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 Hate myself for still caring about you [Shining]

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MessageSujet: Re: Hate myself for still caring about you [Shining]    Lun 22 Déc - 18:02


Elle est atroce cette sensation, insupportable. Elle l’entrainait vers le fond, comme une pierre liée à sa cheville. Il ne peut pas nager, juste couler, juste se noyer. S’asphyxier. Debout. Il n’en avait en réalité aucune envie. Se reprendre en main, pour quoi ? Pour qui ? Pour vivre quoi ? Qu’est-ce qui pouvait bien valoir la peine de se trainer dans ce monde plus longtemps ? C’était ce néant qui l’avait conduit jusque là. Aucun espoir, aucun sourire qui n’en vaille la peine. Quand il regardait le doux visage d’Aeryn, il comprenait bien qu’il avait tout perdu. Qu’il n’avait pas été à la hauteur pour elle aussi. Pour personne. Elle s’est approchée et prit la bouteille. Il la laisse faire et il ne sait comment il trouve la force de se relever. Comment ses jambes peuvent encore le soutenir. Il l’observe un instant. Avant de se trainer jusqu’à ce qui était le coin cuisine. Ouvre un placard et prit un sac noir pour les ordures ménagères. C’était lui qu’il faudrait mettre à l’intérieur. La belle ordure.

Il se tourna vers celle-ci, l’ouvrit et sentait bien le poids de la bouteille encore neuve tomber au fond. Merde, c’était con, mais ça lui faisait un mal de chien de faire ça. Il a fermé les yeux trop las ; supportant mal le simple fait alors de respirer. Finalement, ils ouvrent le placard et il comprend que c’est à lui de la faire. Elle empoigne le sac poubelle et il attrape les bouteilles. Les jette. L’une après l’autre, comme des fragments de son âme ; de son désespoir. Pouvait-il jeter ce qui lui restait ? Et après ça ? Hein ? Qu’est-ce qui allait rester dans sa vie ? Il n’y aurait plus rien, juste des placards vides. Il s’y efforçait pourtant. Prit le verre ; les jette lourdement. Le verre tape l’un contre l’autre. Elle a fini par doubler le sac au cas où, n’imaginant probablement pas l’ampleur de sa réserve. Mais il y en avait d’autre. Planquées. Partout. Il ajoute dans le sac, les restes des vêtements de l’asiatique qu’il avait sauvé bien que l’état de lieux laissait penser à un meurtre. Dans ses yeux, demeure le doute.

Il soupire, se tourne vers elle. Ment « C’est terminé. » Mais son regard fuit vers la table de chevet. Il s’en rend compte bien trop tard. Il se déplace lentement, tire le tiroir et sort une autre fiole qu’il balance au fond du sac. Il mentait toujours pourtant, putain d’ivrogne. Incapable de se séparer de ses veuves. N’était-il pas pathétique. Il s’est assis sur le matelas, observe la jeune femme. Le sac trop plein. Mince, comment en était-il arrivé là ? Il n’y avait rien de bon à sauver. S’en sortir ? Il n’avait aucun but. Elle prétendait qu’il devait le faire pour lui, mais cela semblait la pire motivation. Shining n’avait jamais vécu pour lui. S’il avait fait des études, s’il avait cherché des solutions, s’il c’était levé chaque matin pour gagner de quoi s’acheter des aliments. Cela n’avait jamais été pour lui. A croire que jamais il ne c’était senti important. « Et maintenant ? » Maintenant elle allait partir et il allait replonger. Parce qu’elle s’en ira forcément à un moment ou un autre et il se retrouvera seul face au néant de son existence.

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MessageSujet: Re: Hate myself for still caring about you [Shining]    Sam 27 Déc - 20:30

Sans mot dire, elle se mettait à la tâche. Sans mot dire, elle lui donnait l’élan, la force qu’il n’aurait jamais seul. Parce qu’elle savait que, de toute évidence, il n’y aurait pas d’avancement s’il restait livré à lui-même. En quelque sorte, refuser de l’aider, c’était le porter à une mort lente et douloureuse. Quand enfin, il aurait épuisé toutes les ressources possibles pour se tuer, la fatalité l’emporterait dans une tourbillon diabolique jusqu’en Enfer d’où il ne pourrait plus jamais boire une seule goutte, subissant la torture des malheureux assoiffés sans possibilité de l’assouvir. L’Enfer ne pardonnait pas, l’Enfer n’avait rien d’une vie de luxure calme et tranquille, c’était le purgatoire. Voulait-il vraiment poursuivre sa vie en Enfer ? Il y était et pourtant il lui semblait parfois lire dans son regard comme une envie de s’en sortir, d’atteindre la lumière et de redevenir celui qu’elle avait connue. Il n’y avait pas trente-six chemins pour y parvenir, ni mille et une façons de s’en sortir, tout n’était question que de volonté et d’envie. La sienne.

Comme elle pouvait être naïve de croire que les gens pouvaient changer, un jour. Cela n’arrivait jamais. En eux, ils restaient toujours les mêmes, dans le fond. Leurs défauts se montraient bien plus apparents quand il était question d’assouvir ses propres intérêts. C’est le sac à la main qu’elle ramassait sa peine, sa douleur, sa peur et ses angoisses pour les jeter dans ce grand plastique noir et les effacer, les éradiquer de sa vie. Comme pour effacer une ardoise et recommencer après avoir passé un éponge jusqu’à le rendre aussi noir qu’auparavant, sans la moindre de la trace de craie pour le trahir. Tout simplement pour que personne ne sache, n’en ait même conscience de ce qui était arrivé par le passé. Les tatouages, ils pouvaient les expliquer par une histoire inventée de toutes pièces pour satisfaire les plus curieux. Son absence, il pouvait la laver dans un voyage autour du monde.

Il lui porta le coup de grâce. Arrêtant son élan, cessant toute activité, pris d’une envie que cela cesse, baissant les bras à la première difficulté. C’était fini, comme il le disait, c’était terminé. Le sang allait-il se laver tout seul ? La saleté sur le sol allait-elle restée intacte à attendre qu’on la déloge d’un passage de baskets ? Et le désordre, et le frigo à remplir ? Le travail était loin d’être terminé, de longue haleine d’ailleurs, il était pourtant présent, pesant. Pas question de laisser tomber en si bon chemin, même si c’était là la volonté de l’homme. Secouant la tête, la jeune femme lui répondit tout en conservant son calme, comme une mère faisant la leçon à son enfant.

« Je ne crois pas Shining »

Soupirant, elle ramassa encore une bouteille qui trainait, puis jeta les restes d’un repas trainant dans une assiette dans son sac, jetant l’assiette froidement dans l’évier. Cette réaction ne lui plaisait pas, et, tandis, qu’elle poursuivant sa part de travail, elle poursuivit, se trouvant beaucoup trop douce, beaucoup trop gentille pour l’homme qu’il était. A vrai dire, elle ne savait comme s’y prendre avec lui, crier comme parler gentiment ne semblait pas avoir le moindre effet sur lui. De quoi avait-il besoin, de chantage peut-être ? Sur quel pied danser, Shining, bon sang !

« Je ne peux être la volonté qui te relève ou le courage qui te fera avancer. Je ne peux être l’épée qui te portera chance dans la bataille ni même la main qui te tirera quand tu n’en auras plus la force. Il n’y a que toi qui pourras t’aider Shining, toi et personne d’autre. »

Toi, en tant qu’individu, toi en tant que personne dont la volonté est propre et existe toujours. Toi à qui on a donné le libre-arbitre. Toi qui n’as nullement besoin d’un tuteur pour vivre ta vie. Peut-être qu’en étant enchaîné juridiquement parlant, tu réagirais peut-être à ta condition ? Les idées commencèrent à mûrir dans son esprit, Aeryn se voyant déjà capable de lui faire un coup pareil pour qu’il cesse de se tuer. Pour lui forcer la main. Car il n’y avait pas d’autres moyens.

« Tu fais quoi là ? Au moment où je t’aide, tu me mens encore ! »

Ce n’était pas terminé, loin de là. Sa guérison, son alcoolisme, son enfer tout simplement… ce n’était que le début d’une longue série d’embûches et d’épreuves à surmonter. Autant qu’il s’y prépare, car il allait en baver, surtout avec Aeryn dont le calme semblait peu à peu redevenir colère.

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MessageSujet: Re: Hate myself for still caring about you [Shining]    Ven 2 Jan - 14:53

Ce n’était pas terminé. A son grand regret. Il s’y efforçait pourtant, mais plus il avançait, plu sil avait la sensation que la vague de l’alcool devant un raz de marée. Près à s’abattre sur lui. Sans la moindre pitié. Il allait couler. Se faire fracasser le crane emporté par une vague de folie. Elle l’encourage une fois de plus, à prendre une décision bien ferme. Mais il semblait que l’hésitation le gagnait encore. Il était la clé, minuscule d’une énorme porte de problème. S’il l’ouvrait, tout lui tomberait dessus. S’il survit, la vie sera plus belle. Du moins, en théorie. Mais Shining avait cessé d’être un théoricien depuis longtemps, scientifique se basant sur les faits. Elle l’accuse de mentir. Il ne pu s’empêcher de grincer des dents. Puis il se lève, reprend le ménage. Cela commençait à l’insupporter. Ils sont au deuxième sac posé sur le pallier. Bientôt il ne resterait plus rien. Le parquet resurgit de nulle part après des mois à rester planqué sous les débris de sa vie. Il suffoque. Il n’en peut plus. Alors il s’approche de la fenêtre qu’il n’avait pas ouverte depuis des lustres. L’air froid chasse l’odeur de l’enfermement qui empestait leurs poumons depuis leur entrée. Il fait encore sombre dehors, le froid et vivifiant. Il aurait pu sauter là, des centaines de fois. Trop saoul alors pour ouvrir les volets. Il n’y arrivait pas, c’était trop lourd. Pourquoi ? Il l’aurait voulu. Trouver la force.

Il la regarde, elle est revenue. Pour lui. Le sauver. Peut-être parce qu’il avait essayé, parce qu’elle pensait qu’il voulait s’en sortir. Qu’il avait tout simplement besoin de bien plus d’espoir, de confiance en l’avenir. « Pourquoi tu veux encore m’aider ? » Après ce qu’il avait fait, il n’arrivait pas à le comprendre. Sa question, il la posé sans la regarder, respirant l’air froid avant d’enfin se trouver vers elle. Puis il se remet à la tache, encouragé par sa seule présence. Jetant, chose après chose. Puis enfin, sort du placard une éponge, lave l’assiette, l’ave la table. Nettoie, purifie. Et même si l’environnement semblait plus sain, quelques bouteilles n’avaient pas encore trouvé le fond de la poubelle. Quand elle retourne le matelas pour faire le lit avec de draps propres. Une bouteille est démasquée. Elle le regarde. Menteur.

Que dire ? Que faire ? Elle aussi disparaît dans la veuve noire en plastic. Il allait mourir de soif à ce train là. Le train vers la mort. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, juste une minute ; obtenir d’elle un semblant de réconfort. La sensation de compter. Mais elle se comportait comme une mère autoritaire et il n’était plus habitué aux règles. Aux contraintes. Ni même aux normes. Finalement, il se rendait compte que c’était elle qui l’étouffait à cet instant. Il n’en pouvait plus, il se sentait presque contraint de lui obéir. Pourquoi ? Par la crainte qu’elle s’en aille. Qu’elle l’abandonne, comme il avait abandonné. Il valait mieux que la décision vienne d’elle ; pour se donner bonne conscience. Pas vrai ?

Shining avait la sensation d’avoir rangé depuis des heures ; mais aussi celle que ça ne finira jamais. Il se traine dans la cuisine, ouvre le frigo et trouve une bouteille d’eau. Il buvait, plus que de raison. Transpirant. Livré au silence de l’angoisse. Posant le front contre le plastique de la porte et c’est là qu’il y pense. A cette vodka de l’autre coté ; dans le congélateur. Ses mains deviennent moites ; désireuses de toucher ce verre glacé. C’est vrai alors, l’alcoolisme est une maladie. « Pars… Rentres chez toi. » Soufflait-il à bout de force, à bout de volonté. Même pleurer ne l’avait point soulagé. Comment pourrait-il de nouveau se regarder dans un miroir après tout ça ? S’achever à coup d’assommoir. C’était tout ce qui viendrait de lui. Le lâche.
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MessageSujet: Re: Hate myself for still caring about you [Shining]    Sam 3 Jan - 1:43

Quand tombe-t-elle cette goutte ? Quand déferle-t-elle les catastrophes ? Il suffit d’une, une seule, pour créer le pire des cataclysmes possibles. Une petite minuscule, un rien dans un vase déjà plein. Celle de trop, celle qui le fera déborder. Celle que l’on ne supportera plus. Les unes après les autres, elles s’étaient enchainées, ces belles perles d’eau, remplissant par trois fois rien ce vase, débordant un peu à mi-parcours, pour ensuite poursuivre sans pouvoir s’interrompre. Comme un robinet que l’on laisse goûter avec un évier fermé ; la patience et le temps achèveront de le remplir petit à petit.
Un petit problème ne fait de mal à personne. Et pourtant, s’il n’est pas traité dans les temps, il grandit, tout doucement mais sûrement. Si petit était-il, sa taille prend de plus en plus d’importance, jusqu’à devenir énorme, géant. Insurmontable, trop gros pour être pris d’assaut et percé. Trop de secrets, trop de problèmes, trop, trop. On ne peut plus rien faire maintenant pour le contenir, on ne peut plus l’empêcher d’avancer et d’évoluer, désormais trop imposant.
L’explosion, le déferlement. La colère.

Le coup parti tout seul. Devant tant d’indifférence, devant tant de mépris à son égard, devant tant… de méchanceté envers lui-même. Shining ne souhaitait rien changer de son comportement, et il ne faisait que le justifier encore une fois par un comportement méprisant et insupportable. Sans crier gare, Aeryn le gifla. Il suffisait. Quand donc cesserait-il ? Il n’y avait rien à faire. Il ne voulait pas qu’on l’aide, n’en avait jamais demandé. Accordez-lui de votre temps et il tâchera de vous le faire regretter, et même payer de jouer les bons samaritains. Aidez une épave, c’était d’avance partir avec un pied amputé. Et c’était cela qu’elle s’infligeait à elle-même ? Elle ne se sentait pas d’humeur à se punir, pourtant. La culpabilité ne la rongeait pas au moins de se flageller les membres. Quant à le contraindre à se guérir et se mettre sur pieds, c’en était terminé, cette fois.

« Tu en as bien profité, tu es content ? »

Qu’il sourit, qu’il se moque. Il devait en mourir d’envie. Se sentir inutile après les efforts fournis, exactement ce que la jeune femme haïssait. Evidemment, ce qu’il venait de lui faire vivre, encore une fois. Il se moquait d’elle, il jouait, la manipulait depuis le début, se montrait détruit pour ensuite lui dire de dégager car cela n’en valait pas la peine.
Une autre gifle partit sur sa joue, claquante et froide. Cela n’avait pas d’importance, c’était gratuit. Mais cela lui fit le plus grand bien, et pourtant aucune satisfaction ne se lut sur son visage, pas même l’ombre d’un sourire mesquin. De la colère, de l’énervement, de la déception. Il était l’heure de briser le lien, de casser le passé. D’avancer et passer à autre chose. La prochaine fois, elle ne répondrait pas, elle ne serait pas là. Il pourrait crever sur son lit qu’elle n’en aurait rien à foutre. Qu’il tente même de se suicider et elle poursuivra sa vie sans qu’il ne puisse interagir d’une manière comme d’une autre. Surtout, qu’il tente de s’excuser, juste pour voir. Un éclat de rire moqueur serait son pardon.

« Tu sais quoi ? Adieu. »

Adieu. Au revoir. Salut. Plus rien ne nous relie.

Sans plus attendre, elle balança le sac noir qu’elle tenait en direction de sa figure. Qu’il se reçoive des éclats de verre ; ce serait ses remerciements pour cette nuit à l’hôpital, pour cette violence dans la ruelle. Il faisait subir aux autres pour ensuite les jeter comme de la merde. Qu’il y reste alors, dans sa fosse, avec ses démons : qu’il y reste et meure. Sans même lui laisser le temps de riposter, Aeryn avait déjà disparu, claquant la porte avec violence, quittant l’appartement. Il n’y aurait ni larmes, ni tristesse ; il n’y aurait même pas de déception, tout ayant été remplacé par une colère vive.
Tourner la page ne serait pas compliqué : c’était déjà fait.

HJ : Je te laisse conclure si tu veux =)
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