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 Timothée G. Morel

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Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
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↳ Couleur RP : blueangel



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↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
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MessageSujet: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 12:11







 Timothée G. Morel




feat Andrew Garfield




 © sweet nothing







› Groupe: soulcrusher
› Age: 28 ans
› Date & Lieu de naissance:28 octobre 1987, Brest
› Profession: Généticien, Analyste scientifique au gouvernement
› Orientation sexuelle:hétéro
› Forme animale: { uniquement pour les Skinchangers}
› Force: Son adaptabilité doublé de son incroyable capacité de mémorisation. Il retient vite et bien, c'est presque surnaturel. Il a toujours su se servir de sa caboche pour se sortir de pétrin ou obtenir un regard de ses parents. Il sait s'informer et apprendre les bons outils, les bonnes méthodes. Manipulateur? Je n'irai pas jusque là.
› Faiblesse: Son âme. Il est difficile pour lui d'oublier tout ce qu'il a vécu et tout ce qu'il a appris sur l'être humain. Il connait le pire comme le meilleur et ne peut s'empêcher de voir le meilleur même si, aujourd'hui, il tâche d'éviter cette conscience.
› Avis sur le gouvernement: Ni  bon ni mauvais, il est juste essentiel à la cohésion de cette nouvelle société. Quand on ne connait pas toutes les modalités d'un univers, il vaut mieux se ralier à une puissance capable de maintenir l'ordre. Il est d'avis que la population n'est pas capable de se maintenir sans le gouvernement.  Même s'il le juge limite, il est contre une quelconque idée de révolution. Personne n'y survivrait.
› Particularité: Il ne se déplace jamais en véhicule motorisé. Par contre, les rollers, le vélo ou ses jambes sont d'après lui de parfaits moyen de transport. Encore plus particulier, il apprécie énormément courir et pratique depuis longtemps la course urbaine alors ne soyez pas perturber de le voir sauter et grimper de partout... Yamakasi en 2001 vous connaissez ? L'araignée vous voyez? C'est tout lui.







« L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère. »





›› Première Partie ; l'histoire




Que dire de la vérité ? De son implacabilité ? Doit-on la clamer, la terrer ou la chercher ? Peut-on ouvertement affirmer, et ce avec conviction, que la vérité est toujours « bonne à dire » ? Elle l’est pour qui ? Pour le lanceur ou le receveur ?  Le libérateur ou l’ignorant ? Le bourreau ou la victime ? Rien que le terme jauge de l’aspect bénéfique ou destructeur de ces mots parfois courts, parfois longs qui peuvent, in fine, tout changer voire tout détruire. Vivre dans une vie de mensonge pour obtenir la bénédiction de personnes qu’on voyait comme des dieux. Vivre dans l’espoir d’être le leur. Vivre pour des inconnus qui sont pourtant nos parents. Qui peut s’enhardir de connaitre parfaitement sa famille ? Tous ses secrets ? Si ce n’est celui qui crache et vit dans les mêmes sombres histoires. Qui peut se complaire dans l’illusion qu’il n’existe aucune histoire de famille, aucun mensonge dans ce qu’il espérait un havre de paix, une structure inébranlable et sûre ? La famille. La vie. La vérité. Autant de concept qui, une fois mis ensemble, bouleversent et poussent à repositionner dans une structure ni sure, ni inébranlable, ni absente des mots de la terre ou des 7 péchés capitaux. La vérité est-elle toujours bonne à dire quand on connait les implications ? Qui suis-je de l’ignorant ou de la victime ? Impossible à déterminer, probablement un sombre mélange des deux. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je représente dans ce schéma nouvellement connu ? Un pion ? Un espoir ? Une erreur ? Un choix infructueux ?

La vérité dont je parle nait en 2010 tandis que le mensonge trouve son éveil le 28 octobre 1987 dans une clinique de Brest. Une petite structure bienveillante s’occupe d’une naissance compliquée, la mienne, nouveau-né pas encore tout à fait né, je prends le temps de rester au chaud quitte à causer des séquelles à ma mère. Un travail difficile qui prend plus de temps que prévu mais le résultat est positif : un petit garçon bien portant a vu le jour. Il braille. Il gigote. Il est fort. Il s’impose dans cette clinique. Je suis donc né le 28 octobre 1987 dans une clinique de Brest. Fort de mon entrée puis-je ressentir cette conscience qu’on offre volontiers aux jumeaux ? Puis-je savoir à cet instant, avant que le mensonge n’agisse, que je ne suis pas seul ? Qu’il n’y a pas un mais deux cris ? Puis-je ressentir cette vérité qui me sera cachée bien longtemps ? Je n’en ai pas la moindre idée comme je ne peux avoir aucun souvenir de cet évènement. Nos souvenirs et nos croyances sont trompeurs. N’importe qui peut se jouer de nous qui plus est les personnes de confiances comme notre famille.

Le 28 octobre 1987, je suis né en deuxième. Le 28 octobre 1987, un autre est né en premier. Pourquoi moi plutôt que lui ? L’objet du choix ne semblait pas avoir d’importance bien qu’il dessina nos vies à l’inconnu et moi-même. J’ai été choisi pour vivre avec ma famille biologique pendant que l’autre a été exclu sans une once de regret de nos existences. Aucun souvenir, aucune remarque, aucun remord vis-à-vis de l’abandon orchestré volontairement. Qui sont mes parents ? J’ai beau connaitre leur identité, cette vérité remet tout en cause. Je suis le fils de Juliette Dechamp et de Jean-Marie Morel, tous deux issus de famille modeste au sang français pure souche. Tous deux mes parents biologiques, tous deux respectés dans notre quartier, au travail, et chez les parents de mes amis. Tous deux humains aux sourires attendrissants bien que trompeurs, aux rires prononcés bien que faux, aux colères rares mais l’ignorance et le dédain constants. Ils vivaient dans le mensonge, comme moi. Dans un mensonge qu’il avait fomenté et alimenté puis dans lequel ils m’avaient fait entrer tel un cercle prisé de confiance. Ils m’avaient fait part de leur secret pour la simple raison que j’étais leur fils et que j’étais par ce titre, leur identique. Un sorcier. Vous pensez à un mauvais remake d’Harry Potter ? C’est à peu près ça, en plus réel, en moins grossier. Je me suis longtemps plu dans le rôle de ce jeune héros des pages noircies par l’imaginaire d’une simple femme. Imaginaire loin dans être un puisque la partie principale était vraie : la magie existait et existe. Bercé dans ces histoires depuis le plus jeune âge, il était devenu habituel de me voir m’incarner en sorcier ultra puissant dans le quartier. Je sautais, courais, lançais des tours de magies, construisais des baguettes et tout ceci dans l’attente de parvenir à faire mes premiers enchantements. Mon imaginaire me rendait sorcier, ma réalité simple humain.

Les années passèrent durant lesquels les yeux de mes parents passèrent de la joie, de ce que je qualifiais d’amour, à la déception. Chaque tentative enfonçait davantage le clou de l’abominable vérité : je n’avais pas le don. Je n’étais qu’un simple humain, un simple humain doublé d’un enfant. Tout ce qu’ils ne voulaient pas. Je n’étais plus un espoir mais une erreur. Une erreur d’enfant, de bébé. Je n’en savais rien à l’époque, je vivais dans le mensonge, dans l’espoir de devenir ce qu’ils espéraient. A mon avis, ce ne fut pas compliqué pour eux de comprendre leur erreur. Ils n’avaient pas gardé le bon fils. Ils avaient abandonné leur espoir et gardait leur erreur tout ça dans le simple calcul qu’un enfant suffirait à faire perdurer leur nom dans l’univers des sorciers. Si j’avais su, j’aurai probablement abandonné. Je ne me serai jamais démené pour trouver un moyen de les rendre fière, de revoir dans leur yeux cette lueur de fierté d’avoir un fils, le bon, le leur. Un mur se dressa donc au fil du temps jusqu’à ce qu’ils n’essayent même plus de m’initier à la magie, totalement convaincu de mon inaptitude et de leur sottise. J’avais 14 ans et mes yeux ne s’endormirent qu’après avoir vidé tout mon corps de la moindre substance liquide… L’abattement et l’incompréhension me séquestrèrent dans l’effroi. Une ombre se mouvait à ma place, abandonnant amis et activités durant plusieurs mois. J’étais une erreur que mes parents préférés renier une fois les portes de la maison fermé. En y repensant, ils étaient très bon comédien, ce n’était pas mon cas, pas à cette époque. Qui aurait cru que la famille Morel était si sombre ? Personne. Même moi, persuadé que le problème venait de moi, loin d’imaginer l’impensable, je n’ai pas vu qui ils étaient ni même ce qu’ils étaient. Ils parvinrent à tour de force, celui de me convaincre de convaincre le monde. Ma vie est devenu un rôle dans lequel je me complaisais et évoluais sans mal. Le lycée fut une bonne période. Je me suis intéressé aux sciences persuadé de trouver la réponse de l’erreur dans ma génétique. J’avais beau exister dans d’autres activités, je n’agissais que dans l’espoir fout de parvenir à combler l’erreur génétique et devenir ce qu’ils avaient toujours attendus de moi. Après tout la question était légitime : pourquoi derrière une généalogie de sorcier, j’étais le seul à ne pas avoir été choisi ? Pourquoi avais-je été écarté du pouvoir dont mes parents se délectaient tant sans pour autant m’introduire dans leur réseau d’amis, me cachant presque. Ils avaient honte de ce pouvoir inexistant, eux qui avaient vanté les louanges de leur futur fils avant même de découvrir qu’ils en avaient deux et assez d’amour pour un.

Je me souviens de ce soir-là, j’étais à Montpellier pour mes études. Une ville étudiante dans laquelle j’entre-apercevais qui j’étais loin de l’influence parentale. J’en oubliai presque ce secret, cet autre monde que personne ne connaissait autour de moi ou que personne n’avouerait connaitre. Mon sourire s’élargissait loin de Brest, lorsque mon existence me clamait que j’étais normal en fin de compte. Une existence où j’oubliai leur dédain et leur déception envers mon humanité. J’étais en  génétique, deuxième année. J’avais vingt ans et un excellent niveau, il me fallait au moins être le meilleur pour espérer réussir à trouver une explication ou au moins terrain d’expertise pour justifier que je sois le seul de toute une lignée à avoir comme seule compétence celle d’avoir une mémoire très au-dessus de la moyenne me permettant d’être un très bon autodidacte. Une autre manière de tenter de pallier la déception des parents. Tentative vaine vous pensez bien. Bref, ce soir-là, ils étaient là dans mon logement, le sourire aux lèvres. Ils étaient venus m’annoncé une solution à mon « incapacité », j’allais pouvoir devenir « leur fils ». L’idée était de subir un sortilège puissant légèrement douloureux et de me faire devenir un « skinchanger », un être capable de se transformer en un animal. En clair, ils aspiraient à me transformer en loup garou ou quelque chose dans le même genre. Je me souviens avoir entendu leur explication au milieu d’un grand brouillard. Devenir mi-homme mi animal …. Etait-ce ça leur ultime solution pour me rapprocher d’eux ? Je n’avais pas dit grand-chose ce soir-là, juste que je ne pouvais pas me permettre de quitter mon cursus tout de suite, que je préférai finir ma licence avant de changer mais que je le ferai. Je le ferai. Je n’en étais pas certain, j’avais juste besoin de temps, de temps pour trouver une autre solution, pour trouver plus d’information sur ce sortilège. Petit à petit, j’avais appris à me méfier non seulement d’eux mais de tout le monde. Ayant un secret aussi gros que le mien, il m’était impossible de douter de la puissance des secrets des autres. J’avais connaissance de l’existence de mage noir à la tom jedusor en un peu moins moche, j’imagine. Jusque-là, considérer mes parents comme tel ne m’étaient jamais venu à l’esprit et ce ne fut que plus tard en fouinant là où je n’aurai pas dû que la vérité m’accabla. Devant l’échéancier qui s’écoulait inéluctablement, je multipliais les recherches, les voyages et les vols pour me payer les voyages. J’avais toujours eu un sens de l’honneur ou au moins d’éthique jugeant ce qui était bien ou mal et ce grâce à mes parents qui furent aimants juste assez longtemps pour m’inculquer quelque valeur d’usage pour passer inaperçu dans le commun des mortels. Pourtant, trouver des informations sur un monde jugé fantaisiste, n’était pas aisé sans un peu de persévérance, des moyens et bon ordinateur. Bref, le vol numérique devint un moyen comme un autre de trouver les informations nécessaires sans pour autant mettre au courant mes parents. J’étais né dans un mensonge, j’avais vécu dans un autre, j’en avais protégé un et à partir de là, je ne faisais qu’en déployer. Tel père tel fils. Merci du cadeau.

De mes recherches j’en ressortis pas grands choses mais de mes réflexions :

1) Personne n’avait fait de recherche sur l'hérédité de pouvoirs même dans les bases de données cryptées (bon je suis pas un assez grand caïd dans le domaine pour voler le pentagone vous pensez bien...). Du coup, j'étais le seul à être assez fou pour m'y mettre. Je n'étais même pas certain de trouver une corrélation entre la génétique et ces étranges capacités. Petite anecdote: quand j'ai vu le film transformers 2, une réplique m'a perturbé "si dieu créa l'homme à son image, quel est leur dieu ?" en parlant évidemment de nos amis les robots. Bonne question. Si un dieu existait quelle forme a-t-il pour avoir créé les sorciers et surtout pour avoir jugé intelligent de les faire vivre dans notre monde ? (en disant cela, j'ai conscience d'oublier ma propre affiliation avec les sorciers mais passons...) et vint une hypothèse : et si loin de la génétique, la réponse était dans une drôle de "sélection naturelle" ou "divine"; Tout mon acharnement était vain.

2) Le sortilège de skinchanger ne pouvait qu'être loin de la description que m’avait servi mes parents. Surement un pieux mensonge pour me faire céder sans utiliser la force, manipulation ? machiavélisme ? pure dénis de leur insuffisance dans le domaine parentale ? aucune idée. Dans tous les cas, plus j'y songeai moins la motivation était grande. Qui sait s'il était sûr de marcher... Me préféraient-ils morts qu’en vie sans pouvoir ?

De ma deuxième synthèse, j’en ai conclu que je tenais à la vie. De ma première, que tout mon travail ne servirait peut être à rien. Si les sorciers existaient par hasard ou par l'existence d'un dieu (je n'y croyais guère mais passons). D'ailleurs si c'était la nature qui choisissait ou bien un dieu cela n'engageait rien de bon sur ma personne, non ? N’étais-je pas assez bien pour Dieu ? Ceci expliquerait pourquoi la déception de mes parents était si grande, après tout si eux même avaient été choisi, c’est qu’ils étaient mieux et que je ne l’étais pas… Si demain on affirmait à un parent qu’avec certitude son fils est un futur monstre, quel serait la réaction du parent ? Le défendre ou le repousser ? J’aurai tendance à imaginer la thèse de la défense mais a priori la preuve était contraire.

Vint mon diplôme et mes 20 ans. Nous avions convenu de mon retour sur Brest afin de lancer le plan de mes parents. J’oscillai entre la volonté d’agir pour mes parents et celle d’agir pour la vie que j’avais appris à aimer sans la perpétuelle déception que je leur inspirai. Le trajet pour Brest fut assez long pour me permettre de choisir. Ils n’avaient pas été des parents modèles mais ils avaient su tenir un rôle constant même si au final ce n’avait été que pour les apparences et non pour leur fils. Outre la déception et la souffrance que ça pouvait causer chez un enfant, un ado et un jeune adulte, ils avaient su m’enseigner les bonnes manières, la volonté d’entreprendre, et une certaine notion du bien et du mal. Devais-je pour autant les en remercier en me pliant à leur sorcellerie macabre ? Devais-je accepter de devenir leur conception du fils et pallier leur erreur que je ne connaissais pas encore ? Devais-je subir une atroce souffrance et une possible perte pour m’assurer d’être ce que je n’avais été que pour les voisins ? Le machiavélisme faisait peur, même à moi qui avais tant joué les super héros en sautant d’arbre en arbre sous la fausse impression de voleter par ma simple puissance magique. Au final, je m’étais bercé d’illusion dans un monde que je ne pouvais approcher que par mes recherches ou en passant ce cap nouant avec le diable un contrat que je n’étais pas sur d’assumer.
Au lieu de Brest, je pris le chemin de Paris, de Paris celui de Londres. Une fuite sur un coup de tête, celui qu’impulsait le désir de vivre par moi-même et me définir par d’autres caractéristiques que celles imposées par la conception parentale. Quitter la France ne fut pas si déchirant que ça, je ne me sentais pas plus chez moi que cela à Londres mais j’avais le sentiment d’être sur la bonne voie. Libre. Je restai trois mois sur Londres avant de partir pour Dublin durant six mois vivant de petits boulots. En parallèle, j’obtins les papiers pour partir au Canada. Montréal fut ce qui se rapprocha le plus d’une maison, j’y suis resté quatre ans. Oubliant progressivement les raisons de mon départ, j’ai entamé de me construire une vie. Une poursuite d’étude dans la génétique, un anglais presque parfait, un job dans un laboratoire, des amis, des compagnes et surtout pas de sorcières. Tout allait bien. Outre les galères aléatoires de la vie, il n’y avait pas photo entre ma vie française et la vie outre atlantique. Je repris mes loisirs, me perfectionnant sur mes domaines de compétences, reprenant certains sports abandonnés.

Durant ces année-là, l’ombre de mes histoires passée s’était éloignée ce qui n’était pas pour me déplaire à mon grand étonnement. S’éloigner permet de souffler et plus je m’étais des kilomètres entre eux et moi plus je me sentais mieux. Qui aurait cru que ma vie serait outre atlantique ? Une pause peut être trop courte puisqu’un accident vint remettre tout en cause. Cela de mes parents mettant la vie de mon père entre parenthèse. Comment l’ai-je su ? La technologie. J’avais toujours su qu’apprendre par moi-même me serait bénéfique et apprendre l’art de l’informatique était réellement un coup de génie sauf peut-être pour cette fois ci. Un article de journal français s’afficha dans ma boite mail m’informant du coma de mon père.  Mon déplacement était lourd d’implication, je les avais quitté sans mot, sans explication et revenais comme une fleur pour voir mon père avant qu’il ne disparaisse définitivement. Je ne sais ce qui m’avait poussé à remettre les pieds en terre française, après tout, la vie outre-Atlantique m’avait montré du doigt toutes les insuffisances de mes parents, leurs subterfuges et leurs mensonges. Ils restaient pourtant mes parents et ne pouvait oublier les rires que j’avais réussi à échanger avec eux vrais ou non. Nous nous souvenons de ce que nous voulons et en cette journée devant la chambre d’hôpital, mon cerveau me contait que le meilleur. C’est en passant la porte que je compris mon erreur. Son visage. Celui de ma mère. Son regard. La haine était en elle. Contre le destin ? Contre la vie qui l’accablait ? Non, trop simple. Contre moi, son fils. C’était plus sympathique. Il était évident que j’avais une causalité dans l’accident de mon père. Accident d’ailleurs, que personne ne s’était expliquée. Encore une histoire d’un autre monde. L’échange fut bref mais violent.

Passer de l’amour  à la déception et de la déception à la haine n’avait rien à voir. En particulier quand rien ne le justifiait, en particulier au premier abord. Pourtant, j’en étais la cause. Une cause par boule de neige. Il n’avait pas compris mon départ, m’avait cherché quelque peu puis s’était effacé progressivement conscient d’avoir perdu leur « dernier fils » comme s’il en existait d’autres. Ils avaient continué à vivre poussés par l’incroyable force que ma mère pouvait dégager et inspirer aux autres. Cela dit, il n’était plus si coriace, mon père et des magouilles en entraînant d’autres, ils s’étaient tous deux frottés à plus puissant. Un monde que je ne leur pensais pas capable de côtoyer avec autant de force. Celui de la magie noire. En même temps, à quoi avais-je pensé lorsqu’ils m’avaient proposé la transformation ? Qu’ils avaient trouvé le sortilège dans la recette de mère grand ? J’avais été stupide et mon père était étendu là pour s’être forcé à vouloir me rapprocher de lui. Quel con ! Il y avait tellement plus simple : m’accepter. Outre ces explications décousues dans un flot d’hurlement, deux trois phrases me percutèrent avec violence. Phrases qui me poussèrent à chercher plus loin, à me renseigner, à fouiner et avant de repartir pour mon nouveau chez-moi, je mis la main sur le dossier de ma naissance. Ma naissance et pas seulement.

La vérité est-elle bonne à savoir ? La curiosité n’est-elle pas un vilain défaut ? La volonté de mes parents à me changer  en quelque chose qu’ils pouvaient aimer était difficile a accepté mais pouvait se comprendre. Face à l’inconnu, l’étranger, le différent, il est humain de chercher à trouver une solution même si l’inconnu était un fils. Mais là, ce dossier… J’apprenais l’existence d’un autre moi, un deuxième fils Morel. Le véritable « dernier fils ». Nous étions deux. Nous avions été deux dès le début et pourtant j’avais fini seul. Seul avec eux, persuadé d’avoir le meilleur des deux. Pourquoi ne pas nous avoir gardé ? Pourquoi ? La réponse se trouva dans la chambre de mon père, dans la bouche de ma mère, dans ses yeux de haine.

« Nous aurions du choisir le premier sortant, pas le deuxième »

Comment réagir à cette affirmation, à cette constatation. Comment même accepter ce sacrifice ignoble ? N’en prendre qu’un par « obligation de lignée ».

« Nous ne voulions pas d’enfant mais il le fallait bien. Juste un. Et voilà que nous avions des jumeaux ! Deux ! Jamais… Un ça suffisait. L’ainé est toujours à valoriser, c’est lui qui arrive en second, c’était toi… DIEUX POURQUOI LUI ? Pourquoi TOI ? Incompétent, incapable…. Le mauvais choix et tout une vie gâcher ! Regard où il est par ta faute ! Non seulement il avait pris le mauvais mais en plus le second fuit tel un lâche pour ne pas accomplir son destin ! LACHE ! Tu as été notre perte ! Sa perte ! Vas-t-en ! Ne reviens plus jamais… ! JAMAIS ! »

C’en était trop. Vous pensez bien, j’ai fuis, encore et plus loin. Retourner à Montréal n’a pas suffi, j’ai fuis encore, j’ai quitté le bout de continent pour New York, plus de gens, plus de masse, plus de fourmi. Je me sentais comme tout ce monde, perdu mais déterminer à me fondre dans toutes cette colonie de personnes pressées. Oublier. Oublier. Oublier. Fuir. Fuir et encore FUIR. J’avais un frère et rien qu’à cette pensée mon crâne succombait comme le reste de mon corps. Comment était-ce possible ? Je ne savais pas ce qui m’horrifiait le plus ; le fait qu’ils avaient consciemment abandonné l’un de nous deux en jouant à pile ou face, le fait de ne jamais avoir vu leur obscurité ou le fait d’en vouloir à l’abandonné d’avoir vécu ailleurs dès la naissance…

Il avait évité le changement de regard, la honte, la colère, la déception, l’incertitude face aux sentiments de ses parents. Il avait évité de chercher leur affection pour avoir une famille qui l’aurait plus voulu que la biologique. Il avait évité ses larmes, ses peurs, ses incompréhensions, ses recherches démesurées à se changer pour des personnes surement trop superficielles. Il avait évité de se sentir coupable pour une décision des dieux ou de la génétique. Il avait évité de se sentir encore coupable pour son père dans le coma tout en sachant qu’il n’y était pour rien. Je n’y étais pour rien alors pourquoi ce sentiment de culpabilité face à l’image du père aimant que par obligation et mourant par son obstination ? Si j’avais eu ce pouvoir, rien de tout ceci n’aurait eu à avoir lieu. Rien. Rien du tout. La déception aurait fait place à de l’amour pure, ou peut-être pas, je n’aurai jamais su pour ce frère à la vie si paisible et n’aurait pas à ressentir toute cette confusion. Pourquoi se devait-il d’être protégé de ces géniteurs et des sentiments qu’ils créaient ?

Progressivement l’implacable idée que lui était le "bon fils" germa dans mon esprit. Il ne me fallut pas longtemps pour sombrer dans les profondeurs new yorkaise à la recherche d’une réponse dans la bagarre ou la stupidité de mes actes. Si lui, ce frère inconnu avait été doté de ce pouvoir, l’erreur aurait été plus frappante, il aurait pu vivre à sa place et correctement. Avec le pouvoir et ses vrais parents pendant que moi, simple humain sans pouvoir aurait vécu une vie tout aussi simple. L’imaginer me rendait encore plus malade jusqu’au jour où j’optais pour le retrouver. Ce frère. Ce chanceux. Ce maudit. Comment pouvais-je juger le chanceux du maudit ? Qui de l’abandonné ou du dénigré était le plus à plaindre ? Débat sans fin, j’abandonnais la question pour le retrouver lui. Un but qui m’éveilla à l’instar de mes parents quand ils m’avaient abandonné pour la première fois.

Nous étions en 2011, mon désir de me séparer de mes parents se répercuta par ma demande de naturalisation. Une demande dans le projet d’entrer dans la police, une autre fantaisie d’enfant. Je ne voulais pas être sur le terrain, pas forcement, mais inconsciemment j’aspirai à racheter les fautes de mes parents par de meilleures actes et espérai me prouver mon courage. Je ne voulais pas fuir. Cela prit du temps mais fin 2011 j’obtins un poste dans un district de Boston. Mes recherches personnelles aboutirent sur un nom en fin février 2012.

Bastien.

Bastien Shepard.

J’avais un nom. J’avais une adresse. J’avais un désir de vengeance et l’effroyable murmure de ma parentalité avec lui, celui qui m’avait fait me relever en le détestant. Je voulais être convaincu de mes sentiments mais comment l’être alors qu’il s’agissait de mon propre frère abandonné à la naissance ? Certes pour un meilleur monde que le mien… Je fis des recherches pour m’en convaincre, sa vie valait mieux que la mienne, l’abandon se devait d’être moins grave que le dédain. Famille très modeste puis pauvre et départ pour New York. Pas grand-chose à envier au final. Pourtant, le sentiment persistait. Persiste bien qu’il fut mis de côté suite au doux réveil des sorciers.

Darkness Falls.

Jusque-là, je n'avais jamais eu à interagir avec d'autres semblables à mes parents où très rarement. Une fois leurs espoirs avortés, on avait vite fait de me mettre derrière un rideau sans que cela n'éveille grand soupçon d'ailleurs. Toujours envoyé chez les "humains" le temps des visites, jamais vu. Un garçon « bien actif » d’après les sorciers mais qui suis-je pour juger leur manière aujourd’hui ? Leur fils ? je n’en étais pas convaincu. Il parait qu’on ne choisit pas sa famille… c’est le cas de le dire. Entre des parents assez limite et un frère jumeau inconnu au bataillon probablement très heureux dans sa petite vie… j’étais servi. Bref. Les sorciers. Darkness falls. Cela ne faisait pas plus de trois mois que j’occupai un poste d’expert scientifique dans la police, mi analyste mi généticien, le poste me convenait parfaitement. Un nouveau départ, encore. Mes amis Canadiens n’avaient pas compris ce changement brutal mais qui l’aurait pu ? Personne surement mais ils respectèrent le rependu « histoire de famille » sans pour autant adhérer à la nécessité physique de tout quitter pour aller voir ailleurs alors qu’ils étaient là « pour moi ». Donc, nouveau départ en 2011 concrétisé par un nouvel emploi. Joie et stabilité de courte durée puisque le destin, le coup du sort, ma malchance légendaire ou le démon que je devais me trimbaler sur la tête, décida de me pourrir la vie. Comment ? Rien de plus simple, faire entrer les sorciers dans notre monde. Non, pas les vivants, les autres, les morts. Les vilains, morts comme si leur prison ne leur suffisait pas. Comme si je ne pouvais pas oublier ce monde. Non, trop sympa comme perspective de vie. Leur retour marqua un changement radical à la fois dans les sociétés que nous connaissions, dans les croyances et dans l’éco-système. Et oui, une merde n’arrive jamais seule et quant à déterminer laquelle était la plus grosse, à vous de juger. Tempêtes, sortilèges dans toutes les rues, guerres, pluies acides, morts sur morts puis, histoire de compléter ce tableau : un nouveau gouvernement. Progressivement, d’importantes migrations vers le nord de l’Amérique se fit façonnant ghetto et proliférant maladies et vermines. Les services de polices n’ayant pas encore abandonnés tentèrent d’organiser ces flux mais rapidement le surnombre et le climat de plus en plus défavorable eurent raison du peu de conscience de groupe des habitants. « Marche ou crève » était devenu le slogan de tous et ce ne fut pas sans compter ce nouveau gouvernement fort sympathique. Le seul point positif que je peux lui apporter aujourd’hui c’est d’avoir eu assez d’emprise sur les habitants pour instaurer une certaine stabilité. Ils organisèrent des zones de confinement de la population en allouant un certain nombre d’aides (très limitées au final voire inexistantes) puis organisèrent des jeux. Vous vous souvenez de la Rome antique ? Les gladiateurs ? les combats dans les arènes, les morts ? le sang ? les tripes et boyaux ? Et bien, un peu tout ça avec de la magie en plus. Très divertissant, non ? Oui ? Bande de monstres. Membre de la police ou pas, ce gouvernement me révulsait. Je fus envoyé dans une zone dans le sud de boston où j’ai pu rencontrer une population miséreuse mais soudée. Au fil du temps des sorciers de magie blanche secondèrent le gouvernement puis les « mages noirs » firent de même appâtés par la luxure. La traque des sorciers puis des « skinchangers » devint un vrai foutoir. Mon poste à boston sud me fut échangé pour un autre, dans l’endroit le plus fun à cette époque : l’arène. Sécurité et manutention furent mes tâches jusqu’à la révolution.

La mort du président marqua un nouveau virage dans l’histoire comme la deuxième brèche de Darkness Falls. Comme si la présence de sorciers déjà morts n’était pas largement suffisante, nous nous retrouvions avec des espèces de zombis et des démons capables de se nourrir des vivants. Le pire n’étant pas forcément leur présence mais leur grande contagion. La panique gagna la ville. Perdre le leader certes despotique n’était pas l’événement le plus positif sur le moment. Panique. Panique et… PANIQUE fut le maître-mot durant les premières semaines. Sans trop d’organisation, la population fuya de New York et des zones non seulement pour éviter la contagion mais aussi pour gagner un temps plus clément. A la mort du président, les révolutionnaires parvinrent à créer un nouveau pouvoir et finirent par faire passer un message : tous à l’ouest, tous à la nouvelle Orléans. Je me souviens de ces longs convois et des suspicions envers les sorciers, les skinchangers et plus que tout envers les démons. Les hommes étaient suspectés, traqués, tués par simple « précaution ». Comment instaurer de l’ordre au milieu d’un convoi sans fin ? Un convoi suant fatigue et mort à chaque pas. L’abandon était devenu une habitude, peu s’arrêtait pour les retardataires, pour les blessés…

Nola. Ville de notre nouvelle Eden, elle sonnait comme un rempart indestructible et nécessaire à notre protection. Il fallait au moins ça pour survivre et s’organiser pour comprendre plus posément tout ce qu’il s’était passé. Nola fut le premier lieu où tous prirent le temps d’encaisser, de s’écrouler puis de se redresser. Nola fut le premier lieu où une vie pouvait espérer être vécue. Le nouveau gouvernement plus charitable, plus organisé, plus juste permit le repos à l’ensemble de la population. Je ne suis pas sot, j’ai beau être dans le système, je vois ses imperfections et certains de ces mensonges mais face à l’horreur vécue, je suis convaincu qu’il vaut mieux cette autorité que l’anarchie. Aujourd’hui, toujours dans la brigade scientifique, je chasse les démons ou plutôt les daybreakers ainsi que les skinchangers. Je traque ceux qui causent l’anarchie. Je traque les dissidents ou du moins, je traque tous ceux qui ne méritent aucunement la paix de cette Eden. Je ne laisserai personne d’autres mourir pour la monstruosité des compatriotes de mes parents et surtout, je n’oublie pas l’existence de ce frère. Est-il toujours en vie et si oui, que faire ?

En fin de compte, la vérité n’est pas bonne à dire. Si la vérité n’avait pas éclaté à propos des sorciers nous n’en serions pas là. Si ma mère ne m’avait pas tout avoué, je n’aurai pas été sur ce continent. Si le gouvernement en venait à dire toute la vérité sur ses agissements je suppose que nous retournerions dans des affrontements… Que faire quand la sécurité doit passer par le mensonge ? Que faire quand nos convictions sont détruites par les implications d’un monde plus noire que l’enfer ? Que choisir ? Comment agir ? Je vous le donne en mille, vous n’en savez rien…






›› Deuxième partie ; le test RP



Sujet 2:
 

21h00. Ne jamais compter ses heures. Si j’avais un problème évident avec la ponctualité, je ne minaudais pas devant les heures supplémentaires. Accro au boulot ? Peut-être pas jusque-là mais assez attaché au travail bien fait. Je ne m’étais pas destiné à être membre d’une brigade scientifique et étonnement, ça me plaisait bien. Bref, la chaleur me frappa en passant les portes du bâtiment sur-climatisé, le temps de m’y adapter j’avais presque arrêté de respirer. Je n’étais pas certain de ma préférence climatique : la congélation ou la combustion instantanée ? Choix peu évident vous l’aurez compris. J’écartai frénétiquement mon t-shirt de ma peau puis me mit à faire de petites foulées une fois mon sac à dos bien installé. Chaque pas sous la chaleur me mordait avec plus d’insistance, mais qu’importe courir était une liberté que je ne pouvais me refuser que nous soyons au beau milieu de l’air glacière à New York ou dans le nouveau désert de chaleur de Nola. Mon corps et mon souffle s’habituèrent vite à cet air, depuis près de deux ans que nous étions là, c’était rassurant : l’homme avait toujours une grande capacité d’adaptation. Il fallait au moins ça pour survivre dans ce nouveau monde.

Je ne vivais pas très loin du travail, 30 minutes en courant, 15/20 minutes en roller. Plus près n’aurait pas été drôle et beaucoup trop excessif pour mon petit revenu. Prenant de la vitesse, je pris l’impasse O’bryan (du nom du pub qui y siégeait) et d’une légère impulsion, fonçai sur le mur sur lequel je pris appuie pour me retourner et m’agripper au rebord du mur qui diviser la rue en deux. M’économisant un détour de 10 minutes, je repris ma course non sans bousculer une ou deux personnes au passage. Je m’excusai et m’apprêtai à sauter dans une rue parallèle lorsqu’on me siffla. Déstabilisé, je manquai de m’étaler de tout mon long sur un parterre de fleurs (vous ne me connaissez pas encore mais c’est souvent près des fleurs que je mange le sol…) et me retournai vers le sifflement. Des têtes. Des têtes et encore des têtes. Personne de connue, je repris ma course pour les 100 mètres qui me séparaient de mon domicile et tombai nez à nez avec mon délicieux et aimable voisin. Haleine de chacal, poils hirsutes, sourire troué, démarche de chimpanzé et vocabulaire laissé à l’âge du Neandertal… un modèle de réussite sociétale. Je passais à côté de lui avec un hochement de tête, il serait un sorcier de l’âge des dinosaures que j’en serai pas étonné.

« Vol ! Ils sont là »
« Un peu de conjugaison vous faites des pro… »

Une poubelle se renverse dans l’allée. Trois individus se mettent à courir à l’opposé et c’est là que mon cerveau choisi d’analyser la phrase de mon Neandertal préféré. Un cambriolage. Mot trop compliqué pour son vocabulaire limité, je me lançai à leur poursuite. Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils avaient sauté du premier étage, peut-être parce que je vivais au premier étage et qu’en prime j’étais le seul. Peut-être parce que, au final, c’était moi qu’on venait de voler. Ou peut-être parce que des fois j’avais l’impression d’être flic et donc… un peu stupide.

« Arrêtez-vous bande de têtards ! »

Non... ne cherchez pas à comprendre… Aucune analogie à un comportement animal… Vous avez déjà vu des têtards voler vous ? Je ne mis pas bien longtemps à les rattraper mais je ne fus pas assez rapide pour éviter une poubelle que l’un d’entre eux, à l’allure fluette, m’envoya dans les jambes. Une roulade et des écorchures plus tard, je repris ma poursuite effrénée pas plus perturbé que ça à l’idée d’un cambriolage. Une effraction pouvait se faire contre n’importe qui, c’était mon jour semblait-il. Lorsqu’ils tournèrent dans une rue à double sens, j’en profitai pour prendre un raccourci via une coursive, une petite allée transformée en dépotoir et débouchèrent sur la même route un peu plus haut. A ma vision, ils freinèrent d’un même élan et se dispersèrent. J’en poursuivi deux allant dans la même direction. J’étais plus entrainé et les rattrapais assez vite. Juste assez pour que l’un pousse la personne fluette et que celle-ci se retrouve à ma portée. Bien le geste d’un lâche, mettre sa collègue dans la gueule du loup pour mieux se barrer ensuite. Bel esprit. La cambrioleuse, parce qu’il était évident que ce soit une femme, tenta de se dégager de mon emprise. Elle avait de la force, pas assez mais par contre, un esprit sacrément vif. Juste assez pour m’envoyer un coup de poing bien senti. J’attrapai toutefois le bonnet qu’elle avait sur la tête pendant qu’elle reculait. Mes yeux, comme les siens, devinrent des billes.

« Toi… que.. »

Si dans la vraie vie, je jouais une parfaitement imitation de mon grand ami Neandertal dans ma tête ça donnait plutôt ça : « WHAT THE F*CK ? » -quand on est français ça donne tout de suite plus d’importance mais passons- puis « Qu’est-ce que c’est ce BORDEL ? » et enfin « Elle me vole ? ». Le temps de formuler l’une de ces phrases, elle recula. Recula. Et recula encore. Je ne sus lire dans ses yeux la moindre réponse. Je la vis juste reculer sans trop réagir avant de me retrouver seul dans la ruelle. Pourquoi ? Pourquoi était-elle parmi ces cambrioleurs ? Savait-elle que j’étais la victime ? Que m’avait-on volé ? Qu’avait-on cherché ? Après tout je ne possédai pas grand-chose… J’étais sûr d’une chose, je devais remettre la main dessus. Sur Elle.






›› Troisième partie ; derrière l'écran




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Dernière édition par Timothée G. Morel le Mar 18 Nov - 19:56, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 12:20

Bienvenuuuuuue (ou rebienvenue si je comprends bien ? )

Bon courage pour la fiche
Bon choix d'avatar en tout cas
Un français oh yeah
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 12:22

Haaaaaaaaaaaaaaaan Jenn Quel plaisir de te revoir par ici Je ne m'y attendais pas, ça fait méga plaisir Comme tu peux le voir j'ai changé de perso aussi (RIP Brashen) Il nous faudra un lien cher monsieur Bon courage pour la rédaction de ta fiche
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 12:28

Han re-bienvenuuuuue
Je ne m'attendais pas à un retour non plus, c'est chouette J'espère que ce nouveau personnage t'inspirera, j'ai hâte d'en lire davantage Je t'envoie plein de courage pour la rédaction de ta fichette
Puis Andrew est un excellent choix d'avatar *o*

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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 13:16

Rebienvenue sur MID !
J'espère que tu te plairas avec ce nouveau perso En tout cas j'ai hâte de voir ce que cela va donner
Bon courage pour la rédaction de ta fiche !
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 13:18

(Re)Bienvenue à toi :D
Bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 13:27

Re-bienvenue o/

J'espère que tu vas t'éclater avec ce nouveau perso, je me réjouis d'en lire plus! Bon courage o/
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 13:40

Andrew a trop la classeeee
Re-Bienvenue!

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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 13:51

Re-bienvenuuue et très bonne continuation pour ta fifiche j'espère que tu te plairas parmi nous .

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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 14:35

SALUT SALUT LA COMPAGNIIIIIE !!!

Ça fait un moment que je tourne autour du forum, depuis que je sais un peu plus où j'en suis =) J'ai hésité à reprendre Annikki qui, même si je l'ai joué que trèèèèès rapidement, m'a marqué par sa bêtise... bref, au final pour celles qui connaissent, je tente un TIM 2.0 mouahahahahahahahahah

Merci pour les encouragements et vos messages en tout cas =) hâte d'écrire de nouveaux parmi vous !

HS: d'ailleurs ça fait 3 plombs que j'essaye desesperement de remettre la main sur ma fiche sur strange scotland, est-ce que l'une d'entre vous aurez l'accès au fiche terminée?
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 14:45

Niahh re-bienvenue tout plein Ca fait plaisir ce genre de retour
Je te souhaite bon courage pour la rédaction de ta fichette, j'ai hâte d'en apprendre plus sur ce petiot Pis j'espère que tu te plairas parmi nous

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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 14:57

Re-bienvenue et bon courage pour la fiche
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 15:11

Héhé, un Tim 2.0, moi ça me tente bien cette histoire !
J'en connais une qui sera contente ;)
Re-Bienvenue par ici donc ;)
Bonne chance pour ce petit reboot ;)
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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 19:35

(Re)Bienvenue par ici
Je m'attendais pas du tout à ce que tu reviennes si vite, ça a été la bonne surprise de l'aprem !
Timou m'a trop manqué, tu as pas idée ! Ça fait trop plaisir de le revoir
Hâte qu'on consolide notre lien et qu'on exploite tout ça Cool The old team is back oh yeah !
Bon courage pour la rédaction mon chou

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MessageSujet: Re: Timothée G. Morel   Dim 16 Nov - 21:09

OMG Tiiiiiiiiiiiiiiiiiiim 2.0 *___* C'est trop génial, c'est un super cadeau d'anniversaire Rebienvenue, hâte de voir un lien Maarten - Tim se mettre en place What a Face

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Timothée G. Morel

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