AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 If I could see you again ♦ Timon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: If I could see you again ♦ Timon   Jeu 27 Nov - 23:03

If I could see you again
Rozen ∞ Timothée


Je me sentais comme sur le point de me rompre. Passé une certaine heure, toute la fatigue accumulée de ces dernières vingt- quatre heures semblait se décharger lourdement sur mes épaules, alourdissant un peu plus ce poids que je semblais traîner depuis maintenant des années. Déambulant là où mes contrats me mènent, ce boulet relié à mon pied droit rendait chaque fois plus difficile ma démarche. Et là, je me demandais jusqu’où la vie était-elle cynique ; jusqu’à quand sera-t-elle satisfaite de me voir lutter pour ne pas courber l’échine ? Vie de merde à la con ! Je riais comme quelqu’un qui avait sérieusement réfléchi à la vie et qui comprenait enfin la blague de celle-ci. Old Absinthe House, lieu de festivité où les soulards et jeunes bourgeoises se mélangent en danses obscènes. Ils tombent en pamoison devant des boissons alcoolisé qui les libérera de leur quotidien de servitude. La mer houleuse secoue les pauvres rescapés poussant les naufragés de la beuverie à rentrer. Et quand ce beau monde est éconduit du paradis de l’oubli. Il ne reste que le silence dans la nuit. Ce soir n’est pas différent des autres, ils ont encore bu afin de ne pas penser au fait que leur gosses vont crever. Leur dignité s’en est allé et leur corps a suivi afin de retourner travailler. Plus personne n’est là au lever du Soleil, car il rappelle les faiblesses des hommes en les mettant à nu à la lumière.

Le tapotement intempestif de l’ongle de cette soubrette sur le comptoir allait me rendre folle. Les yeux grands ouverts, fixant mon verre de whisky avec une insistance presque troublante, voir même inquiétante, j'étais dans une période d’insomnie chronique. Non pas que cela était présent en moi depuis longue date, mais j'étais une habituée. Ne parvenant pas à fermer l’œil depuis deux jours, -ou peut-être trois, je ne sais plus-, j'avais appris à reconnaître les moindres petits détails de ce bar à ambiance jazzy que j’affectionnais tant. Du moindre trou dans le mur par lequel les insectes nocturnes y avait élus domicile, jusqu’à la moindre lézarde sur le plafond poli. Et c’est dans un haussement de sourcils sceptique que j'attardais mon attention sur une fissure qui commençait peu à peu à s’émietter. Et c’est avec irritation que je constate que ce bar qui a dû survivre à bien des bagarres, était d’une extrême résistance, mais son état, ou du plafond du moins, venait contredire la notoriété de mon petit jardin secret. Il ne manquerait plus que le plafond s’écaille et que la poussière et la peinture me retombe dans les yeux, ça serait le pompon.

Alors que mes yeux étaient rivés sur cette liqueur jaunâtre qui m’appelait au vice, je vidais mon verre d’un trait, non sans émettre un léger râle de satisfaction, c’est que ce n’était pas de l’alcool de bonne femme tout ça. Toc ! C’en était un de trop. Exaspérée, je butais violemment dans une chaise du comptoir en direction de la jeune femme, fautive de cette nuisance sonore. « C’est que tu commences à me les briser là ! Fou le camp avant que je t’en colle une, grognasse. » ; Les yeux à la limite de la chair, je sens brûler ma dernière once de patience qui flambe instantanément lorsque mon interlocutrice décide dans un zèle absolument idiot de me tenir tête. Annihilée de tout discernement, voilà que je la saisissais par la tignasse, la trainant au sol avant de la plaquer contre un mur, un bras encadrant son visage et le poing venant heurter violemment le mur qui trembla. « Je t’ai demandé de t’écraser ma Belle, et ce n’était pas négociable à vrai dire. Peut-être devrais-je te couper les doigts pour que tu saisisses enfin, non ? ». La pâleur de cette jolie blonde fut ma satisfaction, et suivre sa course effrénée hors du bar me plongea dans le ravissement.  État de jouissance qui s’estompa bien rapidement à la vue de la personne qui tint la porte à la fuyarde, me fixant de ses grands yeux chocolats.

Silencieuse, je peux aisément lire sur son visage la surprise, et vraisemblablement, je ne sais comment réagir face à lui. Je hausse mes épaules avec dédain, tout en secouant la tête, faisant valser ma crinière de jais. Le voir là, devant moi, si près et si loin à la fois me laisse perplexe. Intérieurement, j’ai presque honte d’avoir encore une fois laissé court à mon impulsivité, et le voir témoin de tout cela me dérangeait presque. Pas devant lui … Mes lèvres vermeilles se délièrent avant de prononcer avec délicatesse, telle une caresse : « Timothée … ».
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 846
↳ Points : 856
↳ Date d'inscription : 16/11/2014
↳ Age : 23
↳ Avatar : Andrew Garfield
↳ Age du Personnage : 30
↳ Métier : Généticien & analyste dans la brigade scientifique du gouvernement
↳ Opinion Politique : Pro gouv en remise en question (rebelle come on *.*)
↳ Niveau de Compétences : mon incroyable beauté ? Niveau 2 en rateaux, à partir de 3 la pelle est offerte !
↳ Playlist : Imagine dragon / Alt-J / StoneAge / Mumford and sons / les enfoirés (et oui quand on est français...) / the coors / the lumineers / de palmas (je sais je sais..) / les disney (aucune honte) / thriving Ivory / bien d'autres... aaah et évidement CELINE DION ! (je blague, je blague, on souffle)
↳ Multicomptes : Callum T. Doyle & L. Windsor Armstrong
↳ Couleur RP : blueangel



Feuille de perso
↳ Copyright: Darkshines
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: If I could see you again ♦ Timon   Sam 29 Nov - 15:16

If I could see you again

Je pensais trouver un nouveau bar pas une ancienne amie…

Le plafond est parfait. Un travail propre pour un travail fait avec ce que j’ai pu trouver en arrivant dans cet Eden. Je le contemple, observe le rond qui se détache des autres traits de peinture et tente de me laisser entrainer dans une rêverie capable de m’assommer et me reposer. Pourtant mon esprit a beau vagabonder, il revient inlassablement à la même discussion, à la même personne. Noah Meadow. Qui était ce type ? Son visage a beau me rappeler quelque chose, je n’arrive pas à situer et ça me retourne le crâne. Ca et le contenu de notre échange. Le plafond ne m’intéresse pas autant d’accoutume si ça peut vous rassurer. C’est juste ce soir, cette nuit qui me pousse à le fixer comme s’il pouvait faire apparaitre la vérité, l’explication et donc, effacer mes questions. Ces dernières sont si disparates qu’elles m’affligent de sentiment impossible à contenir pour l’heure. J’ai l’impression de les voir s’écrire sur la blancheur du plafond, comme pour prouver leur importance, leur existence à chaque fois que je les refoule. C’est lorsque leurs noms puis, pire, leur visage m’apparaissent que je me redresse d’un bon, attrape mes clefs et mon portefeuille puis quitte la pièce. J’avais besoin d’air frais. Vu la chaleur c’était pas à l’extérieur que je le trouverais, j’en suis conscient mais vous avez compris. Je ne pouvais plus rester dans cette pièce à sombrer dans un point d’interrogation géant. Je m’élance donc dans les rues. M’éloignant de mon refuge officiel pour un autre, plus officieux. Je parcours une ville plus sombre de nuit que de jour, comme toutes villes cela dit. Un instant voir deux bourrés me fait sourire, un instant j’ai juste l’impression dans une ville normale à une certaine heure de la nuit avec son lot de misère et de débauche. Un instant c’est de la joie que je ressens à travers leur perdition. Je ne suis pas heureux de leur misère du moment, peut être envieux mais surtout rassuré car l’homme ne changera peut être jamais. Se raccrochant au connu. Je dénonçais cette ambition encore hier pourtant je la ressentais moi-même aujourd’hui. J’avais besoin de sentir qu’on pouvait un petit instant revenir en arrière que ce soit l’illusion d’un remède ou les simples aléas d’esprit d’un jeune homme fatigué de se battre pour comprendre.

Mes pas m’emportent, mon souffle s’écoule dans l’air ambiant et l’impression de me sentir revivre me calme un peu. Je souris. Je les revois. Je cours plus vite. Je bouscule les désespérés du moment, insensible pour l’heure. Ils le savent comme moi, le retour lors du gong sera douloureux. Comme ce dernier gong vécu. Y penser semble m’y diriger. Je grimpe une échelle, je sais parfaitement comment atteindre ma cible. Je saute à travers les toits, je n’ai plus peur de me briser les os. Pas parce que j’avais enfin pris l’habitude, que mon corps était confiant face aux vides, à la chute et au final au rattrapage. Non, parce que j’ai l’impression de plus rien ressentir à mesure que les questions me reviennent. Je revois cette discussion, j’entends cet enregistrement. Qu’est-ce qui l’a poussé à trahir le gouvernement ? et l’autre, que fait-il dans cet histoire ? Parmi toutes mes connaissances des temps anciens pourquoi lui ? en vie qui plus est ? Je soupire alors que mon corps s’arrête sur un rebord. Je regarde en contre bas et m’accroupis. Je reste là un moment à observer le magasin qui se trouve en face. Je cherche à me concentrer sur quelque chose de connu, un souvenir plus vrai, plus intense. Bon, ok, vrai, ce n’était pas forcement le bon adjectif mais agréable. Genre de souvenir qui apaise. Je ressens soudain le besoin de la serrer contre moi, d’éteindre le gong et d’être sûr d’apprécier l’échange jusqu’au bout. En fermant les yeux, je sens encore son souffle contre ma peau et son corps contre le mien. N’importe qui aurait besoin de revivre ce souvenir dans un monde pareil en particulier lorsque la fin fut la nôtre. Un instant arrêté au plus fort moment, à l’apothéose d’une union. Je secoue la tête et me laisse choir sur le rebord, les pieds dans le vide, la tête dans les nuages. J’observe la vitrine et nous y imagine. Je ne connais pas son nom. Je n’ai même pas cherché. Je voulais garder le mystère en me disant qu’une nouvelle rencontre, un jour, saurait me dire la marche à suivre. Je crois au fond, que j’apprécie l’improbabilité et c’est pourquoi mon esprit se rassure dans ce souvenir plutôt que dans ceux qui me poursuivent inlassablement. L’accalmie ne dure pas, je dérive sur le ciel et aspire à lui offrir mon être pour m’apaiser. Je ne parle pas de suicide, vous inquiétez pas, j’aimais trop la vie pour être aussi courageux (ou lâche tout dépend du point de vue). Je veux juste me reposer et oublier. Oublier. Oublier. Oublier. Ça sonne si bien à mon oreille mais je revois encore son cercueil, je revois son sourire et son humeur. Je repense à nos échanges et je suis loin d’y voir la vérité. Qu’il me cachait qui il était vraiment, ce qu’il faisait, ce qui le motivait. Il est mort s’en m’avoir senti le besoin de me dire la vérité ou plutôt sans avoir confiance. Il était un ami, probablement l’un des meilleurs et l’un des rares depuis cette presque fin de monde. Et l’autre.. je sais même pas quoi dire… je veux oublier mais je sais que ça ne marche pas comme ça. J’ai déjà essayé une fois et ça n’a rien donné. Des éclats de rire en contrebas attirent mon regard. Je me relève et trouve l’échelle. Je la descends rapidement, saute dans l’impasse et me retrouve dans l’artère principale. Je les vois s’éloigner en titubant tout joyeux qu’ils sont. Je souris dans ce tourment de débauche et tourne la tête vers leur point d’arrivé. Je le connais, ce bar, j’y suis déjà allée avant d’en changer pour celui où on m’a trouvé avec un peu trop de facilité à mon gout. Là au moins, je risquais de le retrouver sirotant son propre remède. Deux fois dans la même journée, ça me paraissait compliqué à supporter. Manquait plus que je me retrouve en face de mon Autre, ce Bastien au visage fort heureusement inconnu.

Je m’approche du brouahah, je souris. Une méthode comme une autre pour oublier se rapproche de mes lèvres. J’ouvre la porte battante après avoir passé le corridor. Je laisse passer un couple en hochant la tête sans pour autant qu’ils m’aient remercié de pas leur avoir écrasé la porte au nez (trop bon trop con il parait) et m’apprête à entrer lorsque mon regard la capte automatiquement. Hypnotisé, ou habitué à la remarquer dans une pièce, je me dis que c’est ma soirée. Deux bars différents, deux rencontres et pas forcément des meilleurs. Si mes yeux commencent à esquisser un sourire l’action qu’ils détaillent m’ordonne de froncer les sourcils. Ce n’est plus la même. La jeune femme malmenée s’échappa, me collant au mur je la laisse passer. Pas besoin de la retenir pour la calmer je savais ce que sa tortionnaire pouvait infliger comme dose de tourments. Je n’ai aucune envie de m’y frotter aujourd’hui. Mon regard s’attarde tout de même, toujours collé à la porte. Je suis devenu portier et le peu de temps que ça dure, une partie de ma conscience remarque que la politesse ne fait pas parti des habitudes dans ce pays. Elle aussi m’a vu. J’ai beau savoir que son souffle parcourt les lieux, je me demande tout de même ce que me vaut cette chimère. Elle formule mon prénom avec une délicatesse qui me renvoi à un passé lointain. Avec le recul je ne sais pas si l’amour a vraiment été de mise entre nous mais une amitié puissante, sincère et malheureusement destructrice, à coup sûr. Je revois nos sourires, nos regards, notre cohabitation, notre attirance puis inévitablement, nos échanges sur le confort de mon lit, de mon canapé et tous les lieux de notre imagination. Mon esprit sourit en pensant au bon et oubliant le mauvais. Le mauvais qui pourtant faisait tout autant parti de nos vies à cette époque et plus encore après l’avoir retrouvé. C’est le gérant du bar qui me rappelle à la réalité en me demandant de quitter mon post avant qu’il ne doive me payer. Je secoue la tête, avise le regard de l’homme amusé mais présent dans une posture de gérant de bar qu’il se doit de garder. J’hoche la tête et me décale. La porte retombe, fait un aller-retour, me bouscule et s’arrête. Je grimace en me détournant et retourne à mon observation sans prononcer un mot. Je ne peux que penser à une chimère même si je sais que c’est elle, là planter devant le bar. Son allure féroce et son regard qui aspire à cacher tout ce que j’ai connu d’elle. Elle se trouve entre moi et ce besoin vital d’oublier. Je ne suis pas là pour ajouter une rencontre à oublier. Je soupire, me détourne et ouvre la porte. Je la passe et m’arrête. Je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête. Ce n’était pourtant pas elle que j’aspirai en premier recours pour mon oubli mais je ne pouvais faire comme « si » alors qu’elle était là. Je me détourne donc de la sortie pour l’entrée. J’hésite. La porte s’ouvre sur un groupe de femmes qui passe autour de moi en riant. Entre les trois battements je la vois encore, elle aussi me voit. Nous sommes tous deux happés dans notre passé. Je l’espérai en vie et son effraction dans mon domicile me l’avait appris. Elle n’avait pas pris la peine de me faire un salut attendant juste le moment de me parvenir de la plus abjecte façon qui soit. Pourtant, malgré tout, je pousse la porte avec force, traverse les pas qui nous séparent, attrape son visage entre mes mains et colle ma bouche contre la sienne. Une main glisse dans son dos pour l’attirer contre moi. La pression se fait plus grande, comme la tension d’ailleurs. Un baiser brouille mes pensées. Un baiser se rappelle un temps meilleur, un échange, un sourire, un rire. Ça marche. J’oublie.

made by LUMOS MAXIMA


_________________
Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
Choose your Abyss
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

If I could see you again ♦ Timon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» D/ Timon et Pumba

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-