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 If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain

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MessageSujet: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Jeu 27 Nov - 12:51

Il parait qu’ils sont bien mieux ici, les fous. Dans cet hôpital. J’ai regardé la bâtisse de loin. Sans la voir. Je l’observe, avec lassitude. Quel ennui. Dire que ces personnes pourraient évoluer librement dans les rues. Les voici enfermé, éloigner de ce doux chaos qu’ils pourraient semer. O bien sur, je pourrais aussi finir là bas. Un jour. S’ils m’attrapent. J’en ai faiblement ricané. Un fou qui ricane devant un asile, probablement m’aurait-on arrêté si l’on m’avait vu. Mais il n’y avait personne, c’était ça la peur. Ils se terrent et moi je m’ennuyais tout simplement. Pourtant, il y avait bien à faire. J’étais d’une humeur monotone, comme si je m’ennuyais de ne savoir que faire de mon argent. Où le dépenser ? Parce que l’on ne s’achète pas une voiture en apportant une mallette de billet. Enfin si, mais des voitures volées. J’étais monotone de ne savoir que faire de tout ce papier vert, sale. Peut-être aurais-je fini par les jeter dans la rivière. C’était ce don à quoi je pensais. Sur le pont qui la traversait, une parcelle pour piéton ? Un tronçon de solitude dans un cadre étrange. J’étais une tâche pourpre dans un paysage vert. Il n’y avait rien de plus ennuyeux, que l’absence de projet.

J’ai laissé cette créature venir jusque moi. Attiré par l’ombre des branches. Il piaillait de révolte, je le trainais pas les pates, le long de la rambarde tandis que ces griffes tenaient de se planter dans le métal. Stupide écureuil. J’étais comme une sale gosse, passant ses nerfs en traumatisant les petits animaux. J’étais bien faible, il fallait bien que je me venge aussi. Que je me divertisse. L’animal arrivait à ma hauteur. Mais il n’était pas le seul à venir jusque là. Celle-ci, elle est venue à moi de son plein gré. A moins, que ça ne soit qu’une malencontreuse rencontre. Une bien triste erreur.

Pourtant je ne bouge pas, assis sur la rambarde bancale, sans crainte, aucune. Je pourrais tomber, me noyer dans le Mississipi. Mais la mort, ça me connaît. Ce n’est pas le plus terrible. Quand le pourpre rencontre le noir, je ne savais quelle couleur l’emporterait. J’ai un geste vague du poignet, envoyé le rongeur valdingué dans le néant. Le bruit de son petit corps disloqué contre la paroi dense de l’eau ne me parvenait pas même aux oreilles. C’était bien un problème de riche, l’ennui. Le plus absolu qui soit. Un absolu tout de même. Comme s’il n’y avait plus rien de stimulant sur cette foutue terre. Triste monde qui se prétendait vivant. Où sont-ils, mes amis les acrobates de la mort ? Les cadavres sortiront de la rivière et nous nous amuserons la nuit entière.

Elle marche beaucoup trop vite pour être cadavre, elle dégage cette aura d’une puissance singulière. Attirante. J’ai alors daigné passer mes jambes de l’autre coté, laissant mon dos à la jouissance du vide. Frappant le fer des talons, faisant trembler le grillage sur plusieurs mètres.  « Bonsoir… » Lançais-je alors, souriant de mes dents blanches d’un air reflétant la folie la plus évidente qui soit. Pensif, imaginatif. Je n’eus que peu de peine à reconnaître cette femme ; la gérante de l’un de ces endroits les plus populaires de la ville. J’y avais laissé trainé mes savates plus d’une fois, à la recherche de divertissement qui étaient bien souvent au rendez-vous. Mon enthousiasme sans faille, je la fixe alors. Peut-être saurait-elle m’amuser. Le soleil se meurt plus loin, sur l’eau qui ne cessait de se mouvoir, j’aperçu son ombre dansante ; alors elle semblait bien seule sur ce pont car l’homme qui se tenait assis sur le bord n’en possédait pas. Etat de fantôme, peut-être. J’étais tellement réel pourtant, les autres auraient tord de ne pas se méfier.

Ici, il n’y avait rien. Ni personne. La solitude me permettait alors d’accéder aux plus délicieuses des pensées. Douloureuse. Pour elle, pour moi. J’aurais voulu jouer, tester les limites de son pouvoir. Du mien également. J’avais appétit féroce. Alors, je me senti empli de vitalité. C’était bien ça alors, l’argent n’était que le dernier de mes soucis. L’amusement seul comptait, l’absolu. « Tu es bien belle ce soir, Baba Yaga… » Commentais-je.
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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Mer 24 Déc - 14:01

'cause I'm so much more than meets the eye

Les pieds de Ruby battaient le pave au rythme de sa marche pour le moins féroce. Elle n’arrivait pas à y croire, le gros Joe qui refusait de lui faire crédit alors même qu’elle avait mis tout le monde au balcon pour tenter de le plier à sa cause. Soit il avait arrêté de penser avec son pénis, soit il avait enfin compris qu’il n’obtiendrait plus rien de sa part que des promesses qu’elle ne tiendrait jamais. En effet la jeune femme ne s’avilirait jamais à coucher avec ce porc suant, pas même pour des caisses d’alcool dont le cabaret avec désespérément besoin. Si seulement il ne manquait que quelques bouteilles au Masquarade. Il lui manquait tout, absolument tout. Des choses à servir à ses clients, de l’argent pour acheter ces dites fournitures et payer ses employés, mais surtout elle manquait cruellement de clients. Aiden n’avait pas tort, la situation était catastrophique et pour éviter un nouveau conflit avec lui, la sorcière avait choisi de baisser les bras et de le laisser faire ce qu’il voulait. Cela avait tout de même tourné aux éclats de voix, mais finalement cela avait eu le mérite de lui mettre le coup de fouet donc Moony avait besoin pour faire repartir la machine. Elle ne pouvait pas se laisser abattre et trouverait comment remonter la pente, elle trouverait de l’argent, elle trouverait des gens pour en dépenser dans son club, il le fallait.

Ne serait-ce que pour pouvoir le jeter à la face de son associé, hors de question de lui donner raison, de se complaire dans un sentiment de supériorité. Il était peut-être incapable de sentiments humains, du moins à son égard, mais il n’était pas totalement insensible, et elle se ferait une joie de lui mettre le nez dedans ! Elle avançait donc tête baisser d’un pas furieux sans faire véritablement attention aux alentours, au paysage ou aux gens jusqu’à ce qu’on lui dise bonjour. Moon ralentit donc son allure pour vérifier qu’on s’adressait à elle et reconnu immédiatement l’homme à la chevelure flamboyante. On ne pouvait pas le raté, on ne pouvait pas l’oublié avec une telle coiffure. Immédiatement, la directrice d’établissement en elle placarda un sourire de circonstance sur ses lèvres. Poli et avenant avec une touche de séduction, c’était son masque de scène. Il fallait bien ça pour plaire aux membres du gouvernement qui visitaient le cabaret et les faire revenir. Et puis personne n’aimait une tenancière à l’allure renfrognée et faisant la grimace. Et puis elle savait qu’elle affaire à un client riche, un client susceptible de lâcher de gros billets en direction de sa caisse enregistreuse, il lui était donc impossible de faire la gueule face à cet homme, elle avait besoin de ses dollars. Elle s’arrêta devant lui, se demandant s’il avait eu l’intention de se jeter dans la rivière ou s’il s’amusait juste à lancer d’autre truc par-dessus bord.

Ruby fut néanmoins surprise de sa réponse à son propre « Bonsoir. ». Elle savait qu’il s’agissait d’un original mais ce surnom lui mit le doute, savait-il qu’il se trouvait en présence d’une sorcière ? Y avait-il une menace sous-entendu dans ces paroles ? Ou bien l’ancienne actrice était-elle totalement paranoïaque ? C’était une possibilité, elle agrandit donc son sourire simplement. « Je vous remercier monsieur Fronzak…cela fait longtemps que je ne vous ai pas vu au Masquarade, vous nous manquez. » Sensiblement, Moon s’était rapprochée de lui, lui offrant ainsi toute son attention comme elle savait si bien le faire pour charmer sa clientèle. Leur donner l’impression qu’ils étaient les seuls, les plus important à ses yeux, c’était le secret de leur fidélité au club, mais cela s’était tout de même révélé insuffisant pour que l’argent continue de rentrer régulièrement. Qu’à cela ne tienne, il lui fallait au moins une réussite dans sa journée. Si ce gros lard de vendeur de whisky ne voulait pas lui donner de bouteille, le destin venait de mettre une seconde opportunité sur son chemin. Et Ruby comptait bien s’en saisir. « J’ai une bouteille de vin qui devrait vous plaire et qui n’attend que votre venue. » Ajouta-t-elle avec cette même stratégie de faire tourner son monde autour du jeune homme, elle ne mentait pas vraiment, en bonne gérante, elle avait une bouteille spéciale pour chacun de ses meilleurs clients, mais ils n’étaient pas obligés de savoir qu’ils n’étaient pas les seuls dans son esprit.

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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Ven 2 Jan - 14:38

Sa voix est douce, une mélodie chatoyante qui pouvait faire roucouler mes oreilles si elles le pouvaient seulement. Joli rossignol. De quelle sirène avait-elle volé la voix ? Elle me remercie de mon compliment bien que celui-ci était bancal, tout comme moi. Elle me sorti son baratin de bonne vendeuse, qu’elle était adorable. Ces mots là, étaient d’une telle distinction. A la hauteur du contenu de mon portefeuille. Elle savait ferrer l’argent, elle avait l’air talentueuse en la matière. J’aurais adoré la voir exceller dans ce domaine, mais cela me renvoyé à ma vie d’antan. Cette époque où mes parents furent de respectables individu et moi, leur gamin malade qu’ils trainaient partout pour se faire plaindre. Oh que vous avez du courage Madame Fronzak. Oh oui, quelle peine de me voir chaque jour n’est-il pas ? Moi cette peine de voir ce visage, je la traine depuis plus de cent ans. On ne s’y habitue jamais. Jusqu’à dire que je manquais, c’était presque un soupçon exagéré. Pourtant, je me suis contenté de sourire faiblement, peu habitué d’être à être convoité de la sorte. Oh bien sur, elle en avait après mon fric. Mais c’était mieux que rien. Je m’en contentais avec bien du plaisir.

Du vin ? L’idée de ce gout me donnait déjà des crampes d’estomac. S’il m’était arrivé plus d’une fois de déguster une bonne cuvée avant de m’exercer à quelques sortilèges douteux. Mon passage en enfer avait suffit de me répugné de la nourriture humaine. Et pourtant, il m’arrivait encore de m’en alimenter. Pour le paraître, bien évidement. Comme tout le reste. Pourtant, je n’avais la dégaine d’un riche qui travaillait durement pour faire perdurer sa fortune. Mais mon argent était tout ce qu’il y avait de plus illégal et je ne trainais pas dans les bureaux. Je me plaisant dans ses jeans et fringues qui augmentent la carrure par la dureté du cuir. La mort n’a pas changé mon physique. « Vous me flattez ma chère… » Disais-je alors d’un ton exagérément prétentieux, franchement je n’avais jamais été doué pour ce rôle. J’étais peut-être bien trop excentrique pour ça, trop vulgaire. Quoi qu’il en soit, il semblait qu’à cette époque même les riches peuvent se comporter de la sorte. Quelle chance alors d’avoir vécu jusque là pour voir ça.

Je descendais de mon ‘siège’ pour lui faire face, croisant les bras devant mon torse pour l’observer. Une question seule effleure mon esprit. Qu’est-ce qu’elle faisait ici ? La jolie princesse égarée. Cela me ferait presque mal au cœur, pour le peut en fus-je pourvu d’un. La compassion, je n’en avais nul pour personne. Chacun son lot de malheur, j’étais mort en ce qui me concernait. « Mais j’vous en prie continuez. » Il ne fallait pas arrêter en si bon chemin n’est-il pas ? Aurait-elle besoin d’un service ? J’étais près à le parier, mais je n’étais pas d’avis à bruler les étapes. J’aurais bien tord, moi qui m’ennuyais tant. Un peu de distraction était la bienvenue dans ma vie bien monotone ce soir. C’était dans ces moments là que je regrettais l’enfer ; car il y était impossible de s’y ennuyer. C’était une frustration intolérable à mes yeux que de rien avoir à faire. Je me suis approché d’elle, un peu trop pour entraver son espace personnel. Voir même, son espace intime. Entravant délibérément son potentiel confort.

J’ajoutais alors en croisant les bras devant mon torse trop maigrichon dirait-on, mais bon je n’étais pas un biafrais et cela suffisait à me réjouir « Allons, dites-moi. Que faites-vous ici ? » Sous entendu, pourquoi n’était-elle pas dans son magnifique cabaret. Etait-il vrai que ce vieux briguant projetait de l’acheter, je craignais alors que cet endroit devienne un bordel. Ceci dit, me faire la donzelle qui me faisait face ne me répugnerait en rien. Je lui adressais un large sourire, pensif, égaré dans des desseins de dépravation.
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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Ven 23 Jan - 15:51

Avec l’expérience Ruby savait reconnaître lorsqu’elle avait ferré un poisson et celui qui gesticulait encore un peu devant elle n’était pas loin de mordre à l’hameçon. Elle n’avait pas perdu la main même si elle pouvait lire dans les prunelles de monsieur Fronzak que la partie n’était pas encore gagnée. Il y avait cette étincelle d’amusement dans son regard, ils savaient parfaitement à quoi s’évertuait l’autre. Elle a le séduire, à le charmer pour au choix l’attirer au club pour lui faire dépenser des sous ou bien pour lui soutirer directement de l’argent. Et de son côté le jeune jouait à celui sur qui cela marchait plus ou moins. Il réclamait plus de son attention, il voulait certainement se rendre compte de l’étendu des capacités de la sorcière en la matière. Histoire de dire qu’il ne s’était pas laisser convaincre aussi facilement par ses arguments. Qu’à cela ne tienne, elle était joueuse elle aussi et n’avait aucun scrupule à faire marcher la gente masculine, pas après tout ce qu’Aiden lui avait fait vivre. Elle le laissa donc s’approcher aussi près qu’il le voulait même si en tout logique les bras qu’il avait croisé sur sa poitrine n’incitait pas à la discussion mais comme il relança la conversation en lui demanda ce qu’elle faisait là, Moony s’engouffra dans la brèche. Même si cela ne lui rapportait rien au final, elle gagnerait cette partie de poker.

« Mais je vous cherchais évidemment. » Fit-elle en levant la main pour lui caresser les biceps, il s’était positionné lui-même suffisamment près pour cela, c’était qu’il devait le chercher un peu. La demoiselle accompagna son geste de son sourire le plus séducteur et d’un petit rire de greluche qu’elle imitait si bien même si on pouvait entendre la pointe de machiavélisme que sa voix portait quand on la connaissait assez. Elle continua une seconde de le caresser avant de ramener sa main le long de son corps, plaçant dans ces yeux une touche de regret de briser ainsi le contact et elle ajouta. « C’est très simple, un de mes fournisseurs se trouve près d’ici et j’ai décidé d’y aller à pied pour profiter des quelques rayons de soleil que nous avons eu aujourd’hui. » Malgré ses talents d’actrice pour lesquels Ruby n’avait plus à faire ses preuves, elle ne put dissimuler dans son ton qu’elle ne portait pas le fournisseur susnommé dans son cœur. Elle aurait pu l’apprécier un minimum mais ce n’était même aps le cas avant comme il la dégoutait au plus profond de son être mais maintenant qu’il refusait de lui faire le moindre crédit pour qu’elle puisse avoir des bouteilles d’alcool, elle n’avait qu’une envie : le tuer. Moony ne pouvait plus se cacher à elle-même qu’elle y avait pris gout lors de sa rencontre avec un autre mage.

Toutefois elle ne laisserait pas ce déchet lui gâcher la présente occasion de trouver de l’argent ailleurs. « Mais je suis contente d’avoir pris ce chemin, cela m’aura permis de vous croiser et quelle meilleure façon que de terminer la journée que de tomber sur mon client préféré. » Cette fois elle se mordit la lèvre inférieure pour montrer qu’il n’était pas son client favoris parce qu’il venait dépenser son argent au club. Évidemment il n’avait rien à voir avec son type d’homme, il était bien trop extravaguant pour elle mais il n’était pas non plus trop désagréable à regarder et pour sauver le Masquarade, elle était prête à tout. Même à cela. Ce ne serait pas la première fois que la jeune femme utiliserait son physique pour obtenir ce qu’elle voulait. Et puis avoir une aventure pourrait peut-être enfin lui sortir son associer de la tête. Bien sûr elle espérait ne pas en arriver à de telles extrémités, mais si cela s’avérait nécessaire, elle n’hésiterait pas une seule seconde. Et puis si son instinct ne la trompait pas il ne dirait pas non. Mais elle tenterait tout de même d’abord de le faire investir dans le cabaret avec une bien moindre compensation. « Et vous alors ? Vous n’alliez tout de même pas vous jeter de ce pont et briser mon cœur ?! » Demanda-t-elle avec la plus feinte des innocence, montrant une nouvelle fois qu’il pouvait être le centre de son univers.

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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Jeu 29 Jan - 20:08

Sa main sur mon corps, elle est frivole. J’ai faiblement souris. Mes yeux verts plongé dans son regard. Elle mentait si mal que c’était divertissant. Vraiment. Comment pouvait-elle songer une seule seconde que je puisse la croire ? Non, elle n’avait aucune notion de crédibilité. Mais elle avait bien compris que je m’en fichais bien. Puis vint la véritable explication, après avoir mis fin à ce contact qui ne dura pas assez à mon gout. Mais ça aussi, elle le savait. J’aimais cette façon qu’elle avait de comprendre. De se faire si plaisante. Une vraie trainée. Une catin qui portait un parfum luxueux. Voila ce qu’elle était. Je n’avais pas l’intention de m’offrir ces services ; parce qu’elle entrait un peu trop dans mon quotidien. Son cabaret était un point de chute où je me savais le bienvenu et m’offrait quelque instant de détente devant un verre (que je trouvais abjecte) et le choix de victimes. Je n’avais qu’à les regarder. Un par un. Et faire mon choix. D’une certaine façon, j’aimais cet endroit.

Elle saupoudra ses propos avec un sourire. Des mots sonnant comme une caresse à mon égard. Beauté, elle était si hypocrite. Un peu comme moi. Alors cela me plu. Elle me plaisait à sa façon. Non pas parce qu’elle était jolie, mais parce qu’elle était brillante et sexy. Oui, tellement désirable. J’aurais pu me laisser charmer, si j’avais un cœur. Mais je n’étais qu’un amas de pulsion. A tout instant, je pouvais arracher sa robe, tout comme je pourrais la jeter de l’autre coté du pont. C’était ce mode de vie anarchique qui faisait que je n’avais aucune attache. Aucun ami. Jamais. Personne. J’ai toujours été bien seul, mais je ne m’en plains pas. Je n’ai jamais éprouvé le besoin d’avoir quelqu’un à mes cotés ; jour après jour. Sa question me fit éclater de rire, tout aussi hypocrite. Car oui, je n’étais pas heureux. Pas assez pour rire tout simplement. Purement. Je riais, parce que ce qu’elle avait dit était drôle ; amusant. Ironique. Elle ne semblait pas avoir plus de cœur à briser que moi. Je souris faiblement, pensif. Le regard absent et pourtant si présent. Plongé dans les abysses de ma vie, les cauchemars qui m’habitent. Qui font de moi l’homme que je suis. Un monstre. « Je m’imagine une autre fin. » Oui, j’en avais déjà eu une de fin. Dans la solitude la plus absolue. Mort, pendu. Dans un appartement minable. Mort par ma propre main. Et si certains matins, la tentation de recommencer était grande. Je n’avais qu’à me souvenir de la dernière fois pour savoir à quel point la mort n’a point soulagé mes tourments insoupçonnés.

Tout en l’observant je me suis mis à sourire. « Vous travaillez beaucoup trop, il est bien dommage que vous n’ayez pas de temps pour vous divertir… » Lui proposais-je un divertissement de ma personne ? Peut-être… Je ne dirais pas non, comme je n’avais pas repoussé ses contacts. Mais je ne l’avais pas touché. J’étais assez rassasié de manière générale. J’avais absorbé bien assez d’énergie ces dernier temps, notamment d’une jeune femme que j’espérais retrouver. Je n’avais pas approché Ruby davantage. J’aimais assez l’idée que ce fut elle qui vienne à moi. J’avais la conviction qu’elle avait l’intention de me demander quelque chose. Je doutais que ce soit de lui dérober sa petite culote bien que je m’en chargerai volontiers. J’avais bien d’autres passions, d’aspirations dans la vie. Le sexe, c’était une chose passionnante. Mais c’était rapport de corps à corps, et j’avais bien du mal à assumer pleinement l’être que j’étais physiquement. « Estimez vous à présent que votre journée est terminée ? Alors, que comptez-vous faire de votre nuit ? » Demandais-je avec mesquinerie. Si sa journée s’achevé avec moi, quant serait-il des longues heures de la nuit ? Je ne comptais pas m’éterniser ici. L’ennui était bien trop pesant. Je n’avais pas répondu à sa question, je remédiais alors à cela « Je m’ennuyais ma chère, il en est ainsi certains jours. L’envie de rien, Ou même la solitude ne m’inspire rien… » J’esquisse un lèger sourire pensif. Ah, mais je trouverais quelque chose. Quand la soif de détruire, de posseder et d’écrabouiller me reviendra. Je suis tellement démoli.
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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Mar 24 Fév - 16:33

Ruby se fichait pas mal qu’il saute du pont pour se tuer, pour juste piquer une tête ou juste pour passer le temps, elle avait posé la question pour faire un brin de conversation et pour donner l’illusion d’un intérêt. C’était ce qu’elle faisait toujours face aux hommes, face aux clients du cabaret, parce qu’ils étaient sensible à ce genre d’attention même quant au fond d’eux-mêmes ils savaient très bien que leur interlocutrice n’en avait strictement rien à faire. Et la sorcière se doutait qu’il appartenait à cette catégorie. Il la faisait courir un peu, la faisait s’évertuer à le charmer pour lui accorder ensuite le droit de poser la véritable question qui lui brûlait les lèvres. Parce qu’elle lisait dans son regard amusé et malsain qu’il devinait son arrière-pensée. Il ne s’agissait là ni plus ni moins que d’un jeu de dupe mais puisqu’aucun d’eux ne semblait vouloir plier bagage alors Moony continuerait encore un peu la partie. Aussi même si elle n’en avait concrètement rien à faire, elle écouta la réponse et hocha la tête comme si cela était intéressant alors qu’elle trouvait cela des plus déprimants. Tout le monde rêvait à d’autres fins mais cela n’arrivait pas tout seul, il fallait y travailler ou baisser les yeux devant le destin. Elle lui rendit cependant son sourire le regardant avec une certaine fascination alors qu’il marquait un point, la demoiselle travaillait bien trop en ce moment, mais c’était le revers de la médaille lorsque l’on travaillait seule.

Elle n’avait pas véritablement le choix, si elle ne voulait pas mettre la clé sous la porte alors elle devait se défoncer comme jamais auparavant. Judas, ce traitre portait tellement bien son nom en ce moment, il l’avait laissé dans la merde juste parce qu’elle avait entaillé son amour propre, mais s’était-il seulement arrêter deux secondes pour regarder dans quel état il avait laissé le sien ?! Non, bien sûr que non, il était trop égoïste pour cela. Si elle n’avait pas eu l’idiotie de baisser sa garde en sa compagnie, il n’aurait jamais pu la blesser à ce point. Mais au moins Ruby avait retenu la leçon cette fois, elle ne se ferait plus avoir par un mec dont l’instinct de jeu serait plus fort que tout. Et c’était précisément pour cela que tout ce qu’il se passait à cet instant avec monsieur Fronzak était des plus feint, des plus hypocrites. Ce n’était que du business. Et son sourire s’agrandit à la suite de son discours, avait-il quelque chose à lui proposer pour lui demander ce qu’elle comptait faire de sa nuit, probablement, mais elle n’allait pas lui dire oui si facilement, pas quand il respirait le danger à ce point. Se souvenir qu’il possédait beaucoup d’argent était ce qui la gardait debout devant lui et ce qui la poussait à se montrer si mielleuse. Réfléchissant à ce qu’elle pourrait lui répondre pour qu’il lui ouvre son portefeuille, elle ne s’occupa pas de la réponse qu’il fit concernant sa présence sur ce pont.

« Ma journée est encore loin d’être finie, et ma nuit et bien finalement elle a déjà commencée, quand on fait des horaires comme les miens, tout cela se confond un peu. » Moon fit une petite moue et soupira d’épuisement, soudainement elle était une pauvre jeune femme frêle et ayant besoin de la protection d’un homme grand et fort. L’invitant ainsi à être cet homme. En réalité même si elle était prête à aller dans de telles extrémités pour obtenir ce qu’elle voulait, son touché lui donnerait selon toute vraisemblance envie de vomir. Mais le Masquarade comptait plus que cela. « Mon associé au club m’a planté du jour au lendemain et j’ai le plus grand mal à trouver des investisseurs à cause de la rébellion…j’ai bien peur de devoir déposer le bilan dans les six prochains mois. » Elle fit trembler un peu sa voix sur les derniers mots et baissa le ton à presque un murmure. Sa réputation d’actrice s’était aussi fait à l’époque grâce à son talent pour pleurer sur commande. C’était assez ironique compte tenu de son apparence et son caractère plutôt digne d’une reine des glaces mais cela avait au moins l’avantage de lui servir dans ce genre de moment. Et puis comme si elle se reprenait elle secoue la tête et retrouva son sourire rayonnant. « Ha mais je ne veux pas vous embêter avec ça ! »

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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Mer 25 Fév - 22:47

Ce n’était pas comme si j’allais la plaindre. J’imagine que c’est une question de choix. Si elle voulait porter ces merveilleux escarpins, il lui fallait travailler. Sans quoi elle se contentera d’une paire de tennis trop usées. Ce n’était en rien mon problème. Pour tout avouer je m’en fichais bien.  Moi, je n’avais pas vraiment besoin de travailler. Mais je devais bien avouer m’ennuyer et voler les honnêtes comme les brigands était un tel plaisir dont je ne me priverais pour rien au monde. Ce n’était pas le butin en lui-même qui m’attirait, ce n’était qu’un plus non négligeable. J’observe cette misérable, je pourrais m’amuser à tout lui prendre à elle aussi. Je pourrais le faire, écraser sans la moindre pitié l’empire qu’elle pense avoir bâti par des petites culottes qui n’étaient que des morceaux de dentelles bien trop courts. A mon époque, probablement toutes ces femmes auraient été arrêtées pour diablerie. Dieu merci et ce siècle béni où la dépravation semble normalité. Quelle joie que de connaître le doux bonheur d’une ère aussi puante et rongée jusqu’à la moelle par les vices jeté sur son monde. Je crois que l’on a gagné le diable. L’on a remporté la partie depuis bien longtemps.

C’est alors qu’elle me compta ses malheurs, je l’écoutais avec une mine faussement navré. Que j’aime ce grotesque cinéma auquel nous jouions. Elle était si désespéré que je ne doutais pas qu’elle soit capable de me braquer pour vider le fond de mes poches. Mais je craignais que dans mon jeans se trouve monnaie suffisante pour sauver sa si précieuse entreprise. J’avais depuis longtemps outre passé l’idée de séduire une femme. Un processus trop long, se solvant par bien trop d’échec. Il me plaisait d’obtenir rapidement ce que je désirais, par des moyens parfois peu catholique. Mais pourquoi une femme de cette envergure me donnerait le plaisir de sa compagnie si ce n’était parce que j’avais les moyens de me l’offrir ? Mon cœur c’était asséché par bien des déceptions et je lui avais interdit de battre de nouveau à l’attention de quoi que ce soit qui puisse être vivant. Je lui avais enseigné d’être calme, car le seul désir compte et d’un claquement de doigt : j’obtiens.

Je lui adressais un sourire faussement compatissant avant de lui répondre « Mais vous ne m’ennuyez pas… Il va s’en dire que j’ai toujours eu un faible pour les causes perdues. » Car j’en étais une. Un sacré. Mais ce n’était pas même la raison. La seule raison est que la cause perdue n’a rien à perdre. Elle écartera presque les jambes au diable. J’ai un faible pour le désespoir dans le regard des gens, de savoir que finalement. Ils doivent me faire appel, me revenir, m’appartenir. Me supplier de les écraser. Surmonter leur dégouts et se jeter dans mes bras, déposer leur destins dans ma main déjà crasseuse de leur sang. « Cependant, il est vrai que je suis si riche que je ne sais que faire de tout cet argent. Mais… Je déteste travailler. » Je me suis mis à rire gaiement. Je n’ai jamais eu à travailler. Je ne le ferais jamais. Je m’amusais. J’étais un homme d’affaire des bas fonds de cette ville. Ces hommes qui alimente de lugubres entreprises et qui tire son bénéfice et une jouissance dépassant toute fortune à mes yeux. Le Masquerade n’était pas une entreprise des égouts, c’était la lumière. Un pied pour moi, possible ; pour rendre une partie de ma fortune tout à fait légale.

J’ai faiblement souris, posant cette fois ma main sur sa joue. Dessinant du doigt un large sourire sur son visage. Oui, souris donc ma jolie… Elle pouvait bien sourire, elle trouverait probablement ce qu’elle est venue chercher. Mais je ne voulais pas bousculer son paiement. Pas nécessairement ici, sur ce pont pathétique. Pas obligatoirement aujourd’hui. Je serais toujours ce détonateur qui pourrait faire de sa vie un enfer. Mon reflet dans ses yeux, elle est si belle. Adorable poupée. J’avais tant envie de la briser. Oh non, quel gaspillage… Calmant mes ardeurs j’ai laissé retomber ma main le long de mon corps sans âme « Des yeux pareilles doivent valoir une belle somme… » Disais-je pensif ; elle allait probablement me couter les yeux de la tête justement. Il était évident que je perdrais de l’argent dans cette affaire, mais je n’étais pas vraiment partie sur une idée de bénéfice mais plus de dépense. Je n’investissais pas le Masquerade. Je n’avais que faire de quatre murs. Je l’investissais elle. Alors chérie, pour combien de zéro vas-tu vendre ton âme ? Je me languissais de l’apprendre.
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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Mer 15 Avr - 13:48

Que la réaction de Gawain soit feinte ou réelle, Ruby s’en moquait comme de sa première paire de bas. L’important pour elle restait que la conversation allait là où elle le souhaitait. Il avait entendu son appel à l’aide et l’un comme l’autre savait désormais que l’argent était au centre de cette discussion. Elle l’avait apitoyé, même s’il a acceptait de jouer le jeu sachant parfaitement qu’elle en avait après sa fortune. Après tout il aurait simplement pu passer son chemin ou lui dire qu’il était désolé et lui souhaiter bon courage. Mais non, il aimait les causes perdues et pour la sorcière cela ne serait pas la première fois qu’elle vendrait son âme au diable. Loin de là même, elle l’avait fait tellement de fois qu’elle n’aurait pu dire avec certitude à qui appartenait réellement cette dernière. A elle ou au dernier diable en date qu’elle avait rencontré ? Ou même à celui d’encore avant. Difficile à dire mais il n’avait pas besoin de le savoir. Il confirma ensuite qu’il était au moins aussi riche que Moony l’imaginait être et cela arrangeait bien ses affaires, cela voulait dire qu’elle pourrait lui soutire tout autant d’argent. Aussi le laissa-t-elle s’approcher et poser la main sur elle. Ce simple contact la dégouta mais ce n’était pas sa faute à lui. Si Georges avait déjà bien savonné la planche pour ses amants suivant Judas avait achevé de la rendre infranchissable et n’importe quel mâle dans la même position lui donnerait de l’urticaire. Toutefois elle saurait faire face à ce menu obstacle.

La sorcière contrôla donc la moindre de ses réactions pour que rien de son malaise ne transparaisse. Aucune chair de poule, aucun mouvement de recul, aucune émotion contraire sur son visage ou dans ses yeux. En dehors d’elle et d’un télépathe personne ne pouvait savoir ce qu’elle ressentait réellement face à ce geste. A l’extérieur elle se contenta d’un sourire doux et reconnaissant, appréciant même ce contact rassurant jusqu’à ce qu’il laisse son bras retomber le long de son corps. Une nouvelle fois, Ruby ne laissa rien paraître de son soulagement et sembla même plutôt triste qu’il recule et se mordit la lèvre de façon timide à sa remarque sur ses yeux. Il voulait un chiffre, au moins il allait droit au but et elle ne pouvait que lui reconnaître ce mérite même si la brune était trop maline pour exiger une somme précise, surtout alors qu’ils n’avaient pas encore assez clairement établie quelle serait la contrepartie de ce petit marché. « Oh non ils ne valent que ce qu’on veut bien leur donner et malheureusement pour moi il semblerait dont qu’ils ne valent rien si on en croit mes comptes. » Une nouvelle fois elle prit la mine désolée et l’air désespéré pour l’inciter à faire monter n’importe laquelle des sommes qu’il avait initialement prévu. Évidemment, la démoralisation de Moony n’atteignait pas le niveau qu’elle laissait entendre mais il n’en était pas si loin. Ses finances pouvaient en attester mais elle n’était pas encore tant que cela aux abois, elle n’avait pas encore dit son dernier mot, joué sa dernière carte.

Pour autant elle allait jouer là un véritable coup de poker. C’était une chose de savoir qu’ils se tournaient autour avec une fausse courtoisie, un intérêt faisant simplement miroir à celui de l’autre mais il n’en restait pas moins que de se sacrifier pour son cabaret ne faisait pas peur à Ruby, elle ne s’arrêtait pas à ce type de détail et elle savait que même en contractant une dette elle pourrait s’en sortir la tête haute et la mainmise sur la partie. Elle soupira doucement comme dans une impasse et puis s’approcha de son interlocuteur pour ne plus laisser aucun espace entre leurs deux corps, ce qui une nouvelle fois lui demanda la plus dure des concentrations pour ne pas rendre le contenu de son estomac. Elle glissa sa main dans la sienne pour ensuite la poser sur sa taille où il put apprécier la qualité du tissu de ses vêtements. « Mais il va de soi qu’en tant que mon client favoris, la prochaine fois que vous nous rendez visite, plus que mes yeux seront à votre disposition. » Fit-elle avec un sourire carnassier, un sourire de prédateur, comme si elle n’avait rien à gagner dans cet échange qu’une satisfaction de ses pulsions sexuelle. Ruby n’avait pas besoin de préciser qu’évidemment l’argent n’avait pas disparu de la table, bien au contraire si elle devait lui faire quoi que ce soit ce serait sur une table, un sol ou un lit couvert de billet vert à souiller de leur divers fluides corporels.

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MessageSujet: Re: If you're looking for jesus, then get on your knees ▬ Ruby & Gawain   Mar 21 Avr - 13:48

Il semblait que nous venions de sceller un accord sans jamais le prononcer. Ce qui était assez divertissant dans le fond car aucun d’entre nous ne savait clairement encore dans quoi il mettait les pieds. Assurément que ma prochaine visite au masquerade ce finira avec ma signature à l’encre noire sur un joli morceau de papier tartiné de mots. Elle s’approchait de moi, comme si elle adorait cela. Je la dévisage. Il n’y avait rien en elle qui puisse témoigner qu’elle ne me désirait pas à cet instant. Rien, mis à part cette cruelle vérité criante au fond de ma propre tête ; celle qui dit sans cesse : personne ne veut de toi.

Et il est vrai, personne ne veux de moi. Je suis bien trop chétif, trop… Moi. Je me suis fait à l’idée ; que ces regards là ne se posent plus sur moi que dans un grand théâtre ou les mensonges règnent. A qui pensait-elle en me regardant ainsi ? Probablement un bel apollon qui déchirerait mes vêtements taille S en voulant enfiler l’une des manches. Un homme qui ne sentirait pas la mort, qui n’aurait pas l’air… Mort. Probablement sa peau était-elle mate et que le soleil ne la faisais point souffrir. Une peau gorgée de lumière, de vie. Des yeux habités par une lueur de vie et non pas animé par les restes d’une haine qui ne semble pas avoir le moindre but. Oui, probablement que si je me regardais continuelle deviendrais-je dépressif. Mais il m’est aisé de fuir les miroirs et de profiter de la beauté qui se fane autour de moi. Je ne suis pas dépressif, le monde l’est de me voir.

Je reste un instant, grisé par son regard. Par cet appel et ma main se posant sur sa taille. Mes yeux se posent sur ses lèvres. Aurait-elle faim de moi ? Absolument pas. Elle avait faim de mon argent. Mais cela revenait au même finalement. Les femmes se prostituent. C’était assez courant et moi… Je n’avais rien ni personne pour me consoler. Alors qu’importe la raison de son sourire ; cela me paru finalement agréable. Si agréable que je voulu entailler cette bouche parfaite. Je voudrais éclater ce nez si droit contre le sol et piétinez de si jolis vêtements qu’elle sublimait. Désolante violence qui m’anime.

Ses yeux auraient pu me suffire. Mais elle m’en proposait bien plus et à la promesse de la sincérité étonnante de son regard ; je devais avouer être curieux de savoir à quel point son corps pourrait m’accepter. Moi. Le diable. Le diable est un amant redoutable, mais il ne laisse derrière lui que saleté. A quel point peut-on se sentir sale après moi ? Je ne suis pas un être décharné, dépourvu du gout de la sensation. Mais j’avais le besoin immonde de force pour ressentir le gout de la vie ; aussi amer soit-il. « Ruby ma chère, vos yeux viennent de monter en bourse… » Lui répondais-je simplement. Je n’avais pour ainsi dire aucun scrupule. Aucunes mœurs, aucune valeur, aucune culpabilité. « Les affaires sont mon domaine voyez vous, aliéner les masse et dessaisir l’individualité… » Un futur pas si lointain où la peur régnera en maitre et la liberté d’être n’existera plus. J’esquissais enfin un faible sourire. Elle vendait elle-même son âme, il était bien rare qu’une telle opportunité se présente. Ne serais-je point stupide de me méfier dans ce cas de figure ? De quoi puis-je avoir peur après tout ? Nulle humiliation, nulle mort ne sera assez grande pour moi. Jamais. « Recevez-moi demain… Préparez-vous à toute heure ; si mes pensées viennent à vous. » Cette fois j’ai ôté ma main de son corps et m’éloignait sans demander quoi que ce soit d’autre à faire grignoter à mon imagination quant à son sujet. Elle était hors de prix. Déraisonnable de débourser tant pour une femme ; mais c’était le masquerade qui m’intéressait par-dessus tout.


HJ: pas grave, je pense que l'on peut cloturer maintenant =)
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