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 We all think we’re going to get out of debt [Connor]

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MessageSujet: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Sam 25 Oct - 22:50

Le passé rattrape le présent. Que l’on cherche à l’enfouir ne fait que ralentir sa lente progression vers l’actuel. Plus il pèse, et plus douloureuse en est la chute. Peut-être importe quand, où, ni comment, s’il n’est pas suffisamment bien dissimulé, quelqu’un prendra une pelle et cherchera la piste de terre fraîchement retournée. Surveillez ses arrières est nécessaire, si ce n’est vital : plus la malle est lourde et encombrante, plus la discrétion se fait difficile. Une âme malveillante sera toujours derrière, épiant les moindres faits et gestes, cherchant ce qui pourrait l’intéresser, ce qui pourrait être compromis. Puis commence le chantage : les informations acquises, les preuves à l’appui, le passé est révélé. La victime n’a donc plus d’autre choix que d’obéir et espérer que l’âme malveillante suivra ses propres règles. Mais le mal n’a pas de règles, il les transgresse quand bon lui semble, quand il en tire un avantage. Le pauvre petit oisillon, avec ses petits secrets, pris en cage n’a pas d’autre choix que d’emprunter sa voie, de se laisser imprégner par lui, et devenir aussi malfaisant que le chanteur. Résoudre le mal par le mal.

Aeryn n’y avait pas échappé. Coincée comme un oiseau en cage, elle devait maintenant obéir ou se faire dénoncer. Hors de question, la fille Elyatis n’allait pas se laisser abattre, et elle finirait par trouver à un moment ou un autre un moyen pour faire taire son chanteur. Patience et longueur de temps, la grecque ne se laisserait pas humilier aussi impunément. Pour oublier cette difficile journée, elle passa dans un bar, au Masquerade, d’où elle commanda un verre. Fort. Sans se douter au premier abord qu’on l’avait suivie, persuadée d’avoir vérifié régulièrement derrière elle. Malgré l’atmosphère plutôt légère de l’établissement, Aeryn se sentait quelque peu observée. Quelqu’un la surveillait. Pourtant, lorsqu’elle se retourna pour observer les différents clients, rien ne lui sembla suspect. Certainement son imagination qui lui jouait des tours. Il fallait espérer que ce ne soit que cela. Isis n’avait l’air d’être de service ce soir, un visage connu aurait pu aider. Machinalement, elle ne cessa pourtant pas de se retourner, en toute discrétion néanmoins. Le gars qu’elle avait mis dans ses draps était dangereux, Aeryn l’avait compris en trouvant l’attirail d’armement dans la commode, endroit qu’elle n’aurait jamais dû découvrir. La tentation avait été trop forte, tout comme les documents éparpillés sur le bureau qu’elle s’était empressée de photographier pour les envoyer au maître chanteur. Sentant que cela devenait dangereux, elle avait filé, quittant la résidence en évitant les caméras avec soin. Et maintenant doutait de sa vigilance. Rentrer dans un bar avait été, à cette heure de la soirée la meilleure idée possible, plutôt que d’aller directement chez elle. Coïncidence ? Certainement pas. Ce n’était pas la première fois qu’Aeryn mentait, fuyant comme une voleuse. Exception cependant pour ce cas où rien ne montrait qu’elle avait pu mal agir, hormis peut-être la dague plaquée contre sa cuisse dans un fourreau. Cadeau de son défunt père. Du reste, rien pour la trahir.

Aucun mouvement suspect, rien ne sortant de l’ordinaire. Rien pour l’alerter Ce qui lui mis la puce à l’oreille : l’agresseur fondu dans la masse de clients se faisait discret, attendant patiemment. Nul moyen de connaître son identité cependant. Aucun visage ne lui parut familier, même pas le chauffeur ou les gorilles effectuant leur ronde tournant autour de la résidence. Un homme dans l’ombre. Et puis elle croisa ce regard. Instantanément, Aeryn comprit. Ses prunelles étaient celles d’un mercenaire, entraîné à tuer de sang-froid. Les yeux d’un homme ayant rencontré la mort. Provoqué. Causé.
Il avait compris qu’il était repéré. Trop tard pour faire machine arrière, chaque seconde s’écoulant rapprochait son action. Inévitablement. Aeryn se sentit piégée. Bientôt morte. L’air de rien, la grecque reposa son regard au comptoir, cherchant une échappatoire. Si elle restait accoudée au bar, il n’agirait certainement pas devant tous les clients. Si elle sortait du champ de vision de tous, elle était finie. Il attendrait. Patiemment, jusqu’à la fermeture de l’établissement si nécessaire. Cet homme n’était pas le genre à laisser sa proie l’échapper.
Bruit de chaise. Il s’était levé, elle était certaine que c’était lui. N’osa pas bouger d’un pouce. Tourna lentement sa tête sur le côté, pour ne pas le perdre de vue. Evaporé, disparu de son champ de vision. Où était-il ? Lorsque le froid de la lame fit suinter le sang dans son cou, elle comprit. Les angles morts n’existent pas que pour les caméras. Les clients croiraient certainement à une étreinte, l’assaillant camouflant sa fine lame aux yeux de tous.

« Dehors »

Se levant péniblement, l’homme la prit par la taille, bloquant son bras, l’invitant à le suivre, pressant fortement ses membres pour qu’elle ne puisse s’échapper. La lame, elle, trainait certainement au niveau de sa cuisse ou de son abdomen, prête à être enfoncée au moindre mouvement de la métamorphe. Cherchant un regard dans la salle, son champ de vision se réduisait à mesure qu’ils s’approchaient de l’encadrement de la porte. Il ne restait peut-être que deux ou trois clients, probablement trop enivrés pour voir ce qu’il se passait. Tant pis, ne rien faire serait une condamnation. Le coup de pied tapa le tibia masculin du plus fort qu’elle le put pour chercher à se dégager. Récidive de l’autre qui enfonça sa lame dans la cuisse d’Aeryn, qui hurla, se débattant pour qu’il lâche. Ce dernier la poussa alors vers la sortie, énervé, main dans son cou, forçant la marche, cette fois en se moquant des apparences.

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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Dim 2 Nov - 11:36

Peut-être que tout cela était finalement que la simple conséquence de ses excès. La drogue, l’alcool, le sexe, les ennuis, la résistance, son plan… tout ce dans quoi Connor se perdait ou s’était perdu à moment. Finalement il se foutait du pourquoi parce que la solution ne s’y trouvait pas, seul le temps pouvait faire s’améliorer les choses ou au contraire les empirer.  Peu importe, le garagiste avait décidé de prendre de la distance avec tout ce qui lui causait des problèmes actuellement. Il appliquait une politique de lâcheté pure en faisant l’autruche, fuyant les contraintes l’espace de quelques jours. Le Texan avait fait le mort, il s’était arrangé pour devenir aussi invisible que possible. Et dans ce genre de moment il trouvait du réconfort dans la compagnie d’un vieil ami, un bourbon savoureux qu’il se plaisait à faire tourner au milieu des glaçons trônant dans son verre.
La seconde étape aurait été de voir Ruby, passer un moment en sa compagnie que se soit en amis ou en amants. Cette fois peut-être auraient-ils seulement parlés, parce qu’elle était la seule à qui il pouvait dire les choses sans être jugé encore et encore. C’était l’activité favorite des femmes à son égard : le jugement. Roxanne la glaciale et Cordélia l’incendiaire en tête, mais il avait eu sa dose lors de cette malencontreuse confrontation des deux femelles avec lui au milieu. Et comme un ado après une cuite un peu rude à surmonter il avait dit : « plus jamais », tout en sachant qu’il se mentait. La succube n’aurait qu’à battre des paupières et le caresser stratégiquement pour qu’il cède. Voilà où résidait toute la difficulté de n’être qu’un homme.
 
Le Cabaret offrait une ambiance divertissante et si l’endroit n’était pas ce que l’on qualifierait de calme c’est pourtant là que Connor trouvait le meilleur semblant de tranquillité. Il avait pris la résolution d’être hermétique à toute tentative de prise de contact avec lui, ne répondant à aucune œillade et affichant son air le plus renfrogné. Il n’y avait guère qu’à l’emmerdeuse sur haut talon que ce genre d’attitude pouvait plaire, de toute façon elle était folle – de son corps surtout – donc il ne fallait pas essayer de trouver une quelconque logique à cela. Le garagiste était là pour oublier et pourtant ses emmerdes étaient comme en train de graviter autour de lui, flottant sous forme d’un nuage qui rendait la vision alentour relativement floue. A moins que ça ne fut la conséquence de ce deuxième verre qu’il venait de finir de savourer.
Plaquant un nouveau billet sur le comptoir il s’adressait au seul serveur masculin de l’établissement pour s’assurer que cet échange reste pur en testostérone. Point d’œstrogène en contact avec lui où son verre ce soir. L’alcool lui montait un peu à la tête, depuis son sevrage sa tenue de l’alcool n’était plus aussi fiable. Et malgré cela en plus de sa ligne de conduite fixée pour les jours voir semaines à venir le Texan ne pu passer à côté de la présence d’une jolie brune deux tabouret plus loin, elle aussi au comptoir. Contrarié par sa faiblesse à ne pas savoir faire totalement abstraction de la gente féminine Connor décidait de se concentrer sur le spectacle… Des danseuses.
 
Un soupire de lassitude venait de lui échapper, il était définitivement cerné par le sexe féminin et surtout bien trop réceptif à leur présence. Se retournant une nouvelle fois face au bar, il contemplait alors les bouteilles qui trônaient sous des néons, c’était du plus bel effet. Sa gorge était agréablement réchauffée par les arômes du bourbon et il se focalisait sur cette sensation. Mais cela ne fut pas suffisant, il avait perçu du mouvement sur sa droite, la jolie brune venait d’être rejoint par un homme dont il valait mieux ne pas être l’ennemi. Bien qu’il fut un peu alcoolisé, l’instinct de l’ex-junkie ne lui faisait pas défaut, aussi il vit clairement briller la lame d’un couteau sortit de son étui. Du coin de l’œil il observait furtivement la scène, encore un de ses vieux trucs de flics qui lui rappelait qu’à une époque il avait été respectable.
Et s’il en voulait aux femmes d’être si puissantes vis à vis de sa personne, il ne supportait pas qu’on les malmène. L’homme venait d’empoigner cette brune avec la discrétion et la précision d’un tueur aguerrit pour ne pas attirer l’attention. Manque de chance pour le garagiste autant que pour cet homme, le Texan lui avait compris que la suite des évènements n’étaient pas en faveur de la donzelle. Ils se dirigeaient vers la sortie et Connor les suivait du regard. Il devait rester assis là, chacun sa merde dirait un petit diable au dessus de son épaule gauche, alors que sur la droite un ange éméché lui dirait que cette femme avait besoin d’aide. Sauf qu’il n’était pas le chevalier venant en aide des demoiselles en détresse… Où quand il le faisait il finissait par se rendre compte que les demoiselles en question étaient vraisemblablement de vraies badass simplement en mauvaise position.
 
Il lui avait fallu quelques secondes pour peser le pour et le contre, il n’avait pas nécessairement envie d’avoir une mort de plus sur la conscience si jamais il apprenait que la jeune femme avait été retrouvé morte. Aussi il terminait son bourdon d’une traite, ce qui le frustrait quelque peu pour un breuvage de cette qualité, et s’engageait à son tour vers la sortie en se maudissant déjà pour ce choix. La jeune femme et l’homme qui la tenait près de lui arrivaient à proximité de la porte de l’établissement. La brune lui assenait alors un coup dans le tibia et l’autre répliquait vivement à en croire le cri de douleur de sa captive. Les apparences n’étaient désormais plus à sauver et le type agissait sans ménagement. Il était armé et Connor lui avait laissé son précieux flingue dormir tranquillement. Ne lui restait donc plus qu’à se débrouiller avec les moyens du bord, à savoir son alcoolémie qui pouvait lui être bien utile afin d’agir stupidement et ses connaissances en matière de combat.    
Maintenant qu’il s’était mis en tête d’aider la jeune femme il ne pouvait pas reculer, c’était plus lâche que ce qu’il pouvait se permettre. Sortant à son tour du Cabaret il affichait son sourire le plus con qu’il avait dans sa panoplie et s’adressait à l’homme « Ah ah elle a pas été sage ? Tu sais les dresser toi au moins… » il agissait comme le dernier des poivrots et feintait de se rallier à la cause du désagréable individu, un mercenaire payé pour faire le sale boulot à n’en pas douter. « Il faudrait que j’apprenne à faire ça. » poursuivait-il en riant tout en s’approchant « Tu la tiens comment ? » l’autre semblait perdre patience, anticipant que ça se retourne contre lui Connor mit un coup de tête à l’homme. Grâce à l’effet de surprise et la douleur infligée il avait lâché la jeune femme, cependant il n’était pas de la meilleure humeur qui soit et couteau en main s’avançait vers le garagiste décidé à lui faire passer le goût de l’héroïsme. Le Texan s’adressait alors à la brune « La moindre des choses serait de me fournir une arme si possible… » en plus de cela ce foutu mercenaire avait la tête dure ! « Notez qu’une lime à ongle ne me sera d’aucune utilité. » précisait le garagiste. Même dans un tel moment il pouvait affirmer son machisme, mais là il avait le droit étant donné qu’il était en bonne voie pour se faire cogner, chose qu’il ne laisserait pas arriver sans répliquer évidemment.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Mar 4 Nov - 3:05

Se mettre dans de sales faisait partie des habitudes d’Aeryn. En général, elle parvenait toujours à se sortir des mauvaises situations par une préparation minutieuse de son échappatoire. Le hasard, la chance ne faisaient pas partie des facteurs pour la sauver, ne jamais miser sur des probabilités non plus, mais sur ses propres atouts, ses propres chances. Depuis le temps qu’elle agissait ainsi, l’expérience aurait dû l’aider à s’échapper aussi facilement que pour les fois précédentes. Sauf que certains paramètres n’avaient pas lieu d’être la dernière fois. Le lieu était dangereux, l’intéressé également, et les échappatoires demeuraient étroites. Il n’était pas question de voler de l’argent, mais des informations, valeur d’autant plus dangereuse susceptibles de signer son arrêt de mort. Le chantage avait ce mauvais côté-là, évidemment… elle regrettait déjà d’avoir été piégée et de pouvoir en sortir comme elle le voulait. Quand l’homme la fit sortir du bar, elle se demanda clairement comment se dépêtrer de la situation. Se défendre ne serait pas un problème, la question était plutôt : allait-elle s’en sortir ou non ? La situation ne jouait nettement pas en sa faveur, l’homme, armé, n’allait pas la laisser s’en sortir aussi facilement. L’impulsivité d’Aeryn jouait pourtant de son côté, décidée à ne pas se laisser malmenée sans rien faire. Le coup partit, la récidive également, Aeryn ne put s’empêcher de crier sous la douleur. Métamorphe, elle ne se s’inquiétait pas quant à la cicatrisation, ce n’était qu’un coup de couteau après tout. Sa fuite fut rapidement avortée lorsqu’elle se fit embarquer par la nuque, sans échappatoire si elle ne voulait pas étouffer. Au moindre écart sa main se serrait un peu plus sur son cou jusqu’à ce qu’elle cesse. Ses yeux dans les siens, elle voyait ce regard, celui que son père lui avait dit de regarder. Sentant son sang se retourner, elle sut, au moment où ils se regardèrent, qu’il allait la tuer. Peut-être pas tout de suite, mais cela finirait par venir. Elle ne partirait pas avant d’être un cadavre, abandonnée sur la route ou au détour d’une ruelle. Pourtant, en connaissance de cause, elle ne se sentit pas plus effrayée que cela. Incroyablement calme, anormalement même. C’est souvent ainsi que l’on souhaite mourir non ? Calmement, un souvenir apaisant au bout de la mémoire et ne rien ressentir… ce qui n’arriverait pas à Aeryn. A toujours côtoyer la mort, elle finirait bien par la foudroyer un jour ou l’autre.

Un poivrot. Un poivrot allait la sortir d’affaire. Faut le faire, faut le voir pour le croire. Démarche digne des buveurs du dimanche, quelques petits verres dans le nez ne lui avaient pas pour autant fait perdre sa lucidité encore percevable. L’inconnu semblait savoir ce qu’il faisait,  la boisson lui donnait certainement le courage pour passer à l’acte. Sa porte de sortie, son échappatoire ; à croire qu’une bonne étoile veillait sur elle. Rachel était là, quelque part avec elle. Pour elle. Elle voulut y croire, se cramponnant à cette idée-là. En tout cas  il avait l’air décidé à provoquer son agresseur, et y tenait même. Un coup bien amené le fit lâcher, Aeryn put de nouveau respirer normalement, cependant n’eut guère le temps de se remettre de ses émotions qu’il ne fallait pas attendre que l’autre reprenne ses esprits trop rapidement. S’emparant de son long couteau, elle le tendit à Connor. Il avait plutôt la taille d’un couteau suisse, mais son tranchant donnait de mauvais souvenirs à celui qui se faisait découper sous la lame. Très bonne alliée en cas d’agression, elle n’avait eu le temps de s’en emparer à temps pour récidiver, la portait toujours sur elle en cas d’agression. Aeryn n’avait jamais aimé les armes à feu, trop bruyantes, trop suspectes. Un couteau planté au bon endroit suffisait à faire des dommages plutôt considérables, inutile d’en demander davantage. Sans dire un mot et surtout sans riposter vu le moment, Aeryn se garda bien de faire un commentaire. Il lui semblait avoir la situation en main, pas mal pour un ivrogne, elle n’aurait pas fait mieux. Elle n’aurait surtout pas fait, cadavre au fond d’un égout, c’est ce qui l’attendait avant que l’homme ne se mette à intervenir. Sans qu’elle ne demande quoi que ce soit, il allait régler son compte à l’opportun et le faire regretter de l’avoir attaquée. Aeryn se doutait qu’il se remettrait à sa recherche, cependant elle aurait filé bien loin avant que sa piste ne soit retrouvée. Se cacher, c’était, au fond, ce qu’elle avait souvent fait. Cela ne changeait pas beaucoup par rapport à d’habitude.

« Merci »

Ce gars, qui qu’il soit, l’avait sorti d’affaire. Sorti d’une embûche à laquelle elle n’avait pas du tout d’issue de secours. Une dette, elle allait lui être redevable de quelque chose, un service, quelque chose, mais ne pourrait prétendre partir, l’air de rien ainsi. Sa fierté et son honneur étaient en jeu, alors, plutôt de le laisser filer, elle voulut le garder un peu sous le coude. Lorgnant sa cuisse, elle vit que la plaie commençait à coaguler, une aubaine.

«Je vous offre un verre ? »


HJ : j’ai volontairement laissé la fin de la baston entre l’agresseur et Nonor dans le flou, suivant ce que tu voulais. Sinon je peux apporter davantage de précision si nécessaire ;)
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Lun 10 Nov - 11:08

C’était ridicule de prendre la résolution de rester éloigné de toute trace d’œstrogène pour éviter les ennuis qui sont inévitablement associés à la gente féminine, et de se retrouve à l’extérieur du Cabaret pour jouer les poivrots redresseur de torts. Encore une fois le paradoxe Connor Blackpearl œuvrait dans une logique qui lui était propre. Lui même ne se comprenait pas toujours et ne cessait d’être partagé entre deux feux. Quelle était la bonne conduite à tenir ? Une éternelle question pour lui où se mélangeait son intérêt personnel plutôt exacerbé au souvenir poignant de l’homme qu’il avait été un jour, d’avantage tourné vers les autres et surtout leur sécurité.
Agissant avec autant de stupidité que d’assurance le Texan venait de faire jouer l’effet de surprise en sa faveur. Le coup infligé à l’agresseur de la jolie brune venait de reculer en grimaçant de douleur, probablement bien sonné par ce coup de tête bien placé. Mais sachant bien qu’il n’allait pas s’en tenir à prendre la fuite, Connor sollicitait celle qu’il venait de sortir d’un mauvais pas. Par chance elle n’était pas une de ces potiches tétanisées juste bonnes à hurler de peur, et eu la réactivité nécessaire pour lui fournir une arme. Le couteau se révélait être un bon allié alors que le garagiste usait de ses connaissances en combat au corps à corps pour venir à bout de l’agresseur.

A priori le mercenaire avait eu des instructions claires sur la conduite à tenir et sans doute sur la discrétion dont il était tenu de faire preuve. La lutte ne durait pas longtemps avant qu’il décide de partir non sans un regard plus noir que la ruelle dans laquelle il s’engouffrait d’un pas rapide. L’ex-junkie lui avait sans doute cassé le nez avec un coup de coude mais l’autre avait eu le poing lourd et sa mâchoire était bien endolorie. Une fois le mercenaire hors de vue Connor avait rendu son arme à la jeune femme. Au moins elle était polie et le remerciait ce à quoi il répondit par un petit sourire amusé « Il y a de quoi. ». Il n’allait pas dire « De rien. » parce que force était de constater que ça n’était pas rien justement.
Faisant bouger délicatement sa mâchoire de droit à gauche, l’ouvrant et la fermant délicatement le garagiste haussait les épaules à la question de la brune « C’est pas de refus. ». Se palpant le côté gauche du visage il grimaçait légèrement « Vous me devez probablement un coquard et quelques jours à ne consommer que du liquide. » lâchait-il en regardant la jeune femme du coin de l’œil. Ils entraient à nouveau dans le Cabaret et cette fois aucuns tabourets ne les séparaient lorsqu’ils s’assirent au bar. « C’est fréquent pour vous les sorties du genre ? » demandait-il à la brune après qu’elle eu commandé deux verres.

L’observant avec plus d’attention le mécanicien était certaine que jusqu’ici elle était une totale inconnue pour lui. C’était un drôle de contexte pour une rencontre mais il ne pouvait nier que celle-ci était charmante. Non pas qu’il ne venait en aide qu’aux jolies femmes, elles avaient toutes le droit de vivre et d’être secourues si besoin, mais le genre de contre partie en retour n’étaient souvent pas de la même nature. Saisissant son verre aussitôt qu’il fut posé devant lui Connor le posait délicatement contre sa joue malmenée dans l’altercation « Il semblerait que ce type avait décidé de vous rayer de la carte, je me trompe ? » arquant un sourcil il tournait la tête dans la direction de la brune et lui tendait sa main libre « Connor Blackpearl, garagiste. ». Avec un peu de chance elle accompagnerait sa présentation d’un métier enchanteur. Stripteaseuse, danseuse, riche héritière… Chef dans un restaurant, enfin tout ce qui pouvait ravir un homme comme le Texan, en somme.
« C’est la première fois que je vous vois ici. » buvant une gorgée d’alcool il ajoutait ensuite « Certain que si nous nous étions déjà croisés je n’aurais pas oublié. » il eu un petit rire « Votre présence est plutôt frappante. ». Elle lui en devait une, aussi il était donc important de faire plus ample connaissance avec cette intrigante brunette. Cela ne relevait pas de la corvée loin de là et Connor avait remis au second plan ses belles résolutions de mâle échaudé par la gente féminine. Il lui en fallait peu finalement… Un peu de détresse, un regard profond, des traits harmonieux, une jolie silhouette et voilà qu’il s’ouvrait à nouveau. C’était peu être une erreur que de traîner à côté d’une femme qui visiblement s’attirait des ennuis, mais il était connaisseur en la matière et finalement elle avait plutôt l’air d’être simplement tombée dans un piège.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Mar 11 Nov - 23:14

Il avait un côté plutôt franc qui ne déplut pas à l’antiquaire. Au moins, quand il avait un truc à dire, il le disait, sans entourloupes. Aeryn pouvait lui être reconnaissante pour son acte, et c’est là où siégeait le problème : Elle se sentait redevable d’une dette qui ne s’effacerait pas tant qu’elle ne serait pas payée. Les Elyatis ne devaient de comptes à personne, ils s’acquittaient toujours de leurs dettes. Pas question que le service soit gratuit, il y avait systématiquement un retour derrière. Si l’inconnu ne sembla pas lui demander quoi que ce soit, Aeryn le lui fit rapidement remarquer, histoire de mettre les choses au clair. Personne ne le lui dirait à sa place, question de fierté. Qu’on lui réclame quelque chose la foutait de mauvais poil. Oublier, omettre, ça ne lui ressemblait pas, étant le genre à jouer cartes sur table directement. Sans entourloupes, sans esquives.

« Je vous suis redevable »

Point. Et elle paierait le prix nécessaire, même le plus fort. Que ce soit la semaine prochaine, dans un mois, ou une année, Aeryn n’oublierait pas tant qu’elle ne s’en serait pas acquittée, question d’honneur. Les hommes ne sont pas les seuls à en avoir, les temps avaient changé. Ce côté rude et un peu masculin démontrait l’influence du patriarche qui parfois l’avait considéré comme un garçon, ayant toujours voulu un fils. Il trouverait bien de quoi lui faire payer, après tout, ce connard parvenait à la faire chanter… c’est qu’elle avait une certaine utilité pour le coup. D’un sourire, elle tiqua à sa remarque, histoire d’alléger un peu l’atmosphère, même si elle resta mi-sérieuse, mi-amusée, ignorant comment il allait réagir à cela.

« Vous voulez vraiment que je règle ma dette à coups de soupes, purées et compotes ? »

Faire la cuisinière, pas trop son truc pour tout avouer. Toucher aux fourneaux n’avait d’utilité que lors de la préparation de plats grecs. Du reste, elle se débrouillait, mais pouvait se rendre un peu plus utile pour payer sa dette. Enfin, cela lui allègerait la tâche, et lui retirerait un certain poids en fin de compte. Prenant finalement place, elle se retrouva face à un Blackbush dont elle fut même étonnée d’en voir dans le coin. Ce whisky irlandais ne courrait pas les rues pourtant, encore moins à l’étranger. Se focalisant sur sa blessure qu’elle voyait déjà cicatriser, elle répondit ensuite à son interlocuteur, décidemment prêt à la connaître. Suivant les questions, elle répondrait. Pour d’autres, elle se tairait.

« Pas vraiment… en général j’évite les emmerdes de ce genre. J’ai manqué de vigilance. »

Et ça n’arriverait plus. Aeryn allait faire taire ce chantage, et vite, avant de se faire engloutir pour de bon. Cela commençait avec un, puis viendrait un autre et encore un autre. Jusqu’à ce qu’elle perde toute utilité. Ou qu’une affaire tourne mal, au choix. Il n’arrêterait pas. Alors elle devait contre-attaquer. L’incident était clos pour la soirée, et puis, demain était un autre jour n’est-ce pas ? Restant évasive quant à sa question, elle répondit poliment, sans pour autant entrer dans les détails.

« En effet, j’étais mal partie »

Ses affaires. Pas les siennes. Il n’avait pas à en connaître les raisons. S’il savait dans quelle merde elle se trouvait en plus, l’antiquaire allait finir avec une dette tellement grosse qu’elle ne s’en acquitterait jamais.

« Aeryn, antiquaire »

Pas vraiment riche. Les côtoyant par contre. Certains objets de sa boutique avaient rapidement rejoints les collections privées de riches familles. Pas de nom de famille par contre, pas envers les inconnus. Question de principe. Elyatis n’étant pas très connu, elle serait facilement repérable et identifiée avec aisance. Son accent grec la trahissait un peu, et il l’amusait.

« Ah oui ? Je reconnais que les grecques brunes ne courent pas les rues… mais je traine assez régulièrement ici pourtant. »

Et je finis plutôt mal en fait
Pas de risques à prendre avec un inconnu, même si elle lui en devait une. Pas la peine d’alourdir sa dette d’anecdotes croustillantes, Isis n’était pas là pour faire la commère et raconter combien de fois Aeryn avait quitté l’établissement en ne marchant pas droit… ce soir, elle se tiendrait tranquille, une promesse qu’elle se faisait à elle-même.

« Frappante ? Je dirais que la vôtre est plutôt ... indispensable »

Parce que sans lui, elle serait ce joli cadavre en putréfaction dans la poubelle de la ruelle d’à côté. Cette pensée ne la fit même pas frémir d’horreur, grande habituée de ce genre d’incidents. Son père n’avait jamais su, mais elle l’avait pris en flagrant délit un soir, en train de jeter un sac poubelle dans le fleuve. Pas besoin d’avoir plus de dix ans pour comprendre ce qu’il venait de faire. Il lui avait dit d’attendre sagement dans la voiture, comme à son habitude, la petite fille n’en avait fait qu’à sa tête et avait été témoin d’une scène qui n’aurait jamais dû s’ancrer dans son esprit. Un souvenir parmi tous ceux que la demoiselle avait vu. La mort ne la faisait même plus reculer, y faisant face avec une certaine indifférence.
D’un regard, elle contempla son verre vide. Encore une fois, le liquide avait été terminé trop rapidement. Elle attendrait un peu avant de relancer la tournée, au moins que son acolyte termine le sien.

« Et vous alors, ça vous arrive souvent de défendre la veuve et l’orphelin ? En tout cas, vous savez vous y prendre »

L’antiquaire ne se gênait pas pour gratter la surface de ce dont elle avait été témoin, histoire de voir, de tester. De connaitre, d’en savoir un peu plus. Juste comme ça. Certaines informations sont toujours bonnes à prendre.

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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Lun 17 Nov - 11:33

Redevable cette jolie brune l’était sans conteste. Mais Connor aurait presque été tenté de laver sa dette immédiatement pour éviter toute complication. Elle était une femme, une jolie femme et ça n’augurait rien de bon. C’était une relation de cause à effet, une réciproque incontournable comme il en existait beaucoup en mathématique. D’ailleurs à bien y réfléchir il n’avait jamais excellé dans cette matière. Paradoxalement la physique et la chimie étaient d’avantage ses alliées. Mais le Texan avait quitté les bancs de l’école depuis un bon moment maintenant et pour l’heure il venait d’accepter le verre gracieusement offert par la demoiselle précédemment en détresse. Un petit whisky l’aiderait à faire passer la douleur ou tout au moins la sensation désagréable qui lui tiraillait la joue gauche.
L’idée qu’elle le paye en soupe et autres préparation facile à manger avec une mâchoire douloureuse, l’aurait presque séduit. Ainsi elle lui aurait apporter quelques boites avec ses préparations en s’acquittant de cette dette sans risques aucuns qu’il y ai une embrouille. Néanmoins il déclinait l’offre, quitte à l’avoir sauver autant en savoir un peu plus sur cette jeune femme. Un aimant à problèmes ? Il ne l’espérait pas et c’est d’ailleurs une des premières choses sur laquelle Connor la questionnait plus ou moins directement. Elle n’était pas bavarde, étonnant pour une membre du sexe féminin mais il n’allait pas s’en plaindre ce soir, ça le changeait grandement de celles qu’il fréquentait ou avait pu fréquenter auparavant.

Évasive dans ses réponses elle ne faisait qu’entretenir un mystère qui titillait la curiosité du garagiste. C’était peut-être de là que viendrait le problème ? Il aurait à cœur d’en savoir plus et les embrouilles rappliqueraient ? L’ex-junkie devrait se contenter du peu qu’elle lui donnait, ce qu’il fit en hochant simplement la tête à cette nouvelle réponse brève qu’elle lui offrait. Et il enchainait en se présentant, tiquant sur le fait qu’en faisant de même elle avait occulté son nom de famille. Anodin pour certains, mais certainement pas pour un ancien flic comme Blackpearl. L’info se notait dans un coin de son esprit sans même qu’il n’ai à le faire de manière volontaire, déformation professionnelle de son ancienne vie.
Elle vendait des vieux trucs et c’était autrement moins intéressant que si elle avait été stripteaseuse. Tant pis ses jolis yeux verts n’auraient pas de belles courbes à regarder danser en privé ce soir. Tant mieux pour sa résolution anti-femme qui était déjà bien mise à mal par le simple fait qu’il était en train de discuter avec cette mystérieuse Aeryn. Un prénom qui sonnait comme exotique aux oreilles du Texan « Joli nom. » lâchait-il avec un léger sourire. Et c’est en affirmant que son visage lui était totalement inconnu que Connor grappillait quelques nouvelles informations. Elle était grecque, son accent venait donc de là. « Raison de plus pour affirmer qu’une précédente rencontre me serait rester en mémoire. ».

Indispensable ? Sur l’instant à n’en pas douter il l’avait effectivement été. Cette tournure de phrase le fit rire et il répliquait sur le ton de la plaisanterie « Ne dites pas ça trop rapidement. Qui sait dans quelques minutes vous me maudirez peut-être d’avoir été celui qui vous a sauvé. » sous-entendus qu’elle le trouverait insupportable. A force d’entendre ces vénéneuses gentillesses à son égard de la part des femmes, Connor savait en rire. Après tout elles bavaient leurs saloperies et pour autant réclamaient de se perdre dans ses draps. Décidément elles étaient des créatures paradoxales.
La brunette avait une bonne descente, une constatation que le garagiste avait fait alors que son verre avait été vidé avant le sien. Il ne tardait pas à la rattraper et espérait qu’elle prenne l’initiative d’une nouvelle tournée.
Connor laissait échapper un léger rire et secouait la tête « J’imagine que ce sont les vieilles traces de mon passé de flic. » tournant son visage vers elle il la regardait plus attentivement « Croyez moi, c’était purement égoïste. J’ai vu que ce type n’était pas franchement des mieux attentionné à votre égard et je me suis dit que ça m’emmerderait d’entendre aux infos demain qu’un corps de femme avait été retrouvé dans le coin. » il haussait les épaules « J’anticipais sur ma bonne conscience. Je me passe volontiers de toute culpabilité liée de près ou de loin à un cadavre. » il lui adressait un nouveau sourire, plus charmeur « Qui plus est ça aurait été du gâchis. ».
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Jeu 20 Nov - 1:41

Malgré le fort inconvénient d’être redevable de quelqu’un, Aeryn reconnaissait la présence du garagiste plutôt agréable. Un gars avec qui il était possible de passer une agréable soirée. La dette paraissant plus simple à digérer, quand la personne se montrait quelque peu sympathique. Il pouvait s’agir d’une façade, d’un jeu, pour qu’elle fasse confiance et éteigne sa vigilance. Jamais. Aeryn ne laissait pas jamais la distraction l’emporter, à moins d’être entièrement certaine qu’il n’arriverait rien. On n’était jamais sûr de rien. Règle d’or, fuir l’attachement, aveugle sentiment illusoire d’une vie entourée. On naissait seul, on mourrait seul, qu’on ait solitaire ou social entre les deux. Pessimisme ? Non. Radicalement terre à terre. Tous ces artifices illusoires pour aider à une vie plus douce, au fond, une fois disparu donnaient l’impression d’une chute rude sur un sol pierreux. Les contes de fées n’existaient pas, la chance non plus. Le sauvetage de la grecque n’était que le fruit d’un hasard qui avait joué en elle. Parfois, elle croyait en cette bonne étoile veillant sur elle, pensant que Rachel d’où qu’elle soit, jetait un œil protecteur sur elle. Rationnellement, ce n’était qu’un doux rêve qu’elle chassait rapidement de son esprit, tiquant légèrement au propos du garagiste.

« Les chevilles enflées c’est un critère de séduction chez vous ? »

D’un sourire insolent, Aeryn se moquait de ces flatteries montrant tout simplement l’intérêt d’un homme pour sa personne. Ce n’était qu’un amusement, un flirt d’où l’attraction était l’outil. Que cela mène ou non à un but, tout le fun résidait dans le jeu du chat et la souris qui débutait. Qui serait qui, les rôles parfois s’inversaient, pouvant durer fort longtemps. Pourquoi y apposer seulement une finalité ? Ce n’était pas le plus sympa, une fois terminé, il n’y aurait qu’une satisfaction qui rapidement s’estomperait. La victoire n’était que l’excuse pour commencer à jouer ; ignorer la finalité avait bien plus d’intérêt, comme une série entraînante dont certains commettrait des meurtres pour avoir été spoliés. On peut badiner avec l’amour, pas avec les séries.

« Ou vous vous maudirez de m’avoir sauvée. Je suis peut-être pire que vous, qui sait ? »

Pourquoi l’homme devait-il constamment avoir le mauvais rôle ? Et pourquoi pas la femme de temps en temps ? Aeryn était loin de l’enfant de cœur, même si son fond n’avait rien de bien mauvais, enfin tout dépendait sur qui elle tombait… ces pauvres crétins idiots ne méritaient qu’un compte bancaire vide quand on savait comment il usait de leur argent. Et puis, il avait l’air plutôt amical, et même si l’alcool aidait, elle ne se gênait pas pour le provoquer ouvertement. Pour le fun, provocatrice hors pair quand elle se sentait dans son élément. Un bar, un compagnon de beuverie à peine rencontré, cela changeait des soirées à papoter à Isis. Dans les deux cas de figure pourtant, elle ne donnait pas bien cher de son état en repartant… du moment qu’elle tenait debout et savait rentrer chez elle, il n’y avait de limites supplémentaires s’ajoutant à l’équation.

« Votre égoïsme vous a fait commettre une bonne action. Ce n’est pas si mal, en fait de compte, de l’être.»

D’un haussement d’épaules, elle se moquait bien des intentions louables ou non d’ailleurs qui lui avaient sortis du pétrin. Les intérêts propres ne regardaient que la conscience de chacun, au final, l’on ne répondait que de ses actes. Il voulait éviter un cadavre, elle voulait rester en vie, chacun avait assouvi sa conviction. Et picolait ensemble pour fêter ça. Le hasard fait bien les choses n’est-ce pas ? Il lui sembla presque remarquer qu’il avait accéléré la cadence pour ne pas se retrouver seul avec le verre plein… Préférant un verre vide, Aeryn avait pris de mauvaises habitudes, confondant eau et vodka parfois… D’humeur taquine, la jeune femme ne se gênait pas pour lui dire le fond de sa pensée. L’alcool désinhibe, un fait ô combien de fois prouvé.

« Je vous l’accorde, la seule grecque de la ville, réduite en bouillie… avec qui auriez-vous bu ? »

Sur ses mots, elle enchaîna sur la deuxième tournée, voulant oublier ce qu’il s’était précédemment passé. On ne disait pas non à un whisky, jamais. Prenant également la commande de son acolyte, elle se sentit presque prête pour quelques shots. Etait-ce pour autant bien raisonnable ? Au diable les règles, Aeryn avait encore quelques cartouches en main avant de se sentir incapable de poser un pied droit sur le sol… son sauveur du soir n’aurait pourtant pas l’occasion de la raccompagner, faut pas déconner.

« Vous me dites quand vous ne vous sentez plus suivre… je ne voudrais pas vous mettre mal… »

Décidément, elle ne pouvait s’empêcher de le provoquer. Et ça l'amusait, de tester, de voir comment il réagissait. De grandes paroles pour raconter sa vie et son quotidien n'avaient pas de grande importance, une fois les présentations faites, Aeryn n'allait pas se perdre en grands discours sur sa vie, tendance de beaucoup pourtant. Au fond, ce n'était qu'une histoire narrée. Barbant. Aeryn préférait voir comment il se comportait, quelque peu intéressée. Curieuse, prête à jouer avec le feu en évitant de se brûler. Une manière comme une autre de compenser le fait qu’elle lui en devait une. Ça, même trois grammes d’éthanol ne suffirait pas à le lui faire oublier.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Mer 26 Nov - 11:21

La brune ne manquait pas d’aplomb pour quelqu’un qui n’était pas passé loin de la mort. Connor en déduisait que ça ne devait pas être si inhabituel que la jolie Grecque avait pu le prétendre. Du moins elle était bien au fait des risques que l’on encoure une fois le doigt prit dans certains engrenages. Mais plutôt que de se montrer comme un fin investigateur, le Texan affichait cette façade qu’il maîtrisait mieux que n’importe quelle autre, le séducteur. Pas au maximum de sa subtilité parce qu’il avait appris à ne plus s’embarrasser de ce genre de truc, le garagiste ne se souciait plus de passer pour un mec lourd ou non. En fait plus on le croyait simpliste et sans envergure, plus il prenait un avantage. Une personne intelligente peut faire semblant d’être idiote, or l’inverse est impossible. Nul doute qu’il saurait tirer profit à un moment où un autre de cette image d’américain moyen un peu trop adepte du whisky. Connor est un opportuniste, ce n’est pas un secret.
Nonchalamment, même si c’était un peu trop cordélien à son goût, il haussait les épaules suite à la remarque d’Aeryn « Tous les goûts sont dans la nature vous savez. » et pourtant il ne tombait que sur des emmerdeuses… allez donc savoir où il y avait un bug ! Sans doute que cette antiquaire n’échappait pas à la règle d’ailleurs. Était-ce donc la présence d’un vagin qui induisait inéluctablement une capacité inouïe pour emmerder les hommes ? En bon macho qui se respecte le Texan en était chaque jour un peu plus convaincu et pourtant on le reprenait toujours la main dans le pot de confiture… Enfin pas vraiment la main, et pas vraiment dans la confiture. L’alcool distillé dans son sang aidait grandement au pérégrinations de son esprit si bien qu’il ne notait même pas que la femme qui lui offrait à boire venait de se placer elle même en position de problème potentiel.

Au moins cette jolie brune avait pour elle de ne pas jouer à la parfaite porteuse d’ovaires sans aucuns torts. Et elle se foutait pas mal que ça soit le pur égoïsme de l’ex junkie qui l’ai poussé à la sortir de ce mauvais pas. Bon point pour elle ! Enfin une qui se contentait des faits sans chercher la petite bête. « Il faut une part d’égoïsme. En tout cas je cultive la mienne. » lâchait-il avec un petit sourire en coin. La preuve que ça n’était pas si mauvais que ça, il avait même accompli sa BA de la soirée. Mais trêve de blabla sur les qualités humaines, l’antiquaire évoquait un sujet autrement plus intéressant : la boisson. Si partager un verre en bonne compagnie, qui plus est pas désagréable pour les yeux, ne rebutait pas le Texan le plus souvent il buvait seul. « Avec moi-même. Je suis de bonne compagnie. » pas toujours, mais il n’allait pas l’avouer. Après tout il était passé outre quelques uns de ses travers et il demeurait un peu de son penchant pour la bouteille… nul n’est parfait ! « Vous en revanche n’auriez plus bu du tout. L’eau d’un caniveau ou d’un fossé peut-être, et vous avouerez que l’idée n’est pas la plus séduisante qui soit. » levant légèrement son verre pour la remercier de cette seconde tournée il bu ensuite une gorgée « Ça aurait été bien dommage de ne plus cette sentir cette chaleur dans votre gorge, non ? » parlant de gorge son regard flirtait avec le décolleté  jeune femme. Pas mal. Il avait vu mieux, mais il avait vu moins bien elle était dans la moyenne et ça lui suffisait pour contenter ses yeux masculins.
Si la Grecque avait de beaux atouts elle avait aussi la langue bien pendue et un sens de la provocation tout à faire aiguisé. Connor pouffait de rire à sa remarque et la regardait avec un air amusé « Plus suivre qui au juste ? Vous ? » cette fois son rire fut franc et clair « L’humour en est un, de critère de séduction. » faisait-il remarquer son visage toujours fendu d’un large rictus. « Nul machisme là dedans… » si en fait il y en avait mais ça il n’allait pas le dire clairement « … mais je pense que vous serez celle qui aurait du mal à quitter l’endroit sans flancher et bien avant moi. » le fait étant que malgré les effets de l’alcool qu’il pouvait toujours ressentir, Connor y était habitué et les gérait bien. L’état d’ébriété changeait les repères, les sensations mais il les connaissait assez pour savoir faire avec et même s’avéré plutôt doué pour tromper sur son état véritable. « Mais l’idée que vous me défiez je trouve ça très plaisant. » peut-être même un peu excitant, mais il gardait ça pour plus tard.


Dernière édition par Connor J. BlackPearl le Lun 1 Déc - 11:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Mer 26 Nov - 19:50

Il avait le don pour la faire rire. Remarques spontanées, un brin provocantes, au moins plaçait-il directement les choses de manière directes et concises. Il n’y allait pas par quatre chemins, Aeryn sentait particulièrement le côté ancien flic ressortir par ses paroles et son comportement. Comme quoi, un métier façonne d’une certaine manière la personne, forgeant son point de vue et sa vision. Mais pas que.

« Je ne pense même pas que j’aurais pu encore respirer »

Remarque plate et indifférente. Au fond, c’était chose habituelle quand elle était petite, son père avait réglé le compte de bon nombre de traitres, rien qui ne puisse la choquer pour l’avoir parfois surpris en flagrant délit. N’en déplaise, la gamine avait su fermer sa gueule pour éviter le même sort. Aussi impressionnant que craint, un des souvenirs qu’elle avait de son paternel qui, au fond l’avait rendue ainsi d’une certaine manière. Non pas qu’elle se débarrasse de cadavres en soirée, plutôt qu’elle ait appris à mentir avec une extrême habilité. Elle montrait la face qu’elle avait bien envie de dévoiler, sans trop en faire ni ne rien en faire. L’alcool avait cet effet bien connu de désinhiber, et elle savait aussi comment elle était capable de se comporter par la suite… ce qui n’était pour la déranger.

Au plus la soirée avançait, au mieux elle sentait que ses atouts féminins avaient toute l’attention de l’homme… bien plus que le reste à dire vrai. C’est dire que si elle se mettait à enchainer les phrases sans grande signification, il pourrait après quelques verres ne plus faire attention à la syntaxe ou ce qu’elles voulaient dire ! Ce qui serait d’autant plus amusant finalement. Tenter l’expérience ? Allons donc, peut-être pas directement mais certainement par la suite en effet.
Il continuait pourtant, inconsciemment ou non à lui faire comprendre qu’elle lui en devait une maintenant. Une dette, que la grecque n’était pas prête d’oublier. Et c’est dans l’alcool qu’elle noyait le fait qu’elle avait manqué finir en ratatouille pour égout. Il était cette voix qui n’allait pas lui faire oublier de sitôt toute la reconnaissance qu’elle lui devait… en attendant, il patienterait le temps de trouver quelque chose. Et ce n’était certainement pas en recollant la mâchoire qu’elle la lui payerait pour le coup. D’un sourire amusé, elle répondit à sa question. Il n’y avait qu’elle avec qui il buvait, et aussi idiot que cela pouvait paraître, elle pouvait avoir une certaine résistance à la boisson, même si par la suite, elle ne jurait pas de l’état de son cerveau… pourrait quand se trainer jusque chez elle sans l’ombre d’un souci. Les verres lui faisaient oublier le danger environnant, ainsi que tout ce qui aurait pu la mettre sur ses gardes. L’ancien flic n’allait certainement pas s’amuser à lui mettre un coup de couteau dans le dos si ? Allez savoir, certains avaient la dent dure, étant très ferme pour accomplir eux même le boulot à la place d’autres. Aeryn ne jouait pas la carte de la confiance pour autant. Les hommes pouvaient aussi bien être de merveilleux amants, mais également dangereux, et parfois les atouts des uns allaient de pairs avec les autres, la jeune grecque ne le savait que trop bien, prête pourtant à attiser le feu en évitant de se brûler.

« Je joue. »

Il avait probablement raison, mais ce n’était pas cela qui l’arrêterait. Les défis, elle adorait cela, et avait un partenaire de jeu pour l’accompagner, pourquoi ne pas pousser le vice ? On n’était jeunes qu’une fois, autant croquer chaque jour avec appétit, plutôt que de le passer à se restreindre. Après, ce serait trop tard. Sourire insolent sur le visage, elle poursuivit sur son idée de défi en tête.

« Laissez-moi deviner… Aucune femme n’a encore osé le faire ? »

Qu’il trouve cela plaisant, il y avait certainement un autre attrait qui l’intéressait chez elle… Aeryn souhaitait pourtant faire durer le jeu aussi longtemps que possible, histoire de s’amuser encore un peu. Piètre revanche sur le gars qui lui avait sauvé la vie hein ? Et dont elle en avait presque oublié qu’elle lui devait un dédommagement pour le dérangement. Un sourire s’étira lorsqu’elle entendit une musique entraînante en fond sonore.

« Est-ce que vous dansez aussi bien que vous buvez ?»

Un coup à faire cracher la boisson de l’ancien flic, qu’elle n’imaginait mais alors pas du tout danser le rock.

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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Lun 1 Déc - 13:07

Certainement la plus idiote des femmes de la Nouvelle-Orléans, la Grecque voyait bien l’attrait de Connor pour ses formes féminines. Le garagiste ne faisait rien pour être discret, ça lui passait bien au dessus de faire preuve de subtilité alors qu’elle était dans la provocation et qu’il avait déjà un peu d’alcool dans le sang. Aeryn jouait et le Texan n’allait pas se plaindre d’avoir quelqu’un qui animait un peu sa soirée. C’était bon enfant, elle semblait relativement inoffensive dans le sens où elle évitait les ennuis et que part extension elle n’irait sans doute pas lui chercher des noises. Agréable à regarder en plus, elle était ce que l’on pouvait qualifier de bonne compagnie. Seul ombre au tableau elle avait sans doute un peu trop le goût du défi et ça lui jouerait peut être bien quelques tours. Ce qui en soit n’était pas tellement le soucis de l’ex-junkie et surtout un potentiel avantage.
Air malicieux, ne faisant rien pour dissimuler aucuns de ses atouts, la brune savait y faire pour embrouiller un homme. Mais Connor avait fait vœux de non emmerdements pour les temps à venir et cela excluait inévitablement le genre de petit jeu auquel il se serait volontiers adonné dans le cas contraire. Le macho esquissait un sourire devant la perspicacité de la jolie jeune femme « Pas en ce qui concerne la boisson. » les femmes le défiaient sans cesse. Rouler des hanches devant ses beaux yeux verts, le provoquer, l’aguicher, le mettre en rogne pour mieux éprouver l’effet salvateur d’une bonne partie de jambes en l’air. À croire que les femmes devenaient quelque peu tordues à son contact… mais il ne perdait jamais de vue que le terme hystérique venait du mot utérus ce qui en soi voulait tout dire.

Buvant une nouvelle gorgée de whisky, le Texan laissait son palais profiter des arômes, sa gorge être réchauffée par le passage de l’alcool. La seconde gorgée faillit passer par un chemin inapproprié et Connor eu une quinte de toux. De la danse ? C’était comme ça qu’elle le défiait ? Il arquait un sourcil quelque peu perplexe face à ce challenge qu’elle lui lançait. « Non je bois définitivement mieux, mais c’est une histoire d’heures d’entraînement. » argumentait-il en souriant. Il quittait alors son tabouret, et terminait son verre d’une traite en s’assurant de ne pas en laisser une seule goutte. Tendant la main vers la Grecque il l’invitait à se joindre à lui « Hors de question de faire sa tout seul en revanche. Je préfère de loin les plaisirs à deux qu’en solo. » petit sourire en coin il reculait pour prendre possession d’un espace libre qui leur serait suffisant pour danser.
Ça n’était sans doute pas le domaine dans lequel le garagiste excellait mais il n’était pas non plus un vrai manche. En fait ce qu’il maîtrisait le mieux c’était les impro ni queue ni tête auxquelles il s’adonnait dans le passé… Avant que sa vie ne devienne une succession d’évènements merdiques. À vrai dire il peinait à se souvenir de la dernière fois où il avait dansé simplement pour s’amuser. [colorendarkseagren]« Fais attention à mes pieds, tu me dois déjà une mâchoire je te rappelle. »[/color] lâchait-il tout en commençant à danser sobrement mais néanmoins avec un bon sens du rythme. Elle jouait certes, mais lui n’oubliait pas sa dette, tout comme elle n’avait probablement pas oublié non plus. En tout cas elle pouvait au moins se féliciter d’une chose : elle faisait danser Connor Blackpearl.

Puisqu’ils dansaient l’ex-junkie avait délaissé le vouvoiement, les barrières tombaient. Partiellement, il n’était pas dupe et sous cette apparente affection pour le défi Aeryn devait sans doute dissimuler bien des aspects de sa personne. Mystérieuse. Voilà comment le garagiste la percevait et ça n’était pas pour lui déplaire, ce soir tout du moins. La danse offrait cette avantage de pouvoir alterner habillement entre éloignement et rapprochement, rythme calculé, gestes étudiés au service d’une sorte de chorégraphie qui en fait n’étaient qu’un prétexte pour d’avantage de contact avec sa partenaire. Si Connor savait bien faire quelque chose, c’était de jouer habillement de sa personne dans un jeu qui tombait toujours au presque dans la séduction.
D’avantage pour le goût du défi que pour toute autre raison dans le cas présent, le Texan ne se gênait pas pour poser quelques mains de manière suggestive. Déhanchement à l’appui, il retombait ensuite dans un peu de folie et d’improvisation. L’alcool aidait, les mouvements étaient fluides et le degré d’inhibition descendait. « Bonne descente, bonne danseuse, c’est pour ces qualités là qu’on t’en voulait ? » plaisantait-il « Je pourrais presque croire que c’est une autre femme qui aurait voulu te faire supprimée. » mais c’était définitivement plus le genre d’un homme trahi, bafoué que d’envoyé un mercenaire pour zigouiller une nana un peu trop problématique. Une femme aurait voulu faire ça de ses mains, ou assister à la scène. L’une des mains de Connor glissait le long du bras de la jolie brune, puis sur son cou jusqu’à ce qu’il prenne le bas de son visage entre son pouce et son index « Défi relevé. Maintenant j’ai de nouveau soif. » il s’éloignait aussitôt ses quelques mots prononcés et se réinstallait au bar en commandant deux verres.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Lun 8 Déc - 12:55

Depuis le début, elle avait remarqué son petit manège. Aeryn n’en tenait pas rigueur, voyant là un comportement bien masculin de sa part. Au moins, cela lui donnait une certaine idée de l’énergumène, c’est pourquoi le provoquer l’amusait un peu. Il était ce genre d’hommes qui avait de quoi y répondre avec mordant, qui savait flirter, et se trouvait doté d’un certain orgueil. Aeryn n’avait pas vraiment de type bien défini, tant que le gars avait un certain caractère et savait s’y prendre pour attirer une femme à lui, elle se laissait aisément prendre au jeu, se méfiant pourtant de l’eau qui dort. L’on ne sait jamais en fin de compte, sur qui on pourrait bien tomber. Désormais liés par un pacte dont l’un comme l’autre avaient fortement conscience, l’antiquaire n’en oubliait pas de s’amuser, alliant une forte dose de fun à cette relation un peu provoquée.
Une danse, et pourquoi pas ? Une bonne excuse pour une provocation supplémentaire, poussant gentiment les limites du garagiste pour qu’il se dépasse, pour montrer une autre facette que celui de l’homme qui casse des mâchoires pour sauver des donzelles en détresse. La danse requérait une certaine discipline et concentration, de quoi voir de quoi ce cher garagiste était capable. Aeryn avait pris dans un passé fort lointain des cours de danse, et connaissait quelque peu cet art. Ne pensant même pas qu’il accepterait, mais plutôt qu’il se déroberait, Aeryn fut agréablement surprise de le voir relever le défi. Il venait de l’étonner, incroyable, elle s’en retrouva quelque peu bouche bée, cependant agréablement surprise. C’est avec un sourire qu’elle se laissa inviter pour quelques pas, amusée. Sa remarque la fit sourire, l’alcool montant, elle se sentit un peu tanguer en se levant, ce qui passa assez rapidement. Boire trop rapidement entrainait des effets secondaires dont elle se serait passée.

« Entendu chef. Tes pieds seront intacts, je te le promets »

Si elle le lui avait proposé, c’est bien parce qu’elle savait parfaitement ce dont elle était capable ! Autant défier dans la catégorie où l’on excellait plutôt que de cherche à tenter le diable et faire n’importe quoi. Le passage au tutoiement fut simple et rapide, l’antiquaire ne s’en rendit même pas compte, laissant le tout retomber. La vigilance demeurait, pourtant, petite alarme dans le coin de sa tête, probablement parce qu’on avait essayé de la tuer un peu plus tôt dans la soirée. Il n’était pas question de se laisser emporter par l’oubli, les récidives existaient, et demeuraient toujours au moment où l’on s’y attendait le moins. Balayant la pièce pendant leur danse, Aeryn put remarquer qu’il n’y avait rien d’étrange, en tout cas pour le moment. Elle savait, pourtant, que cela ne durerait pas.
Le rapprochement physique avec un homme ne la gênait pas. Disons qu’elle avait fait une pierre deux coups, histoire de montrer à l’assistance qu’elle n’était pas seule. Etant donné sa situation, autant mettre toutes ses forces de son côté n’est-ce pas ? Persuadée que le responsable ne s’en arrêterait pas là, elle se doutait que c’en était terminé pour la soirée mais qui c’est ? Nul ne peut être totalement sûr. Alors en plus de jouer avec cet homme, entrant dans un jeu de séduction dont elle était prête à aller jusqu’au bout suivant les circonstances, elle surveillait ses arrières.

« Si seulement… »

Si seulement ce n’était que cela. Si seulement elle ne subissait pas son chantage, toute cette histoire n’aurait jamais eu lieu. Elle payait, pour avoir manqué de vigilance, pour avoir laissé des traces de son passage. Il avait suffi d’une fois et voilà où elle en était maintenant. C’est avec subtilité qu’elle lui glissa une raison, sans pour autant aller bien loin dans les explications. L’alcool jouant, elle se permit un commentaire, puisqu’il lui semblait remettre le sujet continuellement sur le tapis. Comme une envie de savoir, curiosité maladive de piger les raisons qui l’avaient menées à se faire presque tuer.

« Difficile de voler quand on vous coupe les ailes. »

Et elle ne parlait pas de lui. Avoir une dette envers une personne, ce n’était pas manquer de liberté, c’était un retour de service, clairement autre chose. L’oiseau dans sa cage devait rendre des comptes pour éviter les ennuis qui pesaient sur sa personne. Là résidait le problème.

« Une femme règle ses problèmes seule vous savez »

Sa haine envers une autre pouvait être tellement forte que l’histoire pouvait mal se terminer. Les femmes réglaient leurs différends avec leurs rivales par elles-mêmes, sans l’aide de personne, pour éviter le scandale et l’implication de tiers. Rien de plus jouissif que de faire sombrer la maîtresse de ses propres mains pas vrai ? Aeryn avait eu parfois affaire aux femmes bafouées, c’était bien plus simple qu’un tueur professionnel à gérer.
Leur danse terminée, ils reprirent place au bar, pour un autre verre. Là est le danger de se trouver au comptoir : barman à proximité, consommation à volonté ! Pas de verre vide possible, le tout est de ne pas s’arrêter ! Et Aeryn suivait plutôt bien les descentes des autres, se laisser entraîner était tout aussi dangereux… tant qu’elle ne se brûlait pas, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

« Ça vous arrive de varier vos boissons ou c’est toujours par habitude que vous prenez les mêmes verres ? »

A voir s’il était suffisamment tenté pour un autre défi de boisson inconnue, cette fois.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Jeu 11 Déc - 13:02

Joueur, Connor avait accepté de danser et sans doute parce qu’elle pensait qu’il allait refuser, la jeune femme fut surprise. Le garagiste en revanche ne doutait pas des qualités de danseuse de la jolie brune, elle aurait été bien stupide de le mettre au défi dans un domaine qu’elle ne maitrisait pas. Cependant son côté taquin prit le dessus et il eu comme seule requête qu’elle épargne ses pieds. Un moment pas désagréable de rapprochement sous le bon prétexte de suivre le rythme de la musique. Alcool aidant, l’ex-junkie se laissait bien plus aller qu’il ne l’aurait fait à jeun. Non pas qu’il ai été du genre à être sur la réserve habituellement, mais dans le cas présent c’était plutôt d’envie dont il était question. Fâché avec ce que l’on appelle le sexe faible, nul doute que sans alcool mêlée à son hémoglobine le mécanicien n’aurait pas permis ce petit jeu avec la Grecque.
Mais sa charmante silhouette avec la complicité du whisky avait eu raison de ses petites résolutions concernant la gente féminine. Pour le moment du moins et il n’était pas improbable qu’il s’impose à lui-même une injonction d’éloignement avec toutes détentrices d’une poitrine, d’un vagin, d’un utérus, d’ovaires et par extension d’hormones... ce qui fait que les femmes peuvent devenir un problème en somme ! Délaissant ses pensées quasi anatomique, Connor cherchait l’air de rien d’en apprendre d’avantage sur la situation d’Aeryn. Elle n’était pas facile à faire parler, mais petit à petit il engrangeait des bribes d’infos. Ainsi il comprit que ses problèmes n’était sans doute pas des broutilles, ou de simples querelles avec des femmes trompées.

Des ailes coupées, c’était peut-être là l’information la plus importante que la jeune femme avait daigné divulguer, une métaphore plus parlante que tout ce qu’elle ai pu dire jusqu’à présent. Le garagiste ignorait bien évidemment ce qu’elle mettait derrière ces termes mais c’était contraignant au point que sa liberté soit entamée. Ils tombaient d’accord sur le point que les femmes étaient du genre à agir seule dès lors qu’il s’agissait de vengeance « Je redoute toujours plus la colère des femmes que celle des hommes. » lâchait-il avec une petite moue, il était bien placé pour savoir que l’amertume féminine était plus puissante que la leur, plus brutale mais qui se dissipait plus rapidement.
La gorge trop sèche à son goût Connor mettait fin à la danse retournant vers le bar où il commandait un autre whisky ainsi qu’un verre pour son acolyte de la soirée. Laquelle l’interrogeait sur son habitude à boire cette sorte de spiritueux plutôt qu’une autre « Question de goût. » répliquait-il en lui adressant un petit sourire en coin. Son regard parcouru une nouvelle fois les formes de la brune « Mais je ne suis jamais contre un peu de changement. » en terme de boisson bien entendu… « Je te laisses le choix de mon prochain verre. » disait-il en sirotant celui là avec application. « En revanche à ce rythme, viendra sans doute un moment où ni tess jambes ni moi n’arriveront à te porter. ». S’approchant légèrement il baissait le ton « Tu ne comptes pas rester là toute la nuit, si ? » du bout des doigts il effleurait la cuisse de la jeune femme « J’adore cet endroit, mais on pourrait aussi aller ailleurs, une fois ce verre terminé. » il l’interrogeait du regard reculant lentement pour reprendre sa position initiale.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Ven 12 Déc - 13:13

Aeryn était assez fière de son défi, l’homme avait gagné en intérêt. Elle testait, tout en s’amusant, cherchant à voir jusqu’où il était capable d’aller. Comme ça pour le plaisir du jeu. Autant bien connaître celui à qui l’on a affaire. Il était déjà arrivé à la jeune femme qu’elle ne paye pas ses dettes, fait rare, sauf quand l’argent avait son importance. Mais avec lui, il y avait comme une envie de lui rendre la monnaie de sa pièce, de lui rendre ce service auquel il n’avait nullement d’obligation. Il aurait tout aussi bien pu la laisser mourir sur le bitume, quoi qu’il en ait pensé, acte égoïste ou pas. Pourtant, il n’y avait là aucune raison de le transformer au héros ou le mettre sur un piédestal. Il n’avait rien de plus ou de mieux que n’importe quelle personne, avait simplement répondu présent au moment opportun.
L’alcool aidant, la jeune femme se laissait entraîner dans des brides de confidence. Du reste, le tout semblait verrouillé et inaccessible d’accès. La gente masculine règle ses affaires par elle-même, pourquoi pas elle également ? Inutile d’impliquer du beau monde, ses problèmes, elle les assumait et les défiait sans l’aide de quiconque. Personne n’était concerné, personne ne le devrait même. Son sauveur du soir pouvait toujours tenter d’en savoir plus par quelques questions supplémentaires, il n’était pas certain qu’il obtiendrait une quelconque réponse, Aeryn ne parlant nullement docilement comme tous ces humains formatés à remplir toutes les informations des formulaires. Moins elle en dirait, mieux elle se porterait.
Un sourire s’esquissa sur ses lèvres. La colère des femmes, comme il était loin de faire erreur sur la question… et il avait bien raison de s’en méfier. Aeryn ne se considérait pourtant pas comme si colérique que cela, même cet incident ne la ferait pas agir au point de vouloir abattre sa colère sur le responsable… ni même sur son maître chanteur. Pour le moment, elle supportait, cherchant une autre solution, plus douce afin d’y mettre fin. Ses ailes coupées ne l’aidaient pas à se sortir de l’engrenage dans lequel elle se retrouvait. Une réponse finirait par venir, bonne ou pas, il suffisait de prendre son mal en patience… parfois on est assez étonné par les possibilités qui se présentes à soi au moment où l’on s’y attend le moins.

« Ma colère n’est jamais vaine et inutile, pour ma part. Pas que ça à faire. »

Il y a mieux à faire que s’énerver pour un rien. S’acharner sans but, c’est perdre son temps, ce qu’Aeryn détestait par-dessus tout. Petite réflexion à l’homme qui avait soif de whisky à en finir la bouteille si cela lui chantait. Il prenait toujours la même chose, ce qui l’exaspéra. Petite remarque à lui-même pour le faire changer un peu.

« Briser les habitudes, c’est bien aussi. »

C’est en prenant trop d’habitudes que la vie perdait de son charme, et que l’on finissait par chercher un sens à ce quotidien dans lequel on s’enfouissait. La grecque ne vivait qu’en briser cette monotonie excessive, sans pour autant chercher un sens particulier à ses actions. Juste pour vivre. Les évènements de la soirée la confortaient dans ce choix de vie ; autant ne pas chercher plus loin à vivre une routine que le poids des années finirait par anéantir.
Acceptant de changer, Aeryn opta pour lui faire boire un rhum arrangé. La qualité semblait primer dans ses choix de boisson, autant rester là-dessus plutôt que lui proposer un shoot de vodka dont il n’aurait pas le moindre souvenir que celui d’un verre supplémentaire avalé, sans le moindre goût.

« Tu as d’autres projets en tête ? »

Mordante et provocante, la jeune femme n’en avait nullement terminé de le chercher. Pourquoi ne pas rester s’il n’y avait rien d’autre à faire ? Et puis, la jeune femme savait stopper sa dose de liquide avant de ne plus être capable de marcher, merci à ce gentleman de s’en inquiéter mais personne ne la raccompagnerait chez elle après une soirée arrosée, question de fierté, fierté qui un jour finirait par la tuer. Le barman venait de servir ce qui sembla être leur dernière tournée, et le ton et la tournure adoptés par le garagiste suffirent à convaincre la demoiselle que rien n’arrêtait, pas même une proposition de ce genre. C’est d’un petit sourire qu’elle lui répondit par l’affirmative. Les intentions, parfaitement claires et limpides, ne la firent pas reculer, bien au contraire.

« Ce serait pratique si je pouvais ma dette ainsi. »

Mais ça ne l’était pas, en ayant parfaitement conscience et refusant tout bonnement de la payer de cette manière. Par contre, il y avait un bémol, auquel elle serait intransigeante.

« On va chez toi »

Le ton fut clair et net. Sans appel. Pas question qu’il sache où elle habitait. Rien ne les empêchait d’échanger leurs numéros pour le cas où il aurait besoin d’elle pour essuyer sa dette. Pas question pourtant qu’il en sache de trop. Et elle ne négociait pas. Allons, ce n’était pas une requête si difficile à satisfaire… n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Lun 22 Déc - 11:56

Les résolutions de Connor à l’égard de la gente féminine partaient en fumée a rythme des verres engloutis et du battement des cils d’Aeryn. La Grecque avait ce petit quelque chose de détaché, de mystérieux qui l’éloignait de la catégorie des emmerdeuses. En l’instant bien entendu, car le Texan ne doutait pas que comme toute autre femme elle puisse se montrer particulièrement irritante si elle souhaitait. Et ce soir cette jolie brune était la compagnie parfaite pour s’adonner à la bonne dégustation d’un whisky réconfortant. Une préférence en matière de spiritueux que la jeune femme n’avait pas manqué de relever, l’utilisant ensuite pour mettre le garagiste au défi de boire autre chose. En fait c’était peut-être cela qu’il trouvait plaisant chez elle, cette façon dont elle le défiait sans pour autant chercher à le rabaisser. Différence notable en rapport à l’attitude de deux autres de ses pairs que Connor ne connaissait que trop bien.
Du rhum le jeune homme connaissait surtout la gueule de bois qui suivait son excès. Dans sa sombre période il en avait subit quelque fois les affres et cela en avait fait un alcool qu’il évitait. Cependant pour l’occasion il voulait bien se prêter au jeu du changement afin de satisfaire l’esprit malicieux de sa partenaire de boisson. Briser les habitudes, voilà une chose qu’il ne faisait sans doute pas assez… Peut-être que le problème venait de là, et de bien ailleurs aussi. Mais ça n’était pas ce soir qu’il penserait à tout cela, ses idées étant d’avantages relié la ce que la plastique de la Grecque lui inspirait.

S’il avait voulu jouer la carte du macho, Connor aurait sans doute souligné la perspicacité d’Aeryn en dépit de la quantité d’alcool qu’elle avait ingurgité. Il s’abstenu de toute remarque et se contentait d’un sourire qui en disait long. Oui évidemment il avait d’autres idées en tête que de finir ivre mort avachis sur le bar jusqu’à ce qu’on leur demande de partir au moment de la fermeture. Et pourtant c’était ce qu’il aurait du faire pour respecter sa décision de s’éloigner des femmes et de leur charme, intarissable source d’ennuis. La brune avait hoché la tête ce qui ajouté à son léger sourire suffisait à répondre à l’interrogation de l’ex-junkie. La jeune femme ne manquait pas d’évoquer qu’il serait avantageux pour elle de régler sa dette ainsi. « Je sépare toujours le désir et les affaires. » répliquait-il avant de boire une gorgée de rhum, ça ne deviendrait pas son alcool favoris ça il en était certain.
Si la perspective de s’adonner à une autre activité, pas moins intéressante, que de boire quelques verres semblait motivée la jolie brune elle émit le souhait d’aller chez lui. Définitivement elle ne voulait pas prendre de risque, il ne saurait pas où elle habite. Bien sûr elle pouvait être en train de le rouler dans la farine, retournant la situation à son avantage en se servant d’un manque de vigilance de la part de Connor. Et pour cause il est bien évident que le désir sexuel tend à amoindrir les facultés de réflexion des hommes. Mais le Texan avait eu un peu trop d’emmerdes dernièrement pour risquer de s’en attirer d’autres, aussi il décidait qu’ils n’iraient pas chez lui non plus. « Trop loin, mais je sais où aller. » affirmait-il en terminant son verre.

Il lui était arrivé d’être trop ivre pour rentrer chez lui et le garagiste avait souvent opté pour l’option du motel. La brune ne s’en offusquerait sans doute pas et ils avaient l’avantage de n’avoir que deux rues à traverser pour en venir au fait. Ainsi ils restaient tous deux anonymes ou presque pour l’autre, n’en disant que suffisamment pour ce qu’ils avaient en tête, Connor surtout. Verres terminés ils quittaient le Masquerade marchant assez droits pour deux âmes quelques peu alcoolisés. Mais qui s’en souciait ? Ils n’avaient pas besoin d’avoir les idées claires pour ce qui suivrait, l’instinct suffirait et le Texan excellait en la matière dès lors qu’il se laissait guider par la primitivité de ses envies.
Tête connue du propriétaire du motel l’homme tendait une clé au garagiste sans quitter des yeux son écran de télévision plus de trois secondes. L’endroit était propre mais sans prétention et pas climatisé, ils n’éviteraient pas la moiteur ambiante de la Nouvelle Orléans dans cette chambre, surtout pas avec ce qui allait suivre. La porte refermée Connor attirait à lui son exotique partenaire de beuverie, délaissant les sous-entendus pour une expression on ne peut plus clair de ses intentions précédemment acquiescées par la jeune femme.
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MessageSujet: Re: We all think we’re going to get out of debt [Connor]    Sam 27 Déc - 21:08

Où qu’ils aillent n’avait pas la moindre importance, tant qu’il n’y aurait pas de traces pour remonter jusqu’à elle. L’anonymat semblait chose plus sûre dans ce monde, donnant cette toute puissance à laquelle chacun pensait aspirer un jour dans sa vie. La nuit incitait à faire ressortir le côté libéré sommeillant en chacun, celui que la société taisait par toutes ces règles régissant la vie. Ainsi dont, elle ne se résumait qu’à cela, la misérable existence de l’humanité du XXIème siècle : baignée dans une illusion de doux mensonges lui faisant croire à sa liberté alors qu’on lui coupait peu à peu les ailes jusqu’à la terrer dans une cage dont elle se serait elle-même construite pour se protéger, lissant jusqu’aux barreaux de fer, jetant la clé au loin pour ne plus pouvoir sortir de la spirale infernale. Pour une fois, oublier que l’on s’enfermait dans une muraille ne semblait pas si mal. Oublier… pour mieux retrouver la prison une fois le jour levé. Plus que quelques heures, autant les user à bon escient. Et puis, l’état brumeux de l’esprit d’Aeryn jouait en faveur de cette possibilité d’une étreinte sans lendemain.

Il n’y avait pas de signification autre qu’un plaisir volé à deux. Ce n’était rien d’autre qu’un oubli temporaire d’où l’esprit s’éveillait pour déclencher le palais des sensations. Du plaisir, du désir, de l’envie. Et rien d’autre. L’endroit importait peu, la proposition de finir chez lui n’était qu’une possibilité par tant d’autres. Acquiesçant, elle le suivit sans poser de questions. Il n’était plus l’heure d’un quelconque interrogatoire ou d’une discussion supplémentaire. Plus question de mentionner le sujet fâcheux, la dette serait payée une autre fois, dans un autre temps, un autre jour, un autre moment. Quand tous deux se reverraient, faisant comme si rien n’était rien arrivé. Car rien n’arriverait, rien pour bousculer le tourment de leurs vies bordéliques. Leur nuit ne serait pas un grain de sable supplémentaire dans le tourbillon de leur quotidien. Rien n’altérerait ce dernier d’ailleurs. Un moment atemporel, inexistant, dans une bulle qui disparaîtrait bien vite. Un souvenir à effacer, juste des sensations à retenir. Car ils en avaient besoin, chacun pour une raison bien différente. Se sentir contre la chaleur corporelle humaine, pour fuir cette solitude pesante.

Connor semblait connu du motel. Peu importe, tant que l’on ne se souvenait pas d’elle. Elle n’était certainement qu’une fille parmi tant d’autres, lui également. L’anonymat protégeait, l’anonymat nous gardait tranquillement à l’écart. L’anonymat plongeait aussi l’humain dans l’oubli. Pas de reconnaissance, pas d’existence possible. Ce moment n’aurait jamais eu lieu, c’était le deal. Se laissant entraîner dans les caresses de l’homme, les vêtements ne furent plus qu’un détail traînant sur le sol. Dans leur étreinte charnelle, point de sentiments, que des faits. Ils  étaient tous deux et  profitaient de se retrouver entre les draps pour s’amuser un peu. Se gardant bien de laisser le plaisir à son partenaire d’avoir l’avantage, la jeune femme ne manqua pas de prendre quelques fois les commandes. Jouer, provoquer, c’était une partie d’elle qu’on ne lui saurait retirer. De son expérience, elle savait également que cela plaisait à cette gente masculine qui derrière son côté un tantinet trop machiste, attendait également de se faire surprendre par sa partenaire. Une nuit volée, au palais des délices et des plaisirs.

Les premiers rayons du soleil ne furent pas encore présents qu’Aeryn avait disparu de la chambre. Le côté « petit déjeuner » avec l’amant du soir, très peu pour elle. La discussion avait pourtant été animée et ouverte la nuit précédente. Le cadre avait été grandement modifié depuis. Le jour revenait, et avec lui, le masque de chacun se remettait en place. La distance s’installait, l’on reprenait ses positions, faisant mine que la veille n’était qu’un rêve, ignorait ce qui était arrivé. Aeryn ne jouait pas la carte de l’affrontement dans le blanc des yeux, cette gêne aux lèvres sans un brin de conversation utile pour accompagner le tout. Il était préférable de conserver le mystère entre eux, sur ce qu’ils étaient réellement, sur eux, tout court. Rencontrés par le plus grand des hasards, séparés par les circonstances. Voilà qui sonnait plutôt bien.

RP Terminé

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