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 /!\ Leave me blind {pv}

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↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
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MessageSujet: /! Leave me blind {pv}   Mer 19 Nov - 21:58

Since the day I left you. I see your face in every crowd. It won't go away. But every time I feel you're near. I close my eyes and touch you slow'. Cause now the only thing I fear. Is seeing you're better off alone. Cut out my eyes. And leave me blind. If you walk away from me. I can't hold my head up high. So if you see me on the streets. Turn away or walk on by'. Cause after the beauty we've destroyed. I'm cascading through the void. I know in time our hearts will mend. I don’t care if I never see again. And I told you. After all we've been through. I don't wanna be by myself. And I told you that it would tear me in two. If I see you with someone else. --------------------------------------
Since the day I left you
I hear your voice in every sound


Tonitruante, la déflagration perfora ses tympans. Se répercutant sauvagement contre les murs, pour mieux résonner à l'infini dans le vide entre ses deux oreilles. Le souffle incandescent de la balle lacéra sa cuisse, rendant d’autant plus précaire son équilibre. Elle vacilla légèrement, les neurones en déroute, avant de réussir à renforcer sa prise sur le revolver. Le coup était parti tout seul dans la lutte, alors qu’elle s’évertuait vainement à désarmer son assaillant. Victime de ses propres illusions. D'un des déments jetés dans la rue comme dans une arène pour tout réduire en charpie. Elle l’avait déjà aperçu dans son club, à plusieurs reprises. L’un de ces clients qui sans être réguliers, appréciaient de saliver parfois devant l’étalage de danseuses enivrantes. Il lui semblait inoffensif. Trop gauche pour oser aborder les demoiselles et assouvir ses instincts primaires. Mais trop frustré pour se priver complètement de ce plaisir des yeux occasionnel, en dépit de la gêne qui se lisait dans ses prunelles comme dans de l’eau de roche. Les pulsions meurtrières insufflées par l’un de ses semblables le rendaient méconnaissable. Fourbe, malsain et transcendé par la rage. Un soupçon de sorcellerie pouvait suffire à rendre monstrueux le plus docile des toutous. Un gémissement s’échappa de sa gorge alors que ses phalanges blanchissaient à vue d’œil, refusant de lâcher prise. Il allait finir par lui fracturer le poignet, à le tordre dans un angle dangereux. Elle serra les dents jusqu’à la rupture, oubliant la douleur lancinante qui lui détruisait la hanche pour détourner le canon de son angle de mire. L’énergie du désespoir l’aida dans sa manœuvre, mais la dénotation résonna cette fois en l’air. La brute agressive lui arracha l’arme pour la jeter quelques mètres plus loin. Il la repoussa en arrière sans ménagement, la fit trébucher sans le moindre mal. La chute la brisa, lui donnant l’affreuse sensation qu’elle n’était plus qu’une poupée de chiffon prisonnière sous une chape de plomb. Incapable de se mouvoir, si ce n’est de ramper en arrière pour essayer d’esquiver les talons du tas de muscles. Il piétina sans vergogne sa main, l’immobilisant avant qu’elle n’ait le temps de se remettre d’aplomb. Cruauté gratuite accompagnée des craquements sinistres de ses os et des râles traduisant ses tourments.

Il la releva finalement de force, tirant sur l’ébène de sa chevelure si brutalement qu'une poignée termina entre ses doigts barbares. Son hurlement s’étouffa dans la gorge de son détracteur, ses lippes écœurantes ayant pris d’assaut les siennes. Sa puissance physique l’écrasait littéralement, la dépassait. Elle sentit un spasme nauséeux remonter le long de sa trachée alors que sa langue devenait insistante contre la sienne. La morsure fut quasiment immédiate, mais elle regretta de ne pas avoir réussi à la lui trancher lorsqu’il la rejeta contre l’asphalte de colère. Son goût ferreux et répugnant persistait dans son palais, lui donnant envie d’en laver l’intérieur à la javel pour qu’il disparaisse. Sonnée, les paumes égratignées et le bassin presque paralysé par la souffrance, elle ne cherchait même plus à s’écarter. Réceptacle servile de la hargne du rustre, épuisée de lutter tant ses plaies la tiraillaient. Elle se replia en position fœtale pour se protéger, alors que les coups de pied pleuvaient sur sa misérable carcasse. Le déferlement de haine lui fit perdre connaissance l’espace d’un instant, avant que la froideur d’une lame s’incrustant dans son bras ne réveille brusquement ses membres. Superficielle, la blessure n’en était pas moins un supplice. La moindre parcelle de son enveloppe était affaiblie et endolorie. Des perles salées glissèrent hors de la barrière de ses cils, alors qu’elle se recroquevillait encore un peu plus sur elle-même. Piteuse et inutile, incapable de se défendre correctement. Elle n’avait jamais été douée pour les épreuves corporelles, privilégiant la ruse et le poison pour sauver sa pauvre peau. Elle se maudissait, d’avoir participé à cette boucherie quand elle aurait mieux fait de se barricader dans son chalet au fin fond des bois, avec son husky en bouillotte. L’angoisse grouillait dans ses veines comme la gangrène, ravageant tout sur son passage. Ses lèvres se muaient en jouet pour ses barrières de nacre, s’entêtant à en briser l’armure fragile pour la faire saigner. Ce fut au prix d’un effort surhumain que l’italienne rassembla ses maigres forces, raclant laborieusement le sol pour atteindre le pistolet et décharger toutes ses munitions sur l’assassin. Il s’effondra comme une masse sur elle, lui coupant le souffle. Une grimace d’affliction déforma ses traits tandis qu’elle jurait dans sa langue natale. Ses mains s’abattirent sur le torse ensanglanté de son tortionnaire pour repousser son cadavre encore chaud.

Ses cannes tremblantes se relevèrent péniblement, peinant à supporter son poids pourtant frêle. La respiration en berne, elle dut appuyer son front brûlant contre la façade de l’immeuble pour tenter de calmer le forcené rugissant dans sa cage thoracique. L’organe meurtri tombait en cendres, au bord de l’implosion. Elle se força à bouger, boitillant le long de l’interminable rue en se retenant à tout ce qui pouvait lui servir de béquille. L’aube commençait à apparaitre, levant son voile sur le chaos ambiant. Combat ordinaire chassant les étoiles et le crépuscule, dans une bataille écarlate. La nécromancienne marqua une brève pause devant un café, s’appuyant sur l’une des tables désertes. Du gravier en travers des poumons, son crâne en ruines manqua de ne pas reconnaitre l’établissement singulier. Juste en dessous de l’appartement de son cousin, qu’elle évitait méthodiquement depuis des mois. Un ricanement amer secoua sa poitrine, s’achevant en une redoutable quinte de toux. Insectes pugnaces, la honte et l’appréhension grignotaient férocement ses viscères. Tremblante, elle se décida néanmoins à emprunter l’escalier. Ascension vertigineuse achevant ses restes d’énergie avant de se retrouver devant chez Lui. L’italienne tambourina contre la porte, s’acharnant avant de se résoudre à l’évidence. Il n’était pas là. Ou il était décidé à faire l’ermite, à ignorer royalement les intrus. Une sage décision quand on observait le carnage ayant sévi dans toute la ville. Épuisée, secouée de tremblements intempestifs, elle se coula sur le paillasson. Peu lui importait de se rouler dans la poussière, sa dignité ne se résumait plus qu’à un vulgaire détail. Remplies de grain de sable, ses paupières humides se refermèrent sur l’obscurité. Grelottante et assommée par la fièvre, elle trouva aussitôt refuge dans des ténèbres réconfortantes. Au risque de basculer dans un gouffre funeste. Peut-être était-elle tout simplement destinée à ça. A ne pas survivre sans son ainée.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Jeu 20 Nov - 21:46


Il avait passé toute la nuit dehors. A errer dans les rues, au milieu de la foule possédée par le mal. Un fou perdu parmi d’autres fous. Le sang lui collait à la peau. Le sien, et celui d’autres aussi. L’écarlate s’accordait, se mélangeait pour former un étrange tableau sur son t-shirt et sur sa peau. Ses blessures, il s’en foutait, Stain en avait connu d’autres, et ces quelques égratignures ne l’empêcheraient pas de fermer l’œil. Car c’était ce qu’il avait l’intention de faire, rentrer dans sa tanière et se terrer sous ses oreillers pour effacer cette nuit blanche, et celles qui la précédèrent. Ainsi que les horreurs qui se ruaient contre ses rétines. Sa rencontre avec le Ministre véreux et ses allusions douteuses concernant sa cousine. Pauvre type… Qu’on l’appelle un jour pour protéger ce misérable, il se ferait un plaisir de lui pourrir sa délicieuse petite vie. De lui rappeler que dans ce joyeux merdier, il n’était pas qu’un simple mouton, mais bien le loup entré dans la bergerie. Elle avait beau travailler pour ce type, Elle ne lui appartenait pas. Son poing se serra malgré lui, la bile lui remontant sur la langue. La jalousie lui crevait le bide, délavait sa belle conscience pour lui envenimer le cerveau. Le loup détestait ses congénères, l’homme haïssait les siens. Tous ceux qui osaient poser leurs yeux de merlans frit sur sa cousine. Il n’a aurait dû y avoir que lui dans Sa vie. Lui et personne d’autre. L’amertume lui rongea la langue et il s’arrêta un moment une fois qu’il eut atteint les portes en fer forgé de son immeuble. Les premières lueurs du jour enveloppaient la rue, la plongeant dans une moiteur aux reflets mauves et rouge-sang. Le Shadowhunter lâcha un soupir, se passa la main sur le visage comme pour effacer les traces de fatigue tirant ses traits et poussa la porte. Un silence de plomb régnait dans la résidence, quand d’ordinaire la musique ne cessait d’envahir les escaliers et les terrasses. Alors qu’il commençait à gravir les marches, le cœur du loup se serra.  Ce silence le dérangeait, et un mauvais pressentiment le pris à la gorge lorsqu’il atteignit le premier étage.

« - Monsieur Stain… Enfin ! » La voix criarde de la vieille bique lui servant de voisine sortie de nulle part lui déchira les tympans. Il en fronça les sourcils, marmonnant un infime ‘bonjour’ au passage, histoire de se montrer poli. « - Avec tout ce raffut au-dehors, je craignais que ces rebelles ne se soient encore mis en tête de faire chuter notre beau Gouvernement. Vous étiez là-bas ? Tout est en ordre ? Parce que ce serait vraiment…. » La suite des jérémiades de la vieille bonne femme se perdit dans le bourdonnement de son sang. Il fixait d’un œil vague les yeux globuleux du chihuahua qu’elle tenait fermement collé contre ses énormes nibards. Comment il voit ce truc ? Ca doit être tout déformé avec des yeux pareils, non ? Il pencha légèrement la tête de côté, perplexe. « - Et tout ce sang, doux Jésus, vous allez bien ? » Elle s’octroya le droit de lui toucher la joue, là où s’étendait du coin de ses lèvres jusqu’à sa pommette, une profonde entaille écarlate. Il avait toujours soupçonné cette vieille marmite d’en pincer pour lui. Il grommela une vague réponse, rassurant la mémère, tout en essayant de se défaire de son emprise, fatigué de cette entrevue improvisée. Elle ne fit que resserrer ses ongles de sorcière contre son avant-bras. Stain sentit le loup gratter contre son flanc, irrité par cette contiguïté des plus malvenues.

« - … et c’est comme ce cadavre devant votre porte. Je ne vous raconte pas l’état du plancher ensuite… Monsieur Stain ?! » Cette fois il n’attendit pas qu’elle le lâche. Il le fit lui-même, sans la moindre douceur, bousculant l’horripilante vieille au passage. Le cadavre… C’était ça qui le perturbait. En plus de ses tergiversions sur la vision globuleuse des chihuahuas, il avait cru percevoir une odeur familière. Celle du sang. Epuisé, il avait mis cette senteur dans le même panier que toutes celles qui composaient sa propre odeur. Il essaya de garder un semblant de contenance, le regard vitreux de la vieille lui brûlant la nuque. Il finit par mettre son beau flegme à la poubelle, lâcha un juron au passage et accéléra l’allure. Le cœur battant, il parvint au fond du couloir, le bois coloré de sa porte se dessinant enfin, et au pied de cette dernière, un corps inerte l’attendait. Le fou dans sa poitrine rata plusieurs battements, sa respiration et ses muscles se figèrent. « - Non… » Le murmure déchira ses propres oreilles. Figé, il obligea ses jambes à sortir de leur mutisme, pour se jeter à genoux à côté d’Elle. Il tremblait, et un nœud était en train de s’enrouler autour de sa gorge. Du bout de ses doigts chancelants, il vint effleurer Sa gorge, s’assurant qu’un pouls persistait encore à pulser dans Ses veines. A peine rassuré, la panique qui agitait sa carcasse était bien trop forte pour faire perdurer l’apaisement de fortune. « - Ne me fais pas ça…» Il le murmura contre Son front, serrant le corps sans vie dans ses bras avec ferveur.

« - Monsieur Stain ?
- Mais putain, fous-moi la paix, bordel ! » Cracha-t-il en se relevant, Cora dans ses bras. Il ouvrit la porte d’un coup de pied rageur, adressant à l’emmerdeuse de service un regard assassin avant de lui claquer le panneau de bois à la gueule. Stain déposa la sorcière sur son lit en désordre avec toutes les précautions du monde. Debout, il resta un long moment à balayer le corps de sa cousine du regard. Tremblant de tous ses membres, il était incapable de savoir quoi faire. L’angoisse fourmillait sous sa peau, la peur de La perdre venait court-circuiter ses neurones. Il finit par sortir de sa torpeur, se racla la gorge et balança sa lourde veste sur le parquet en se dirigeant vers la salle de bain. Pour en revenir avec de quoi s’occuper de ces blessures qui lui écrasait le cœur. Ses doigts frôlèrent la cuisse de la jeune femme, et il plissa le nez lorsque la marque caractéristique d’une balle s’afficha sous ses prunelles. Tu as assassiné deux de tes cousines, et tu vas perdre la dernière. Qu’est-ce que ça fait, Ezio ? Il ignora le cynisme d’Azzura, ne lui adressa même pas un regard lorsqu’il s’installa à côté de Cora. « - Reviens Anna, tu ne dois pas sombrer. Je t’en supplie, réveille-toi… » La supplication vint mourir contre l’oreille de Cora. Il laissa ses doigts agripper Son épaule avant de venir se glisser contre Sa nuque, tandis que les autres, fébriles, se rapprochaient de la blessure Lui barrant la cuisse. Il fallait qu’il arrête l’hémorragie, aussi ses phalanges vinrent telles appuyer avec force contre la plaie. La misérable compresse vira aussitôt à l’écarlate, obligeant le soldat à renforcer sa prise. La douceur, n’avait jamais fait partie de sa vie. Encore moins lorsqu’il s’agissait de soigner des plaies. Peut-être espérait-il que ce manque de précaution La ferait revenir des limbes dans lesquels Elle s’était réfugiée. Peut-être espérait-il que Sa douleur serait suffisante pour effacer celle qui lui écartelait le cœur et l’esprit.

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flesh and bones

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Jeu 27 Nov - 21:25

(Paroles en italique = Italien)

Dans le brouillard, la tête lourdement appuyée contre le plancher, ses oreilles devenaient sourdes aux bruits alentours. Brouhaha diffus inapte à rivaliser avec le rugissement de son sang. Elle avait l’effroyable impression de baigner dedans. Incapable de s’écarter de la mare poisseuse qui emprisonnait ses membres et s’élargissait à un rythme exécrable. Repliée là, à attendre que la faucheuse daigne la capturer. Le raffut de son hémoglobine lui brisait le crâne en deux, affaiblissait le piteux organe entre ses côtes. Les battements rageurs s’étaient mués en un tempo terriblement douloureux. Chaque coup lui déchirait la cage thoracique. Assemblage oppressant de vide et de ténèbres, les limbes dans lesquelles elle avait préféré se retrancher s’avéraient aussi rassurantes que meurtrières. Coulées dans du métal encore brûlant, ses paupières pesaient bien trop lourd pour que les rouvrir ne lui demande pas un effort surhumain. L’écho des lattes grinçantes du parquet faillit ne pas lui parvenir et lui parut étrangement lointain. Les bras puissants qui la soulevèrent du sol, qui s’enroulèrent autour de ses flancs, lui firent l’effet de simples effleurements. Dérisoires et infimes. Négligeables, presque. La sorcière se résumait à une masse inerte, incapable de se raccrocher fermement à quoi que ce soit. Si ce n’est à cet entre-deux aussi salvateur qu’angoissant et destructeur. L’odeur familière qui s’imprégnait vivement à ses narines eut pourtant le don de serrer ses entrailles. Bien trop loin pour y apposer un nom, elle associait néanmoins les vagues effluves à un sentiment de protection salutaire. Les relents d’une confiance saccagée et trainée dans la boue jusqu’à l’inévitable dispersion. Quelque part dans les décombres de sa mémoire, Il incarnait encore la tendresse et la sécurité.

Ne me fais pas ça. La supplique tarda à percer ses tympans, comme enveloppés dans du coton. Elle l’avait quasiment oublié, à quel point ils étaient liés. Combien son inconscience pouvait entrainer Sa chute, depuis qu’elle en avait fait sa créature. Se laisser mourir revenait à Le condamner à errer en loup. A nouveau. Un frisson carnassier taillada son échine à cette idée, sans pour autant suffisamment la secouer. Elle en avait envie, de se laisser sombrer et déchirer par les flots. De La retrouver, pour ne pas subir encore la perte d’une sœur. Écartelée entre des pulsions contradictoires. De mort. De vie. Les trainées brûlantes que Ses doigts abandonnaient sur sa peau contrastaient durement avec la glace qui l’engourdissait toute entière. La douceur imprimant le timbre de Sa voix tranchait avec la rancœur et la provocation habituelles. La berçait pour la ramener à son enfance dévastée. Captive de sa propre enveloppe, l’anxiété redoubla de plus belle lorsque les serpents s’éloignèrent. La laissant à la merci d’un froid polaire. Elle en avait besoin, qu'Il reste, qu'Il la soutienne. Unique élément tranquillisant au milieu du chaos. Elle savait qu’il fallait s’extirper du néant, qu’elle le devait absolument. Mais la montée de peur était trop forte pour qu’elle y parvienne aisément. Les griffes plantées dans ses poumons s’enfonçaient de plus en plus violemment, menaçant de l'étrangler. Puis un mouvement pressant contre sa cuisse, qui lui fit l’effet d’une lame s’enfonçant lentement dans son épiderme. Suffisamment brutal pour arracher ses prunelles de l’obscurité. Un râle d’affliction s’étouffa dans les draps en désordre, avant que son front en sueur ne vienne s’appuyer contre son avant-bras.

Mécaniquement et vivement, ses ongles s’incrustèrent dans le dos de sa main pour qu’Il lâche prise. Toujours embrumée, elle ne faisait que réagir instinctivement. Que se défendre pour que le supplice intolérable cesse. Elle battit des jambes pour migrer plus haut sur le matelas, comme pour échapper à un agresseur invisible. En panique, elle s’immobilisa in extremis, suffisamment tôt pour éviter à sa nuque de se cogner rudement conte le mur. Arrêtée par la douleur atroce qui dévorait sa cuisse. Ses perles d’acier volèrent contre la blessure par balle, en évaluant rapidement les dégâts considérables avant de se relever vers Lui. Son cœur en lambeaux rata lamentablement une note, avant de reprendre avec plus de vigueur sa symphonie discordante. Une grimace déforma ses traits déjà exténués et elle retira aussitôt ses griffes. « - Pardon. » Le murmure sortit difficilement entre deux claquements de dents incontrôlables, tant elle grelottait. Elle prit une grande inspiration pour s’efforcer de se calmer, recoller les morceaux d’elle éparpillés. Vainement. « - Je n’avais… aucun autre… endroit où aller. » Souffla-t-elle, en guise de piètre excuse. L’esprit en ruines, elle s’était exprimée dans sa langue natale sans même y prêter attention. Trop endolorie pour réussir à s’exprimer dans cet anglais universel qu’elle maitrisait parfois imparfaitement en dépit des années à s’exercer. Butant sur certaines expressions et inapte à se départir de son éternel accent chantant. Les injures qu’elle avait pu Lui hurler à la figure renforçaient sa gêne et sa fébrilité. Elle se sentait honteuse de Lui imposer de s’occuper d’elle, alors qu’elle l’avait jeté dehors sans Lui laisser ne serait-ce que le bénéfice du doute. Aveuglée par la haine et le venin douteux d’un journaliste véreux. Elle se rapprocha laborieusement du bord du lit, sa souplesse habituelle manquant cruellement à l’appel. Ses phalanges hésitantes se rapprochèrent de Sa pommette lacérée, sans oser aller jusqu’à la toucher. Comme si sa conduite odieuse lui en avait fait perdre le droit. Particulièrement nerveuse, elle les reposa contre le tissu et appuya sur le pansement gorgé de cruor. Elle manquait affreusement de force cependant, littéralement lessivée. « - On t’a attaqué ? » Demanda-t-elle après s’être raclé la gorge, clairement inquiète. Non il s’est fait ça tout seul, t’en as d’autres des comme ça ? Elle avait la plus grande difficulté du monde à soutenir le contact avec Ses rétines sombres, dont les nuances ensorcelantes lui avaient pourtant horriblement manqué. Les tremblements meurtriers redoublèrent, crispant le moindre de ses muscles. « - Rien de plus grave ? » Ajouta-t-elle malgré tout pour s’assurer que les dégâts n’étaient que superficiels. Parler lui coûtait, la respiration entrecoupée et entaillée par les tourments ravageant sa frêle carcasse. Qu’Il guérisse si lentement la tracassait, empirait sa culpabilité. Les mécanismes de son métamorphe étaient défaillants depuis qu’elle l’avait fait tomber des escaliers. Énième tâche sur la toile maculée de crasse de leur déchéance. Et probablement pas la dernière, tant ils s’y enlisaient joyeusement.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Dim 30 Nov - 20:46

(Paroles en italique = Italien)

La douleur qui lui vrilla la main était bien dérisoire en comparaison de celle qui lui broyait le corps. Il avait peur. C’était aussi bête que ça. Peur de La perdre pour de bon. Passer des siècles dans la peau d’un loup, il avait déjà connu l’épreuve et refusait de l’endurer à nouveau. Si Elle venait à le laisser derrière, le loup La suivrait dans la tombe sans la moindre hésitation. Sans Elle, rien n’avait de sens à ses yeux. Il se rendit compte qu’il retenait son souffle depuis qu’il était entré avec Elle dans sa chambre. La crainte de voir l’équilibre instable dans lequel la sorcière s’était enfermée s’effondrer sous ses doigts l’avait poussé à se priver ainsi d’air. L’étau emprisonnant ses poumons se desserra légèrement lorsque la réaction tant attendue arriva enfin. Les mots qui se glissèrent contre ses oreilles sonnèrent faux. Stain fronça les sourcils et dû chercher dans les méandres de sa mémoire pour que le mécanisme de sa langue natale se remette en route. « - C’est rien. » Lâcha-t-il enfin, assemblant les mots pour qu’ils forment un ensemble assez rudimentaire. Bien loin, de l’anglais fluide avec lequel il s’exprimait en temps normal. « - Tu as bien fait. » Il devait bien se l’avouer, la présence de la sorcière devant sa porte l’avait fortement étonné. Elle avait pourtant quelque chose de rassurant, et faisait germer quelque part dans les fibres corrompus de son cœur l’espoir qu’il n’avait pas tout perdu. « - On s’en fiche de mon cas, c’est toi qui m’inquiète. Ne te fatigue pas pour rien. » Graves ou non, ses plaies étaient dérisoires comparées aux Siennes. Ca prendrait du temps, mais il guérirait. Contrairement à Cora. Il hésita un instant, un air grave venant se coller sur ses traits tirés.

« - Il va falloir que je retire la balle. Ca risque d’être douloureux, mes qualités de chirurgien sont un brin lamentable, j’en suis désolé. » La touche d’humour sonna faux tant sa voix était tendue. Il n’attendit pas vraiment qu’Elle lui réponde. Certain qu’il se dégonflerait s’il laissait trop de temps s’écouler. Il s’apprêtait à tendre la main, et arrêta aussitôt son geste. « - Il faudrait que… Tu peux ? » Il désigna d’un vague geste de la tête le pantalon de la sorcière, évitant de croiser l’azur de Ses prunelles, comme si ce qu’il venait de Lui demander relevait du parfait affront. Et au fond c’était le cas, il en avait conscience. Elle s’exécuta néanmoins, lui en profitant pour sortir un canif de la poche de son jean et en déplier la lame. Il ne put s’empêcher de laisser son regard courir le long de Ses jambes, plissant le nez quand ses prunelles daignèrent enfin se poser sur la plaie. Le loup s’agitait sous sa peau, obligeant l’homme à gigoter sur le lit avant qu’il ne vienne poser sa main sur la hanche de la sorcière. Emprisonnant la jambe de la future proie dans un étau d'acier. Revenu au temps des tortures, où les mains de fer étaient de rigueur pour éviter au supplicié de se débattre. Sa gorge se noua quand ses anciens méfaits vinrent se calquer sur ce qu’il s’apprêtait à faire. La lame plongea dans la plaie, triturant les chairs à la recherche de la balle. Ce n’était pas la première fois que Stain faisait cela. Sur lui, ou sur ses collègues blessés, les chasses aux balles perdues n’avaient rien d’un jeu plaisant. Et la douceur ne faisait pas partie des règles. Il essaya avec Elle pourtant, de faire attention. Mais même si ses mains ne tremblaient pas, à l’intérieur c’était la débandade. Le loup hurlait, et l’homme frissonnait. La vue du sang, écarlate sur une peau aussi laiteuse le fascinait. Attisait ses sombres désirs et réveillait ses plus bas instincts. Il se mordit la lèvre afin de chasser les pensées qui venaient l’assaillir. A la vision, s’ajouta l’odeur. Les arômes enivrant qui lui tordaient le bide avec une telle force qu’il en gémit de frustration. Dans le noir glacial de ses prunelles de parfait tortionnaire vint se glisser la flamme de l’excitation du fauve. L’acier butta enfin sur quelque chose. La pression que sa main exerçait contre la hanche se fit plus forte, écrasant la patiente de son poids tandis qu’il extirpait enfin la balle de sa cachette sanglante.

Il déposa la sphère métallique dans le cendrier trônant sur la table de nuit, essuya le sang tâchant ses mains sur les restes de son t-shirt, puis Stain s’attela à la réalisation d’un pansement suffisamment décent pour endiguer le sang et éviter que la plaie se ballade à l’air libre. Il relâcha Cora de l’étau dans lequel il L’avait emprisonnée, ses phalanges frôlant Sa peau avant qu’il ne se relève et se tienne là, à côté du lit. « - Repose-toi, tu en as besoin. » Lâcha-t-il après s’être raclé la gorge, contemplant son œuvre sans vraiment savoir s’il avait agi comme il le fallait. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle est venue te voir… Cherche pas, Zuzunette, ça te dépasse ce genre de chose. Il esquissa un infime sourire, levant les yeux en direction de l’apparition avant de retrouver son sérieux. Attrapant une couverture roulée en boule au fond du lit, il la déposa sur sa patiente de fortune, puis extirpa un t-shirt de son armoire avant de quitter la pièce. Il se laissa tomber sur le sofa tout en ôtant la serpillère qui lui recouvrait les épaules. Une joue entaillée, une lèvre éclatée, d’imposants hématomes, au fond ça n’avait rien de bien méchant. A peine pire que les trophées qu’il avait pu ramener de ses soirées dissolues où s’enlaçaient douleur et plaisir. Le milicien lâcha un soupir, et s’allongea, ôtant ses pompes qui tombèrent sur le sol dans un bruit sourd. Maintenant qu’il était seul, il pouvait laisser libre court à la douleur qui lui incendiait le torse. D’avoir porté Cora, joué au petit chirurgien, tout ce joyeux bordel avait accentué la douleur qui émanait de ses côtes brisées. Et tu vas réussir à dormir ? Avec tout ce que tu as sur la conscience ? Tu voudrais pas aller faire chier Rafaël dis-moi ? C’est lui que tu te tapais, pas moi que je sache. Mais c’est toi qui m’as tué, Stain. Pas faux, tu marques un point. Il ferma les yeux, et se laissa lentement tomber dans les bras de l’inconscience.

[...]

L’intensité du grondement lui déchira les tympans. Il en sursauta avec une telle force, qu’il s’extirpa violemment des griffes du sommeil dans lequel il s’était enfoncé. Le cœur battant à tout rompre, Stain resta un moment à fixer le ventilateur au-dessus de son nez. La douleur dans sa poitrine perturbait le court de sa respiration. Ce n’était pas un simple bruit dans le couloir qui l’avait sorti de son sommeil de plomb. Mais un violent coup de tonnerre. Un second vint retentir au milieu du silence régnant dans l’appartement. Des frissons se glissèrent sur sa peau, ses traits se crispèrent et le milicien finit par s’assoir dans son sofa. Fatigué, défait, il se passa la main sur le visage, grimaçant lorsque ses doigts entrèrent en contact avec la plaie lui barrant la joue. La cicatrisation avait commencé, les picotements qui grouillaient sous sa peau avaient quelque chose de rassurant. Mais le processus restait encore extrêmement long. Lâchant un soupir, il se leva et resta courbé un instant pour calmer le nœud qui lui entravait la poitrine. Les jambes tremblantes, il ferma la porte à clés. Malgré la fatigue, ses sens lui faisaient parvenir le bruit des pas trainants de sa voisine. Agacé, les nerfs en pelote à cause de cette proximité et l’orage, Stain tourna les talons et entreprit de fermer les persiennes du salon et de sa chambre, se calfeutrant loin de cette tempête qui liquéfiait son cœur. Il avait toujours eu horreur des déluges et autres déchaînement des éléments. Et comme lorsqu’il vivait encore à Rome, en parfait réflexe, il se glissa à côté de Cora,  enfouissant son visage dans les oreillers tout en tournant le dos à la jeune femme. Il brûlait d’envie de se blottir contre Elle, il en avait besoin, de Sa présence et du réconfort que cela pouvait provoquer chez lui. Pour apaiser son angoisse en se laissant bercer par le calme de Sa respiration. Et faire taire les tremblements qui le rongeaient plus que de raison. Un nouveau coup de tonnerre, et le loup se recroquevilla encore un peu plus malgré la douleur, fermant les yeux avec le fol espoir de retrouver le sommeil. Il se sentait affreusement stupide, de trembler à cause d’un orage un peu plus violent que les autres.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Mer 3 Déc - 19:46

Trop distants, trop polis, trop prudents. Une réserve viscérale engluait leurs retrouvailles et les teintaient du sale goût amer du temps perdu qu’on ne rattrape plus. Elle avait l’impression de tâtonner à l’aveuglette, ou de tanguer au bord du vide sans filet de sécurité. Sans vraiment s’expliquer d’où venait cette gêne. Certainement de la façon odieuse dont elle l’avait traité la fois précédente. Mais il n’y avait pas que ça. Les parjures et les coups bas étaient suffisamment récurrents pour ne pas être l’unique cause du fossé entre eux. Il y avait surtout la peur et la honte de se mettre à nu. Pas physiquement, pas au sens propre. Mais en se livrant à Lui, en s’en remettant totalement et entièrement à l’intuition précaire qu’Il ne l’abandonnerait pas si facilement. Pas alors qu’il était question de vie ou de mort. L’orgueilleuse en elle s’injuriait pourtant, d’avoir quémandé faiblement de l’aide. Pire encore, de ne pas Lui avoir laissé le choix en se roulant comme une serpillère devant Sa porte. La reine des apparences n’avait tout simplement pas l’habitude d’admettre qu’elle avait besoin de quelqu’un, que tout n’allait pas bien. A Rome, elle préférait feindre les grands sourires et attiser Sa jalousie plutôt que d’esquisser un pas vers Lui. Et d’admettre que sa misérable existence ne valait plus grand-chose, s’Il n’était plus là pour la bousculer. Elle hocha la tête silencieusement lorsqu’Il la rassura en italien, butant légèrement sur les termes. Ils entretenaient un rapport radicalement opposé avec leur langue natale. S’Il avait tout fait pour l’oublier et l’enterrer au plus profond de sa mémoire, elle n’était jamais parvenue à s’en détacher. Elle ne le voulait pas. Il s’agissait de l’une des dernières choses qu’elle partageait encore avec Chiara. Ça, et la silhouette qui se dessinait gracieusement devant le miroir. Même si le temps qui filait ne l’épargnait pas, arrondissant les maigres courbes d’autrefois et obscurcissant les traits enfantins. Année après année, sa jumelle s’effaçait et le reflet se brisait. Se détraquait.

Elle était loin de se moquer de Ses blessures de guerre, mais elle se fit violence pour obéir et ne pas répliquer. Le métamorphe avait raison, même si elle éprouvait des difficultés à l’admettre. Si elle ne survivait pas, Son sort serait scellé. C’était certainement la pire de ses bêtises, tant elle avait fait preuve d’un égoïsme monstrueux en décidant délibérément qu’Il deviendrait à ce point asservi. La plus belle aussi, d’une certaine manière. Mais en cet instant elle n’y voyait que de la cruauté gratuite et une rage disproportionnée.  « - Je… je devrais le supporter. » Souffla-t-elle peu convaincue, en déglutissant péniblement. La trachée arrachée par l’acide qui détruisait son estomac. « - Si tu pouvais juste éviter de m’amputer. » Supplia-t-elle du bout des lèvres, cherchant à faire une pointe d’humour sans réellement y parvenir. C’était l’un des risques, elle en était consciente. Que la plaie pullule et s’infecte ou qu’Il dérape et tranche l’un des nerfs. Barbares et assassins, les frissons n’en finissaient plus d’écorcher sa piètre carcasse. Pétrifiée rien qu’à l’idée qu’une lame pénètre dans la brèche formée par la balle et aggrave le mal qui s’y infiltrait déjà. Obnubilée par le supplice à venir, elle ne songeait pas aux autres détails techniques, et une lueur de surprise traversa très furtivement ses rétines. La nudité n’était plus un problème depuis longtemps. Elle avait appris à abandonner sa pudeur à l’usure, en devenant la possession d’un rustre qui n’avait que faire qu’elle soit consentante ou non. Il avait décrété que son corps ne lui appartenait plus, et elle avait fini par l’intégrer pour atténuer la sensation de souillure. Face à son cousin, les choses restaient néanmoins différentes. Le regard qu’Il pouvait poser sur elle continuait de lui importer et elle n’était pas forcément enchantée qu’Il puisse détailler de plus près la boucherie. Elle s’exécuta cependant sans broncher, grimaçant en sentant le cuir moulant racler la peau abîmée. Un tremblement féroce lui lacéra la cuisse lorsqu’Il la ceintura, devant le contraste entre son épiderme brûlant de fièvre et la froideur du Sien. L’une de ses mains s’accrocha aux draps, l’autre à Son épaule en quête d’un semblant d’appui. L’éclat du canif réduisit ses entrailles en lambeaux d’un spasme meurtrier. L'obligeant à serrer les dents par anticipation. Elle ne put retenir des râles d’affliction lorsque le couteau acéré s’engouffra dans la lésion, crispant ses doigts jusqu’à en faire blanchir les jointures. Ecrasante, la souffrance lui martelait le crâne. Vagues destructrices qui allaient et venaient à mesure que l’acier fouillait impitoyablement la chair. Elle faillit perdre connaissance tant le tourment était lancinant et puissant. Les prunelles aveuglées par les larmes qui roulaient sans qu’elle parvienne à les réprimer, ses paupières se refermèrent avec force sur les ténèbres. Les sévices perpétrés ramenaient amèrement à la surface les anciennes atrocités. Sauf qu’Il n’incarnait plus le tortionnaire passif tapi dans un recoin sombre de la pièce, à la regarder se faire écarteler sans réagir. Mais justement celui qui faisait couler son sang. Des relents de rancœur revenaient la harceler, même si le calvaire était cette fois-ci nécessaire. Il restait l’instigateur d’actes impardonnables et d’une sauvagerie inqualifiable.

Un soupir de soulagement traversa ses lippes lorsque le son de la bille métallique teinta enfin dans le cendrier et elle relâcha aussitôt son emprise. La tête baissée, elle peinait à retrouver une respiration qui ne soit pas hachée. Les poumons en feu, ravagés par des gravillons, elle n’avait pas la force de parler ni de le remercier. L’alcool antiseptique déposé sur la meurtrissure n’arrangea rien à son essoufflement, pas plus que le bandage de fortune qui l’emprisonna ensuite. Fulgurante, la douleur l’étourdissait. Elle fut incapable de répliquer lorsque le milicien lui intima de se reposer et quitta la pièce. Elle resta prostrée au bord du matelas, vaguement emmitouflée dans sa couverture, un long moment. Avant de se décider à retirer le chiffon maculé de diverses hémoglobines qui lui servait de haut et d’enfiler celui extirpé de l’armoire. Trop grand pour elle, il avait le mérite de couvrir partiellement ses jambes. Ankylosée de partout, elle se glissa finalement dans le lit. Se recroquevilla pour atténuer les heurts cognant avec vigueur sa poitrine. Féroces, les grelottements eurent toute la peine du monde à se dissiper pour la laisser sombrer dans les bras accueillants de Morphée.  

[…]

Ce ne fut pas tant les grondements du tonnerre qui la réveillèrent, que le grincement affreux du sommier. Les cils collés par un trop-plein de sel, ouvrir les yeux lui coûta. Son piteux myocarde rata lamentablement plusieurs battements, et se serra au creux de sa cage écarlate. Des siècles, et le vieil automatisme persistait. Celui qui la faisait se raidir d’anxiété lorsque son ivrogne de mari la rejoignait sans s’annoncer. Plus abject et brutal que jamais lorsque des litres d’arsenic se déversaient dans son cruor. Quelques secondes de pure panique avant de reprendre son calme, et de s’arracher à son cauchemar éveillé. Elle se tourna vers Son échine frémissante et repliée en position fœtale, non sans couiner lorsque son poids se déporta sur la mauvaise hanche. Une infime hésitation, puis elle se rapprocha doucement. Laborieusement, surtout. Jusqu’à ce que son front s’appuie contre Son dos nu et que sa bouche y dépose un baiser furtif. Ses phalanges se figèrent en plein vol avant de se décider à se placer contre Son bras. Sans même réfléchir qu’elle portait Sa bague d’argent et que le contact ne manquerait pas de Le brûler. Elle n’osa pas se blottir franchement contre Lui, resta proche sans vraiment l’être. « - C’est rien Ezio, l’orage ne va pas durer. » Murmura-t-elle, imprimant à son timbre la chaleur qui réussissait à apaiser Ses terreurs nocturnes lorsqu’ils étaient enfants. Elle aurait tout donné pour qu’il soit possible de retourner en arrière. Que les rêves cachés sous l’oreiller puissent encore être accomplis. Pour ne pas les avoir noyés, immolés, détruits. Réaliser que les horreurs subies n’étaient qu’un affreux songe. Tout recommencer. Mais s’en sortiraient-ils mieux ? Ils étaient voués au malheur, aux immondices et au chagrin. Pas pour l’azur, la tranquillité et la tendresse mièvre. Elle en était convaincue. Ils en avaient besoin de se provoquer, de se déchirer. De tester la résistance du lien tissé dès le plus jeune âge. Les accalmies n’étaient supportables que parce qu’elles ne s’éternisaient pas, même si elles restaient vitales. « - Seulement le temps de laver les rues de leurs déchets. » Ajouta-t-elle, un brin hargneuse en prononçant le dernier mot. Elle repensait à son beau-frère fielleux et espérait que la foudre lui tombe dessus pour le carboniser sur place. Comme si ça pouvait venir à bout d’une telle vermine…

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Jeu 4 Déc - 21:41

(Paroles en italique = Italien)

Malgré l’angoisse qui venait engourdir ses muscles et qui gagnait son corps tout entier, la fatigue parvint à creuser son nid. S’infiltrant dans ses veines pour le faire sombrer dans un sommeil de plomb. La pleine n’était pas très loin, quelques nuits en arrière à peine. Elle l’avait littéralement épuise. La métamorphose avait été insupportable, bien plus douloureuse et violent que les précédentes. A cette fatigue étouffante, c’étaient ajoutées d’autres nuits d’insomnie. Depuis l’assassinat d’Azzura, ses nuits s’étaient muées en enfer. Si la journée, les hallucinations étaient parvenues à faire partie de son quotidien et ne perturbaient plus tant que cela sa tranquillité d’esprit, une fois le soleil disparu, les choses devenaient toutes autres. A sa culpabilité, s’ajoutait les railleries de la défunte. Et sur cet assemblage écœurant venaient s’apposer les sanglantes réminiscences de ses autres meurtres. De cette vie ou de celle antérieure, peu importait, le résultat était le même. Les visages se mélangeaient, se confondaient les uns aux autres pour se coller sur ses paupières. Le Shadowhunter n’avait alors d’autre choix que de garder les yeux ouverts. Et de redouter l’arrivée du sommeil. Car il finissait toujours pas revenir. Lorsque la fatigue devenait trop importante, qu’elle l’affaiblissait au point qu’il risquait de s’écrouler en pleine mission, ou de piquer du nez dans son verre. C’était au moins un avantage pour l’empêcher de trop boire, mais un énorme inconvénient pour tout le reste. Il se détestait, de trembler de la sorte devant un vulgaire orage. Cette angoisse d’enfant refusait de le laisser en paix. Il avait franchi la ligne d’arrivée de l’âge adulte, et pourtant, il avait parfois la désagréable impression de ne pas avoir grandi du tout. Les frissons n’avaient de cesse de courir sur sa peau, la ravageait d’irrépressibles tremblements qu’il ne parvenait pas à apaiser. Et l’angoisse qui lui écartelait le cœur gagnait en puissance à mesure que la tempête gagnait en force.

Le bruit de son sang heurtant ses tempes se muait en bruit de pas. Il se replia encore un peu plus sur lui-même, ne parvint pas à vraiment exécuter son geste comme il l’entendait, ses côtes le rappelèrent à l’ordre et l’obligèrent à se redresser légèrement. Dans ses plus sombres cauchemars, ses victimes se voyaient remplacées par le fantôme de son père. Affreusement réel, cet air dédaigneux et glacial inscrit sur ses traits de fer. La ressemblance physique se devinait seulement lorsque le loup laissait parler ses délires assassins. Le comportement en revanche, et c’était là son plus grand désespoir, était indéniablement le même. Aussi monstrueux et cruel. Il avait hérité de la lascivité de sa mère, et du sadisme de son père. Quel beau mélange… Il sursauta lorsqu’il perçut du mouvement dans son dos. L’étau de la panique se resserra autour de sa gorge, l’obligeant à s’extirper de l’état comateux dans lequel il s’était enfermé. La gorge nouée, la respiration bloquée quelque part au fond de sa gorge, Stain parvint néanmoins à se détendre lorsqu’une odeur familière revint se glisser contre ses narines. Il desserra les dents, ses muscles perdant de leur rigidité. Il resta tapis dans l’obscurité, refusant d’ouvrir les yeux par crainte d’affronter la déferlante au-dehors, bien que les volets furent clos. Au contact veloutée des lèvres de la sorcière contre sa peau, s’ajouta bien rapidement celui, beaucoup plus douloureux de l’argent sur sa peau. Le froid d’abord, puis le feu qui lui dévora la peau. Il n’en fit rien, resta immobile le temps de quelque battement de cœur. Puis laissa sa main venir se poser sur celle de la sorcière. « - Non… Ils durent toujours … » Etouffée par son appréhension, sa voix trahissait ses tourments. L’italien était revenu, comme pour calquer l’instant sur un de ces moments volés où il trouvait refuge dans le lit de sa cousine. Et tu penses encore que ça va fonctionner, ta prétendue phobie des orages ? C’était peut-être efficace quand tu étais gamin, mais si tu penses que les assassins dans ton… Sois mignonne Gemma, mets la en sourdine.

« - Il en faudra du temps pour les laver ces maudites rues. Et la pluie ne fera pas disparaître les marques laissées par cette journée de merde. » Lâcha-t-il dans un soupir, ses doigts se crispant contre ceux de Cora lorsque qu’un roulement lointain vint se coller contre ses oreilles. « - Je ne sais pas ce qui est le pire… Ce qui s’est passé ou cet orage. » Les dents serrées, l’irritation venait se glisser sur sa langue. Mais au fond, le contact, bien que fragile, parvenait à distiller un peu de chaleur dans ses veines. A apaiser ses terreurs de môme qui lui collaient toujours à la peau. Stain ferma les yeux, ôta la main de Cora de son bras avant de La repousser légèrement. Il inspira profondément, retint son souffle et se retourna. L’élan de douleur qui lui lacéra le torse le fit blêmir, tira ses traits fatigués et l’obligea à rester un instant figé. Ses prunelles quittèrent les ténèbres, et il s’octroya alors le droit de les laisser s’abimer contre celles de sa cousine. « - Tu vas le refiler à ton prochain amant celui-là aussi ? » Il gratouilla le t-shirt qu’Elle portait avec malice, un léger sourire s’apposant sur ses lèvres. L’amusement était néanmoins mêlé à une féroce jalousie. Elle brûlait dans ses yeux, incendiait son cœur pour finalement l’obliger à serrer les dents. Il ravala le venin venu lui brûler la langue, préférant ne pas jeter de l’huile sur un feu encore fumant. Ses phalanges restèrent apposées contre Son épaule, puis glissèrent le long de Son bras jusqu’à venir effleurer la plaie qui s’y nichait. Un froncement de sourcil mécontent vint agiter la surface de ses traits.

« - Qu’est-ce qui t’as pris de sortir ? Avec tout le bordel, pourquoi tu n’es pas restée terrer dans ta cabane au fond des bois ? » Le reproche était évident, à peine masqué, mais la peur d’avoir été si proche de La perdre supplantait la colère. Le nœud autour de sa gorge ne s’était toujours pas desserré, il continuait de s’enrouler, de broyer son cou pour mieux lui rappeler que le pire avait failli se produire. « - Tu aurais pu… Si je n’avais pas été là, si je n’étais pas rentré à temps. Anna, tu te rends compte de ce qui aurait pu se passer ? » Le regard que Stain Lui lança était lourd de sens. Rajoutant un poids à des mots qu’il avait eu du mal à prononcer. L’orage n’était qu’une vulgaire épine dans son dos, en comparaison de ce qui aurait pu arriver. Rentrer n’avait pas été son premier choix. Malgré la fatigue, il s’était mis en tête de traquer les imbéciles ayant semés le chaos, histoire d’en éliminer un ou deux. Et calmer ses nerfs. Sa faiblesse avait pourtant réussi à déjouer ses plans, pour l’obliger à rebrousser chemin et revenir vers sa tanière. Si tu étais rentré plus tôt, au lieu de vouloir encore jouer au monstre sanguinaire, Elle n’en serait pas là. C’est de ta faute, encore une fois. De violents frissons lui dévorèrent l’échine, vinrent se cogner contre ses côtes en morceaux, et les flammes de la culpabilité lui frôlèrent le cœur. Il effaça la voix assassine de la sorcière déchue, secoua imperceptiblement la tête, et se rapprocha de Cora. La gêne restait de mise, mais le contact lui manquait trop pour qu’il garde ses distances. Les doigts du loup revinrent chercher les Siens, s’y nouant malgré l’argent qui lui brûla immédiatement les chairs. Un infime soupir de douleur vint mourir contre Sa gorge, là où le milicien avait dissimulé son visage comme pour se cacher de la tempête au dehors. Stain… Je te préviens, si tu… Si je quoi ? Mais t’es encore là ? Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser seul avec ma sœur. Non bien sûr, ce serait trop beau. L’irritation tira ses nerfs, contracta ses muscles et crispa ses doigts. Cette présence permanente l’horripilait. Il se demanda pendant un instant si Elle pouvait voir l’emmerdeuse. Vivre avec un fantôme collé à son cul, l’idée le fit frissonner. Le fantôme d’Azzura qui plus est, l’horreur de la chose avait quelque chose d’affreusement comique.

Et comme pour en rajouter une couche sur la tartine représentant l’agacement de feu sa cousine, Stain effleura du bout des lèvres Sa mâchoire. Parsemant la peau de Sa gorge de baisers fugaces avant d’atteindre la trace d’une estafilade. Il arrêta son exploration, recula légèrement tout en lâchant Sa main pour laisser ses doigts venir dessiner les contours du stigmate. « - Qui t’as fait ça ? » La question lui brûlait les lèvres depuis qu’il L’avait retrouvé devant sa porte. Il savait qu’il venait de commettre une erreur. Que, quel que soit la réponse, il n’aurait qu’une seule envie : retrouver ce pauvre con et lui faire payer son élan de connerie. L’abîmer jusqu’à ce que sa propre mère ne soit plus foutue de le reconnaître sans avoir besoin de consulter son dossier dentaire.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Dim 7 Déc - 21:34

Il avait raison. Le déluge ne suffirait pas à effacer le sang et les atrocités commises. Pas plus que les grondements du tonnerre à masquer les sanglots déchirants de ceux qui venaient de perdre un proche. De ceux qui l’avaient peut-être même assassiné de leur propre chef, et qui recouvraient leurs esprits en même temps que l’aube. Hagards et encore frissonnants de rage. Recouverts d’une substance écarlate ne leur appartenant pas. Elle aussi avait tué, aveuglément. Marionnette de desseins mortifères dont l’ampleur les dépassait tous. Son cœur se serra violemment dans sa poitrine lorsque Ses doigts se contractèrent contre les siens, faisant remonter les relents de peur de ses proies. Les images abjectes restaient floues, tourbillon pourpre apte à l’étourdir et à faire remonter la nausée le long de sa trachée. L’horreur de ses actes dépassait l’entendement mais le pire était qu’elle en était l’une des instigatrices. La plupart des autres meurtriers pourraient tromper leur conscience en se persuadant qu’ils n’avaient agis qu’en pantins. Qu'en victimes d’un sortilège putride. Pas elle. Pas après avoir attisé la flamme de la démence dans leurs rétines, pas après l’avoir faite danser et avaler leur lueur d’humanité avec une perfidie inouïe. Sans doute valait-il mieux que sa sœur soit morte, plutôt que de contempler un tel gâchis. Elle n’aurait pas supporté ce déferlement de haine, cette sauvagerie gratuite. Elle ne l’aurait pardonnée non plus d’y avoir participé. Gemma n’aurait jamais accepté, quitte à en crever. Elle se la serait tranchée elle-même, plutôt que de prendre part à un massacre si révoltant. C’était ce qui faisait que Cora respirait toujours, et elle non. Les raclures et les lâches étaient connus pour passer entre les mailles du filet.

Douleur et fatigue se collaient à ses cils, les électrifiant au moindre clignement. Sa tête s’enfonça un peu plus dans le moelleux de l’oreiller, cherchant à rendre sa position plus confortable malgré les élancements de sa hanche. Ses prunelles éreintées s’amarrèrent aux Siennes, puisant un peu de force dans les lunes sombres qui la détaillaient. La raillerie faussement détachée la fit frémir, ravivant les braises de sa culpabilité. Il n’y avait pourtant pas de quoi. Il n’était pas le dernier à se vautrer dans la luxure et la débauche, incapable de résister bien longtemps aux plaisirs de la chair. Elle jeta un bref regard au tissu, avant de relever ses azurs vers Lui. La pénombre qui les enveloppait n’était pas suffisamment épaisse pour dissimuler Sa jalousie maladive. Elle la sentait qui grouillait, qui incendiait Ses veines et tailladait ses nerfs, en dépit de l’amusement factice juché sur Ses traits. Il n’avait pas pu s’adonner à une vraie scène de ménage dans son chalet, mais il était évident que l’italien remettrait la chose sur le tapis à la première occasion. Ses lippes enjôleuses se glissèrent contre le lobe de Son oreille, le mordillèrent avec espièglerie avant d’y déverser leur souffle brûlant. « - Non, je pense que je vais le garder. Je trouve qu’il flatte mon teint, tu ne trouves pas ? » Susurra t’elle, jouant la carte de la séduction et du second degré pour se tirer d’affaire. Pour mieux reprendre son sérieux lorsqu’elle s’éloigna à nouveau, la désinvolture battue en brèche par la honte d’être tombée si bas. « - C’était puéril. Je voulais te punir et te battre sur ton propre terrain, mais j’aurais dû écouter ta version des choses. J’ai même failli jeter la cassette au feu après t’avoir jeté dehors... Je regrette. » Les excuses, aussi lamentables et sincères soient-elles, l’écorchaient. Créature orgueilleuse par essence, elle n’avait pas l’habitude d’admettre qu’elle avait eu tort. Ses phalanges se faufilèrent contre les vilains stigmates barrant Son ventre, illustrant ses propos. Elle avait eu du mal à reconnaitre la furie qui avait eu l’audace de l’attaquer à coup de hache. Littéralement possédée par une barbarie aux antipodes des idéaux humanistes qui La guidaient d’ordinaire. Sa sœur n’avait plus aucune limite lorsqu’il s’agissait de Lui faire payer Ses affronts. Ses traitrises.

Un soupir filtra hors de ses barrières de nacre lorsqu’Il effleura sa blessure à vif, martelant sa carcasse d’une vague de tremblements intempestifs. Par automatisme, elle se recula légèrement tandis qu’Il faisait bourdonner ses oreilles de sermons latents. « - Je serais morte. Tu serais libre. Un peu plus poilu cela dit... » Rétorqua t’elle, comme si les choses étaient aussi simples que cela. « - Qu’est-ce que tu crois ? Qu’ils me payent à ne rien faire ? Que j’avais le choix ? Je faisais partie de la vermine chargée de semer la terreur. J’ai largement contribué à tout ce carnage. » Siffla t’elle, en colère d’avoir cédé. Tenaillée par ses fautes inqualifiables et le plaisir indécent qui avait enflammé ses reins lors de la purge. A croire qu’il n’existait pas de juste milieu entre le rôle de la potiche et celui de la tortionnaire. « - Je n’aurais peut-être pas été plus en sécurité de toute façon, isolée comme je le suis là-bas… » La solitude la rebutait autant qu’elle lui était salutaire, après les soirées dans son club à feindre d’être sociable sous les projecteurs. Elle accueillit avec réconfort les serpents qui se nouèrent tendrement aux siens, resserra leur étreinte. Poussant le vice jusqu’à fermer les paupières, et savourer la chaleur de Son front dans le creux de son cou. Bercée par les effluves capiteux de Sa peau, et les marques lascives dispersées contre sa jugulaire. Ignorant sa jambe qui la faisait souffrir affreusement, appuyée de la sorte contre le matelas. Elle l’avait presque oubliée, l’entaille qui barrait sa gorge et promettait de lui laisser une jolie cicatrice. Sa langue claqua contre son palais de mécontentement et elle s’écarta, se redressant pour se retrouver assise sur le lit. Sa main se posa contre la lésion pour la couvrir. « - Rafael. » Lâcha-t-elle après un moment de silence, sur un ton acariâtre.  « - A force de me traquer, il a fini par me trouver. Je confirme, prendre de l’âge l’a rendu particulièrement aigri et teigneux. Je suppose qu’il n’a pas eu l’occasion de tenir ses vaccins à jour. » Un haussement d’épaules accompagna la fin de sa réplique, en se repassant le film désastreux de leur confrontation. Mais bien au-delà de la rancœur, c’est le chagrin qui supplantait la hargne et la détruisait. Celui d’avoir été contrainte de lui annoncer ce qui la rongeait jusqu’à la moelle depuis des jours. « - Tu es au courant j’imagine ? Pour… » Elle n’acheva pas sa phrase, trop attristée pour y parvenir une seconde fois dans la même soirée. Sa silhouette se tassa un peu plus, abattue, et elle Lui jeta une œillade en biais. Passant au peigne fin Sa réaction, sans s’expliquer pourquoi. Peut-être parce c’était ce qu’Elle aurait fait à sa place. Sauf qu’Elle ne se serait pas retrouvée entre Ses draps. Ni dans Ses bras.

Chassant l’ombre de la défunte, elle Lui renvoya la balle. « - Et toi Ezio ? Pourquoi étais-tu à l'extérieur ? » Demanda-t-elle, en échappant un ricanement. Elle connaissait suffisamment son cousin pour y répondre seule. Ses doigts s’enroulèrent autour de Sa nuque, avant que son pouce n’appuie sous Sa mâchoire. Imprimant au geste une certaine menace tandis qu’elle se penchait vers Son visage. Ses cuisses entourèrent sensuellement ses flancs, et elle fit de son mieux pour étouffer un râle d’affliction dans la manœuvre. Se rapprochant perfidement tout en poussant le milicien sur le dos. « - Pour la même raison que la sienne, pas vrai ? L’inquisiteur en toi s’est dit que c’était la nuit idéale pour couper quelques têtes sans crainte des représailles. Si possible celles des parasites chargés de répandre leurs illusions macabres, comme au bon vieux temps. N’est-ce pas ? » Murmura t’elle contre Sa bouche suave, la voix rendue rauque par le désir, malgré le venin distillé. Elle la frôla avec une langueur excessive, prolongeant la caresse mesquine avant que ses dents n’en brisent l’armure fragile. Ses lèvres corruptrices s’y échouèrent, récoltant les perles pourpres pour éviter qu’elles ne tâchent Son épiderme. Elle en avait affreusement besoin. De ravaler sa peine en comblant le manque viscéral creusé à l’extrême par les mois de séparation. Il ne lui restait que ça. Plus que Lui et la dévotion cruellement malsaine qui continuait de les lier. Dernier lambeau d’âme auquel se raccrocher, quand tout le reste s’était envolé en fumée. Fais-moi oublier...

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Mar 9 Déc - 21:03


Les excuses répandirent un goût amer sur sa langue. Il esquissa malgré lui un léger sourire, touché et à la fois surpris qu’Elle tente de justifier Son comportement. Elle n’avait pas à le faire, pour lui tout était clair. Il La comprenait d’une certaine manière, et comme à chaque fois, il savait que le fautif c’était lui. Il n’était qu’un cousin, un amour de jeunesse qui avait tout foutu en l’air en tuant Sa jumelle. Rien, en comparaison de ce qui pouvait lier Cora à Azzura. « - Me battre sur mon propre terrain… Tu n’en étais pas loin cela dit. » Lâcha-t-il, moqueur. Ravalant sa jalousie du mieux qu’il le put. Cette dernière n’ayant pas lieu d’être face au comportement qu’il n’avait de cesse d’adopter malgré l’impuissance qui prenait possession de son être dès que les choses se faisaient plus sérieuse. Pour le battre, Elle devrait tomber bien bas. Affreusement bas. Et il préférait La croire bien au-dessus de tout ça plutôt que de L’imaginer aussi ignoble qu’il pouvait l’être. « - Tu l’as fait malgré tout. » Il haussa légèrement une épaule, l’ébauche d’un sourire sincère s’apposant sur ses lèvres en même temps que Ses doigts contre la marque barrant son ventre. J’ai bien travaillé dis donc, elle est bien jolie cette cicatrice, je suis fière de moi. Il n’ajouta rien, se contenta simplement de hocher la tête. Le choix, cette option ne faisait pas partie des méthodes de leurs employeurs. Et au fond, il se doutait bien que les êtres de Son engeance avaient été appelés pour semer le chaos. Malgré lui, une vague d’aversion vint se briser contre sa peau, faisant fourmiller des lames acérées contre sa chair.

Il eut pendant un instant l’envie de revenir en arrière. De ravaler sa question ridicule et ainsi éviter qu’Elle ne s’éloigne. Le silence plomba son cœur et l’attente assécha sa gorge. Il ouvrit la bouche, prêt à Lui dire d’oublier quand la réponse tomba. Elle claqua dans l’air, entailla ses oreilles et fit se flétrir son cœur. Tu ne l’avais pas vu venir celle là n’est-ce pas ? Et maintenant Ezio ? Il resta con, planté là à écouter la sorcière sans vraiment l’entendre. Au fin fond de sa carcasse, la colère rugissait. La stupeur ne dura que le temps d’un battement de cœur. A la manière d’un âne piqué par un taon, Stain se redressa avec brusquerie, la colère ravageant ses traits. « - Je vais le tuer ce sale crevard ! Il aurait dû se faire plomber son sale cul d’aristo par un putain de chasseur, ça aurait rendu service à l’humanité ! » Cracha-t-il, n’essayant même pas de retenir tout le venin qui lui brûlait la langue. Pris dans son élan de fureur, il avait tenté de se relever mais son postérieur en décida autrement. Avant même que ses pieds n’aient pu toucher le sol, il se retrouva assis sur le matelas. La rage l’avait consumé, et la brutalité de son geste avait réveillé le mal lui dévorant le torse. Il en gémit de douleur, avant de jurer comme un charretier, usant de termes à en faire s'évanouir une bonne sœur. De l’esbroufe cher cousin, tout n’est qu’esbroufe chez toi. « - Il va payer pour tout ça. » Lâcha-t-il dans un murmure, ravalant sa douleur. Il s’installa plus correctement sur le lit, évitant de trahir le mal qui le rongeait plus qu’il ne venait déjà de le faire. Si la blessure à la joue était en train de se refermer, lentement mais sûrement, ses os, eux, restaient désespérément brisés. Et ils ne se ressouderaient pas avant un bon moment, pour son plus grand malheur. Ce ne fut pas la question qui le fit retomber comme un soufflé au fromage raté. Mais la tristesse déchirante qui accompagna les mots. Ouh, je l’attendais ce moment. Prépare-toi à être déçue cousinette. Il se sentit affreusement mal pourtant. Extrêmement con. Se prenant dans la gueule les véritables conséquences de son odieux meurtre. Aucun regret. A part celui de La faire souffrir. Encore. Pourtant rien ne vint agiter la surface de ses traits. Rien ne changea dans sa physionomie. Il se referma légèrement, comme à chaque fois qu’Azzura venait se glisser entre eux. Adoptant une attitude qui lui était familière.

« - Oui, on me l’a dit. Je suis vraiment désolé… » Toute la sincérité du monde résonna dans sa voix. Il tendit la main dans la direction de sa cousine, effleurant Son bras du bout des doigts avant de serrer Sa main. Incapable de vraiment savoir ce qu’il était bon de faire dans ce genre de situation. Et le prix du plus gros connard hypocrite et assassin revient à Ezio Bellinzani. Félicitations ! Un commentaire ? ‘La ferme’ ça t’irait comme commentaire ? Elle n’avait pas totalement tort cela dit, il jouait à merveille la comédie. La question le fit froncer les sourcils. Pourquoi ? Juste parce qu’il avait ressenti le besoin de sortir prendre l’air. Parce que l’enfermement forcé le rendait fou. Et que, comme tout gamin qui se respecte, si on lui disait de ne pas faire une chose, il s’empressait de faire l’inverse. Des frissons lui lacèrent l’échine quand Elle l’obligea à relever le nez, écrouant sa nuque au passage. La proximité était affreusement grisante. Elle renforçait le vide venu se nicher dans son cœur, engendré par un éloignement des plus assassins. Il L’avait aperçu, à maintes reprises. Sans jamais oser l’approcher. Il avait même parfois eu l’impression d’être revenu en arrière, à cette époque où il ne pouvait que La voir aux bras d’un autre. Et en souffrir comme jamais. Les coups de son père n’étaient rien en comparaison du mal qui le rongeait dès qu’il posait son regard sur sa cousine et que la pensée de tout ce qu’il avait bêtement perdu venait lui incendier le cerveau. Les mots s’emmêlèrent dans son crâne, se mélangèrent au bruit de son sang et à l’écho de la douleur qui lui ravagea une fois de plus la poitrine quand Elle l’obligea à se rallonger. « - Je… Ce n’était pas le but. » Lâcha-t-il, le souffle court, la voix brisée par un savant mélange de douleur et de désir. Il ferma les yeux un bref instant pour ne pas s’enliser dans cette boue qui lui embourbait le torse et l’enfermait dans un carcan douloureux.

Le milicien se renfrogna, une ombre passant sur son visage malgré l’instant plaisant. Elle te connait tellement bien, si je ne m’inquiétais pas autant pour Elle, je trouverais presque ça mignon. Tu vas mentir là aussi ? « - Tu as certainement raison au fond. Je voulais profiter de ma mise à pied pour faire un peu de ménage. Et fuir d’affreux souvenirs. » Sa réplique fut énoncée dans un seul souffle, tant le mécanisme de sa respiration s’était enraillé. En apnée, par crainte de La voir disparaître à la moindre inspiration trop brutale. Ses lèvres si proches des siennes le rendaient fou. Accroissaient le trouble qui grandissait sous sa peau. Les prunelles sombres du loup glissèrent contre les cuisses de la sorcière, serpentèrent le long de Ses courbes pour venir s’ancrer à Ses prunelles singulières. Sa main gauche finit par venir se poser contre Sa jambe, son pouce la caressant pendant un instant. Les phalanges reprirent alors leur exploration, remontant le long de Sa cuisse meurtrie avec douceur, pour venir se glisser sous le t-shirt et l’entraîner dans leur course. Indécentes qui se perdirent finalement contre la cambrure de Ses reins. Tu ferais mieux d’enlever ta sale patte, je te... Sinon quoi ? Tu veux pas aller papoter avec Hilda, ça la changera de Globule. Abandonnée sur le banc de touche, la main droite du loup s’appuya contre le matelas lorsque ce dernier se releva légèrement, comblant le vide, pour venir effleurer du bout des lèvres la marque sur Sa gorge.

« - Tu te trompes, je ne serais pas libre. Si tu venais à disparaître, je ne te survivrais pas. Pas cette fois. » Murmura-t-il contre Son oreille. C’est ce que tu leur dit, avant de les ramener dans ton lit ? Tu devrais revoir ta technique de drague. Les moqueries lui passèrent au-dessus de la tête. Il avait goûté à la liberté pendant des siècles. Vivant avec un énorme trou à la place du cœur. Stain refusait de repasser par cette case-là, même si il savait pertinemment que son séjour sous la fourrure serait beaucoup moins long cette fois-ci. Il était revenu se perdre contre le creux de Son cou, reprenant son manège de baisers éphémères et brûlants, ses phalanges froissant le tissu qui recouvrait Ses hanches. «  - Et je te l’accorde, il te va bien mieux qu’à moi. » Souffla-t-il, mutin, brûlant Sa mâchoire avant de venir frôler Ses lèvres sans s’y lier, entrant dans Son jeu. Soufflant sur les braises incendiant ses reins, et jouant au passage avec ses nerfs, déjà tendus à l’extrême.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Dim 21 Déc - 20:51

Perfide. Délatrice. Menteuse. La voix assassine de son beau-frère résonna contre ses tempes à l’instant même où elle lâcha son nom. Fielleuse, ravagée par la bile. Elle ne Le trompait que par omission, en oubliant volontairement de préciser que Rafael s’était contenté de l’égratigner. Que le trou dévorant sa cuisse n’était le fruit que d’une malheureuse balle perdue, au cours d’une lutte avec un tout autre rustre. Il n’y avait pourtant pas besoin de noircir le trait, le loup gris s’avérait horriblement détestable même sans rajouter des méfaits à son interminable liste de crimes. Mais elle n’avait pas pu s’en empêcher, avide de vengeance et blessée de s’être heurtée à un mépris si écrasant. La réaction immédiatement hargneuse de son cousin lui fit cependant esquisser un simulacre de sourire, attendrie qu’Il semble si décidé à laver l’affront. Sa paume se posa avec douceur contre Son torse pour l’enjoindre à rester tranquille. « - Ce serait un acte d’utilité publique mais c’est sacrément ironique dans la bouche d’un milicien payé pour persécuter l’humanité… » Susurra t’elle, plus taquine que réellement critique. La sorcière était désormais particulièrement mal placée pour donner des leçons, après les atrocités perpétrées sous les ordres des autorités. Sans le moindre reliquat d’excuse cette fois-ci. Elle s’était engagée parce qu’elle l’avait bien voulu, et non à cause des menaces d’un ministre aux mœurs douteuses. « - Avec ce que je lui ai appris, il le paye déjà. Rien ne pourra lui faire plus mal que ça… Enragé comme il est, j'aimerais autant que tu ne tente pas le diable. » Souffla t’elle douloureusement, avec l’abominable impression qu’un morceau acéré de métal se déplaçait entre ses poumons. Elle n’arrivait pas à se faire à l’idée plantée dans ses entrailles béantes. Qu’Elle était morte. Qu’Elle était partie. Qu’Elle ne reviendrait pas plus pour la serrer dans ses bras que pour lui reprocher sa conduite ignoble ou ses abjectes fréquentations. Orpheline.

Un rire mauvais et acerbe s’extirpa du néant lorsqu’Il emprunta un ton navré, s’évertuant vainement à la consoler. Elle retira mécaniquement sa main, piquée à vif. L’effort était touchant mais pas suffisant pour percer la couche de glace amoncelée autour de son palpitant. « - Ton jeu d’acteur s’est sacrément amélioré dis donc. Quoique tu as toujours excellé… » La constatation était aigre et rendit la déglutition pénible. Une existence entière à se battre contre son ainée, pour Ses belles prunelles ténébreuses. Le sujet houleux revenait à chaque dispute, engloutissant leur complicité fraternelle sous des marées de rancœur. Elle ne parvenait pas à se pardonner d’avoir torturé sa sœur par jalousie. D’avoir ordonné à des flammes chimériques de lécher Sa carcasse abimée, simplement parce qu’elle la croyait coupable de s’être approchée de Lui de trop près. Elle ne se le pardonnerait jamais. « - J’arriverais presque à y croire si j’ignorais combien tu la haïssais. Je suis convaincue que tu as sabré le champagne quand on te l’a annoncé. Tu dois être déçu de ne pas l’avoir tué toi-même, non ? » Lança t’elle, un regard médisant en coin. Affreusement proche de la vérité, elle restait néanmoins à mille lieux de Le soupçonner. Aveuglée par les bribes de leur enfance écorchée, par les réminiscences azurées et fanées d’un gamin trop tendre pour être meurtrier. Même si la verve de Gemma le démangeait plus fort que le plus irritant des urticaires, elle s’accrochait de toutes ses forces à la certitude qu’Il l’aurait épargnée. Au moins pour elle, pour ne pas la mutiler.

Une pointe de culpabilité s’immisça dans sa cage thoracique, interminable aiguille apte à la transpercer de part en part. Comme pour se faire absoudre de ses méfaits, elle retourna se perdre contre Lui. Usant de ses charmes pour faire oublier ses piques acides. « - C’est injuste de te blâmer pour ça, excuse-moi… » Murmura t’elle contre Ses lèvres enivrantes, s’échinant à imprimer à son timbre davantage de chaleur. Dérobant un peu de Son souffle, pour insuffler à ses bronches leur dose nécessaire de drogue. Ses jambes se coulèrent autour de Sa taille, s’y enroulant comme des serpents pour L’emprisonner dans un étau de fer. Lascive à en crever. Un soupir de plaisir se perdit sur Ses lippes lorsqu’Il se fit plus caressant, redessinant ses courbes pour mieux se les approprier. Immolant chaque parcelle découverte avec une aisance déroutante. Ses muscles endoloris roulaient désagréablement sous sa chair fragile, mécontents d’être mis à l’épreuve en dépit de la chaleur suffocante qui embrasait ses reins. S’abandonner la faisait souffrir, effritait son épiderme d’affliction. Mais les morsures corrosives lui rappelaient qu’elle était vivante. Que sa vie absurde se suspendait encore à un lien réel, palpable, tangible. Qu’elle n’était pas vide de toute substance. Rester pleinement capable de s’enflammer, de brûler à Son contact, le lui rappelait. « - Quels souvenirs ? » Le murmure surpris se coula contre Son oreille, porté par sa respiration saccadée. Trop curieuse pour ne pas relever l’aveu.

La déclaration qui frôla ses tempes perça son palpitant, arrachant des larmes de sang à l’organe anémié depuis leur séparation. Une part d’elle avait envie d’en ricaner, rompue à la méfiance et à l’hostilité. Infime face à celle qui Lui offrait sa confiance absolue sur un plateau d’argent, comme un gage après la lui avoir retirée si longtemps et surtout si arbitrairement. Le dos de sa main se posa contre Sa pommette avec tendresse, la calcinant aussitôt à cause de l’anneau d’argent. Elle la retira vivement, grimaçant devant les dégâts avant d’enlever la bague et de la glisser dans l’une des poches avant de Son jean. Elle ne lui appartenait plus depuis des siècles. L’acier de ses rétines bascula contre Son torse nu, détaillant la cicatrice vaguement estompée qui y était gravée. Ses ongles grattèrent légèrement la plaie, avant de venir s’enfoncer dans l’ébène de Ses cheveux. Le visage enfoui dans Son cou, pour mieux humer les notes singulières de Son essence ensorcelante. « - Moi non plus. Mais c’est sous-estimer la lâcheté et l’instinct de survie… » Pour avoir enduré la perte d’une moitié d’elle dès l’adolescence, elle savait qu’il n’était pas si facile de se laisser mourir. Que la peur de l’inconnu ou des géhennes pouvait raccrocher à des ruines au comble du désespoir. Attiser à sa propre folie et engloutir les pulsions suicidaires dans un puits sans fond de chagrin.

Plus désinvolte, le compliment qui vola dans l’air fit retomber l’amertume. « - C’est toujours agréable à entendre, même venant d'un beau-parleur bien rodé. » Ronronna-t-elle, usant de son éternel sarcasme sans toutefois dissimuler une certaine félicité. Être regardée, voulue, admirée. Le péché malsain d’orgueil lui collait à la peau depuis toujours, s’était accentué au fil des années. Un piètre moyen de remonter sa faible estime d’elle-même. Ses hanches resserrèrent leur emprise sulfureuse, en proie à une faim qu’elle s’était habituée à ne pas voir assouvie. Aussi dévorante soit-elle. Elle se délectait plus que de raison du manège suave de Ses phalanges baladeuses et des partenaires mutines qui esquivaient adroitement les siennes. Visiblement désireuses de la mettre au supplice. Joueurs, ses doigts attrapèrent les Siens et les firent remonter le long de son buste. Emportant le tissu recouvrant sa poitrine dans la manœuvre aguicheuse, pour qu’ils se retrouvent sur un même pied d’égalité. Le haut froissé acheva sa folle course sur le sol, avant que sa bouche ne vienne capturer celle du métamorphe avec une violence mal contenue. Électrisant délicieusement ses veines au passage. Le larcin gagna en profondeur, plus charnel à mesure que son enveloppe meurtrie se pressait contre celle de son sombre partenaire. Corruptrices se blessant contre les Siennes sans une once d’hésitation, intensifiant le baiser lorsque sa langue assassine se mêla à celle de l’italien. Les reptiles débauchés qui n’emprisonnaient pas Sa nuque descendirent langoureusement, s’immobilisant contre la boucle de Sa ceinture. Parfaitement consciente qu’Il l’arrêterait net, qu’Il l’empêcherait d’aller plus loin même s’ils ne concrétisaient rien. Mais la réticence coutumière ne l’empêchait pas d’essayer et de pousser le vice à son paroxysme.  

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Ven 26 Déc - 20:32


L’amertume tira ses traits. Incendiant encore plus l’abime sans fond de ses prunelles. La colère grouillait sous sa chair, le nécrosait de l’intérieur. Il serra dents et poings, Sa main contre son torse parvenant à apaiser le feu qui le dévorait. « - Le Diable… Laisse-moi rire. J’ai des comptes à régler avec lui de toute manière, et je ne supporterais pas qu’il continue de s’amuser à tourner joyeusement sur sa chaise à roulettes après ce qu’il t’a fait. » Lâcha-t-il dans un souffle acerbe. Que la mort d’Azzura lui ait fait mal au cul ou non, Stain s’en foutait. Il en rajouterait une couche pour engluer son homologue dans la misère la plus totale. L’ombre d’un sourire carnassier affina ses lèvres avant de disparaître quand Elle se dégagea de son emprise compatissante. Le nœud coulant qui lui entravait la gorge se resserra quand Sa réplique se fraya un chemin jusqu’à ses oreilles. « - Elle n’en restait pas moins ma cousine. » Il regarda sa main sur le matelas, retenant du mieux qu’il le pouvait le venin lui caressant la langue. L’assassin tressaillit, les doigts d’une sueur froide venant caresser sa peau. « - Non. Je te fais suffisamment souffrir, inutile d’en rajouter avec un meurtre aussi odieux. » L’explication lui parut convaincante. Dissimulant à la perfection son abjecte culpabilité. Qu’est-ce que j’aimerais que tu te trahisses. Que tu dises ou fasses quelque chose qui La ferait douter… Il n’en ferait rien, persuadé qu’il emporterait ce lourd secret dans sa tombe. Qu’il parviendrait à vivre avec cette présence irritante pour finir par l’ignorer, qu’importent les circonstances.

« - Rien. Oublie-ça. » A quoi bon Lui dire que ses méfaits le hantaient ? Trouvaient toujours le bon prétexte pour se calquer sur le présent et l’obnubiler ? Au lieu de chercher une réponse plus satisfaisante, il crispa ses phalanges contre Son épaule, frôlant Sa cuisse du dos de sa main droite. Il ne ressentait plus rien, la peau nécrosée, tannée était devenue insensible. Blafarde et légèrement fripée, le contact avait quelque chose d’ignoble. Même lui ne supportait pas cette désagréable sensation. Il ne pouvait qu’imaginer, copier les sensations procurées par sa main gauche et les transférer sur les chairs mortes. Il sourcilla à peine lorsque sa pommette brûla sous le contact de la bague. Serrant les dents et plissant légèrement le nez, contrarié par les relents qui vinrent titiller ses sens. Il La regarda glisser la bague dans sa poche, interdit. Son cœur n’en battit que plus fort, ravi de retrouver ce bijou pourtant maudit. « - Crois-moi, ce n’est pas la perspective de passer l’éternité en Enfer qui me ferait hésiter. » Il était voué à l’Enfer, avait signé le contrat depuis des siècles. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il n’aille parfaire son bronzage dans les géhennes. La proximité devint étouffante, sulfureuse. Il se laissa entraîner, se brisant contre Sa bouche sans la moindre pudeur. Ses doigts caressant la peau qui s’offrait à lui avec convoitise. Les sens en berne, le feu ravageait ses reins et son cœur. Il soupira contre Son cou, y posa un instant son front brûlant. L’abandon pourtant total s’acheva dans un spasme brutal de ses muscles.

« - Anna… » Le murmure prit des airs d’injonction. Les paupières closes, les lèvres effleurant les Siennes, Stain vint chercher les phalanges téméraires pour les éloigner de sa ceinture. C’était devenu un réflexe, un odieux mécanisme qu’il ne parvenait pas à réfréner. Les tentatives pour le voir céder ne manquaient pas, mais à chaque fois que ses muscles se crispaient, il La repoussait. Il resta parfaitement immobile, tiraillé entre le désir cuisant qui était en train de lui dévorer les reins et sa raison, qui le poussait à tout arrêter maintenant. Tu es pathétique, qu’importe le niveau cousinet, c’est à s’en étouffer de rire. Il serra les dents et dissimula son visage dans le creux de Son cou, agrippant Son épaule de sa main valide. Il n’en pouvait plus de ces railleries. De cette voix agaçante qui n’avait de cesse de résonner dans son crâne. Il insulta intérieurement la défunte sorcière, la pourrissant comme une vulgaire chaussette avant que sa bouche ne revienne flirter avec celle de sa cousine. Elle s’y lia avec une avidité difficilement contenue, ses phalanges reprenant leur indécente exploration tandis que ses hanches vinrent frôler les Siennes. Un soupir s’échoua contre la langue de sa partenaire, des frissons dégringolant le long de son échine lacérée par la folie de son géniteur. Il laissa sa main droite rejoindre sa jumelle contre la cambrure de Ses reins, s’y agrippa avant de la faire basculer sur le matelas. Il délaissa Ses lèvres, parsemant Sa gorge de baisers fiévreux, ses phalanges agrippant Sa cuisse. La fièvre qui le rongeait s’intensifiait à mesure qu’il glissait le long de Ses courbes, s’attardant contre Sa poitrine pour se l’approprier. Tortionnaire sulfureux, Stain prenait peu à peu les rênes, s’enlisait dans l’indécence et la quintessence du plaisir précédant la chute. Et il la redoutait, cette affreuse dégringolade, plus que jamais. Sa langue suivit la ligne de Son ventre, les caresses contre Sa cuisse se firent plus pressantes et obligèrent le dernier rempart face à Sa nudité à terminer sa misérable existence sur le parquet. Embrassant Son ventre, l’italien finit par achever sa lente exploration, venant alors se perdre entre les cuisses de sa délicieuse victime.

Il La sentit se tendre, se cambrer sous ses baisers. Les soupirs qui venaient s’échouer contre ses oreilles faisaient battre son cœur à tout rompre. Le poussait à continuer sa sulfureuse torture. Le plaisir évident qui était en train de ravager Sa cousine le brisait lui aussi, le poussait à intensifier ses enivrantes intentions. Il s’arrêta net, L’abandonnant aux portes de l’extase pour mieux revenir se glisser contre Sa gorge, un énigmatique sourire sur les lèvres. Ses hanches heurtèrent les Siennes au passage et il en lâcha un soupir chargé d’envie contre Sa bouche, réalisant alors qu’il se sentait bien à l’étroit dans son jean. La surprise changea son corps brûlant en une masse de plomb, figeant son souffle dans sa poitrine. Il hésita un instant, effleura Ses lèvres tout en défaisant son jean de ses doigts fébriles. L’obstacle, jusqu’à lors synonyme de refus rejoignit le t-shirt, obligeant son propriétaire à se défaire de sa gêne habituelle. Les effleurements lascifs auxquels s’adonnaient ses hanches le rendaient fou. Le souffle en berne, le loup captura une nouvelle fois les lèvres de la sorcière, se perdant tout entier dans ce baiser d’une intensité qui le fit grelotter. Aux frontières de l’implosion, le milicien brisa l’étreinte dans un soupir de frustration, s’asseyant sur le lit pour farfouiller dans le tiroir de sa table de nuit afin d’en extirper de quoi se protéger. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait fait l’acquisition de ces choses. Leur usage relevant de l’utopie plus que d’une réelle nécessité. Il y avait cru, durant le temps de leur brève réconciliation. Et maintenant qu’il se retrouvait à devoir se servir de ce truc, il se sentait affreusement con. Stupide et fébrile. Le nœud qui lui écrouait la gorge n’était cependant pas suffisant pour le faire reculer, pas maintenant que son boxer ne le protégeait plus du regard de Cora. Pas maintenant qu’il était revenu se coller contre Elle, reprenant baisers et étreinte là où il les avait arrêtés. Caressantes, ses phalanges effleurèrent Sa jambe, l’écartant légèrement pour qu’il puisse se glisser entre Ses cuisses et lier ses reins aux Siens. La sensation nouvelle qui s’offrait à lui l’intrigua l’espace d’un instant. L’égarement conféré par la nouveauté, avant que ses reins ne se décident à sortir de leur mutisme pour mieux venir se briser contre les Siens. La tendre sensualité de ses caresses venait de céder sa place à une gaucherie qui se perdait dans la noirceur d’une brutalité sans bornes.

Rompu, brisé dès son plus jeune âge, la violence faisait partie intégrante de son être, dictait sa conduite et maintenant qu’elle se couplait à la frustration et à l’ardeur de son désir, elle libérait ses passions et ses instincts fauves. Du sexe, dans sa forme la plus primaire et brutale, là où le plaisir ne fonctionne qu’à sens unique et qui se fout de la bienséance. Au milieu de ce déferlement de brusquerie, l’italien se rendit rapidement compte qu’il était en train de L’enliser dans une douleur sans nom, au lieu de lui procurer le plaisir promis par une telle étreinte. Il brûlait de mettre un terme à ce supplice, mais son corps refusait de lui obéir. La machine infernale s’arrêta brusquement quand un clac résonna dans sa poitrine. Il la sentait depuis un moment, la menace d’un de ses os malmené contre les fibres fragiles de son poumon. La brutalité de ses gestes venait de mettre la menace à exécution, l’os perforant l’organe sans ménagement. Il ne parvint pas à retenir le gémissement d’intense douleur qui buta contre Sa gorge. Stain resta blottit contre Son corps, ses doigts se glissant dans Sa chevelure, puis embrassa les larmes qui glissaient contre Ses joues, renouant avec la tendresse pour effacer l’affront qu’il venait de Lui faire et oublier le trou dans sa poitrine. La respiration sifflante, le corps en feu, Stain inversa une nouvelle fois les rôles, rendant les armes devant une situation qui le dépassait. Ses prunelles fiévreuses glissèrent le long des courbes de Sa cousine, les dévorant sans la moindre retenue. Ce qui s’offrait à sa vision lui fit se mordre la lèvre d’envie avant qu’il ne laisse les indécentes se noyer dans Ses azurs singuliers. L’orage au-dehors le faisait encore frissonner. Mais plus intense encore, la tempête qui sévissait sous sa chair détruisait tout sur son passage.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Dim 18 Jan - 22:21

Les mots sonnaient horriblement faux. Un infime grincement dans une partition sans fausse note, amplifié jusqu’à en faire saigner ses tympans. Sans doute était-elle déjà sourde, pour ne pas l’entendre. Pour ne pas discerner ce qui aurait dû être une évidence, pour quelqu’un qui le connaissait si bien. Elle buvait Ses paroles comme de l’arsenic, laissait le poison agir sans sourciller. Engourdir ses membres dans une brume vaporeuse et brouiller la moindre de ses pensées. Elle le laissait arracher sa méfiance et l’écorcher vive, anesthésiée par la douceur de Ses attentions. Refusant de même un nom sur les failles qui craquelaient le vernis brillant de Son jeu d’acteur. Les infimes fissures derrière lesquelles la noirceur visqueuse s’agglutinait en paquets morbides. Sa sœur avait sans doute raison. Le diable épousait ses courbes et elle lui appartenait, sans restriction. Victime consentante du chaos qu’Il semait, pour ne laisser autour d’elle que du vide. Un espace bien trop restreint pour qu’elle puisse Le rejeter aux affres de l’enfer sans y chuter tête la première dans le même élan. Elle avait juste assez de force pour conjuguer l’existence de son ainée à l’imparfait. Pas assez pour se détourner du monstre qui l’avait tuée, et qui avait planté des crochets autour de ses organes vitaux. Un coup sec et il pouvait la faire sombrer, se noyer dans une mare écarlate sur le carrelage immaculé. Elle n’en avait jamais été plus consciente qu’en cet instant, fragilisée à l’extrême par la perte de celle qui incarnait presque une figure maternelle.

« - Vraiment ? J’ignorais que la famille avait encore une quelconque importance pour toi, je te voyais plutôt dénigrer les liens du sang. » Ironisa t’elle, sur un ton léger, proche de l’amusement. Elle ne s’en départissait pas, chassant l’acidité qui aurait dû déteindre dessus. « - Tout comme j’ignorais que tu t’efforçais désormais de me ménager. Une nouvelle résolution ? » Cette fois-ci, la jalousie se mélangea au miel, teinta son palais d’amertume. La question n’attendait pas réellement de réponse. Elle n’était pas dupe au point de croire qu’une étreinte pouvait suffire à attacher Ses instincts pervers et à brider Ses pulsions primaires. Les crocs de la vipère pouvaient se replier et le loup se faire museler, mais ils finiraient toujours par se libérer de leurs entraves et attaquer là où cela faisait le plus mal. Rien. Oublie ça. Qu’Il se défile de la sorte aurait dû lui mettre la puce à l’oreille et la pousser à insister. Elle n’en fit rien, rangeant exceptionnellement sa curiosité de bas-étage au placard. Elle ne voulait pas savoir, creuser et risquer de tout gâcher. Convaincue qu’elle aurait l’occasion de s’enliser dans les marécages de Sa conscience tôt ou tard. « - C’est parce que tu ne t’y es pas encore frotté. Tout ce que tu as subi jusqu’ici n’est qu’un misérable aperçu de ce qui t’attend ensuite. » Qu’Il échoue à Darkness Falls ou dans une autre réalité putride, la damnation promettait de Lui faire souffrir mille morts.

Sa bouche provocatrice se brisa contre la Sienne, refermant l’étau. L’urgence s’imprégnait à ses manœuvres sulfureuses, par peur qu’Il disparaisse ou la repousse subitement. Habituée à ce que les envies lubriques soient fauchées en plein vol, elle devenait cannibale. Dérobant tout le plaisir qu’elle pouvait avant qu’Il ne l’immobilise et mette un terme aux hostilités. Elle savait que descendre si bas était une erreur, qu’Il stopperait inévitablement ses ardeurs, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Décidée à effacer les souillures de son véritable agresseur, les stigmates du baiser infligé avant de lui faire mordre la poussière. A se sentir vivante, après avoir frôlé de si près l’agonie. Quitte à se montrer maladroite et à griller les étapes cruciales, même si elle avait déjà tout essayé pour faire s’effondrer Ses réticences instinctives. Elle en avait affreusement besoin, d’annihiler l’angoisse qui tailladait encore ses entrailles en puisant un peu de Sa chaleur. La frustration lyncha ses viscères et elle fut incapable de masquer entièrement sa déception. « - Excuse-moi. » Chuchota t’elle néanmoins contre Son oreille, éloignant délicatement son corps de celui de l’italien. Ils n’en parlaient jamais, mais elle devinait qu’Il avait d’excellentes raisons de se braquer. Que les traumatismes profondément ancrés en lui ne lui laissaient d’autre choix que de se soustraire à son manège enjôleur. Qu’Il soit handicapé dans ce domaine avait cependant des aspects positifs. Elle était au moins à peu près certaine que Sa débauche atteignait une limite, entre toutes celles qu’Il franchissait allègrement. Une maigre consolation certes, mais qui s’avérait salvatrice pour ses nerfs en lambeaux. Elle aurait dû être la seule, et ce constat d’échec la meurtrissait au plus profond d’elle-même.

La sorcière s’attendait à ce qu’Il l’oblige gentiment à retrouver sa place sur le matelas, privée de caresses. Au lieu du châtiment, il renoua avec la ferveur qui s’était étouffée dans un spasme. Son palpitant se fracassa contre les vulgaires remparts de sa cage thoracique, redoublant d’intensité à mesure que la décadence devenait reine. Poupée de cire docile, elle Lui céda les rennes sans rechigner, basculée sur le dos. Ses phalanges se perdirent dans l’ébène de Ses cheveux, froissant les mèches pour l’enjoindre à poursuivre Sa délicieuse exploration. Enivrante torture traçant des sillons de feu sur sa chair, de sa poitrine jusqu’au bas de son ventre. Ses barrières de nacre vinrent égratigner sa lèvre inférieure, sans que cela suffise à contenir vraiment ses gémissements lorsqu’Il s’aventura entre ses cuisses. Elle se sentait chanceler, son enveloppe toute entière lacérée de frémissements. Littéralement consumée, détruite par l’habilité entêtante de son partenaire. Au bord de l’implosion, lorsque son tortionnaire abandonna sa basse besogne et remonta à sa hauteur. Elle Lui jeta un regard noir, assombri et accablé par un désir tyrannique. Répliquant à Son sourire insolent en griffant Sa nuque jusqu’au sang, alors que Son visage retournait s’enfouir dans la tiédeur de son cou. Ses reins en feu frôlèrent Ses hanches de manière suggestive, alors que ses mains baladeuses parcouraient Son torse et Son échine avidement. Lascive à en crever, elle se figea lorsqu’Il sembla hésiter. L’ombre de la surprise traversa ses rétines, tandis qu’Il se débarrassait de Son jean. Assassines, Ses lippes retournèrent dévorer leurs compagnes électrisées. Fer rouge incendiant sa carcasse asservie. Les soupirs n’en finissaient plus de rompre le silence. Brûlant Son épiderme suave alors que le contact se faisait de plus en plus indécent. Elle fronça légèrement les sourcils lorsque le métamorphe s’écarta et farfouilla dans son armoire. Grelotta de froid tant le contraste fut saisissant. Elle manqua de lui signaler qu’Il ne risquait plus de se reproduire depuis qu’elle l’avait damné des siècles auparavant, mais elle préféra s’abstenir de tout commentaire. Et à la réflexion elle préférait autant qu’Il ne la contamine pas avec les infections de Ses conquêtes éphémères, qu’Il se plaisait certainement à trouver lorsqu’Il écumait les bas-fonds. Il valait mieux qu’elle s’entaille la langue plutôt que de lâcher un tel aveu. Le captif niché en son sein s’emballa, empruntant un tempo assourdissant alors qu’Il s’activait, touchant dans Sa gaucherie. Les serpents aguicheurs retournèrent se perdre contre Sa peau meurtrie, y insufflant une certaine tendresse alors qu’elle réduisait à néant toute distance entre eux. Elle n’aspirait qu’à cette trêve. Exposer ses faiblesses avant que la rancœur maladive ne pénètre à nouveau dans leurs veines et empoisonne le tout.

Tiraillée de frissons meurtriers, elle se surprit néanmoins à redouter qu’Il aille plus loin. Appréhension viscérale qui la persécutait depuis ses noces sordides, et qui la fit grimacer lorsqu’Il se fondit en elle. Les muscles trop crispés pour ressentir la satisfaction escomptée. Le souffle coupé, la suite ne la soulagea pas davantage, aggrava la douleur qui déchirait son abdomen. Elle aurait dû se sentir enfin complète, auprès du seul amant qui importait, mais elle se sentit béante. Déferlement de violence animale qui ne conférait absolument plus rien d’attendrissant à Sa maladresse. Ravivant les réminiscences écœurantes de son mari, de la masse qui l’écrasait et la meurtrissait sans vergogne. La douleur l’écartelait, faisait rouler des perles salées le long de ses pommettes. Les mouvements déchainés semblaient chercher à lui fracturer le bassin. Trop puissants et désordonnés pour qu’Il ne s’embourbe pas dans Son égoïsme malsain. Lames acérées qui la mettaient au supplice. Sa cuisse abimée par l’éraflure de la balle se réveillait, rendant sa position des plus inconfortables. La passion forcenée qui suintait l’esquintait, exhumait de son cimetière personnel des morceaux d’âme calcinés. Elle craignait qu’Il ne s’épuise pas, mais il cessa brusquement, affalé contre elle. En proie à un mal soudain et identifiable. Ses doigts affectueux glissèrent le long de Son dos en sueur, et elle recommença à se détendre. Relâchant la pression qui grignotait cruellement ses membres pour se concentrer sur la douceur retrouvée, sur les marques réparatrices d’affection. Elle le laissa inverser les rôles, rassurée qu’Il ne lui impose plus sa sauvagerie et de pouvoir contrôler la situation. L’examen singulier de Ses prunelles étira son visage d’un sourire mutin, réchauffant sensiblement le suaire glacé qui recouvrait ses flancs. Elle se pencha vers Lui, capturant Ses lèvres capiteuses pour faire renaitre les escarbilles de leurs cendres. Sa langue titilla la sienne, espiègle avant qu’elle ne se redresse et se décide à imprimer à son bassin une danse langoureuse. Ses mains se posèrent contre son torse pour y trouver un appui, ignorante quant à l’état lamentable de Ses côtes. Trop rongée par l’ivresse pour véritablement s’en soucier. Ondulant sensuellement au-dessus de lui, ravagée par l’extase qui grimpait et la faisait se cambrer. Poussant le vice jusqu’à l’érafler avec ses ongles, enfin vibrante d’un plaisir exacerbé alors qu’elle approchait de la délivrance exquise. Les sens grisés par les reins corrupteurs qui suivaient la cadence des siens.

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MessageSujet: Re: /!\ Leave me blind {pv}   Mer 21 Jan - 20:38


L’ivresse balaya l’opprobre. Effaçant le temps d’une étreinte, les tâches sombres maculant la toile de leur vie. Les meurtrissures se refermaient, et pour la première fois de sa piteuse existence, le loup goûtait enfin à l’enivrant chaos provoqué par le dérèglement de ses sens. Jusqu’à lors esclave de ses souvenirs et d’un corps effronté, il se retrouvait maître de cet assemblage disloqué. Prenait des rennes qui lui avaient échappé à chaque fois qu’il s’était trop approché du feu. Le brasier qui lui déchirait les reins surpassait tout. Les instants de plaisirs éphémères et la satisfaction provoquée par les soupirs de ses partenaires d’infortune. Ils n’étaient rien, hormis des visages constellant le tableau crasseux de ses nuits de débauche. Des partenaires qu’il oubliait dès l’ivresse disparue. Elle, Elle était tout. Le fil conducteur de sa vie. L’élément perturbateur et salvateur. La seule qui comptait vraiment, celle pour qui son égo était prêt à courber l’échine. Enchaîné à sa sorcière plus que de raison, maintenant que leur deux corps fusionnaient enfin, cette proximité enivrante prenait tout son sens. Brisé par son égoïsme, en plus de L’enfermer dans un carcan de douleur, il se détruisit la poitrine. Et pendant un instant, il eut la sensation que son cœur allait quitter sa cage thoracique. Qu’il payait le pris pour avoir convoité pendant tant d’années, un membre de sa famille. Que ce qu’il était en train de subir était le prix à payer pour avoir assassiner l’aînée avec le sang-froid d’un parfait meurtrier. Dans l’angoisse sourde qui accompagna son soupir de douleur et son arrêt brutal, Stain redouta d’entendre à nouveau la voix de la défunte résonner contre son crâne. Etouffer le murmure de son sang et le raffut de son cœur au bord de l’implosion. Seul le silence vint se briser contre ses tympans alors qu’il se blottissait encore un peu plus contre la sorcière. Comme si le fait de brûler sa peau contre la sienne, de ronger le moindre espace de vide entre eux parviendrait à éloigner le fantôme rôdant autour de sa silhouette. La sueur sur sa peau se faisait de glace, et il frissonna. Assaillit par un trop plein de pensées parasites et lugubres qui lui donnèrent envie de tout arrêter maintenant. De mettre cet interlude dans le panier de ses échecs lascifs. Et ainsi mettre un terme au tourment qui rongeait son cœur. Il s’en voulait, d’avoir cédé à l’appel de son désir violent. D’avoir été incapable de réellement penser à Elle, tant il était obnubilé par son propre plaisir. Et certain de le voir disparaître dans un ricanement lugubre s’il ne faisait pas vite. Grossière erreur que le goût du sang sur sa langue raviva. Il étouffa un nouveau gémissement d’affliction contre la gorge de Cora, et céda cette place de dominant qu’il ne méritait pas et qui le dépassait.

L’échange de regard qui suivit lui vrilla le ventre. Il s’en mordit la lèvre avec plus d’entêtement, ses mains s’approprièrent la cambrure de Ses reins. Et lorsqu’Elle scella ses lèvres aux siennes, le loup hurla sous la peau en feu. La violence l’ayant possédé quelques instants plus tôt se retrouva dans ce baiser chargé d’une frustration qui le dévorait tout entier. Il tenta de La retenir lorsqu’Elle se redressa, chercha à laisser Ses lèvres brûler les siennes. Il se heurta contre du vide et soupira de frustration. Les mains qui se posèrent sur sa poitrine supplantèrent l’excise chaleur provoquée par le mouvement de Son bassin. Stain ferma les yeux, bloqua sa respiration dans l’espoir d’atténuer l’élan de douleur qui lui déchira les poumons. Ses doigts se crispèrent contre la peau satinée de sa partenaire, meurtrissant la chair dans un geste purement instinctif pour tenter de contrôler ce qui sévissait contre sa poitrine. Il avait l’affreuse impression que sa côte s’enlisait un peu plus dans l’organe meurtri à chaque fois que ses reins se heurtaient contre ceux de la sorcière. De douleur ses soupirs se muèrent en des marques de plaisir. Intense, il irradiait son bas-ventre et se répandait jusqu’à son cœur. Tiraillé entre douleur et satisfaction profonde, le milicien, dans une inspiration, se redressa vivement. Il abandonna la chaleur de Ses reins pour L’enlacer, l’écraser contre son corps pour faire taire le martèlement meurtrier qui lui fracassait l’abdomen. Sa bouche revint se sceller à sa comparse corruptrice avec une tendresse animale. Et dans les échos de cette étreinte, il sentit son ventre fondre. Détruit par le chaos de son plaisir qui atteignait son paroxysme, crispant ses muscles dans un spasme qui le poussa à agripper Ses épaules. Un râle d’intense satisfaction mourut contre Ses lèvres. Le corps en feu et le cœur en ruines, le loup resta là, figé contre le corps de sa partenaire d’infortune. Le souffle en berne et la respiration extrêmement douloureuse, il se réfugiait dans la chaleur de Son cou, les paupières closes il laissait les battements de son cœur résonner dans son crâne. Couvrir les nuisances venant du monde extérieur pour qu’il n’y ait plus qu’eux. Que cet instant suspendu dans le temps s’éternise et ne s’arrête que lorsqu’il le déciderait. Un soupir brisa le silence, et Stain libéra sa cousine de l’étau de ses bras. Il laissa ses phalanges frôler Sa peau, s’appropriant une fois encore la cambrure de Ses reins avant de se retirer et se délester de sa protection. Le froid qui lui mordit la peau le fit frissonner. Encore ivre de l’extase qui fut sienne, le milicien laissa les secondes couler contre ses épaules, assis au bord du lit, tournant le dos à Cora, la main posé sur son torse meurtri. Sous ses doigts, il sentait les contours de sa côte assassine. Et la peau prenait une teinte écarlate annonçant l’arrivée d’un hématome qui viendrait remplacer ceux qui étaient en train de disparaître.

Il revint enfin se blottir contre sa cousine, cherchant à apaiser le feu de la fièvre sévissant sous sa peau. Il parsema de baisers tendres Son épaule et le haut de Son bras, passant le sien autour de Sa poitrine pour l’emprisonner à nouveau contre sa carcasse. L’Italien perdait de son éloquence, incapable de faire le vide dans son cerveau fatigué pour trouver quoi dire. Il n’y avait rien à dire. L’intermède aussi singulier soit-il, rendrait la séparation encore plus insupportable. « - Reste… » L’évidence même, murmurée contre Sa mâchoire quand il revint la frôler du bout de sa bouche enjôleuse. Egoïste refusant de La laisser partir, craignant de se retrouver seul et de revenir se heurter à la dure réalité qu’il avait mis de côté dès l’instant où leurs lèvres s’étaient liées. « - Le temps que tes blessures soient plus supportables. Tu seras en sécurité ici. » Il redoutait de la voir retourner se perdre dans ces bois, isolée du reste du monde quand la tempête grondait au-dessus de leur tête. Il évita de croiser Son regard, se perdant dans la contemplation de ses doigts qui venaient chercher les Siens pour s’y enrouler. Maintenant qu’il avait enfin eu la sensation d’être entier, d’avoir retrouvé cette partie de lui qui lui avait défaut pendant tant de temps, il redoutait de la voir s’envoler à nouveau. Fusion de deux corps faits pour ne former plus qu’une seule et même enveloppe.

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