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 You just deserve a slap [Nathan]

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MessageSujet: You just deserve a slap [Nathan]    Dim 23 Nov - 16:29

Personne ne peut échapper au temps qui passe. Personne ne peut interagir avec lui et lui demander de stopper son allure, toujours aussi régulière et monotone. Il peut passer vite comme il peut passer lentement ; tout dépend de la perception du moment vécu. Source de bonheur ou de malheur, il alimente quotidiennement notre vie et nous contraint parfois à choisir sans réfléchir : le temps presse. Aeryn aurait tout donné pour repousser cette journée, la pleine lune. Lorsque les premiers rayons avaient commencé à illuminer la surface de la terre, la jeune femme venait d’arriver dans la forêt pour assister, impuissante à sa transformation lunaire. Pas moyen d’y échapper, où qu’elle soit, quoi qu’elle fasse, l’animal manifestait son désir d’apparaître en chair et en os, éloignant l’humain et reprenant les droits auxquels il aspirait. Elle ne savait comment faire face à cette transformation, ne savait comment faire pour le contrôler et l’éviter. Les catastrophes encourues étaient pour la plupart irréversibles, ne pouvant échapper à cette nature. Aeryn ne pouvait y résister et c’est sous des cris de douleur qu’elle devient renarde, ses os craquants de part et d’autre dans sa chair, se cognant et modifiant leurs formes pour adopter celles de l’animal. Les cris se firent de plus en plus intenses et résonnèrent dans cette forêt d’où personne hormis les quelques animaux sauvages s’y trouvant, ne pouvait l’entendre. Lorsque l’animal parut, il n’y eut plus un bruit plus rien. Il partit se défouler comme tout animal qui se respecte, profitant de cette pleine lune d’où il avait tous les droits. Elle ne croisa pas Ethan, pas cette fois. Chaque nuit était différente, jamais l’une ne ressemblant à une autre.

Seule la pleine lune restait, la narguant de ses rayons d’argent. Claire, ronde, inévitable. Le temps passa et elle finit par s’assombrir et disparaître. Aeryn reprit forme humaine, non sans repasser par une étape douloureuse d’os s’entrechoquant dans son corps. La douleur était vive et les bleus sur sa peau ne tarderaient pas à apparaître. Complètement nue, elle essaya de se repérer dans la forêt, à l’endroit même où elle avait mis ses vêtements. Quelle idée d’avoir choisi cet endroit pour se transformer… m’enfin c’était le plus sûr et le plus discret, car elle ne risquait pas de rencontrer d’autres personnes hormis peut-être celles qui comme elle, avaient honte de leur nature. Hésitante, elle avançait tout de même dans la peur de croiser quelqu’un, le sentier restait pourtant silencieux et frais. Sa peau commença à se glacer : les nuits n’étaient plus si douces qu’en été ; Aeryn devrait trouver une solution pour cet hiver, ou elle risquait vraiment de mourir gelée si ses transformations ne se déroulaient pas aux mêmes endroits. Ses pieds meurtris par les cailloux du sentier, elle préférait marcher sur l’herbe, même si celle-ci recelait son lot de surprise. Il était tôt, très tôt, un bâillement lui annonça qu’il lui tardait d’aller dormir un peu. Quelques minutes de marches plus tard, elle reconnut l’endroit et se hâta d’en retrouver ses vêtements. Tous présents, heureusement. Rentrer nue chez elle ne faisait pas partie de son programme, les papys et mamies risquaient une attaque pendant leur promenade de santé journalière…

Commençant à enfiler ses sous-vêtements, un bruit suspect la mit en alerte. Il y avait quelqu’un… qui approchait. Se hâtant, la demoiselle regarda rapidement dans la direction d’où il provenait pour tomber nez à nez sur une vieille connaissance. A cette heure de la matinée. Un mauvais souvenir lui revint en mémoire alors qu’elle enfilait son haut rapidement. Attendant qu’il se trouve plus proche, elle ne gêna pas pour lui comprendre le fin fond de sa pensée. On ne change pas les vieilles habitudes, même si ce ne sont pas des manières à adopter lorsque l’on ne s’est pas vu depuis longtemps.

« Tu es sérieux là ? Tu te souviens de ce que tu as reçu la dernière fois que tu m’as surprise nue ? »

Souviens-toi de cette gifle que tu as pris en pleine tronche… souviens toi ... bah tu vas prendre la même si tu continues !
Nathan. Que faisait-il là ? Il y avait un million d’endroits où Aeryn n’allait jamais et il fallait qu’il se trouve à cet instant précis à cet endroit-là ! Il l’avait fait exprès, c’était certain. Ah, les hommes ! La jeune femme ne voulait pas le voir, faisait en sorte de ne jamais le croiser ni même le trouver volontairement pour éviter justement de se retrouver face à lui et de … rougir comme une adolescente. Loin de là l’idée de perdre ses moyens, cette teinte n’était qu’un seul signe qui la trahissait. Du reste, la métamorphe ne se laissait pas abattre par sa présence, plutôt mourir ! Mais il l’énervait. Encore plus à cet instant précis, où elle aurait juste désiré qu’un peu de tranquillité.

« Mais, mais arrête, retourne-toi, laisse-moi un peu d’intimité merde ! »

La patience n’était pas son fort, Aeryn n’attendit pas sa réponse pour enchaîner directement et s’énerver facilement. Il le voulait vraiment, son poing dans la gueule ! De quoi attiser quelques souvenirs, au cas où il aurait oublié… et ce n’est pas parce qu’il la connaissait nue qu’il avait tous les droits, on ne poussait pas mémé dans les orties ! En plus, ce crétin ne lui facilitait pas la tâche, elle qui voulait l’oublier …
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MessageSujet: Re: You just deserve a slap [Nathan]    Jeu 27 Nov - 22:36

L'homme gesticula devant un Nate plutôt blasé. Il se massa les tempes, fatigué de sa journée et priant pour que le client prenne ses jambes et dégage son cul de râleur ailleurs. Il n'était pas un maître dans l'art de la patience, surtout pas pour ce type d'impotence. Ce n'était pas son problème s'il avait vendu un vinyle intact et que le mec avait fait une égratignure grosse comme le grand canyon sur la surface de lecture. Nate attendit que le client reprenne son souffle -ça devait prendre un souffle hors pair pour enfiler tous ces mots à la fois, sans pause en plus- et décroisa ses bras, forçant un rictus factice sur ses lèvres. Il allait lui donner sa dose de service, mais il doutait que le gars lui envoi une tape amicale dans le dos après ça. Gardant un calme impavide, un exploit chez lui, il lui expliqua la situation, d'un ton passif agressif qui ne détromperait pas le client quant à l'énervement du disquaire. C'eut l'effet escompté et après quelques jurons peu discrets du client, Nate pût souffler. Parfois, il fouterait son boulot aux poubelles juste pour ça. Il retourna à son classement, se massant encore la tempe. Il faisait chaud et ça lui donnait mal au crâne. Il avait hâte que la lune se pointe et qu'une fraîcheur s'installe. Pour l'instant, il ajusta le ventilateur, profitant de sa brise et augmentant juste un peu le volume de ce qui jouait. Un sourire d'aise étira ses lèvres et il bougea de la tête, récitant les paroles du morceau de Led Zeppelin.

L'heure du départ sonna et Nate se craqua le cou, fin prêt à verrouiller le commerce et à retourner chez Roxanne et lui. Il sifflota et jouant avec les clefs, il ferma les portes et s'éclipsa, profitant de l'air frais du soir pour se ressourcer. Du temps à passer, il en avait plein les poches maintenant qu'il avait fermé boutique. Il révisa mentalement ce qu'il pouvait foutre de sa carcasse ce soir, mais Nate avait étrangement besoin de solitude. Malgré ses contactes pour décrocher, il avait envie de se retrouver en tête-à-tête avec lui-même. C'était toujours délicat; trop de pensées de son passé revenaient le hanté ou alors il s'ennuyait et devenait monotone. Pas ce soir. Il avait envie d'apprendre un peu plus à vivre avec lui-même. L'humain était un animal social disait-on, mais il ne voulait pas que ça en devienne une maxime chez lui. Ensuite, pourquoi pas aller courir dans les bois, sa musique dans les oreilles? C'était toujours un exutoire fantastique pour lui. Il avait couru ce matin, mais la forêt constituait toujours un fantastique terrain de jeu pour le grand gamin qu'il était. Sauter, courir, éviter les obstacles...Non seulement il travaillait ses muscles et son cardio, mais il s'amusait comme un petit fou aussi. Il passa chez lui et son linge de sport enfilé et ses souliers de course aussi, il se dirigea vers les bois.

Du vieux rock explosant dans ses oreilles, Nate courrait, les poumons brûlant et un brasier pulsant dans ses muscles. La lune était haute ce soir et le jeune homme profitait de sa clarté pour se mouvoir entre les arbres, sortant parfois du sentier pour se donner un plus grand défi. Malgré son souffle rapide, il n'arrêta pas, poussant ses limites jusqu'au maximum. Son mal de muscles risquerait d'être infernal demain, mais enivré par l'effort et l'adrénaline, Nate n'y pensa pas tellement. Il sauta avec agilité par-dessus un tronc renversé, atterrissant comme un lièvre de l'autre côté. Trop concentré à performer et à suivre le rythme rapide de la musique, il n'avait pas entendu le cri de douleur qui déchira la nuit et tomba sur une clairière. Des rayons lunaires frappèrent sur une peau nue et Nate figea, retirant ses écouteurs et reprenant son souffle. Merde, il ne s'était pas attendu à ça. Son regard croisa des prunelles qu'il reconnu, tout comme la colère qui étincela dedans. Les formes attirantes de la demoiselle aussi lui étaient familières. Cette scène lui en rappelait une autre et Nate capta. A peine eut-il le temps de lancer un truc pour sa défense, que la demoiselle s'énerva d'emblée. Se battant avec son haut, Aeryn lui rappela la gifle et Nate ne pût s'empêcher d'arborer un rictus en coin, un peu amusé il devait l'admettre. Son regard se perdit un peu sur ses formes et il rigola dès qu'elle lui somma de décrocher un peu.

-Okay c'est bon! Je me tourne. Et avant que tu ne m'accuses de voyeurisme, je ne faisais que passer, je t'assure. Je courrais pour information, alors mes excuses pour le t-shirt mouillé.

Nate étouffa un rire et après un clin d'oeil, il se mit dos à elle, attendant patiemment que la belle enfile sa tenue.
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MessageSujet: Re: You just deserve a slap [Nathan]    Ven 28 Nov - 22:19

Sérieusement ? Devant les hectares de forêt possibles et imaginables pour éviter à deux personnes de se croiser, il avait fallu qu’elle se trouve nez à nez avec lui. Inimaginable. Incroyable même. Et pourtant il était bien portant, sous ses yeux, en visiblement en train de faire son sport quotidien. La jeune femme n’avait pas eu le temps de le détailler complètement, occupée à l’insulter –enfin c’est ce qu’elle dit, le fait est qu’elle s’est rincée l’œil plus d’une fois. Les hommes cette tentation absolue, fruit défendu auquel il ne fallait pas tomber entre les mailles du filet. Moyen pour Aeryn de sombrer pourtant dans l’oubli de ses propres blessures, tendance qu’elle avait de croquer un peu trop d’hommes ces derniers temps. Ou du moins, les provoquer suffisamment, comme fuyant le moindre signe d’attache, filant dans le champ d’à côté pour y voir si l’herbe y était plus verte. Elle refusait que l’on compte pour elle, refusait également de compter pour quelqu’un. Le moindre signe prouvant un quelconque lien solide la ferait irrémédiablement reculer en arrière. Le sang de sa sœur se trouvait encore entre ses doigts, il n’était pas question de se laisser méprendre en se rapprochant de quiconque. Dorénavant, elle ne comptait pour personne et ferait en sorte que cela soit le cas. Ses emmerdes, ses problèmes ne regardaient maintenant qu’elle.

Aeryn n’était pas aussi pudique qu’elle le faisait croire. Elle se fichait même bien qu’on la voit se rhabiller dans des vestiaires. Sauf que c’était Nathan, et pas quelqu’un d’autre. D’une part, il la surprenait après une transformation, ce qui lui plaisait moyennement étant donné qu’elle n’appréciait pas sa nature ni ne l’acceptait complètement. La jeune femme avait encore quelques difficultés avec sa nature, la refusant par moment, l’acceptant quelquefois. Tout dépendait de l’humeur et du moment. Les catastrophes arrivaient si vite les jours de pleine lune que voilà, elle avait eu son quota pour l’année à venir. Et puis, le sujet restait secret défense, elle n’en parlait qu’en dernier recours. Ignorant jusqu’où la connaissance de Nathan allait sur la chose, s’il se doutait de sa nature ou s’il pensait simplement qu’elle appréciait l’exhibitionnisme dans les bois, le sujet n’avait jamais été mis sur le tapis. D’autre part, c’était Nathan, le gars pour qui elle en pinçait depuis un moment, mais dont il n’était nullement question de s’attacher, d’une manière comme d’une autre. Sur ce point-là, il était même interdit de l’encourager, donc il allait se retourner, ou en prendre une. Et il ne l’aurait pas volé, comme la première. D’un sourire sarcastique, elle corrigea ses propos avec amusement. Aeryn s’attachait plus facilement à ceux qui la faisait sortir de ses gonds qu’à ceux dont elle était physiquement attirée au premier abord. Allez savoir la logique de cette fille c’était d’être attirée par l’emmerdement maximum.

« Mais tu es un voyeur ! Reconnais-le !»

Elle l’embêterait jusqu’à ce qu’il cède. C’était son truc avec lui, seul moyen qu’elle avait pour éviter de jeter sur lui à en perdre la raison. Alors elle provoquait, encore et toujours, comme à son habitude et son arrogance. Parce que c’était plus facile. Parce qu’elle pouvait se voiler la face plus discrètement et faire glisser son voile entre eux. Tout simplement. Il n’y avait pas à chercher plus loin, et il était même préférable qu’il ne se doute de rien. Ils se voyaient parfois trop souvent, alors elle avait mis récemment de la distance, refusant de le voir pendant quelques temps. Leurs rapprochements ne faisaient qu’amplifier le phénomène alors elle fuyait, pour leur bien à tous deux. Elle refusait d’ajouter un proche de plus dans la catégorie « décès ». Le meilleur moyen de ne pas en avoir… restait de fuir le moindre contact trop proche avec quiconque.
D’un sourire ironique, elle poursuivit, ironique, sur ses provocations, pour la forme. Il l’avait surprise de bon matin, n’allait certainement pas être déçu du résultat.

« Tu t’excuses pour un T-shirt mouillé… mais tu n’y es pas mon gars ! Des femmes s’en pâmeraient de te voir en plein effort physique, couvert de sueur. Ça rend sexy. »

Malheureusement. Et elle ne se mentionnait pas dans le lot. Pas du tout. L’effet T-shirt mouillé enclenchait comment dire, un flot hormonal frôlant l’hérésie. Et lui en bon samaritain, s’en excusait ! Quelle blague, heureusement que personne d’autre n’assistait à la scène au risque d’en faire une crise de fou rire. N’importe quoi.

« Tu avais l’intention de continuer ton jogging ou … ? Je peux suivre si tu veux »

Et elle le mettait au défi de lui montrer qu’elle était parfaitement capable de suivre un sportif comme lui à travers les bois. Le résultat serait certainement drôle à voir, elle complètement essoufflée ou encore plus trempée de sueur que lui… surtout qu’avec la faim qui venait, ça n’allait pas être triste… le côté joueur, elle l’avait dans le sang.
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