemps derrière le bouquet de fleurs, tentative complètement ratée d’ailleurs. Face à cette nymphe de toute beauté, il ne savait que dire ou quoi faire. Il la laissa le guider à l’écart, acceptant de passer un peu de temps en compagnie de ce naïf éperdu. Orfeo se fit instinctivement plus confiant, la première étape, la plus difficile certainement étant passée. Il l’avait réussie, pas forcément avec le meilleur des succès, mais, imaginez pour ce homme rêvant depuis toujours d’approcher son étoile : ça y est, il était à ses côtés, et, elle venait de placer une des fleurs dans sa poche de costume tandis qu’elle s’en piquait une dans les cheveux. Ces tulipes les liaient, tous deux, et le pauvre homme se sentit rougissant, comme un adolescent à qui la fille sur lequel il avait le béguin acceptait de lui prêter un stylo. Il lui en faut peu pour être heureux.
Il la suivit, invité à s’asseoir. Son esprit partit dans un autre monde, celui de l’euphorie et de la joie inimaginable de se sentir apprécier. Il ne devrait certainement pas s’emballer, mais, trop tard pour faire machine arrière ? Elle lui ouvrait une porte, le laissant entrer, il n’avait plus qu’à se montrer digne d’elle, digne de cette femme pour qui il ferait tout. Se reprenant rapidement, il ne manqua pas d’agir en vrai gentleman, reculant son siège pour ensuite l’aider à s’installer confortablement en l’avançant. Qu’elle se laisse faire, il gérait la situation, ou du moins, tentait. Son comportement ressemblait davantage à celui d’un gentleman des siècles passés, qui agissait ainsi aujourd’hui ? Les mauvaises langues diront qu’il était à ses pieds. En un sens, oui. En un autre, Orfeo ne souhaitait que se montrer méritant du cœur de sa dame. Elle l’avait remercié, lui montrant un quelconque intérêt, ce qui pouvait se comprendre un bon début pour faire connaissances. Pas de repousse, pas pour autant d’avance. L’homme au costume vint s’asseoir au comptoir en compagnie de sa dame, contraste évident du coin avec les atours. Il n’en fit cependant pas allusion, trop content de pouvoir se trouver à proximité d’elle, l’effleurant presque.

« Puis-je vous offrir un verre ? »

Avenant, le sourire d’Orfeo disparut lorsque le barman lui posa le sien au comptoir. Doublé par le chef misère ! Il ne faudrait pas qu’il devienne un potentiel concurrent… Loin dans l’idée de se laisser faire, il commanda un verre de vin rouge, boisson peu virile certes, mais montrant que le dandy possédait un peu de goût. En réalité, Orfeo avait du mal avec le goût du vin dans la bouche, et se demandait toujours comment les hommes pouvaient apprécier ce breuvage quelque peu étrange. La bière, plus abordable était une boisson populaire, et pour sa dame, aucun détail ne manquerait à son comportement, il serait parfait. Le vin rouge passait encore, tant qu’il n’était pas nouveau comme le beaujolais. Et puis il entama la discussion, vantant ses mérites, incitant la demoiselle à parler d’elle. Meilleur atout de séduction pour mettre le sexe féminin à son aise, lui montrer son intérêt, la laisser s’exprimer sur ses goûts, ses envies, les sujets de conversation qui la passionnaient, en clair, la mettre sur un piédestal.

« C’est certainement le quatrième concert où j’ai l’honneur de vous voir jouer. Cela fait longtemps que vous partagez votre musique avec le public ? »

Chacun de ses gestes, de ses paroles, de ses mots, tout en son être était prêt à agir pour cette demoiselle qui représentait maintenant pour lui, le centre du monde.
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Sam 18 Oct - 3:09

    Il m'avait donc offert un bouquet de tulipes, signe de sa profonde admiration envers moi, pourtant, je pouvais sentir qu'il y avait peut être un peu plus que cela. Il m'admirait, certes, mais peut être s'était-il épris de ma personne, cela était possible. Mais avant de l'éconduire gentiment, ou pas d'ailleurs, j'essayerais de voir s'il en valait la peine. Je n'ai jamais véritablement trouvée l'amour, peut être que ce jeune homme pourrait me combler, qui sait ? Personne ne le sait, même pas moi. Vous savez, parfois les choses vous tombent dessus quand vous ne vous y attendez pas, ou si peu. Parce que j'avais connu des jeunes hommes qui étaient tombés sous mon charme, mais jusqu'à présent, je n'en avais retenus aucun, parce qu'ils n'en valaient pas la peine. Je ne mettais pas la marche si haute que cela, mais tout ces garçons étaient dénués d'un sens véritable. Mais j'avais cette impression qu'avec lui, les choses pourraient changées. La première impression avait été en tout cas très bonne, encore fallait-il que cela se concrétise par la suite. J'avais donc séparé son bouquet de tulipe, une pour lui et sa belle veste de costume, une pour moi et mes cheveux, le restant étant là, sur le comptoir, juste à côté de moi. Il avait reculé mon siège et l'avait rapproché, il semblait être un parfait gentleman comme on n'en fait plus, mais cela ne me dérangeait nullement, au contraire, je trouvais ça mignon qu'il agisse de la sorte. Il me demandait alors s'il pouvait m'offrir un verre avec un petit sourire qui disparut lorsque le barman déposa mon verre habituel devant moi.

    " Ne vous inquiétez pas, après ma représentation, je viens sur ce siège, toujours, et on me dépose mon verre ici. Mais je serais ravie que vous m'en offriez un autre par la suite. "

    Et je lui souriais un peu. Je le sentais déçu de ne pas pouvoir m'offrir de verre, mais c'était l'intention qui compte, n'est ce pas ? Il se commanda alors un verre de vin rouge, pour coller avec son image d'élégance qu'il tentait d'entretenir, comme pour m'impressionner, mais il m'en fallait plus pour cela. Mais il était rempli de petites attentions à mon égard et rien que cela me plaisait bien. Puis, il me confirma mon impression de déjà-vue. Il assistait donc à sa quatrième représentation et il m'offrait déjà des fleurs, il n'y avait pas de doutes à avoir, il était sous le charme, mais le méritait-il vraiment ? Il me disait que c'était un honneur de me voir jouer, me demandant si je partageais cela depuis longtemps avec le public.

    " Merci. Cela fait un peu plus de 2 ans que je joue ici environ 2 soirs par semaines. J'aimerais pouvoir jouer plus mais je dois laisser la place aux danseuses trop souvent. "

    Ce n'était pas un reproche que je faisais, mais si cela ne tenait qu'à moi, je jouerais chaque soir, et je ne m'amuserais pas à servir les gens avec des cocktails que j'inventais. Je ne savais pas s'il était venu en dehors des soirs où je jouais, s'il m'avait vu servir des verres d'alcool. Peut être que s'il me voyait agir de la sorte, cela casserait le mythe de la belle pianiste passionnée. Il faudrait qu'il me voit dans ce rôle là, beaucoup moins riche, beaucoup moins beau, moins mélodique.
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Sam 18 Oct - 15:42

Si le barman était un concurrent, il en allait de la loyauté d’Orfeo de ne pas le laisser faire. La demoiselle choisirait le vainqueur, comme il était de coutume et il espérait en être élu. Hormis une simple consommation, il ne semblait pas y avoir davantage entre elle et lui, ce qui eut le don de rassurer un peu Orfeo. Il n’en oubliait que les femmes jouaient avec les sentiments des hommes, se rappelant trop bien « Orgueil et préjugés » de Jane Eyre qu’il venait de terminer. Il se posait beaucoup trop de questions, lui qui ne cherchait pas davantage que se trouver une fille bien avec qui il pourrait faire le grand saut, comme il l’appelait. Du reste, l’avenir lui dirait bien si une relation se nouerait entre eux ou non. Orfeo ignorait s’il était le genre amant, mari, relation libre… tout ce domaine lui était complètement nouveau et il ne pouvait s’engager dans quoi que ce soit tant qu’il n’y aurait pas goûté. Devant ce verre, il fit la moue, mais n’en montra rien. Tout allait à merveille, il ne devait pas s’en faire ni montrer une quelconque manie qui agacerait la demoiselle. Alors il ne montrait pas ce qu’il pouvait penser, craignant de se faire piquer son étoile. Un regard vers elle, lorsqu’elle accepta sa proposition de boisson : les femmes adoraient se faire payer des verres.

« C’est à votre convenance, je ne voudrais pas que vous vous sentiez poussée à consommer »

Là aussi, par cet intermédiaire, il lui montrait qu’il la préférait sobre qu’enivrer. Orfeo souhaitait se faire désirer par cette demoiselle, tout en la méritant, un pari pas gagné d’avance… mais il ferait tout pour. Ce soir pouvait ne pas fonctionner, alors il reprendrait demain et le jour encore d’après si nécessaire. Ne pouvait se défaire de cette demoiselle mais respecterait le moindre de ses désirs. L’attente ne l’affligerait pas, même s’il en serait frustré. S’il pouvait ne pas se faire jeter comme un moins que rien, et il avait que c’était là sa hantise, tous les souhaits de sa dame seraient les siens. Elle lui parla de sa musique, sa jolie, sa douce musique qui lui apportait un son doux à l’oreille. Et de cette frustration de ne pas pouvoir jouer davantage. Orfeo lui fit alors cette proposition qui pourrait certainement faire enrager le propriétaire des lieux si sa musicienne se mettait à regarder ailleurs et déserter la maison… Sa naïveté et sa curiosité le poussait à se montrer franc et honnête en toutes circonstances.

« Pourquoi ne pas jouer ailleurs également, en plus de cet endroit ? Si vous aimez la musique, vous pourriez voir pour vous produire en dehors… »

Et il viendrait à toutes ses représentations l’écouter et savourer ses notes transformées en un parchemin de mélodies l’entraînant dans un autre monde. Il ne venait que pour ses représentations pianistiques, n’avait jamais mis les pieds dans le bar que pour une autre occasion à vrai dire, ignorait qu’elle était également le barman lorsqu’elle ne jouait pas le rôle de l’artiste.
L’artiste… le plus pur des métiers, le plus pauvre également, mais celui avec le plus de détermination et de courage. Prendre le risque de vivre sans un sou pour pouvoir jouir sans limites de sa passion, la faire vivre, la transmettre. Un don sans précédent, un courage que peu osaient affronter, préférant se ranger dans un métier où primait la sécurité d’emploi. Cela était légitime évidemment, cependant les artistes avaient ce côté parfois inconscients de se mettre dans une situation pour assurer avec force leurs passions. Les vrais, les plus purs, ceux qui avaient ça dans le sang, malgré ce que tous les codes de la société. La liste en était longue, Orfeo les admirait pour cela.

« Avez-vous déjà composé, ou écrit pour vous-même ? Vivez-vous, vivez-vous de cette musique au quotidien ? »

Lancé dans le sujet des arts, le jeune homme était prêt à parler de musique pendant des heures, grand adepte des arts. Un sujet dont il ne pourrait se lasser, surtout en compagnie d’une artiste. Orfeo avait penché pour un sujet qu’il connaissait et avec lequel il se trouvait à l’aise, de telle sorte qu’il pourrait davantage se détendre plutôt que de stresser comme un malade à l’idée de perdre le fil avec elle. D’ailleurs, comment s’appelait-elle déjà ? Il avait lu son nom des centaines de fois d’ailleurs. Ah oui. Isis…
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Ven 24 Oct - 0:26

    Je ne connaissais pas ce charmant jeune homme mais je dois avouer quelques choses. J'aimais bien ces manières, elles semblaient venir d'une autre époque, mais elles étaient terriblement mignonnes et dirigées envers ma personne. Je voyais qu'il pensait avoir un concurrent avec le barman qui m'offrait mon verre, mais cela aurait pu être une de mes collègues filles qui aurait pu me l'apporter, que ça ne changeait rien. J'étais pour le moment un coeur à prendre, et même si je recherchais pas spécialement l'amour, si elle me tendait les bras, je n'hésiterais pas à la saisir au vol, car avec quelqu'un sur qui l'on peu compter en toutes circonstances est quelques choses de merveilleux, non ? Je le pensais en tout cas. Le plus bizarre ce soir était que je ne connaissais même pas le prénom de mon prétendant alors que lui connaissais mon prénom puisque celui sur scène et celui dans la vraie vie était le même, j'étais Isis pour tout le monde, mais lui qui était-il ? Cette petite part de mystère dont le voile serait découvert me plaisait bien aussi, même si je doutais qu'elle soit faite de manière volontaire cela dit. Il avait simplement oublié de se présenter, terriblement nerveux à l'idée de me parler, mais du coup, il semblait être de plus en plus à l'aise, enfin, il me donnait cette impression là. Je lui disais donc qu'il pourrait m'offrir un autre verre, que cela ne me dérangeait pas le moins du monde, mais quand même, il ne voulait pas me pousser à une consommation non désirée.

    " Ne vous en faites pas pour si peu très cher. D'ailleurs, vous ne m'avez pas donné votre prénom, quel est-il ? "

    Voilà, au moins, je le lui demandais et il me répondrait sans doute. Je ne savais pas s'il avait volontairement omis ce détail ou non, mais je serais fixée, je pourrais mettre un prénom sur ce visage qui me regardait avec des étoiles dans les yeux. Je lui disais donc que je jouais ici environ deux soirs par semaine, pas plus et que cela ne me plaisait pas forcément. C'était vrai, mais la situation me convenait tout à fait. Jouer de la musique est bien plus intense que de servir quelques verres. Alors oui, si je pouvais alterner, un soir sur deux, ce serait mieux mais ce n'était pas prévu au programme, il fallait voir les danseuses plus de temps sur scène que ma petite personne. Alors oui, je pouvais montrer des bouts de chairs mais il n'y avait rien de mieux que les danseuses pour exciter l'imagination des mâles en présence. La vue d'une simple pianiste ne les faisait sans doute pas assez baver et donc ils ne consommaient pas assez. C'était l'une des hypothèses, mais je ne m'amusais pas à en chercher d'autres, car elle me convenait. Il me proposait donc de jouer ailleurs, de jouer dehors mais ce n'est pas aussi simple, surtout quand on joue du piano.

    " Les choses ne sont pas aussi simples malheureusement. J'ai un contrat qui me lie exclusivement au Masquerade. Et puis, je dois vous avouez qu'il n'est pas simple de se promener avec un piano sous le bras. "

    Ce n'était pas si je jouais de la guitare ou de la flûte, un piano restait en place, il ne bougeait pas le moins du monde, il ne se baladait pas à travers toute la ville. Un piano était une oeuvre d'art, cela coûtait assez cher, il faut l'avouer, tout le monde ne pouvait pas se permettre d'en avoir un chez soi, même les petits troquets n'en avaient pas forcément alors que le Masquerade en avait un en parfait état de marche, je l'entretenais comme mon enfant. Il comprendrait sans doute que ce monde n'est pas aussi simple qu'on le voudrait parfois. Puis il me demanda si j'avais déjà composé ou écrit des mélodies. Il 'avait pas du s'en rendre compte, mais ce soir, j'avais joué quelques unes de mes créations.

    " Oui, j'ai déjà composé des mélodies, j'en ai joué quelques unes ce soir d'ailleurs. En tout cas, je joue tout les jours un peu de musique, c'est un rituel immuable, cela me fait du bien. Et vous ? Etes vous un artiste aussi ? "

    Il semblait être sensible à la musique, peut être qu'il était un artiste à part entière lui aussi, n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Dim 26 Oct - 0:19

Il avait oublié de se présenter. Bordel de merde, il avait oublié de lui dire son nom ! Le sang d’Orfeo ne fit qu’un tour, et il se mit à blêmir pour ensuite passer au rouge pivoine. Comment avait-il pu commettre pareil erreur ? Comme un débutant, il s’était fait avoir comme un bleu ! Le pauvre homme en perdit son latin, ne pouvant plus sortir un mot correctement prononcé, honteux, confus de cet oubli impardonnable. La moindre des choses pour lui, le minimum syndical, même pas foutu de se montrer poli ! Si elle le rejetait, ce serait bien fait pour lui, bien fait ! Bon. Se ressaisir. Orfeo prit une profonde inspiration pour se remettre d’aplomb et poursuivre la conversation. Tout avait bien commencé, il ne devait pas se laisser submerger par une fatale petite erreur ! Pourtant, les émotions de l’homme ressemblaient à un volcan en pleine éruption. De préférence gris même, crachant des cendres et des explosions en tout genre. Une simple coulée de lave aurait été plus simple, plus facilement contournable. Là, il s’agissait d’explosions, submergeant de tous parts l’esprit du sorcier qui ne savait pas comment réparer son erreur sans frôler le ridicule.
Il se sentait démuni, sombre idiot amouracher d’une artiste, incapable d’aligner deux mots sans passer pour un mot. Au fond, il se demandait comment il avait fait pour ne pas avoir encore pris de claque en pleine figure, on eut dit un miracle. Combien de films avait-il vu, combien de livres avait-il lu et combien de gifles l’homme avait reçu de la femme… Son étoile devait être exceptionnelle pour ne pas avoir encore levé la main sur lui.

« Excusez mon impolitesse madame, j’ai complètement omis de me présenter. Mon nom est Orfeo, madame. Pour vous servir. »

Orfeo n’irait pas jusqu’à faire la courbette du parfait dandy, le ridicule était suffisamment frôlé ainsi. Il venait de sauver la situation, d’une certaine manière, attendant la moindre réaction de la jeune femme, se jurant de faire attention la prochaine fois et de ne plus faire de gaffes de cette manière. Que n’avait-il point fait aujourd’hui. Orfeo ne se remettait pas sa fatale erreur, l’incident ne passait pas pour lui !

« Mais, je pense que vous pourriez tout à fait louer un piano dans vos salles de spectacle. C’est dommage que vous ne puissiez que jouer ici. »

Il s’étonnait que son étoile se soit enchaînée à un établissement sans pouvoir s’envoler vers d’autres cieux. Un art gâché, mais cela, il n’osait le lui dire, par peur de la froisser. D’autres solutions existaient, d’autres solutions… pourquoi donc se sceller par un contrat et se réduire à l’état d’étoile emprisonnée ? Elle ne pouvait briller comme elle le désirait, ne pouvait scintiller selon son bon vouloir, ce qu’il trouva à la fois triste et dommage. Cependant, c’était son choix, ne la connaissant pas il n’insisterait pas, ne forcerait rien. Tout allait pour le mieux, rien ne serait gâcher, en tous cas, pas ses sottises.
Orfeo n'avait pas appris la musique, on le croyait bien trop idiot pour savoir manier un violon ou tapoter sur les doigts d'un piano. Bien trop simplet pour être capable de lire une partition et d'en reproduire les mélodies. Alors il n'avait pas appris, n'avait jamais fait de musique, bien que celle-ci l'ait toujours attirée. Il en aurait rêvé de pouvoir maîtriser un instrument. Cependant, il craignait trop une réaction blessante de son grand-père pour oser ne serait-ce que demander.

« Pas vraiment. La musique, je l’écoute. Je la vis, je la ressens, je l’entends. Je la laisse me bercer. Je la laisse pénétrer en mon être, me tournoyant dans un tourbillon d’émotions. J’aimerai vraiment jouer d’un instrument, pour créer mes propres sons et mélodies. Comme vous. »

Ah, la musique. Tout un art. Un rêve. Un besoin, une envie. Il la vivait au jour le jour, il la voulait dans sa vie, la laissant habiter son appartement, la laissant le prendre et l’emporter pour un voyage au pays des émotions et des sentiments. La musique le rendait vivant quand il se sentait terne et triste. La musique lui retirait tout pessimisme, le rendant optimiste. Il en avait besoin, régulièrement, une petite dose de joie.

Et là, le blanc. Le silence. Le meilleur ennemi ou le pire allié de l’amoureux éperdu, qui ne savait pas s’il devait le briser, ou simplement faire parler les sourires, les regards, les visages. Il pouvait tout aussi bien installer la gêne, le doute, l’ennui, la gêne, que l’épanouissement d’un amour naissant. Orfeo se sentait une fois de plus, complètement perdu dans la mécanique du cœur. Comment fonctionnait-il, comme Julien Sorel avait-il dont fait pour conquérir le cœur de Mathilde de la Mole ? Stendhal, lui au moins, savait que leur amour finirait par poindre… n’étant pas romancier, Orfeo écrivait pourtant sa propre histoire, à l’exception pourtant qu’il ne pouvait jouer que son propre rôle, et qu’il était incapable dans le rôle des autres.
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Ven 31 Oct - 0:23

    Il ressemblait à un parfait gentleman, mais il ne m'avait pas encore donné son prénom. Un petit oubli de sa part ? Peut être que cela était au contraire totalement volontaire, n'est ce pas ? Peut être qu'il voulait entretenir le fait d'être mon admirateur secret, enfin, il voulait peut être entretenir une part de mystère, je ne saurais dire. Mais au vue de sa tête lors de ma question, cet oubli ne semblait pas avoir été fait dans ce but là, il avait omis de me le donner tout simplement. Il allait donc se rattraper bien vite pour que je puisse mettre un nom sur ce magnifique visage devant mes yeux. Il était passé par plusieurs couleurs successivement, passant du blanc pâle, comme s'il était malade à celui du rouge prononcé comme s'il avait tout à coup honte de quelques choses. Mais je n'étais pas aussi sensible que cela. Enfin, je n'étais pas à cela près quoi contrairement à ce que l'on pourrait penser, je ne suis pas une petite princesse qui se crois supérieure à tout le monde. Il s'excusa alors platement, je le voyais presque prêt à me faire une petite courbette avec un baise-main pour me donner son prénom mais il n'en fit pas autant, il devait déjà se sentir bien ridicule alors que nous n'étions pratiquement que tout les deux. Il y avait du monde autour de nous, il y avait quelques regards mais personne pour écouter notre petite conversation, bien entendu, il ne devait pas se sentir aussi gêné qu'il ne l'était jusqu'à présent.

    " Et bien enchantée Orfeo. C'est un très beau prénom, je crois que c'est la première que j'en rencontre un, quelle est son origine ? Celui-ci a-t-il une signification particulière ? "

    Oui, je lui posais des questions par rapport à son prénom mais je devais bien avouée ne jamais l'avoir entendu auparavant. Alors j'étais curieuse. Peut être que ce n'était qu'une petite fantaisie de ces parents, mais peut être que l'origine de celui-ci revêtait une signification bien particulière. Si tel était le cas, je voulais bien le savoir, mais peut être qu'il ne savait pas, ou alors que ce prénom original n'avait pas de signification particulière. Tout était possible après tout. Il me dit alors que je pourrais peut être louer un piano pour jouer ailleurs. Mais ce n'était pas possible, tout simplement. Je ne travaillais qu'ici, et non pour la concurrence, de plus, mon contrat impliquait que je pouvais jouer le rôle de barman aussi souvent voir plus souvent que mon rôle de pianiste. C'était ainsi, je ne pouvais le déchirer pour m'en faire un nouveau où je me promettais de jouer chaque soir du piano. Orfeo ne me voyait qu'à travers ma musique, alors je ne savais pas s'il le comprendrait pleinement.

    " J'aimerais que les choses soient aussi simple, je suis tout à fait d'accord avec vous mais je ne peux pas agir de la sorte. "

    C'est le Masquerade ou rien, voilà tout. Il me fallait de l'argent, et je n'étais pas certaines d'obtenir autant en agissant de la sorte. Je n'étais pas vénale pourtant, mais voilà, je devais essayé d'agir le plus logiquement au monde, enfin, le plus logiquement pour moi. En tout cas Orfeo n'avait jamais appris à jouer d'un instrument pourtant, il semblait être si sensible à la musique que cela en était presque étonnant, mais peut être qu'il n'en avait jamais eu le temps, qu'il n'en avait pas eu les moyens aussi parce que mine de rien ça peut être un gros budget pour ceux qui ne sont pas spécialement riche. J'avais presque envie de l'inviter ici quand le Masquerade était fermé pour lui donner des courts de piano en plein après-midi, mais il était encore trop tôt, je ne le connaissais pas assez pour cela, peut être que je le lui proposerais plus tard, tout simplement.

    " Un jour je vous apprendrais. Mais il est déjà fort bien de pouvoir entendre la musique et de la ressentir comme vous le faites, ce n'est pas donné à tout le monde. "

    Et il devait bien avoir conscience que pour tellement de personnes la musique n'était rien d'autres qu'un bruit de fond, rien de plus. Mais pour lui, elle véhiculait tellement de choses, qu'il y était particulièrement sensible. Je me demandais ce qu'il pouvait bien écouter comme musique.
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Lun 3 Nov - 0:27

La signification de son prénom, pour tout avouer, Orfeo s’y était un peu intéressé récemment sans s’être posé pourtant la moindre question là-dessus durant toutes ces années. Ce n’était que depuis l’ouverture de Darkness Falls qu’il avait pris pleinement conscience de sa propre personne, de sa propre identité. Jamais, ô grand jamais ne lui serait venue l’idée qu’il pouvait avoir le moindre intérêt, même pour lui, ne jurant que par les autres en fin de compte.
Orfeo aurait pu être inspiré de l’opéra de Monteverdi, seulement, il était sur Terre bien avant que cet illustre compositeur ne mette à écrire la pièce. L’origine en était bien plus ancienne et antérieure, le prénom retranscrit dans la langue italienne à partir du grec. Allié à la musique, l’homme ne ressemblait pas du tout au personnage, loin de là. A croire que son prénom qui le prédestinait à la musique, n’en avait pas vraiment fait un musicien. Au moins appréciait-il l’écouter et se cultiver sur cet art aux cadences et septièmes de dominante. Fier de ses origines, mais également de ne pas être porteur d’un prénom trop commun, il expliqua brièvement ce prénom qui, au fond, le caractérisait, comme chaque être.

« C’est le prénom italien d’Orphée »

Lorgnant son verre, Orfeo ne pouvait s’empêcher d’avoir cette manie lorsqu’il se sentait gêné, ou ne savait où poser son regard. Est-ce que Isis allait se sentir offensée si ses yeux se plantaient dans les siens lorsqu’elle s’exprimait, ou bien le devait-il par politesse ? A cette question son livre n’avait su le satisfaire d’une réponse convenable, jugeant que chaque femme avait sa propre interprétation du comportement masculin. S’il était possible de séduire une dame avec une méthode infaillible, il n’y aurait pas autant de célibataires sur cette Terre. Toutes les femmes se verraient comblées, les relations n’en seraient pas des plus difficiles… tout pour plaire dans le meilleur des mondes. Orfeo n’aurait pas mis 777 ans à courtiser une femme et perdre sa virginité, et son frère lui aurait très certainement appris tout l’art de la séduction bien plus tôt. Qu’il était naïf de rêver, qu’il était même idiot de penser à son frère, sujet qui ne lui plaisait pas alors qu’il se trouvait face à la plus belle pianiste de toute la ville. Femme prodigieuse, incroyablement talentueuse, qui pourtant se retrouvait prisonnière par un contrat pour exprimer son art… Quoi qu’elle en dise, Orfeo s’en trouvait offusqué, et incroyablement déçu. Les artistes enchainés ne pouvaient répandre leur créativité correctement, bridés, ils se retrouvaient face aux conventions, face aux règles, alors que le propre de la création consistait justement à s’en émanciper, laisser la plume guider ses propres notes sur la partition, au gré de la fantaisie, de l’envie. Créer revenait à montrer une nouveauté, une innovation, une chose nouvelle apportée au monde pour que tous en profitent. Isis n’imaginait même pas la valeur qu’elle avait. Génie musical, il n’aurait de cesse que si on l’empêchait d’en user. C’est pourquoi Orfeo s’inquiétait pour elle et son talent, qu’il ne reste pas enfermé dans une pièce, muselé et écrasé par le poids des règles et de la conduite. Sans pour autant accuser le Masquerade, acceptant les faits tels que la musicienne le présentait, il ne put s’empêcher de clôturer le sujet, révélant le fond de sa pensée et l’incitant à une certaine réflexion d’elle-même : l’acceptait-elle vraiment ?

« J’espère que vous ne laisserez pas votre créativité dans un coin, c’est juste que je m’inquiète que vos talents ne puissent pas se développer comme vous l’entendez »

Tout simplement. Il s’inquiétait, preuve d’un début d’attachement qu’il ne dissimulait d’ailleurs pas depuis leur rencontre. Pour elle, il devait être un admirateur, ou un fan, très certainement. Du côté d’Orfeo, c’était un peu le bazar émotionnel, jonglant entre l’admiration pour cette musicienne hors pair et l’attachement à cette femme d’où il se demandait toujours s’il éprouvait des sentiments amoureux ou tout simplement une admiration d’un fan de sa musique. Tout se confondait dans sa tête, et pourtant il avait pleinement conscience qu’il ne ressentait pas ce genre de choses pour tout le monde… Isis n’avait rien d’un coup de tête, s’il venait depuis un moment l’écouter, ce n’était pas pour rien, loin de là… Il ne savait pourtant pas comment le prendre et réagir, tout simplement. Alors il l’écoutait parler, intervenait dans la discussion, apposait sa pierre à l’édifice pour faire évoluer leurs pensées respectives. Ignorant jusqu’où la soirée allait les mener, il ne s’attendait pas à grand-chose à dire, juste à passer du temps en sa compagnie, et espérer qu’elle ne le jette pas comme un malotru.

« Tout le monde pourrait ressentir comme je le ressens. Ils n’ont juste pas appris à l’écouter, tout simplement. Chacun perçoit la musique différemment également, ce n’est pas comparable vous savez. Il n’y a rien de bien différent, vous savez. Aujourd’hui, plus personne ne prend le temps de tendre l’oreille et s’arrêter pour écouter voilà tout. »

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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Jeu 6 Nov - 20:38

    Orfeo, Orphée, pourquoi n'avais-je pas fait immédiatement le rapprochement ? Maintenant qu'il me l'avait dit, je comprenais tout, il avait un prénom prédestiné à aimer ma musique, à aimer la musique en général. Je me remémorais aussitôt le mythe grec autour de ce héros et de sa femme Eurydice. Je ne voulais pas être celle-ci pour lui, mais cela tombait bien, je m'appelais Isis. J'étais issue de la mythologie égyptienne, lui était issue de la mythologie grecque, un mariage étonnant mais finalement, pas si fou que cela. Il ne m'en avait pas dit un seul mot de plus comme si cela était suffisant et pour moi cela l'était, je connaissais le mythe qui était à l'origine de son prénom. Je repensais à cette lutte que j'avais du faire contre des cerbères dans la forêt avec Calypso. Mon imagination se jouait alors de moi, car il Orfeo ici présent s'engouffrait avec elle et moi et séduisait les chiens avec son instrument de musique et nous étions sauvés. Pourtant, s'il semblait apprécié la musique, il ne semblait pas être un musicien, peut être qu'il n'avait jamais eu le temps d'apprendre à vrai dire, peut être qu'il n'en avait jamais eu les moyens aussi, car cela peut coûter cher. Mais je ne lui posais pas la question, il préférait peut être simplement écouter de la belle musique ne se jugeant pas digne d'en jouer, je ne saurais dire, c'était un peu étrange, mais merveilleux à la fois. Il était en tout cas très gentil, se souciant de moi plus que de raison pour quelqu'un qui ne m'avait pas vu si souvent que ça au Masquerade. Il craignait que mon inventivité ne soit bridée en jouant si peu, mais il n'y avait aucune crainte à avoir, non, vraiment aucune, car je savais faire preuve de contentement, chose rare dans ce monde mais que j'arrivais à faire. Si je rongeais parfois mon frein au sein du Masquerade, il ne devait pas s'inquiéter outre mesure, je pouvais m'exprimer comme je le désirais chez moi dans mon appartement.

    " Ne vous en faites pas Orfeo. Si je suis quelques peu bridée par ici, j'ai tout l'art de m'exprimer comme je l'entends dans mon appartement. "

    J'avais envie de l'inviter pour lui faire une séance privée, mais il était encore plus trop tôt pour cela, je ne le connaissais pas assez. Néanmoins, une petite séance dans ces murs lorsqu'il n'y a officiellement personne sera possible, il ne faut pas en douter. Je ne savais pas comment il interpréterait cette parole cependant. Verrait-il cela comme une invitation cachée ? Parce que ce pourrait être le cas, mais pourtant, je n'envisageais pas de l'inviter dans mes appartement privé. Personne à part moi n'y était entré d'ailleurs. Je n'aimais pas cela, parce que tout avait une place et un ordre précis, mais peut être que s'il se montrait digne, qu'il aurait l'honneur de s'y retrouver, sur un malentendu. Non, mais il semblait m'admirer, véritablement, mais je décelais quelques choses de plus profond qu'une simple admiration même si les fleurs voulaient pourtant tout dire. Il avait ce charme naturel, celui qui vous donne envie d'en savoir plus sur lui, mais qui aussi vous fait vous posez des questions sur la nature des sentiments de votre interlocuteur. Il me parle alors de la sensibilité des gens à l'égard de la musique. Et je suis entièrement d'accord avec lui sur ce point là. Les gens ne font plus attention, voilà tout, c'était bien malheureux d'ailleurs. Pour eux, la musique n'est qu'un petit divertissement qui leur chatouille à peine les oreilles.

    " Tout le monde ne peux pas avoir notre sensibilité à la musique Orfeo. Nous l'avons élevée au rang d'art, mais beaucoup ne l'ont pas élevé à ce niveau là, beaucoup pense que ce n'est qu'un rythme à suivre rien de plus et c'est bien triste, je le conçois. "

    Presque inconsciemment, je posais ma main sur la sienne comme pour le consoler de l'ingratitude des gens.
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Mar 11 Nov - 23:11

Orfeo, comprendre les allusions à double sens ? Le manque d’expérience dans le domaine le confortait dans cette tendre naïveté. De l’amour, il n’en connaissait que des romans, jolies histoires entre amants, maris, famille, avec les conflits liés à la société qui envenimait le tout. La littérature actuelle offrait un sens tendancieux, un genre en était même né pour les amateurs de descriptions bien crues dans le domaine, où les mots pouvaient faire vibrer n’importe quel lecteur curieux. Il n’avait jamais touché de ce genre-là, préférant se noyer dans les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, livre qu’il considérait comme l’apothéose du libertinage au XVIIIème siècle. Du reste, aucun livre dans le genre n’était parvenu à la cheville de la marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont. Orfeo avait dévoré ce livre d’une traite et l’avait d’ailleurs relu plusieurs fois. Du reste, cela n’avait été que déception après déception. Sa recherche de style d’écriture inédit ne se retrouvait que dans les classiques, les plus actuels utilisant à son goût un vocabulaire des plus pauvres, tant bien lexical que stylistique. Où se trouvaient donc ces exquises descriptions effectuées avec la minutie d’un joaillier ? Où se trouvaient ces scènes de rebondissements ne manquant pas de faire trépigner le lecteur d’impatience, lui apportant aussi bien frustration qu’émerveillement devant les péripéties du personnage principal ? Il aurait aimé vivre à ces époques de gloires littéraires et artistiques, époques maintenant révolues, remplacée par de la techno et du rap pour la musique, et des romans de vampires scintillants concernant la littérature. Il s’émerveilla pour Isis dont la musique se s’arrêtait pas une fois sortie de l’établissement de nuit.

« Vous avez un piano dans votre appartement ? Oh, c’est magnifique. »

Il ne demandait rien, pas même qu’elle l’y invite. Si elle le désirait, elle le lui proposerait. Du reste, Orfeo ne forcerait pas la jeune femme à quoi que ce soit, craignant que sa requête soit interprétée comme une offense de sa part. Parce qu’il était ainsi, et l’éducation en avait toujours été ainsi : une femme devait être respectée. Il faisait son possible pour ne pas mettre celle-là en désarroi.

« Il suffirait de leur apprendre à entendre comme nous entendons la musique »

Utopiste ? Certaine un peu. Orfeo avait toujours pensé qu’avec un peu d’expérience, beaucoup apprécierait cette musique autrement, différemment. Si seulement on leur apprenait… La musique classique n’avait jamais été appréciée que par un certain type de personnes, majoritairement des personnes ayant pratiqué un instrument de musique par le passé et eut l’occasion de jouer des œuvres classiques. De concert en concert, l’oreille finissait pourtant par adopter une certaine sensibilité, et la richesse des sons se développaient alors. Le chant ne figurait plus parmi les choses les plus entendues, mais également le contrechant, les basses, les réponses. Tout prenait sa place, donnant à la partition une autre tonalité qu’une cacophonie d’instruments.

Elle avait touché sa main. Mentalement, il chercha un paragraphe dans son bouquin qu’il avait lu pour savoir la prochaine étape. Pauvre Orfeo, son manque d’expérience montrait clairement son malaise face à la jeune femme… alors qu’avec Myla par exemple il se comportait normalement, la considérant depuis toujours comme une amie. Mais elle, son étoile, il ne parvenait pas à se rassurer, ne pouvant s’empêcher de paniquer à l’idée qu’elle tenta un rapprochement vers lui. Au fond, il ne désirait que cela, et pourtant, venait de devenir livide au contact de sa main. La gêne ne resta pourtant pas bien longtemps puisqu’il ramena ses doigts vers lui, quittant ce délicieux geste, complètement paniqué. Finalement, pas une bonne idée, vraiment pas. Il n’osait plus croiser son regard, n’osait plus faire quoi que ce soit. Il n’avait aucune idée de la prochaine étape. Si elle lui touchait la main, que faisait-il ensuite ? Il ne savait pas, se sentit trahi. Agi donc avec lâcheté, manquant cruellement de courage, craignait que son étoile ne se moquât de lui.

« Je devrais probablement y aller. »

Précipitamment, il se leva, quittant son tabouret. Cela n’était pas censé se dérouler de cette manière. Il ne pouvait pas, ne voulait pas même, effrayé même. Il ne sentit plus prêt à affronter cet inconnu, ayant l’impression de n’être qu’un adolescent craignant de ne pas être à la hauteur. Visage blême, gêné et mal à l’aise, assurément que le barman témoin de la scène allait bien en rire : allons donc, il ne s’imaginait même pas que cet homme pouvait encore être vierge !

« Isis, je vous souhaite une bonne soirée »

Sans demander son reste, sans lui laisser le temps de répondre, il se dirigea vers la porte à toute hâte.

HJ : Si problème pour rebondir, n’hésite pas à me mp :)
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MessageSujet: Re: Like a virgin ♪♫ [Isis] [terminé]   Ven 21 Nov - 15:22

    La musique ne s'arrêtait jamais dans ma tête, elle ne s'arrêtait surtout pas au Masquerade contrairement à ce que l'on pouvait comprendre. J'avais cette chance de posséder un piano dans mon appartement, une chance que peu d'entre nous possédait, mais c'était mon cas. C'est un très vieux piano mais qui semblait neuf comme aux premiers jours. Il faut dire que j'en prenais soin, comme d'un enfant, il était mon bien le plus précieux, je ne pourrais pas m'en passer. Parfois il me suffisait de m'asseoir, de poser mes doigts sur le clavier sans presser les touches pour me sentir mieux, c'était un remède miracle pour les maux de mon esprit qui étaient parfois grands. Orfeo semblait d'ailleurs presque émerveillé que je puisse posséder un piano, comme s'il semblait soulagé que finalement, ma plus grande passion, notre plus grande passion commune ne s'arrête pas à ce vulgaire cabaret. Je ne savais pas d'où sortait Orfeo, mais il semblait avoir été préservé des maux de notre société, comme si pendant de nombreuses années il avait été conservé dans un bel écrin de fourrure et qu'il ressortait à peine de celui-ci. Peut être que c'était un genre qu'il se donnait, mais il semblait être véritablement sincère, plus que n'importe qui dans ce lieu, plus que moi-même, comme s'il n'avait rien à cacher, mais peut être que je me trompais sur son cas, peut être qu'il était la plus infâme des raclures que pouvait produire la Nouvelle-Orléans. Mais je n'y croyais pas, il semblait si pure dans son âme, dans son coeur. Puis, je lui expliquais pourquoi les gens étaient pour la plupart insensible à la musique. Et même dans cette réponse il me semblait être bien incrédule, innocent, utopiste car les gens n'ont pas de temps à perdre avec ça. La musique pour beaucoup n'est qu'un bruit de fond qui les aide un petit peu à combler le vide qui se trouve dans leurs esprits. Pour nous la musique n'était en rien quelques choses de si basique, et de si commun. La musique est et restera l'essence même de notre âme, de notre sensibilité, à lui à moi et à quelques autres. Même quand je ne joue pas de musique, il y a toujours un air qui traîne dans mon esprit, parce que je ne peux pas vivre sans cela, mon esprit se nourrissant de ces belles balades enivrantes.

    " Si seulement c'était aussi simple, nous pourrions avoir tout le cabaret à nos pieds, mais beaucoup sont insensible malheureusement pour nous, mais c'est peut être mieux ainsi. "

    Mieux, car ainsi, Orfeo pouvait me parler, apprendre à me connaître, sans que nous ne soyons pressés par des dizaines de personnes voulant me décrocher un mot. J'avais posé ma main sur la sienne comme pour lui dire que tout irait bien, mais cela n'eut pas l'effet escompté, sa timidité reprenant le dessus. Je ne savais pas pourquoi il en était véritablement ainsi, mais peu importe. Orfeo n'était pas un homme comme les autres, je pouvais le voir, et le sentir aussi. Il ne respirait pas l'arrogance comme certains, mais bien une autre couche d'émotion, plus subtiles, plus sensible, quelques choses que j'appréciais d'autant plus. Je ne pensais pas avoir eu de gestes déplacés envers lui pourtant, j'avais senti un malaise l'envahir, sa main étant rapidement revenue à lui, son visage reflétant quelques choses que je n'avais encore jamais vraiment vu sur un homme de cet âge. Puis, il décida de prendre la fuite plutôt que d'affronter ce qui se passait en lui, ces réactions chimiques qu'il ne contrôlait pas, comme si cela était la première fois qu'il tentait d'approcher une jeune femme. Je lui fis un petit signe de la main qu'il ne vit même pas. Cet homme était étrange mais aussi intriguant. Il reviendrait, je le savais, intiment persuadée qu'il retenterait sa chance avec moi.
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