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 Are you ready for a perfect storm? Pv.

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MessageSujet: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Sam 22 Nov - 20:22

Let's fight!
Anger, Scar and Wesley. So you wanna play with magic? Boy, you should know what you're falling for. Baby, do you dare to do this? Cause I'm coming at you like a dark horse.


Comment avais-je pu atterrir ici? Parmi cette foule d'inconnus, qui ne pensaient qu'à profiter de la nuit. Comment avais-je pu finir à cette fête improvisée? C'était ridicule. Parfaitement inutile. Je m'ennuyais. Mais n'était-ce pas, là, le fond du problème? Je m'étais ennuyé toute la journée. Tournant en rond comme un chien en cage. J'aurais été prête à tout pour que ça s'arrête. Enfermer dans cet appartement minable, je n'avais pu que regarder par cette foutu fenêtre et cette même fenêtre m'avait rendu malade. Je détestais me sentir coincé. Sur le bord de la crise de nerf, j'avais éclaté ce miroir translucide de malheur et regarder ses lambeaux couper ma peau. Grimaçant sous la légère douleur qui avait eu le don de calmer mes ardeurs, pour l'instant du moins. L'air frappant mon visage de toute son humidité, je n'avais pu rester à l'intérieur. Le teint livide de contrariété et le poignet bandé pour mieux cacher les blessures récentes, j'étais allée redécouvrir cette ville qui m'avait vue grandir. Essayant de ne pas m'égarer dans les souvenirs.
Les lambeaux d’un autre temps me guettaient à chaque coin de rue. Lorsque je croyais reconnaître un immeuble ou encore, un visage. Les choses avaient changé, le monde avait été bousculé et les traits de ses habitants n’en étaient que plus marquer. La fatigue, la pauvreté, la saleté et la mort étaient courante. Le choc de cette découverte n’avait pas été difficile pour moi. Je me plaisais dans cette nouvelle version de la terre, je m’y sentais presque plus adapté. Pourtant, c’était l’horreur. Je n’avais rien à faire pour m’occuper, je n’avais rien à faire pour contrôler cette sensation qui me rongeait. Le regard plongeant dans les moindres détails qui dessinaient la Nouvelle-Orléans. Qu’avait-elle encore à m’offrir aujourd’hui?
Comme une réponse à ma question muette, ma route croisa celle de ma colocataire. Cette fêtarde invétéré qui n’avait rien de charmant. Son exubérance avait le don de m’énerver, seulement, lorsqu’elle me proposa de la suivre… Je ne pu refuser. Elle arriverait à faire passer le temps, ne serait-ce qu’en distrayant mes pensées.

Mais la question demeurait, comment avais-je pu finir ici? Devant ses étudiants en rut qui souillait leur université. Ils étaient tous saoul, drogué ou encore nu à explorer le corps d'une personne qu'ils auraient oubliée le lendemain. D'ailleurs, l'un d'entre eux tentait difficilement d'attirer mon attention. Je ne voulais pas le regarder. Être obligé de lui sourire ou de le rembarrer. Pour moi ce n'était qu'une perte de temps. De plus, je grelottais. La pluie m'avait trempé et je n'avais aucun moyen de me sécher. Cigarette entre mes lèvres, je lui tournais le dos. M'éloignant de cette foule d'hormone exaspérante. J'étais presque sortie de cet endroit, lorsqu'une main m'agrippa. Agacé par cette journée misérable et cette situation ridicule, je lançais un regard mauvais au propriétaire de cette audace. « Poupée! Si tu venais avec moi un instant hen? » Que j'en ai envie ou non, il ne semblait pas s'en soucier. Puisqu'il m'entraînait déjà dans une section plus tranquille de cet établissement. Sans, que je n'ai prononcé un mot, je me retrouvais coller contre un mur à fixer son visage de poupon préhistorique. Avant qu'il ne se décide à m'agresser, je lui déposais un doigt sur les lèvres. « Tu es horrible, répugnant et inintéressant. » Tandis qu'il tentait de comprendre ce que je disais, l'alcool ayant abruti sont peu d'intelligence, je cédais à cette envie qui me taraudait. D'un coup de pied au creux du ventre je l'éloignais de moi. Il tituba un instant avant de détruire la vitre derrière lui. Le bruit de verre qui se brise me tira un sourire. J'avais un sérieux problème avec les fenêtres.

Je n'avais aucune idée de s'il était tombé de haut, s'il était gravement blessé. Je ne savais qu'une chose, j'étais soulagée. Un poids s'était enlevé de sur mes épaules et c'est ce qui me poussa à continuer ma promenade en ville. J'avais encore le temps de trouver quelque chose pour m'amuser et passer mes nerfs.
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Jeu 27 Nov - 22:27

« Son sourire, c'est son arme blanche.»

Ce soir, c'est ambiance tamisée. Couleurs fauves dansantes sur le papier peint, notes rythm'n blues jouées sur un piano vieux d'un siècle. Je soupire d'aise, dodelinant la tête comme pour battre le début de chaque mesure. Rouge, puis jaune, puis vert. La mélodie s'infiltre en moi avec la chaleur des différents coloris, et détends chacun de mes muscles, si endoloris par les tensions quotidiennes auxquelles les soumet ce monde corrompu. Je ferme les yeux un instant, certain qu'à cet instant précis, dans la semi-obscurité du fond de la salle de ce bar, personne ne viendra me déranger. De toute façon, quiconque s'y tenterai rencontrerait la barrière d'illusions que j'ai mis en place autour de moi. Avec un sourire satisfait, je songe aux mines horrifiées des aventuriers prêt à m'aborder. Quelque part au fond de moi, je souhaite qu'un homme lambda m'approche, rien que pour le plaisir de constater sa souffrance. Sachant toutefois que désirer cela, c'est désirer le mal, l'ombre de mon mentor passe sur moi, et j'esquisse un geste agacé de la main pour qu'il disparaisse de mes pensées. Au diable la bonne conduite, au diable le politiquement correct. Tout ce que cela m'a apporté jusqu'à aujourd'hui, c'est d'être trahi par les deux seuls êtres que j'aime. Ces derniers temps, tout tend à me faire croire que mon mode de vie avant et pendant Darkness Falls était approprié.

Mes deux mains enserrent mon verre de whisky ; c'est le quatrième déjà, et c'est bien suffisant pour perturber mon système. Je m'autorise à une folie ; la première depuis longtemps. Avec le peu de jugeote qu'il subsiste en moi, j'ai la conscience de me dire que c'est peut-être l'alcool qui rend l'endroit attrayant, car en vérité, je n'ai pas souvenir d'avoir déjà vu un lieu en état convenable dans ce coin de la Nouvelle-Orléans. Mais qu'importe. N'étant plus totalement moi-même, je me laisse immerger dans cette plénitude colorée, avec l'intense désir d'oublier. D'aucuns ne me reconnaîtront certainement pas, car mon visage est bien moins austère ce soir que d'accoutumance. Il est rare que je laisse mon éternelle attitude maussade de côté. J'allais m'enfermer dans cet éphémère bonheur quand une voix bien trop familière vient chatouiller mon ouïe. Un sourire ravi vient s'accrocher sur mon visage. Je tourne ma tête pour chercher sa provenance, et lorsque je l'ai enfin vue, elle et sa dégaine si particulière, je la hèle.  « Scar !  Ramène donc tes fesses ici!» La chance est avec moi. Elle fait partie des seules personnes avec qui je réussis à m'entendre en ce moment. Certes, elle est un peu délurée, un peu violente, mais quand je suis avec elle, je suis en paix. Le temps qu'elle se dirige vers moi, je resonge avec amusement à notre rencontre chaotique. Wesley, elle, et moi... Quelle drôle de trio nous formons. L'adoptée responsable du divorce de ses parents, l'ex taulard habile de ses poings, et le dictateur d'un clan à Darkness Falls.

Quoi qu'il en soit, la soirée prend désormais une toute autre tournure. Avec l'arrivée de Scar, je suis prêt à tout. Sortir, s'amuser ensemble, aller chercher Wesley, faire n'importe quoi. Du moment que je suis avec l'un d'eux, ça ne peut que bien se passer. Avec fierté, je me redresse sur le banc pour ne pas paraître aussi éméché que je le suis, et d'un geste de la main, je tapote la place à côté de moi et l'invite à s'asseoir.  « Qu'est-ce que tu fiches ici, fillette ? T'es venue casser du garçon ? »
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Mer 3 Déc - 18:44

Let's fight!
Anger, Scar and Wesley. So you wanna play with magic? Boy, you should know what you're falling for. Baby, do you dare to do this? Cause I'm coming at you like a dark horse.


Le temps m’échappait. Il était lent, il était langoureux, il était pressé, il ne voulait pas de moi. Me laissant dans un état de transe. L’adrénaline qui m’avait plu avait déjà filé, s’égrainant avec les secondes et je me retrouvais de nouveau au cœur de l’ennui. Marchant la tête haute, une cigarette au bec. L’humidité de la pluie me faisait grelotter et mon humeur s’envenimait. Prisonnière de cette journée, je me décidais à oublier. Oublier jusqu’à la moindre image qui l’avait peuplé. La ville ne me suffirait pas, je devais me plonger tête la première dans une activité autre que de déambuler. Je voulais sentir la brûlure de l’alcool dans ma gorge, retrouver la tranquillité d’avant mon éveille. Oui, j’avais besoin d’un verre et dans cette ville, je ne tarderais pas à trouver un endroit parfait pour ça.
Marchant rapidement, mon regard ne s'arrêtait que sur les enseignes au-dessus des magasins. Je ne voulais en trouver qu'une seule, une qui indiquerait ''ici tu trouveras de l'alcool''. Malheureusement, malgré les nombreux bars de la ville, aucun ne voulait montrer le bout de son nez. Furieuse, j'écrasais ma cigarette au sol et reprenait ma chasse au trésor. La journée s'acharnait à me déplaire et si, j'en avais été capable... Je lui aurais fait ravaler ses dents.

Les épaules tendues par une journée déplaisante, je finis par trouver le chemin du paradis. Un endroit miteux, mais quel bar ne l'était pas désormais? De plus, ici, au moins, je ne croiserais pas mon père par accident. D'un pas décider, j'entrais et une bouffé de chaleur me frappa de plein fouet. À quel point étais-je frigorifié? Ma mâchoire frissonna un instant, puis j'avançais jusqu'au bar. Sans aucune gêne, me fichant complètement de mon âge qui m'interdisait d'être ici, j'hélais le barman. « Hey! N'importe quoi de fort. » Les coudes appuyer sur le comptoir, je trépignais presque d'impatience. Souriant en coin à ceux qui m'avait souri par politesse, je me demandais avec lequel je pourrais me divertir. Peut-être en provoquerais-je un ou deux? Comment je pouvais prévoir, dès l'instant où mon cerveau s'embrumerait dans l'ivresse, je ferais bien mieux de ne rien espérer. « Scar ! Ramène donc tes fesses ici! » Un froncement de sourcil et je me retournais à la recherche du propriétaire de cette voix que je connaissais. Parmi la foule de visage répugnant, je le trouvais rapidement. Il était là... Un verre à la main.

Mon visage s'éclaira d'un sourire plutôt sombre. Un de ceux qui me venaient spontanément lorsque je croisais la route d'Anger. Cette journée pouvait toujours être sauvée après tout, avec lui, je ne pouvais qu'être certaine du temps de qualité qu'on m'offrait. Agrippant le verre qu'on m'avait finalement apporté, je me dépêchais à aller le retrouver. Bousculant une illustre inconnue par la même occasion. Petite satisfaction superficielle, pour me remettre de bonne humeur. « Qu'est-ce que tu fiches ici, fillette ? T'es venue casser du garçon ? » Je m'installais à ses côtés et j'avalais mon verre cul sec. Ignorant le goût, pour me concentrer seulement sur la chaleur qu'il répandit dans ma gorge. Croisant mes jambes, je profitais de la chaleur pour chasse l'humidité que mes vêtements gardaient. D'un regard en coin, j'en profitais pour laisser filer un rire froid. « Tu ne crois pas si bien dire, je compte bien m'en faire un ou deux. » L'allusion n'était pas sincère, pour moi, je ne voulais que violence et enivrement. Il me connaissait assez bien pour le savoir. C'était presque une histoire comique, que de nous voir là. S'entendre si bien, alors, que nos personnalités faisaient fuir la plupart des gens.

Ressentant l'envie d'étendre mes jambes et apercevant un tabouret où une femme se tenait, je tendis le pied et le renversait. L'écoutant tomber sur le sol, sans broncher, je me penchais pour attraper l'objet et le mettre à bonne distance. Y déposant élégamment mes jambes. Voilà, je me sentais mieux. Attrapant un serveur, je lui commandais plusieurs shooter pour mon propre plaisir. Ce soir, j'allais rattraper cette journée de misère, ce soir je ne la laisserais pas gagner. « Allez, raconte! Tu as sûrement fait quelque chose qui me mettra l'eau à la bouche, depuis la dernière fois. » C'était ma manière de lui demander s'il allait bien, peut-être pas assez conventionnel, mais comment aurais-je pu en avoir quelque chose à faire?
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Sam 13 Déc - 14:45

Par sa simple présence, tout basculait. D'une soirée paisible, faite de musique et de plénitude, on allait tout droit vers le chaos, car elle le semait à chacun de ses pas. Le plus étrange là-dedans, c'est que je m'en réjouissais à chaque fois. Neal m'avait enseigné le bien, le mal, et j'avais juré de ne plus prêcher le crime dans cette nouvelle existence. Nonobstant, à chaque fois que mon chemin croisait le sien, mes anciennes marottes resurgissaient. Je la suivais du regard alors qu'elle se joignait à moi, admirant sa démarche féline. Contemplatif, je songeais qu'elle aurait pu être bien plus féminine si son hobby n'avait été de ridiculiser la gent masculine en les frappant à des endroits stratégiques. Je laissais échapper un rire joyeux à l'idée de passer ma soirée avec un tel olibrius, en spectateur averti de la violence de Scar. Son prénom en lui-même était un symbole, la prime icône de sa personnalité décalée ; tout comme le mien, songeais-je. Alors qu'elle prenait place, je me redressais sur la banquette, clignant des yeux, désorienté tant par le clair-obscur des jeux de lumière que par l'éthanol coulant dans mes veines. Mon amie brune, déchaînée comme d'ordinaire, renversa une pauvre femme pour se procurer un tabouret, et avec un rictus, je constatais avec plaisir l'horreur sur le visage de l'inconnue ; dans un premier temps, lorsqu'elle chutait, et dans un second temps, lorsqu'elle affrontait ma barrière d'illusions. Enfin! Enfin quelqu'un pour être le sujet de mes expériences magiques. Et tout ça, grâce à Scar. Ah! Quelle inestimable sentiment que l'exquis plaisir de la souffrance d'autrui! J'avais vécu tant d'années pour cette sensation, pour sentir mon corps battre d'adrénaline.

Bien que ma note pour ce soir dépassât déjà de loin le seuil de la sagesse, je commandais à nouveau pour ne pas la laisser boire seule. Je tins ma tête sur mes coudes, qui s'était drôlement alourdie les minutes passant, et souriait en dodelinant. Avec un piètre humour, je m'exclamais : « De l'eau à la bouche ? Tu veux me tuer ... ou quoi ! Ce soir c'est rien que de l'alcool.» Les syllabes se trainaient en longueur sur ces derniers mots, et ma langue était pâteuse. Riant niaisement à ma balourdise, je poursuivais. « Même pas, Scarinette. R.A.S! Pas foutu de mettre la main sur Charisma, j'crois que je vais dépérir. A force de ne pas pouvoir assouvir mes besoins, j'vais devoir finir par me rabattre sur toi. » Je lui adressais un sourire qui, dans mon esprit, se voulait carnassier, et esquissais un geste possessif vers elle, pour l'embêter. Avec du recul, j'étais probablement ridicule à cet instant, mais peu m'importait. J'étais heureux d'avoir au moins deux personnes qui se rapprochât le plus de ce qu'on appelle "ami". Des gens avec qui j'étais libre de pensée, des gens de confiance à qui je pouvais tout dire, ou presque. Tiens, en parlant de deux personnes, je me demandais ce que pouvais bien fabriquer le plus cogneur de nous trois, mister loyal, alias Wesley. Je décidais d'interroger la folle à ce sujet. « Dis donc voir, kick ass girl, t'aurais pas croisé l'homme ours dernièrement ?» Que devenait-il ? Avec quelle rage faisait-il trembler ses prochains ces temps-ci ? Je plongeais ma bouche dans mon verre et frissonnait en aspirant goulument le liquide alcoolisé, songeant à la fameuse bagarre qui avait fait de nous des amis. Liés par la violence... hein ? Je sentais que si par hasard il venait à pointer sa tronche ici, je serais d'humeur à repartir pour un tour de méchanceté gratuite, comme au bon vieux temps.
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Mer 31 Déc - 4:15

Let's fight!
Anger, Scar and Wesley. So you wanna play with magic? Boy, you should know what you're falling for. Baby, do you dare to do this? Cause I'm coming at you like a dark horse.



Le confort d'avoir étiré, d'avoir son poids supporter par ce tabouret, n'avait d'égale que la satisfaction de se l'être approprié. De voir son visage d'effet par l'affront. Je souriais en coin, la voyant égaré dans sa colère. J'en laissais même filer un petit rire innocent, avant de détourner le regard déjà insatisfait. La chaleur de l'endroit réchauffait ma peau frigorifiée, me laissant frissonnante. J'attendais patiemment de ne plus vraiment me soucier de ces détails, une fois que l'alcool aura fait effet. Étirant tous mes membres, je bousculais une serveuse qui passait derrière moi sans m'excuser. Je lui adressais toutefois, mon sourire le plus angélique et trompeur que je pouvais me permettre ce soir. « De l'eau à la bouche ? Tu veux me tuer ... ou quoi ! Ce soir c'est rien que de l'alcool. » D'une pichenette au front, je repoussais ce saoulons que... J'adorais? Oui, j'adorais, enfin... Je crois. Il avait déjà avalé quelques litres selon moi. Ce n'était pas difficile à deviner, à ses syllabes étirées et cette mollesse dans la gestuelle. Une fille bien aurait protesté, une fille bien lui aurait dit de retourner à la maison. Non, une fille bien, l'aurait raccompagné chez lui. Mais, je n'étais que moi. Scar. Pour le meilleur ou pour le pire, je n'avais rien à voir avec les femmes civilisées de ce monde.
« Même pas, Scarinette. R.A.S! Pas foutu de mettre la main sur Charisma, j'crois que je vais dépérir. A force de ne pas pouvoir assouvir mes besoins, j'vais devoir finir par me rabattre sur toi. » Son sourire, ses gestes. J’aurais pu en rire. Oui, la situation avait ce côté humoristique qui ne vient qu’une fois qu’un des deux protagonistes et enfoncer loin… Très loin dans l’ivresse. Au lieu de quoi, je me contentais de hausser un sourcil. Lui lançant un regard aussi carnassier qu’il avait voulu paraître. « Je suis certaine que je peux te trouver une poupée gonflable à son effigie, ça te fera plus d’effet que moi… Mon chou. » Sur ce, j'accueillais le retour de mon serveur avec une simagrée ressemblant à une tentative de gentillesse m'était si étrangère. J'installais en ligne chacun de mes shooters et volait la commande d'Anger. Lui passant son verre sous le nez avant de le caler sans aucune hésitation. « Merci! »

Mes joues rosir, comme seul une peau d'albâtre peu le faire et l'alcool me donna l'impression de réchauffer l'intérieur de mon corps. J'étais bien ainsi. « Dis donc voir, kick ass girl, t'aurais pas croisé l'homme ours dernièrement ?» Wesley... Un homme qui m'étonnait à chaque fois. Aussi violent que je pouvais l'être, mais lui avait de la chance. Il avait la force physique pour en faire usage. « Non. Il doit être sur le point de se détruire les poings contre le visage de quelqu'un. » Sur ce, une de mes jambes abandonnait leur trésor pour mieux venir le pousser sans aucun délicatesse. « Qui est le plus rapide tu penses? Moi ou toi? » Je jouais avec un de mes verres, lui adressant un regard espiègle. Je voulais m'amuser. C'était peut-être enfantin, mais lequel de nous arriverait à boire le plus de verres, le plus rapidement possible? J'étais curieuse. Puis, avec qui je pouvais jouer... si ce n'était Anger?

Petit rp par manque de temps, mais je voulais trop te répondre pour attendre.
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Jeu 8 Jan - 15:51




Le cuir du canapé couina sous son poids lorsqu'il se retourna. C'était une de ces nuits, où le sommeil l'éludait, où ses démons lui susurraient des horreurs, l'instiguaient à semer le chaos. Une énième dispute avec Svenja l'avait laissé agité, nerveux ; il pouvait encore sentir la colère couler dans ses veines. Wesley se rendit à l'évidence ; il ne pourrait s'endormir, la frustration était bien trop vive, bien trop crue. Lâchant un chapelet de jurons, il se leva et allongea des pas feutrés jusqu'à la chambre de June, passant discrètement la tête par l'embrasure de la porte. Il pouvait deviner sa frêle silhouette roulée dans les couvertures, entendre sa respiration lente et profonde, signe qu'elle dormait du sommeil dont dorment les enfants : serein, exempt de tout tracas. Le Hunter se retira silencieusement, décidant que s'éclipser et aller musarder en ville serait la meilleure option. Il n'aimait guère graviter autour de sa fille lorsqu'il était emprunt de pareil tumulte, comme si la seule présence de ses idées noires pourrait corrompre l'esprit innocent de sa progéniture. Alors, il passa un simple t-shirt et sa veste de cuir et s'en fut écumer les bars, à la recherche de sensations, à la recherche d'un exutoire.

En dépit de l'heure tardive, les rues de Bourbon Street étaient encore fortement peuplées et les passants se pressaient, soucieux d'échapper à cette brusque averse. Wesley se mêlait silencieusement à cette foule anonyme, sans visage, ses pas l'ayant mené loin de chez lui, aux détours d'une myriade de venelles. Personne ne lui prêtait attention, ces insouciants ne se doutant pas une seule seconde qu'une bête hargneuse arpentait le même trottoir qu'eux, ne se doutant pas que la plus anodine des collisions pourrait déclencher sa fureur. Toutefois, sa promenade nocturne se déroula sans encombres et, las de se déplacer, le Hunter jeta son dévolu sur un bar qu'il connaissait bien. Il ne s'agissait pas là du genre d'établissement dont il était friand – ceux là se situaient dans un quartier tout autre – l'on pourrait même pu qualifier celui-ci de convenable, accueillant des âmes vaguement policées. Néanmoins, Windsor ne l'avait pas choisi en vertu de sa clientèle fréquentable ou de son caractère pittoresque, non, ce qui intéressait réellement le milicien était le fait qu'il connaissait les vigiles, ou plutôt, que les vigiles le connaissaient et n'allaient pas sans savoir qu'il était Shadow Hunter. Dès lors, il pourrait créer un peu de grabuge avec une relative impunité – ah, les prestiges de l'uniforme.

Un certain brouhaha régnait dans ce bar, amalgame de conversations morcelées et notes jazzy, auxquelles Wesley était imperméable. Il n'était point le genre d'homme qui vivait la musique. Sans un regard pour la populace, il se dirigea directement vers le comptoir, héla une serveuse et commanda une bière qu'il lampa d'une traite puis une seconde. Bien vite, un homme s'accouda à côté de lui. Un quidam gonflé aux stéroïdes – tout comme lui – à la gueule patibulaire et glabre, des yeux mauvais et noirs profondément enfoncés dans leurs orbites, un tatouage tribale lui courrait le long du coup, flanqué d'une dinde qui gloussait à toutes les plaisanteries qu'il lançait. En un mot, le dégénéré idéal. Wesley se leva de son siège, feignit de tituber et renversa le contenu de son verre sur la chemise deux tailles trop petite de l'individu. Ce dernier pivota faire lui roidement et le fixa avec une expression qui se voulait probablement féroce. « Oh, je suis navré. » fit-il d'une choix chantante, bataillant ferme afin de ne pas se fendre d'un sourire ravi. Le colosse semblait n'avoir que peu faire des excuses du blond, croyant probablement pouvoir impressionner la donzelle avec une démonstration de force qui promettait d'être aussi éblouissante que son intellect. Wesley laissa le coup venir – l'autre mollusque ayant décoché le premier coup, il n'était pas en tort et personne ne pourrait rien lui reprocher – et le poing le cueillit en pleine mâchoire. Il n'y tint plus ; grisé par le goût cuivré du sang, ses lèvres fendues se tordirent en un sourire écarlate.
L'astuce, avec les coups de tête, était de viser, plutôt que la mâchoire, qui est dure, le nez, qui lui est moelleux et fragile, ce que fit Windsor. L'impact libéra un craquement satisfait et le blase du sinistre individu céda sous sa violence, répandant une cascade rouge. En guise d'estocade, le Hunter brisa son verre vide sur le crâne chauve de son opposant, qui s'écroula comme une pierre. Ensuite, pour faire bonne mesure et parachever l'opprobre, Wesley cracha sur la masse inerte. « Un autre amateur ? » jeta-t-il à l'assistance médusée.

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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Dim 1 Fév - 19:58

« Je suis certaine que je peux te trouver une poupée gonflable à son effigie, ça te fera plus d’effet que moi… Mon chou. » Je tirais une grimace enfantine, minaudant de mots incompréhensibles, tel un enfant à qui on refuse une glace, même si Scar tenait plus de la tante azimutée que de la mère responsable. Je grimaçais encore plus lorsqu'elle me volait mon verre, et tentait avec un geste désespérément lent de lui récupérer le breuvage. J'étais si alangui par l'alcool qu'elle terminait mon verre bien avant que je ne puisse rêver l'attraper. Frustrant. Je maugréais un "de rien" chargé d'ironie, comme si ces seuls mots pouvaient l'atteindre et la culpabiliser. Scar ? Culpabiliser ? Oh doux rêve ! Personne n'avait jamais encore réussi cet acte prodigieux à ma connaissance. Mais après tout, est-ce que cela ne faisait pas parti de son charme, ce je-m'en-foutisme à toute épreuve?

Dès qu'un serveur passa à nouveau, je recommandais une série de shots, de sorte à ce qu'il m'en reste même si Scar se décidait à m'en barboter un ou deux. Agacé, j'esquissais de grands geste agressifs à l'encontre du serveur plutôt qu'à mon amie, envers qui j'étais toujours prudent, de peur qu'elle m'en décoche une dans les roubignoles. Lorsqu'il fut parti, je tentais tant bien que mal de faire la conversation avec Scar, mais ni elle ni moi n'étions doués pour papoter comme les bonnes gens. Soudain, l'ambiance monta d'un cran dans la salle. Des exclamations houleuses s'élevèrent comme un seul homme de toutes parts du bar, recouvrant la musique légère par le tapage barbare des hommes excités. Un sourire malin vint illuminer mon visage rougi - si tant est que dans mon état on puisse encore faire preuve d'intelligence. Je connaissais qu'une seule raison valable pour de hommes beurrés se mettent à hurler de joie comme des bêtes, qu'une raison valable qui ramène un homme à son nature primaire : une bonne bagarre. Je sentis comme une vague de plaisir me parcourir, souvenirs du passé à Darkness Falls, et dans le même instant la voix déplaisante de mon ancien mentor m'encourager mentalement à refouler l'extase pour trouver la paix. Au diable Neal et ses conseils ; je jetais tout ses enseignements aux oubliettes.

Curieux par nature, et mon caractère amplifié par l'ivresse, une seule solution s'offrait à moi, et je me rendais compte que dans ma réflexion mes pas m'avaient inconsciemment menés sur les devants de la scène. Ils étaient deux, ou plutôt, un et demi, vu le sale état dans lequel gisais l'un des lutteurs, inconscient, au sol. Je clignais des yeux, et poussait un hurlement sauvage lorsque je reconnus le second protagoniste, et me jetais sur lui, prêtant à mon corps une masse musculaire qu'il ne possédait. Aussi m'écrasais-je durement sur le torse raide du vainqueur, sans même le faire vaciller. Néanmoins, je riais, car c'était là mon loyal, ou plutôt, notre loyal (j'adressais parallèlement une excuse muette à Scar que j'avais laissée derrière), Wesley, le plus bagarreur d'entre nous trois, la brute épaisse du groupe. Je pris un air que je voulais féroce, me tournait vers l'assistance étonnée par la situation, et crachais avertissements et défis à quiconque voudrait s'en prendre à nous. En vérité, j'espérais bien qu'une poignée de bipèdes s'attaquent à notre joyeuse bande, convaincu que nous pourrions mettre en déroute le bar entier s'il le fallait. Le scientifique réfléchi que j'étais laissait place à la violence pure, un vrai délice pour un sorcier noir comme je l'avais été.

« Montrons leur qui nous sommes. »  adressais-je uniquement à l'intention de Wesley.

Le cirque de damnés était à nouveau réunis, pour le meilleur du pire.
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Dim 8 Mar - 0:38


Longuement, je fixe le breuvage devant moi. Ce même verre que je trimballe depuis plus de deux heures, sans même en avoir bu une goutte. Je me laisse enivrer par l’image de l’ambre qui danse, au moment même où je tournoie le verre, à la place de le boire. Mes pensées sont toutes orientées vers le passé, teintées pourtant d’une part de présent. Ca ne pouvait pas être lui, là, au loin, aperçu dans la foule. Il n’a pas pu disparaître aussi vite, au moins de me laisser le chercher des yeux plusieurs minutes. Plus les heures passent, depuis ce moment éphémères, plus je me convaincs n’avoir vu qu’un fantôme, une réminiscence voire même une hallucination. Je ne pourrais expliquer ce que c’était, mais une chose est certaine, ça ne pouvait être lui. Mes menaces ont été très claires, je n’ai pas peur de rester transformée en alligator jusqu’à mon dernier souffle, je n’ai donc pas peur de le tuer de nouveau. Je sais qu’il me prend au sérieux et qu’il ne viendra pas me provoquer ici, ma ville de naissance, ma ville de cœur. Le fait que ça puisse être la capitale et la seule ville encore existante, ne me traverse pas une seconde, pourtant cela expliquerait sa présence ici, malgré la mienne.

D’un geste sec, je viens reposer le verre sur la table que j’occupe, trop perturbée par moi-même pour me soucier du monde extérieur. Je me moque totalement du fait d’être en présence de beaucoup d’inconnus, tout comme je me moque de ce qu’il se passe. Une seule chose compte, cette vision, qui me hante encore maintenant, des heures après l’avoir peut-être vu. Je pourrais peut être le rechercher. Ou pas… Mon esprit s’embrouille alors que je n’ai pas bu une goutte de mon whisky, ce qui me conforte dans l’idée que je dois enfin le vider. Je récupère mon verre après avoir fait cette constatation et le vide d’un trait, comme pour me vider de toute pensée parasite. Ma gorge chauffe, mon estomac proteste une seconde et mes yeux se lèvent enfin sur le monde. C’est agité, autour de moi, et je suis étonnée de ne rien avoir remarqué plus tôt. Mes yeux parcourent l’assemblée, à la recherche de la source du raffut ambiant et la trouve enfin. Grand, musclé, sexy, bagarreur… Bref, le cliché du mâle dans toute sa splendeur. Qui se bat en plus. J’en rigole doucement avant d’entendre le craquement caractéristique d’un nez qui se brise. Un coup de tête bien placé, je dois l’avouer et si je ne connaissais pas le mâle susnommé, je pourrais presque être impressionnée. Seulement voilà, je le connais et s’il peut être assez impressionnant là, dans ce bar, avec ses écrasés de verres et ses coups de tête, il n’en reste pas moins inutile. Un inutile avec un style très intéressant et sympathique. Très différent du mien, mais j’aime les brutes sans aucun style, c’est toujours très amusant à regarder.

Sans cesser de l’observer, je l’entends clamer au monde ses provocations qui me font de nouveau rire, sans que je puisse m’en empêcher. D’autant plus que la situation devient encore plus drôle, lorsqu’une espèce de gringalet se jeta sur lui, probablement pour le féliciter. A les voir comme ça, l’un à côté de l’autre, jetant menaces et provocations sur les autres, je me sens attirée par eux. Non pas dans le sens sexuel du terme, mais plutôt de part leur envie de se battre avec le monde entier. Mes pas me mènent d’eux même vers les hommes et enfin, je me place face à Wesley, tout en conservant pourtant une distance de sécurité. « Ouais. Je suis amatrice. J’ai un gros souci d’égo depuis que tu t’es montré incapable de résoudre un souci que j’ai réglé en un tourne main. Je déteeeeeste me sentir supérieure à un pauvre homme comme toi. » Provocation pure et éclat de rire, je reste droite devant lui, même si je suis prête, inconsciemment, à me battre à mon tour. « Tu me présentes ton toutou ? Enfin… ton chihuahua quoi… » Mon regard passe désormais de l’un à l’autre, un sourire moqueur sur les lèvres. « Ou alors… Vous m’invitez à boire un verre ? » J’avoue préférer la seconde option, au moins, je n’aurais pas à dépenser d’argent pour oublier une ombre d’un passé enfoui…

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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Dim 8 Mar - 22:34




Sa provocation résonna dans les rangs de la cohue, suscita des réactions diverses variées ; sur les gueules patibulaires de ce petit peuple, Wesley pouvait y lire une multitude d'expressions : mépris, peur, dégoût. Cette légère appréhension qui s'accrochait aux prunelles de ces hêtres sans importance était certes fort au goût du milicien mais c'était une autre forme de comportement qu'il recherchait ; ce qu'il voulait, lui, c'était de la hargne, que l'on s'oppose à lui, que l'on tente de lui faire ravaler ses mots. Néanmoins, il semblait que personne dans cette triste taverne ne disposait d'une hardiesse suffisante pour agir de la sorte. Un silence sépulcral régnait dans la pièce, seulement déchiré par l'orchestre qui s'évertuait à faire monter dans les airs leurs notes entêtantes. Le chien du gouvernement était emprunt d'une tranquillité sereine, née de l'absolue conviction que nulle âme en ce lieu ne pourrait le défaire. Toutefois, cette impassibilité de surface était factice car en son for intérieur, il pouvait toujours ressentir ce tumulte familier, engendré par l'effet capiteux de l'adrénaline. Il suffirait d'un rien pour que la frénésie le happe à nouveau. Dans l’âtre de ses tripes, le brasier était encore bien vivace. Malheureusement, l'assistance semblait résolue à ne pas lui accorder cette joie divine.
La masse à ses pieds laissait échapper quelques râles plaintifs, signe qu'elle revenait peu à peu à elle. S'il avait su que cette énergumène allait être la seule distraction de sa soirée, il aurait plus profité de la rixe.

Alors que Windsor s'apprêtait à tourner les talons, un cri détona quelque part sur sa droite. Fulgurant, le nouveau venu percuta son flanc à toute allure. Croyant qu'il s'agissait là d'un nouvel adversaire, le Hunter passa son bras droit autour du cou de son antagoniste mais il reconnut bien vite ce dernier. « Anger ! » s'exclama-t-il, positivement surpris par la survenue inopinée de son camarade de jeu. Ce blondinet gracile était l'un des seuls hommes dans ce bas monde dont Wesley tolérait la présence. Mieux encore, il aimait frayer avec lui. Leur collaboration était synonyme de chaos et de festivité débridée. Avec vigueur, le soudard ébouriffa la chevelure de son comparse. « Je suis d'humeur à casser des gueules. » glissa-t-il sur le ton de la confidence. Quand ne l'était-il pas ? La brute baissa les yeux sur Anger et ce qu'il y vit lui plut grandement : un sourire mauvais ornait ses lèvres et dans ses yeux luisait un éclat folâtre. Cet esprit érudit et cartésien, aux côtés de la bête, laissait entrevoir ses vraies couleurs. Wesley lui-même sentit son visage se tordre en un rictus carnassier.

Toutefois, ces retrouvailles, de fort mauvais augure pour la foule amassée, furent abrégées par la venue d'une nymphe à la peau d'ébène et sitôt, le sourire de Wesley s'étiola. Comme il s'y attendait, la demoiselle l'invectiva d'emblée. Tous deux employés de Kyran Hogan, il avait été enjoint par celui-ci d'éliminer une cible gênante. La tâche s'était avérée plus ardue que prévue et le gangster, impatient, avait mis Marie sur le coup elle aussi. Elle, usant de ses charmes, avait eu bien vite fait de débarrasser le mafieux de cet importun personnage. La défaite avait été amère. Et la succube aimait retourner le couteau dans la plaie. « Amatrice, c'est le mot. » fit-il avec fiel. « Je dois bien admettre que tu m'as battu à plate couture. » Chaque mot lui écorchait la gueule. « À ma décharge, il ne me suffit pas d'ouvrir les cuisses pour endormir la vigilance d'une proie. » dit-il d'une voix sirupeuse, une ébauche de sourire aux lèvres. « Tu pourrais toujours essayer de te mettre à genoux. Ça te permettrait de te sentir moins supérieure sans même déroger à tes habitudes. »  fit-il, n'ayant pas peur de verser dans l'obscène. Claquant férocement le dos de son camarade, il plaça ce dernier sur le devant de la scène. « Je te présente Anger Von Lindenberg. Tu risques d'apprendre à tes dépends que c'est dans les plus petites fioles qu'on met les plus puissants poisons. » articula-t-il, plantant son regard pâle dans celui chaud de l'autochtone. « Et si tu nous les payais ces verres, hein? Histoire de te faire pardonner de m'avoir volé mon gibier. »

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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Lun 9 Mar - 22:19

Toute trace de brume avait disparue de mon esprit, remplacée par la clairvoyance et l’adrénaline qu’apporte l’action au guerrier accompli. La main du géant bagarreur ébouriffa ma tignasse, et je lui adressais un sourire complice. Je fis un effort considérable pour me tenir droit et fier à ses côtés, pour me montrer digne de la figure du chaos qu’était Wesley. Je parcourais lentement l’assemblée de mon regard provocateur, et je captais ça et là des moqueries et une soudaine envie d’en découdre avec ma personne. Aux côtés du géant, je n’étais qu’un enfant chamailleur pour la foule. Un gringalet plus idiot que courageux de vouloir se mesurer à de vrais hommes, en recherche de grabuge sans pouvoir prétendre encaisser les coups. Et on ne pouvait les blâmer, tant le contraste entre mon partenaire et moi était saisissant. Amusé, j’imaginais déjà l’expression d’horreur que laisseraient plus de sept cens ans de brutalité sur leur visages meurtris par mes coups. « A chaque fois, c’est pareil. Tu te donnes en spectacle avant que je puisse faire étalage de mes talents. » glissais-je avec humour à mon camarade. Je ne me vexais point, car ma bouille innocente contribuait en partie à mon succès dans les échauffourées que nous avions impérialement menées et emportées à nous deux - voire même trois lorsque Scar chahutait en notre compagnie.

J’adressais des invitations silencieuses à certaines personnes dans l’assistance, prêt à batailler à mains nues avec n’importe laquelle de ces brutes qui voyait une proie facile en moi, aussi ma surprise fut grande lorsque je constatais qu’une femme s’avançait la première, sortant de l’ombre de l’audiance pour s’avancer dans la lumière du ring. La fille d’Eve proféra des insultes envers la bête invincible qu’était le loyal à mes yeux, avec un tel orgueil qu’elle se sentit assez hardie pour me rabaisser par la présente entrée en matière. Je fronçais les sourcils et interrogeait Wesley du regard, comme pour dire « c’est qui c’te dinde là ? ». Les traits de l’homme ours s’étaient durcis sous l’affront, aussi concentré qu’il le pouvait sur cette nouvelle interlocutrice. Je la dévisageais sans gêne, avec la précision méticuleuse du généticien que j’étais, tout en prêtant attention à la réponse que donnait mon partenaire. C’était une belle métisse, au visage dur malgré une peau lisse et un regard de braise. Son sourire paraissait dangereux, et malgré le peu d’expérience en matière de femmes que je possède, je pouvais affirmer sans avoir peur de me tromper qu’elle était une manipulatrice. Je poussais ma fine analyse sur le reste de son corps longiligne, avec ses longues jambes qui n’en finissait plus, et j’imaginais avec aise les regards qu’elle devait susciter au quotidien. C’est donc certes surpris sans être choqué que découvrais la nature de ses fonctions, soit donc le don de son corps à la gent masculine.

C’est cette pensée à l’esprit que je me sentis avancer d’un pas vers elle, plus par l’impulsion donnée par Wesley dans mon dos que par ma propre volonté. Mon expression faciale se voulait la plus sereine possible, pour ne rien laisser transparaître de mon étonnement. En vérité, les prostituées étaient bien différentes antan, mais il est vrai que tout avait changé. De vivant, je n’en étais jamais payé une. Un léger rire m’échappa alors que je réalisais que, n’étant plus esclave depuis le commencement de cette seconde vie, je pouvais enfin m’en offrir le luxe. C’est donc d’autant plus curieux que je la fixais désormais. Une histoire non réglée planait entre eux, et je décidais de suivre le mouvement quoi qu’il advienne, bien conscient de n’avoir mon mot à dire dans cette affaire, même si je soutenais évidemment mon compagnon d’armes. Aussi me contentais-je d’ajouter avec un sourire : « A boire ne serait évidemment pas de refus! » Me souvenant tout à coup de Scar, je jetais un regard circulaire dans le bar, sans pouvoir mettre la main sur sa silhouette. Elle avait probablement filé, ce qui ne m’étonnait guère considérant son style abracadabrant. Je haussais les épaules, et emboîtait le pas aux deux autres loustics.
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Mar 10 Mar - 2:38


Debout, devant l’homme incapable et son comparse, je maintiens mon sourire moqueur et ma position prétendument décontractée. Mon inconscience n’a, à cet instant, aucune limite tout comme mes provocations, que je laisse glisser dans l’air jusqu’à lui. Son acolyte est mignon, dans son genre, et j’éprouve un amusement certain à l’inclure dans mon jeu, sous les yeux avides de la foule. Au fond je n’aime pas trop ce genre de représentations, je n’aime pas non plus attirer l’attention sur moi, mais une chose est sûre, j’apprécie ce moment. De part la présence du grand blond et sexy ? Ou de part la situation, excitante à souhait ? Ou pour une tout autre raison… Cela me permet de penser à autre chose, sans me morfondre sur cette ombre du passé. Les premiers mots du blond écartent mes lèvres un peu plus et je ne peux m’empêcher de répondre, presque du tac au tac. « Chacun ses atouts mon tout beau. Certains peuvent se permettre le luxe d’être incompétent. Personnellement, j’utilise mes… talents particuliers pour ne pas l’être. » Voix douce et rieuse, je me sens pourtant bouillonner de l’intérieur. Si je n’ai jamais eu de soucis avec ma toute nouvelle profession, je n’aime pas lorsque l’on remet mes talents en doute. Surtout pour des raisons aussi stupides. Bien sûr que j’utilise mon corps pour obtenir ce que je désire. Je ne suis ni la première, ni la dernière à le faire et ce type devrait apprendre de cela plutôt que de le dénigrer. Pourtant, j’ai beau être agacée et plus très encline à m’amuser avec lui, ses mots font mouche et m’arrachent un éclat de rire franc. Cela ne dure pas plus de quelques secondes, mais je me souviens soudain pourquoi je suis là, debout devant lui et son ami. « Tu adorerais j’en suis sûre. Moi aussi d’ailleurs. Seulement on en est pas encore là. »

Mon attention, jusque là plutôt focalisée sur le blond, est soudain détournée par l’arrivée sur le devant de la scène de son compagnon, qui ne se gêne pas une seconde pour m’observer de haut en bas, puis de bas en haut. Je me sens comme un vulgaire bout de viande qui attend d’être dévoré par une horde de zombie affamée. Cela me fait rouler des yeux, secouer la tête, avant que je ne revienne sur Wesley, afin d’entendre sa diatribe à propos de son ami. « Ne t’inquiète pas pour moi Windsor. Je ne sous estime personne. Pas même les mignons chihuahua. » Sa proposition ensuite, ses yeux dans les miens, m’amènent un nouveau rire. Il essaye d’inverser les rôles, soutenu par le maigre homme à ses côtés. Moi… Leur offrir un verre. C’est une très mauvaise suggestion, pourtant je conserve mon sourire afin de les observer, tour à tour. « Me faire pardonner d’avoir volé ton gibier… Ecoute mon chou, je ne peux me faire pardonner de tes propres erreurs. Tu as été incapable de mener ta mission à bien, ce n’est pas de ma faute, loin de là. » Je m’approche de lui, lentement, presque féline, mon sourire traînant encore et toujours sur mes lèvres, malgré qu’il se soit teinté soudain d’une dimension un peu plus menaçante. « Maintenant, si tu permets, on va faire simple. Je n’offrirai de verre à personne. Surtout pas à toi et encore moins à monsieur je mate les demoiselles sans vergogne. » Malgré mes mots peut être un peu durs, je lance un clin d’œil à ce dit monsieur, avant de reporter de nouveau mon attention sur la brute. « Chacun paye son verre, on s’assoit à la même table… Et on n’évoque pas le bon vieux temps… Deal ? » Cette fois, mon regard passe de l’un, à l’autre, avant que je n’hausse les épaules, presque indifférentes. « Sinon on reprend l’idée du combat… Peu m’importe… » La lame qui ne me quitte jamais n’est pas loin, prête à être dégainée, tandis que ma position n’a pas bougé d’un poil. Je reste concentrée, tout en appréciant ce petit échange de politesses.

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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Dim 15 Mar - 20:25



D'aucuns qualifieraient volontiers Wesley Windsor d'insane, de peu scrupuleux, de brute épaisse. Et ils auraient sans nul doute raison de le faire. Il avait vu le jour et évolué dans un milieu où la faiblesse, la clémence et l'indulgence étaient des péchés fatals. Il s'était aisément plié aux règles du jeu, la conscience, selon lui, était un fardeau duquel il n'avait pas envie de s'enticher ; faire le mal était une seconde nature chez lui, presque une vocation. Toutefois, le Hunter conservait l'une ou l'autre ligne de conduite auxquelles il ne dérogeait pas ; parmi elles, ne jamais lever la main sur une femme. Ainsi donc, il n'avait jamais frappé de représentant de la gent féminine, même s'il avait parfois été tenter de succomber à ce vice – l'on ne pouvait côtoyer des femmes telles que Blake et Svenja et rester maître de soi. - Ces deux succubes l'avaient fait moult fois sortir de ses gonds, l'avaient fait s'embraser de colères sans précédent mais il était toujours parvenu à ne pas céder. Néanmoins, à cet instant précis, face à Marie, l'idée de brutaliser une demoiselle n'avait jamais été aussi séduisante. « Incompétent .. » répéta-t-il dans un murmure. Wesley pressa l'arête de son nez entre son pouce et son index et inspira profondément. Ce mot résonna en lui, le narguant. Jamais n'avait-on utilisé cet adjectif à son encontre et cela attisa plus encore les flammes de son ire, le pire étant que l'infâme catin n'avait pas tort. Ainsi, à l'invective de la métamorphe, il n'opposa qu'un silence résigné. Lui, au tableau de chasse plus qu'impressionnant, taxé d'incompétence. Cela le laissait coi. Certes, il avait échoué dans sa mission, mais un jour, il se le promit, il ferait ravaler l'outrecuidance de la créature d'ébène. Pour l'heure, il devait se contenter de rentrer dans son jeu et de ne pas perdre la face. « Tu me feras un prix d'ami, j'espère ? » fit-il d'une voix blanche, tandis qu'elle continuait de se gausser d'Anger. Les épaules du colosse furent secouées par un rire discret. Si seulement elle savait ce dont l'Allemand était capable. Wesley n'esquissa aucun mouvement, si ce n'est un haussement de sourcil, lorsque la Skinchanger s'avança vers lui en plantant son regard ambré dans le sien ; croyait-elle pouvoir l'intimider de la sorte ? « Nous savons tous deux que ce n'était qu'une question de temps avant que je ne bute ce type. » grinça-t-il. Il n'avait d'ailleurs pas pardonné au commanditaire d'avoir enjoint Marie de s'occuper de cette besogne. Le milicien était efficace et digne de confiance pour ce genre de choses, comme il l'avait maintes fois prouvé. C'était un affront qu'il avait du mal à avaler ; il faudrait d'ailleurs qu'il s'entretienne à ce sujet avec le concerné.

« Troisième solution : personne ne paie pour rien. » fit-il, les frasques de Cordelia, qui remontaient à quelques mois plus tôt, lui revenant à l'esprit. Windsor tourna sur ses talons, s'avança jusqu'au comptoir, se pencha par dessus celui-ci et happa une bouteille de bourbon ainsi que trois verres, soutenant le regard dépité du barman par la même occasion. Il fit signe à ses deux comparses de le suivre jusqu'à une table libre qui se situait au fond du bar. « Ne sois pas idiote ma jolie, j'aurai dégainé et t'aurai abattue avant même que tu n'aies eu l'occasion de tenter quelque chose. » jeta-t-il à l'adresse de Marie par dessus son épaule d'une lippe goguenarde. Il se laissa choir lourdement sur un tabouret et versa une quantité généreuse de liqueur dans les trois verres. « J'espère que le bourbon convient à madame. Anger, si tu voulais bien faire en sorte que nous ne soyons pas dérangés. » fit-il d'un air entendu, portant le récipient à ses lèvres et en en lampant le contenu. Il jugeait s'être donné suffisamment en spectacle pour la soirée et était maintenant désireux de se délasser, si tant était que la métamorphe lui en laisse l'occasion.


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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Dim 22 Mar - 17:34

C’était une drôle de soirée. Cela avait commencé par la dépravation par l’alcool, s’était poursuivi en une drague effrontée de Scar , puis en la rencontre de Wesley et la perspective d’un combat, pour finalement en venir à des pourparlers avec une étrange inconnue. Depuis lors, Scar restait introuvable, aussi insaisissable qu’une anguille. J’aurais souhaité qu’elle soit là, à la fois curieux du duel qu’elle aurait pu mener avec la fille au teint mat, et désireux de voir notre trio au complet. Mais qu’importe. La demi-mondaine tenait visiblement de quoi clouer le bec au misanthrope Wesley, comme je le constatais dans l’immédiat. Je lui adressais une oeillade où se mêlaient  animadversion et déférence, conscient que c’était la première et probablement une des dernière fois que j’assistais à tel mutisme de la part de mon comparse. En vérité, comme je le découvrirais bien plus tard, j’étais bien loin de la vérité. Je les laissais à leur joute verbale, à la fois parce que le débat ne me concernait pas, mais aussi - et surtout - parce que la brume de l’alcool s’était reconstituée dans mon esprit maintenant que le feu de l’action était passé. Je clignais plusieurs fois des yeux pour ajuster ma vision qui se faisait floue par moment, et restais debout à leur côtés, ayant hâte qu’ils prennent une décision, et ce quelle qu’elle soit. Malgré mon ébriété avancée, ma magie pétillait dans mes doigts d’envie d’en découdre, mais, s’il le fallait, je pouvais tout aussi bien me rasseoir et biberonner quelques shots de plus.

La perspective d’une bouteille d’alcool et d’une franche discussion leur sembla plus alléchante que celle de se battre, et je me retrouvais à les suivre tous deux en direction d’une table, alors que Wesley chapardait un bourbon au bar sans, ahurissant au passage le barman, impuissant. Je riais franchement de cette méchanceté gratuite, puis reportais mon attention sur l’étrangère d’ébène. Je la surveillais, en quelque sorte, et la défiais de tenter quoi que ce soit envers notre groupe. D'aucuns m’auraient qualifiés de méfiant, mais j’étais bien plus que ça. Prudent, suspicieux, parano. 700 ans à Darkness Falls avaient de quoi persuader un homme que le monde entier est une menace. Pour en revenir à la catin, chaque mot qui traversait ses lèvres était un insidieux poison, et je pris le parti d’ignorer tout ce qui pourrait en sortir à présent. C’était bien dommage, car son organe du verbe devait être bourré d’autres talents. Une image fugace de son art traversa mon esprit, m’arrachant un sourire malicieux.

Je fermais la marche et hochais vigoureusement la tête lorsque mon ami m’indiquait de sécuriser le périmètre. Je l’avais fait avant même qu’il me le demande, habituée à prendre toutes les dispositions nécessaires, réflexe acquis au cours de ma première existence. Un périmètre de sécurité magique m’accompagnait toujours, écartant la plupart des gens sur ma route, et je l’élargissais en de telles occasions. Je laissais Wesley face au sexe faible, et m’asseyais aux côtés de la demoiselle, renforçant par la présente attitude la première image qu’elle s’était faite de moi. A vrai dire, j’étais bien loin d’être un homme pervers. Dans toute ma vie, je n’avais connu que deux fois quelque chose se rapprochant de l’amour (si tant est que j’étais capable d’aimer), et j’avais connu quelques rares aventures d’un soir. Mais il faut bien dire que Darkness Falls n’était pas vraiment ce qu’on peut appeler un lieu de rencontre. Je me servais un verre de bourbon, amusé à l’idée de jouer un personnage cochon le temps d’une soirée, et glissais mes yeux dans le décolleté de la charmeuse de trottoir sans vergogne. Ce soir, je n’étais pas Anger, généticien pour le gouvernement, mais plutôt Anger, homme dépravé et à la bienséance inexistante, acolyte de la brute et prétendant à la couche de la dame. Je posais un coude sur la table et y appuyais ma tête, me tournant de façon parasite vers elle,  et lui destinais un sourire espiègle. « Quel est votre nom, milady ? », ajoutais-je, tout en prononçant ce dernier mot avec une ironie on ne peut plus évidente.
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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Mar 24 Mar - 1:19


Je savoure l’instant, consciente d’avoir un ascendant qui ne se représentera probablement jamais. Mon sourire moqueur envahi mon visage tandis que les mots flottent entre nous, aussi incisifs que cruels. Je me surprends à apprécier blesser la brute devant moi alors que je me complais habituellement dans la moquerie légère. L’alcool n’envahit pas encore mon esprit, je ne peux donc le blâmer pour mon comportement aux limites du bienséant. L’explication est pourtant simple et résumée en un seul surnom, Lucas. Cet homme que j’ai tant aimé, qui m’a tant fait souffrir et qui ramène malgré lui le pire en moi. Comme ces provocations incessantes envers ma pauvre victime actuelle, qu’il répète machinalement. Probablement aurais-je pu enfoncer le clou mais ma prise de conscience soudaine m’empêche de lui répondre. Mes yeux se perdent sur sa silhouette, n’osent se détourner de peur d’une attaque spontanée sur ma personne. Si j’ose l’insulter, il serait une erreur bien trop conséquente de le sous-estimer. Ma langue passe sur mes lèvres légèrement asséchées tandis que mon sourire s’élargit de sa question, pourtant moins détendue que son énoncé le prétend. L’homme qui se dresse devant moi est vexé, peut être blessé et chaque mot semble être un supplice, comme s’il préférait de loin me mettre son poing dans la figure plutôt que de m’asséner ses mots. « Je ne suis pas certaine de pouvoir t’offrir ce luxe mon cher. Il faudrait que l’on soit ami pour cela. Je ne fais pas don de mon corps pour rien. » Aucune exception et mon regard passe de l’un à l’autre, comme pour appuyer mes propos. Même si chacun d’entre eux pourrait être à mon goût, je refuse de perdre quelques sous au profit d’un bonheur beaucoup plus éphémère.

Mon attention revient rapidement sur le colosse, tandis qu’il tente vainement de se justifier sur un sujet qui ne me passionne pas plus que cela. Ma main se lève, s’agite en un mouvement agacé, signifie d’un geste que ses explications n’ont aucun intérêt pour moi. « La patience n’est pas une qualité de notre employeur. Tu as été lent, peut être avec une bonne excuse, cela ne change rien à la finalité de la chose. Tu as échoué là où j’ai réussi, point final. » Enfin j’hausse les épaules pour clore le sujet. Consciente de monopoliser son ami, je me tourne doucement vers l’homme que j’ai rapidement catalogué comme petit animal bien mignon, même si mon instinct me pousse à croire qu’il n’est pas aussi innocent et faible qu’il le semble. J’ose un sourire de nouveau, ne remarque pas aussitôt qu’il est perdu dans les affres de l’alcool et ne ramène mon attention sur Wesley que lorsqu’il reprend la parole.

Mes lèvres se pincent à sa proposition que je juge inutilement dangereuse. Depuis des années je me force à la discrétion dans ma vie de tous les jours, pour ne pas m’attirer l’attention des forces de l’ordre qui trouveraient dans ma vie des vices que je ne souhaite exposer au monde. Pourtant, contre tout attente, je laisse l’homme dérober une bouteille d’alcool et en vient même à le suivre à cette même table que j’ai quitté quelques minutes plus tôt. Cela m’a semblé des heures depuis ma première provocation envers le colosse et malgré tout, je ne regrette pas de m’être levée. A sa remarque, je lève les yeux au ciel, pleine d’arrogance, et retient avec peine une remarque acerbe qui se heurte sur mes lèvres. A la place, je lui préfère une petite moquerie sans trop de conséquences. « Ca ne m’étonne pas. Tu es trop effrayé pour ta réputation si j’avais pu te mettre KO. Et ne doute pas une seconde que j’en sois capable. » La masse de muscle de mon interlocuteur ne me dérange pas une seconde et j’ai appris depuis bien longtemps à compenser mon petit gabarit par des techniques de combat diverses et variées. Avec un sourire, je prends place à la table, hochant la tête positivement à sa question. Bien sûr, j’aurais pu arguer préférer le scotch au bourbon, mais me sentant dans une trêve fragile, je préfère tenir ma langue et prendre le verre qu’il m’a servi pour le vider d’un trait à son instar.

Je ne remarque pas aussitôt son ami plongé dans mon décolleté, trop concentrée à l’idée de maitriser mon estomac traitre, qui se soulève toujours aussi surement à chaque lampée de cet alcool probablement trop fort pour lui. Une fois ses tourments achevés, je porte enfin mon attention sur le maigre acolyte qui ne semble plus aussi chétif à mes côtés. Mes yeux se lèvent de nouveau au ciel en l’entendant et il me faut toute ma maitrise pour ne pas lui décoller une tape à l’arrière du crâne. Mes yeux se ferment une seconde, avant que mon sourire ne revienne, diplomate. « Marie. Et si tu veux avoir une meilleure vue, n’hésite pas à sortir tes Benjamins. » Je lui lance un clin d’œil, entrant dans son jeu et cherchant visiblement à gagner quelques sous en plus. Peu adepte des strip tease, je suis prête à montrer tout ce qu’il désire à cet impudent, si lui est prêt à y mettre le prix. Joueuse, je viens même déposer mes doigts graciles sur son bras, le caressant innocemment, tout en regardant Windsor. « Ca vous arrive souvent de provoquer le monde le bagarre ? »

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MessageSujet: Re: Are you ready for a perfect storm? Pv.   Mer 1 Avr - 14:03



Il pouvait toujours ressentir l'effet de l'adrénaline dans ses veines mais cela allait en s'amoindrissant, réduit à un grondement sourd et lointain. Désormais sur la pente descente, Wesley se rencogna dans son siège et se laissa bercer par les vapeurs de l'alcool, toujours imperméable à la musique ambiante, profitant de ce simulacre de paix. Anger, éminemment habile dans le domaine des illusions, les couvrait de ses chimères. Il était extrêmement rare que les blonds passent du temps ensemble sans causer un chaos sans nom. Certes, ils avaient cherché à le faire quelques minutes auparavant, mais avaient finalement opté pour une option plus délassante. Briser les coutumes ne déplaisait pas au Hunter et peut-être même cette lubie leur permettrait-elle d'entretenir une conversation constructive, pour une fois. Avec des gestes lents et las, il sortit une cigarette de son paquet et l'alluma puis fit glisser l'emballage vers son comparse. « Je ne sais plus si tu fumes ou non. Comment vas-tu depuis le temps, camarade ? » fit-il de sa voix rocailleuse, ignorant superbement la dernière pique de Marie, afin de pas envenimer les choses. Les doigts de Wesley pianotaient distraitement sur le bois lustré de la table et il observait d'un œil intéressé les interactions de ses deux accointances. Son acolyte semblait d'humeur grivoise, lorgnant sans vergogne le galbe de la créature d'ébène, un pan de sa personnalité que la brute ne connaissait guère mais dont il ne s'étonnait pas tout à fait. Tous les hommes étaient habités de la même concupiscence et ceux qui clamaient le contraire n'étaient que de honteux menteurs. Il secoua la tête, parcouru par un léger rire, curieux de savoir si Anger serait prêt à se départir de quelques billets neufs et craquants afin d'assouvir sa soif. Lorsque Windsor entendit la question du généticien, il ne put s'empêcher de taper du poing sur la table et d'éclater d'un rire tonitruant. « Quelle langue de velours Anger, tu m'étonneras toujours ! » fit-il sans moquerie aucune. « Si tu désires en voir plus, je suis sûr que la demoiselle serait encline à s'effeuiller, contre quelques billets, s'entend. » lâcha-t-il avec un rire gras, curieux de ce que le scientifique aurait à répondre à cela. Il tira longuement sur sa sèche, exhalant un épais voile de fumée et apaisa l'irritation de sa gorge par une généreuse gorgée de liqueur, puis resservit à tous un verre plein. « Quand je suis seul, uniquement quand ma blonde me met en rogne. » fit-il, des flashs de sa dernière discorde avec Svenja éclatant fugacement dans son esprit. Elle savait le faire sortir de ses gonds comme personne d'autre. « Quand je suis avec Anger, à chaque fois. » dit-il, décochant un épais sourire à son comparse. « Toujours pas de trace de Scar, d'ailleurs ? » l'interrogea-t-il. « Et toi, ça t'arrive souvent de narguer les gens lorsque tu es en infériorité numérique ? » demanda-t-il à la femme au teint sombre, redirigeant son attention vers elle, remarquant que son contact physique avec le blond, ce qui lui arracha un sourire. Force était de reconnaître que la catin avait des tripes et de l'audace, ainsi qu'une répartie assassine des traits de caractère que le milicien appréciait au plus haut point. Partageant un employeur commun, il leur faudrait arriver à développer une entente cordiale. De plus, au vu du courant qui passait entre Anger et Marie, Wesley se disait que si elle se montrait effrontée envers les autres et non envers eux, elle pourrait tout à fait trouver sa place au sein de leur petite troupe. Une femme au caractère indomptable et qui aimait en découdre, cela ne se croisait pas tous les jours. Qu'elle soit agréable au regard ne gâchait rien non plus.
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Are you ready for a perfect storm? Pv.

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