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 Ich been ton frère [Bastien]

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MessageSujet: Ich been ton frère [Bastien]   Dim 23 Nov - 15:15

Ich Been ton FRère

Aujourd'hui est un nouveau jour. Aujourd'hui un choix devra être fait.

La chaleur m’étouffe. Il m’arrive de me réveiller persuadé d’être à New York, de devoir aller dans le commissariat de mon district et de bosser dans un monde parfaitement normal. Il m’arrive de me réveiller avec la certitude que les histoires de sorcellerie sont derrière moi, avec mes parents où qu’ils soient. Il m’arrive d’apprécier encore ce léger sentiment de culpabilité vis-à-vis de mon père sans pour autant savoir s’il a pu sortir du coma ou non. Il m’arrive d’apprécier ces réveils où l’air semble plus frais et donc, plus vivable. Malheureusement, la chaleur me rappelle à l’ordre et au temps. Elle me rappelle mon nouveau lieu de vie et ses nouvelles conditions, ses nouvelles lois et ses nouvelles peines. Outre la chaleur qui me brule une nouvelle fois les poumons quand je sors de mon immeuble, c’est le soleil qui m’attaque la rétine. Je me demande parfois comment je peux persister à vouloir courir, à vouloir vivre de la même manière qu’autrefois alors que tout semble vouloir m’y empêcher. Je m’élance pourtant dans les rues. Je ne travaille pas aujourd’hui, c’est mon jour de repos mais je me vois mal rester cloitrer chez moi. Je n’ai jamais été très ouvert au concept de « végéter dans le canapé à attendre que le temps passe ». Aujourd’hui encore moins qu’un autre jour. J’ai tendance à repenser aux derniers évènements avec un peu trop d’insistance. C’est fatiguant et trop troublant. Mon esprit ne veut pas plus s’arrêter sur une idée fixe qu’un castor arrêter de bouffer du bois. Comparaison stupide mais c’est la chaleur…

Je cours un peu puis je cours avec force. Mon souffle s’habitue. Mes poumons acceptent l’air chaud. Mon corps s’adapte de plus en plus vite. L’homme est un être hors norme, sa volonté de survie est plus puissante que ce qu’on veut nous laisser entendre. L’homme est un animal et ces trois dernières années l’ont largement démontré. « L’homme est un loup pour l’homme ». A certaines images, je manque de flancher, de m’écraser contre le bitume mais j’évite cette étalage malheureux de justesse non sans bousculer un homme au passage. Délicat, le voilà qui m’insulte. Je ne m’arrête pas pour autant, les gens sont devenus grincheux et fatiguant. Je ne connais pas grand monde capable de rire franchement par là où je passe. J’ai besoin d’humour. J’ai besoin de rire et certainement pas de voir ce double visage, celui qui me rassemble, au beau milieu de mes rêves transformées en cauchemar rien que par son hypothétique survie. Qui me dit qu’il a survécu ? C’était déjà un étonnant coup du sort qu’il ait vécu dans la même ville que moi avant cette déferlante de morts. C’est dingue, en y pensant. Frères séparés, frères jumeaux séparés et inconnus l’un de l’autre, nous avons évolué et atterris tous deux dans la grande pomme et qui sait, aujourd’hui, s’il ne fait pas parti de ces habitants que j’aspire à protéger. D’ailleurs s’il était vivant aurait-il forcement le même visage que moi ? Serait-il à chasser ? à aider ? Et si c’était le cas, aurais-je seulement l’envie de l’aider ? Le méritait-il ? rien n’était moins sûr. Si je ne suis pas le « bon fils » c’est qu’il l’est surement et à quel titre serait-il la copie conforme de mes parents ? Nos parents… La simple sorcellerie ? Le machiavélisme ? les deux ? Inconsciemment j’ai toujours opté pour un doux mélange des deux, le bon fils se devait d’être leur portrait et vu que c’était loin d’être moi… De toute façon qui aurait cru il y a  quatre ans que je me retrouverai à pister les sorciers du même acabit ? Loin de les protéger, je les chassais. Qu’en penseraient mes parents ?

Je secoue la tête et saute par-dessus un muré. En ce mardi après-midi, il y a du monde dehors suintant et préférant largement être dans leur appartement ou dans le confort de leur bureau tout ventilateur allumé. Je me perds à imaginer un air frais venant de l’est du pays. Je ne demande pas l’hiver infini qui recouvre cette partie du pays mais juste un temps plus appréciable, moins étouffant. Je m’arrête alors au niveau d’un petit jardin. Je reprends mon souffle tout en cherchant où aller. J’aime courir et découvrir ce qui m’entoure. Malheureusement en deux ans de courses effrénés à chercher un échappatoire à mes nombreuses pensées sans queue ni tête, j’en ai découvert toute la ville. Une ville qui semble se rétrécir de mois en mois alors que de plus en plus de monde espèrent y trouver un asile. Nous n’avons pas énormément de nouvel de l’extérieur, personne ne sort des murs réconfortant de la ville et pourtant nombres d’entre nous se tournent vers l’autre côté en espérant secrètement qu’une meilleure solution a été trouvé au loin. En espérant la survie du reste de l’humanité, de nos proches disparus, des inconnus que nous aurions pu rencontrer…

Le visage de mon père m’apparait alors que je m’élance vers l’est de la ville. Je n’ai pas d’objectif ni de but pour le moment. Je cours pour courir. Ou peut-être est-ce que je cours pour fuir. J’en ai pas la moindre idée et cet état ne me plait guère. C’est le visage de ma mère qui me perturbe le plus alors je prends une ruelle que j’ai l’habitude de parcourir, je saute sur un mur et me rattrape à au grillage que j’escalade rapidement pour passer de l’autre côté. Je déboule dans une rue trop fréquentée pour éviter de bousculer du monde sur mon passage, je ralentis donc brutalement et me fait percuter par quelqu’un. Je me tourne avec rapidité pour lui attraper les épaules en le sentant à deux doigts de s’écraser sur le sol.

*Oh, excuse-moi ! * Fin, désolé plutôt …
J’hausse un sourcil en constatant cette étrange habitude de parler français en premier sur des moments de ce genre comme si je ne pouvais pas être surpris en anglais. Une fois l’homme remit droit, je passe une main dans mes cheveux traduisant une légère gène. Il redresse son visage, nos regards se percutent et je n’entends pas ce qu’il me dit. Je ne réagis pas non plus. Je le sens juste passer à côté de moi alors que j’ai encore son image devant moi. Non, je ne viens pas de subir un coup de foudre, faut peut-être pas trop déconner les gars. Non, je viens juste de… de quoi ? D’avoir une vision ? Manquerait plus que ça, des pouvoirs avec près de 30 ans de retard. Mes rêves ou plutôt mes cauchemars m’avaient préparé à cette possibilité, j’avais imaginé toutes les réactions, toutes les rencontres, toutes les phrases à prononcer, toute la haine et la colère que sa présence pouvait m’inspirer. J’avais tout imaginé dans l’idée de le détruire, de le haïr, de le repousser. J’avais tout imaginé et pourtant j’étais loin d’avoir pensé à mon inaction. Je n’avais jamais vu son visage mais comment ne pas le reconnaitre avec ces yeux-là. Les bras ballant, je vois la foule passer autour de moi dans un ralenti qui semble faire écho aux battements de mon cœur. Je ne sais comment définir cet état physique et ces sentiments qui m’affligent si bien que ce n’est pas moi qui m’élance mais mon corps. Il part dans sa direction, il bouscule et éloigne d’un coup d’épaule toutes personnes entre lui et sa cible. Rapidement mes yeux retrouvent sa silhouette, comment puis-je le reconnaitre à présent aussi facilement ? Existe-t-il réellement ce lien dont les émissions à deux balles faisaient mention ? J’ai beau être un scientifique ce n’était pas une question sur laquelle je m’étais penché. Il m’a senti lui aussi. Je le devine au fait qu’il se met lui-même à courir. Fuit-il mon existence entant que frère ou fuit-il une quelconque personne qui le suit ? Je doute de la première et me demande les raisons de la deuxième. Cette autre question me revient : mérite-t-il ou non mon aide ? Mon esprit se mêle à mon corps et me téléporte presque à son niveau. De deux foulées, je m’élance vers lui comme si j’étais un rugbyman et lui, mon adversaire avec le ballon. Nous nous écrasons tous les deux dans une ruelle sous les exclamations de quelques spectateurs qui ne s’arrêtent pas pour autant pour nous séparer si besoin. Il me repousse avec force pendant que je tente de le maintenir à ma porter, il lutte pour sa liberté et moi… moi je n’en sais rien. Qu’est-ce que je cherche ? Moment de doute, il se redresse. Je ne fais plus trop attention à ce qu'il fait tant je suis perdu dans mes propres tourments. Présent ou pas présent, je finis par lâcher quelques mots qui auront probablement le même effet que des bombes.

Je suis ton …frère…

Leger remake de star wars avec le légendaire « JE SUIS TON PERE » ou, pour ce qui préfère une référence très profonde, le « ich been ton père » de je-ne-sais-plus-quel-pub d’un temps fort lointain. Qu’importe, vous me direz, je ne pense pas qu’il puisse y croire. « Salut, je suis un inconnu mais en fait je suis ton frère HELLOOO ». Ca choque personne ? Autant pour moi, j’avais oublié, vous êtes des monstres…

ou ... tu es mon..frère... dans les deux cas ça sonne mal...


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Dernière édition par Timothée G. Morel le Jeu 8 Jan - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ich been ton frère [Bastien]   Mer 26 Nov - 22:58

Ah il les sentait à merveille tous ces regards qui glissaient sur lui avec voracité. Pouvait-il aussi voir le jugement approcher ? Petit paranoïaque. Quand on est atteint par ce genre de trouble mental, on a généralement la décence de ne pas occuper son temps avec des activités illégales par-dessus le marché. Mais c’était Bastien tout craché, entretenir ses vices avec constance. Le français n’en menait pas large avec son petit diamant dérobé quelques heures plus tôt. Les vols en plein jour, ce n’était pas vraiment son truc. La nuit était bien plus profitable aux lâches après tout. Les ombres restaient ses meilleures alliées, il ne fallait pas se le cacher. Ses talents en matière de discrétion n’étaient pas mis à si rude épreuve d’ordinaire. Petite passade ludique ? Challenge pour stimuler un peu sa maîtrise ? Ou bien simple envie de dévier du quotidien ? Aucun des trois. Une opportunité inespérée s’était présentée et il n’avait pas attendu très longtemps avant de la saisir. Ce malaise prouvait qu’il aurait dû prendre en compte son propre code d’honneur ou plutôt ses règles visant à alléger la culpabilité. Oh, il n’avait pas dérobé ce caillou à un pauvre petit personnage boiteux. Mais il avait tout de même vu sa victime d’assez près. Un riche bijoutier du coin, réputé pour cracher sur les moins fortunés et pour dorer le gouvernement, quelqu’un qu’il ne portait donc pas dans son cœur mais néanmoins, mettre un visage sur sa proie le déroutait toujours. La cargaison avait traîné à quelques pas de la boutique. Les autres pierres précieuses auraient été encombrantes, visibles, bruyantes si il avait cherché à les rafler en plus grosse quantité. Ses yeux aguerris par l’expérience, avaient repérés ce qui avait le plus de valeur. Il n’avait fait que le dérober rapidement en toute finesse pour mieux repartir. Maintenant, il lui fallait poser ça en lieu sûr avant de le troquer contre une belle liasse de billet. La procédure conventionnelle. Seulement, il devait encore rentrer pour ça.

Nerveux, il ne cessait de jeter des coups d’œil derrière son épaule. Il avait pris trop de risques pour un seul objet. C’était stupide. Surtout pour un être qui ne supportait pas l’imprudence. Paradoxe sur paradoxe. Il était agaçant, pas vrai ? Le corbeau balança son regard de gauche à droite, serrant son butin au fond de sa poche, incrustant la surface lisse de la pierre dans sa paume. Il n’allait tout de même pas disparaitre pourtant. Le changeur était tellement concentré, tellement occupé à surveiller ses arrières qu’il n’observait absolument pas le chemin droit devant lui. Quand on le heurta de plein fouet, il manqua de s’effondrer au sol et de faire un arrêt cardiaque aussi dans la foulée. Déjà prêt à bondir comme un animal sur son assaillant, croyant que la manœuvre de rattrapage au vol n’était qu’une tentative d’assaut. Les excuses de l’homme le déroutèrent mais pas suffisamment encore. Il venait  de s’exprimer dans sa langue maternelle et ça ne l’avait même pas frappé. Pire encore, il lui répondit également en français avec un naturel frisant le ridicule. « Ce n’est pas grave. » Il s’empressa de filer à ces mots, convaincu d’être toujours pourchassé par des fantômes - le rythme aortique trop dérangé pour avoir prêté réelle attention au passant d’un peu plus tôt.  

C’était pour cette raison qu’il n’avait pas immédiatement compris qui était ce type qui lui collait les basques. Quand il revint le heurter brutalement, l’attrapa même, qu'il chercha à maintenir une certaine emprise sur lui, Bastien crût réellement s’être fait prendre à son jeu et voulut l’éloigner mais une de ses mains était toujours mobilisée dans sa veste. Il ne fallait pas que sa récolte lui échappe.  Il parvint à se libérer et à se redresser. Il s’apprêtait à détaler comme un vrai petit lapin quand l’inconnu l’arrêta d’une ligne. Les yeux grands ouverts, il adressa enfin un vrai premier coup d’œil à la silhouette échouée. Cette dernière compléta avec la même incohérence ce qui acheva d’intriguer et d’inquiéter le métamorphe. Il ne semblait pas méchant finalement son opposant. Tout juste largué apparemment. Les traumatismes post-apocalyptique faisaient légion, décimant les habitants de la région. La plupart avait connu le chaos de New York et la décadence qui avait suivi. Les esprits étaient lacérés par les catastrophes, mutilés plus profondément qu’on ne pouvait l’imaginer. Inconsciemment, le voleur rangea cet homme dans cette catégorie. Il devait être seulement confus. Parce qu’à sa connaissance, ses parents n’avaient eu que lui. Et il était encore très loin de remettre ses fondements en question. Très amusant pour quelqu’un d’aussi prise de tête que lui d’ailleurs. « Je pense que tu… Que vous… » Il réalisait enfin qu’aucun d’eux ne s’exprimait en anglais. La coïncidence lui arracha un frisson étrange. « Vous vous trompez de personne. Désolé. Je n’ai jamais eu de...» Sa phrase sombra dans le néant. Le mot lui semblait tellement étranger en bon fils unique qu’il était. Oh il s’était bien inventé un frère à une époque. Gustave Shepard. Oui, il n’avait jamais été doué dans les dénominations. Son imagination semblait effroyable.

Il s’apprêtait à tourner les talons mais quelque chose le retenait sans qu’il ne sache mettre le doigt dessus. Le volatile se mordit à deux reprises la lèvre avant d’offrir son assistance à l’étranger, tendant sa main pour l’aider à se relever. Il n’avait vraiment pas l’air mauvais, ce bougre. Alors il éprouvait assez d’empathie à son égard pour oser murmurer « J’espère que vous trouverez la personne que vous cherchez. » Peut-être n’était-ce que la proximité étrange grâce à leur langue maternelle, peut-être n’était-ce qu’une vieille intuition dictée par l’instinct de l’oiseau qui logeait dans son crâne. Ou peut-être n’était-ce finalement qu’un peu de superstition ce qui n’aurait rien d’inédit pour l’homme qu’il était. Il le détailla et en revint à sa première conclusion. Ils ne se connaissaient pas. Ses doigts cognèrent contre le caillou toujours perdu au fond de sa veste et sa réalité s’imposa d’elle-même. Le trouble laissa place à l’anxiété en deux secondes à peine. Il s’écarta de son interlocuteur très prudemment en déliant un  « Au revoir. » un peu interrogateur pourtant. Mais il était habitué aux choses anormales et folles de toute façon. Aussi folles que celle-là ? Peut-être pas…

_________________

    Before all of this, what did I miss ? Do you ever get homesick ? I can't get used to it. I can't get used to it. I'll never get used to it. I'll never get used to it. I'm under that night. I'm under those same stars. We're in a red car, you asleep at my side. Going in and out of the headlights. Could I have saved you ?


Dernière édition par Bastien Shepard le Jeu 4 Déc - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ich been ton frère [Bastien]   Jeu 27 Nov - 21:10

Ich Been ton FRère

Aujourd'hui est un nouveau jour. Aujourd'hui un choix devra être fait.

ou ... tu es mon..frère... dans les deux cas ça sonne mal...

Les mots m’écorchent la bouche. Je crois qu’ils ont beaucoup plus d’incidence sur moi que sur lui. Il s’arrête là dans son élan après m’avoir assaini un coup dans les côtes. Je ne lui en veux même pas, j’aurai fait de même. Je lui en veux d’avantage de ne pas voir ce que je vois. De ne pas comprendre. D’être ignorant de ce que nous sommes l’un pour l’autre. Et au fond, je m’en veux, à moi, de savoir plus que lui. Tellement plus. De l’avoir espéré et presque cru mort pour m’éviter sa vision. Ce n’était pas pour rien, que j’avais pris le nom sans voir le visage. Je n’étais pas sûr de vouloir l’associer à quoique ce soit de réel. Je préférai le voir comme un mirage m’offrant un peu de répit dans la découverte de mes véritables parents. Après tout, si lui avait été adopté et ne connaissait rien de mes parents, nos parents, j’en étais au même moins. Quelles images d’eux étaient les bonnes ? Quels sentiments ? Quelles actions ? Quels gestes tendres ? Quels sourires ? Le meilleur d’eux avait terni en un simple échange ce jour-là. Mes parents n’étaient plus vraiment les miens, ils étaient un mirage à eux tous seuls. Une hallucination de mon esprit a les avoir vu ou cru « bons ». J’avais accepté de croire en leurs mensonges, en leur rôle. Je l’avais même joué avec aplomb. Je n’avais été qu’un aveugle et mettre un visage sur son nom lui donnait une existence que je n’étais pas prêt à assumer. Pas plus hier qu’aujourd’hui.

Je suis lâche. Je suis lâche et je m’en rends compte qu’en étant fasse à lui, qu’en ayant couru pour le rattraper. Pourquoi d’ailleurs ? Je ne suis qu’un idiot, ça doit être ça. Quitte à être lâche autant y aller jusqu’au bout. Ma curiosité me perdra, j’en suis convaincu. A moins que la curiosité n’ait rien à voir avec ça, que c’était autre chose. Plus fort. Plus étonnant. Non. C’était stupide. C’est stupide. Je secoue la tête mais ne montre aucun geste vers une meilleure contenance. Qu’il me prenne pour un fou, je le suis surement. Fils de mes parents, je pouvais être quoi d’autre de toute façon ? Laisser mon corps agir pendant que mon cerveau affiche un « system error » au-dessus de mon crâne, néon rouges, agressifs bien visibles. Là, tout de suite, j’ai beau imaginer mon mini moi dans ma tête appuyer sur « reset » ou « retour », rien ne se passe. Je reste là sans aucune fonction en marche. Je l’observe m’observer sans ressentir grand-chose. Pour tout dire, j’ai soudainement l’impression de regarder un film et je peux vous dire que l’acteur principal est loin d’être dans son avantage. On dirait un soop, plus nul que ce qu’on connait jusque-là. Je suis le nouveau dans Dallas, et lui le beau gosse de la série. Nous venons de créer le buzz avec une médiocrité sans faille (d’où le buzz vous l’aurez compris). Le « BG » s’exprime dans un parfait français. Je l’écoute. Je le comprends. C’est bien lui. Un instant en voyant la commissure de ses lèvres s’agiter pour communiquer j’avais espéré un parfait américain, un espagnol, un polonais, un africain (oui oui), un russe ou même un inuit ! Je suis sûr que je m’entendrais bien avec un inuit, je lui expliquerai comment mettre de la crème solaire et l’utilité d’enlever sa peau d’ours en faveur d’un maillot. Et oui, un inuit en plein Sahara…

Bref. J’esquisse un sourire. Mon cerveau fonctionne. Je n’entends plus le silence, j’entends une voix qui gronde. Elle gronde. Elle veut hurler la stupidité de cette rencontre. Elle veut hurler ma stupidité. Mon incompétence. Ma faiblesse. Ma peine. Ma colère. Ma crainte. Elle veut hurler. Elle veut hurler pendant qu’un autre veut saisir l’opportunité et fuir. Rester dans le mutisme. Garder cette croyance que, peut-être, peut-être je suis en pleine hallucination. Après tout qui me dit que c’est lui ce visage fantomatique ? J’appréciais la simple écriture de son existence, bien davantage que le visage que sa propre existence lui imposait aujourd’hui. Il est tellement… tellement lui. Tellement eux. Je n’en reviens pas. Pourquoi cette electrochoque en le bousculant ? pourquoi cette course pour le rattraper ? Pourquoi tout ceci et fuir à la première occasion ? Suis-je aussi lâche que ma mère le disait ? Je fronce les sourcils. L’Autre attend, hésite, tend sa main ce qui me fait redresser la tête. Nos prunelles se rencontrent. Cette fois ci ce n’est pas moi qui fuit mais lui sans même s’en rendre compte. Il ne comprenait pas. Il ne voyait pas. Il était aveugle. Aveugle et ignorant. Comme moi. Il avait tellement de chance. Qui de l’abandonné ou du dénigré était le plus chanceux ? L’abandonné. Quel monde perdait-il en apprenant la monstruosité de ses géniteurs ? Il avait une famille pour lui rappeler que l’amour parental n’était pas qu’un jeu de rôle. Il avait un vie pour lui rappeler le sacrifice légitime de parents aimants à défauts d’être les vrais. Que dis-je ? C’était eux, les siens, qui étaient les vrais de l’histoire et les miens, les illusions. Mon regard s’assombrit autant que le reste de mon corps. J’avais attrapé sa main comme une habitude impossible ou d’une dimension parallèle où le monde ne nous avait pas séparé. Je ne saurai dire si c’est l’impression de déjà vu de ce contact ou son regard attristé qui acheva de me convaincre mais qu’importe, j’avais pris ma décision. Il devait savoir. Qui il était. Ce qu’il était. Ce que j’étais. Ce que je n’étais pas et qu’il était probablement. Le mauvais contre le bon. Il articule alors un « au revoir » hésitant. Qu’est-ce qui te retient ? Dis-le qu’on se fende la poire ? Tu me prends pour un fou ? tu as pitié ? C’est moi qui finirai par avoir pitié. Sais-tu seulement qui tu es ? Moi aussi je veux rire de lui. Je vois pas pourquoi il serait le seul à avoir cette position. Je veux me sentir bien dans ma vie. Je veux oublier. J’aimerai qu’il comprenne. Pourtant je ne fais rien. Il recule encore d’un pas. Je panique presque et veux me frapper pour ce sentiment. Qu’est –ce qui me prend ? Pas le temps de répondre, je bafouille.

Ba..as..tien… [/color]

J’avale ma salive de travers. Bastien Shepard. Bastien Shepard. Bastien SHEPARD. Bordel ! C’était pas compliqué. Un français au nom américain, ce n’était pas dur si ? Soudainement, je pense à ma propre identité. Je suis Timothée Gabriel Morel. Oui, par pur hasard. Un jeu de pile ou face. Un jeu malsain qui entraîna la chute d’une famille qui aurait pu mais qui n’a pas été. J’aurai été face au lieu de pile (ou inversement en fait qu’en sais-je) je serai Bastien Shepard et lui Timothée Morel. Ça n’avait tellement pas de sens tout ça. Pourquoi nous avoir séparés ? C’était si compliqué de faire croire à un bébé qu’on l’aimait alors deux… Je me sens attristé de cette séparation sans pour autant associé cette peine à l’homme en face de moi. Comment le pourrais-je alors qu’il me fait tellement penser à mon père ? Notre père qui plus est. Je fronce de nouveau les sourcils et serre les poings.

Bastien Shepard né le 28 octobre 1986 à Brest. Premier enfant de Juliette Dechamp et Jean-Marie Morel. Moi j’arrive après mais ils ont lu que lainé c’était toujours le deuxième à sortir… TADA… c’moi ! Non, tu te dis que je t’ai suivi, que j’ai fait des recherches mais non, t’inquiète pas je ne t’ai pas cherché. Pas vraiment. Quand j’ai découvert ton existence, j’ai d’abord voulu oublier ce que tu chercheras surement à faire, puis j’ai cherché au moins un nom… j’ai voulu savoir où tu avais fini et comment ta vie s’était déroulée… Le pourquoi, crois-moi, tu ne préférerais pas savoir…

Pourquoi ? Pourquoi le protéger de la vérité ? M’avait-on protégé de celle-ci ? D’eux ? Non. Il n’était pas là, il ne pouvait pas comprendre ni même imaginer. Il était le « bon » loin devant moi. Il était celui qu’ils avaient espéré mais qu’ils s’étaient eux même retiré. Dommage les gars ! Try again. Ou non d’ailleurs, qui sait où ils se trouvent ? Morts ? Ressuscité ? re-mort ? Un instant j’ai l’impression de revoir ma mère. Ces yeux sont les siens. Je la revois très clairement me cracher toute sa haine comme si je n’étais rien d’autre qu’un parasite à leur bonheur. Illusion ou non, le résultat était le même je n’étais digne de rien. « Lâche » plus que le « sorcier merveilleux » qu’ils avaient survendu. Je m’avance, trop vite pour lui, trop lentement pour ce besoin de frapper. Je le bouscule puis lui attrape le col et le pousse une dernière fois.

Tu ne peux même pas imaginer l’envie que j’ai de t’en coller une ! Pleure pas sur la découverte de son adoption, tu n’as rien perdu et tout gagné… Enfin peut être que toi t’aurais été le « bon » des deux…. S’ils t’avaient choisi toi peut être qu’on s’en serrait tous mieux sortis…





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MessageSujet: Re: Ich been ton frère [Bastien]   Ven 5 Déc - 0:27

Ses talons s’étaient déjà tournés de moitié. Oui, il allait partir, s’octroyer le délice d’une ombre pour se masquer à la populace qui se serrait ci et là sur les trottoirs. Devenir simplement une silhouette semblable aux autres pour noyer son joyeux petit crime du jour. Il oublierait vite l’incident avec ce garçon. Aussi vite qu’il aurait revendu son caillou au marché noir. Ça ne deviendrait qu’une anecdote enfouie dans les tréfonds de son esprit chaotique. Un souvenir un peu triste qu’il ressortirait quand il s’apitoierait sur le triste sort de ce Monde. Quelle arrogance à bien y réfléchir ! Il n’était pas aussi vertueux que ça au fond, ce Robin des Bois du dimanche. Mais nous nous en étions déjà aperçus par le passé. Ce constat n’a donc lieu d’être. Bastien sursauta entre deux respirations pondérées. D’un mouvement, il fût déjà à nouveau face à son interlocuteur qui gagnait en incongruité de seconde en seconde. Les yeux écarquillés, la peur au ventre, le français concéda à cet inconnu un certain don pour la théâtralité. Comment connaissait-il son prénom ? Ah ça y est. L’orgueil revenait à la charge. Comment pouvait-on l’identifier ? Lui, l’intouchable, le maître de la fuite perpétuelle ? A croire qu’on remettait en cause tous ses talents en froissant l’air de son identité. Frustré ? A vrai dire, avec sa capacité à anticiper les pires revirements, il semblait davantage effrayé que vexé. Pas certain que ça soit plus acceptable pourtant. Le voleur ouvrit la bouche pour la refermer aussi vite. Il sentait ses entrailles se nouer et sa cervelle lui intimer l’ordre de courir, vite et loin. Pourtant, le corbeau jasait dans sa tête. Une intuition solide, vorace le força à rester en place. Un sentiment animal qui dépassait de très loin l’entendement de l’humain. Mais il lui obéissait. C’était une force supérieure sur laquelle il s’était toujours appuyé depuis qu’il était devenu mi-homme, mi-bête. Ça avait toujours payé jusqu'ici.

Avant qu’il puisse démêler ses propres pensées, l’autre homme se lança dans un monologue pour le moins troublant. Les faits biographiques ajoutèrent du poids à ses connaissances. A quelques détails près cependant. L’expression faciale du changeur évolua au grès de la tension que la situation exerçait sur chacun de ses muscles. La surprise, le choc, l’incompréhension, l’inquiétude, la terreur. Pas un seul sourire ne fût dédié à cette histoire sordide. Il ne trouva pas le moyen de rire au nez de cet étranger. Car ce dernier suintait la sincérité, portait en bannière sa vérité qu’il continuait néanmoins de juger fausse. Il décida de rester ignorant durant la première partie de son discours qui n’avait décidément aucun sens. Figé sur sa petite parcelle de terre, le métamorphe ne gérait absolument pas les dires de l’humain avec rationalité. Il partit en hypothèse plus inconcevables les unes que les autres. Il se résignait à un concours de circonstances, à quelque chose de fou. Sûrement qu’il s’était fait repéré en France. Peut-être qu’il avait attaqué sa famille ? Il n’en savait rien. C’était ce qui se rapprochait le plus de ce qu’il entendait. Le piaf préférait s’écouter siffloter plutôt que de porter une oreille attentive aux bruissements des branches. Annonce sourde mais perceptible d’un cataclysme tellement proche. Il s’abattit brusquement à la suite alors que son opposant le bouscula une seconde fois, allant jusqu’à accrocher son col pour le repousser ensuite. Allait-il le frapper comme il le suggérait ? Le voleur en resta interdit, prêt à esquiver néanmoins. L'instinct de survie qui parfois lui revenait.

Adoption ? Oh ce mot l’écorcha. Offensé, il recula même de deux pas comme pour placer assez de distance entre le concept et sa petite personne. Mais ça ne servait à rien de se battre avec des choses abstraites. Il aurait dû le savoir depuis le temps. Ça lui avait couté sa joue. Ce puzzle qu’il amenait, ce drôle de bonhomme, n'avait pas toutes ses pièces et celles qu’il daignait lui dévoiler, semblait mâchées par la haine, suffisamment pour avoir été dégradée. Les couleurs et la texture du carton se détérioraient encore. Très calmement, trop posément même, le cambrioleur s’entendit déclarer d'une voix blance « Je ne sais pas qui vous avez raconté tout ça mais… Je n’ai pas été… Je ne suis pas… Ma famille… » L’instabilité revenait toujours au galop. Un cheval de course assez buté pour un homme bien faible. « Écoutez, je ne comprends pas du tout ce qu’il se passe. Mais je pense qu’on vous a induit en erreur. » Bien sûr, à ses yeux, ça ne pouvait être que ça, la raison. « Je suis bien né à cette date et à cet endroit mais ça s’arrête là. On a dû vous fournir de mauvais renseignements. Je suis désolé… » Et il l’était, vraiment. Tout plutôt que d’entrevoir la possibilité que… Indécrottable.

Le fumeur passa ses doigts nerveusement sur son menton pour y cueillir un début de barbe. Il ne savait même plus comment quitter cette scène absurde. Cette hargne que lui vouait ce parfait inconnu, lui faisait du mal sans qu’il ne sache pourquoi. Il aurait voulu l’apaiser avant de l’abandonner à son triste sort. Comment ? Ce n’était pas la question à se poser. Pourquoi ? Déjà plus censé de s’en inquiéter. Ce type débarquait de nulle part, manquait de le frapper pour mieux lui avouer qu’il n’avait jamais été un Shepard ? C’était une mauvaise comédie. Ou une ruse… Ah, cette bonne vieille paranoïa, saluons-la dignement. Elle préservait cet être fragile de la pire conclusion qui soit. Il regretta déjà d’avoir confirmé les propos de son assaillant. Ne réfléchissait-il donc plus ? De toute évidence, la panique avait annihilé ses capacités d’analyse et de bon sens. Pratique comme excuse. Dans les faits, bien sordide. « Je ne sais pas ce que j’ai pu vous faire mais je ne cherche pas d’ennuis alors… » Il fit un autre pas vers l’arrière en levant les mains en signe de paix évidente. Bon petit pacifiste, bien entraîné à l’art de régler des conflits houleux. Tellement bien entraîné qu’il faisait la pire sortie du monde face à un danger encore méconnaissable. « Je ne vous importunerai plus si tel a été le cas… » Il s’inventait décidément un joli petit monde alternatif dans lequel son scénario tiendrait la route. A croire qu’il ne percutait pas les accusations. A croire qu’il était trop bête pour saisir l’information derrière les mots. A croire qu’il était naïf. Non, nous n’avions plus besoin de le croire. C’était la vérité assurée. Assez crédule pour gober ses propres mensonges. Ça l’aidait sans doute à dormir la nuit. Mais ça ne lui viendrait pas en aide pour survivre à ce jour.

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MessageSujet: Re: Ich been ton frère [Bastien]   Sam 6 Déc - 20:50

Ich Been ton FRère

Aujourd'hui est un nouveau jour. Aujourd'hui un choix devra être fait.


Enfin peut être que toi t’aurais été le « bon » des deux…. S’ils t’avaient choisi toi peut être qu’on s’en serrait tous mieux sortis…

Le pire dans tout ça c’était surement la vérité qui se cachait derrière tout ce venin. Une vérité abominable et stupide. Abominable puisqu’elle se jouait de plusieurs destins, de plusieurs vies. Stupide parce qu’elle n’était pas vérifiable, tout droit sorti de mon imaginaire et de mon esprit torturé. La faiblesse de mon comportement me saute aux yeux et me renvoi à ces soirées passées dans la cave à tenter de reproduire les sorts de mes parents, en vain. Son regard s’agrandit dans l’étonnement et l’incompréhension pendant que le mien s’assombrit. J’aimerai que la compréhension fleurisse plus vite dans sa caboche. Il semble que ce ne soit pas lui le cerveau de la famille… S’il était bien ce que je soupçonnais, il n’avait pas eu besoin de compenser quoique ce soit et de chercher l’approbation, la fierté parentale dans les notes. En y pensant, j’aurai aussi bien pu tomber dans une belle délinquance, celle qu’on continue de nourrir. Si délit, il y a eu, ce ne fut rien de grave ni même de connu au final. Vu l’intérêt qui m’avait été porté à cette époque, j’aurai pu voler un bœuf et le mettre au milieu de salon que rien ne les aurait perturbé. Ou peut-être que si, ils auraient cru en une illusion créée de mes talents génialissime puis ils auraient compris que non… tout était réel. Rien de normal… (bon comme si un bœuf dans un salon avait dans un monde ou un autre une connotation « normale », passons…). Dans tous les cas, le résultat était le même. Je l’observe sans trop le voir déjà envoyé dans une dimension. Je ne sais trop pourquoi j’accorde une existence positive à celle que j’aurai vécu avec lui dans le doux espoir que nos liens auraient pu être assez fort pour compenser sa capacité et l’absence de la mienne. Je ne sais pas non plus pour quelle raisons je suis persuadé qu’il devait être celui qu’ils attendaient et pas mon parfait double aussi incompétent que moi dans le domaine qui les intéressaient. Rêverie stupide, ils n’avaient pas voulu garder deux enfants et n’avaient même pas tenté de le retrouver ou de faire un second enfant. Jamais. Jamais ils ne nous auraient gardés ensemble. Mon cœur se serre à cette constatation. Qu’étaient-ils vraiment ? Le pouvoir poussait-il tout le monde à de tel comportement ? Si c’était le cas, le jeune homme en face de moi ne mérite pas plus que ça ma peine. Peine que je sens graviter en moi sans réussir à la muselée. Une peine que lui ne semble pas du tout ressentir. La peur plutôt. Je le vois reculer, réfléchir. Je m’apprête à lui dire de péter un coup pour que ça passe (conseil stupide mais mes neurones avaient décidé de faire une ascension au mont Everest…) lorsqu’il ouvrit la bouche. La satisfaction qui monte alors en moi me fait presque sourire. Le voilà aussi perdu qu’un louveteau sans sa maman. Je m’en veux une seconde puis reviens sur ce sentiment que mon esprit sait mieux gérer aujourd’hui. Il est plus simple d’agir mal que bien…. Preuve est faite.

Je suis bien né à cette date et à cet endroit mais ça s’arrête là. On a dû vous fournir de mauvais renseignements. Je suis désolé…

Je soupire en souriant vert, jaune, bleu… Il se fout probablement de moi mais je l’excuse. J’ai un vague souvenir du sentiment que j’ai eu en lisant ces quelques lignes. 5 lignes qui expliquaient tout en même temps qu’elles détruisaient tout. L’explication qui s’en suivit n’eut que pour mission de creuser la tombe où j’aspire depuis à entreposer toutes mes croyances, tous mes souvenirs, tous mes acquis. Il a raison de s’excuser et même si ce n’est pas pour les raisons que je souhaite, ça me fait presque du bien de l’entendre. Je passe ma main dans ma barbe naissante et c’est un miroir que je regarde. Je secoue donc la main, détourne le regard, grimace. Je n’étais décidément pas prêt pour ce genre d’observation. Et encore moins pour accepter sa stupidité et son aveuglement.

Je ne sais pas ce que j’ai pu vous faire mais je ne cherche pas d’ennuis alors…Je ne vous importunerai plus si tel a été le cas…

Etonnement maintenant personnel, je sors de parfait yeux ronds alors qu’il lève les mains au ciel et recule. C’est moi où il pense que je lui en veux pour une raison à mille lieux de la vraie ? Pense-t-il vraiment m’avoir causé un tort autre d’être celui qu’il est ? Apparemment. Il ne comprend decidement rien et j’hausse également les mains puis m’avance alors qu’il recule. Je ne sais pas exactement ce que je cherche à faire, probablement lui montrer sa stupidité à travers ses gestes.

A part avoir l’air d’un con ça te serre à rien de rester comme ça…. J’ai l’air de te braquer ?

J’hausse un sourcil et ose un sourire tellement faut que la petite chinoise à l’autre bout de la planete le devine aisement (si elle n’est pas morte cela dit…). Je soupire en baissant les mains. Passe mes mains dans mes cheveux et fais les 100 pas. Je ne m’inquiète même pas de son départ. Inconsciemment il est percuté par ce que je lui raconte qu’il se l’avoue ou pas le résultat reste le même. Je ne sais pas ce qui m’empêche de le secouer de nouveau puisque l’envie est mordante dès que je lève les yeux vers les billes ronds qu’il m’offre.

Je ne sais pas ce qui se passe dans ta tête, c’est le bordel dans la mienne aussi… plus que la tienne. Déjà parce que je crois que tu es dépourvu d’une bonne moitié de tes connexions et ensuite parce que justement tu es à mille lieux d’imaginer les raisons qui me poussent à te détester….

Je m’étonne de tant de calme. Je m’étonne de tant de simplicité à lui parler maintenant que le beguemant est dompté. Je m’étonne, en fait, de ne pas le frapper. Je m’étonne de ne suivre aucun schéma envisagé depuis que je connais son nom. Je fronce les sourcils en m’arrêtant devant lui. Je le détaille. D’apparence il me fait penser à mon père autant que j’ai toujours été « le fils de mon père », quelle blague ! Ses yeux sont, comme les miens, ceux de ma mère. Je sens mon cœur s’accélérer, mes mains se mouvoir en poing et les veines de mon cou se tendent sous la tension. Je retiens mon corps alors qu’une pulsion de violence m’assaille. Je sens une impulsion de calme me détendre et je secoue la tête, passe une main dans mes cheveux.
Tu me crois pas, je pourrai te laisser comme ça avec ce doute ou sans celui-ci d’ailleurs si t’es assez stupide pour croire que c’est rien d’autre que ta stupidité qui te fait rester là face à moi…. Bref… t’es con on est d’accord mais ça me ferait bien chié que tu repartes sans avoir mal… sans que tu comprennes… je m’en voudrais… Alors réfléchis un peu, si tu peux, tu n’as jamais JAMAIS pensé que tes parents pouvaient ne pas être le tien ? Qu’un truc ne collait pas ? Jamais entendu tes parents prononcés des paroles étranges ? Cacher des documents ?

Je le laisse dans ses pensées pendant que je vagabonde dans les miennes. J’oscille entre deux courants, l’un n’est clairement pas dans mes habitudes, totalement descendante vers une partie de moi que je me connais mais que je n’approuve pas et l’un plus ascendant, plus compliqué, difficile, escarpé …. Je ne sais pas si je dois laisser place à la rancœur d’une existence ratée ou si je dois juste l’accompagné comme nous l’aurions peut-être fait l’un pour l’autre en d’autres circonstances. Je continue à laisser une parcelle de mon être croire en une fin plus heureuse « SI », tout aurait été mieux dans ces imaginaires, j’en oublie tellement d’autres facteurs. La simplicité n’est pas forcément le chemin le mieux à prendre. C’est pourtant une délivrance. J’en suis convaincu vu le soulagement que j’ai ressenti en le pousant et à chaque parole désagréable. Il est un exutoire. Il ne comprend pas les raisons ni même les tenants mais qu’importe, non ? Non ? Je soupire avant qu’il ne parle.

même la génétique ne nous aide pas… Jumeaux mais pas assez pour avoir la même tête… toute notre existence n’est qu’une comédie… La seule chose qui pourrait te convaincre si tu avais cette volonté c’est ton instinct. Je ris légèrement en donnant un coup de pied dans un calloux je sais pas moi-même si je veux que tu ouvres les yeux… une partie de moi t’a tellement voulu mort, inexistant, impossible… Je le montre de la main de bas en haut analysant encore ce qui n’est plus a analyser à present. Une autre partie doit espérer que tu n’es pas comme eux et doit avoir conscience que tu es aujourd’hui ma seule famille… sinon… mon poing aurait déjà amoché ton visage… c’est n’importe quoi.






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MessageSujet: Re: Ich been ton frère [Bastien]   Lun 15 Déc - 0:03

Ah l’inconnu soulignait lui aussi le ridicule de cette situation. Criminel autant habitué aux situations houleuses ? Porte étendard de la paix de façon générale, le pacifiste ne connaissait définitivement que le drapeau blanc et les postures veillant à maintenir le calme. A croire qu’il oubliait que chaque scénario possédait ses propres codes et ses mœurs. Il réagissait de façon excessive car mis sous pression. Sa belle réflexion s’affolait tellement vite dès que la nervosité et le danger se mariaient en un beau mélange de teintes plus criardes les unes que les autres. L’avait-on à ce point habitué à la tranquillité ? C’était à s’en inquiéter. Le changeur baissa graduellement les mains quand son interlocuteur lui fit remarquer l’incongruité de sa réaction. Quelque part, ce fût risible qu’un voleur se mette à jouer pareille comédie. Mais heureusement, son acolyte ne devait pas connaître ses penchants pour le cambriolage. Il fallait l’espérer du moins. Après tout, il semblait au courant d’autres faits biographiques assez personnels. Bastien avait l’impression d’accentuer son péril en se tenant toujours droit, là sur l'asphalte. Les révélations et l’étranger qui les accompagnait inéluctablement, prenaient des apparences de bombe à retardement. Tic-tac. Ça finirait par lui exploser en plein visage s’il ne prenait pas la fuite. L’envie d’en finir se faisait pressante mais déjà, son comparse s’emparait du silence pour articuler la suite de son monologue, parsemant de nouvelles questions, de nouveaux doutes l’esprit alarmé de l’oiseau. Le français se contenta de l’observer mais il ne chercha plus à désamorcer son compte à rebours. Quelque chose le fit taire mais il n’aurait su en reconnaître la source. L’autre homme se rapprocha. Le corbeau fit machinalement un pas en arrière quand il vit et sentit littéralement le corps ennemi se tendre. Il crut un instant que son poing allait se relever pour cogner sa joue. Il palpa sa haine. Il la perçut comme un animal et non plus comme un être humain. La bête dans ses entrailles semblait déjà prête à l’esquiver, à l’arrêter et puis… Non, hors de question de riposter. Son opposant ne pouvait être que perdu. Ce n’était pas entièrement sa faute. Toujours cette foutue dévotion. Il en devenait lassant.

Le métamorphe retint sa respiration quand l’humeur bascula une fois de plus sur le faciès de son adversaire. L’instable s’appropria aussitôt l’ambiance sonore pour dévaler les étages de vérité à vitesse affolante. Le rythme cardiaque du fumeur ne savait déjà plus à quelle mélopée s’accorder. Il s’agitait impitoyablement, provocateur venu redresser l’expression hagard de son propriétaire. Peut-être que l’information cheminait finalement. L’européen laissa ses doigts heurter sa paume frénétiquement, il ne savait plus quoi faire de ses mains. Encore moins de tout le reste de son corps. Confus, il balbutia en butant sur chaque point. « Mes parents… Pas les miens ? Non… Non… Je ne … Je n’ai jamais… Je … » Reprends-toi Shepard. Il fronça les sourcils, secoua sa mémoire en quête d’un indice sur le thème annoncé par l’autre mais rien. Son petit cocon familial lui apparût furtivement et toujours de la même façon. Il ne voyait que le sourire de son père et pouvait presque cueillir le rire de sa mère. Tout ne se résumait qu’à ça, semblait-il. C’était plus facile de ne pas se souvenir des accrocs, de la pauvreté, parfois la faim, la honte et la peur au ventre à l’idée de ne plus avoir de toit pour l'hiver. Facile de ne pas s’être arrêté aux dissonances dans le récit. Tellement simple de fermer les yeux. Il ne faisait pas spécialement preuve de mauvaise foi. Il avait peut-être entretenu son déni depuis trop longtemps, voilà tout. L’autre reprit encore avec un terme qui gifla littéralement le volatile. Rendu définitivement livide, il voulut s’accoster à la paroi la plus proche mais cette dernière sembla trop loin pour qu’il puisse avoir le loisir de s’y agripper.

Le cambrioleur chercha à traiter les données de façon pragmatique mais tout ce qu’il en sortit ne fût qu’un brouillon de haine, de rancœur et d’amertume expulsés de la gorge voisine. Il ne parvenait pas à démêler un semblant de cohérence alors, plus calmement encore malgré l’agitation interne, il s’octroya l’usage de la parole. Les mots tanguaient parfois mais il fit semblant de ne pas l’entendre. « Vous êtes en train de me dire que… Que j’ai été adopté ? Et que vous êtes mon frère… Jumeau ? » Nous ne nous ressemblons pas. Ah il s’en était fallu de peu pour qu’il l’ajoute mais sa terreur d’apprendre toujours plus l’en dissuada étrangement. Il se passa une main sur son front rendu fiévreux par la panique. « Mais comment ? Pourquoi ? Que ? Quoi ? Je ne peux pas vous croire comme ça… Sans preuve, sans… Je ne sais pas. Si c’est une blague… Je préfère que vous y mettiez un terme immédiatement. » Enfin l’animal se manifestait, sauvant l’humain échoué. L’autre pouvait toujours mentir. Il pouvait toujours prétendre pour une raison obscure. Bastien ignorait s’il fallait gober à son petit manège ou non. Septique par essence, il ne put se résoudre à accepter cette réalité. Quel énergumène peut débarquer par surprise pour balancer une telle vérité ? Combien de chance sur une seule vie ? Chance ? Pas pour lui en tout cas. Il s’aimait mieux dans sa version originale. Réécrire par-dessus un mensonge, ça demandait bien trop de force de caractère qu’il ne possédait pas le moins du monde. « Je ne… Je ne comprends rien. Non, mes parents ne m’ont jamais fait mention d’une adoption. Non, je ne me rappelle d’aucun détail inquiétant et non, je n’ai jamais remis en cause quoique ce soit. »  Il ne s’emportait même pas. Il restait atrocement posé. Il posait les faits, voulait y voir plus clair mais doutait de la clarté pour la suite. Son interlocuteur était aussi confus que lui au fond dans sa façon de lui déclarer des choses inavouables et complètement délirantes. Mais pourquoi connaissait-il son identité, le lieu de sa naissance ? Pourquoi parlait-il sa langue maternelle ? Ça n’avait aucun sens.

La seule question qu’il aurait dû lui retourner dès le départ, parvint enfin à se faire une place dans ses méninges endolories par une tempête émotionnelle. Toujours très doucement, il lui demanda alors sans détour « Qui êtes-vous ? »  Après tout, lui semblait tout savoir. Il méritait au moins d’avoir un nom. Ou plutôt, il en avait besoin. Peut-être que ça l’aiderait. Ou peut-être pas d’ailleurs. Mais pour avoir une vue d’ensemble, cet élément était la clé, le début de tout. Ou davantage la fin. La fin de tout ce qu’il avait bâti jusque-là.

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MessageSujet: Re: Ich been ton frère [Bastien]   Ven 2 Jan - 1:48

Je crois bien que cette conscience-là ne me plait pas. Le détester me semble plus simple, plus juste et in fine, plus proche d’une délivrance à laquelle j’aspire depuis cette vérité. Il parait qu’on ne choisit pas sa famille mais ses amis. Belle expression pour dire que la loterie de la vie pouvait nous affubler d’une famille plus proche de connaissances voire de tortionnaires de consciences que de la définition enjolivé des séries b de noël. J’ai dû avoir un mauvais numéro, lui aussi d’ailleurs même s’il ne comprend toujours pas ce que je lui raconte ni tout ce que cela implique. Je lui en veux d’être si stupide mais surtout d’être l’ignorant tandis que je me sens le dindon. La dualité de mon esprit fait rage pendant qu’il bégaie à son tour. Je m’imagine sur une corde au-dessus d’un précipice, j’en vois presque les piques tout en bas là où ma vue se brouille dans la noirceur. Je peux reculer et tenter d’ignorer ce passé en y ressortant que les bons moments. J’ai toutefois conscience, même dans cette réalité précaire, de ma propre idiotie à penser à cette éventualité. D’une part, j’ai tenté l’oublie sans que cela ne fonctionne et d’autre part, je n’en ai récolté que des départs difficiles. Il est vrai qu’aujourd’hui, dans tout ce bordel, je n’aspire plus à une quelconque tranquillité qui pourrait se complaire dans la mise à l’écart de mon enfance et de la réalité de mon existence. J’aspire à une survie relative, à l’ordre dans le chaos apparent. Lui, ce Bastien. Ce frère, est un élément de plus dans mon chaos ambiant. Plus personnel, il en devient gênant et oppressant. Ma poitrine se contracte. Je ne sais comment réagir à mon propre zèle, à sa présence. Je ne l’ai pas recherché depuis que j’ai son nom, ça ne m’a pas empêché de lui courir après. Pourquoi ? Je secoue la tête et chasse cette corde qui pourrait tout autant s’enrouler autour de mon cou en cette journée éternellement ensoleillée. Je reviens à son mélodrame lorsqu’il parle de preuve et lève les yeux au ciel. S’il utilisait les siens peut être verrait-il une troublante ressemblance. Certes, elle n’est pas exacte, comme on l’imagine dans le cas de jumeaux mais extrêmement proches pour ce qui est de faux jumeaux. Après tout, il aurait pu être blond ce qui, de vous à moi, aurait expliqué beaucoup de chose… Passons. Je bloque mon regard sur sa tête de carpe échouée sur le rivage de l’incompréhension. Je vois presque les bulles d’air s’échapper de son système respiratoire pendant qu’il s’agite pour retrouver le réconfort de sa réalité. Je suis un pécheur. Et pas le gentil papi pécheur qui rejette le poisson dans son habitat naturel pour faire plaisir à son petit-fils défenseur des animaux. Non. Moi, je me sens comme le pécheur qui a faim bien que le vice ne soit pas poussé à l’extrême (et oui je suis pas encore cannibale). J’apprécie juste le voir se débattre. Seul. Un peu comme moi à l’époque et c’est là, précisément à la suite de son énumération, que je goutte à la vengeance. Je devais ressembler à ça ce jour-là, devant mon dossier. Le notre. Une carpe en manque d’air. Un carpe. Une baleine. Un phacochère. Un poney. Qu’importe, l’image s’adapte à tous les animaux. La faiblesse de tout à chacun en étant catapulté dans une autre réalité avec de nouvelles règles, de nouvelles histoires et inévitablement, une autre place pour nous. Joli passage, de l’abandonné et le répudié nous sommes arrivés à la proie et au chasseur, on peut se demander la couleur de notre avenir…

Je n’ai jamais remis en cause quoique ce soit

Je soupire. Homme bien heureux t’as raison, la curiosité mène à de mauvaises découvertes. La corde me revient quand je croise son regard hagard. J’ai l’impression de voir à travers lui. Je me leurre un instant à contempler son débat intérieur avant de comprendre qu’il ne s’agit pas de lui mais de moi. Je perds l’équilibre sur ma corde et glisse dangereusement. Je ne sais seulement pas vers où, les contours sont flous. Un temps de panique me saisit et je recule dans les deux réalités sans vouloir tomber dans l’oubli. C’est au moins une chose que je sais à présent. Ce qui m’est flou c’est ce qui tient du précipice ou du rivage. Laisser couler ou écraser ? Pardonner ou frapper plus fort ? Mes parents sont devenus une alerte, une limite à ne pas franchir, est-ce trop tard ? La vengeance fait-elle partie de ces checkpoints de non-retour ? Et, au final, est-ce moi le démon que je recherche en lui ?

Qui êtes-vous ?

Sa question fait écho à toutes les miennes. Une bourrasque parcourt ma conscience et secoue mon inconscience. Tous les étages de ma caboche sont dans la tempête et mon double sur la corde ne s’y attache que de quelques doigts. A mon tour de reculer face à sa voix. Je penche la tête de côté comme si un autre angle me ferait voir la vérité universelle. Connerie. J’ouvre la bouche mais aucun son n’en sort. Après le bégaiement c’est le classique non ? Non. Une autre image s’impose à mon esprit. Je suis dépité par tant de désordre, de conflits dans un terrain qui se devrait neutre depuis longtemps. Je suis frustré de ne pas réussir à lui répondre du tac au tac mais le problème est soulevé. Mon patronyme décrit-il la personne que je suis ? Idée déjà pensée, la loterie n’est pas seulement celle de la vie en ce qui nous concerne. Nous avons eu le droit à un autre jeu de hasard, j’aurai pu être Bastien et lui Timothée. Le hasard a également voulu qui de lui ou moi devrait posséder une once de pouvoir. Je pouvais ainsi me désigner comme l’enfant élu puis répudié d’une famille de sorciers sans aucun pouvoir et donc le désigner comme étant l’enfant déchu d’une famille de sorciers avec une potentialité forte de super pouvoirs. J’étais le dindon, je l’avais… non. Le dindon pouvait tout autant être mes parents. Ils étaient la cause et la justification. Ils étaient la conséquence, et la raison. Ils étaient par leurs actes, mon moteur et ma bombe. Pour lui, ils étaient rien. Dans le déni, quelle place pouvaient-ils prendre de toute façon ? Je soupire, m’accroche d’une autre main à la corde. Au final, face à lui, je ne parviens qu’à me définir par ce qui me lie à lui sans même qu’il ne le saisisse du bout des doigts. C’est à lui qu’on devrait envoyer une corde, ou plutôt une bouée. La compassion qui prend vie en moi me laisse pantois et encore plus le soulagement que je ressens. Il est possible que je ne sois pas que la conséquence d’une erreur et d’un choix trop hasardeux et confiant. Tout comme il est possible qu’il ne soit pas leur copie. Sa réaction miroite la mienne et si cette ressemblance me dérange elle me souffle au calme. Je m’avance, sors mon portefeuille de ma poche de pantalon et en tire une carte d’une ancienne galerie d’art de new york. Un sourire s’esquisse involontairement pendant que je prends le stylo de mon sac à dos. J’y gribouille quelques inscriptions, ferme le stylo, range le tout et joue un instant avec la carte entre mes doigts.

Je suis … comme toi, sans identité même si tu n’étais pas au courant. Je m’appelle Tim mais j’aurai aussi bien pu m’appeler Maurice, Ken, Jean Marie que ça ne changerait rien… L’important c’est que je suis ton frère et…

Je tapote la carte. Je grimpe sur la corde et y trouve un équilibre.
Et malgré.. tout… je te laisse le choix : Rester dans l’incertitude et tenter d’oublier cette conversation, cette rencontre ou voir cette preuve…  

Le bien être puisé de cette douce vengeance n’est que le reflet de mes parents et n’avais-je pas juré de tout faire pour prouver ma différence ? Mon équilibre sur cette corde peut me maintenir encore quelque temps hors de l’eau et donc de ce choix que je ne sais faire, profitons-en. Je pose mes yeux sur lui, nous avons presque la même taille et en lui tendant la carte avec mon adresse, je suis presque satisfait de ne pas lui avoir amoché la tête. Je suis curieux. J’espère inconsciemment qu’il le sera aussi et ce avant que nos chemins se recroisent involontairement. Je l'observe un instant pendant qu'il retourne la carte. Je suis si mitigé face à lui. Comment j'en suis arrivé à ce point de flexion entre ma haine, mon dégoût et l'étrange sentiment d'avoir retrouvé un bout de famille? Peut être est-ce simplement mon esprit qui se joue de moi. Il est le membre impossible d'une famille décimée dont je n'ai jamais pu, bien que voulu, percevoir une quelconque once d'amour. Au final, il est mon unique chance de renouer avec la vision occidentale de la famille, celle dont je n'ai joué qu'un rôle dans ma propre vie. Je soupire, passe une main dans mes cheveux et recule vers la foule. J'hésite un instant à prononcer ce toc de langage qu'un frère pourrait avoir ; "frérot" sachant parfaitement qu'il comprendrait mais rien ne pu sortir de ma bouche. Je lui souris pourtant et disparais aussi soudainement que j'étais rentré dans sa vie. Je ne sais que penser alors je reprends ma course, plus folle encore que les jours précédents. Je cours pour m'échapper, encore. Je cours.

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Ich been ton frère [Bastien]

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