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 Some things are best kept secret [Tim] (terminé)

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MessageSujet: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Dim 23 Nov - 16:18

Fermée le temps des travaux. Commandes toujours possibles par téléphone.
C’était entre autres ce que l’on pouvait lire sur la porte de la boutique. Le temps d’amasser la somme suffisante et voilà qu’Aeryn se portait sur quelques travaux de rénovation à sa sauce. A commencer par un bon coup de peinture là aux endroits où la couche précédente avait craquelé de partout. Le papier peint n’avait pas sa place dans un magasin qui se voulait sobre et neutre. Une bonne couche de blanc serait des mieux, remplaçant le teint grisâtre de la précédente, ayant mal vieillie avec le temps. Un coup de neuf ne ferait pas de mal à la boutique. Sens le plus développé de l’humain, autant jouer sur le regard pour attirer des clients. Il suffisait parfois de peu de choses pour attirer des curieux. Au début, ce n’est qu’un regard furtif, pour au final se transformer en achat pour un objet intéressant. Un petit coup de neuf pourrait simplement moderniser l’endroit, sublimant les antiquités exposées, leur offrant un caractère plus récent. Et puis, il était temps de vivre à l’époque actuelle, quelques modifications ne feraient pas de mal bien au contraire ! En attendant, la pièce semblait tellement grande, désormais vide de toute antiquité. Entassées dans l’arrière-boutique, elles attendaient là jusqu’à retrouver leur place initiale.
Aeryn avait demandé à un peintre de lui faire le travail, et, en grande perfectionniste dans l’âme, ne pouvait s’empêcher de voir les quelques défauts encore apparents après séchage. Du coup, armée d’un pinceau fin, elle reprit aux divers endroits où un défaut lui semblait apparent. N’étant pas artiste dans l’âme, passer un coup de blanc n’était pas la tâche la plus compliquée de l’année, elle pouvait y arriver quand même !

Les coins restaient les lieux les plus inaccessibles. Sa taille n’étant pas des plus grandes, ce qui rendait la tâche des plus compliquées en fin de compte. Ses cheveux noués et revêtue d’un sac plastique pour éviter les éventuelles tâches pouvant atteindre ses vêtements, Aeryn montrait le charme grec dans toute sa splendeur. Un sac poubelle pouvait avoir un charme fou sur la gente féminine, je ne vous le fais pas dire. L’apprentie peintre ne manqua pas toutes les erreurs de débutantes, bien évidemment : le trop plein de blanc sur le pinceau goûta le long de ses doigts, tapissant le sol également d’un disque parfait. Parfois, cela tombait sur son tablier de fortune ou la pointe de ses doigts. Il lui arriva également d’attaquer de blanc les panneaux souhaitait garder couleur bois vernis, omettant de recouvrir ces surfaces de scotch.  Il n’était question que de corriger de minuscules défauts, pattes de mouche d’une pièce maintenant unie aux odeurs fortes de peinture fraîche et pourtant, Aeryn avait l’impression de jouer la case de l’éléphant dans un magasin de porcelaine, rendant les modifications pires qu’au premier abord. Réparant à force d’expérience toutes ses petites erreurs, la porte s’ouvrit, l’air frais de novembre s’engouffrant dans la pièce chauffée.
Concentrée, Aeryn ne tourna la tête qu’une fois la tâche terminée, manquant presque de tomber de son escabeau, perdant presque l’équilibre quand son regard se pencha vers le vide. Le vertige ne faisait nullement partie de ses peurs, mais, déjà bancal, l’engin sur lequel elle se tenait lui fit comme une petite frayeur, le pied à l’air rejoignant le sol. Respirant profondément, elle porta ensuite son regard sur le nouveau arrivé dont il put avoir maintenant toute son intention.

« Nous sommes fermés, à moins que vous n’ayez appelé pour une commande ? »

Posant le pot de peinture là où ses pieds se trouvaient précédemment, elle descendit marche après marche l’escabeau pour retrouver le plancher stable des vaches. Ses doigts couverts de peinture, elle se dirigea dans l’arrière-boutique là où un évier l’attendait pour se laver rapidement les mains de toutes les traces de blanc. Hors de question de toucher aux livres et autres objets avec des doigts sales.

« Que puis-je faire pour vous ? »

Reportant son attention sur le nouvel arrivé, elle ne se souvenait même plus de sa première réponse, trop occupée à se montrer correcte pour son client, en avait même oublié de retirer son sac poubelle… oups


Dernière édition par Aeryn Elyatis le Lun 1 Déc - 22:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Dim 23 Nov - 17:53

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?

Nous sommes en novembre et le temps semble s’adoucir, moins de brulant plus de chaud. C’est un régal et pas uniquement pour mes petites foulées dans les rues. Le monde semble se détendre comme si une simple baisse des températures pouvait prouver que le monde guérissait. J’étais loin d’en être sûr mais appréciais avec justesse ce temps plus vivable. Un sourire se dessina sur mes lèvres en apercevant mon voisin se battre avec un moineau et ne put que le faire grandir en me satisfaisant qu’aucun virus n’était apparu dans notre ville. Manquait plus que les errants puissent transmettre leur condition via les pigeons, ce serait le comble. Je salue le néandertalien, cale mon sac dans mon dos et m’élance dans la rue principale avant de bifurquer dans une ruelle et de grimper sur les toits via une échelle de secours. J’avais découvert quelque temps auparavant ce toit et quelques autres qui permettaient non seulement de gagner du temps mais en plus d’avoir une vue non négligeable des différents quartiers. Je pris quelque minute pour regarder la ville sous moi et alentour puis repris mon chemin. Certains quartiers faisaient peine à voir. Après l’ouragan Katrina, la nouvelle Orléan s’était relevée péniblement mais surement et la voilà aujourd’hui en plein milieu de bouleversement qui ne faisait que l’agressaient. En débarquant à New York, je m’étais fait une liste de ce que je comptais oublier et de ce que je comptais garder ainsi qu’une liste de chose à voir, à vivre. En un an je n’avais eu le temps de ne rien faire. Certainement pas oublier. Je devais me douter de l’aspect irréalisable de cette volonté puisque sur cette seconde liste j’avais noté « retrouver l’Autre » ce qui je fis presque d’ailleurs. Bref, outre ce tiret-là, j’avais espéré faire le tour de l’Amérique et notamment faire un arrêt à Nola. J’avais toujours été attiré par cette ville musique mais y finir comme ça, pour ces raisons, dans ces conditions avec tous ces morts laissés derrière moi… non. J’avoue que ce n’était pas l’idée du voyage qe je me faisais. Qui l’aurait pu de toute façon ? Même les sorciers ne sont pas dotés de préscience… Alors, oui, je pouvais cocher ce tiret ci mais à quel prix ?

Sans trop savoir comment je me retrouvais non loin de mon travail où je n’étais attendu que bien plus tard en fin de matinée. J’aspirai avant de passer dans un magasin de pièce détaché. Cela faisait quelque temps que je m’étais remis à la conception d’ordinateur, je voulais me créer une salle informatique digne de ce nom dans mon propre appartement. Pourquoi ? Je vous en pose des questions ! Cela me semblait plus utile que de perdre mon temps à essayer de capter la télévision dans mon appartement. J’avais fini les dernières réparations et le premier étage de ce petit immeuble laissé à l’abandon durant plusieurs années ressemblait dès à présent à un véritable habitat. Nous étions trois à l’occuper, le néandertal, une jeune femme à la personnalité étonnante et moi-même. Le vieux vivait là avant moi et la jeune femme vint quelque mois après mon arrivée. Juste assez de temps pour que je refasse du sien comme du mien, des appartements vivables. Cela m’avait occupé l’esprit lors des permissions obligatoires. Une fois ma salle informatique personnelle complétée, j’avais prévu d’aménager un genre de jardin botanique dans la cour de notre immeuble, pour une raison obscure, je me sentais la main verte.


Bref, dans tous les cas, moi et mes pensées avions perdu notre sens de l’orientation à deux rues près. D’un saut sur une poubelle verte, j’attrapai l’échelle de secours et y grimpai. Je ne connaissais pas ces toits mais espérais en faire de sympathiques raccourcis. Pas très loin de me planter, je rejoignis le commun des mortels en sautant d’un balcon. Le calcul de trajectoire était parfait, il n’y avait pas grand monde et je ne risquais pas donc d’écraser personne. Le calcul était parfait… sans compter ce chien et son maitre qui courait derrière lui. Sans compter leur rapidité et ma réaction tardive, j’étais déjà passé par-dessus le balcon. J’atterris avec finesse sur le sol pendant que le chien me passait sur le côté, me déstabilisant et que son maitre m’envoya dans les roses de l’autre côté. Tel père tel fils, tel chien tel maitre c’était connu. Transformé en toupie, je me rattrapais comme je le pouvais à une vitre ou plutôt à une poignée. Sous le poids, la poignée s’abaissa alors même que j’avais repris l’équilibre et la porte s’ouvrit. Je fis trois pas dans le magasin en espérant ne pas m’étaler de tout mon long et casser quoique ce soit puis repris consistance en toussotant. « non non vous n’avez rien vu, j’ai pas failli m’écraser sur le sol tel une bouse de vache sur le linot », bonjour la comparaison stupide et pire, je ne peux même pas me défendre sous la chaleur. Bref, en levant la tête que je frottais avec ma main d’un geste de gêne, je remarquais l’absence de tout dans la salle à une chose près : la gérante sur un escabeau aussi adroite que moi il y a 5 minutes. M’avançant pour stabiliser l’échelle et éviter qu’elle s’écrase sur le sol avec sa propriétaire, je ne fais pas attention au pot de peinture sur le chemin. Gerbe de peinture étalé sur mes chaussures et le bas de mon jean je soupire, heureusement, ce n’était pas sur le reste. Et là, telle l’action divine, un coulis de peinture s’aplatit sur ma chemise. Pour une fois que j’en mettais une… Aujourd’hui plus que n’importe quel autre jour, c’était mon jour.

Bien joué Tchitchou ! (en français)

Redressant la tête, je vis la femme finir ce qu’elle faisait avant de descendre de son escabeau pas le moins du monde consciente que le mouvement dangereux de son échelle venait de faire déborder son pot à peinture. Elle alla se laver les mains en me demandant ce qui lui valait ma visite et c’est avec surprise que je pris à sourire en la découvrant. Je ne l’avais jamais vu et sa deguenne ne pouvait que faire rêver l’ensemble des hommes de la terre. Drapée dans des sacs poubelles des pieds à la tête, peinturlurée façon Picasso du visage aux avants bras en passant par les pieds, elle était la sexy lady de ce côté du continent. J’écartais alors les bras pour l’inviter à m’observer et lui répondu non sans une pointe d’humour dans la voix.

Un nouveau costume j’imagine…

Mon sourire s’élargie et s’observai la pièce.

J’aurai peut-être dû anticiper l’affrontement avec le chien et ma venue ici… un bleu de travail est plus de circonstance…


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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Dim 23 Nov - 23:32

Aeryn faisait preuve d’une grande adresse, c’était bien connu. A peine en l’air qu’elle manquait de se manger le sol avec grâce et élégance. Toujours. Le nouvel arrivant venait gentiment de lui venir à l’aide, lui tenant l’escabeau dont elle le gratifia d’un sourire et d’un bref « merci » avant de s’éclipser laver rapidement ses mains pour être un peu plus présentable envers son client. Il ne lui fallut guère longtemps pour revenir et attendre ce qu’il lui demandait. Oups. Quand elle vit les vêtements salis par sa faute, elle se sentit complètement gênée, ne s’attendant pas à avoir fait autant de catastrophes avec sa peinture. En même temps la fermeture des lieux avait aussi pour but d’éviter à ses clients de se retrouver tout blanc après leur visite dans le magasin ! Embarrassée, elle l’était, n’en perdait pourtant pas le nord pour autant. Qu’est-ce qu’il fichait aussi ? Ne faisant pas partie de ses habitués et certainement pas venu pour une acquisition, il lui semblait être apparu comme sorti de nulle part. Trop occupée avec sa peinture, elle n’avait guère fait attention à son entrée fracassante pour tout dire.

« Je suis vraiment vraiment désolée. En même temps ce n’est pas pour rien que je ferme la boutique ! Bon, donnez-moi votre veste et votre chemise, je vais essayer de retirer ces tâches à moins que vous vouliez vraiment que je vous paye un nouveau costume !»

Cela ressemblait davantage à une invitation à se déshabiller qu’autre chose, mais pour ce dernier détail, c’est comme si cela lui avait paru naturel de le lui dire. En même temps il avait des tâches, causées par sa faute, et puis, il n’était pas si moche que cela à regarder –comprendre qu’il était plutôt pas mal physiquement parlant-. La jeune femme finit par réaliser un petit détail et éclata de rire spontanément, lorgnant de la tête aux pieds le joli sac qui l’habillait. Avant de démarrer l’opération lavage, il était peut-être préférable de virer toute trace de peinture fraîche et l’éloigner au plus vite.

« Je vais enlever ça avant… »

C’est parti pour une opération de déshabillage haute en couleur. N’étant plus utilisable, Aeryn déchira ses merveilleux sacs poubelles, méticuleusement, gardant une certaine distance avec l’inconnu pour lui éviter des éclaboussures supplémentaires. Evidemment, l’adresse exemplaire de la jeune femme transforma le-dit sac poubelle en carnage monstrueux. Non seulement elle tâcha ses mains après les avoir lavées, mais ne loupa pas ses cheveux et son visage que quelques éclaboussures vinrent se poser sur ses joues. Super, elle était enchantée. Un sourire nerveux orna ses lèvres, se demandant une fois encore ce qui lui avait pris de jouer les apprentis peintres… sérieusement l’idée du siècle. Autant arrêter les frais pour la suite n’est-ce pas.

« OK. Gardez tout, ce sera probablement mieux pour vos vêtements. Enfin, si vous voulez vraiment aggraver leur cas, n’hésitez pas. »

Miss catastrophe en pleine action. Ce n’était pas le bon jour pour frapper à sa porte comme une fleur. Et encore, la demoiselle restait plutôt abordable, se montrant comme une vendeuse, dissimulée derrière un joli masque de courtoisie et d’attention. Il fallait avant tout plaire au client, quoi de mieux que lui offrir son plus beau sourire un brin séducteur ? C’est ce qu’elle faisait, et, comme tous les vendeurs, ce n’était qu’un jeu, qu’un leurre. Ce n’était qu’une illusion dissimulant avec soin la vérité. Celle qui faisait mal, celle qui devait rester enfouie car particulièrement douloureuse à accepter et affronter. Son sac de poubelle déchiré, elle ressemblait maintenant à un tableau vivant. Ses vêtements n’avait pas de valeur sentimentale, elle se remettrait de devoir les jeter si les tâches ne partaient pas au lavage… après tout, cela se rachète et la société de consommation dans lequel elle vivait l’aiderait à retrouver de quoi se vêtir avec une facilité déconcertante…

« Vous veniez pour quoi au fait ? Vous ne semblez pas le genre à aimer les antiquités… je me trompe ? »

Curiosité quand tu nous tiens… Aeryn voulait bien savoir ce que ce drôle d’oiseau faisait dans sa boutique. Sorti de nulle part, tapant l’incruste, et n’ayant pas vraiment envie de partir… pas sa présence qui la gênait, il était plutôt plaisant à regarder… autant en profiter un peu, tous ses clients n’avaient pas autant de charme.
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Lun 24 Nov - 23:51

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?

Je suis vraiment vraiment désolée.
Pas de souci…
En même temps ce n’est pas pour rien que je ferme la boutique !
Euh…

Je regarde derrière moi et distingue une pancarte de l’autre côté de la vitre refermée. En effet, même pas besoin de vérifier sur la porte pour deviner la fermeture, il n’y avait qu’à voir l’état de la salle, de sa tenue et maintenant de la mienne. Je secoue la tête et hésite à rire de sa remarque. Je n’avais pas non plus prévu d’entrer dans sa boutique et encore moins de m’y refaire un beauté. Fut un temps, j’avais appris apprécier l’art, principalement photographique, mais tout de même. Le body’art n’avait pourtant jamais été mon truc. Aujourd’hui j’étais le modèle et je n’étais pas sûr de devoir en pleurer ou en rire. C’est la suite qui me fit opter pour l’un plutôt que l’autre.

Bon, donnez-moi votre veste et votre chemise, je vais essayer de retirer ces tâches à moins que vous vouliez vraiment que je vous paye un nouveau costume

Moment de flottement, je l’observai s’agiter sans penser une seconde à ses propres paroles. Sourcil haussé je lâchai un rire franc qui alla de pair avec le sien. Un rire doux à attendre qui me fit d’autant plus rire lorsqu’elle tenta de s’ôter son costume. Là, j’étais perdu. Mon rire continuait de se répercuter pendant qu’elle jouait les apprentis contorsionnistes sans pour autant parvenir à discerner à quelle partie de cet échange je devais le plus grand fou rire. Surement un savoureux mélange. Moi qui trouvais que personne ici ne semblait vouloir rire de bon cœur, je me trouvais face à un spécimen bien vivant. Ca faisait du bien. Ca donnait de la vie et bien plus que lorsque je suis le seul à « trouver drôle » quelque chose. Je n’étais plus le « con » dans le « diner de con », pas en cet instant, ni même un gad Elmaleh perdu au milieu d’une pub du crédit Lyonnais. Non, là, j’étais au poil. Vivant et dieu que ça faisait du bien. Alors qu’elle s’arrêta en s’observant de bas en haut d’un air dépité, j’eu presque l’élan d’aller l’embrasser. N’était-elle pas la « sexy lady de ce coté du continent » ? A juste titre, ses yeux bleus et sa chevelure ramassée dans un genre de chignon ne me laissaient pas indifférent. A ça s’ajoutait un avant-gout de caractère mi farouche mi amusant et une spontanéité que je pouvais difficilement repousser. Pourquoi pas arrêter l’étrangeté de l’instant ? Autant poursuivre dans l’impossibilité d’une telle situation en l’embrassant, comme ça ? Après tout, elle m’avait plus ou moins invité à l’exhibition certes, sans trop percuter mais bon… je suis un mec j’ai bien le droit de me faire des films ? Et au pire je pourrai dire que le soleil et l’inhalation des vapeurs de peinture m’avaient totalement atteint… non ? Non.. Bon ok, aucune fantaisie les gars.. Voila que je m’étais approché et que je restai tel un con un petit sourire au visage. Bravo Titchou ! T’as l’air malin maintenant ! Et en prime même pas si tu as percuté ses propos. Elle a dit quoi ? Ah oui, de garder tout ça. Vu le niveau de maladresse qu’elle dégageait en l’espace de 10 secondes c’était probablement la phrase la plus censée qu’elle avait sorti jusque-là.

Oh mes affaires avaient surement besoin d’un peu de touche féminine ou de vos gouts vestimentaires …

Je ris légèrement et passe une main dans mes cheveux en regardant une énième fois autour de moi. J’observai des « taches » par ci par là recouvrant un travail plutôt bon. Un rapide coup d’œil au sac poubelle sur le sol et j’additionnai 1+1, calcul de base signifiant qu’elle avait peut-être tenté de faire des retouches. Mauvaise idée bien qu’elle avait une la brillante idée de se protéger d’éventuel dérapage. Je pouffai dans ma barbe de trois jours en me disant qu’elle aurait du se protéger avec deux ou trois couches afin d’être sûr de ne pas finir la tête dans un pot de peinture. Bref. Passons.

Vous veniez pour quoi au fait ? Vous ne semblez pas le genre à aimer les antiquités… je me trompe ?

Je me demande comment je dois le prendre…. Quel est le bon « genre » pour aimer les antiquités ?

Je lui adressai un sourire de côté tout en fixant l’endroit qu’elle était en train de peindre avant mon interruption. Je penchai la tête sur le côté, amusé de la forme de la tache.

Je présume que vous avez pas fait exprès de peindre un espèce de… renard sur votre mur ? Avisant le pinceau en bas de l’escabeau, je le désignai du doigt, Je peux ?

N’attendant pas la réponse, j’attrapai le pinceau, et grimpai les marches qui me séparaient de la presque œuvre d’art. J’entrepris de donner quelque coup de pinceau pour faire ressortir la forme que j’avais vu et lui donner un corps. Une fois satisfait de mes coups de pinceau, je me tournais vers la jeune femme très fière de moi.

Vous voyez ? Plutôt sympa ce renard je trouve… c’est mieux que les chiens et par extension, mieux que leur maitre. Pour répondre à votre question, j’ai été plus ou moins incité avec force à débouler dans votre magasin… un pur hasard mais bien heureux non ?

Mon sourire s’élargie pendant que je sautais de l’escabeau.

Vous auriez jamais découvert vos talents artistiques sans mon arrivée et je n’aurai pas découvert l’existence d’une équilibriste-artiste-styliste-new-age…






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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mar 25 Nov - 3:32

Il sortait de nulle part. C’était amusant et en même temps, il y en avait comme une certaine méfiance chez Aeryn qui se dissimula derrière un sourire. Un masque, comme toujours, qui disait qu’elle agissait en toute honnêteté ou non ? Elle seule le savait et encore parfois, les frontières en étaient si floues qu’elle perdait un peu le nord sur le sujet. Mise à l’écart, les maladresses s’enchaînèrent, voilà, maintenant que cet hurluberlu se trouvait face à elle, elle faisait n’importe quoi ! Parfaitement, c’était sa faute, et il semblait même s’en amuser le bougre ! Au moins un que ça faisait rire, ce qui changeait du sérieux d’autres. Et puis ce sac poubelle, quelle catastrophe à retirer ! L’antiquaire sentait ce regard posée sur elle et ce sourire narquois, signe d’une moquerie insolente. Tout vient à point qui sait attendre, elle finirait à un moment ou un autre par se venger allègrement. Foutu sac. Arrêtant son geste, elle le regarda d’un air suspicieux. Ça n’avait rien de drôle, vraiment pas, disait-elle avec ce sourire toujours étiré. Pour sourire aussi spontanément, il semblait qu’aujourd’hui était un bon jour.

« Riez de mes bêtises, allez-y ! J’obtiendrais ma revanche, ne croyez pas vous en sortir ainsi ! »

C’est qu’il ne s’arrêtait pas en plus ! Incroyable, tout juste incroyable. D’où sortait cet énergumène franchement ? Un drôle d’oiseau, qui atterrissait comme ça dans sa vie sans prévenir, sortant de nulle part, et décidément pas prêt à partir, loin de là. Un autre sourire esquissa ses lèvres en réponse à la provocation ouverte qu’il lui faisait. Aeryn ne se logeait pas aussi aisément dans les bras du premier venu, même le plus charmant, où serait-on la part de mystère et de séduction si deux minutes suffisaient à cet homme pour l’avoir à lui ? Et puis, qui disait qu’elle ne changerait pas d’avis en chemin tout simplement parce que ça l’amusait davantage ? La finalité n’avait rien d’amusant, le cheminement pour y parvenir en revanche, ça c’était le plus sympathique, évidemment.
Le regardant, elle pouffa une fois encore comme ça, bêtement. Avant de reprendre son sérieux et d’agir en patronne des lieux.

« Vous le prenez comme vous le voulez ! Disons que les habitués n’ont pas le même âge que vous, donc c’est assez surprenant de vous voir dans le coin… Vous voulez vraiment me faire avaler ça en plus. »

Pas de ça avec elle, Aeryn avait cet instinct qui ne la trompait pas sur les personnes. Concernant le nouvel arrivé, elle le savait plutôt sûr de lui, avenant, mais certainement venu de manière normale. C’était le gars un peu fou tombé de nulle part et dont on se demandait bien ce qu’il faisait là. Qui avait également cette manière de s’incruster sans qu’on lui en donne l’autorisation. Tant qu’il résidait encore cette petite part sympathique, Aeryn ne verrait aucun inconvénient à ce qu’il reste. S’il poussait le vice un peu trop loin, les barrières se refermeraient instantanément, et elle ne manquerait pas de le piquer au passage pour avoir essayé de s’approcher de trop près. Le suivant du regard, il se mit à observer la pièce pour faire une remarque des plus étranges.

« Un renard ? Vraiment ? »

Pourquoi un renard spécifiquement hein ? Il était télépathe en plus ? Aeryn se faisait des films n’est-ce pas ? Ce n’était qu’une coïncidence, une simple et pire coïncidence. Haussant les épaules en signe d’approbation, elle le laissa s’emparer d’un pinceau. Si ça l’amusait, autant que l’enfant joue ! Aeryn ne put s’empêcher une petite remarque qui l’amusa fortement.

« Je vois que vos vêtements ne sont pas suffisamment tâchés encore… »

En fait, il avait vraiment envie de trouver un prétexte pour les retirer ses vêtements ! Et si Aeryn lui avait dit de les garder, il finirait par le faire quand même, si possible après avoir trouvé un prétexte digne de ce nom ! Le pire, c’est qu’il maniait le pinceau bien mieux qu’elle ce qui l’agaça quand même un peu. Jalouse Aeryn ? Non, simplement envieuse. Un petit peu.

« Et ça vous vient souvent à l’idée d’entrer une boutique pour y voir un renard dessiné sur le plafond et y appliquer les finitions ? »

Etait-ce le fruit du hasard ou tout simplement un acte prémédité ? Aeryn ne pouvait s’empêcher de se poser mille et une questions là-dessus. Trop écorchée par son passé, elle ne pouvait laisser quelqu’un s’immiscer ainsi sans mot dire, sans opposer ne serait-ce qu’un peu de résistance. Il apportait un brin de fraicheur dans cette journée, il n’y avait pas à dire. C’était vivifiant, agréable et plaisant. Pourtant, il n’agissait pas comme les autres, la grecque retrouva progressivement les pieds sur Terre. Ce n’était pas une illusion ou un rêve agréable, simplement la réalité. Et si elle savait également et lâcher, certaines barrières intellectuelles ne pouvaient s’empêcher de la stopper en plein élan pour l’arrêter avant de faire une bêtise. Voilà qu’elle se laissait mettre en confiance comme ces hommes qu’elle avait réussi à tromper !

« Monsieur l’artiste, qui êtes-vous donc ? »

Un sourire, plaisant. Une question qui pourtant n’avait rien de bien important, spontanée et normale. Pourtant pleine de sens.
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mar 25 Nov - 21:26

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?  

Riez de mes bêtises, allez-y ! J’obtiendrais ma revanche, ne croyez pas vous en sortir ainsi !
Je suis curieux de voir ça même si, croyez-moi, ce sera pas compliqué… il semblerait qu’on ait un sérieux point commun en ce qui concerne notre habileté…

J’avais beau être agile comme un chat une fois que je me mettais à courir dans les rues de Nola, j’en étais pas moins le plus grand boulet que cette terre n’est vu parcourir. Je pense qu’au niveau de compétence que j’ai acquis, cela relève du don divin. Douce compensation en l’absence totale de super pouvoir m’offrant par cet « oubli » génétique une enfance dès plus controversée : parfaite & aimante pour les spectateurs, longue & presque cruelle pour l’acteur principale. Avantage ou non, avoir des parents sorciers persuadés des compétences pour leur fils m’a permis de détecter les manipulations de l’esprit dont sont friands ces spécimens. Force est de constater qu’aucune illusion n’agissait à mon encontre dans cette pièce et ça, c’était vivifiant. Une petite bouffée d’air frais dans un monde qui avait oublié toute part d’humanité naturelle. A toujours chercher le démon dan l’inconnu on en oubliait presque sa spontanéité et tous les bienfaits d’une rencontre fortuite. L’homme a beau être un loup pour l’homme, il ne pouvait vivre sans lui, son semblable. J’avais toujours perçu les deux notions bien que savoir apprécier l’un avant l’autre n’était pas des plus aisés. Comment donner sa confiance à un inconnu même le temps d’une brève discussion en sachant tout ce que nous savons ? Et la question est encore plus saisissante lorsqu’on pense à mon emploi et ce que j’y vois. Bref, tout a pour dire que j’étais une sorte de boulet-agile, un agile maladroit ? Paradoxe appuyé par le début de mon récit et la cause de ma rencontre avec Sexy Lady. Celle-ci se renfrogna dans un sérieux qui lui allait de travers en cet instant. Méfiance quand tu nous tiens. Je souris, passe une main dans mes cheveux et lui répond parfaitement détendu.

Ne pourrais-je pas être un jeune homme parfaitement cultivé et plein de ressource ? Ce n’est pas beau ces préjugés vous risquez de perdre un futur client fidèle… J’imagine qu’un de ces draps doient valoir se pesant d’or non ? – je ris – Et puis, loin de moi l’idée de vouloir vous faire avaler autre chose qu’un délicieux repas…

Sourire numéro 45, j’appréciai l’échange vécu avec justesse et amusement. Je n’avais pas prévu de rencontrer qui que ce soit et encore moins lui faire ce charme à deux balles dont j’ai le secret. D’ailleurs, à l’occasion faites le moi remarquer quand je dis de la merde, ça m’évitera un flop total. Juste pour qu’on se mette d’accord, n’hésitez pas à tousser (dès fois que je vous entende… oui.. oui..). Détournant mon regard de la jeune fille pour observer à nouveau la salle. Je m’amusai d’un dessin apparu sur le plafond. Dessin surement involontaire vu les talents incontestables de la propriétaire. Grimpant à l’échelle, j’entrepris de donner quelque coup de pinceau en plus et fit apparaitre un peu plus le renard habitant dans cette pièce à la méconnaissance de tous. Un sourire apparut à sa remarque à propos de mes vêtements que je pris soin de garder en tête sans pour autant relever. A la place je pris le temps de lui expliquer à demi-mots mon apparition en sautant avec habileté (évidement sans chien dans le coin tout se passe mieux) au sol.


Et ça vous vient souvent à l’idée d’entrer une boutique pour y voir un renard dessiné sur le plafond et y appliquer les finitions ?
Ca dépend votre avis sur la question

Je fis la moue, me retournant vers l’œuvre d’art commune et pu m’empêcher d’élargir mon sourire. Pas du tout. Qui s’amuserait à ça ? Personne. Mais surtout parce que personne ne s’était retrouvée dans une telle situation une première fois. C’était à coup sûr un truc « improbable » qui semble pourtant arriver qu’à moi. Une sorte d’accumulation d’improbabilité qui, bout à bout, crée quelque chose de fun, d’à part. Quelque exemple ? L’improbabilité d’avoir des parents sorcier. L’improbabilité d’avoir un frère jumeau abandonné par choix par ses parents. L’improbabilité d’être le mauvais fils et donc être dénigré par ces derniers. L’improbabilité de jouer volontairement un rôle que ses parents ont imposés. L’improbabilité de devoir subir une transformation physique dans le but de les satisfaire puis de fuir. L’improbabilité que ce frère soit à NY. L’improbabilité, au final, que tout ceci puisse arriver à une sorte personne. Qu’Est-ce que de la loi de la probabilité ou de la boulette-attitude dépendait, ça je vous laisse juger. En tout cas, j’appréciai celle-ci et m’imaginai assez facilement retenter l’expérience tout en sachant qu’il était plus fun de voir naitre ce genre de situation dans un hasard totale. Je suspectai toutefois sa méfiance et ne pouvais lui en vouloir. Un inconnu pouvait être pire qu’un simple inconnu d’il y a 4 ans. Outre le sérial killer, je pouvais être un skinchanger, un sorcier, un daybreaker, un peacekepper ou un shadowhunter (ces deux derniers étant les enemis jurés de tous spécimens un « peu moins humain » que nous autre).

Monsieur l’artiste, qui êtes-vous donc ?

Sourire toujours présent au coin des lèvres, je m’approchai d’elle en instaurant tout de même une distance raisonnable et lachai le plus naturellement au monde :

Un daybreaker

Observant ses yeux ronds, je reculai d’un coup en agitant les mains.

Je plaisante je plaisante.. JEE Plaaaaaisante !

Léger rire très gêné, je dois avouer que je m’étais toujours demandé quel effet ça faisait chez les gens à cette annonce. La peur ? La colère ? La haine ? La compréhension ? La compassion ? Bon, comme vous je suis assez septique sur les derniers sentiments cités mais bon, y a de tout dans le monde… même des cinglés.

Vous vous êtes jamais demandé comment un inconnu réagirait en lui sortant un truc pareil ? C’est un peu la nouvelle annonce choc… Chaque époque a eu son annonce… du style… euh…
Je tournai alors sur moi-même et annonçai de la même manière que précédemment.

Je suis un Hippie ! Je refis un tour Je dois vous avouer… je suis gay… et oui, beaucoup de parents s’en remettaient pas… Aujourd’hui je crois qu’on s’en fout largement… Oh et celui là aussi… tour sur moi-même Celui qui va te tuer Regard un peu flippant à l’appuie, seul mon léger sourire me trahissait. Je refis un tour. Je suis un terroriste ! Oula… je me donne l’effet d’une danseuse sans les capacités à tourner autant…

Tournis tournis. Je me raccrochai à l’échelle et sentis un léger « splash » sur la tête avant que ma peau ne me crit « hurk ». Les yeux au ciel, je soufflai en l’air dans l’idée de redresser les cheveux qui s’aplatissaient sur ma boite crânienne.

C’était fait exprès…. Bon, peut être qu’une vraie présentation vous rassura plus… Timothée Morel, artiste maladroit à l’humour que vous finirez par apprécier…


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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mar 25 Nov - 23:35

Son habileté, il pouvait en parler comme elle parlait de la sienne. Aussi dégourdis l’un comme l’autre dans l’art de la gaffe, lequel des deux remporterait la palme d’or ? Difficile de savoir, les scores demeuraient étrangement serrés. Il poursuivait ses bêtises, inlassablement, n’avait de cesse que d’amuser la galerie… autrement dit, elle.

« Les draps ne font que recouvrir les œuvres… bien essayé. Ceci dit, on peut toujours en utiliser un au besoin… »

Provocante ? A peine. Sur un ton sérieux et en grande professionnelle, Aeryn répondait à sa provocation de la même manière. Il avait commencé, elle poursuivait, même si certaines répliques n’étaient pas relevées, au risque de donner à ses phrases une tournure bien trop salace à son goût. Chaque chose en son temps, la température ne monte pas de dix degrés en une minute, un peu de réalisme. Chaque pallier est d’autant plus amusant à franchir : pour se presser ? L’arrivée n’est pas le but, tout l’intérêt se perd une fois la satisfaction obtenue. Ce qui compte, c’est le cheminement jusque-là, quitte à le faire pour rien. Pourquoi devait-il toujours y avoir un but ? Au final n’en reste que la déception. La surprise, c’est au final ce qui amusait le plus Aeryn. Se faire surprendre, quitte à se surprendre soi-même en fin de compte… La spontanéité, le carpe diem. C’était cela vivre. Pas s’enorgueillir dans un tiraillement trop compliqué sur ses émotions ou ses sentiments. Les laisser libres de faire ce qui leur chantait. Au fond, une artifice bien compliqué pour la jeune antiquaire.

Qui était-il finalement ? Là était toute la question, et pour avoir un passé bien trop tumultueux et trouble, Aeryn ne pouvait s’empêcher de tout gâcher, d’une certaine manière, cherchant inconsciemment une raison, un pourquoi, au lieu de penser spontanément que ce n’était qu’une rencontre, comme ça, pour le fun et l’amusement. Le danger restait toujours présent, trônant autour de sa tête, ne pouvant s’empêcher de la narguer. Elle s’était fait prendre au piège, et sa sœur en était morte. Derrière certains sourires qu’elle lui renvoyait, il lui arrivait de se montrer simplement polie, ses pensées ne pouvant s’empêcher de jongler en la provocation et la méfiance. Elle voulait vraiment croire que ce n’était rien, mais au fond, ne pouvait s’empêcher d’avoir cette voix moralisatrice dans sa tête pour lui dire de rester vigilante, comme une alarme mise en veilleuse.
Oui ses yeux se firent surpris à sa première réponse, puis elle sourit. Il blaguait, partait dans un délire. Tout ce qu’il put lui dire par la suite passa par des rires, ne croyant pas une seule de ses paroles. Cette bouffée de bonne humeur, elle voulait la croire vivante et sans le moindre soupçon. Vraie, honnête et franche. Tout simplement. Fait rare dans un monde comme celui-ci.

« Je ne me pose pas ce genre de questions. Pourquoi toujours chercher des situations inexistantes ? »

Autant vivre ce que l’on voit, autant ne pas se fonder sur des faits irréels. Aeryn avait vu un daybreaker qu’elle connaissait, agir avec mal-être. Sous ses yeux et pourtant, sa réaction n’en avait pas été des plus choquantes. Au contraire, elle en avait été attristée, un daybreaker n’étant pas un monstre comme beaucoup pourraient le penser. Ils n’avaient pas le choix, pour survivre. Quand vient l’heure du choix de commettre un mauvais acte ou mourir, difficile de décider de sa mort… alors elle ne les jugeait pas.

Et puis le splash. Dans cet amalgame de blagues et de bêtises, il ne pouvait en être autrement, pas vrai ? C’était fait, il ne pouvait y échapper. L’arroseur arrosé. Aeryn se retint d’éclater de rire. Il n’y avait plus rien à récupérer de lui. Son accoutrement, ses vêtements, la totale. S’il tenait à son costume, il pouvait tout aussi bien le passer à la Javel, le côté blanc en ressortirait probablement, dissimulant toutes traces de tâches ! Les pensées sérieuses s’en furent au fond de son crâne, et sa spontanéité amusée reprit le dessus.

« A ce rythme votre humour va vous blanchir de la tête aux pieds ! Et vous donner un sacré parfum ! Venez par ici vous débarbouiller »

Une invitation ? Pas du tout c’est très mal connaître Aeryn voyons ! Ce n’est que pour l’aider qu’elle le proposait, à moins qu’il ne veuille rester ainsi, ressemblant à un blanco mal rebouché. La peinture goûtait le long de ses cheveux, c’était amusant, et l’odeur qui en émanait ressemblait de plus en plus à celle de la pièce. Qu’il était drôle dans cet accoutrement ! Trèves de plaisanteries, avant même qu’il ne puisse s’échapper, elle le saisit par la main et l’emmena dans l’arrière-boutique, l’emmenant jusqu’au lavabo qui l’attendait. Mais avant cela, elle sortit son portable, le mit en mode appareil photo et capta cet instant. Comme ça, histoire de rire à chaque fois qu’elle verrait le cliché. Un sourire insolent se dessina sur son visage.

« En souvenir de l’étrange oiseau que vous êtes »

Et pourquoi pas hum ? N’étant pourtant pas le genre à faire ainsi des photos, elle reconnaissait qu’un peu de dossier sur ce Timothée ne lui ferait pas de mal. A ressortir un jour, à une certaine occasion… tout peut arriver. Absolument tout. Il suffit parfois de ne pas réfléchir et goûter à l’instant présent.
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mer 26 Nov - 16:12

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?  

Les draps ne font que recouvrir les œuvres… bien essayé. Ceci dit, on peut toujours en utiliser un au besoin…
L’air se faisait de nouveau chaud. Je lui répondis avec mon sourire 45 et un regard sur le côté. Cherchait-elle à me provoquer ? Si tel était le cas, ça marchait plutôt bien mais je savais me tenir. Etonnant non ? Et puis très franchement, sauter sur tout ce qui bouge n’était pas mon truc sans pour autant apprécier le célibat. Des conquêtes d’un soir ? Oui, déjà vu, trop souvent surement puisque ce n’est pas ce que je préfère. J’apprécie al spontanéité de l’échange en amont puis, évidemment l’acte charnel mais lorsqu’on connait inévitablement la fin de cette escapade loin de la réalité du monde, c’est de suite moins fun. Le début c’est le plus intéressant, une fois que les vêtements tombent ont connaît la suite et surtout on sait d’avance qu’au final, nous avons juste assouvi un besoin sans retenir le prénom de l’autre. Sa provocation me faisait donc doucement sourire, c’était une invitation voilée, elle-même semblait ne pas savoir où cette rencontre allait aboutir. Cela dit, ça faisait toujours plaisir de voir qu’on plait. Savoir également qu’aucune situation n’est impossible a son lot d’aventures. Son rire se répercuta dans la salle momentanément désencombrait alors que j’exécutai avec brio une série de situation. Quel comédien ! Quel comique ! Il fallait que j’arrête, ce que je fis avec certainement moins de brio pour le coup. Désireux, par on ne sait quelle sortilège, d’embrasser l’échelle, je m’appuyai contre celle-ci avec un peu trop de force.

Je ne me pose pas ce genre de questions. Pourquoi toujours chercher des situations inexistantes ?
Ma curios….

Pas le temps d’ouvrir le bouche qu’un liquide froid et puant s’étala dans ma douce chevelure (oui la même que Raiponce, vous êtes jaloux ?!). Pas une simple goute c’est le pot qui se renversa sur moi. Evidemment aucun reflexe dans mon petit corps, non. Trop bonne idée ça, je restai là soufflant dans mes cheveux en voyant le visage de la propriétaire s’étendre d’un large sourire retenant un rire qui demandait qu’à naitre et grandir dans ce musée de la maladresse.

…. Ité…. Je vous l’avais dis… ça ne saurait tarder…

Échangeant un sourire avec elle, je me présentai tout en plongeant de doigt dans mes cheveux. J’étais bon pour repasser chez moi avant le boulot et passer au magasin d’informatique n’était même plus envisageable. Un coup d’œil vers la jeune femme et toutes mes chances de séduction venaient de s’envoler. Déjà que mes techniques d’approches étaient tout sauf des techniques d’approches, alors là, vêtu de peinture j’étais devenu l’anti-séducteur. « Timothée Morel, célibataire, mort d’inhalation de vapeur toxique sous un nappage vanille, a perdu la vie juste après la raison et sa dignité ». Sous-titre enivrant pas vrai ?

A ce rythme votre humour va vous blanchir de la tête aux pieds ! Et vous donner un sacré parfum ! Venez par ici vous débarbouiller

Haussement de sourcil. On venait d’arriver à la troisième réplique pleine de sous-entendu (bon la dernière à peu de chose près). On dit jamais deux sans trois, à présent il agir ou pas, non ? Jamais trois sans quatre, ça n’existe pas. Maintenant, il s’agissait de définir si la porte était ouverte, close ou entrebâillait. Elle m’attrapa la main au beau milieu de mes réflexions et m’entraina dans l’arrière-boutique. Avisant un drap, je l’attrapai et le tirai en le cachant tant bien que mal derrière moi, un sourire amusé au visage. Oh je vous entends ricaner, bande de cochon ! Mes idées ne sont pas mal placées, pas toutes. J’avais autre chose en tête que de lui sauter dessus. Elle était pétillante et ça, ça méritait de prendre tout le temps nécessaire. Comme je l’ai dit plus haut, ce qui était fun c’était le début, une fois lancée on connait la suite surtout dans ce genre de situation. Bon, certes, elle n’était pas commune, ce n’était pas une rencontre dans un bar mais le résultat pourrait être le même. Hors, un sourire pétillant mérite d’être vu un peu plus longtemps. Ils se font rares… En plein dans mes réflexions, je ne vis l’appareil que trop tard. TCHIIIIZZZ.

En souvenir de l’étrange oiseau que vous êtes

Vous en manquez pas une ! Peut être que la photo serait bien meilleure accompagné d’un numéro…. Grand sourire, une autre idée me vint en tête Je trouve que vous êtes pas assez éprise de mon humour….

Sans cri égare, je l’attrapai par le bras et l’emprisonna dans une étreinte loin d’être charnelle puisque l’objet était de transférer ma décoration sur elle, qui était d’ailleurs déjà coloré. Je lâchai un rire lorsqu’elle se débattit et ne la lâcha qu’une fois avoir encadré son visage de mes mains souillées. Assez proche pour sentir son souffle, l’envie fugace de l’embrasser me revint. Son regard bleu azur ne pouvait laisser personne indifférent et le temps échangé méritait une fin en beauté. Toutefois malgré toutes les pulsions d’homme bourré à la testostérone ( je PLAISANTE.. encore….) je n’en fis rien. Le bout de drap toujours dans une de mes mains, je la levai pour la mettre entre nous une seconde. J’osai un sourcil accompagné de mon fameux sourire. On avait l’air malin comme ça y avait pas à dire.

Je me demande qui de nous deux à maintenant le plus besoin de se draper dans une nouvelle tenue…

Mon clin d’œil se fut discret mais amusé. Je n’avais aucune peine face à la perte de mes vêtements ou des siens. C'est avec rapidité et discrétion que, sans la quitter des yeux, je sortis mon appareil et pris un cliché de nous deux en soufflant un léger "Tchizz" enfantin.



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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mer 26 Nov - 17:59

Il provoquait, elle faisait de même. Comme un jeu de ping-pong, où chacun s’envoyait la balle ou la réceptionne pour mieux la relancer. Pas un n’était mieux pour relever l’autre et ils ne pouvaient s’empêcher de se provoquer l’un l’autre, juste pour la forme. Les répliques, ils les enchainaient comme ils mangeraient des popcorns devant un film au cinéma. Tout était sujet à réflexion salace, entretenant plus ou moins cette tension entre eux. Ils ne se connaissaient pas et pourtant, c’était comme si cela faisait des années que c’était le cas. Aeryn ne laissait pourtant pas grand-monde entrer dans sa vie : d’ordinaire méfiante, gardant toujours ses distances d’une manière comme d’une autre, rares étaient les personnes qui parvenaient à lui être proches. Souvent des hommes en revanche, la curiosité spontanée de la gente féminine la faisant fière à des kilomètres de distance. Les «Raconte-moi », « Tu sais que tu peux tout me dire » très peu pour elle. Rachel avait été la seule et unique femme qu’elle avait, en plus d’être sa sœur considérée comme sa meilleure amie. Dorénavant plus là, elle avait refermé ce sombre masque d’apparences. Mais lui, il lui semblait qu’il tentait petit à petit de l’effriter, à sa manière, sans trop en faire, tout en douceur et discrétion. Le remarquant, Aeryn n’avait pourtant pas envie de se refermer, souffrant parfois de cette solitude grandissante. Il n’était qu’une goutte d’eau pétillante atterrie de nulle part. Il n’y avait pas à penser à toutes les règles d’attachement, les lourds secrets qu’elle cachait aux yeux de tous. Juste à être soi-même durant cet instant partagé, tout simplement. Elle pouvait faire cela, en était amplement capable, ne se serait jamais imaginée pouvoir encore le faire en fin de compte. A croire que parfois, une surprise tombée du ciel peut changer le cours d’une existence…

« Toutes les occasions sont bonnes. Cela ne vous arrive pas tous les jours, un souvenir vous fera plaisir j’en suis certaine ! »

Provocation, le retour. Un excuse pour avoir son numéro ? Allons c’était mal la connaître ! Bon d’accord, si on veut. C’est par un mouvement de bras vers l’arrière-boutique qu’elle avait entrainé pour qu’il se débarbouille. Au lieu de cela, il joua la carte du vaurien, préférant la redécorer elle, aggravant son cas. Elle se retrouva tartinée de peinture sur le visage, les cheveux… mais également les vêtements. Pourquoi n’avait-elle pas gardé son sac poubelle hein… c’était malin !

« Mais qu’est-ce que … Nooon ! »

A peine le temps de se débattre qu’elle n’eut d’autre choix que de faire partie du décor ambiant, payant de sa provocation en devenant elle aussi un blanco mal rebouché. Et si l’idée lui vint également à l’esprit de poser ses lèvres contre les siennes, elle se dit que ce vaurien ne le méritait nullement. Qu’il essaye dont de se faire pardonner et on verrait pour la suite un peu plus tard… Le drap entre eux les séparant, le temps d’un sourire pour la pause photo (ou la pose, cette fois d’importe quelle orthographe concorde ! ) et la voilà qui repartit dans ces délires. Le drap ne resta pas longtemps étendu, entre eux, Aeryn ne manquant pas l’occasion d’enrouler le nouveau venu dedans, veillant toutefois à ce que leurs jeux ne se rapprochent pas dangereusement des antiquités, attention on ne brise pas ne serait-ce qu’un seul artefact ! L’enroulant comme une momie, le faisant pivoter sur lui-même comme une toupie, elle ne manquait pas une miette pour s’amuser. Leur complicité grandissante rendant sa vigilance de plus en plus atténuée… bonne ou mauvaise chose, Aeryn claquait les dernières barrières pour ne laisser que la fille spontanée et pétillante qu’elle avait été il y avait longtemps déjà. A moins que ce ne soit en train de revenir crescendo cette affaire ? La mine insolente, la provocation se poursuivait, inlassablement. Jusqu’au premier qui cèderait à la tentation. Jusqu’au premier qui trouverait le jeu trop long. Un défi à relever, challenge personnel de tenter le diable sans pour autant lui céder… tout semblait possible. Le chemin se traçait au fur et à mesure, sans pour autant se prévoir à l’avance. Dans la spontanéité, dans l’instant présent. Cette seconde où tout basculerait, c’était, au fond la meilleure. On cherchait frénétiquement à l’atteindre, et, une fois attrapée, perdait progressivement de sa saveur. Comme le pompon du ménage du jeu. L’attraper ne le rend plus intéressant. Chercher à l’avoir sans parvenir à l’avoir, ça c’était plus attrayant.

« Je continue à penser que c’est vous … Enfin remarquez, ce ne sont pas les propositions de vous mettre à nue qui ont manqué. Je ne pensais que vous seriez aussi pudique. »
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mer 26 Nov - 19:54

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?  


Mais qu’est-ce que … Nooon !
Et si…si…

Voix d’enfant exprès pour l’occasion, rire démoniaque emprunté à la série la plus pourrie en ce qui concerne les « démons », oui vous connaissez tous : CHARMED. On se calme les amis, souvenez-vous et vous saurez que j’ai raison, c’est surement pour ça que vous vous indignez en lisant d’ailleurs. C’est plus contre vous que contre moi, faut se rendre à l’évidence, jeune, on ne sait pas ce qu’on regarde… Bref, je lui fais grace (et à vous aussi) une phrase débile tirée de la même série « je vous anéantirais sorcières BOUUUH BEEEUH HURK, je meurs ». Un sourire pour la photo qu’elle accepte sans trop sourciller, rêvais-je où la méfiance disparaissait derrière l’improbabilité perpétuelle de cette conversation ? Après tout, mon charme est irrésistible ça se comprend… Je blague. Non disons que tous ces masques qui se baladent derrière la vitrine de ce magasin espèrent se retrouver dans cette même situation. Je ne parle pas que des hommes (vous croyez que je vous avais oublié les cochons ?) mais bien de l’ensemble de la population. Nous attendons sagement la prochaine épreuve en se persuadant que de simples murs pouvaient nous empêcher de tous mourir ou de succomber à plus grand que nous. On se raccroche à ce qu’on peut et vu que n’importe qui peut être n’importe quoi, difficile de s’ouvrir au monde en particulier pour les réfugiés. Je me demande souvent ce qui se passe à l’extérieur de la ville, à New York, à Brest, dans le monde ? Je me demande même où est-ce qu’ils sont ? Eux, mes géniteurs. Et surtout eux, mes amis abandonnés au gré de mes péripéties comportementales et familiales. Bref, je sais bien que personne n’aurait su réagir à une situation pareille puisque personne ne s’y serait retrouvée et chacun réagit différemment. La plupart de la population considérée comme des survivants miracles a la méfiance facile et tenace. Je suis même étonné de réussir à dérider cette inconnue où alors c'est qu'elle-même en avait besoin pour une réunion que j’ignore… L’échappatoire on le trouve comme on peut, où on peut. Elle est aujourd’hui le mien et je suis peut être le sien. Rien que ça nous lie à présent. C’est alors qu’elle m’enroule dans le drap qui nous séparé et qui faisait office de point d’interrogation à peine dissimulé. Que voulait-elle ? Qu’attendait-elle de moi maintenant que la méfiance se faisait moindre et que l’attirance se faisait pesante et attractive ? Qu’importe, elle joua encore avec moi, avec mes envies, avec mes sourires, avec mon humour et même mon corps soudainement entravé par le tissu.

Je continue à penser que c’est vous … Enfin remarquez, ce ne sont pas les propositions de vous mettre à nue qui ont manqué. Je ne pensais que vous seriez aussi pudique.

Mon esprit ne me jouait aucun tour ni même mon corps. Elle attendait patiemment, comme moi que le jeu ne cesse mais aucun ne semblait vouloir s’attarder sur plus sérieux, ou moins. La perception est à votre guise. Qu’est-ce que de l’acte ou de ce qui y mène est le plus sérieux ? J’oscille entre les deux. Je pense que plus le jeu est aiguisé plus l’acte est savoureux, chaud, appréciable. On est plus souvent agréablement surpris que totalement déçu si le jeu est bien rodé. On peut y voir les limites de l’imaginaire. Je souris et plonge mon regard dans le sien.

Pudique ?

J’avais envie de rire mais ce n’était pas le moment. Là c’était un flottement. Je le lisais parfaitement en elle, elle attendait. Qu’allais-je faire ? Je m’approchai d’un micro pas de la démarche des respectables et humble, manchot. Juste assez proche d’elle pour que nos souffles se mélangent, que son regard azur doive se redresser pour capter le mien. J’adore ce moment. Le temps s’estompe à l’infini. S’ouvrira-t-elle à moi ? Et moi ? Je me penche légèrement, ma barbe effleure sa peau, un sourire sur la commissure de mes lèvres apparaît. Jouons. Jouons ensemble une petite partition. Pas besoin d’une longue mélodie, juste quelque note dans ce monde perdu. Redevenons ces enfants que nous étions encore sans le savoir 4 ans plus tôt. Je l’imagine clairement, nos lèvres s’effleurent, se touchent, se percutent, s’entrelacent. Mes mains se dégagent du drap pour encadrer son visage et l’attirer plus à moi. L’une descend dans son bassin, l’autre dans sa nuque. Je sens ses mains dans mon dos. La mienne passe sous son haut pendant que nous tournons sans trop faire attention aux œuvres alentours. Le tout chaines vite. Je le vois, je le sens et elle aussi. Mon nez parcourt au final sa peau en même temps que mes lèvres sans pour autant la toucher. L’instant ne dure pas bien longtemps juste assez pour sentir cette tension entre nous. Qui aurait cru qu’on arrive là ? La chaleur nous montait à la tête ou pas... D’un mouvement subtile j’attrape un bout du drap à l’intérieur, recule et tournoi avec le drap qui s’envole, un coup sec vers le bas et me voila drapé tel un dieu grec.

Aucun Apollon est pudique mais ça aurait signifié vous priver de la découvert de ma véritable nature… ne suis-je pas … par-fait ?! Je sais j’ai le sex-appeal dans le sang !

Petit pas de côté à la manière du disco, je bouge volontairement comme un sous doué en danse, ce que je suis par ailleurs mais passons. Mon visage se fend d’un large sourire, il fallait au moins ça pour accuser ce changement de tension. Passer d’une tension largement sexuelle à une bêtise de ce niveau était tout un art. Je mérite un oscar non ? Je m’approchai donc d’elle, la saisi par la hanche pour la coller contre moi et entreprit une genre de danse.

Soyez pas étonné, ils dansaient comme ça à l’époque… c’est sûr !

D’un autre geste stupide (parce qu’il y a pas d’autres mots), mon coude rencontra un vase qui rencontra la table (sans se briser héhé) puis qui navigua jusqu’au sol. Agilité retrouvée, j’attrapai le vase en plein vol et le reposa à sa place en lui disant « d’être sage et de ne plus bouger pendant que papa et maman dansent la jig ». Décidément, cette matinée… devoir lui rembourser un truc vieux de … vu l’aspect au moins de la préhistoire, n’était pas prévu dans mon budget.

Si je vous dis qu’il est vraiment dégelasse ce vase vous me foutez dehors ?



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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mer 26 Nov - 21:13

Et oui Aeryn n’échapperait pas à se faire engluer de peintures. Couverts de peinture blanche l’un et l’autre, et décidément pas motivé à se l’enlever, ils enchainaient les bêtises, poursuivant inlassablement sans chercher à ce que cela ne se termine pas. Pourvu que cela ne se finisse jamais. Dans cet instant complètement atemporel, c’était au fond ce que les jeunes gens voulaient, que jamais cela ne cesse ou ne s’étouffe. Que le jeu se poursuive, comme des enfants dont l’heure était le pire des fardeaux. Non, pas tout de suite, laisse-nous encore jouer… combien d’enfants n’avaient pas dire cela à leurs parents quand l’heure fatidique de fin des jeux sonnait. Personne ne serait là pour les arrêter, rien ne pouvait faire cesser le jeu, hormis leurs propres volontés. Avait-elle envie de l’arrêter ? Qu’en pensait-il lui ? Voulait-il poursuivre, faire une pause ou changer le contexte ?

Ouais, pudique. Une allumette. Allait-elle se consumer sans qu’il ne se passe grand-chose ? N’attendant que d’allumer le feu ardent entre eux. Ce regard. Intense, vivace. L’azur plongé dans le chocolat. Qui ne les quitta plus durant quelques secondes, temps atemporel que l’un comme l’autre goûta avec un plaisir sans précédent. Souriante, et captée, c’était le meilleur moment, l’avant, l’heure du choix. La décision engendrait l’embranchement, le chemin à emprunter. Instant palpable, rapide ; il ne durerait pas. Ils auraient pu céder, lui ou elle. Elle en avait bien envie, de la laisser céder, cette tension ressentie, qui plus est envers un parfait inconnu. Ce n’était pas la première qu’elle se laissait entrainer au jeu du fruit défendu, que d’ailleurs elle mordait allègrement bon nombre de fois. Et pourtant aucun ne voulut franchir la limite imaginaire. C’était dont cela, la fin du jeu, celle que les enfants fuyaient allègrement. Pourquoi ne pas faire dans les prolongations ? Pas maintenant le sérieux, pas tout de suite, probablement jamais. L’étincelle aurait tout le temps de rallumer le foyer, plus tard. Pas maintenant. L’allumette se consuma, le jeu se poursuivit. Présent. Vivant. Avec cette volonté de faire remonter la tension encore plus haute pour tester les limites. Jusqu’où seraient-ils capables d’aller, jusqu’où le jeu pourrait-il durer ? La curiosité avait toujours été part d’elle, elle rêvait d’en savoir davantage. Convoiter ce que l’on ne peut obtenir sans jamais céder, un jeu tout aussi dangereux. Second acte d’un délire en gamins dont l’innocence ne les pousse jamais à se poser ce genre de questions.

« Un sex appeal recouvert de chantilly… ça donnerait presqu’envie d’y goûter ! »

Aeryn n’allait pas sans dire qu’elle ne sous-entendait pas la peinture dans ses propos… bien évidemment. Ce qui l’amusait d’autant plus, c’est qu’il ne cherchait pas à savoir qui elle était. Avantage de la jeune femme par rapport à lui, qui elle était, il n’en avait pas la moindre idée, n’ayant pas décliné l’ombre d’une identité… C’est qu’il n’avait rien demandé de son côté, Aeryn ne parlait d’elle que sous demande, et encore lui extraire la moindre parcelle d’informations sur sa parcelle relevait de l’exploit. Ses forces et faiblesses, ses douleurs et joies, cela ne regardait au fond qu’elle. Une raison de plus de l’apprécier : il se fichait de son identité, profitant simplement du moment passé en sa compagnie. Pas d’attache, quelle qu’elle soit, juste l’instant présent. Au fond, c’est ce qu’elle avait recherché avec de nombreuses fois, et pourtant il manquait ce petit quelque chose. La peur de l’attachement entraîne toujours avec elle une certaine solitude. Trêve de sujets douloureux et épineux, pourquoi arrêter en si bon chemin cet amusement ? Entrainée dans la danse, Aeryn se mit à pouffer de rire, repartant dans un sourire insolent cassant le côté séducteur une fois encore.

« La danse n’est pas votre point le plus fort, la maladresse par contre… »

Quand on parle d’elle d’ailleurs, elle revint au grand galop ! En parlant du loup… marrant comme il se pointe assez vite ! Coïncidence ? Certainement pas. Et c’est un vase qui frôla les milles éclats sur le sol, ce qui eut un effet réveil pour la jeune antiquaire, qui se dit que les bêtises, ça allait bien cinq minutes. Le temps pour lui de ramasser l’objet, et Aeryn reprit les choses en main jouant le parent virant le grand enfant de la pièce à objets cassants. Le repoussant à l’extérieur de l’arrière-boutique avec fermeté, elle l’entraîna de nouveau dans la pièce vide.

« Je vous vire de la pièce en tout cas ! Et les goûts de mes clients ne sont pas nécessairement les miens ! Je crois, qu’ici, hormis vous reprendre un pot de peinture sur la tête, vous ne risquez pas de casser quoi que ce soit ahah ! »

De toute façon, vu l’inutilité du lavabo… pas la peine de tourner autour non ! Trempant ses doigts dans le pot de peinture fraiche, elle passa un doigt le long de la joue masculine avant de sourire.

« La tâche de droite n’était pas tout à fait symétrique à celle de gauche. C’est mieux ainsi. »
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Mer 26 Nov - 22:54

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?  


Un sex appeal recouvert de chantilly… ça donnerait presqu’envie d’y goûter !
Le buffet est ouvert à consommer chaud ou froid… c’est gratuit en plus

La finesse quand tu nous tiens, n’est-ce pas ? Plus subtile c’était impossible. J’aurai aussi bien pu lui dire « déshabillons nous et montrons nos différences de genre comme en maternelle puis passons à l’étape adule et faisons l’amour jusqu’au bout de la nuit (ou de la matinée, j’étais attendu bon sang ! ) ». Son sourire me suffit en réponse. Je ne saurai dire si aujourd’hui je la verrai en tenue d’Eve ni même un autre jour ou peut être bien jamais, mais qu’importe. C’était largement plaisant sans forcément passer par l’étape TOUS A POIL. Son corps que le mien se plaçait plutôt bien malgré les arqueboutades dû à la danse très personnelle que je menais pour et avec elle. Juste accentuée pour en plaisanter, j’ai tout de même conscience qu’en étant sérieux je n’étais pas plus doué que ça. Télépathe ou très observatrice elle releva mes compétences avec le ton du pic bien placé. Navré, je suis imperturbable. Je considère que savoir rire de soi c’est savoir vivre en société alors qu’importe, je sais parfaitement renvoyer la balle. Un peu d’ironie, de sarcasme et in fine, d’humour ne faisaient de mal à personne. Philosophie de vie à peine empruntée à mes films d’enfance (HAKUUUUNA MATATAAAA) pas tout le monde suivait le précepte en ce temps, grands bien leur face ce n’était pas eux en présence de cette ravissante alchimiste.

Vous m’avez eu mais heureusement j’ai d’autres compétences… pour compenser.

Je ne sais si c’était pour appuyer ce que je venais de dire ou contrer mon auto compliment d’homme « par-fait » mais mon coude décida d’envoyait valser le vase. Et oui, il était jaloux c’est évident en même temps, vu la face de ce truc c’est sûr qu’il devait avoir du mal à emballer de jolie petite théière. Je rattrapai avec une rapidité contre toute maladresse précédente et reposai ce vase en lui demandant de rester sage. Maladresse ou Agilité, quel élément retenu ? Je vous le donne en milles : la maladresse. Soudainement très sérieuse, je revis le visage faussement souriant et fermé du début de rencontre. Un peu bougon, moi qui espérait la faire sourire davantage je pris les bourrasques avec étonnement et scepticisme.

Je vous vire de la pièce en tout cas ! Et les goûts de mes clients ne sont pas nécessairement les miens ! Je crois, qu’ici, hormis vous reprendre un pot de peinture sur la tête, vous ne risquez pas de casser quoi que ce soit ahah !

Levant les bras d’un air vaincu je me retournais avant sa dernière bousculade.
Ok Ok, je suis vaincu, ce que vous vendez est utile et magnifique … Y a qu’à voir ce tissu blanc… c’est fa-bu-leux… Je me retournai vers elle en haussant les épaules, petite moue pour appuyer que je n’y croyais aps du tout. Par contre… je suis pas sûr d’être celui qui aurait pris le pot sur la tête… Si on part sur la parité, l’égalité des sexes etc.. vous êtes un peu en dessous de moi niveau bodyart et …
La tâche de droite n’était pas tout à fait symétrique à celle de gauche. C’est mieux ainsi.

Bouche entre ouverte, aucun son ne sort stupéfait par la vivacité de la jeune femme à passer d’une humeur à une autre. L’image d’un masque me vint en tête. Quelle facette cachait l’autre, c’était la question. Je soupçonnais, ne voyant son visage tout éclairé de malignité, que la pete sec cachait la joviale. Je n’en étais pas sûr après tout, ce n’est pas comme si je la connaissais depuis quarante-cinq minutes. Doucement mais surement, je me baissai pour prendre le pot, tremper mes doigts dedans tout en parlant, simplement, posément, calmement.

Donc, je disais avant d’être coupé, jeune impolie…. La parité… l’égalité des sexes… on en parle ? Un petit débat ? Un argument pour ? ou contre ?

J’approchai dans le même temps. Elle reculait. Petit jeu du regard. Un autre jeu. Un autre regard plein de complicité, d’amusement et une sacrée dose de fourberie (de Scapin #Pan#). Un peu quand on surprend un enfant faisant une bêtise et qu’on tente par le regard de lui dire « non non fait pas ça mon petit » et que la réponse c’est « je sais je sais… mais… j’ai envie » et BIM la bêtise. Vous voyez ? Non. Vous avez jamais été gosse ou bien ? Vous me dépitez les gars/cochons/montres. Bref, chat ou souris, je ne savais pas qui avait quel rôle mais qu’importe. Je bondis. Elle fait de même sur le côté en évitant mon attaque. Elle fuit dans la pièce. Un éclat de rire la parcourt. On est deux à trouver ça idiot mais qu’importe une fois encore.

Rien ne sert de courir il suffit d’arriver à point… citation qui n’a aucun rapport mais…c’est pas …grave ! Loupé ! C’est que vous êtes rapides l’air de rien…

On tourne autour du comptoir, d’un fauteuil, on passe sous l’échelle en oubliant les 7 années de malheur. Qu’est ce qui peut arriver de pire ? Le choléra ? Je ne m’y mets pas à fond, juste assez pour trouver le jeu amusant. Nos regards se rencontrent s’accrochent comme nos corps lors que ma main atterrie sur son bras puis qu’elle se dégage. Un instant j’hésitai à rebondir avec le pied sur le mur et l’attaquer pendant qu’elle tourne mais n’étant pas sûr qu’elle apprécierait la nouvelle déco, j’arrêtai le geste et me fracassai contre le mur. Même pas mal. Grognement tout bas. J’enfonçai de nouveau ma main dans le pot de peinture et constatai qu’il ne restait plus rien. Je fis la moue et cherchai de quoi faire une dernière attaque sur mon propre corps.
Dernière bataille jeune Padawann

Auto-sourire à ma référence, je m’élançai. Nouveau chat. Nouvelle souris. Ou inversement en fait puisque je la laisse aisément dicter les règles. Je n’ai aucun problème de virilité ou je ne sais quoi avec ça, bien au contraire. J’apprécie à juste titre son petit jeu caché derrière l’ensemble de cette cour de récréation. Quelque minute s’écoulent dans lesquels notre souffle disparait. On donne moins de vigueur à l’ouvrage mais on en sourit tout autant. L’éclat dans nos yeux ne semble pas s’estomper. Un dernier assaut, je l’attrape par la taille, glisse avec elle en avant, la serre contre moi et me laisser tomber sur le sol à sa place. Impact entre le sol et la jeune femme, j’ai le souffle coupé. J’expire en un seul coup, grimace puis souris en voyant la femme sur moi.

Une de mes compétences annexes… je suis transformable en coussin à souhait…



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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Jeu 27 Nov - 2:32

Le monde n’existait plus, tant autour d’eux qu’à l’extérieur. Le monde n’était plus. Catastrophe naturelle ou autre, les deux enfants ne s’en soucieraient pas, trop occupés à s’amuser, trop pressés de jouer aux pitres pour penser aux discussions d’adultes. Il n’y en avait pas qui tenait, rien que leur monde de jeux et d’insouciance les rendait hermétiquement à tout ce qui pourrait les entourer. Aeryn en oubliait tout, jusqu’au point où elle était écorchée : Timothée lui apportait une brise légère, une touche de fantaisie à laquelle elle ne serait pas attendue. C’était comme vivre un rêve éveillé : se dire que les frontières du possible se brisaient et que tout pouvait se faire, absolument tout. Ce mystère entretenu, deux personnes qui au fond, se reverrait plus, c’était en cela qu’Aeryn se laissait complètement mettre à nue – si vous pardonnez l’expression : il n’y aurait pas d’après, n’y avait juste que maintenant. Ces jeux, ces insouciances, ces grands enfants n’en finissant pas de cultiver cette pseudo-attraction entre eux ; pourquoi n’avait pas sa réponse, toute notion de sentiment amoureux. N’y siégeait que cette incroyable sensation de bien-être. Etre là avec une personne et passer un bon moment. La magie de la situation lui donnait ce caractère exceptionnel. Timothée avait eu la permission de pénétrer dans son terrain de jeu, dans sa boutique, et n’avait pas rencontré l’Aeryn froide et glaciale qui sans nulle doute n’avait rien à voir avec celle qui se dessinait sous ses yeux. Parfois, il lui semblait pourtant qu’elle revenait au galop, quand le sérieux remontait, que l’amusement s’évanouissait pour un court instant. La grecque avait parfois du mal à faire de l’ordre dans ses idées, pour avoir été tellement de personnes à la fois. Tromper ces hommes pour ensuite les dépouiller avait été son terrain de chasse pendant des années ; il fallait bien vivre. Des caractères opposés, des identités différentes, elle savait les jouer à la perfection, véritable actrice. Derrière tous ces portraits de personnages crées pour l’occasion, peu pouvaient se targuer d’avoir eu cette occasion d’apercevoir la véritable Aeryn. Timothée en faisait partie. Au fond, il n’y aurait pas d’impact direct par la suite. Car d’après, d’after, rien n’était prévu. Aucun risque de se dévoiler donc ; se montrer tel quel, en oubliant cette douleur, c’était comme renaître.

« On ne se moque pas ! »

Le jeu devait continuer. Elle ne voulait pas l’arrêter, pas encore. Se retrouvait comme cet enfant dont la fin n’existait pas. Il fallait le poursuivre, inlassablement, ce jeu qui la rendait bel et bien vivante. Il y a contribuait, et n’imaginait certainement pas le bien que cela lui faisait. Pour faire disparaître ce soudain sérieux revenu, elle l’avait viré de la pièce, le faisait revenant dans cette pièce d’où se sévissait que deux ou trois meuble sans grande importance. Quoi qu’il leur arrive, ce n’était pas bien grave. Tout vêtue de blanc, symbolique de ses fautes en voulant les recouvrir de toute cette pureté, il semblait que l’hiver venait d’arriver. La température n’en était pas moins que faussée, le froid ne se faisant pas le moins du monde ressentir. Pendant qu’il poursuivait ses superbes paroles, elle n’avait pu s’empêcher de déclarer la guerre, lui refaisant un joli maquillage –mais qu’est-ce qu’elle a ta gueule. Aeryn lit dans ce visage l’état de choc dans lequel elle le laisse. Il ne connait pas à quel point elle peut directement passer d’un coq à l’âne, et c’est ce qui la fit éclater de rire une fois de plus. Une fois lancé, le jeu pouvait se poursuivre. Cap ou pas cap ? Les jeux d’enfants se poursuivaient, pas au point cependant de se faire enterrer dans une coulée de bitume, quoique ces deux-là en seraient bien capables. Et pendant qu’il parlait, elle en profita pour se dérober, pour éviter de s’en prendre plein la figure. En étant déjà bien recouverte, cela n’avait pourtant plus la moindre importance si ? On va dire que si. Juste par fierté de ne pas se faire attraper, juste parce qu’il était plus important de se faire attraper que se laisser faire. Et que pour la prochaine fois, Aeryn brillait, tel un rayon de soleil.

Fuyant les attaques, vint le moment où ils retrouvèrent avec cet objet au milieu, et dont l’échappatoire se fit des plus compliquées. Elle n’avait pourtant pas dit son dernier mot, prête à se défendre jusqu’à la fin. Parfaitement, jusqu’à ne plus en pouvoir. Cette guerre de peinture se terminerait par sa victoire écrasante, défaite pour Timothée bien évidemment. Elle se souvint qu’il mangea le mur, chose on ne peut plus douloureuse. Gentleman jusque dans la bataille, d’honneur. Elle provoquait ouvertement, son regard d’autant plus brillant à force que le jeu avance et s’essouffle. Moins d’entrain, cependant il n’est pas question de l’arrêter en si bon chemin. Elle économisait son souffle pour mieux l’attraper, ce qu’il était bavard pour un homme ! Et puis victoire certaine du chat qui attrapa la souris pour l’empêcher de s’enfuir. La chute, inévitable, leur fit goûter les joies du plancher. Couvert de peintures l’un comme l’autre, la première réaction de l’insolente fut d’éclater de rire en le voyant maquillé ainsi.

« Coussin fort confortable »

Yeux brillants dans les siens, la tension ne fit aussi forte que lors de leur première étreinte un peu plus tôt. Le même jeu reprit. Fera, fera pas ? Qu’y avait-il à gagner à céder ? Ou ne pas céder me direz-vous… toutes les carte étaient en main, il n’y avait aucun doute depuis bien longtemps sur les intentions de l’un comme de l’autre… Trop prévisible à l’avance, ils en étaient certains depuis le début de la finalité de leurs jeux insolents. Ecartant ses cheveux sur le côté –s’ils étaient au départ attachés, ils ressemblaient maintenant à un énorme masse ébouriffée- la jeune femme rapprocha son visage de celui de son camarade de jeu pour y déposer ses lèvres contre les siennes. Puis releva la tête aussi vite qu’elle venait de l’approcher de ce visage si séduisant, profitant juste de ce moment de forte attraction pour tartiner ce front et cette joue du dépôt de peinture blanche encore dans la paume de sa main. Fière de son œuvre, un sourire victorieux se dessina sur ses traits. Attaquer quand l’ennemi se sent en toute sécurité… un classique.

« Je t’ai eu »

Aucune femme n’aurait l’orgueil de se refuser à un homme aussi séduisant par deux fois. Aeryn si.
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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Ven 28 Nov - 20:00

ISome things are best kept secret

Manque de chance ? Qui sait ?  


Coussin fort confortable
Je vous l’ai dit… une de mes nombreuses compétences…

Je lui lance ce fameux sourire qui n’est pas encore totalement dégelasse puisque c’est la zone la plus épargnée de notre nouveau jeu. De là, où je me trouve, sur le sol, je peux voir derrière la jeune femme cette rue qui ne semble pas vouloir désemplir. Je me demande un instant si notre insolence et nos enfantillages avaient arrêtés certains dans leur routine pour leur acheter un sourire. Je l’espère. Je me souviens d’un vieux clip de l’estimé – ou pas - Emmanuelle Moire - oui un peu de « culture » française ne vous fera pas de mal les gars ! - . Je me souviens pas de la musique mais le clip était assez positif, il montrait le chanteur faire passer un papier dans la rue tout en chantant –tout va bien tout est normal- et chaque receveur souriait en le lisant avant de le faire passer. Ainsi de suite. J’avais beau ne plus être un enfant à cette époque et aujourd’hui aussi d’ailleurs, je me suis toujours demandé ce qu’il pouvait bien avoir sur ce bout de papier. Oui, je sais, c’est un clip mais qu’importe l’image était sympathique alors autant le dire non ? Du coup si par nos gamineries nous avons réussi à attiser le regard d’une personne j’estime que ce n’était pas vain qu’importe la fin de notre rencontre. Je pouvais me satisfaire d’une simple pause pour elle, pour moi et pour ces possibles inconnus. Le gouvernement savait maintenir l’ordre. Il savait tout autant inhibé toute manifestation d’exubérance. Comment rire quand on est sûr de rien ? Je me plais un instant à imaginer autre chose, un temps plus paisible et comprend qu’il n’a jamais existé et n’existera probablement jamais, pas dans ces conditions. La paix se trouvait-elle dans la mort ? Je fronce les sourcils face à ces pensées plus que lugubre. Son visage cache alors ma vision et mes prunelles se rappellent à elle pendant que ses lèvres touchent les miennes. Je me cambre un peu pour accompagner ses lèvres quand elle recule. Je sens l’odeur désagréable de la peinture avant de sentir le froid de la peinture sur mon visage. Quand je l’observe entière de nouveau c’est un sourire plein de malice et de victoire que je vois. Ses lèvres avaient un gout agréable, je lui pardonne donc ce subterfuge et la presse mentalement de recommencer sans pour autant formaliser ma demande par un quelconque geste. Toutefois à son affirmation, je ne peux m’empêchera de sourire tout autant malicieux qu’elle bien qu’il doit ressembler à celui du Joker à présent. Une main se pose sur ses hanches tandis que je me redresse pour approcher son visage. Je ne la quitte pas des yeux jusqu’à avoir la sensation d’avoir ses lèvres sur les miennes tellement nos souffles sont proches. Nous sommes calmes, personne ne tente rien mais je sens son souffle se raccourcir plus el temps dire. Dur de résister maintenant qu’elle avait passé le premier pas. J’approche mes lèvres de son oreille pendant que ma main se rapproche de son bassin.

c’est pourtant moi qui ait gagné….

Elle le sait, j’ai raison. Le jeu principal n’était pas celui-là. Ma main du bassin passe sur sa nuque, l’autre passe sous son haut et se retrouve au contact de sa peau. Je la sens se contracter face au froid de la peinture et l’électricité qui se déchargeait enfin. J’enfonce mon visage dans son cou que j’embrasse et recouvre de peinture en m’y « frottant » dans deux caresses et la retourne avec rapidité mais douceur. La main sur sa nuque se pose sur le plancher, mon visage s’approche du sien, je souris légèrement en approchant mon nez du sien. Je joue. Je joue contre son nez, contre sa joue, dans sa nuque sans aboutir à ses lèvres. Flottement. Encore. Toujours. La question reste la même. Allons-nous céder à davantage ou allons-nous en rester là ? Allons-nous laisser cet instant en suspens pour y songer avec légèreté et envie. Allons-nous laisser s’arrêter et imaginer un « et si » ? Ma main dans son dos glisse vers la sortie avant de prendre possession de son flan avec une intensité plus marquée. Mon corps s’appuie contre elle alors que ma main s’affaisse et que mon bras touche à son tour le plancher. Dur de résister alors que nous nous appelons clairement mutuellement. Je redresse le visage et plonge mes lèvres contre les siennes. La touche modeste et fugace de la jeune femme laisse place à un baiser plus entrainant qui invite à la poursuite. Nos langues jouent. Pourtant je ne sais rien d’elle. Nos langues préfèrent ce jeu-là à celui de la conversation. Ou plutôt à la conversation intéressante. Celle qui me dirait son nom, ses passions, ses intérêts, ses activités, ses envies, ses convictions et sa nature… Sa nature. Je ne sais même pas ce qu’elle est. J’arrête mon mouvement un instant. Mon esprit et tout mon corps ripe. Et si je m’apprêtais à faire l’amour à une skinchanger ? un nighkeeper ?  ou pire une daybreaker ? Aujourd’hui c’est fou de voir ce qui importait le plus. Mes lèvres touchèrent son cou le temps de la réflexion, mon bassin voulait toujours jouer avec le sien comme moi d’ailleurs. Je me maudissais sur l’instant d’avoir ressenti un quelconque blocage à ce propos. C’était stupide. C’est stupide. Je n’apprécie pas ces autres espèces bien que le mot ne corresponde pas mais je n’adhère pas plus à l’idée de vivre dans la crainte à cause de ça. N’aurais-je pas eu aucun remord à la déshabiller si nous vivions encore à Londres ? De plus pourquoi la question me perturbe tant sur l’instant alors que j’avais déjà eu des expériences d’un soir à Nola, le problème restait le même à chaque fois. Comment savoir sans tout gâcher ?



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MessageSujet: Re: Some things are best kept secret [Tim] (terminé)   Sam 29 Nov - 0:25

Il avait gagné, bon d’accord. Aeryn ne le reconnaitrait cependant jamais. La renarde avait sa petite fierté personnelle de ne jamais avouer sa défaite. Et puis, cela n’en était pas une n’est-ce pas ? Lui aussi l’avait voulu, lui aussi l’avait provoqué. Elle avait également gagné à l’avoir pour elle, tout simplement. Tombé du ciel, apparu littéralement dans sa boutique, comme un illusionniste. S’est fondu dans le décor, a littéralement brisé les barrières de la jeune femme avec une facilité déconcertante. Aurait-elle du se méfier de tant d’assurance de sa part, de la percer comme un livre ouvert ? C’est pourtant ce qui arriva au début néanmoins. La métamorphe se laissa entrainer dans le jeu sans pourtant lâcher complètement prise, forçant la provocation, allant jusqu’à entrer dans ce cap pas cap qui l’amusait. La faisait sourire, la rendait vivante. Les enfants ont poursuivi leurs bêtises, allant toujours plus loin, franchissant des barrières interdites, infranchissables. La boisson ne leur était même pas montée au cerveau, c’est peu dire… Et pourtant, ils n’avaient pas cédé, allant toujours plus loin dans les prolongations, toujours plus fort. La fissure se fit, nette, progressive, lente et minutieuse. Pour les atteindre, pour les avoir. Brisé le miroir, brisée l’illusion. Adieu masque. Timothée pourrait se targuer de l’avoir percer en un temps record, premier dans sa catégorie. Juste un peu de fun, le tout assaisonné de paillettes et de joie de vivre. Une parcelle de bonheur dans ce monde fade. Où le temps n’existait plus, avait-il seulement été là ? Aeryn avait l’impression d’avoir passé la journée en sa compagnie, l’horloge de midi ayant à peine sonnée. Le rêve se poursuivait, mais le réveil n’en serait que brutal… la réalité finit toujours par vous retrouver et vous ramener brutalement vers les devoirs et les responsabilités. Mais pas tout de suite, pas encore.

Si ses lèvres avaient joué avec les siennes pour lui donner le coup de peinture final, c’était pour mieux les croquer à nouveau. Aeryn n’en finissait pas de jouer, dansant sur un pied puis un autre avec malice. Voudra, voudra pas, fera, fera pas ? Le jeu n’en valait la chandelle que si l’on était suffisamment malin pour le faire durer à l’infini, avec cette dose de piment qui lui donnait toute sa saveur. La finalité n’était pas le but, ne l’avait jamais été. Où serait le désir une fois la ligne d’arrivée franchie ? Voilà qui est fait et maintenant ? C’est tout ? Il faudrait une prochaine étape, une épreuve supplémentaire, se donner d’autres objectifs. Renouveler sans cesse jusqu’à en avoir assez, jusqu’à vouloir se contenter de ce que l’on a, jusqu’à sombrer dans l’ennui. Ce n’était pas ce qu’elle voulait. La vie ne valait le coup que si on la croquait à pleines dents, que si l’on se dépassait chaque jour par des épreuves tout aussi dingues les unes que les autres. Aeryn était trop jeune pour se renfermer dans une infecte monotonie. Timothée l’avait fait pétiller, briller, vibrer, dès l’instant où il était entré dans la boutique. Elle ne le remercierait jamais assez pour ce moment, instant qui ne semblait pas prêt de se terminer. Effacés de la réalité, leurs bassins collés l’un contre l’autre, leurs souffles haletants et trop proches avaient fait céder les dernières barrières de leur jeu. Plus question de revenir en arrière, de s’arrêter. Emportés par un tourbillon d’ivresse, ce feu brûlant amplifiait à mesure que leurs corps se collaient à l’un à l’autre. Pas de conversation qui tenait la route, leurs bouches bien trop occupées pour qu’un son n’en sorte. Entraînant son partenaire vers le fond de la boutique sans pour autant se décoller de lui, le haut de l’homme ne fut rapidement plus d’aucune utilité, tout comme celui de la femme. Doigts entremêlés, tout portait à croire qu’ils iraient jusqu’au bout de ce jeu si habilement amené.

Sournoise et mauvaise, elle se manifesta par un son intempestif et gênant. Quand on vous dit que les technologies ont le don de vous pourrir une ambiance… parfois il suffirait de penser à les couper du quotidien pour éviter ce genre de… désagrément. La magie s’enfuit, le réalité les frappa soudainement avec force.
Bruit de sonnerie. La réalité revint, au grand galop. Dans un dernier baiser rapide, les lèvres se quittèrent avec frustration. Il aurait dû y penser avant n’est-ce pas ? Dans l’ombre d’une grimace, la demoiselle fit un commentaire.

« Quand sonne le gong … »

Etait-ce une invitation à poursuivre le jeu plus tard ? Pour une autre fois, dans un autre endroit, à un autre moment… une invitation à reprendre dans un cadre différent… et pourquoi pas ?
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Some things are best kept secret [Tim] (terminé)

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