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 Survival Instinct {Gawain/Ethan}

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MessageSujet: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Mer 12 Nov - 23:25







Survival Instinct



Ethan Crawley & Gawain J. Fronzak








Loterie du RP




« This is survival of the fittest
This is do or die
This is the winner takes it all
So take it all
»

La nuit est tombée depuis bien longtemps sur la Nouvelle-Orléans et vous vous retrouvez bien malgré vous pris au piège d'une sombre machination. Vous vous réveillez sur le carrelage glacial de la morgue, sans le moindre souvenir de ce que vous faisiez encore quelques heures auparavant. Les muscles ankylosés et un terrible mal de crâne pour ne rien arranger. Complètement désert et verrouillé de l'extérieur, ce lieu sordide pourrait bien devenir votre tombeau. Les légistes ont tous déserté, et ne reviendront pas sur leur lieu de travail avant le petit matin. D'ici là, il vous faudra vous supporter. Et surtout survivre, puisque les cadavres se réveillent tous les uns après les autres. De féroces zombies, de surcroit affamés, qui n'ont plus qu'une seule idée en tête : vous déchiqueter en pièces. Affreusement nombreux, vous n'êtes dotés que d'un seul revolver avec, ironiquement, deux balles uniquement. Sans doute une trace d'humour noir de celui ou de ceux qui ont eu l'idée de vous enfermer dans le lugubre repère. Une mort plus douce que celle des plus violentes qui vous attend si les rôdeurs cannibales vous attrapent. Même si heureusement, les quelques scalpels et autres instruments chirurgicaux à portée devraient vous sauver la mise. A condition de savoir s'en servir. Mieux vaudrait donc ainsi vous entrainer, trouver des armes de fortune afin de se débarrasser au plus vite de la vermine. Mais de qui faut-il le plus se méfier ? Des vivants ou des morts à décapiter ?

Ordre de Passage:
 



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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Jeu 13 Nov - 19:29

Les gueules de bois, ça, Ethan connaissait, il en avait été un grand adepte pendant un temps. Avant que sorcière de compagne décide qu'il avait suffisamment fait la fête sans elle et se venge de lui en le transformant en une créature tout droit sortie du folklore. Et même si la dernière vrai cuite carabinée qu'il avait prise remontait à quelques temps déjà, il en reconnaissait les symptômes même s'ils étaient moins puissants que dans ses souvenirs. Pourtant tout était là : la bouche pâteuse, la douleur lancinante battant dans son crâne et l'incompréhension de comment il était arrivé là. Après s'être réveillé difficilement, une main plaquée sur son front dans l'espoir que la douleur disparaisse, Ethan se redressa en prenant appui sur le carrelage froid pour voir où il était. Et plus il observait la pièce autour de lui, puis l'inquiétude montait. Où est-ce qu'il avait bien atterrir ? À vue de nez, on aurait dit une morgue, ou du moins elle ressemblait assez à l'image que les médias en faisaient : des tables de métal alignées, un carrelage clair facile à nettoyer, sur une étagère, des instruments qui avaient tout de l'attirail du parfait médecin et un mur recouvert de petites portes. Oui, c'était sans doute ça. Maintenant, savoir comment il était arrivé là, c'était bien là tout le mystère. Il avait beau se creuser la cervelle, impossible de se souvenir de quoi que ce soit après... Après qu'il ait prit son déjeuner sur les docks. Oui, ensuite, c'était le blanc total.

À la limite, ce n'était pas très grave tant qu'il rentrait chez lui. Il y avait une porte et le brun s'y précipita en dépassant une silhouette étendue par terre mais la porte resta close malgré ses tentatives de l'ouvrir, d'abord en tentant la poignée puis en tentant une sortie par la force à coups d'épaule. Ok, c'était un problème. Et histoire de parfaire le tableau, il n’y avait pas de fenêtres, super. Ethan se passa une main dans les cheveux pour s'astreindre au calme et trouver une solution. Ses yeux tombèrent sur une arme posée non loin de là et il ne pût s'empêcher de s'approcher et la prendre pour soupeser son poids un instant, les yeux rivés sur le métal froid couvert de reflets. Ethan se força à se sortir de sa contemplation pour regarder le barillet, espérant presque trouver la chambre vide mais déchanta très vite en voyant deux balles bien installées dans leur écrin de métal.

Un frisson parcourut son échine en songeant qu'il aurait pu continuer à croire à une désagréable suite d'événements étranges s'il n'y avait pas eu ça. Celui ou ceux qui les avaient "oublié" là avaient forcément eu une idée en tête, ça ne pouvait pas être seulement une coïncidence. Ethan contourna la table pour observer la silhouette encore étendue au sol et décida de garder l'arme sous le coude, glissant le revolver dans sa ceinture. Juste par précaution. Il ne savait rien de ce type là et n'était pas assez stupide pour laisser, en tout conscience, une arme traîner alors que la situation était assez étrange pour être inquiétante. L’idée de le réveiller ne l’enchantait pas vraiment, surtout si c’était pour l’avoir ensuite dans les pattes parce qu’ils étaient vraisemblablement coincés là jusqu’à ce que ceux qui travaillaient là reviennent pour leur ouvrir la porte. Valait même mieux se trouver un coin un tant soit peu confortable pour passer la nuit. Ethan grimpa nonchalamment sur la table où il avait trouvé l’armeUn bruit, comme un coup faible, à moitié étouffé, résonna derrière lui. Ça ne venait pas de la porte, malheureusement. Personne n’attendait derrière pour leur ouvrir. Non, ça venait d’une des tables supportant une silhouette cachée par un drap blanc.

Oh oh, oh non quand même pas…

Son regard se porta sur la forme pourtant immobile… et manqua de se retrouver par terre lorsqu’il la vit remuer doucement.

Oh non. Si.

Ses cheveux se hérissèrent sur sa nuque et il sauta au bas de la table avec l’impression d’avoir été branché sur un câble haute tension, sentant l’adrénaline monter d’un coup en lui. Evitant de lâcher la créature s’agitant de plus en plus régulièrement, il s’approcha de l’homme par terre et le secoua sans essayer d’être délicat. L’urgence l’empêchait de lui offrir un réveil tout en douceur. Pour le moment, il avait besoin de lui réveillé et prêt à se battre.

_ Debout… réveille toi, mon gars ! Allez bon sang !

Son regard remonta sur la silhouette qui s’était redressée sur son séant, faisant glisser le drap qui la recouvrait jusqu’à ses hanches rendues pâle par la mort. C’était un homme, un homme passé de vie à trépas et de trépas à zombie. Un homme qui semblait plutôt intéressé par eux. Sur la table voisine, le corps étendu s’agita à son tour et Ethan en fit de même avec l’épaule de l’homme allongé par terre. Il allait se réveiller, oui ?!
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Ven 14 Nov - 14:42

Explorant le paisible de mon inconscient, je crois qu’il n’existe pas d’endroit aussi calme et finalement je m’y sentais bien aise. Peut-être que l’on s’y ennuie à la longue, mais je ne me rendais pas même compte du temps qui filait ; pas même de l’inconfort de mon corps sur le carrelage d’une morgue glacée. Une paix étrange que j’ai déjà connue, une paix si éphémère. Puis je la sens, cette secousse qui remuait mon corps entier comme la pauvre brindille qu’il était. Je ne réagis pourtant pas dans l’immédiat, comme si j’avais bien des heures de sommeil à rattraper. Puis finalement, j’ouvre paresseusement les paupières et mon être me rendit douloureusement mes sensations. J’ai l’impression que l’on m’a franchement assommé… Une petite minute… J’ouvre un peu plus les yeux tandis que ce crétin continue de me secouer dans tous les sens, je crois que je vais l’étrangler s’il n’arrête pas. Oh oui, c’est exactement ça…  J’ai alors subitement des visions pourpres d’une piscine ensanglantée où je me vautrerais en riant. Je désincarcérerais ses yeux de leur orbite et j’enverrais son ombre au diable. J’ai posé mes yeux sur cette silhouette qui approche, si lentement ; qui avance d’une odeur nauséabonde que je ne connais que trop bien… Ô ma prison, ma douleur. Tes dents plantées dans mon dos, es-tu venu dévorer ce qu’il en reste ? Viens donc me l’arracher. Je me suis frotté l’arrière du crane endolori tandis que je suis aidé à me relever. Je sens mes jambes fragiles sous mon poids qui n’est guère conséquent puisqu’il parvient à me redresser sans grande peine. D’ailleurs, c’est qui ce type ? Mes cheveux en bordel sur mon caillou, comme si je n’avais jamais connu cet outil que l’on nomme peigne. En fait, mon apparence n’est que peu glorieuse et j’avais cessé d’imaginer à quoi mon reflet puisse ressembler.

J’ai mal au crâne, c’est drôle. J’ai la sensation que cette morsure date d’hier, que leur présence me réjouit alors de vengeance. Ils ont voulu un monstre, ô qu’ils l’auront. Les morts vivants, que nous jouions j’adorais cela. Il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. Le type était complètement paniqué et malgré mon teint blafard j’ai l’air tout ce qu’il y a de plus détendu. Je me demande quelles seraient les conséquences sur mon organisme d’une seconde morsure, je me disais que ça me ferait un mal de chien. Comme la première fois.

Mes yeux parcourent ce qui nous avoisine. Je vis alors un autre cadavre se réanimer. Puis en regardant les tiroirs au fond de la pièce, j’imagine qu’ils ne sont pas tout seul ici. Que bientôt, ils joueront du tambour sur le fer cette mélodie funèbre que je connais par cœur. Il se trouve ici des scalpels et des canules. Nous n’irons pas bien loin avec cela, je le crains. « Hum… Comme au bon vieux temps… » Commentais-je à demi-voix ; mis à part qu’en enfer l’espace ne manquait pas pour fuir ; nous pourrions aussi bien suffoquer ici tout simplement. Je regarde sa tronche de déterrer, si bien que j’ai pesé un instant qu’il n’était pas vivant. Mais bien sur, je pouvais le ressentir par les pores de ma peau quelles genre de créature il était, à quel point il pouvait être vivant. Quitte à mourir, pourquoi faire la gueule ? Putain, les gens ne savent pas s’amuser sur ce monde, des soi-disant vivants. Mort par la peur qui gronde au creux de leur estomac. Qu’ils me répugnent. Et dire que je fus ainsi, près à trembler au moindre bruit. Vérifiant sous mon lit en serrant les dents avant d’éteindre la lumière. Comme j’étais idiot, la lumière n’est nulle part sur ma vie. J’ignore si je peux faire confiance en ce gars là, mais en vue de la panique dans son regard, je peux deviner qu’il ne doit pas se souvenir de grand-chose de plus que moi. Ceci dit, j’étais près à le sacrifier histoire de les occuper un instant.

« Amusant n’est-ce pas ? » Me réjouissais-je alors, le réveil avait été un peu plus difficile que les autres ; mais je n’étais pas mécontent de m’être réveillé. On dirait bien qu’ils avaient faims ces salopards. Pas de flingue accroché à la ceinture, par contre lui… Je vis bien le brillant agrippé à lui. Vraiment ? Pensait-il pouvoir me doubler ? J’aurais récupérer cette arme sans même qu’il ne s’en aperçoive. La démarche lourde des déchiqueteurs me donnait envie de rire. Je tirais le tiroir métallique du chariot se trouvant à coté de moi et découvrit de longues paires de ciseaux correctement affuté, m’en armant tout en sachant pertinemment que j’étais bien piètre au corps à corps. Le tout était de tenter de bénéficier des avantages de monsieur muscles. Je pourrais m’improviser lanceur de ciseau, à défaut des couteaux.  Je n’avais rien à perdre d’essayer après tout. Mais l’espace confiné était un véritable guet apens et très vite nous serions débordé et englouti dans les ténèbres alors qu’il ne restera rien de nos dépouilles honteuses. Les tiroirs se mirent à résonner alors ; un, puis deux ; puis tous. Enfermé dans leurs cercueils glacés, ils étaient assoiffés de nos êtres. Mon sang qu’ils ont eux même maudit, je ne leur en laisserais pas. Je me souvenais de cette délicieuse époque où nous nous revêtions alors de viande morte, leurs sens sont si faciles à déjouer. Ô croyez moi, l’on s’habitue à l’odeur. J’ai lancé mon premier ciseau qui évidement emporté par la gravité de son double tranchant se plante beaucoup trop bas et ce cou est parfaitement inutile. « La difficulté c’est qu’ils ont vraiment très peu de cerveau, faut bien viser… » Déclarais-je toujours aussi emballé par cette petite récréation improvisé, jouant nerveusement du bout des doigts sur un piano aérien histoire de ne pas me laisser conduire dans une pulsion qui s’avérerait être... Stupide. Quant à celui qui avait désiré ma perte ; il me le paierait très cher.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Mar 18 Nov - 10:17

« Comme au bon vieux temps » ?! Hein ? Ethan dévisagea l’homme qu’il venait enfin de tirer des bras de Morphée à la fois pour l’empêcher de se faire manger par les joyeux zombies qui étaient en train de se la jouer « Le Réveil de la Créature de Frankenstein » mais aussi – et soyons honnête, surtout – pour avoir un coup de main. Non, étrangement, l’anglais n’avait pas particulièrement envie de se faire dévorer vivant par une bande de macchabés se la jouant Lazare revenu d’entre les morts. Et l’espèce d’hurluberlu avec qui il se retrouvait partenaire de survie pour le meilleur et pour le pire ne ressemblait ni de près ni de loin au co-équipier de rêve qu’il aurait choisit si on lui avait filé un catalogue de commande. La nuit s’annonçait longue... Très longue. Peut-être qu’avec un peu de chance, la peur de se faire manger éclipserait le temps qui les séparaient du petit matin et, il l’espérait très fort, du retour des légistes qui travaillent ici (soit dit en passant si l’un d’entre eux était responsable de leur enfermement ici, Ethan comptait bien leur faire passer l’envie de s’adonner de tels plaisirs), mais il en doutait.

Les choses désagréables ont toujours tendance à passer beaucoup moins vite que les choses agréables. Il y avait une raison pour qu’un proverbe dise « Le temps passe plus vite quand on s’amuse ». Est-ce qu’ils étaient en train de s’amuser là ? Euh... Non. D’autant qu’un des candidats recalé au Monde d’Hadès se dirigeait tout droit sur eux, à un pas de soiffard se heurtant à la douloureuse gueule de bois du lendemain, comme s’il voyaient en eux le café parfaitement torréfié et sucré qui ferait disparaître l’orchestre de castagnettes lancé dans l’interprétation du Boléro de Ravel dans sa tête. La situation était donc tout sauf amusante comme le pensait l’homme qui l’accompagnait.

_ Non ! Non, c’est tout sauf amusant !

S’exclama t-il en faisant le tour de la table de métal sur laquelle il avait trouvé le revolver qu’il comptait bien garder bien à l’abri dans sa poche jusqu’à ce qu’on vienne les trouver ou que la situation ne devienne désespérée pour s’en faire un rempart contre les zombies qui se réveillaient les uns après les autres. À droite se trouvaient une espèce de table de chevet pour légistes recouverte de tout un étalage d’objets tranchants et Ethan s’en saisit d’un. Son compagnon d’infortune semblait avoir eu la même idée que lui et déjà une paire de ciseaux vola à travers la pièce pour venir se planter d’un bruit sec – et parfaitement répugnant – dans le cou de leur premier ami. Le voilà qui se fendait à présent d’un commentaire aussi évident qu’inutile ! Ethan n’était pas complètement crétin non plus, il savait très bien que c’était le cerveau qu’il fallait endommager si on voulait mettre terme aux agissements de ces créatures du démon, il n’avait besoin de personne pour qu’on lui dise quoi faire. À croire qu’il s’était retrouvé un petit comique. Malgré l’urgence de la situation, le brun ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en se disant que c’était bien sa veine ça, de se retrouver coincé avec un petit plaisantin alors que leurs vies étaient en jeu. Merci, le karma tout pourri.

_ Wow. Merci de ton conseil, je… non franchement, là, je crois que je n’aurais jamais pu deviner tout seul. Tu es d’un immense secours !

Oui, franchement, merci d’avoir gaspillé une précieuse paire de ciseaux pour un essai digne d’un concours de fléchettes. Comme s’ils avaient sérieusement la moindre chance de réussir à « endommager le cerveau », ainsi qu’il le disait si bien, à une telle distance. Tout ce qu’ils pouvaient espérer faire, c’était réussir à transformer leurs visages en hérisson vivants à force de leur balancer des trucs à la tête. Non, il faudrait s’approcher d’eux s’ils voulaient pouvoir les mettre hors circuit avec des ciseaux ou des bistouris. Si l’autre voulait y aller, libre à lui, mais c’était loin d’être le cas d’Ethan qui préférait de très loin rester bien à l’abri derrière son bouclier de métal. D’ailleurs une autre table l’attendait à quelques pas de là. Il courut jusqu’à elle et la tira contre l’autre, construisant ainsi, peu à peu, un barrage qui valait ce qu’il valait. C’est à dire pas grand chose. Bon, c’était quand même toujours mieux que rien. Sauf si les cannibales en face avaient la bonne idée de se baisser pour passer en dessous, mais vu que leur cerveau avait tout de la pâté pour vers de terre et asticots, il avait des doutes sur leur inventivité.

_ Tu en as d’autres des idées comme jouer aux Poignards Volants ou pas, petit génie ?

Demanda Ethan d’un ton sec et cassant, accusant déjà le choc lorsque le premier corps vint heurter son barrage de fortune. Ses doigts se refermèrent sur un scalpel posé sur la table qu’il tenait malgré les secousses qui l’agitaient et ses muscles raides. Bon, il avait déjà une arme c’était quand même mieux que rien à défaut d’avoir un co-équipier digne de ce nom. Parce que non, ce n’était pas ce gringalet étrange qui allait lui être d’une grande aide si jamais il se retrouvait submerger par les morts. Il n’y avait qu’à le regarder ! Une rafale de vent le mettrait par terre alors des morts…

Non, sur ce coup, même s’il n’était pas très doué dans le tuage des zombies, Ethan n’allait devoir compter que sur lui-même.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Sam 22 Nov - 0:07


Ce type empestait la trouille, mer de une peu de hardiesse mon vieux ! J’ai simplement haussé les épaules quand il s’exclamait que ce n’était pas amusant. A lui de voir. Personnellement, je trouvais la situation à mourir de rire. Bien sur, j’aurais grandement préféré être le propriétaire de ce flingue. Le voir s’éloigner de moi, me mis bien mieux en position de gibier. Mais je m’amusais tout simplement à le décontenancé par mes agissements. S’attendait-il à ce que la panique ma gagne ? Il n’y avait rien de plus stupide que de céder à cette émotion folle de peur. Quand il ironisa la situation, je le trouvais un semblant plus intéressant. J’espérais bien que ce type avait un minimum de mordant, car enfin les zombis n’en manquaient point.

Mon nouveau camarade de jeu se construisit un abri métallique ; un bunker un peu bancal. Je pouvais aisément deviner que cela ne les arrêtera pas. Ils avaient beau être stupides, les morts vivants savent contourner un obstacle quand l’odeur des vivants les allèche. Je me suis emparé de nouvelles paires de ciseaux que je tenais en main à la Wolverine. Oui, j’ai trouvé ce film particulièrement distrayant en revenant sur terre… Je m’étais toujours demandé ce que cela pouvait bien donner d’avoir des griffes… Hum… j’en aurais bien profité pour gratter quelques chairs humaines et déchiqueter quelques cabots du gouvernement. Oh non, je ne pensais à personne en particuliers. Peut-être que si, allez savoir... En fait, mes griffes ne me donnent pas grand pouvoir. J’en possédais bien d’autres qui pourraient faire de moi un super héros. Oui, mais j’ai bien plus le profil d’un super vilain. Il parait que dans les années deux milles les monstres sont devenu à la mode. Quelle merveilleuse époque.

J’escaladais une table ; fis tambouriner mes pieds sur le métal avant de passer une main dans ma chevelure pour ne point améliorer mon brushing tandis qu’il me demandait avec ce même sarcasme si j’avais une idée. « Je pourrais te découper en morceau et te jeter au loin pour les occuper jusqu’au jour levant. » Répondais-je particulièrement pensif à son ironie alors que mon ami au ciseau dans la trachée approchait de moi. Merde, qu’est-ce que ça doit être plaisant de ne ressentir aucune douleur. Plaisant, mais lassant. Seule la faim semblait pouvoir les tirailler. J’avais survécu des années à DarknessFalls en me faisans mordre qu’une voix, sauvé par cette trainée que je n’ai vu alors que deux fois dans mes longues années d’errance. Je me demandais parfois si elle c’était échappé à New-York, histoire que je puisse la torturer comme il se le doit. J’ai simplement flanqué un coup de pied de poing dans le thorax du macchabé ; juste pour le plaisir. Puis je me suis mis à marcher joyeusement de table en table en faisant trembler les ustensiles sous mon poids. « Et si tu te servais de ce foutu flingue pour faire sauter quelques cervelles ? A moins que tu ne saches pas t’en servir… Tu sais ce qu’on dit d’un homme qui ne sait pas tirer ? » J’ai ris alors, aussi simplement. Comme si nous étions au salon de thé, mais en beaucoup mieux. Merde, fallait-il être con pour être armé et ne pas s’en servir. Bien sur, j’étais loin de penser que les cervelles que nous pourrions faire exploser seraient les notre. Au cours de mon escapade aérienne, où je ne peux que m’imaginer que le sol est de la lave en fusion, car sincèrement j’aurais été plus rapide au sol. J’éteignais ma cible : la porte. Quel conard avait verrouillé la porte ? Et puis… Quelle chance que je sois professionnel de l’effraction… Je me disais bien que ce métier me servirait un jour dans ma vie privée. J’ai pris un scalpel beaucoup plus fin avant de dire sans regarder par-dessus mon épaule « Tiens les en laisse, cette porte ne supplie qu’à être ouverte. »

Avec la lame fine, je commence à décoller la poignet histoire de trafiquer la chose depuis le trou que je trouverai en supprimant les poignets. Puis qui sait, pourquoi ne pas jeter un œil au travers au cas où le véritable comité d’accueil se trouve de l’autre coté. Sans quoi, nous devrions nous réjouir d’être ici. Rien de plus facile. Bien sur, le niveau de difficulté augmenterait parce que j’entends déjà, les pas trainant du cadavre qui approche. Il tenait bien à venir me déranger en me dépeçant, c’était certitude d’une mathématique accessible aux cerveaux putrides.

« Au fait ? Quel est l’enfoiré qui nous a enfermés ici ? Histoire que j’aille bien l’enculer en sortant d’ici… » Lançais-je simplement ; ouais, j’avais bien pour projet de survivre à cette nuit là. Ce n’en serait qu’une parmi tant d’autre et j’irai alors me venger. Me retournant pour faire face au zombi un peu plus proche que je ne l’aurais pensé avec son air d’hérisson métallique ; tandis qu’au sol tombait la première partie de mon plan. J’ordonnais alors à l’ombre de la serrure d’actionner calmement son mécanisme. L’urgence avait voulu que je n’ai pu jeté un regard curieux de l’autre coté. Que j’aime les surprises après tout…

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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Mer 26 Nov - 21:50

Pour toute réponse à sa proposition d'un tel altruisme, Ethan éclata d'un rire amer qui avait tout du grognement et qui n'atteignit pas ses yeux lui promettant une mort longue et douloureuse si jamais il osait faire ça. Il y avait très, très, très longtemps de ça, on l'avait accusé de meurtre, à tort ou à raison - les souvenirs de l'anglais sur cette nuit-là restaient assez vagues à ce sujet -, mais s'il s'agissait de sauver sa vie, Ethan n'hésiterait pas une seule seconde. Et comme pour le montrer à cette espèce de grande échasse coiffée avec un râteau, le métamorphe sortit le revolver qu'il avait subtilisé avant de le réveiller, parce que lui au moins n'avait pas songé à se servir de lui comme de distraction en espérant que ça les occupe assez longtemps jusqu'au matin, et le visa. Lui pouvait survivre à un coup de ciseaux mai est-ce que lui pouvait s'en tirer avec une balle dans le buffet ? Et bien ça, il n'en était pas sûr.

_ Alors là ! Je serais curieux de te voir essayer !

Mais il fallait croire qu'il aimait lancer en l'air des idées qui ne servaient absolument à rien à part mettre tout le monde à cran parce qu'il repoussait déjà le zombie le plus proche de lui avant de se servir des brancards qu'Ethan avait eu la bonne idée d'aligner de façon à former un barrage de fortune comme d'un pont. Chacun de ses pas d'éléphant - incroyable mais vrai quoi qu'on puisse en croire ! - faisaient bouger les lits de métal, risquant à tout moment de créer une brèche pour les morts-vivants dans ce mur qui n'était déjà pas bien solides. Hey ! Il fallait vraiment remercier le karma qui lui avait mit un tel cas sur les bras comme équipier de survie.

Le revolver toujours à la main, Ethan s'arcbouta contre le brancard que venait heurter un des zombies, surveillant du coin de l'œil que l'autre funambule n'essayait pas de la lui jouer à l'envers pendant qu'il tachait de garder un petit coin de paradis en sécurité. Il manqua de tout lâcher pour le dévisager tant ce qu'il lui dit après semblait absolument dingue.

_ Attend voir... Il me semble qu'il se sert de ciseaux à la place !

Et le pire, c'est qu'il éclata de rire juste après comme si tout cela n'était qu'un jeu, au mieux et au pire, une vague plaisanterie de l'univers lui-même. Ethan aurait été plus que ravi de tirer mais honnêtement, il ne pensait pas aller bien loin avec seulement deux balles dans le barillet. Vu que la situation n'était pas encore totalement désespérée, il comptait économiser ses tirs tant qu'il avait d'autres moyens de se défendre. Quand il n'y aurait plus une seule once d'espoir dans le ciel et qu'il en viendrait sérieusement à tout croire perdu, là, oui, il tirerait.

Ethan tourna la tête pour voir où en était son écureuil personnel et où l'avait menée sa petite séance d'escalade pour le découvrir de l'autre côté de son barrage de sécurité à trifouiller la serrure de la porte. Génial, il était enfermé avec un passe-muraille grandeur nature. Étrangement, cette nouvelle était très loin de le mettre de mauvais poil, au contraire même. Ils avaient peut-être une chance de s'en sortir s'il réussissait son coup. D'ailleurs, le brun comptait bien l'aider et il n'eut pas besoin de l'appeler deux fois. Voyant un des macchabés s'approcher un peu trop de la grande échasse, Ethan empoigna la table de métal et s'en servir comme d'un bélier pour foncer sur lui. Le brun se retrouva dos à l’autre homme tandis que celui-ci crochetait la porte et repoussa les morts à la force des épaules pendant tout le temps que l’autre était occupé. Il grogna sous le choc d’un nouvel assaut avant de lever les yeux au ciel en l’entendant demander s’il savait qui était le petit malin qui leur avait fait ce coup-là.

_ Aucune idée… mais si je le découvre, je crois bien que je t’accompagnerai histoire de lui faire comprendre que ce genre de chose ne se fait pas.

Gronda t-il en imaginant mille façons de faire souffrir celui, parce que dans sa tête il voyait un visage masculin — une espèce de docteur Follamour aux traits taillés à la cerpe et avec un rire de sadique—, qui avait osé leur faire ça comme s’ils n’étaient rien d’autre que des jouets avec lesquels on pouvait s’amuser comme bon lui semblait. On ne jouait pas avec les vies des gens comme ça. Non. Et Ethan comptait bien faire entrer cette idée dans la tête du responsable, quitte même à le faire à grandes baffes.

_ Mais j’aimerais savoir ce qu’ils nous ont fait. Je ne sais pas toi mais moi, je ne me souviens d’absolument rien. Et ça m’énerve.

Ethan jeta un coup d’œil derrière son épaule.

_ Bon… ça donne quelque chose ? Je peux pas les retenir indéfiniment !

Et comme pour montrer ce qu’il disait, la table roula sur quelques centimètres sous les coups répétés des corps debout de l’autre côté, les bras tendus au-dessus de la table, la bouche ouverte sur un cri silencieux.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Ven 28 Nov - 10:52

Il me menaçait de me trouver la peau après cette plaisanterie de ma part, je m’étais contenté de grimacer légèrement, mais assez pour témoigner mon mécontentement. Je n’aime pas me sentir inferieur à l’autre ; mais je n’avais pas vraiment d’autre choix. Ceci dit, il avait du mordant et cela me plaisait assez je devais bien l’avouer. Les chiffes molles me lassaient rapidement et je me devais de les terroriser pour les rendre divertissants. Quel amusement, lorsqu’il vient s’en prendre au cadavre beaucoup trop proche de mon être ; l’envoyant valdinguer plus loin avec la force d’un bœuf. Quelle brute… Je ne le remercie pas, il sera bien content lorsque j’aurai ouvert cette porte de ne pas m’avoir livré aux crevards. Je poursuivais mon bricolage avant de lui jeter une question, comme si nous étions dans un pub en train de discuter autour d’un verre. L’idée de boire me répugnait, il n’y avait de gout à rien si ce n’était la souffrance. La douce saveur de la douleur. Je ne m’en lasserais pas ; je le crains. J’étais damné. La réponse du buffle me fit pourtant sourire ; j’ignorais tout de ce type et même si son dos était quasiment collé au mien, je n’avais aucune idée de l’homme qu’il était, de ses intentions et ambitions dans la vie. « Umm… Un plan à trois ça ne me dérange pas… » Commentais-je avec un sourire mesquin qu’il ne pouvait pas voir ; je n’étais qu’un salopard de dévergondé dans un corps étriqué. Je le détestais ce corps ; mais je faisais avec. J’y trouvais mon plaisir à le traiter d’un quotidien extravagant. A trois, à condition qu’il ne soit pas ils, mais je me contentais de ricaner une fois de plus. Est-ce que je cherchais à agacer mon camarade ? Clairement, oui.

Le type bourru me fit part de son amnésie ; mais je n’eus pas le temps de répondre, sa voix grogna d’impatience. A cet instant, la porte cède enfin à mes avances. « Si monsieur veut bien prendre la peine ! » Rétorquais-je attrapant l’autre par la ceinture de son jean pour le tirer vers l’ouverture. Aussi fort que possible, de mes bras trop maigres. Mais j’eu surtout profité d’avoir mes mains sur sa ceinture pour lui arracher son flingue. Nous avons franchi la porte pour se retrouver dans un couloir reliant diverses chambres funéraires comme celle dans laquelle nous nous étions trouvés. La porte est refermée bien que non verrouillée ; je me tourne vers le héros du jour pour le mettre en joug à mon tour en maintenant une distance raisonnable pour qu’il ne puisse me désarmer. Autant l’avouer, je suis une brelle au corps à corps. Il l’avait probablement remarqué. Mais je n’hésiterais pas à faire feu, il ne devrait pas en douter.

« Bien, maintenant on va vraiment s’amuser… » Disais-je simplement avant de ranger ma nouvelle possession au niveau de la ceinture. J’ai souri ; avec arrogance. Le dévisage enfin. « Arrêtes de faire cette tête, d’une façon ou d’une autre, j’t’aurais baisé. » Qu’il se réjouisse alors, que ce soit cette manière alors, n’est-ce pas ? L’on peut-être surprit, agréablement. J’ai rit, ravis. Avec ce rire d’enfant, d’une exclamation juvénile comme si ce monde n’était qu’une grotesque plateforme de jeu vidéo. Une fois de plus. Je suis un oiseau moqueur, rieur, malintentionné puis finalement, je suis un oiseau pourpre au service du diable. La porte tremble, sous les coups. Je ne doute pas que le ramolli du cerveau finisse par comprendre le fonctionnement d’une porte pour venir nous dévorer. Je préfère donner les ordres, c’était un plaisir que je m’étais découvert en revenant sur le monde des vivants. Diriger, les manipuler, les soumettre à mon odieuse volonté.

« Pas question de s’tirer d’ici, on aurait tord de ne pas attendre le retour de notre bourreau… Il nous rendra peut-être la mémoire qui sait… » Enroulant mes doigts autour de la poigné menant à la salle où se trouvaient exposé deux cercueils et quelques modèles de plaques à disposer sur les tombes, des fleurs dans un coin et le coin vente. Je ne pris pas la peine de démonter la serrure, le mécanisme s’ouvra de lui-même. Je passe la porte, je regarde l’autre avec un sourire amusé avant de simuler de claquer la porte pour l’enfermer. Je me mis à rire de plus bel ; j’avais simplement envie de le mettre en rogne. Me précipitant à travers la pièce pour échapper à son courroux lorsqu’il ouvrit la porte d’un coup d’épaule inutile. « Quelle brute… » Me lamentais-je railleur.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Mer 3 Déc - 20:16

Déjà que le gars avec qui Ethan se retrouvait coincé promettait de n'être absolument bon à rien si jamais ils en venaient aux mains, il espérait qu'il s'y connaissait un temps soit peu au crochetage. Parce qu'autant ça m'embêterait un peu d'avoir un mort sur la conscience qu'il aurait été dans l'incapacité de sauver, autant si on lui demandait de choisir entre sauver le grand décoiffé et sauver sa propre vie, le choix était vite fait. Et ce n'était certainement pas son humeur à deux sous qui allait donner soudain l'inspiration qu'il manquait actuellement à Ethan pour placer de son plein gré la sécurité de cette grande échasse au dessus de la sienne. Même s'il ne pouvait pas nier qu'il le faisait doucement sourire. Juste ce qu'il fallait pour oublier les muscles de ses bras qui commençaient doucement à le cuire à cause de l'effort qu'il réclamait d'eux.

Heureusement, alors qu'il n'était plus très loin de craquer, (comprendre qu'il allait lâcher sous la pression des zombies qui auraient eu alors tout le loisir de pousser la table qui à son tour les aurait tout deux plaqués contre la porte - ils n'auraient alors plus eu aucune zone de manœuvre pour essayer de l'ouvrir), son improbable compagnon réussit son coup. Ethan ne le sut pas tout de suite et le découvrit lorsque l'autre le tira par la ceinture; le mettant ainsi à l'abri pour quelque temps. L'anglais garda le regard fixé sur le battant de la porte dans l'attente de voir s'il allait s'ouvrir ou s'il tiendrait bon contre les assauts des autres décérébrés. Mais apparement, la porte qu'il avait lâchée avant de sortir servait de premier rempart dont ils devraient se débarrasser avant même de passer la porte et là encore... Avant de les rejoindre dans le couloir, il leur faudrait encore comprendre le mystère insondable de la poignée qui, même débloquée, s'ouvrait en la tirant. Donc de ce côté, Ethan était tranquille...

Mais de l'autre...

Des qu'il se retourna, la première chose qu'il vit fut la noirceur du canon pointé dans sa direction. Oh... Le salaud. Le salaud ! Son soudain accès de générosité quand il l'avait tiré de la prise des zombies n'était rien d'autre qu'un stratagème pour lui substituer l'arme qu'il à la ceinture. Quel idiot il faisait ! Ce qu'il aurait fait s'il y avait pensé sur le moment, ça, il ne savait pas mais pour ce qu'il voulait lui faire maintenant, il avait une idée assez précisé. Et ça commençait avec ses phalanges entrant violemment en contact avec sa mâchoire. Ethan sentit la colère l'envahir, comme une vague destructrice qui le saisissait à bras le corps, le faisant trembler de fureur tandis qu'il regardait l'autre déplumé. Bon sang, ils étaient ensemble dans cette galère ! Il l'avait protégé pendant qu'il avait les mains occupées et c'était comme ça qu'il le remerciait ?! Et bien maintenant, il pouvait être contente de lui : il avait eu parfaitement raison de se méfier de lui et de mettre le revolver à l'abri avant même de songer à le réveiller.

Ses lèvres ne formèrent plus qu'une pauvre ligne blanche sur son visage au petit trait humoristique de l'autre qui déjà rangeait son arme à 'sa ceinture comme lui-même l'avait fait plus tôt. Pourtant l'expérience avait plutôt tendance à montrer que ce n'était pas là qu'il fallait la mettre si on ne voulait pas se la voir subtiliser par un petit malin. Ethan devait récupérer cette arme. Elle était mille fois mieux en sa possession qu'entre les mains de ce malade. Mais pour le moment, il ne ferait ni ne dirait rien, se contentant d'un silence contrarié pour répondre à ses provocations. Ça n'allait pas en s'arrangeant... D'une part parce qu'Ethan détestait qu'on lui donne des ordres et encore plus quand il venait de quelqu'un qui commençait doucement mais sûrement à lui courir sur le haricot et d'autre part parce que même s'il avait bien envie de refaire la tronche à celui qui avait eu la bonne idée de les enfermer ici, maintenant qu'il était un peu plus libre de choisir, il rêvait de rentrer chez lui. Ça aurait été si simple maintenant qu'il avait rangé l'arme, c'était si tentant et pourtant, Ethan ne fit rien, ne bougeant pas d'un poil, se contentant d'affronter sa colère le temps qu'elle reflue. Puis, il le suivit jusqu'à l'exposition macabre des deux cercueils entreposés sûrement jusqu'à leur mise en bière.

_ Ouais.. Ou peut-être que le karma re tombera dessus comme la misère sur le pauvre monde et qu'un zombie te mangera. Dans un cas comme dans l'autre, je ne voudrais pas rater ça.

Rétorqua t-il d'un ton pincé et bourru qui trahissait bien que le métamorphe n'appréciait pas du tout cette espèce de prise de pouvoir qu'il semblait s'être accordé parce qu'il avait l'arme. Bon sang ! Il restait encore plusieurs heures avant qui que ce soit ne mette les pieds ici. S'il ne finissait pas par l'étrangler ou mourir en essayant, ce serait sans doute un miracle. Le problème, c'est qu'il avait vraiment envie de mettre la main sur le petit malin qui les avait enfermé là, quoi qu'il en coûte. Et au pire, il pourrait s'exiler à l'autre bout du bâtiment, le plus loin possible de lui en fait, en attendant son heure. Oui, ça c'était une très bonne idée. Le regard de l'anglais remonta vers l'autre échasse au moment où celui-ci faisait mine de refermer la porte et il sentit la colère le saisir de nouveau. Il fonça droit sur la porte pour l'ouvrir avant qu'il n'ait eu le temps de la verrouiller et elle vibra avant de claquer violemment contre le mur derrière. La vache, ça allait être très dur de ne pas le décérébrer. Ethan entra au son de son rire diabolique. Lui doit respirer pour ne pas se jeter sur lui et l'étrier histoire de mériter son surnom de "brute". Cependant quelque chose le retient.

_ Amusant. Vraiment.

Non, absolument pas. Mais quelque chose lui disait au il ne faisait que le chercher, comme si rien ne lui ferait plus plaisir que de le voir craquer. Ethan n'était pas de ce genre là. Oui, il avait quelques problème de violence et de contrôle de lui mais il n'était pas le montre que beaucoup s'étaient épuisés à dénicher chez lui. Les poings serrés à s'en faire mal aux paumes, il traversa la pièce en un éclair et plaqua l'homme contre le mur le plus proche. Ce n'était pas l'arme qui l'intéressait, s'il voulait, il pouvait l'étrangler en appuyant son bras contre sa trachée mais juste lui faire comprendre qu'on ne déconnait pas avec les gens quand ils étaient sur les nerfs.

_ Écoute moi bien espèce de petit con, on est tous les deux dans la merde, tous les deux. Et jusqu'à ce que ce soit réglé, est-ce que ce serait trop demandé que tu ne fasses rien pour m'exaspérer ? J'ai déjà assez les nerfs à vif comme ça.

Il le relâcha à la fin de sa tirade avec un regard noir, les mains bien en évidence pour signifier qu'il ne lui ferait rien pour ce soir et recula.

_ Je vais me mettre de ce côté-là, sois mignon tais toi.

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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Jeu 11 Déc - 16:45

Amusant, je savais qu’il ne le pensait pas. Mais moi si, atrocement, je ressentais cette joie jusqu’aux pointes de mes oreilles ! Je me suis contenté de l’observer bien que je fus pris de court quand il m’attrapa pour me coller au mur. Je me suis lamentablement laissé faire, je pensais bien me faire plus de mal à tenter de lutter. J’avais un cœur à l’épreuve des balles, mais mon corps ne l’était pas. Je pouvais alors ressentir la force de ses bras ; ses poings serrés et cette lueur bestiale dans son regard. Mon visage ne montrait pourtant aucune crainte, aucune fascination. Juste l’attente, ennuyeuse. Il pourrait me faire du mal, ô qu’il essaie je crierais comme un porc pour son bon plaisir. J’étais doué pour ça. Mais ce qui sorti de sa voix, semblaient plus une demande qu’un ordre. J’étais presque déçu. Je m’en serais presque détourné, mais mes lèvres se fanaient et j’avais besoin d’une étincelle pour sourire à nouveau.

Il me libère après un regard revolver, les mains sales d’un innocent du soir. Beau héros. Je l’observe s’installer dans un coin et je daigne enfin respirer de nouveau dans un soupire. « Même quand j’parle j’suis mignon. » Pure provocation, pourtant, sincèrement je ne pouvais plus me voir en peinture. Je haïssais ce visage, mais j’étais doué pour prétendre le contraire. Je n’avais nul autre choix que de l’accepter cette face, mais j’étais le seul qui pouvait me permettre de la haïr. C’était pour ainsi dire, mon privilège. Rien n’empêche les gens de se haïr à tel point ; de s’aimer à perdre la notion de raison. Ce type ne devait pas se marrer bien souvent. J’ai ensuite consenti à faire silence ; m’approchant de la porte pour jeter une oreille. Puis finalement, je me suis mis à rôder entre les cercueils. J’ai trouvé le tiroir caisse et je l’ai forcé avec de l’aide obscure pour découvrir qu’il n’y avait là que des chèques qui ne me seront plutôt inutiles. Je l’ai claqué avec une lassitude exagérée. Comme toujours. Je me suis ennuyé, clairement. A tel point que je suis resté un long moment là, à fixer cette poupée égaré dans mes pensées. Tu es si pâle, pourquoi t’as cette gueule ? Merde, j’te hais… J’aurais brisé tous les miroirs, mais ce n’était qu’une poupée. Ils m’y ont poussé, à cette guerre contre la raison. Contre les normes, contre la logique. C’est une croisade sans fin, j’y accourais au travers du temps. Criant alors qu’ils ne m’auront pas vivant, ah, ça non. Puisque j’étais bel et bien mort. Personne ne m’aura.

Ce rappel me mit du baume au cœur, à tel point que je retrouvais la vigueur d’aller accoster ce type peu enclin à la conversation. Je ne supportais pas l’ennui, c’était une frustration que je ne tolérais pas. A vrai dire, mon intolérance à la frustration était à la hauteur de mon instabilité et mon inadaptabilité. « Au fait, comment elle s’appelle la brute ? » Demandais-je avec un sourire mesquin, j’étais proche sans être trop près pour autant ; ses réactions étaient assez imprévisibles parce que je ne le connaissais pas. Cependant, il semblait clair qu’il fonctionnait à l’instinct. J’avais cette envie folle de tester ses limites. Je l’ai observé, avec ce calme arrogant et ce large sourire qui dévoilé des dents qui avaient croqué la vie bien plus qu’elles ne l’auraient du. « Si elle veut, je peux lui chanter une berceuse… » Minaudais-je en passant ma main dans mes cheveux en le toisant. Je pourrais lui chanter la mort, les monstres de l’enfer, la peau qui se déchiquète et le plaisir de mourir… Je pourrais lui chanter, une corde au cou et une balançoire funèbre. Je pourrais alors lui apprendre, ces quelques chansons et il y appartiendra un jour. Qu’il le veule ou non. L’un des zombis se mit à frapper contre la porte verrouillé, attiré par notre odeur, mon sang maudit il n’en avait que faire. La tendresse de ma peau lui suffirait. « Tu crois qu’il s’ennui ? » Demandais-je toujours sourire, peut-être lui faudrait-il un peu de compagnie. Celle de mon nouvel ami. Oh quelle douce âme, j’en étais persuadé. Comment pouvait-il être si sale de bonté ? Ah ! J’en aurais vomi ma bile et mon foie entier ! J’étais sur qu’il était capable de faire mieux ! Beaucoup mieux…

Désolé c'est court.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Ven 26 Déc - 13:07

Contrairement à ceux qui les avaient enfermés ici, pensant sûrement que ce serait un divertissement au moins aussi amusant que les combats d'arène, Ethan s'efforçait de ne pas être un monstre. À ses yeux, tuer quelqu'un dans la précipitation à cause de la situation plus que pourrie qui vrillait ses nerfs aussi efficacement que si le Destin était venu lui hurler d'une voix de crécelle dans les oreilles en lui plantant ses ongles dans l'épaule, ou parce que ça tête ne lui inspirait pas confiance faisait partie des choses qui pouvait faire de quelqu'un un monstre. Le brun préféra donc le relâcher brusquement tandis qu'une partie de son esprit se plaignait de ne pas pouvoir récupérer le revolver, et s'éloigner avant de faire quelque chose qu'il serait sûrement venu à regretter plus tard. Ethan se trouva un petit coin de moquette relativement confortable et s'y laissa tomber, dos contre le mur avec un énorme soupir. Il aurait pu essayer de dormir un peu mais avec un tel énergumène à côté, ce n'était certainement pas la chose la plus prudente à faire.

À la place, il préféra rassembler ses esprits et tenter de ramener à la surface le souvenir de ce qui l'avait amené dans cette situation. Quoi qu'ils aient pu lui donner, ça n'allait quand même pas durer toute une éternité, au beau d'un moment, il finirait par retrouver les pièces qui lui manquaient pour reconstituer cette soirée, et quand ça arriverait, il tomberait sur le ou les responsables de cette masquerade comme la misère sur le pauvre monde. Un point obscur persistait, ce n'était pas de savoir pourquoi on les avait choisit eux - il se doutait qu'ils avaient juste dû être là au mauvais endroit au mauvais moment - mais plutôt comment ce jeu pouvait-il perdurer. Pourquoi les enfermer là toute la nuit ? Quel intérêt pouvait-il y avoir à enfermer quelqu'un dans une pièce pour ne revenir que le lendemain ? Aucun. Tout l'intérêt de la manœuvre constituait en fait Un bruit métallique attira son attention et il releva le regard pour trouver son malheureux acolyte en train de forcer le tiroir caisse. Se concentrer avec lui dans les parages allait être un véritable jeu d'enfant, ça, il le sentait bien.

_ Est-ce que tu pourrais faire moins de bruit ? J'essaie d'oublier que tu es là, toi aussi...

Lui demander ça était sûrement une grossière erreur puisque sa prise de parole eut l'air de l'attirer par ici. Par ennui ou juste pour embêter, ça, le brun n'en avait aucune idée mais le résultat était le même au final. Cet étrange énergumène se rapprocha de lui pour lui demander son nom avec un sourire qui appelait aux claques. Si c'était ça qu'il voulait, il n'avait qu'à le demander, pas la peine de faire toutes ces simagrées, Ethan aurait été ravi de l'exaucer. Sans compter que... Pourquoi est-ce qu'il le traitait de brute ? Il avait eu ses accès de colère, surtout à cause de la situation et de la fatigue, mais de là à le traiter de brute, c'était quand même un peu fort. Qu'il continue et il allait vraiment la prendre sa tarte, arme ou pas. Il ne lui faisait pas peur, ce n'était qu'un petit tas de brindilles assemblées entre elles, une marionnette de bois juste à peine aussi impressionnante.

_ Qu'est-ce que ça peut bien te faire ? On est pas destiné à devenir amis autant que sache.

Rétorqua t-il en le regardant d'un œil sombre faire son malin. En ce qui le concernait, ils se foutaient sur la tronche avec le ou les petits malins qui les avaient mis là et puis c'était chacun de son côté. Ils reprendraient tous les deux le cours de leur vie et les moutons seraient bien gardés. Oui, d'ailleurs c'était donc bien mieux comme ça, songea t-il en le voyant passer une main dans ses cheveux à deux doigts de battre des cils comme une midinette.

_ Ouais, merci mais sans façon.

Refusa t-il poliment en le regardant comme s'il s'agissait d'un clown particulièrement aberrant. Ce qu'il était un peu si on y pensait bien. Point positif, avoir dû relever la tête pour lui parler lui avait fait remarquer la caméra de sécurité dans le coin de la pièce. L'anglais se redressa, le nez levé vers le plafond pour essayer de détecter si ce truc marchait. Le vétérinaire qui l'avait prit en pitié lui avait déjà montré le fonctionnement de cette chose et même si le principe lui échappait encore, il lui avait montré à quoi reconnaître si elle était allumé ou pas. Et en l'occurrence, cette caméra l'était. Un coup sourd ébranla la porte. Sûrement encore un de zombies et il réussit à tirer un gémissement de la porte. Leur repère ne le resterait plus très longtemps, apparemment. Raison de plus pour se bouger un peu. Ethan monta sur le comptoir qui tenait le tiroir caisse et se redressa de toute sa taille, arrivant au niveau du plafond. La voix de l'autre homme monta jusqu'à lui.

_ Aucune idée. Mais je t'en prie, si tu veux aller le lui demander, je ne te retiens pas.

Rétorqua t-il, agacé d'être dérangé pendant qu'il essayait de mettre la caméra hors service. Bon, techniquement, s’il arrachait tous les fils ça marcherait aussi bien, et au moins, il aurait la satisfaction de ne plus être observé en catimini par celui ou ceux qui les avait mis là. Ethan arracha tous d’une poignée puis balança la grappe de fils noirs par terre, observant avec satisfaction les étincelles crachotées par l’objet. Maintenant que ça c’était fait, ils allaient pouvoir passer à autre chose.

_ Je pense qu’on nous observe, que c’est un jeu pour quiconque nous a mis là… Il doit voir que nous avons pu nous sortir de la morgue…

Après de savoir s’il(s) allai(en)t revenir, ça, il n’en savait rien mais à son avis, il valait mieux pour les deux hommes de se tenir sur leurs gardes et s’attendre au pire. Leur refuge ne pourrait jamais tenir indéfiniment.

MILLE FOIS DESOLE POUR LE RETARD ><
Si jamais tu manques de rebond, dis moi !
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Ven 2 Jan - 14:58

La brute ne voulait pas me donner son nom, ce qui était bien dommage, je continuerais donc de l’appeler la brute. Cela devait lui plaire. Les types dans son genre, ça aime ça. Etre valorisé de leurs beaux muscles. Je me disais qu’ils ne se résumaient qu’à ça, juste pour me consoler. Un peu maigre comme consolation, mais je n’allais pas bien. Alors tout était bon à prendre, même me trainer dans les cailloux serait un délice. Je n’allais pas bien, parce que mon esprit avait besoin de s’occuper, parce que je n’aimais me rependre dans des méditations quant au sens de mon existence et de mes actes. Une façon de ne point assumer, ou plutôt de ne pas y penser tout simplement. L’hystérie, c’était juste un moment de plénitude. Vous savez, ce moment entre l’état de sommeil et le réveil. « Disons que si tu crève je pensais t’offrir ta pierre. » Ricanais-je alors. A vrai dire, j’aurais des projets un peu plus ambitieux que ça. Mais tant pis, il était vrai ça, que je n’avas pas besoin d’ami. Il refusait même jusqu’à ma chanson. Il avait tord. Mais je ne disais rien, me contenant de l’observer. Scruter le moindre de ses traits, ses réactions. Je voyais qu’il se contrôlait tant bien que mal. Finalement, il se releva et je l’observais en croisant les bras. Le surveillait pour ainsi dire. Car je n’avais pas l’intention de le laisser filler. Sans quoi je serais obligé de lui tirer dans les pates pour qu’il ne s’échappe pas. Nous n’en avions pas terminé. Je l’avais décidé. Il était à moi ce soir, on me l’avait donné en cadeau dans cette morgue. Depuis le temps que je demandais une brute pour Noel !

Je l’observe grimper sur le comptoir et dézinguer la caméra de surveillance. Il arracha l’objet d’une poigne. Quel idiot. Pourquoi ne pas laisser l’autre se réjouir du spectacle ? Après tout, il devait bien y avoir une suite à ce jeu. Je l’attendais. Peut6être voulait-il faire une fois de plus, preuve qu’il était bien plus fort que moi. Ah monsieur gros bras, moi aussi j’aurai pu le faire… Certes, je ne l’avais pas même vu. Nous aurions pu jouer à une drôle de mise en scène. J’étais bon pour le théâtre. Mais il avait l’air si fier de lui que je ne soufflais pas la suggestion. Trop tard. Je grimpe à mon tour sur le comptoir, juste pour le plaisir de le coller un peu encore. M’accoudant sur son épaule beaucoup trop haute je félicitais avec un sourire mesquin « Bien trouvé inspecteur. » J’espérais que celui qui nous avait jeté dans cette drôle d’arène s’amusais bien plus que nous. Je n’étais peut-être pas très fort avec mon physique d’épouvantail, mais il m’en suffit pour le faire tomber du comptoir et donc de mon trône improvisé. Il fit un tel fracas en tombant que je ne me souciais pas même de savoir s’il était encore entier. Je me mis à rire joyeusement, entamant un dandinement de mon arrière train reflétant le bonheur qui me gagnait. La brute était à terre ! Oh, elle allait bien vite se relever, je pourrais l’enchainé à sa propre ombre.

Mais je me contentais de la parole dans un premier temps « Le plus amusant avec les jeux sans règle, c’est de jouer avec les notre. Autrement dis, les miennes… As-tu beaucoup d’ennemis ? » Oui, parce que le Sherlock du dimanche je le réduisais à cet état de brute. De bras. Je me disais que si la porte se fermait électroniquement, il devait y avoir un second panneau de contrôle. Mais ça, on le savait à condition d’être un bienheureux voleur. Je ne savais pas comment je m’étais retrouvé dans cette affaire. Surtout avec lui. Nous avions vraisemblablement un ami commun qui nous voulait du mal. Qui avait voulu faire d’une pierre deux coups. L’on ne choisi pas ces victimes par hasard. Je n’y croyais pas. Il était déjà debout et je le mis une nouvelle fois en joue. Visant directement sa boite crânienne. Ma brute adorée, je crains que tu es commis une erreur en me laissant cette arme. Parce que j’étais un vilain garçon et j’avais le don de casser mes jouets. De les disloquer. Mais qu’il se console, nous étions déjà à la morgue.

« Il va arriver, par là. » J’ai désigné du canon la porte devenu tout à coup silencieuse. Encore mieux. Nous furent plongé dans l’obscurité de façon soudaine. Plus de courant. Sans lumière, pas d’ombre. J’aurai pu tirer, mais je n’étais pas sur. Alors je n’ai pas bougé. Attendant simplement. Soit la mort, soit pire encore. Pas l’odeur de ces morts vivants, comme s’ils étaient retourné se coucher dans leur cercueil métallique. Je me suis lentement accroupie. Cherchant un signe, mais je ne sentais que l’odeur animal de ce type. Une chose était sure, je ne voulais pas mourir ici. Je me destinais à plus monumental. C’est là qu’elle m’est parvenue. « Une femme ! » Grimaçais-je, presque scandalisé. Juste par le bruit de ses talons. Un coup de feu est parti, je pense en ma direction. Par chance je ne suis pas touché, madame n’était donc pas un chat car elle ne voyait pas dans le noir. Moi non plus ! Drôle d’époque où les femmes prennent donc les choses en main. Alors il était elle. Mais qui était-elle ?
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Ven 16 Jan - 8:43


Il le sentait, attendre le petit jour que quelqu’un vienne les faire sortir de là où se révèle comme celui qui les avait enfermé ici pour s’offrir ses propres jeux perso en sa compagnie allait être long, très long. D’autant que cet étrange personnage qui aurait tout aussi bien pu sortir de son enfer personnel ne faisait rien pour se faire apprécier. Non, ce n’était pas très agréable de s’entendre rappeler que s’il faisait la moindre erreur, que si le sort ne lui était pas favorable, il risquait de ne pas être en état de voir le soleil se lever au matin. Jusqu’ici et grâce à un étrange retournement de situation, Ethan avait défié la mort et remporté la partie par trois fois - la veille de son exécution, le jour du naufrage et enfin sa vie de renard lui avait donné un âge canonique sans pourtant lui apporter l’heure de son trépas - il comptait bien faire en sorte que cela continue de la sorte.

_ Très bonne idée. Si toi tu meurs, je t’offrirai une couronne de fleurs à défaut d’une pierre tombale.

Rétorqua-t-il d’un ton pince-sans-rire avant d’aller se percher sur le comptoir pour aller vérifier son idée personnelle. Celle que si tout cela n’était qu’un jeu, qu’un divertissement pour celui ou ceux qui les avaient enfermé là, alors ils avaient dû trouver un moyen de profiter du spectacle. Le renard retira les fils de la caméra avant de se retourner avec un sourire triomphant sur les lèvres vers son compagnon d’infortune. Mais sa victoire ne fut que de très courte durée car sans qu’il ne s’y attende, quelqu’un lui saisir les chevilles et le déséquilibra. Ethan tomba lourdement, d’abord sur le comptoir puis il termina sa course par terre. Une douleur monstrueuse explosa dans son dos et dans son épaule droite. Sa tête n’était plus qu’une spirale de douleur trop étrange et trop aiguë pour mettre des mots dessus.

Le temps que le bruit sourd courant derrière ses oreilles s’estompe et que la pièce décide de bien vouloir arrêter de tanguer, le renard se retourna avec un terrible goût ferreux sur son palais. Quand le bruit dans ses oreilles disparut, il entendit le rire presque violent, cruel de l’autre homme. Une colère sourde s’empara de lui et il se redressa tant bien que mal - et c’était plutôt mal -, tremblant mais pas que de faiblesse en se remettant sur ses jambes. Énervé comme il était, il aurait presque pu lui sauter tout de suite à la gorge pour lui faire regretter sa petite farce d’à l’instant mais à peine eut-il fait un mouvement, un pas à peine, qu’un vertige le prit, le contraignant à s’arrêter un instant pour respirer un grand coup, l’obligeant par la même à écouter ses propos détestables. Il n’avait pas que des ennemis - il n’avait même pratiquement pas d’amis, mais parce qu’il n’essayait pas d’aller vers les gens, trouvant leurs mœurs et leur façons d’être trop déroutantes pour lui - il n’était rattaché à personne, que ce soit en bien ou en mal. Sans compter que des deux, il n’était certainement pas celui qui avait le plus à craindre une vengeance à son encontre.

_ Sûrement beaucoup moins que toi, enfoiré !

Cracha t-il avant de poser une main sur le comptoir pour se reposer, trouver un soutien physique qui l’aide à supporter la douleur lancinante dans tout son corps. Quand il redressa la tête, il vit le canon de nouveau braqué sur lui. Sur sa tête pour être tout fait exact. Ethan aurait aimé pouvoir s’en moquer mais il savait qu’il était trop loin pour lui reprendre l’arme ou juste le dissuader de s’en servir comme tout à l’heure et trop en mauvais état pour tenter d’esquiver la balle. Il était coincé et il n’aimait pas ça. Pourtant, chose étrange, le dingue ne lui tira pas dessus. Pas tout de suite. Peut-être pour faire durer le plaisir, songea d’abord Ethan, soudain envahi d’un grand calme devant la fatalité de la situation. Il ne comptait pas supplier pour avoir la vie sauve, alors si c’était ça qu’il attendait de lui, il pouvait s’épargner la peine d’attendre un temps d’attente trop long qui ne donnerait absolument rien. Bien que les temps et les coutumes aient changé, le renard, lui, était resté le même qu’en 1914, avec sa fierté et la conscience de son rang passé et de ce qu’il impliquait. On n’oubliait pas toute une éducation d’un simple claquement de doigts.

_ Et bien vas-y, qu’est-ce que tu attends ? Tire-moi dessus. Tu te retrouveras aussitôt tout seul pour affronter ceux qui nous ont enfermé ici.

Non, l’homme ne semblait pas encore décidé à lui coller une balle entre les deux yeux. Pas encore du moins. Avec un peu de chance, il n’aurait pas très envie de se retrouver tout seul en terrain hostile comme ils l’étaient actuellement, parce que même s’il ne l’appreciait pas, et qu’à partir de maintenant il avait plus envie de l’écorcher vivant que de lui tendre une main secourable, l’anglais était quand même ravi de ne pas se retrouver tout seul pour affronter leur ennemi commun. Bientôt, le dingue détourna son arme de sa tête pour désigner une porte, annonçant comme un prophète que quelqu’un allait apparaitre par là. Le prenait-il pour un idiot ou quoi ? Surprise, la lumière disparut soudainement, les laissant dans une obscurité sans fond. Retrouvant sa liberté de bouger et de respirer maintenant qu’il n’était plus sous la menace d’une arme, Ethan se laissa glisser jusqu’au mur le plus proche qu’il trouva à tâtons. Tous ses sens étaient en ébullition pour pallier à sa vue bridée et il entendit d’abord un grincement métallique qui précéda un bruit de pas reconnaissable à sa résonnance dans l’espace.
Des talons de femmes vu comment ils claquaient malgré l’impression que sa propriétaire essayait d’en amortir le bruit. Un éclair de lumière déchira l’obscurité. Est-ce qu’il venait de lui tirer dessus ?

_ Hey !

Il s’avança dans la direction d’où venait sa voix quand il cria que c’était une femme. Cette fois-ci, il allait se le faire ! Il s'attendait à lui tomber dessus dans le noir et lui mettre son poing dans la figure mais il tomba littéralement dessus. L'autre homme n'était pas debout mais s'était recroquevillé par terre et Ethab trébucha sur lui. Ils étaient tous les deux par terre ? Qu'à ne cela tienne ! Ça lui économisait quelques coups. À tâtons, il chercha et trouva son cou et par extension son visage et lança son poing serré dans cette direction. Un sentiment mêlé de soulagement et d'une soif de sang s'empara de lui et il enfila plusieurs coups d'affilée, bloquant ses bras en pesant de tout son poing sur lui. Il n'avait pas envie de le laisser s'en sortir comme ça et à l'instant où il retrouverait l'arme, ce serait lui qui reprendrait les choses en main. Une lumière explosa tout d'un coup dans la salle, sauf que ce n'était pas l'éclairage qui était revenu mais la porte du couloir qu'ils avaient bloqués qui venait de se rouvrir. Avec des zombies derrière qui se précipitaient pour entrer dans la salle, vacillants comme des ivrognes sur le pont d'un bateau. Un frisson dressa ses cheveux sur sa nuque devant l'urgence de la situation et il se redressa d'un bond, se décidant à lâcher l'autre taré et alla renverser un des cercueils posés là et exposition. Il se fracassa aux pieds des morts vivants, renversant son funèbre contenu devant eux, les distrayant juste assez longtemps pour qu'il s'éloigne de leur espace direct et se rapproche du mur vers lequel l'autre avait dit que quelqu'un allait arriver. S'il y avait un panneau amovible, il comptait bien le trouver et l'ouvrir. Vite de préférence.
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MessageSujet: Re: Survival Instinct {Gawain/Ethan}   Jeu 22 Jan - 14:33


Il me promit une couronne de fleurs, c’était moins sympa qu’une pierre. Les fleurs disparaissent.  Qu’importe, j’aimais le savoir au sol. Je lui avais fait mal et j’en étais ravi. Je lui en demandais sur ses amitiés et il me rétorqua que j’avais probablement plus de non-amis que lui. Il n’avait probablement pas tord. Mais une chose que je ne comprenais pas. Pourquoi était-il avec moi, ici. Cela n’avait aucun sens. J’avais une passion débordante pour ce qui n’en avait pas après tout. Je me suis mis à l’observer. J’avais envie d’une chose folle. J’avais envie de la lumière derrière ses yeux. Pourrait-il m’en faire don ? Oh, j’imaginais bien qu’il y tenait beaucoup. Qu’il ne me la cédera pas aussi facilement. Mais ce n’est pas grave, j’avais bien des années. L’espérance même de le revoir. De la torturer un de ces soirs où je ne supporterais plus de vivre, alors il me faudra le prendre lui ou quelqu’un d’autre. Parce que j’allais replonger. Parce que mes idées macabres revenaient sans cesser, à chaque fois que je voyais mon putain de visage.

Il me provoque alors que je pourrais le tuer. Mais je n’ai pas l’intention de le faire. Non. Pas le moins du monde. Mais non, nous voici dans le noir. J’ai simplement souris. Il faut dire que ce jeu me rendait si vivant que je pourrais en crever tout de suite. Elle avait voulu me tirer dessus cette pétasse ! Voila que l’autre crétin me tombe dessus ! « Putain t’es lourd connard. » Pestais-je. C’est là que je reçus un poing en pleine face. Super, j’allais avoir un œil au beure noir sur ma peau trop blanche. J’ai même senti ma peau craquer sur l’arcade. J’ai simplement serré les dents. Umh, il m’a fait mal. Touché. Coulé ? Non, pas encore ! Je reçus d’autres coups forts habiles et destructeurs. Je me suis laissé faire. Je trouvais ça presque divertissant. Oui ça l’était. J’allais prendre sa haine. Mes doigts se sont finalement agrippés à ses poings et tout à coup la lumière fut. Je l’observais bondir et s’éloigner en faisant un boucan du diable. Pour ma part, je restais bien allongé. Sans faire un bruit. Faire le mort tout simplement.

Les zombies approchaient et je restais immobile. Ils furent bien plus attirés par le bordel que ce con faisait que par ma triste carcasse déjà morte. J’ai faiblement souris à cette pensée. Puis finalement, je daigne me redresser. Crachant du sang au sol, l’une de ces créatures justes derrière moi. Je saisis le revolver tombé sur le carrelage et fit exploser cette cervelle en me tordant le dos pour lui faire face. Le corps lourd tomba au sol bien amoché. Belle fille. J’ai doucement prit soin de la repeigné de mes doigts ensanglantés. Ses filaments blonds devinrent roses et je décidais de la laisser se reposer. Nous nous retrouverons, elle pouvait en être certaine. Je me suis relevé. Vacillant. Il ne m’avait pas loupé. Je l’avais bien cherché. Je n’allais pas m’en plaindre. Il ne restait alors plus qu’une belle dans le pistolet et je la réservais à mon ami. Des zombies nous séparaient. Je le voyais chercher la porte qui m’avait semblé évidente. Ah non… Je ne songeais pas à une porte. Mais plutôt à une fenêtre. Levant les yeux, j’ai souri une fois de plus. Dément ou démon. Peut être les deux. Bousculons les règles du jeu.

« Dommage que tu ne me fasses pas confiance. L’on serait devenu inséparable. » Lançais-je en riant de plus bel. Attirant cette fois ci l’attention des morts vivants qui commencèrent à déambuler en ma direction. Mon arcade avait déjà fini de saigner et d’ici une quinzaine de minutes elle sera comme avant. Magique n’est-il pas ? Je repartirais avec quelque chose de lui et j’avais déjà idée de ce que cela puisse être. Une petite pièce de ce type ; en souvenir. Pour m’en réjouir. Cette fois, je me suis mis à gronder de colère. Un rugissement qui soufflait au vu de ma corpulence. Les mains tendues, j’allais m’épuiser et puis merde. L’ombre disparue de la pièce se faufila autour de mes démons, nos démons. Les plongeant dans un noir absolu. J’aurais voulu ne pas en arriver là. Je n’ai jamais été du genre à tout donner. Pourtant, je donne trop de haine, trop de moi. Mais jamais tout. Il était rare que je concentre autant de mon énergie. Je me suis senti tremblé, mes yeux noyés de sang qui lentement s’échappe de mes narines. Mais les ombres pénètrent les narines des zombis alors que la pièce se baigne étrangement d’une lumière pâle. Le voleur d’obscurité. Serrant le poing devant moi, j’écrase. J’écrase leur cervelle.

Ils tombent un à un. Je tomberais le dernier. Je tombe à genoux. Ah… Je me sens vide… M’écroule…. Pourquoi j’ai fais ça… Cadavre parmi les cadavres. Oh waly, waly… Même l'amour fane. Approches donc ingrat. Approches puisque tes réactions sont si humaines.

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Survival Instinct {Gawain/Ethan}

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