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 Something tells me I’m not alone [Myla]

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MessageSujet: Something tells me I’m not alone [Myla]    Sam 18 Oct - 13:35

Le nez dans un de ces livres mentionnant Socrate et son mythe de la caverne, Orfeo songeait, l’esprit vaquant ailleurs, cherchant pourtant à trouver un brin de concentration dans sa lecture. S’habituer à ce rythme, songer à son travail sans finalement l’après-boulot avec des amis ou une famille avait un demeurant à laquelle il finissait par s’habituer. Orfeo avait soif de connaissances. Il ne lisait pas Paul Coelho, George R.R. Martin ou Neil Gaiman, non. Il lisait Shakespeare, Victor Hugo, Edgar Poe, Emile Zola. Ces auteurs qui avait vécu à travail les siècles qu’il n’avait pas pu côtoyer. Les livres d’histoire ne l’intéressaient nullement, écris pour la majorité d’entre eux après l’époque. Pour quelle utilité ? Mais ces écrivains qui, écrivirent ces livres durant leur époque, transmettaient là ce qu’aucun livre ne pouvait décrire correctement. Une ambiance, un point de vue, un sentiment. De leur époque, à travers leurs descriptions, certains y apposaient leur avis, certes très discret, mais néanmoins, dans le ton et l’emploi du vocabulaire riche en description, l’on y pouvait se transporter à cette époque et suivre les aventures de Jean Valjean lors de cette fameuse nuit où il traversa les égouts. Selon lui, les écrivains contemporains ne pouvaient rivaliser avec leurs prédécesseurs classiques, déjà hors-piste. Pourquoi étaient-ils boudés d’ailleurs ? Les langues se retrouvaient sublimées à travers ces textes, ce qui à l’époque moderne ne serait plus possible. Pauvre vocabulaire, ce qui en naissait de nouveau concernait les nouvelles technologies, ni plus ni moins. Orfeo regretta ne pas avoir vécu une époque antérieure à celle actuelle. Ayant encore quelques difficultés avec les appareils électroniques, il se souvenait avoir verrouillé son téléphone avec un mot de passe sans comprendre d’où ce dernier venait. Il verrait plus tard, pas son frère qui allait s’amuser à l’appeler, et encore, la dernière fois, si. Il pouvait aller se faire foutre ce soir-là, la lecture était sacrée et il ne méritait pas de pouvoir le déranger lorsque Jean Valjean galérait dans les égouts.

L’on sonna. Sérieusement ? On sonnait au milieu d’une action, au milieu d’une phrase ? Il espérait sérieusement que celui qui le dérangeait avait une bonne raison de le faire à cette heure-ci. Il pensait d’ailleurs à une erreur, n’attendant personne. Terminant sa phrase, car il n’allait pas se laisser faire ainsi par une vulgaire sonnerie, la lecture c’est sacré (bis repetita pour que vous compreniez), il finit par poser son livre sur la table basse. A tout de suite les misérables. Se dirigeant vers la porte, il l’ouvrit pour tomber sur une jolie femme. Pas son étoile pour autant, ne vous méprenez pas. Celle-ci était enceinte depuis un bon bout de temps, et Orfeo n’en était pas le responsable, on ne s’emballe pas alors qu’il n’y a pas de feu aux poudres, doucement. Manifestant clairement son étonnement, il se demanda ce que la jeune femme pouvait bien faire à sa porte à cette heure de la soirée. Avait-elle rencontré quelques soucis entre temps ? La connaissant pour l’avoir sortie d’une noyade, il s’inquiétait pour cette jeune femme dont il ne comprenait pas parfois la tristesse. Allons donc, elle allait avoir un bébé, ne devait-elle dont pas se réjouir pour son arrivée ?

« Myla ? Tout va bien ? Je t’en prie, entre. »

Oubliés les Misérables, mis de côté dans un coin de sa tête pour plus tard. L’inquiétude avait fait un train sur toutes ses occupations actuelles. Le bon Orfeo, le naïf Orfeo avait décidé de prendre cette jeune femme sous son aile et ils avaient ensemble tissé des liens affectifs. Pour venir à cette heure à sa porte, il se posait quand même quelques questions, et espérait bien qu’elle allait lui raconter quelque peu, pour comprendre. Prêt à l’aider si nécessaire et la dépanner si elle se trouvait dans le besoin, il préférait la savoir chez lui et en bonne santé que dans la nature et manquant de se noyer comme ça avait été le cas la dernière fois. Un stupide accident, mais quand même, on ne plaisantait pas avec ce genre de choses. L’invitant à entrer, il la fit s’installer sur le canapé pour éviter qu’elle ne se fatigue de trop. Son ventre commençait à ressembler à un ballon et il se demandait toujours comme le fœtus faisait pour ne pas se sentir à l’étroit là-dedans. Il ne se souvenait pas de cette période où il y séjournait mais quand même, cela l’intriguait quelque peu.

« Tu as besoin de quelque chose ? De boire, manger ? »

Le pompier ne perdait jamais son sang-froid, ce que sa formation lui avait appris. Dans toutes les situations, il apprenait à être d’un calme olympien en toutes circonstances, même celles qui l’inquiétaient.
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MessageSujet: Re: Something tells me I’m not alone [Myla]    Jeu 23 Oct - 3:03


Something tells me I’m not alone


Rentrer chez moi n'est pas imaginable, je n'en ai pas envie tout simplement. Cela doit faire des heures, peut-être bien des jours que je déambule dans les rues à ne pas savoir où aller. Il me fallait réfléchir, oui après avoir quitté Maarten, mes pieds m'avaient guidé un peu partout et n'importe où ignorant le danger qui pouvait se présenter à moi, je crois me rappeler avoir fait usage de la magie sur une personne mal attentionnée alors que la nuit commençait à tomber sur la Nouvelle Orléans. Quand étais-ce ? Hier soir, je crois. Mes pensées allaient à droite, à gauche, vers rien et tout en même temps. À un moment, je me suis arrêtée pour acheter à manger et la tentation de l'alcool avait été trop forte, la volonté qui m'aminait depuis plusieurs mois avait foutu le camp en un rien de temps. Je me vois encore là assise par terre dans le parc à bouffé un sandwich dégueulasse et boire une bouteille d'alcool comme le poivrot que j'étais auparavant, mon dieu pauvre enfant d'avoir une mère comme moi... pauvre enfant.
Bien sûr, l'alcool a eu raison de moi, mais au lieu de tituber dans les rues et risquer d'aller frapper à la porte de mon amant/ex amant/ex fiancé -?- je me suis endormie sur un banc. Le réveil au matin a été dur, douloureux, la culpabilité me sautant en plein visage ainsi que l'inconfort de mon lieu de sommeil. Crevée, mais pas encore assez pour rentrer chez moi. Mon parcourt à continuer, un autre sandwich dans l'estomac pour la route, les heures n'ont fait que défiler sans même s'en rendre compte. Il était dix-sept heures quand la raison m'est revenue et suis rentrée chez moi.

Pour rentrer il m'aura fallu de longues minutes, arrivée devant l'immeuble quelque chose d'inconnu me bloquait, non je n'avais toujours pas envie de rentrer. Pourtant, il le fallait, si ce n'était pour moi alors au moins pour le bébé qui s'agitait là-dedans pour demander un peu de repos, un peu moins de marche,  moins de secousses pour les fois où inexplicablement je me mettais à courir. Bref, malgré tout je suis rentrée, ai préparé mes affaires pour aller prendre une douche, ai préparé un pyjama tout doux -celui que l'on réserve pour les jours de maladie ou les soirées déprime - et me suis enfuie presque aussitôt en les fourrant dans mon sac à main. Non, non, non et non ! Je ne veux pas être chez moi, je ne veux pas être seule, je ne veux pas non plus être avec Maarten. Qui me reste-t-il dans cette ville? Orfeo ! Oui, lui c'est l'homme presque parfait. Pompier -ce qui est une sacrée qualité- il m'avait sauvé d'une noyade - que moi-même ne saurait dire si elle était due à un manque de prudence de ma part ou par une envie d'en finir avec la vie- et depuis nous avions noué des liens très forts, des liens émotionnels mais pas amoureux.  

Dehors la nuit était tombée, plus le temps d'arriver à l’appartement du sorcier il devait être maintenant bien tard, était-il poli d'aller voir quelqu'un à cette heure-ci? Aucune idée, sûrement pas en effet. Mes doigts se posèrent sur la sonnette une première fois avec hésitation sans que personne ne vienne me répondre, était-il sorti? Dormait-il? J'essayais une deuxième fois prête à partir si jamais il ne répondait pas - pour aller où?. Un bruit retenti à l'intérieur m'arrachant un sourire de soulagement, la porte s'ouvrir pour déboucher sur un Orfeo totalement soufflé par ma présence.  Myla ? Tout va bien ? Je t’en prie, entre. Je tentai un sourire rassurant. Est-ce que tout allait bien? Non bien sûr, sinon je serai chez moi en train de travailler ou dormir. Répondant à son invitation, j'entrais dans l'appartement. En avançant le livre posé sur sa table  basse me sauta aux yeux, les misérables, il était donc en train de lire avant mon arrivée? Pourquoi est-ce que cela ne m’étonnait pas venant de lui? Sans faire la moindre remarque, j’acceptais une nouvelle fois la proposition faite de m'asseoir. Mon dieu le bien que cela faisait... se poser sur un canapé après tant d'heures dehors, après tant d'inconfort, pourrait être tout à fait comparable à un orgasme, juste plus discret bien sûr. Tu as besoin de quelque chose ? De boire, manger ? Tout me tentait vraiment, mais mon estomac restait noué. Non merci, je n'ai envie de rien. Pourtant je devrais manger, ou bien boire -on parle bien sûr là d'hydratation et non d'alcool- je devrais dormir également. Je peux dormir avec toi? Heu...ce n'était pas exactement ce que je voulais dire, pas à s'en méprendre tout ceci n'avait absolument rien de sexuel, juste l'envie de se sentir dans les bras d'un ami. Je veux dire... Chez toi quoi. Oui, c'est ça essaye de te rattraper Cate, on sait tous que tu y as réellement pensé à dormir avec lui pour avoir la chaleur de quelqu'un qui te protège, faible ! me hurla à conscience pour tenter de me faire culpabiliser. Pauvre Orfeo, dans sa tête ce doit être un vrai bordel en ce moment.

Je peux prendre ta salle de bain? Je tourne dans la ville depuis plus de 24 heures! Sans même attendre de réponse me voilà à me lever et me diriger vers celle-ci. Au passage, j'attrapai mon sac pour en sortir mon super pyjama super pas romantique du tout. Viens, il faut que je te parle. Vu qu'il n'avait pas bougé -en même temps normal pourquoi est-ce qu'il m'aurait suivi dans la salle de bain? - ma main vint attraper la sienne pour le tirer. Lui et moi c'est tellement spécial notre relation qu'il n'y a pas de pudeur, du moins de mon côté, bon puis avouons également que je ne suis pas pudique de base. Néanmoins, je lui fais signe de se retourner le temps de me déshabiller.Tu te souviens de ce que je t'ai dit sur Maarten? Nous avons parlé de tellement de choses, mais le néerlandais doit être celui dont il a du entendre le plus parler, alors cette question est totalement idiote bien sur qu'il se souvient de lui. Entre-temps mes doigts tiraient sur la fermeture de ma robe qui tomba à mes pieds me libérant de son étouffant contact. Une pause se fit dans mes paroles tandis que c'était au tour de mes sous vêtements de tomber, puis j'entrais dans la douche en activant l'eau. L'eau purifiante, salvatrice, tellement agréable mon dieu. Pour faire court... Je l'ai revu. Il y a une semaine, je suis tombée sur lui en me baladant, puis hier nous nous sommes revus dans un parc abandonné... Nous avons quelque peu dérapé. Je m'en voudrais presque de venir ainsi le voir, d'imposer ma présence, de presque lui imposer de devoir dormir avec lui, de prendre sa douche en otage et de lui raconter tous mes petits soucis.  

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Dernière édition par C. Myla Desmarais le Jeu 30 Oct - 2:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Something tells me I’m not alone [Myla]    Jeu 23 Oct - 11:45

Son état. Première chose qu’il voit première chose qu’il sent. Il ne mit même pas une seconde à comprendre que la situation, inattendue, était tous sauf normale. Que lui était-il arrivé ? Comment avait-elle fait pour se mettre dans un état pareil ? Ses vêtements, son visage… tout portait à croire qu’elle était en détresse. L’incrédulité, et l’inquiétude se lisait sur son visage, ne supportant pas de voir son amie dans cet état. Il considérait Myla comme une de ses amies, une proche même. Probablement celle où il ferait tout le nécessaire pour la protéger d’une quelconque menace, humaine comme surnaturelle. Orfeo n’avait à vrai dire jamais protégé quiconque, mais tout le monde autour de lui l’avait fait, de toute cette période où il était encore que le niais Orfeo. Il avait appris des autres, observé et compris comment faire, si bien que maintenant capable, protéger quelqu’un en était presque naturel, agissant comme les autres avaient agi pour lui, reproduisant le schéma. Tout ce qu’il voulait, c’était que Myla aille bien, et ce n’était sur son visage pas le cas. Il tenait vraiment à elle et ne voulait pas qu’un quelconque danger ne mette en péril sa vie ou celle de son enfant à naître.

La laissant entrer, la curiosité le démangeait. Savoir, comprendre, les explications qu’elle me donnerait me permettrait peut-être de faire le point et de pouvoir plus ou moins agir, et prendre une décision pour faire payer le responsable. Car il devait forcément en avoir un, Myla n’étant pas le genre à se mettre dans un état pareil pour rien. Orfeo ne laisserait pas son amie en détresse sans lever le petit doigt. Sa requête lui parut étrange, cependant, venant d’elle, il avait parfaitement compris qu’ils resteraient en termes amicaux. Enfin, c’est ce qu’il croyait du moins, attendant la confirmation sur les lèvres de l’intéressée. Il savait comment Myla réagissait, il fallait lui laisser le temps de se remettre avant d’avoir une quelconque explication, alors … il dut se montrer patient, bien que ses poings s’étaient inconsciemment serrés par colère de ne pas comprendre, ne pas savoir. Mis sur le fait, incrédule, face à une situation dont il ne savait pas quoi faire ni quoi dire. En était-elle la principale cause également ? Il l’avait repêché de la noyade, ne pouvait s’empêcher de penser à cette éventualité d’une personne angoissée qui tenterait de mettre fin à ses jours juste pour … alarmer, alerter quelque chose, quelqu’un.

« Euh, oui pas de problèmes. Il y a de la place dans mon lit si tu veux »

Heureusement qu’il avait lu des livres pour comprendre cette si étrange gente féminine. Seul problème : il appliquait tout ou presque à la lettre sans réfléchir, sans se demander si lui ça le gênait ou non. Trop gentil, trop… naïf. Viendrait un jour où une femme lui arracherait le cœur sans qu’il ne s’en soit rendu compte, sans qu’il n’ait le temps de réagir. Mais laissons-le être aux pieds de ces demoiselles, être un homme aimable et serviable plutôt que ces hommes qui n’aimaient pas les femmes et le leur faisaient bien comprendre, usant de force et de violence avec arrogance. Pourtant, Orfeo, en entendant les propos de Myla, ne put s’empêcher de s’énerver un peu. Il ne comprenait pas la situation qui se plaçait devant lui, encore moins qu’une femme enceinte ne soit aussi écervelée pour vagabonder seule dans la rue.
Elle voulait lui parler, se confier. Ce fut le moment où il la suivit, sa main prise d’assaut dans la salle de bain. Mais avant même qu’elle n’ouvre la bouche, Orfeo mit une chose au clair, qui lui brûlait les lèvres.

« Mais qu’est-ce que tu faisais à tourner dans la ville ainsi ! Dans ton état ! Tu es complètement inconsciente ! Et ton bébé ! Myla, tu ne peux pas te permettre de te mettre en danger ainsi, il aurait pu t’arriver n’importe quoi ! »

N’importe quoi. Il ne voulait même pas imaginer quoi, même pas se poser la question sur ce qui aurait pu vraiment se passer si le hasard, si la jeune femme avait été au mauvais endroit, au mauvais moment. Il ne l’acceptait pas, cette inconscience, reflétant certainement un état de faiblesse de sa part, état de laisser-aller latent, comme cherchant à alerter que la situation actuelle n’était pas celle souhaitée. Myla n’allait certainement pas très bien actuellement, Orfeo avait donc fait quelques reproches sans pourtant la gronder, ou lui hurler dessus. Agacé, inquiet, le sorcier ne cherchait qu’à lui faire prendre conscience de ses agissements. L’écouta ensuite. Un homme était responsable. Il se souvenait parfaitement de Maarten, et de tout ce qu’elle avait pu lui dire. Alors, tandis qu’il lui montrerait l’emplacement des serviettes de toilette (bien que ce fut inutile puisqu’elle devait connaître son appartement mieux que lui), il croisa les bras, prenant appui contre le mur de la salle de bains, pensif. Les engrenages de l’amour et lui, cela faisait deux. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi Myla se mettait autant de cet état pour un homme, pourquoi elle se cassait la tête plutôt que d’abandonner et passer à autre chose. Orfeo était pourtant compréhensif… mais n’avait jamais vécu ce genre de situation. Quant à la fiction, il ne la rapprochait pas de la réalité pour se faire à l’idée. Mais un flot de questions le submergea tandis qu’elle lui expliquait qu’ils avaient tous deux « dérapés ». Pardon ? Partant au quart de tour, tout fusa, d’un coup.

« Comment ça vous avez dérapé ? Il t’a frappé ? Il t’a fait du mal ? je veux que tu m’expliques ce qu’il s’est passé Myla. Et si jamais tu veux que je lui règle son compte… tu sais très bien que je n’hésiterai pas à le faire. »

Un mot, une requête, et Orfeo irait frapper l’intéressé, sans se poser de questions. Parce que Myla comptait trop pour lui pour qu’un crétin ne la détruise.
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MessageSujet: Re: Something tells me I’m not alone [Myla]    Mer 5 Nov - 5:08


Something tells me I’m not alone

Orfeo, l'inquiet, c'était tellement habituel que maintenant cela me faisait sourire. Avoir un ami tel que lui cela n'a pas de prix, et cela va dans les deux sens, s'il avait un problème, il pourrait toujours compter sur moi quitte à me prendre une bonne raclée. Orfeo, le galant, lisant des livres sur les femmes de notre époque, sur ce qu'il fallait faire pour être "galant" en ne trouvant rien à redire à tout ceci, appliquant tout à la lettre comme si c'étaient les tables de loi écrite de la main de Dieu. En me disant qu'il avait de la place dans son lit le pensait-il réellement ou le faisait-il parce qu'un de ses livres disait que les femmes sont des princesses à qui il ne faut rien, leur refuser? ça seul lui le sait et il ne me le dirait sûrement pas si je le lui demandais.

Avant d'aller dans la douche, il m'avait passé un petit savon, petit oui, car sa voix ne semblait pas réellement être en colère, il se contentait de parler et non de crier, de hurler, ou de donner la moindre impression de colère. Ses paroles étaient toutes véridiques, encore une fois pleine de sagesses et montrant bien là le chef des pompiers -tout autant que l'ami- qu'Orfeo était. Il aurait pu m'arriver n'importe quoi, en effet, j'ai souvent trop le don de me reposer sur ma magie, de me dire que puis-ce que celle-ci est ma force, qu'il ne peut rien m'arriver, faux, totalement faux surtout en ce moment. Laissant passer cette leçon de morale, j'avais continué en enchaînant sur Maarten pendant qu'il me montrait -encore- serviettes et que j'entrais dans la douche tout en parlant. La réaction fut quasi immédiate, bien plus forte que la précédente. Comment ça vous avez dérapé ? Il t’a frappé ? Il t’a fait du mal ? je veux que tu m’expliques ce qu’il s’est passé Myla. Et si jamais tu veux que je lui règle son compte… tu sais très bien que je n’hésiterai pas à le faire.Non, en effet il n'hésiterait pas et se ferait sûrement démonter en beauté. Cette pensée me glaça le sang instantanément imaginant Maarten se transformant en chien-loup contre mon pauvre Orfeo qui n'aurait sûrement pas le temps de répliquer la moindre magie. Le Scarloo... y penser me faisait rappeler la soirée où le néerlandais, c'était transformer de rage sous l'assaut de l'ordre de me tuer s'il ne m'aimait plus. Non...Enfin oui... Mes paroles n'étaient pas très claires, moi non plus je n'y comprenais pas grand-chose. Non, il ne m'avait pas fait de mal? Non, je ne voulais pas que mon ami aille lui régler son compte? Ou bien oui il m'avait fait du mal et oui je voulais qu'Orfeo aille lui régler son compte? Même pour moi tout ceci était confus. Mon front s'était posé contre la paroi de la douche, hésitant même à s'y claquer pour remettre les diverses idées et pensées dans le bon ordre. Je veux dire, Oui, il a été violent en quelque sorte. Dans ses mots, dans ses gestes, mais comme d'habitude quoi. Il ne m'a pas blessée, il ne m'a pas frappé non plus. Bon... il y a peut-être un bleu sur mes fesses à cause du fait qu'il m'est fait tomber, mais n'allons pas jusqu'aux petits détails.

L'eau dégoulinait le long de mes cheveux emportant avec elle le souvenir de la nuit passée. Mon front se détacha de la paroi pour se tourner vers mon ami. Je... Je lui ai demandé de me tuer à un moment, il a failli le faire. En disant cela c'était comme jeter un pavé dans la mare, c'est comme allumer un feu en plein devant son nez. Je sais très bien ce à quoi il est en train de penser là, il repense à cette journée où il m'a sauvée et se pose de sérieuses questions sur le fait que ce soit réellement un accident. Il ne l'a pas fait parce que j'avais posé une condition,le faire seulement s'il ne m'aimait plus. Est-ce que ceci allait empêcher le sorcier de s'énerver? J'avoue avoir de très forts doutes sur ce coup-là.

Je coupe l'eau et sors de la douche, m'enroule dans une grande serviette de bain et en prend une autre pour mes cheveux. Mon regard n'ose croiser celui de Orfeo trop honteuse que cela. Il attend la suite, ça c'est certain, mais que lui dire? Je me pose devant lui toujours sans lever le regard, comme une enfant attendant qu'on lui donne sa punition. C'est cela qui est marrant avec lui, c'est que la Cate rebelle et insolente n'existe pas, ou pratiquement pas, non lui connaît la Cate fragile et instable mentalement, celle que Maaten oublie souvent qu'elle existe me prenant trop souvent pour une folle dominatrice et tortionnaire. Je crois que j'ai fait une grosse bêtise Orfeo... Je suis retombée dans ses bras. La voilà la vérité, c'était tout ce qu'il y avait à dire à la base, c'est tout.

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MessageSujet: Re: Something tells me I’m not alone [Myla]    Mar 11 Nov - 23:11

« Pardon ? »

Comment ça, il l’avait frappé ? Comment cela ? Orfeo la regarda, incrédule, sans comprendre. Non, il ne parvenait pas à se mettre dans la tête qu’une femme aussi intelligente que Myla se jetterait dans la gueule du loup ainsi, mesurant parfaitement les conséquences de ses actes. Je ne savais comment réagir face à cela. Je ne savais même pas ce qui lui prenait de se mettre ainsi face au danger sans réfléchir. Il ne réagissait pas verbalement à chacune de ses explications, mais il y avait sur son visage comme une furieuse envie de cogner le gars, même s’il ne le connaissait pas, même s’il se mêlait d’affaires ne le concernant pas. On ne touchait pas à Myla, point barre. Amant, mari, ami, frère, père… quel que soit le statut et l’importance aux yeux de la jeune femme, Orfeo ne faisait pas de différence. Et ne comprenait pas non ses réactions. Si en plus elle l’encourageait à se faire tuer … était-elle vraiment suicidaire ou non ? Il se le demandait franchement, depuis cette noyade d’où le doute persistait. Et maintenant ça… l’

« Non mais … tu es cinglée ? »

Elle avait osé, sachant certainement ce qu’elle devait faire. Orfeo, pour n’avoir que cette vague idée de ce qu’était l’amour, pouvait envisager la possibilité. Mais il ne comprenait pas lui-même, pour n’avoir jamais ressenti de sentiments pareils. Il imaginait seulement, ce choix que pourrait soumettre une personne à l’élu de son cœur, uniquement par défi, sans avoir d’idées à l’avance des conséquences ; car la vie est bien terne si l’on n’y côtoie pas l’amour, si l’on n’a pas cette chance de tomber sur cette personne qui fera battre votre poitrine à l’en arracher. L’amour n’est rien d’autre qu’une promesse, que personne ne peut comprendre. La promesse que jamais il ne lui arrivera le moindre tort, que la personne aimée sera toujours protégée, quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe. Même les plus mauvaises influences, même le poids des années ne pourra le changer. Une chose si puissante, qu’Orfeo voulait le connaitre et le vivre.
Il ne bougea pas d’un pouce, campé contre le mur. Il attendait la suite de son histoire, impatient. Du reste, il avait toujours considéré Myla comme un jeune oiseau qui ne parvenait pas à prendre son envol. Etrange, venant de sa part, plutôt lui qui devait l’être, mais dans ce cas bien précis, il s’était fait une promesse à lui-même de protéger Myla et son enfant à naître. Qu’elle le veuille ou non, qu’elle l’accepte ou non, quand à Maarten, il n’avait pas le choix de toute manière, Orfeo se promettait d’être toujours présent pour elle. Myla, c’était sa meilleure amie, et il n’était pas question ou même envisageable qu’il lui arrive le moindre mal. Sortant de sa douche, elle prit le temps de se préparer, connaissant parfois la disposition des affaires mieux que lui-même, avant de reprendre. Sa réponse ne se fit guère attendre, Orfeo n’ayant pas la langue dans sa poche et se montrant toujours des plus francs et honnêtes, surtout avec les personnes qu’il appréciait.

« Ah bah, pour une bêtise, c’en est une. »

Une bien belle bêtise. Orfeo ne se rendait même pas compte qu’il agissait à l’identique : par amour pour son frère, il était prêt à le haïr aussi fort que l’aimer. Par amour pour Rafael, Orfeo ne pourrait totalement se détacher de lui ou le fuir. Il revenait à lui alors qu’il savait très bien que chacune de leurs rencontres finissaient mal. Il savait, mais ne pouvait s’en empêcher, répondait à ses appels et venait. Parce qu’au fond, malgré le fait qu’il l’ait brûlé, malgré le fait qu’il ait choisi sa fiancée plutôt que son frère, malgré le fait qu’il lui ait causé du tort, il l’aimait. C’était son frère, et rien, pas même la haine et le mépris ne pourraient les séparer. Ils reviendraient toujours l’un vers l’autre. Au fond, c’était peut-être la même potion à adopter. On pouvait se causer du tort, cependant l’amour était une promesse que quoi qu’il arrive, même le pire, cette personne serait là ce jour-là, envers et contre tout. Orfeo ferait n’importe quoi pour son frère si jamais on se permettait de toucher un seul de ses cheveux. Pour Myla aussi, il ferait n’importe quoi, serait même là le jour de son accouchement si elle le lui demandait. Il ferait tout pour elle.

« Je te le redemande Myla… tu veux que je le cogne ? Je peux lui faire la peau sans problèmes, et tu verras que tu n’auras plus à t’inquiéter de lui. Qu’il t’aime ou non, te faire du mal, même verbalement ou je ne sais quoi d’autre… je ne l’accepte pas. »

Qu’elle le sache bien, qu’elle s’en souvienne également. Orfeo ne jouait pas. Dans ses propos, dans le ton de sa voix, il n’y avait pas l’ombre d’une plaisanterie. Il avait peur pour elle, peur qu’elle laisse cette violence l’envahir, se laissant submerger, attendant un point de rupture. Peut-être cherchait-elle un électrochoc pour revenir à la vie, pour se ressaisir. Dans l’ombre de ce doute, il ne savait comment faire ou réagir, ni même le lui demander, sachant parfaitement qu’il manquerait de tact une fois la conversation engagée. A la place, dévoiler sa propre angoisse fut la meilleure idée qu’il eut. Pour lui montrer qu’au fond, la situation n’avait pas l’air bien normale.

« Myla … tu m’inquiètes. »


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