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 Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo

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MessageSujet: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Jeu 20 Nov - 23:33

Run, Run for your life
Maarten & Myla


 

Les jours paraissent se traîner dans une longueur indéfinissable. L'air chaud de la Nouvelle-Orléans est un supplice à respirer et ce encore plus quand on se balade avec un être vivant et sa piscine privée sous le nombril. Mon dieu, pourquoi ne pleut-il jamais? J'en serai presque à vouloir déménager dans l'une de ces villes gelées dans un hiver éternel juste pour pouvoir dormir auprès d'un feu de cheminée. Et Maarten qui ne revient pas, ses derniers mots m'avaient tellement paru presque comme un adieu, peut-être qu'en effet cela en était un? Une nouvelle fois il m'abandonne après m'avoir donné tant d'espoir de revenir, une nouvelle fois un côté de mon lit reste vide, encore une fois mes yeux se fermaient sans avoir pu jeter un dernier regard à l'être aimé. Dans quelques mois ce sera sur une autre personne que mes yeux admireront avant de dormir, mais cette personne n'est pas lui, c'est tellement différent le regard que l'on porte à son enfant et le regard que l'on porte à la personne pour qui notre cœur bat.  

Quelque chose me possède, me hante, prend tout mon corps en otage en donnant des coups de pieds dans mon utérus et m’empêchant de trouver le sommeil. Je m'étire de tous les sens quittes à dormir une jambe -ou les deux- en l'air. Un cauchemar est en train de se déverser dans mon esprit, la panique est palpable et de légères contractions se font ressentir jusqu'à dans mon sommeil. Les points serrés, j'avance dans l'obscurité chaude de rues de la ville, quelqu'un semble me suivre et moi j'essaye de fuir paniquée. Il va me retrouver, il vient pour nous, pour reprendre son dû, il a compris. Mes jambes semblent sur le point de lâcher, pendant combien temps ai-je couru? Où est mon téléphone? Il faut que mes pouvoirs reprennent le dessus et lui envoyer une illusion de douleur ou quelque chose dans le genre... sauf que la panique ne veut vraiment pas laisser mon cerveau se concentrer et lui-même étant un vieux sorcier, il les élimine en un clignement des yeux. Cachée derrière un mur, mon téléphone sort de ma poche pour se matérialiser dans mes mains tremblantes, vite quelqu'un Maarten, Orfeo, n'importe qui... J’appuie frénétiquement sur les touches en ripant sur d'autres tant l'affolement me fait perdre mes moyens, évidemment cela me fait tromper de numéro plusieurs fois et tomber sur des personnes inconnues. Zut, tant pis. J'abandonne et juste au moment où ma course semble vouloir reprendre quelqu'un empoigne mes cheveux avec violence.  

Un sursaut me réveille d'un coup. Un cauchemar, ce n'est qu'un cauchemar Cate. J'aimerais vraiment pouvoir y croire, me dire que ce n'est rien qu'un rêve ordinaire et que rien ne m'arrivera s'il m'arrive d’être dans les rues quand le soleil sera tombé. Néanmoins ce serait se mentir, mon cerveau semble ne pas vouloir y croire. Non ceci ne peut être qu'un rêve prémonitoire. C'est bon, il m'a retrouvé, il sait pour ma grossesse, il va nous tuer toutes les deux. Le souffle court, la gorge sèche, les contractions dans le ventre, cette fois c'est fait, je suis bientôt morte.  

Pendant plusieurs jours, j'ai décidé de travailler à la maison ayant presque peur de sortir, puis la raison est revenue plusieurs jours plus tard en me disant que l'on ne rêvait presque jamais de quelque chose qui se passait dans un futur si lointain. Toujours pas de nouvelles de Maarten, sa semaine de réflexion est définitivement passée depuis plusieurs jours, il a dû faire son choix et ce n'est apparemment pas moi. Il y a d'autres chats à fouetter dans la vie, d'autres histoires à vivre, et même si j'avoue que je ne suis toujours pas prête à le laisser partir comme ça pour le moment il y a vraiment plus important en ce moment. Le gouvernement m'avait demandé de travailler tard, en ce moment il y a une récurrence de criminalité et donc beaucoup d'affaires en cours. Quand mes yeux se sont levés vers la fenêtre du bureau, la nuit était déjà tombée. La panique monta un petit peu dans mon estomac qui se rétracta pour former une boule de stress. Une simple coïncidence, tu ne pouvais pas fuir la nuit éternellement Cate. Sans tarder je laisse les divers dossiers en plan, met les plus importants dans mon sac pour les continuer à la maison et partie immédiatement en direction de la maison. Pourquoi n'y allais-je pas en voiture? Pourquoi? Certes, c'est l'apocalypse, il faut économiser les ressources premières, mais j'ai une excuse je suis enceinte. L'appartement n'est pas très loin, à peine cinq bonnes minutes à pied.

Quelque chose observe de loin, son regard semble peser sur mes épaules. Non c'est ton esprit Cate, ce n'est rien ni personne. Mon pas accélère, il ne me manque plus grand-chose pour qu'une course commence. L'ombre est toujours derrière, celle-ci semble essayer de se faire le plus discret possible. Mon dieu, mais si cette personne me suit... je suis en train de lui montrer là où j'habite ? Il n'y a plus que quelques mètres pour arriver à la porte de mon appartement, quelques mètres pour se mettre à l'abri. La personne était toujours là, son ombre semblait être grande et massive, c'était un homme... s'était lui obligatoirement. Mon rêve revint dans mon esprit à ce moment-là plus net que jamais, hésitant une petite seconde à entrer chez moi et appeler la police, j'entrepris plutôt de tourner à la rue suivante et de commencer à courir le plus loin possible. Mon ventre se serra fortement sous l'effet d'une contraction et de cette adrénaline qui semblait monter dans le sang me faisant frisonner d'un froid angoissant. Les pas suivants furent beaucoup moins faciles tant la douleur irradiaient dans les reins, mes pas finirent finalement pour s'arrêter et mes mains se poser contre la façade d'une maison pour tenter de respirer, calmer et tenter de diminuer la douleur. C'est à ce moment-là que son visage se refléta dans un lampadaire, encore assez loin au coin de la rue, mais reconnaissable parmi mille quand on a vu ce visage de psychopathe pendant des mois et des mois. Merde. Ne surtout pas faire se réaliser le rêve, ne surtout pas faire la même chose. Dans l'optique de ne pas faire que ce rêve soit un rêve prémonitoire mes pieds, reprirent leur avancée, mais de façon normale, ce n'est pas une fuite, mais ce n'est pas non plus une marche douce. Il faut tourner à la prochaine intersection et à ce moment-là courir chez Orfeo qui est le plus proche. Respire Myla, respire. Les ordres se balancent continuellement à l'intérieur de mon cortex cérébral comme si deux personnes habitaient à l'intérieur.  

Au prochain coin de rue, je tourne et avance dans le noir complet, les réverbères de cette rue ne semblent pas fonctionner. Une mauvaise impression monte, cette rue n'est pas celle à laquelle je pensais, ce n'est pas celle qui était censé se trouver là. Cette rue ressemble étrangement à celle de mon rêve. Re merde. Mes doigts sortent frénétiquement de ma poche mon téléphone bien que je sache que c'était la suite de celui-ci, les tremblements m’empêchent de composer un numéro correct. Après plusieurs secondes d'essai la raison me revient et je me rends compte que mes pieds ne marchent plus, je suis à l'arrêt. Oh merde. La panique était présente à cent pour cent quand quelque chose, ou quelqu'un, m'attrape par les cheveux. Mon dieu si tu es vraiment là, sauve-moi et si tu ne veux pas me sauver moi sauve au moins mon bébé. J'ignore si j'ai réellement cru à l'existence du fameux dieu, certes, il y avait certaines questions qui ne pouvaient être évitées par rapport à ce que l'on dit sur les sorciers, mais en attendant ce n'est pas pour autant que j'allais prier à l'église en son honneur. L'homme tire sur mes cheveux avec une telle force que mes dents entaillent ma lèvre pour ne pas crier. Mes yeux sont clos, je ne veux pas le voir, voir la haine dans ses yeux et voir le moment où il décidera de me tuer. Cela ne lui plaît pas apparemment, car la gifle qu'il me décolle me fait tomber si lourdement au sol que les tympans dans mes oreilles sifflent pendant ce qui semble être une éternité. Peut-être que si je reste sage, il ne me fera pas plus de mal? Que si je n'essaye pas de me défendre, il aura pitié de la femme qui porte son enfant? En a-t-il seulement quelque chose à faire? Non, bien sûr que non. Le prochain coup est un coup de pied directement dans les côtes dont l'une semble se briser sur le coup. La douleur est infecte, mes yeux s'ouvrent enfin en grand pour croiser son regard tandis que je gémis un cri de douleur. Oui, c'est bien lui ses yeux sont reconnaissables parmi mille. Un sourire pervers et psychopathe s'étire sur ses lèvres ne laissant rien présager de bon pour la suite tandis qu'un "s#lope" se fait entendre dans la nuit. La fin est proche, c'est certain. J'essaye de réveiller un peu ma magie pour créer une illusion dans son cerveau, mais la douleur m'empêche de me concentrer suffisamment et il la rejette en un coup de tête.

Le troisième coup est le plus violent, directement dans le ventre m'arrachant une douleur telle que l'on aurait dit que l'on venait de m'ouvrir en deux sans anesthésie. Il aurait sûrement continué ainsi pendant des heures jusqu'à ce que je meurs ou perds connaissance sur le sol crade de la nouvelle Orléans, il aurait pu oui si un aboiement de chien n'avait pas retenti de plus en plus proche dans la rue. De chien? C'est Maarten? Mon esprit semble divaguer totalement, il est impossible que Maarten me retrouve comme cela malgré notre lien créateur/créature. Mais en tout cas ce chien semble être ma porte de sortie, car prit de panique l'homme à fui me laissant au sol comme morte. D'ailleurs pendant un moment c'est ce que je pensais être.  

Les images vagabondaient dans mon esprit comme un rêve, de belles images : celle de la neige et des beaux paysages de mon enfance. Des bras maternels m'enlaçaient devant le feu de cheminée de la grande maison familiale. C'était avant tout, avant l'alcool, avant Maarten, avant l’échec de notre couple. C'était quand on pouvait se vautrer dans les bras de quelqu'un quand une peur venait nous effrayer la nuit, quand nos seules craintes étaient les monstres sous le lit et les araignées dans le placard. Super papa venait faire le ménage et nous embrassait sur le front pour nous dire que tout était fini à présent. Tout est fini à présent. Cette phrase raisonnait dans mon rêve tandis que la douleur commençait à revenir, les images s’effaçaient, la réalité reprenait ses droits sur l'imaginaire.

Le sol paraissait dur et trop humide. Quelque chose semblait couler de mon visage sans savoir réellement ce que c'était. Personne autour de moi, pourtant il me semblait avoir entendu un chien avant de m’effondrer n'avait-il donc pas de maître? Ou bien est-ce que les gens sont frileux à ce point pour porter secourent à leur prochain? Les larmes coulent de mes yeux tant la douleur est intense, pourtant le premier reflex fut de simplement se relever tant bien que mal et marcher d'un pas décidé vers un quelconque endroit où quelqu'un pourrait m'aider. La douleur est vraiment atroce et au fil du temps la lumière des lampadaires vient apporter à mes yeux la couleur rouge du sang qui coule d'on ne sait où.

Encore quelques pas, aller Myla encore quelques-uns. Une personne semble être devant moi, mes yeux sont en train de devenir flous, mais cette silhouette, je la connais oui... Maarten? Maarten, c'est toi? Oui pourvu que ce soit lui, car sous l'effet de la douleur ma vision se brouille et bientôt je sens tout mon corps lâcher prise.  

electric bird.


Dernière édition par C. Myla Desmarais le Dim 1 Fév - 3:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Dim 23 Nov - 0:34




Run, run for your life


Les sourcils froncés, comme toujours lorsqu’il était concentré, Maarten annota les boites de pétri et les tubes à essai avant de les ranger dans le frigidaire pour bloquer toute possible réaction chimique. La journée touchait à sa fin, il n’était pas vraiment satisfait par sa productivité pire que désastreuse. Absence totale de concentration, résultats désolants, rapports rédigés à moitié, parsemé de fautes d’anglais, de mauvaises formulations, de mots néerlandais, tout son travail du jour reflétait clairement l’état de fatigue dans lequel il se trouvait, et ce depuis maintenant deux semaines s’il comptait bien. Non. Trois. Voire quatre. Voire une éternité. Depuis ce cauchemar, depuis le retour de Cate, depuis leurs altercations, depuis sa discussion avec Bastien, depuis qu’il était incapable de cesser de penser, de faire des choix, de revenir en arrière, de rester pétrifié dans son coin comme un chien mort de trouille, incapable de sortir de l’angle de mur où il s’était lui-même acculé dans un sursaut de bêtise. Il avait demandé une semaine, une petite semaine, de réflexion, à Myla. Il lui avait demandé une semaine il y avait de cela maintenant huit jours. Bientôt neuf. Et il était terrifié à l’idée d’aller la voir maintenant, effrayé à l’idée de l’abandonner une nouvelle fois, tétanisé en songeant qu’il ne parvenait toujours pas à prendre de décision. Déboutonnant lentement sa blouse, il jeta quelques idées sur un bloc note, griffonna une formule chimique pour mieux la raturer juste après, arracher la feuille et recommencer à aligner des lignes droites et maladroites. Il n’avait pas croisé Lindenberg pour le moment, et ne risquait pas de le croiser à une heure aussi tardive, mais le Néerlandais ne désespérait pas d’arriver un jour après son collègue. Un compte rendu succin du pas en arrière qu’ils venaient de faire dans leur recherche plus tard, Maarten finit réellement d’enlever sa blouse tâchée et trouée à de nombreuses reprises par divers produits corrosif et entreprit de ranger ses affaires pour mieux quitter le laboratoire déserté par l’heure nocturne. La Nouvelle Orléans avait beau offrir un climat atemporel, elle n’en restait pas moins soumise au rythme inébranlable du Soleil et de ses cycles diurnes, plongeant la ville dans l’obscurité à quelques cinq heures de l’après midi lorsque nous approchions l’équinoxe d’hiver. Et aujourd’hui n’y faisait pas exception, aux yeux agacés du Biologiste. Sur l’esplanade qui devançait les laboratoires, Maarten eut un instant d’hésitation. Rentrer à pied était tentant, rentrer en courant l’était bien plus, se précipiter à l’intérieur de son appartement trop vite pour achever sa nuit seul dans son lit pour qu’aucun autre corps ne creuse le matelas à son côté l’était bien moins. Et le visage de Cate hantait trop ses pensées pour qu’il espérât en être libéré le temps d’un sommeil sans cauchemars, pour qu’il espérât parvenir à dormir calmement sans tourner et se retourner dans son lit en quête de… de quoi au final ? De rien. De toute manière, il valait mieux qu’il prenne son temps pour rentrer, ses cernes n’en étaient plus à ça prêt, et c’était un moyen comme un autre de ne pas attendre de tomber de sommeil en buvant quelques verres, non ?

D’un pas ferme, le Néerlandais se laissa traîner par son instinct dans les rues encore animées de la Nouvelle Orléans, pliant sa veste, dénouant sa cravate, déboutonnant légèrement sa chemise pour ranger le tout dans son sac à dos qu’il ajusta d’un coup de poignet. Inutile de s’encombrer, le livre qui venait de trouver refuge dans ses mains allait déjà suffire pour l’occuper. Quelques chapitres de biochimie plus tard, annotés proprement dans la marche à chaque passage piéton, Maarten releva la tête de sa promenade noctambule, troublé. Sans savoir pourquoi. Une boule venait de se former dans sa gorge, une pointe de douleur se répandre dans ses veines. Un mal être soudain, un malaise malsain, une inquiétude inexplicable. Qui allait en enflant, comme pour l’avertir. Glissant le livre et son crayon dans le sac, Maarten s’appuya contre un mur, s’appliquant à respirer calmement, à chasser ce sentiment de suffocation qui venait de le prendre, la transpiration s’immisçant dans le coton de sa chemise. Il y avait certainement une raison à cela, une raison logique, une raison rationnelle, mais il devait bien s’avouer que ce qui s’apparentait de toute évidence à une crise de panique n’avait rien de logique, rien de rationnel, rien du tout. Nerveux, Maarten regarda autour de lui, tenta de réveiller le Saarloos, essaya de prêter l’oreille et de percer l’obscurité blafarde des lampadaires pour percevoir d’où venait la menace. Un cri, le sang du chien déjà inquiet ne fit qu’un tour, amenant le généticien à courir non pas dans la direction inverse mais belle et bien celle qui le menait au propriétaire de ce cri. L’angoisse sourde du métamorphe était de plus en plus vive, l’étranglant à la gorge, s’entretenant sans qu’il n’y ait besoin de quoique ce soit de supplémentaire pour la faire vivre. « Cate ! » Un cri, cette fois provenant du Saarloos. Un cri affolé, un cri guidé par l’instinct et la panique, un cri semblable à un aboiement, un cri justifié par les deux silhouettes, l’une à terre qu’il reconnaîtrait entre mille et l’une plus leste qui s’empressa de disparaître par un autre chemin. En quelques foulées, Maarten s’approcha de Myla qui s’était déjà levée dans un instant de folie. Maarten? Maarten, c'est toi? Sans écouter ses doutes, il s’empressa de la prendre dans ses bras le plus délicatement possible, de la porter sur quelques mètres pour l’asseoir sur le premier banc trouvé, sur ses genoux, prenant le temps de la serrer contre lui pour chasser cette boule dans son estomac, chasser cette angoisse, chasser son inquiétude qui faisait battre son cœur à cent à l’heure.

« Ca va ? Ca va chérie, dis moi que ça va, je t’en supplie, dis moi que… le bébé ? Qui c’était ce connard ? Ca va ? J’ai… j’ai senti, c’était toi ? » La peur, la panique, un mot sur deux était du néerlandais, chaque syllabe avalée au profil de la suivante, la phrase de Maarten ne devait porter comme sens que la peur intense qu’il venait de ressentir, l’angoisse croissante qui l’avait mené vers cette ruelle, vers sa sorcière, vers Myla qui saignait trop pour les sens exacerbés du chien loup. « Mais qu’est ce que tu fais là, bon sang d’bois ! Qu’est ce que tu faisais ici, aussi tard, b#rdel, mais tu es inconsciente ! » Et lui, il n’avait pas été là. Avait-elle mal ? Qu’avait-elle ? Qui était cet homme ? La serrant toujours contre lui, il répugnait à la libérer, quand bien même la menace n’était plus de toute évidence. Son contact, sa présence, Maarten se rendait compte à quel point elle lui manquait à chaque fois qu’ils n’étaient plus dans la même pièce.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Mar 25 Nov - 19:20

Run, Run for your life
Maarten & Myla


 


Cette silhouette et comme un phare dans l'obscurité. Comme une main qui se tend quand il n'y a plus aucun espoir. C'est lui, c'est Maarten, j'en suis certaine, pendant toutes ces longues années passées ensemble ses formes sont devenues plus que connues à mes yeux et mes mains, si l'on m'en mettait mille devant moi et qu'il fallût le retrouver, il est certain que je n'y ferais pas d'erreur. Il accourt vers moi après avoir préalablement crié, que dis-je hurler, quelque chose qui semble être mon vrai prénom. Mes oreilles n'entendent plus vraiment, la terre semble tourner bien plus vite qu'à son habitude, mes yeux sont encore plus flous que lors de toutes ses soirées où l'alcool est mon meilleur ami. Je vais défaillir, encore, c'est certain. Des bras m'attrapent dans une tendresse infinie, cela me refait penser encore une fois à ceux de ma mère auprès du feu de la maison familiale. J'aimerais m'endormir dans ces bras-là, j'aimerais partir et oublier toutes mes douleurs. C'est ce que j'étais en train de faire, fermer mes yeux pour rejoindre un meilleur monde, celui des rêves -ou peut-être bien celui des morts allez savoir- quand quelques secousses m'aident à garder les yeux ouverts. N'abandonne pas Cate, ne t'endors pas. Même la petite voix dans mon cerveau ressemble à s'y méprendre à celle de maman. A peine le temps de jeter un rapide coup d’oeil autour de nous pour se rendre compte que oui c'est bien Maarten, même si je n'en doutais pas, qu'il m'a assise sur ses genoux et qu'il semble paniqué plus que jamais. Posée ainsi contre lui les bruits de son cœur viennent à mes oreilles, comme il bat vite ne me fait pas une crise cardiaque par pitié. Pourquoi est-ce que je pense à cela moi? Cate, tu es en mauvais état et tu penses encore à lui.

Ca va ? Ca va chérie, dis moi que ça va, je t’en supplie, dis moi que… le bébé ? Qui c’était ce connard ? Ca va ? J’ai… j’ai senti, c’était toi ? La panique dans sa voix, l’inquiétude qu'il ressent pour moi. Est-ce moi ou ses paroles n'ont absolument aucun sens? A par quelques mots en anglais le reste semble être un mélange de divers mots inachevés, en Néerlandais, ou avalés trop vite. Chérie par compte est un mot que je dois connaitre dans toutes les langues, il me re appelle comme ça?   Je...Je... comprends pas. Aucun autre mot n'arriva à sortir la barrière de mes lèvres, mon corps n'en a pas la force et de toute façon que lui dire de plus puis-ce que je n'ai absolument rien compris à sa phrase à part un "ça va" et quelques petits morts par ci par là. Bien sur que non ça ne va pas, il n'a absolument pas besoin qu'on le lui dise pour s'en rendre compte, tout ce sang en témoigne. Mais qu’est ce que tu fais là, bon sang d’bois ! Qu’est ce que tu faisais ici, aussi tard, b#rdel, mais tu es inconsciente ! Ah parce que maintenant c'est ma faute? Non, il a tout à fait raison. Il...il m'a suivi....je... je rentrais chez moi. Je n'aurai jamais dû être ici en pleine nuit, mais il n'était pas là non plus pour me protéger. C'est de la faute au boulot, si l'on ne m'avait pas obligé à travailler aussi tard tout ceci ne serait pas arrivé, ou si, il aurait peut-être trouvé mon adresse -et l'a d'ailleurs peut-être déjà- et cela aurait été encore pire, on m'aurait retrouvée des jours plus tard coupée en petits morceaux morte dans d'atroces souffrances. Ça m'en fait froid dans le dos. Maarten continue à me serrer dans ses bras, à m'enlacer comme si c'était la dernière chose qui le ramenait sur terre. Ses bras me font aussi mal qu'ils ne me font du bien, ma côte cassée me lance de violents pics de douleurs accentué involontairement par le Néerlandais en me tenant ainsi contre lui. Une contraction monte de plus en plus dans mon ventre, mon dieu, j'avais oublié le coup de pied que cet homme y avait mis... mon bébé, qu'est-ce qu'il a fait à mon bébé? Mes yeux sont en train de devenir de plus en plus fous, montrant là bien la douleur qui grimpait à mesure que les secondes passaient, c'était affreusement infecte tout simplement. La douleur est telle que je l'aurais bien définie comme étant comme si quelqu'un nous ouvrait le corps à mains nues, comme si un fer chauffé à blanc s'était posé sur ma peau. La surprise de la douleur fut telle que chacune de mes mains attrapèrent les épaules de mon Skinchangers pour serrer le plus fort possible tout en posant ma tête dans son cou pour mieux hurler. Je ne gère pas du tout, vraiment pas du tout. La respiration saccadée, les larmes coulant de plus en plus fort et violemment, j'ai l'impression que c'est la fin, que la mort vient me chercher en personne tant la contraction semble s'éterniser et durer, durer, et encore durer. Maarten... Avais-je lâcher dans un sanglot alors que la vague s'en allait petit à petit. Maarten, il m'a retrouvée. Qui? Qui, il le sait très bien. Je ne pense pas avoir besoin de dire quoi que ce soit de plus pour qu'il comprenne que c'est le père du bébé. Lui qui avait tant ordonné de me dire son identité, et moi qui n'avais pas voulu rien dire pour tenter de me protéger et de protéger le bébé. Tout cela n'avait ne servi à rien finalement. Je... je suis... je suis désolée. Tout cela est... est ma faute. Myla, tu ne sais même plus ce que tu dis.

Du sang coule le long de mes jambes, je sens mon pantalon se mouiller de plus en plus à chaque seconde qui passe. Mon bébé p#tain... Une main tremblante se lance à vérifier ma théorie, c'est-à-dire si c'est réellement du sang qui coule de long de mes jambes et non pas la peur qui m'aurait fait perdre les eaux... ou m'uriner dessus. Le rouge vif vient casser le blanc de ma main et la panique monte instantanément. Ma fille, il...il a tué ma fille. Maarten... Maarten elle est morte... Elle ne bouge plus. Au même moment, la douleur remonte d'une octave, c'est le retour de la contraction. C'est trop proche, trop douloureux, trop différent de celles que j'avais habituellement. Celles-ci prennent tout le corps en otage et te broient en mille morceaux en nous faisant hurler au point de s'exploser les cordes vocales. Cette fois mes bras entours le cou de mon Scarloo pour serrer en étouffant les hurlements le plus possible contre sa peau. Une fois la douleur passée, je tente de me défaire de mon emprise dans un moment de folie, il ne faut pas rester ici, il va revenir pour finir son oeuvre. Mes pieds se posent bien au sol, mais ceux-ci ne me tiennent pas et mes genoux heurtent violemment le sol en m'arrachant un crissement de douleur à la côte cassée. Mes doigts se posent automatiquement dessus, oh oui ça se sent bien la cassure, il va y avoir un sacré bleu, à mon avis. Dans les moments de détresse, on ne sait plus vraiment ce que l'on fait et en ce moment cette côte semble être plus importante que tout le sang qui semble vouloir s’échapper de moi et de mon bébé qui semble ne plus vouloir me rouer des coups des pieds que je trouvais si chiants il y a encore quelques heures. Il faut partir, il va revenir, mon dieu, il va revenir me tuer moi aussi. Mes paroles n'ont plus vraiment de destinataire, la folie s'est emparée complètement de moi. Le sol chaud de la Nouvelle-Orléans est en train de faire souillé de mon sang. Mon dieu, j'ai peur, qu'est-ce qu'il va se passer ensuite?


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Dernière édition par C. Myla Desmarais le Ven 12 Déc - 0:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Sam 6 Déc - 16:59




Run, run for your life


Si Maarten ne pouvait pas facilement être qualifié de rêveur, il avait certainement cette qualité ou ce défaut d’envisager à chaque situation le pire des scénarios. Soit pour s’y préparer mentalement, soit par simple pessimisme développé en vue d’une survie exemplaire. Depuis toujours, ce défaut guidait en partie ses choix. S’il avait fugué ? C’était parce qu’il avait eu peur que ce soit ses parents adoptifs qui le rejettent et il avait préféré prendre les devants. S’il avait fui jusqu’aux Etats Unis ? C’était autant parce qu’il s’imaginait déjà être confronté à son beau-frère et au tribunal pour double homicide. S’il avait abandonné Cate juste après l’attentat pour mieux faire honneur à sa lâcheté ? C’était parce qu’il ne pouvait continuer à les voir se détruire, à aller chaque fois plus loin dans leurs infidélités. Et s’il était paniqué maintenant, c’était parce que tout, de la silhouette titubante de Myla au sang qui agressait ses papilles olfactives à ce pressentiment qui lui compressait les poumons le poussait à envisager le pire, à s’imaginer tenir non plus Myla dans ses bras mais un cadavre agonisant qui, non content de le priver de sa sorcier, le menaçait aussi, dans ses délires paranoïaques les plus fous, de rouvrir un dossier certainement parti en cendres lorsque le monde avait décidé d’avancer l’apocalypse pour mieux l’accuser ouvertement de meurtrier. Oui, Maarten avait loin dans ses angoisses, dans cette panique qui l’empêchait de respirer et de choisir une seule langue pour s’inquiéter, dans un mélange anglo-néerlandais, de la santé de sa Canadienne. Lorsqu’il s’écroulant sur un banc en refusant de desserrer un seul instant sa prise sur Myla, il laissa donc passer un amas informe, prémâché, inarticulé, de syllabes paniquées, et au mieux d’elles un chérie qu’il ne s’attendait pas à reprononcer un jour, qui n’était pas le moins du monde prémédité et qu’il ne parvenait pas à savoir comment le considérer. Le regretter ? Non. S’en effrayer ? Non plus. S’en… ce n’était pas l’important, lui hurla le Saarlos. Ce n’était pas l’important, du tout. ll devait cesser de fuir, même en pensées, ce qui le terrifier, b#rdel. Si ses mains n’avaient pas été occupées à maintenir le contact avec Myla, Maarten se serait volontiers giflé. Je...Je... comprends pas. Et bien lui non plus, il ne comprenait pas. Ils étaient donc deux à se demander pourquoi ils étaient où ils étaient. Point. Et pour être tout à fait franc, Maarten n’avait pas tout à fait envie de savoir le pourquoi du comment, savoir que Myla et si possible le bébé allaient survivre était l’important pour le moment. Non ? Non. chuchota le chien, une fraction de seconde avant l’explosion, comme un détonateur. Non. Non, il y avait autre chose. Il fallait savoir pourquoi elle, pourquoi maintenant, pourquoi ici et surtout qui. La colère du chien transperça la panique du Néerlandais, l’immobilisa et sortit dans des jurons agressifs.

Crier, gueuler, jurer, insulter, s’énerver, c’était une fuite comme une autre, c’était un moyen comme un autre de cesser de se sentir inutile, c’était une façon comme une autre de faire quelque chose et d’évacuer cette peur qui martelait ses tempes et pliait minutieusement les tripes du Chien-Loup, augmentait sa panique déjà exacerbée par l’odeur du sang. Le chien n’avait qu’une idée en tête : se transformer, capter l’odeur de l’agresseur, se lancer à sa poursuite pour mieux l’égorger, le mordre, le tuer, le traîner jusqu’au Peacekeeper le plus proche ou mieux encore, jusqu’aux zombies. Pour qu’il revive et pouvoir le tuer, encore et encore. Le chien donc, voulait aboyer, hurler à la mort, pister, chasser. Et Maarten, lui, se contentait pour le moment d’être désemparé. De la serrer contre lui sans prendre le temps de penser qu’il aggravait potentiellement les choses. Ce fut certainement cette proximité qui lui permet de sentir une nouvelle contraction, la douleur se propager, l’empêchant de rétorquer au Il...il m'a suivi....je... je rentrais chez moi hésitant de Cate qu’elle n’aurait jamais du rentrer si tard, si seule, sans défense. Les mains de la sorcière attrapèrent les épaules du Skinchanger pris par surprise, pour le serrer davantage. Des murmures néerlandais sortirent de sa gueule dans le but d’apaiser les larmes et la respiration saccadée de la Canadienne, que les battements cardiaques erratiques du Néerlandais voulaient suivre, de toute évidence. Maarten... Maarten, il m'a retrouvée. Il ? Qui ? « Oui, oui, je t’ai retrouvé… » se trompa Maarten dans un premier temps, confus, avant de comprendre ce qu’elle sous-entendait réellement. Qui ? Lui ? Lui ? Un éclat de compréhension traversa les yeux bruns du Saarloos qui se durcirent dans un même temps. « Oh le b#tard… Je vais le tuer, t’entends Cate ? Je vais le tuer ce c#nnard… » Il détestait la voir comme ça, il détestait ce sang de plus en plus insistant et cette douleur qu’il partageait par empathie à défaut de la partager vraiment. Il détestait ces larmes, ces excuses qu’elle lui sortait alors que c’était à lui de s’excuser de ne même pas l’avoir protégée. Je... je suis... je suis désolée. Tout cela est... est ma faute. Mon bébé p#tain... Ma fille, il...il a tué ma fille. Maarten... Maarten elle est morte... Elle ne bouge plus. Les bras tâchés de sang de Cate enserrèrent à nouveau le coup du Néerlandais, ses hurlements étouffés contre sa peau, alors que lui se contentait d’être tétanisé de terreur. C’est déjà bien, tu arrives encore à réfléchir. s’agaça le chien, outré par ce manque de réaction, par ce manque d’instant, par ce manque tout court. Qu’attendait-il pour faire quelque chose, p#tain ?! Qu’elle claque entre ses doigts ? Que ce bébé dont il ne voulait de prime abord pas disparaisse totalement ? La terreur s’infiltra un cran plus loin dans les pensées du chien, qui se secoua, cherchant dans ses poches le contact rassurant du téléphone confié par son travail. Employé du Gouvernement, il était de ces privilégiés qui avaient des portables, ordinateurs et téléphones, pour le travail, mais qui servaient aussi ses besoins personnels. Ses doigts ripèrent. Une fois. Deux fois. La sonnerie résonna à ses oreilles trop sensibles, sa voix trembla légèrement en se demandant pourquoi donc Bastien n’avait pas de téléphone, se raffermit lorsque les urgences lui répondirent, alors que Myla s’inquiétait d’un retour probable de son agresseur. Il faut partir, il va revenir, mon dieu, il va revenir me tuer moi aussi. Maarten secoua la tête, indiqua le nom de la rue, raccrocha après avoir dans toutes les langues qu’il maîtrisait fait comprendre que s’ils ne se ramenaient pas rapidement, ils allaient finir en pâté pour clébard, avant de serrer un peu plus sa Canadienne contre lui. « S’il revient, je lui fous la misère de sa vie, compris ? Ta fille, je suis sûre qu’elle fait la morte pour leurrer l’autre c#nnard. » Et tu n’aurais pas pu trouver une meilleure image ? Maarten ne savait même pas si ce qu’il disait avait un sens, il voulait juste rompre le silence et faire en sorte qu’elle cesse de pleurer et qu’elle lui fasse confiance pour le protéger. Stupide. Peut être. Mais que pouvait il faire de plus, franchement ? « Dès que vous serez sur pied toutes les deux, ‘fin mieux vaut qu’elle reste dans son placenta, non ? Encore une fois, Maarten démontrait à quel point son intelligence et la pertinence de ses propos se rapprochaient plus de celles d’une plante que de celle du chien qu’il était supposé être. Voire de l’ingénieur qu’il était. après tout ça, tu viens chez moi, tu habites chez moi, et il ne t’arrivera rien, compris ? Je suis sûr que ton appartement était pourri, de toute manière. Le mien est rangé, propre. Enfin, tu le connais. Je vais même investir dans un lit deux places, d’accord ? »

Il ne savait pas ce qu’il était en train de dire, ni même s’il était sérieux. Voire simplement s’il le pensait vraiment. Il attendait juste que les p#tains de pompiers de garde ou une c#nnerie dans le genre rappliquent rapidement. Vraiment rapidement. Parce qu’il était prêt à tenter de donner son propre sang à Myla en espérant que les capacités régénératrices qu’il étudiait depuis plus d’un an se transmettent par miracle par ce biais.


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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Lun 8 Déc - 18:08

Avec le métier qu’il faisait, il ne fallait pas craindre les imprévus et les situations extrêmes. Les journées dont on suit un fil continu et sans interruption n’existaient pas. Tout ou presque pouvait arriver, incendie, secours à personne en danger, gestion des essaims d’insectes… le quotidien restait tout de même habituellement porté sur les personnes blessées et en danger dont le premier numéro restait le SAMU, les pompiers ou l’ambulance. Les compétences des trois corps de métier n’étaient pas à mettre en doute, chacun sachant parfaitement comme réagir. Tout pouvait arriver, de jour comme de nuit, à n’importe quelle heure. Les accidents ne manquaient pas, bien trop nombreux, bien trop mortels pour la plupart d’entre eux. Une permanence était toujours présente, quoi qu’il arrive, afin de pouvoir intervenir à n’importe quelle heure et avec rapidement. Elle ne tenait qu’à un fil, si frêle, si fragile. Cette vie-là, il ne fallait pas laisser filer entre les doigts, jamais. Et c’était eux, les gardiens, veilleurs de vie prêts à réagir au moment opportun.
La sonnerie retentit, forte. Il ne s’agissait pas de ne pas la louper. Une vie était en jeu. Chacun cessa toute activité, focalisé sur le récepteur de l’appel.

« Oui Monsieur, où vous situez-vous ? Quartier ouest ? Ne bougez pas une équipe est en route. »

Ils se préparèrent, à la rapidité de l’éclair. Pas question d’attendre la fin de la communication téléphonique pour filer en toute hâte sur place.

« Monsieur, la jeune femme est-elle consciente ? Est-elle à l’abri de tout danger environnant ? Savez-vous la mettre en position latérale de sécurité ? »

Pendant que le pompier posait ces quelques questions à l’homme à l’autre bout du combiné, l’équipe d’intervention préparait le camion en toute hâte. N’ayant pas de tâches administratives sur le carreau, Orfeo prit part à l’équipe. Un peu d’action lui permettrait de se trouver une quelconque utilité plutôt que de rester cloisonné entre les quatre murs de son bureau d’où il avait l’impression d’être un animal en cage. Une personne était en danger, une femme enceinte d’après ce qu’il avait cru comprendre. Ne sachant que très bien dans quelle détresse ces dernières se trouvaient à l’issue d’un accident, il avait décidé de prendre les choses en main et de s’y rendre. Ce n’est que très récemment qu’il avait compris pourquoi certains blessés lui avaient dit se sentir mieux après son contact sur les plaies : se souvenant qu’il était sorcier, Orfeo avait parfois usé de ses pouvoirs à son insu, sous le coup d’une émotion incontrôlable ressentie envers les blessés. Si au départ il crut à un hasard, il demeurait dès lors certains qu’il avait fait quelque chose, sans pour autant comprendre comment il avait réussi à le faire. Le véhicule ne tarda pas à démarrer, les sirènes hurlant à l’urgence pour prévenir les autres véhicules que leur accès était prioritaire. Grillant feux rouges, panneaux Stop et limitation de vitesse, les pompiers se hâtèrent d’arriver sur les lieux du drame. Sortant le premier, laissant derrière ses deux autres collègues avec la civière, Orfeo s’approcha des deux personnes et s’accroupit.

« Ecartez-vous s’il vous plait monsieur. »

Calmement Orfeo prit les affaires en main, et reconnut la jeune femme. Evidemment. S’il avait eu cette vision d’horreur dans des cauchemars qu’il avait fait,  jamais il n’aurait pensé que cette situation lui tomberait dessus. Au premier abord choqué par la situation, par le sang, et les bleus, et les blessures, il n’avait pas le temps de jouer les proches angoissés par la situation. C’était le pompier, le secouriste, le veilleur de vie, celui qui allait la sortir de là. Ressaisis-toi Orfeo. Sa meilleure amie à terre, il chassa ses sentiments de côté pour se focaliser sur elle et la sauver. C’était le plus important. Sa formation lui avait appris à faire abstraction de toute distraction, aussi bien de l’environnement extérieur que de celles de son cœur. Les laisser l’envahir, c’était faillir à sa mission. Une chose qu’il n’avait pas le droit de se permettre, car on comptait sur lui. L’homme à ses côtés lui fit rapidement penser qu’il s’agissait de Maarten, homme dont Myla lui avait souvent parlé. Evaluant les pupilles et son comportement,

« Myla, m’entends-tu ? Si tu ne peux pas parler, presse ma main. On va s’occuper de toi, tiens bon. Où as-tu mal ? Montre-moi »

Evaluation des dégâts. Orfeo vit le sang. Le bébé. Pas besoin d’un dessin pour comprendre qu’il y avait un problème. Ses collègues venaient de le rejoindre avec la civière. Un, deux, et trois, le corps de la jeune femme fut rapidement déplacé, porté de part et d’autre par deux des hommes pour la déposer sur le lit de fortune. Maarten mis à l’écart pour ne pas gêner leur travail, Orfeo invita l’homme à les accompagner.

« Venez. »

Sachant bien évidemment que l’homme aurait certainement insisté pour pouvoir les accompagner, Orfeo évita une conversation ô combien inutile. S’installant à l’arrière du véhicule avec lui, ses deux collègues prirent place à l’avant du camion avant de démarrer en trombe en direction de l’hôpital.
Complètement chamboulé, choqué même. Il ne réalisait pas, n’avait pas eu le temps de se faire à l’idée que cette fois, ce n’était pas le fruit d’une hallucination ou d’un cauchemar. Sur la civière, dans le camion, c’était Myla, sa meilleure amie. Dans un état dont il ne pouvait imaginer les dommages causés pour son enfant à naître, ainsi que pour elle s’ils arrivaient trop tard à l’hôpital. L’esprit d’Orfeo ressemblait à une bombe à retardement sur le point d’exploser. Se contenant pour garder son calme, forçant son esprit à faire le vide de toute émotion, il évalua rapidement les blessures de Myla, passant une main rapide sur les bleus  et autres blessures superficielles. S’arrêta quelques instants sur une des côtes cassées, espéra pouvoir en guérir une ou deux. Se concentra, voulut croire en ses capacités, voulut les voir à l’œuvre.  Et le bébé dans tout ça, pouvait-il faire quelque chose ? Posant ses deux mains sur son ventre, il espérait pouvoir aider ou améliorer le mal qui la rongeait. Pouvoir guérir quelque chose. Etait-ce au moins en train de fonctionner ou pas ?

« Myla, comment te sens-tu ? Myla, reste consciente s’il te plait, Maarten est à côté, nous t’emmenons à l’hôpital. Fais-nous un signe, n’importe quoi »

Pourvu qu’il ne soit pas trop tard.
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Ven 12 Déc - 2:45

Run, Run for your life
Maarten & Orféo & Myla


 


Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne revienne, c'est certain. Cet homme est fou dans sa tête et ne supporte pas la moindre contrainte, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec moi il a été contrarié plus d'une fois : Premièrement je suis partie, deuxièmement je suis enceinte, troisièmement.. bah il ne verra jamais sa fille tout simplement. Maarten et moi nous sommes souvent pris la tête à propos de mon impulsivité, de ma violence. À côté de ce mec, je suis un gentil petit lutin. Et même si je suis une bonne sorcière -sans m'en vanter- lui l'est encore plus, mais surtout c'est un mage qui exerce la magie noire, très noire, ce n'est pas pour rien qu'il a été enfermé à Darkness falls. Mon sang est partout et laissera des traces de mon passage ici, il coule sur le sol, il salit mes mains blanches ainsi que mes vêtements, mais également ceux que Maarten qui ne consent toujours pas à me relâcher et qui semble si... troublé par tout cela. Ça se comprend d'un côté, d'autant plus qu'il a dû ressentir quelque chose... En fait peut-être pas... si? Est-ce que nos skinchanger sentent quelque chose quand nous sommes en danger? Aux portes de la mort peut-être même. Sentent-ils l'animal prendre le dessus sur la partie humaine? Tant de questions idiotes qui devraient être pensées dans d'autres moments, mais que voulez-vous c'est dans les moments comme ceux-ci que les choses les plus bêtes nous viennent en tête.  Maintenant, il sait, il comprend, et ça l'énerve normal. Depuis tous ce temps où il m'avait demandé qui était le père de l'enfant et là d'un coup il découvrait que celui-ci m'avait tellement battu que la mort aurait très bien pu s'emparer de moi. Quelle conne j'ai été de ne rien dire, si seulement j'avais su... si seulement.

S’il revient, je lui fous la misère de sa vie, compris ? Ta fille, je suis sûre qu’elle fait la morte pour leurrer l’autre c#nnard. Oui sans aucun doute j'entends. Et s'il revenait je n'opposerais aucune résistance quant au fait que Maarten lui explose les dents. Mais la réponse ne voulait pas venir, à la place mes yeux fixaient les siens avec une grande inquiétude. Peut-être qu'elle fait la morte en effet, ou peut-être qu'elle l'est tout simplement. Ah Maarten tu n'es vraiment pas doué pour dire des choses réconfortantes. Dès que vous serez sur pied toutes les deux, ‘fin mieux vaut qu’elle reste dans son placenta, non ? Dans mon quoi? Pendant une seconde la douleur a disparue et le temps c'est comme arrêté. Attendez une petite seconde... lui, le biologiste... lui il ne sait pas où un bébé vit? Il ne sait pas ce qu'est un placenta? Bon d'accord, il ne peut pas avoir d'enfant donc ne c'est sûrement jamais plongé sur le sujet, mais dans ses cours, il devait bien y avoir certaines informations sur les femmes enceintes non? Puis dans ses examens, ses expériences scientifiques, il y a aussi des cas de femmes enceintes non? Sérieusement là c'est un instant d'incompréhension qui s'est emparée de mon cerveau. Ce sont ses mots suivants qui m'en sortirent pour retomber dans le monde cruel, douloureux et sanglant. après tout ça, tu viens chez moi, tu habites chez moi, et il ne t’arrivera rien, compris ? Je suis sûr que ton appartement était pourri, de toute manière. Le mien est rangé, propre. Enfin, tu le connais. Je vais même investir dans un lit deux places, d’accord ? Faire quoi? Habiter chez lui? Comme avant? Mais son appartement est trop petit pour nous trois... ce fut la première chose qui me vint à l'esprit avant de me souvenir que ce petit être en moi ne serait sûrement pas avec nous, qu'il me laisserait vide comme avant. Acheter un lit deux places? Parce qu'il n'a sérieusement qu'un lit une place? Ah... petit détail insignifiant du moment de détresse quand tu nous tiens. Tu n'as sérieusement qu'un lit une place? ... Je veux bien te croire que c'est l'apocalypse, mais de nos jours qui a encore un lit une place? Un sourire s'était dessiné sur mes lèvres avant que la douleur ne revienne comme une vague, d'abord faible puis augmentant petit à petit en me broyant les reins, en les compressant comme dans un étau, jusqu'à arriver au point critique où la douleur est à son sommet et où les larmes se mettent à couler de long de mes joues tout en serrant la partie de Maarten que mes mains avaient attrapées. Mon dieu quand la douleur va-t-elle s'arrêter?

Une sirène brise le silence de la rue. Les urgences? Qui les a appelés? Il ne me semble pas que ce soit mon Néerlandais... si? Alors j'ai dû rater le moment où l'appel a été passé. Ecartez-vous s’il vous plaît monsieur. Non ! Surtout pas non ! Je veux rester dans le bras de mon Skinchanger et ne pas en bouger, c'est le seul endroit encore où je ressens encore ne serait-ce qu'un peu de bonheur. Malheureusement pour moi je crois qu'il n'a pas vraiment eu le choix sur ce coup-là et me voilà seule face à... Orfeo. Mais bien sûr, il est pompier c'est presque normal qu'il soit là même si ce n'est vraiment pas ce que j'aurais voulu. Orfeo est mon meilleur ami, mon âme sœur, celui qui s'occupe de moi depuis le début de cette grossesse et qui me permet de garder un peu plus foi en l'humanité même s'il n'est pas à ignorer son petit séjour à Darkness falls. J'aimerais ouvrir mes bras pour pouvoir sauter dans les siens et sentir sa présence rassurante pour qu'il me dise que maintenant tout ira bien puis-ce que maintenant il est là, néanmoins mon corps est figé sur lui-même sentant déjà la prochaine vague de douleur se rapprocher petit à petit tandis que lui semble vouloir m'examiner à tout prix -ce qui est normal d'ailleurs. Myla, m’entends-tu ? Si tu ne peux pas parler, presse ma main. On va s’occuper de toi, tiens bon. Où as-tu mal ? Montre-moi Sa main? Oh oui sa main elle est dans la mienne. Sans savoir pourquoi ma main a appuyé sur sa sienne pendant que mes lèvres essayaient de parler. O-Or... feo. C'était... ce...c'était lui. Non vraiment trop difficile surtout que la douleur montait vraiment trop en ce moment me crispant tout entière. Lui... lui le père de l'enfant, le pompier sait tout de lui puis-ce que l'on en a parlé des dizaines de fois. Yeux et mains se fermèrent pour mieux gérer la douleur tandis que quelque chose, quelqu'un semblait me soulever. Ce n'est pas le moment, vraiment, la douleur n'est que plus vif à chaque fois que l'on me touche. Quand mes yeux se sont rouverts on m'avait installée sur une civière, mon dieu on va m’emmener à l’hôpital et je déteste les hôpitaux.  Maarten, mon dieu où est-il ? Hors de question de partir sans lui. Mes yeux se mirent à le chercher totalement perdus par la situation, ma main s'est tendue dans la direction de mon skinchanger alors que l'on me montait dans un camion sans... grande délicatesse. Les dernières chosent se passèrent tellement vite que mon pauvre cerveau ne compris rien, ou bien j'ai eu une absence, en tout cas maintenant nous étions tous les trois à l'arrière qu'un camion de pompiers qui roulait à une vitesse folle. J'eus un sursaut en réalisant tout ça, oui en effet j'ai réellement eus une absence.

La terre semble tourner. Il y a des mains sur moi, mais ne sais pas à qui elles appartiennent. Depuis quand y a-t-il de la fumée dans ce camion? Ou bien est-ce des nuages? Les mains apportent de la chaleur à l'endroit qu'elles touchent, plus qu'elles ne devraient normalement. C'est seulement quand les mains se posèrent sur mon ventre, sûrement trop dur, mes esprits me revinrent. Myla, comment te sens-tu ? Myla reste consciente s’il te plaît, Maarten est à côté, nous t’emmenons à l’hôpital. Fais-nous un signe, n’importe quoi Ofeo, mon Ofeo pourquoi est-ce qu'il y a tant de panique refoulée dans ta voix? Serai-je dans un état si lamentable? Je crois que je n'arrive pas bien à comprendre ce qui m'arrive réellement. Un signe? Un signe... hum. La douleur remonte, les secousses du camion c'est encore pire tant ça me ballote dans tous les sens. Je ne veux pas rester couchée, mon dieu la douleur est affreux est-ce que quelqu'un pourrait me jeter une illusion pour me faire croire que tout va bien? Qu'il n'y a pas de douleur, qu'il n'y a pas de blessures, que ma mère me chante des chansons sur le coin d'un feu d'hiver. Ce p#tain de camion fait encore plus monter les contractions ! Tu voulais un signe? En voilà un. Quelle humeur détestable. Pour moi Orfeo était ce qui s'approchait le plus d'un père pour cet enfant, non pas dans le sens père où il devrait l'assumer, mais dans le sens du père super copain qui joue et fait des câlins le soir... un peu ce qu'il est avec moi en fait. Du coup c'est sa main qui s'est fait attraper pendant cette contraction. Puis un craquent dans mon ventre et cette sensation d'un gros "plop" qui me laissa interrogative pendant un moment. Puis ce fut le déluge, en espérant que Noé ait eu le temps de préparer son bateau. Ma réaction face à cette perte des eaux ne fut pas vraiment ce qu'elle aurait dû être. M#rde. Désolée... j'ai sali ton camion. Bon en même temps après le sang, c'est de l'eau, le deuxième nettoie le premier non? Puis après il y eut la prise de conscience. M#rde, j'ai perdu les eaux. Non... C'est pas possible, il reste encore trois mois. Six mois de grossesse, c'est tout juste la limité de viabilité d'un bébé... une limite juste avant l'apocalypse. De nos jours les hôpitaux sont-ils encore capables de prendre en charge les enfants grands prématurés? P#tain, qu'est-ce qui va se passer maintenant? C'est fini pour elle? Ofeo dis moi ce qu'il va se passer. Maarten... Maarten, je t'en supplie ne m'abandonne pas, j'ai peur. Est-ce qu'il m'a déjà entendu dire que j'ai peur? Certes, j'ai déjà eu peur oui, mais le dire n'est pas vraiment dans mes habitudes, même à lui qui a partagé ma vie pendant de très nombreuses années. Par compte Orfeo ici présent connaît mes faiblesses et l'a déjà entendu ces derniers mois, surtout au moment où cette grossesse a été découverte et où mille questions sont passées dans mon cerveau. Ce bébé n'était pas voulu, il n'était pas désiré, mais maintenant qu'il était là il n'y avait pas d'autre choix que de l'assumer. Pendant de longs mois, j'avais pesté, m'étais plainte de sa présence, pourtant maintenant s'il n'y avait qu'une la solution d'une vie pour une autre, je n'hésiterais pas une seule seconde à donner ma vie pour sauver la sienne.

Les garçons... vous restez avec moi n'est-ce pas? C'était sûrement très égoïste de demander au pompier de rester, la nuit n'était pas terminée et il avait sûrement du boulot autre part qui l'attendait. Maarten, lui m'avait semblé fatigué. Oui, pour les deux cette demande était très égoïste, mais ils sont ma raison de vivre et d'avoir un minimum d'espoir concernant la suite des événements de cette nuit. Tout ce sang qui coulait était en train de me faire voir du brouillard, petit à petit les ténèbres semblaient vouloir venir à ma rencontre.

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Dernière édition par C. Myla Desmarais le Dim 1 Fév - 3:17, édité 1 fois
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↳ Citation : Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Mar 23 Déc - 10:58




Run, run for your life


Maarten n’avait plus l’habitude d’angoisser à ce point. N’avait pas, l’habitude, fallait-il plutôt dire. La dernière fois qu’il avait aussi paniqué ? La situation était extrêmement différente et incroyablement similaire en même temps puisqu’il contemplait le cadavre de sa fiancée et tenait encore le flingue qui avait fait ça. Une fraction de seconde, deux coups de feu, deux arrêts de cœur et de flaques de sang. Et celui qui coulait et imbibait de plus en plus ses habits et ceux de Myla n’était pas sans lui rappeler celui qu’il avait fait couler il y avait près de vingt ans maintenant. P#tain. Il n’aurait pas du penser à ça. Parce que si Myla commençait à clamser dans ses bras, ou la gosse qui refusait de bouger et de faire chier son monde, il allait vouloir partir, partir loin d’ici, et comme il n’y avait plus aucun refuge hors de la Nouvelle Orléans, il allait être coincé. Lâche ? Si peu. Trop. Une sonnerie, quelques phrases, des indications, Maarten raccrocha, ne voulant pas s’attarder davantage au téléphone et commençant à raconter de la m#rde à son ex-fiancée pour la maintenir consciente. Raconte des c#nneries, il savait faire. Et c’était tout ce qu’il pouvait faire, parce que la position latérale de sécurité, il ne savait foutrement pas ce que ça voulait dire et il n’était pas question qu’il la lâche, surtout pas maintenant. Dans son angoisse, il refusait de penser à toutes les stupidités et âneries qu’il était en train de suffoquer. Bourrin, crétin, angoissé, paniqué, effrayé, bien des adjectifs pouvaient lui être affublés à cet instant. Et en cessant un instant de parler, Maarten se demanda si en plus de tout cela, il était un petit peu rassurant dans un sens. De toute manière, que pouvait-il faire de plus ? Tu n'as sérieusement qu'un lit une place? ... Je veux bien te croire que c'est l'apocalypse, mais de nos jours qui a encore un lit une place? Un sourire parvint à naître sur ses lèvres. Ouais, il avait un lit une place. Et un canapé lit qui était suffisamment large pour remplacer un lit deux places lorsqu’il y avait besoin,  mais valait mieux le taire pour le moment. « Et ouais, on se refait pas, que veux tu, j’aime être orig… » commença t il à dire avant d’être coupé par une p#tain de sonnerie qu’il assimila par habitude à celle des flics. Par réflexe, Maarten voulut se lever pour se barrer en courant, avant de se souvenir que, de un, ce n’étaient pas les Peacekeeper et, de deux, c’était lui qui les avait appelés. Et il ne pouvait pas laisser Myla seule, pas maintenant, pas quand cette angoisse sourde qui lui vrillait les tympans et retournait les tripes ne cessait de grandir. Alors qu’il hésitait encore sur l’attitude à tenir, une voix claqua dans un Ecartez-vous s’il vous plaît monsieur. auquel Maarten répondit par automatisme dans un néerlandais argotique : « Plutôt crever, c#nnard » qui trancha avec le calme du pompier. B#rdel. P#tain de b#rdel, la raison du biologiste le poussait à le laisser faire son boulot mais le chien lui hurlait de ne pas le laisser la toucher. En bref, pour changer, Maarten ne savait pas quoi faire. D’autorité, les pompiers tranchèrent pour lui, le firent se lever pour prendre en charge la Canadienne dont il refusait de s’éloigner plus de quelques centimètres. « Myla, m’entends-tu ? Si tu ne peux pas parler, presse ma main. On va s’occuper de toi, tiens bon. Où as-tu mal ? Montre-moi » Le poing serré, Maarten cracha un « Tu lui lâches la main, bordel, sinon c’est la mienne que tu vas prendre dans la gueule et… » avorté par les bras posés sur son épaule pour le reculer et, il le sentait venir, le calmer. En un instant, on le fit s’éloigner, il envoya son coude dans une mâchoire et on le fit s’éloigner davantage. « Laissez moi près d’elle, c#nnards »

Trop occupé à engueuler des pompiers qui n’avaient sûrement rien demandé, Maarten ne s’aperçut qu’un peu tard de deux choses : que Myla avait été déplacée dans le camion et que le premier pompier l’avait appelée par son prénom alors qu’il n’était pas censé la connaître. Premier pompier qui venait de revenir vers lui. « Venez. » Un regard noir et un grognement à peine contenu, Maarten sauta dans le camion, se glissant sans aucune précaution et discrétion entre les différents matériels présents pour se faufiler vers la tête de Myla. Oubliant qu’il était en présence de tierces personnes, il replaça quelques mèches de sa sorcière pour l’embrasser et lui murmurer dans un néerlandais prémâché et angoissé qu’il devait être le seul à pouvoir comprendre un « Je suis là ma puce, je te lâche pas d’un pouce, Myla, compris ? » pressant. Des cahots, des virages, des murmures ininterrompus et légèrement répétitifs, Maarten n’avait jamais brillé par son imagination et originalité, et le camion ralentit enfin.

Et à nouveau, l’intrus s’immisça entre Maarten et Myla, s’attira encore un regard noir, encore un grognement bestial, encore quelques injustes que le Néerlandais eut l’intelligence, cette fois, de garder dans sa barbe. Myla, comment te sens-tu ? Myla reste consciente s’il te plaît, Maarten est à côté, nous t’emmenons à l’hôpital. Fais-nous un signe, n’importe quoi Dégage, merdeux ! C’est à moi qu’elle va faire un signe et puis c’est tout ! On pouvait dire bien des choses de Maarten et Myla, mais s’il y avait bien une constante, un point commun qui ressortait plus que d’autres, c’était leur jalousie commune qui, liée à leur impulsivité, ne pouvait être qu’explosive. Ce p#tain de camion fait encore plus monter les contractions ! Un rictus s’étira sur les lèvres de Maarten qui se lia à la Canadienne dans une attaque du pompier. « Ca vous suffit comme signe ? Alors faites votre job et arrêtez d’aggraver tout com… » Sa voix disparut. Toute couleur déserta le visage de Maarten qui se sentit instantanément défaillir. Vraiment. « Oh p#tain, c’est quoi ce b#rdel ? » Sa main glissa à la gorge du pompier pour le plaquer contre le mur le plus proche, trop brièvement pour que ça prête à conséquence, trop brutalement pour que le pompier puisse, vraisemblablement, respirer normalement dans les secondes à venir. « Qu’est ce qu’il lui arrive, b#rdel ?! » Sa voix partit dangereusement du côté des hurlements paniqués. Il ne se sentait pas bien, pas du tout. Un mélange d’appréhension, de panique, de fatigue et de…   M#rde. Désolée... j'ai sali ton camion. M#rde, j'ai perdu les eaux. Non... C'est pas possible, il reste encore trois mois. « Quoi ? » Une voix essoufflée. C’était tout ce qu’il pouvait dire. « Quoi ? » P#tain, qu'est-ce qui va se passer maintenant? C'est fini pour elle? Ofeo dis moi ce qu'il va se passer. Maarten... Maarten, je t'en supplie ne m'abandonne pas, j'ai peur. Le Néerlandais ne voulait pas comprendre les sous-entendus qu’il n’avait pas voulu, déjà, percevoir à la base. « Quoi ? » répéta-t-il une troisième fois. C’était un peu trop pour lui, ce qu’il se passait. L’agression de Myla. Les pompiers. Le camion. Ca. Et une prématurée ? Les garçons... vous restez avec moi n'est-ce pas? Oui, bien sûr que oui. C’était ce qu’il voulait lui répondre, là. Oui, il voulait rester avec elle elle mais en même temps… non. Il voulait partir à toutes jambes, il voulait se transformer et se réfugier dans un coin. Il voulait remonter le temps, tuer le bâtard qui avait l’honneur d’être le père de la gosse. Il voulait… «  Quoi ? » Toujours cette voix essoufflée, cassée, limite hurlante. Ses yeux bruns se posèrent sur le visage de Myla pour glisser le long de ses courbes et terminer à ses pieds. Revenir sur le ventre rebondi. « Ca veut dire que… elle… maintenant… ici ? » Sa respiration s’accéléra brutalement, ses genoux se mirent à flageoler. « Je… je reste là… si je peux mais… je… » Une main se perdit dans ses cheveux à la recherche d’un soutien, tandis que l’autre se posa sur le bord du brancard, pour l’occuper ses doigts nerveux. Une seconde. Et un trou noir. Lâche jusqu’au bout, se surprit il à penser en tournant de l’œil, bien courageusement. Il s'effondra, inconscient, en travers de Myla.


© charney


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He says save me, save me; She says maybe, maybe…
She starts to turn away when he says…
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He looks her in the eyes and he says… - © by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Jeu 1 Jan - 23:13

Ses traits semblaient inexpressifs. En grand professionnel, Orfeo ne laissait rien transparaître, pas la moindre émotion qui pourrait le trahir. Bouillonnant d’inquiétude, il lui semblait à l’instant paniquer. Voir Myla agoniser le rendait faible et vulnérable. En arrivant sur les lieux de l’incident pour sauver cette étrangère plus si étrangère que cela, il portait la responsabilité de sa survie. La tâche aurait été plus simple s’il n’y avait pas eu d’attaches ou de sentiments, juste une femme comme une autre, enceinte et dont la vie du bébé semblait ne tenir que sur un fil. Il aurait su, Orfeo ne se serait pas déplacé, se sentant misérable et perdant toute pointe de confiance à mesure qu’il pensait à elle. Impossible de revenir en arrière cependant, il devait accepter que c’était Myla là sur la civière, que c’était elle qu’il devait sauver et pas une inconnue lambda. Il en connaissait de trop, bien trop comme un semblant d’idée concernant le responsable du drame. Etre implique émotionnellement ne jouait certainement pas en faveur de son professionnalisme habituel. Il ne pouvait pourtant pas rester de marbre et ne rien en faire. Pourtant, son boulot n’en serait que plus performant, les émotions pouvant le pousser à réagir bien trop fortement, bien trop brutalement. Il ne pouvait pas faire n’importe quoi, pas en cette heure critique où la moindre erreur pourrait lui être fatale.

Ses mots, il les entendit. Ils furent enregistrés et imprimés dans son esprit pour ne jamais oublier. Ce connard allait le payer cher, Orfeo se le jurait pour le jour où son chemin croiserait le sien. N’étant pas pour autant violent, si Myla lui en donnait l’autorisation, il règlerait son compte à ce connard, il ne méritait pas d’autre terme pour qu’on le nomme. Ce n’était qu’une pourriture. Sans perdre la face, il ne perdit pas de temps pour ensuite emmener Myla dans le camion qui la mènerait à l’hôpital. Se demandant si ses yeux clos signifiaient une perte de connaissance ou juste un besoin de repos, Orfeo voulait garder la jeune femme éveillée en tout cas jusqu’à leur arrivée à l’hôpital, ne souhaitant pas devoir la ranimer en urgence dans l’ambulance. Démarrant en trombe, le véhicule fila à travers les rues en direction de l’hôpital. Il ne faisait même pas attention aux regards noirs de cet homme qu’il connaissait par l’intermédiaire de la jeune femme. Si elle ne lui avait jamais parlé de lui, il était normal que le sourire ne soit pas au rendez-vous. Alors comme ça Orfeo n’était qu’un ami secret à ses yeux ? Il aurait pu en être vexé mais s’en moqua. Après tout, cela dépendrait qu’une seule chose, que la confiance n’était pas suffisamment forte pour les confidences avec Maarten. Cela ne dépendait que d’elle, ce qu’il pouvait penser de lui n’avait pas la moindre importance. A cet instant, il avait surtout besoin de lui pour sauver la femme qu’il aimait et si nécessaire, Orfeo ferait en sorte que l’homme se tienne tranquille. Le baiser qu’il échangea avec la jeune femme eut le don de l’exaspérer, il pouvait l’aimer, c’était légitime de sa part, mais ce n’était certainement pas le moment pour une embrassade enflammée !

Le jeune pompier se rassura à entendre la voix féminine râler. Tout plutôt qu’un silence pesant et lourd. Il ne savait pas si ce qu’il faisait avait un quelconque effet, si cela fonctionnait ou non, s’il allait du moins pouvoir alléger son mal… il n’avait aucune idée. Son don de guérisseur, il évitait de l’utiliser, surtout quand il pouvait se trahir à être un sorcier… mais pour Myla, il aurait fait n’importe quoi, qu’importe les conséquences, qu’importe ce que son compagnon verrait, il s’en fichait pour ainsi dire. Quand il comprit également ce que les secousses du camion semblait avoir causées, il comprit rapidement, acquiesçant.

«Le bébé est sur le point d’arriver, tu respires profondément d’accord ? Et tu te prépares à pousser. Il va arriver prématuré, mais je ferais tout pour qu’il soit en pleine santé, je te le promets.»

Elle ne pouvait pas l’empêcher de paniquer et de stresser à l’heure, quelle femme ne le ferait pas d’ailleurs ? Son travail consistait également à la rassurer. Cet enfant ne serait pas le premier à naître bien trop tôt, mais il vivrait, ça, Orfeo avait envie de le lui promettre pour lui donner la force  dont elle avait actuellement besoin. Abandonner c’était vouer le fœtus à un mort certaine… et ce n’était pas envisageable, loin de là.

« Oui… »

Il serait là, quoi qu’il arrive, parce qu’il tiendrait bon face à la scène qu’il avait sous les yeux. On ne pouvait pas en dire autant pour l’homme à côté qui les abandonna tous deux à leur triste sort. Maarten déferla à ses côtés sans crier gare, devant le sang et l’eau, comprenant ce qu’il se passait. L’homme sur les nerfs semblait ressembler maintenant à une crêpe étalée sur une poêle. Vérifiant rapidement qu’il respirait, peu enclin à se retrouver avec un cardiaque en plus d’une femme sur le point d’accoucher dans ses bras.

« Myla, j’aurais cru que ton Maarten serait plus résistant que cela.  »

Il avait cru, et pourtant c’était loin d’être le cas. Se désinfectant les mains avec minutie, il s’empara de linges propres et invita Myla à s’installer en position mi- allongée, de sorte qu’elle soit bien plus à l’aise et qu’il puisse aussi déduire si l’accouchement allait se produire à l’ instant ou non. Les naissances prématurées demeuraient plus délicates que celles à terme.

« Ton col n’est pas dilaté… le bébé ne va pas arriver dans le camion, d’accord ? Une fois à l’hôpital, on t’emmènera en salle d’opération pour te faire accoucher par césarienne. Si ton enfant reste dans ton ventre trop longtemps, il risque les infections mais d’ici qu’on te prenne en charge, il n’y a pas de grand risque.  »

Quelque part, la perspective que son amie accouche dans un endroit stérilisé le rassura.
Cinq minutes s’écoulèrent et le véhicule entra dans l’enceinte de l’hôpital en trombe.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Dim 1 Fév - 3:15

Run, Run for your life
Maarten & Orfeo & Myla


 


Maarten était toujours égal à lui-même, râleur, violent, maladroit. Ça en serait presque rassurant de le voir ainsi, sauf qu'agresser à moitié les pompiers et en particulier Orfeo n'était vraiment pas une bonne idée. Il ressemblait vraiment à un petit chien ayant perdu son sang-froid en ce moment. D'un certain côté, c'était compréhensible d'après ce qu'il avait dit plus tôt, il ressentait quelque chose quand je vais mal, quand une pincée de mort s'immisce en moi, donc oui sa panique est totalement justifiée.
J'aimerais que les deux restent avec moi, qu'ils soient là tous les deux jusqu'à la fin pour me rassurer, mais est-ce seulement possible? Si l'on venait à me demander une fois à l’hôpital qui est le père qui je choisirais? Maarten qui est l'homme de ma vie malgré les coups de sang et les coups bas que l'on a pu avoir par le passé, ou Orfeo mon meilleur ami qui a toujours été là pour prendre ma défense, prendre soin de moi et me protéger? Ce n'est pas possible de choisir, vraiment, pourvu que ce choix ne vienne pas s'imposer. Tandis que Orfeo répond un : Oui… à ma dernière question, Maarten semble de plus en plus déstabilisé et répond un : Quoi ? de plus en plus inquiétant. À y penser ne serait-ce pas la quatrième fois qu'il le prononce? Mon regard se fait plus inquiet, plus centré sur lui, me faisant oublier mon sort pendant quelques longues secondes. Son regard et le mien se croisèrent pendant un bref moment alors qu'il semble faire l'inventaire de tous mon corps.  Ca veut dire que… elle… maintenant… ici ? Merde. L'accélération de sa respiration ne dit rien qui vaille. Je m'attends au pire d'un moment à l'autre. "Non, ne tourne pas de l’œil, pas ici, pas maintenant" ai-je envie de lui hurler, mais il continue Je… je reste là… si je peux mais… je… Non, non, non... pas ça! Quelques secondes à peine passèrent pendant lequel il eut juste de temps de faire quelques gestes avec ses mains et pouf, Maarten par terre, dans les pommes. La douleur me laissant tranquille depuis quelque temps maintenant je ne peux m’empêcher de regarder l'homme avec une expression presque choquée. Orfeo me ramène presque à la réalité avec ses paroles Myla, j’aurais cru que ton Maarten serait plus résistant que cela A vrai dire, moi aussi. Et c'est d'ailleurs ce que je réponds au pompier dans un presque murmure. Ouais... pareil Puis, le retour de la douleur pendant que Orféo dégageait Maarten de façon qu'il ne nous gêne pas.

La douleur semblait aller en augmentant, mais restait tout de même assez courte sur la durée et espacée dans le temps. Quand celle-ci fut terminée mon regard plongea sur le seul de mes hommes restant pour me soutenir, mon meilleur ami qui était dans son rôle de pompier en ce moment. Rapidement je compris ce qu'il attendait de moi, mais j'ignore pourquoi sur ce coup-là c'était... gênant. Pourtant, il n'y avait pas de pudeur entre nous, entre les fois où j'arrivais chez lui pour prendre une douche devant ses yeux lui intimant l'ordre de dormir avec moi par la même occasion, les fois où il m'avait retrouvée ivre, ou encore cette fameuse fois où il m'avait sauvé de la noyade... bref la pudeur n'est vraiment pas quelque chose de commun chez nous. Mais là... c'est différent. Je sais ce qu'il va faire, ce qui va arriver et mon corps s'en contracte déjà d'avance. Après une longue inspiration, j'obéis, écartant les jambes, les yeux fixés vers le plafond et surtout priant pour éviter que Maarten ne se réveille à ce moment-là. C'est juste un mauvais moment à passer. Ses doigts me font limite mal, mon corps est tellement crispé en même temps, mais tout est rapide et en peu de temps je peux resserrer les jambes. Ton col n’est pas dilaté… le bébé ne va pas arriver dans le camion, d’accord ? Une fois à l’hôpital, on t’emmènera en salle d’opération pour te faire accoucher par césarienne. Si ton enfant reste dans ton ventre trop longtemps, il risque les infections, mais d'ici que l'on te prenne en charge, il n’y a pas de grand risque. C'était à la fois rassurant et très flippant. Une césarienne? Une infection? La panique remonte petit à petit. Ma main attrape celle de mon meilleur ami ne voulant absolument pas la lâcher, les larmes coulent en abondance sur mes joues. M'abandonne pas... je t'en supplie ne m'abandonne pas. Je suis attachée à lui, ancrée le plus fort possible.

La route est à la fois rapide et longue, marquée par de nouveaux piques de douleurs, des regards inquiets vers Maarten mais également vers Orfeo qui porte la lourde responsabilité d'être à la fois garant de moi et de ma fille à naître. D'ailleurs dans mon cerveau elle est morte et les larmes ne font que coulée le long de mes joues, l’espoir a quitté mon cerveau et la peine a pris le dessus. Je l'aimais cette gamine, oh oui je l'aimais finalement.  Nous y sommes, l’hôpital est enfin en vue et le camion entre en trombe avant de s'arrêter devant les urgences. C'est une prise de conscience, c'est vraiment maintenant, mon bébé va vraiment venir au monde sûrement morte, elle va quitter mon corps pour toujours. Les larmes décuplent alors que le camion s'ouvre sur ce monde barbare, sur des personnes qui me sont inconnues et qui me paniquent. Orfeo a lâché ma main pour faire son compte rendu aux infirmières, déjà on essaye de m’emmener à l'intérieur et la dernière image que j'ai en tête est cette personne qui essaye de ramener Maarten. La douleur reprend de plus belle et me force à me contorsionner dans tous les sens comme possédée par un démon. Non pitié ne me laissez pas seule. Orfeo... Maarten... J'hurle, je pleure. Je n'ai plus conscience de ce qui se passe autour de moi, ils pourraient être tous les deux là que je ne le verrais même pas. Le monde autours est agressif, blanc, médicalisé. On me dépouille de mes vêtements, on me met totalement à nu dans une pièce froide et stérilise, il y a des médecins partout, tout le monde s'agite puis il y a cette nouvelle personne qui vient encore une fois regarder l'état de mon col sans en demander à permission, sans aucune tendresse. Voilà c'est bon, je suis un bout de viande à l’abattoir, un numéro de dossier. Les seules paroles qui me viennent aux oreilles sont cette question : Qui est le père? Orfeo ! Orfeo est le père, mais Maarten est mon... mon mari. Deux mensonges en un. Ils me pardonneront, du moins j’espère et d'un autre côté je m'en fous. Les minutes passent à mille à l'heure, puis le bruit d'un cœur. Quelqu'un vient de poser une sonde à échographie sur mon ventre et un cœur bat, est-ce le mien? est-ce le sien? L’infirmière répond encore une fois à ma question muette. Le cœur du bébé bat, mais il y a une grosse hémorragie interne, le bébé est en train de mourir, vite une anesthésie générale.

Quelqu'un vient de poser un masque sur mon visage, j'ai envie de hurler , de me débattre, je veux mes deux hommes. Mais mes paupières sont lourdes, la fatigue prend le dessus et le néant vient me happer. Il n'y a rien, plus de douleur, pas de rêve, juste du bien-être. Dans le néant, il n'y a rien qui puisse nous ennuyer. Il dure, longtemps mais semble en même temps être très court. Quelque chose me rappelle à la réalité, des "bips-bips" des sons trop violents, des douleurs, non j'ai envie de rester là. Je recommence à rêver, à faire des cauchemars plutôt. La réalité revient de plus en plus. Et, finalement, s'ouvrent mes yeux. Tout est blanc, encore un peu flou, le bruit de diverses machines vient troubler la tranquillité de l’hôpital. Dehors, il fait jour, alors que dans mes derniers souvenirs, c'était la nuit. Combien de temps s'est-il écoulé? Diverses machines sont branchées à moi et il y a une perfusion dans chacune de mes mains qui me brûlent. Je tire dessus arrachant l'aiguille plantée dans ma chaire et divers autres câbles reliés aux machines qui se mettent à biper de plus en plus fort en signe d'alerte. P#tain, mais qu'est-ce qui se passe? Ma main libérée se pose automatiquement sur mon ventre, il n'y a plus rien, il n'y a plus qu'un gros pansement et celui-ci est douloureux. C'est de retour de boomerang, les souvenirs reviennent. Maarty? Féo? Oh panique quand tu nous tiens entre tes griffes.

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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Dim 1 Fév - 21:24




Run, run for your life


Ce fut comme un sursaut qui le tira d’un sommeil. Ce fut comme un instant de panique, une sortie de cauchemar, un réveil plus que brutal qui le laissa haletant. Pendant quelques secondes, assis sur les chaises qui avaient accueilli son inconscience, Maarten se demanda ce qu’il foutait là et où il était. Puis tout lui revint en bloc, lui coupant une fois de plus la respiration, comme s’il n’en avait déjà pas assez subi jusque là. Boulot. Soir. Pressentiment. Malaise. Douleur. Agression. Cate. Prématurée. Myla. « MYLA ! » Son hurlement de panique résonna dans l’hôpital comme un cri de détresse. Incapable de rester en place, le Néerlandais avisa les infirmiers qui bougeaient autour de lui, ceux qui convergeaient dans sa direction, le couloir blanc aseptisé et son sac. Titubant, il se souvient s’être réveillé une première fois quelques minutes, heures ?, plus tôt, juste à leur arrivée à l’hôpital. Avant d’être reparti dans les vapes devant le sang et le teint plus que cadavérique de Myla. Un haut-le-cœur, le Néerlandais s’appuya au mur le plus proche, le visage exsangue et le cœur au bord des lèvres, à la recherche d’un point de repère quelconque pour le sortir de tout ce b#rdel. Myla, il devait trouver Myla, c’était le plus important. Savoir comment elle allait, savoir où elle était, savoir si tout le sang était parti ou resté dans son corps. Savoir, enfin, le plus important, si elle était toujours en vie. Tu le saurais, stupide idiot, si elle était morte… Prenant sur lui pour respirer, refusant l’aide d’une infirmière que son regard noir fit reculer, Maarten s’adossa au mur, à la recherche d’un peu de calme dans sa panique. Il s’était réveillé, donc, une première fois. On l’avait guidé vers des chaises, on s’était occupé de lui, un peu, mais il était clair que toute l’attention était portée sur Myla. C’était normal. C’était flippant. C’était… Et donc un deuxième évanouissement. Et il était là, dans les couloirs de l’un des pires endroits au monde selon lui. Maarten haïssait les hôpitaux. Vraiment. Presque autant que les centres de police, presque autant que les avions et les bateaux, il haïssait les hôpitaux.

Quelques minutes plus tard, Maarten était toujours au même endroit, mais il parvenait désormais à voir clair. C’était déjà ça de pris. Se jetant sur ses affaires délicatement posées à côté de lui, il ignora une nouvelle fois les personnes qui tentaient de savoir comment il allait – b#rdel, ils n’avaient pas des gens à sauver ces c#uillons ? – pour chercher dans son répertoire son second repère en Nouvelle Orléans. La numérotation lui parut infernale dès qu’elle commença à retentir à son oreille. « Allez… b#rdel, Bastien… réponds… s’il te plait… » Le répondeur qui prit le relai fit passer les sonneries précédentes pour de joyeuses musiques et Maarten retint de justesse un mouvement d’humeur qui aurait provoqué une rencontre plus que brutale entre le téléphone et le mur le plus proche et plus encore in extremis le réflexe qui voulut lui faire mettre à terre le médecin qui venait de l’approcher. « QUOI ! » aboya-t-il aussitôt. Ne pouvait-on pas le laisser tranquille une seconde ? Hein ? C’était trop demandé ? Mais contrairement à ce qu’il pensait, sa colère se volatilisa à l’instant où le médecin, sans se démonter, lui répondit qu’il pouvait potentiellement aller voir Myla. Myla Desmarais. Un frisson parcourut Maarten qui revit en un instant l’horreur de l’ambulance et envisagea dans le même temps de fuir à nouveau dans une inconscience salvatrice. Lâche. Oh que oui. Et même s’il n’en était pas fier, il y avait quelque chose de rassurant à éviter les troubles en dormant. Tremblant, il s’entendit malheureusement bégayer que oui, il voulait bien. On lui précisa aussitôt qu’il ne devait pas se faire remarquer ou gêner le travail des chirurgiens. Un peu plus tremblant, le biologiste considéra à nouveau sa solution de repli préférée du moment avant de prendre sur lui. Courage…

C’était répugnant. Promené de familles d’accueil en orphelinat, paumé depuis ses huit ans, Maarten n’avait jamais côtoyé de gamins. Bon, certes, répugnant n’était pas le terme. Terrifiant convenait plus. On lui avait mis la gamine dans les bras une fraction de secondes, comme s’il en était le père, avant de la lui ôter pour l’emmener dans des soins intensifs dont, s’il en avait compris la finalité, il n’avait pas saisi la pleine mesure. Presque totalement imperméable à cette petite chose gigotant, Maarten était concentré sur Myla. Endormie. Myla. Silencieuse. Myla. Saine et sauve. Myla. Qui l’avait trahi tout en renouvelant ses promesses. A la base, il n’avait pas voulu entendre, mais ses oreilles trop sensibles de métamorphe n’avaient pu que capter les mots de la Canadienne.  Orfeo ! Orfeo est le père, mais Maarten est mon... mon mari. Orfeo. B#rdel. Le pompier. Il s’était repassé cette phrase toute la nuit dans ses pensées. Ce b#tard qui était reparti en service, qui avait fui le terrain avant que le néerlandais lui fasse comprendre que Myla était une propriété plus que privée. Orfeo est le père. C’était pour ça qu’il la connaissait. Il avait couché avec elle. Et il allait crever. Parce qu’il l’avait tabassée, aussi, si toutes les corrélations avaient été bien faites dans l’esprit embrumé du biologiste. Maarten prit son inspiration en caressant nonchalamment les cheveux de Myla, glissant ses doigts dans les boucles brunes, les entortillant pour mieux les libérer dans l’espoir de faire changer quelque chose à cette respiration trop tranquille à son goût. Il avait besoin de réponses, b#rdel. De vraies réponses. Pas de sous-entendus qu’il ne voulait pas comprendre. Juste des réponses, avant d’aller casser la g#eule à ce c#nnard de pompier. Une nouvelle inspiration, Maarten envisagea de sortir aller le retrouver de suite. Si Myla ne se réveillait pas pour le moment… après tout… si elle tenait encore à cet Orfeo, surtout… il pourrait plutôt facilement faire passer ça pour un accident. Tant qu’elle était inconsciente. Jetant un regard sur le jour qui filtrait au travers des rideaux, le Biologiste s’éloigna brutalement du lit d’hôpital pour enlever son pull, le jeter sur un fauteuil où reposait déjà son sac et sa veste roulée un peu plus tôt en boule pour en faire un oreiller, avant de poser la main sur la poignée. Oui, voilà, c’était le bon moment maintenant, d’aller casser une ou deux mâchoires. Après tout, aux dernières nouvelles la mioche vivait, Myla vivait et n’était pas encore réveillée. Un pas dans le couloir, il avisa la silhouette d’Orfeo qui se dirigeait vers la chambre.

Il ne lui fallut que deux pas pour atteindre le pompier et lui balançait sans prévenir son poing dans la figure. « B#tard ! » Enchaînant avec un deuxième crochet, du gauche cette fois, Maarten cracha en néerlandais un « Petit fils de p#te » avant de poursuivre dans la langue de son pays d’adoption. « Tu oses te pointer ici alors que tu sais qui je suis et qui elle est pour moi ? D’où tu la connais, d’abord ? Récupère ta mioche si tu veux… » Gamine qu’il avait tenue lui-même dans les bras une fraction de seconde, qu’il avait involontairement commencé à apprivoiser. « Non, ne la récupère pas, casse toi, casse toi de là tout de suite ! Je t’interdis de t’approcher de Christyntje et de Myla, t'as compris ?! » Le sens de la mesure, le calme, la diplomatie… ce n’étaient que des mots étrangers lorsqu’on parlait de Maarten Joen. Et plus encore lorsqu’il était fatigué. Mais étrangement, jusque là, il n’était jamais allé aussi loin dans la puérilité. Certes, avec Myla, depuis qu’elle l’avait transformé en Skinchanger ils s’étaient évertués à se tromper, à se blesser l’un l’autre, mais donner à la gamine le nom de son ex-fiancée… Maarten avait conscience de franchir un cap. Le pire étant qu’il ne s’en voulait pas. Myla lui avait volé tout les enfants qu’ils auraient pu avoir eux deux, il culpabilisait depuis vingt ans pour la mort de sa première fiancée… Ca avait été le premier prénom à franchir ses lèvres lorsqu’on lui avait demandé son avis. Et Maarten venait certainement de signer son arrêt de mort.


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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Lun 23 Fév - 10:40

Dans tout ce qu’il entreprenait d’un point de vue professionnel, Orfeo rassurait ceux qui en avaient le plus besoin. Les mots, les paroles, les actes, tout semblait si simple et si clair pour lui, comme une part innée de sa personnalité. Rien lancé en l’air, au gré du vent pour plaire et satisfaire, l’hypocrisie ne faisait nullement parti de ses traits ; un regard profond vis-à-vis de la personne en détresse, une phrase plutôt banale en apparence, apportant tout de même un sens à son destinataire. « Je serai là pour vous » « Ne vous inquiétez pas, je reste à vos côtés »… les mots appuyaient les gestes et les actions qui en découleraient. Aucune éternelle promesse brisée par une incapacité de réagir suite aux propos ; Orfeo mesurait les possibilités, les appliquant de son mieux. Myla ne représentait pas qu’une personne parmi tant d’autres à qui il avait porté assistance : à travers ses prunelles, il lisait toute la douleur vécue, connaissant les causes, mesurant les conséquences. Impliqué dans les dernières catastrophes de sa vie tumultueuse, une certaine implication se mesurait également de sa part, justification évidente de la part du corps de métier de ne pas soigner sa propre famille. Le flux d’émotions et de sentiments aveuglait le professionnalisme attendu ainsi que l’efficacité de ses soins. Ironie quand tu nous tiens, pourquoi chercher à sauver des vies si l’on vous refusait de protéger vos proches ? Quoi qu’on en pense ou dise, Orfeo n’approuvait pas cette idée, parfaitement à même de mettre les violentes émotions de son esprit de côté pour effectuer son travail habituel.
Maarten dans l’incapacité de réagir, le pompier avait pris les choses en main, habitué à ce genre de situation urgente. Myla n’était pas son premier accouchement ; pour celui-là d’ailleurs, la peur et l’anxiété de mal agir avait pris le dessus à l’en paralyser complètement. Il remerciait son collègue de l’avoir aidé ce jour, auquel cas la situation aurait pu s’aggraver considérablement. Pour cette fois, il semblait sûr de lui, marqué par des fragments de son passé lui dictant la conduite à adopter. Dans un élan de tendresse, il prit la jeune femme dans ses bras, dans l’espoir de la rassurer.

« Tout va bien se passer d’accord ? Ne t’épuise pas inutilement, tu vas avoir besoin de toutes tes forces pour la suite. »

Un bond les sortit de la transe, dans lesquels tous deux se trouvaient durant les minutes suivantes. Stoppant sa course incessante entre les embouteillages et autres bruits de la ville, le camion s’arrêta, l’hôpital se dressant devant eux. Dégageant le passage, Orfeo expliqua rapidement le détail de l’affaire aux médecins qui prirent la suite des opérations, expliquant aux pompiers ce qu’il s’ensuivait. C’est avec réticence qu’il lâcha la main de la jeune femme, lui assurant être entre de bonnes mains et qu’il veillerait à son chevet jusqu’à son réveil. Appelé pourtant à reprendre du service, le pompier se résigna à repartir en service, certain de repasser une fois ce dernier terminé pour prendre des nouvelles.
Sur ses traits de l’angoisse, mais également une question qu’il ne cessait de se poser : pourquoi avoir dit qu’il était le père, information tout à fait fausse aux dernières nouvelles, alors pourquoi avoir assuré ces propos sans lui en avoir fait mention. Ah les femmes, lourdes de secrets, et toujours aussi incompréhensibles en situation d’urgence. Aux dernières nouvelles, il n’était rien, hormis le meilleur ami, le confident. Certainement pas l’amant, comment le pourrait-il, ne considérant pas Myla comme telle.

Parvenu à l’hôpital après des heures de pensées entremêlées, il s’informa à l’accueil du numéro de chambre, prit l’ascenseur, traversa le couloir… pour se prendre un poing dans la figure d’un Maarten se jetant sur sans crier gare. Ni une ni deux, Orfeo récidiva, mais nullement de la même manière, ne cherchant pas à devenir aussi imbécile que ce crétin. Le maîtrisant avant d’en prendre une, il le plaqua contre le mur avec fermeté.

« Déjà, mon gars, tu te calmes, et tu te tiens tranquille. C’est un hôpital ici, pas un ring de boxe »

Un regard à l’infirmière apeurée lui assura que la situation semblait maîtrisée, que l’appel aux vigiles était inutile. Bravo à cet idiot pour avoir manqué de peu de les faire virer tous les deux. D’ailleurs, c’est parfaitement ce dont Orfeo semblait capable, d’appeler les vigiles pour le virer de l’établissement ; pas de chance pour lui, le pompier connaissait parfaitement ces acolytes pour avoir maintes fois maîtrisé certains patients trop agressifs. Ce à quoi il enchaîna également, refusant de se laisser insulter sans avoir son mot à dire.

« Imbécile. Ai-je l’air d’un homme qui roue une femme de coups ? Ai-je l’air d’un connard ? » puis, poursuivant, plus calmement, le lâchant définitivement : « Sache qu’elle ne n’aurait jamais mis sa vie entre mes mains, si j’avais été lui. Tu n’as vraiment pas l’air de la connaître. »

Une phrase blessante, propos sortant de sa bouche comme un venin de vipère. Encore un que l’impulsivité rendait idiot, et qui agissait avant de réfléchir. Encore un qui jouait le grand protecteur au grand cœur, cherchant à régler les problèmes d’autrui sans savoir quoi que ce soit. Rien qu’un con selon lui. Lui passant devant, il reprit son chemin jusqu’à la chambre de Myla, l’ignorant complètement. S’il restait ? Oh que oui, ce crétin serait même susceptible de mentir à son propos pour rester dans ses bonnes grâces capable de simplement dire qu’Orfeo l’avait laissée là toute seule en omettant l’épisode du poing en pleine figure. Une réaction d’un crétin n’assumant pas les conséquences de ses actes, et qui allait avoir la responsabilité d’un nouveau-né. Evidemment.
Entrant dans la chambre, Myla lui apparut éveillée, en pleine panique. Sueurs froides, stress, cet imbécile s’absentait le temps d’une correction, négligeant sa femme pour jouer au grand idiot.

« Myla, calme-toi. Je suis là. Nous sommes là, et nous ne te laisserons pas toute seule. »
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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Sam 7 Mar - 2:01

Run, Run for your life
Maarten & Orfeo & Myla


 


Le sang coule le long de mes veines à l'endroit où se trouvait quelques instants plus tôt la perfusion. Le rouge écarlate du sang se répand sur le blanc immaculé du sol de l’hôpital. Le bruit des machines et des diverses alarmes me casse des oreilles et sans vraiment réfléchir j'appuie sur tous les boutons pour les faire taire. Malgré mon appel personne ne m'a répondu. Je suis seule là dans cette chambre d’hôpital, blessée dans ma chair et dans mon esprit, le ventre douloureux d'avoir du subit une césarienne. Se mettre debout seule n'était sûrement pas une bonne idée,  mais après tout qu'est-ce qu'on en a à foutre personne n'est là pour me faire un sermon. Personne ? Si, sûrement que bientôt il y aura une multitude d’infirmières qui vont débouler dans ma chambre en voyant sur leurs écrans que toutes les machines sont éteintes. Mon pied se lève prêt à faire quelques pas en direction de la porte de sortie. Ma fille, je veux ma fille. Je veux savoir ce qui lui est arrivé, si elle est vivante surtout et si les coups que l'on m'a envoyé en pleine vente ne lui ont pas été préjudiciable. Mon pas s'arrête très vite suite à l'élancement de la cicatrice, c'est comme s'il y avait quelqu'un qui m'ouvrait le ventre à mains nues.

Dehors il y a des bruits, des hurlements, mixés à tous les bruits habituels des hôpitaux... ah ce que je déteste les hôpitaux mon dieu sortez-moi de là ! La voix qui hurle, je la reconnaîtrais parmi mille, Maarten. S'il ne hurlait pas tout le temps, il faudrait se poser des questions sur sa santé. Hurler est sa seconde nature, sa façon de s'exprimer, sa façon de montrer ses sentiments. Parfois même pour dire un simple " je t'aime" il le dit avec des cris alors l'entendre là en ce moment n'est pas vraiment étonnant. Ce qui l'est plus de sont ses paroles, choquantes, vraiment très choquantes et qui pourtant pourraient passer comme étant anodines auprès des personnes ignorantes. Christyntje ? Qu'est-ce qu'elle vient faire là celle-ci? J'ai peur de comprendre, j'essaye vraiment de ne pas admettre savoir de quoi le néerlandais et en train de parler. Malheureusement, c'est indéniable, quelques secondes plus tôt il venait de hurler à quelqu'un de récupérer sa mioche, donc, ma fille est vivante, ce quelqu'un est sûrement Orféo puis-ce que je l'ai désigné comme étant le père. Une peur de prend soudain, imaginons juste une seconde que ce n'est pas Orféo qui est en train de se prendre une remontrance par Maarten... imaginons que c'est Sorën, le vrai père de la gamine. Non c'est impossible Myla. C'est impossible tout simplement parce que Maarten ne se serait pas contenté de hurler, mais il lui serait tellement rentré dedans que son corps se trouverait déjà à la morgue en ce moment même.

Le temps de cette réflexion m'en fait oublier la dispute qui se passe dehors. Je suis toujours debout accrochée au lit pour ne pas tomber, bloquée en plein milieu incapable d'avancer mais aussi incapable de me recoucher. Il faudrait appeler quelqu'un, pourquoi les infirmières ne sont-elles toujours pas là? Sur cette pensée la porte s'ouvre et laisse entrer les deux hommes "de ma vie", bien qu'ils le soient à deux stades très différents. La panique remonte soudain me rappelant le pourquoi, je suis ici, le comment également. Merde, ma fille. Myla, calme-toi. Je suis là. Nous sommes là, et nous ne te laisserons pas toute seule. Me calmer? Me calmer vraiment ? Bien que nous ayons toujours eu une très bonne relation, en ce moment j'ai envie de lui hurler dessus et peut-être même de le frapper. Le frapper ? La marque rouge sur sa joue montre que quelqu'un est déjà passé avant moi. Qui ? Il n'y a qu'une seule personne capable de faire ça, cette même personne qui était en train d'hurler le prénom de son ex quelque temps plus tôt. Contre toute attente la douleur me semble n'être qu'un mauvais moment passé tant l'adrénaline me donne du courage et dans un geste trop brusque, j'arrache la deuxième perfusion plantée dans ma main droite. Grimaçant de douleur mes pieds se mettent en marche vers les deux hommes, je sais bien que chacun d'eux est en train de paniquer à l'intérieur et seraient sûrement prêt à s'associer ne serait-ce que pour me remettre au lit, je m'attendrais même presque à ce qu'ils se mettent à hurler aux infirmières de venir. Le sang coule le long du trou de l'aiguille et pourtant, je l'ignore et lève un long doigt accusateur dans la direction de Maarten. Ne me dit pas que... que tu as appelé ma fille Christynje? Arrivée à leur hauteur, je me sens obligée de me tenir à Orféo pour ne pas m’effondrer au sol. La douleur me transperce m'arrachant quelques grimaces et rendant ma voix fluette Je...Je... Mais... comment tu peux faire ça ! Ma main s'est levée dans sa direction pour le gifler, mais elle n'atteint pas sa cible. Au lieu de ça celle-ci retombe platement comme si la force l'avait quittée. Pendant quelques secondes, c'est le noir complet et ma vision revient juste à temps pour voir une horde d’infirmières passer par la porte. Oh oh ça va être ma fête !

Ne me touche pas, c#nasse! On veut m'enlever des bras de mon meilleure ami, c'est hors de question. L’infirmière a beau tirer autant qu'elle le souhaite moi je m'accroche encore plus à lui. Puis à nouveau c'est le noir complet, quelqu'un vient de me planter une aiguille en plein dans les fesses. Mon dernier souvenir est celui de chercher le regard d'Orféo et de me sentir tomber très lentement. C'est comme un sommeil sans rêve, comme un coma, on entend tout ce qui se passe autour de nous, mais on ne peut pas réagir ou ouvrir les yeux. Je suis consciente que cet état n'est que provisoire et surtout que c'est très rapide, peut-être une petite dizaine de minutes maximum. En ouvrant les yeux rien n'a changé toujours le blanc déprimant, toujours des machines. Néanmoins, les infirmières ont eu la bonne idée de ne pas me remettre de perfusions dans les bras, à la place, ils y ont de gros pansements.Me voilà de retour dans ce lit désagréable, mais c'est plutôt un soulagement. La buée autour de moi met un certain temps à s'évaporer, c'est comme une cuite qui s'en va mais en plus rapide. Mes yeux tombent sur les deux hommes, mais les miens ne veulent bien se fixer que dans ceux de mon meilleur ami, Maarten lui je le boude. Suis désolée Féo... Tu peux dire à Maarten que je ne lui pardonnerais jamais d'avoir appelé ma fille avec le prénom de son ex morte... Féo... Ma fille où est-elle? La seule chose qui m’empêche de recommencer ma crise en ce moment, ce sont les calmants qui coulent encore dans mes veines.

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MessageSujet: Re: Run, Run for your life ▼ Maarty & Orfeo   Sam 7 Mar - 10:20




Run, run for your life


Qu’est ce qui était le pire au final ? Que Maarten soit strictement incapable de se contrôler et de calmer sa colère sourde et son inquiétude grandissante ou qu’il refuse même l’idée de le faire ? Certainement tout dans un même sac puisque parmi toutes les réactions que le Néerlandais pouvait avoir, il n’y en avait qu’une seule de raisonnable à ses yeux : la fuite. Qu’il s’interdisait. Il avait trop fui, il devait assumer ses responsabilités et tant pis si pour cela il se retrouvait à hurler dans les couloirs pour mieux faire comprendre à cet imbécile pédant et sans gêne qui se trouvait face à lui que jamais, jamais il ne pourrait s’approcher davantage de la chambre où dormait Myla. Avait dormi. Etait supposée dormir. Une petite voix chuchota au Saarloos qu’avec cette façon si courtoise qu’il avait de s’exprimer en hurlement, Myla ne devait certainement plus être dans les bras de Morphée. Tant mieux, tout ce que tu veux c’est qu’elle soit dans les tiens, non ? Certes. La colère donc. Omniprésente. La violence, aussi, vu le coup de poing qu’infligea le Néerlandais au pompier qui n’avait strictement rien demandé à personne. Ou presque. En une fraction de seconde, marquant clairement l’état oscillant entre l’apathie et la folie furieuse du Saarloos, ledit pompier le maîtrisa pour le plaquer contre le mur avec une force qui prit un instant le métamorphe au dépourvu. Un mouvement d’épaule, Maarten se dégagea mais le mal était fait : il se contentait de regarder d’un œil noir l’importun en se rendant bien compte que plus que déplacé, son comportement risquait fort de lui couper l’accès à la chambre de sa canadienne pendant bien trop de temps à son goût. « Déjà, mon gars, tu te calmes, et tu te tiens tranquille. C’est un hôpital ici, pas un ring de boxe » Ouais, ouais, fais ton beau gamin. Maarten détestait se sentir minable. Maarten détestait se sentir dépassé par les événements. Maarten détestait se sentir fautif. Et c’était sûrement pour ça qu’il était de mauvaise humeur, parce que le temps qu’il passait à être minable, dépassé et fautif excédait de loin, de très loin, les ratios habituels. S’il y avait bien une personne contre laquelle il était actuellement particulièrement en colère, au final, c’était lui-même. Et qu’un inconnu bien trop connu maintenant se permette de lui renvoyer en pleine g#eule à quel point il pouvait être un danger public… « Imbécile. Ai-je l’air d’un homme qui roue une femme de coups ? Ai-je l’air d’un connard ? » Ouais, plutôt. Les yeux du métamorphe articulèrent tout ce qu’il pouvait penser sans qu’il n’ait besoin de décrisper sa mâchoire contractée. Limiter les dégâts, c’était tout ce qu’il pouvait faire présentement. « Sache qu’elle ne n’aurait jamais mis sa vie entre mes mains, si j’avais été lui. Tu n’as vraiment pas l’air de la connaître. » Ses yeux s’écarquillèrent. Une phrase s’étrangla dans la gorge de Maarten qui repoussa sans ménagement, glissant sans ses muscles la force brute du bourrin qu’il savait si bien être, le pompier. « Va te faire voir, c#nnard… » La violence, le dernier refuge de l’incompétence. La dernière fois qu’il avait lu cette phrase dans un de ses romans favoris, Maarten s’était fait la remarque qu’il n’y avait rien de plus vrai. Et qu’il était foutrement incompétent, au final. Le genre de réflexion qui vous met le moral à zéro pendant un certain temps, d’ailleurs, surtout dans le cas d’un imbécile comme Maarten savait si bien l’être.

Se décalant, imposant une distance de sécurité autant pour lui que pour le pompier, Maarten crispa ses muscles et se concentra sur sa respiration digne d’un taureau furieux. Tu n’as vraiment pas l’air de la connaître. La douleur était pire que sa panique, chose qu’il lui semblait impossible un peu plus tôt. Le plus douloureux ? C’était que peut être que Renzacci n’avait pas tort. Au final, que savait il de Myla ? Tout. Il connaissait tout d’elle. Il devait se raccrocher à cette idée, à la dizaine d’années de vie commune qui les liait malgré tout. C’était sûrement parce qu’il la connaissait aussi bien qu’il savait exactement où frapper pour lui faire mal. Et c’était sûrement parce qu’elle le connaissait mieux encore qu’elle était capable de le briser d’une phrase, d’un ton, d’une attitude. Relation destructrice dans les règles de l’art. Et ils étaient juste incapables d’y mettre fin parce qu’ils ne pouvaient pas vivre l’un sans l’autre. Et ce Renzacci qui pensait certainement valoir mieux que Maarten ? Qu’il a se faire foutre, ce b#tard. Même s’il était déjà aux côtés d’une Myla au bord de l’évanouissement lorsque Maarten restait figé de colère. Même s’il était de toute évidence bien plus calme, bien plus posé, bien plus apte à être celui dont elle avait besoin. « Myla, calme-toi. Je suis là. Nous sommes là, et nous ne te laisserons pas toute seule. » Le regard de Maarten se posa sur celle qu’il considérait comme sa femme, ses traits durcis par la colère se décontractèrent d’un seul coup sans qu’il n’ose pour autant faire le moindre pas. Elle s’appuyait sur Renzacci. Et bien qu’elle y reste. Parce que le biologiste se demandait depuis combien de temps elle était totalement réveillée et surtout ce qu’elle avait pu entendre de ce qu’il avait hurlé. Tu as crié, Maarten. Tout le bâtiment doit être au courant des derniers potins et du nom de ta fille. Sa fille. Leur fille ?

Myla arracha la deuxième perfusion, arrachant une grimace de douleur au Néerlandais qui s’imagina un instant à sa place. C’était plus fort que lui : face à elle il ne pouvait que vouloir ressentir ce qu’elle ressentait. Et quelque chose lui disait qu’elle allait hurler. Sous peu. Il pouvait presque compter les secondes. S’il la connaissait pas tant que ça ? Va au diable Renzacci, il la connaissait mieux que quiconque. Ne me dit pas que... que tu as appelé ma fille Christynje ? Je...Je... Mais... comment tu peux faire ça ! Maarten ne sut pas trop ce qu’il convenait de lui répondre. Pourquoi il avait fait ça ? Une excellente question. A laquelle il avait trop de réponses pour lui en offrir une convaincante. Son doigt accusateur se transforma en main menaçante, son mouvement se mua en gifle qui avorta alors qu’il la réceptionnait dans ses bras dans un mouvement trop vif pour être humain et trop protecteur pour que quiconque soit dupe quand à ce qu’il pouvait ressentir pour elle. « Myla ! » Un cri d’angoisse. Il ne lui donnait aucune réponse à ses questions, mais il laissait échapper un cri d’angoisse qui lui faisait presque oublier Orfeo.

La dizaine de minutes qui suivirent offrit à Maarten le temps de réfléchir à ce qui allait pouvoir bien dire à sa sorcière. Qu’il avait nommé leur fille – leur fille, qu’elle se rentre ça dans le crâne !| – du nom de son ex parce qu’il savait que ça allait la mettre hors d’elle ? Peu probable qu’elle accepte une telle réponse, même si elle était plus que franche pour le coup. Qu’il avait dit le premier prénom qui lui était venu à l’esprit ? Certes. Maarten avait beau être stérile, il ne voulait pas se séparer de ses bijoux de famille et tenait encore plus à garder ses chances de recréer quelque chose avec sa sorcière. Les bras croisés, il regardait Myla qui revenait à elle, confortablement calée dans un lit alors qu’il devait supporter l’odeur des hôpitaux qu’il exécrait chaque seconde davantage. Bras croisés contre sa poitrine. Son regard était plus qu’éloquent et suffisait à faire passer le message : tu es fière de toi, là ?. Sans être réceptionné lorsqu’elle l’ignora ostensiblement. Suis désolée Féo... Tu peux dire à Maarten que je ne lui pardonnerais jamais d'avoir appelé ma fille avec le prénom de son ex morte... Féo... Ma fille où est-elle? Maarten leva les yeux au ciel. Elle l’ignorait ? Et alors ? N’avait elle pas fait déjà pire dans leurs disputes ? Ils s’étaient séparés deux mois lorsqu’elle avait entendu parler de Christyntje pour la première fois. Deux mois sans qu’elle ne donne de nouvelles alors qu’il était fou d’inquiétude, deux mois qui s’étaient achevés par une cuite et sa transformation. Alors qu’elle l’ignore si elle voulait, il était suffisamment têtu pour ne pas lâcher prise et devançant cet ahuri de pompier, Maarten grommela un « Tu ne voulais quand même pas que je l’appelle Cate ? Au moins maintenant si je parle de Christyntje, tu sauras que je parle de notre fille. » Etrangement, son grommellement avait gagné en audibilité. Un pas, deux, il s’approcha du lit et s’appuya contre le rebord pour mieux la regarder dans les yeux. « Tu peux m’en vouloir autant que tu veux, j’en ai rien à faire. Elle est dans le service des grands prémat, et si t’aimes pas la couleur de son pyjama, je suis désolé mais j’ai pris le premier truc pas trop dégueu qui était en boutique. » Sans laisser à quiconque le temps d’intervenir, il prit vite sa respiration pour se décaler et jeter un regard noir à l’ensemble de la pièce, y compris les infirmières qui n’avaient rien demandé. « T’entends ça, Cate ? Je ne l’ai pas ignorée, cette gosse, j’essaye même d’être là pour elle, alors bon. Elle s’appelle Christyntje Joen, j’ai pas réussi à faire rajouter le Desmarais derrière faudra que t’ailles leur dire comme une grande. » Il avait fait le tour de la question ? Sûrement pas, mais Maarten se sentait de trop dans la pièce, conscient qu’il était allé trop loin dans sa c#nnerie et qu’il serait incapable de s’excuser devant témoin, surtout devant Renzacci. Haussant les épaules, il sortit de la pièce, s’arrêtant un instant dans l’embrasure de la porte pour se retourner comme s’il venait tout juste de se souvenir d’un petit détail. « Je repasse demain, Myla ; Quant à toi… » Ses yeux furieux se posèrent sur le pompier. « La prochaine fois que je te croise, je t’encastre dans le mur et je te refais le portrait. » Il était sérieux. Très sérieux. Et une fois dans le couloir, Maarten se laissa tomber sur une chaise, la tête entre les mains.


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