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 Autour d'un verre

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MessageSujet: Autour d'un verre   Ven 28 Nov - 16:59

Noah traverse son appartement rendu plutôt luxueux par sa position gouvernementale. L'intérieur n'est éclairé que par les réverbères extérieurs, tandis que ses pieds nus avancent sur une moquette propre et douce. Il se place devant une large fenêtre, et regarde la rue. En contrebas, l'agitation se fait moindre, au fur et à mesure que la nuit s'installe. Il demeure silencieux, écoutant ce monde qui l'entoure. De la rue lui parvient, tel un murmure, les bruits d'un monde qui s'endort, et d'un nouveau qui se réveille. De son appartement, seul les ronflements des ventilateurs se laissent entendre. Il se dirige à pas feutrés vers son salon, où se trouve, sur une table, un petit ordinateur portable allumé. La chaise est déjà tirée lorsqu'il s'assoit devant. Il relit ce qui s'affiche à l'écran, sous ses yeux. Des notes précieuses, qu'il se permet de se rafraîchir. Tout est noté, tout est enregistré. Son travail veut ça. Son tempérament veut ça. Personne n'est fiable, pas même soi-même...

Ces notes parlent d'un jeune homme, vaguement décrit. Il branche une clef usb dans son ordi, et réécoute un enregistrement audio. Il se permet de penser, il se permet de juger. De chercher à comprendre. Non pas pour le gouvernement en place, simplement pour ses propres convictions. Il en viendra alors à changer de fenêtre, pour se tourner vers les notes qu'il a prises à propos d'un autre homme, un certain Timothée Morel. Analyste scientifique pour l'œuvre de notre gouvernement, il semble fiable et droit. Et ses compétences endurantes, ainsi que dans le domaine de la recherche d'informations, font de lui une personne de choix pour ce travail, que Noah s'apprête à lui proposer...

Un coup d'œil à sa montre. La journée aura été longue. Voilà la nuit tombée, et toujours pas de nouvelles de son informateur. Noah se permet de soupirer, et se dirige vers sa cuisine. Il en est fier, de cette cuisine. Voilà tout ce pour quoi il se permet de suivre le gouvernement : un confort de vie non-négligeable. Il se saisit d'une pomme, et retourne faire les cent pas dans son salon, la croquant avec vigueur. Soudain, le vibreur de son téléphone se déclenche. Un léger sourire sur son visage, avant qu'il ne fourre sa main dans sa poche pour en retirer l'objet froid. Il ouvre le message reçu, et le lit. Ça y est, c'est prêt. Il sourit, et range le téléphone. Il retire la clef usb de l'ordinateur, la glisse dans sa poche, et ferme l'ordinateur. Il vérifie qu'il ait bien ce magnétophone dans la poche de sa veste, avant de l'enfiler. Il ajuste ses vêtements, et enfile ses chaussures. Il les noue proprement, époussette sa veste légère, se saisit de son porte-documents quelque peu élimé, et s'apprête à quitter la fraîcheur de son appartement...


* * * * * *


Alors qu'il marche à travers l'est de la ville, il prend le temps de relire le message, à travers lequel son informateur lui apprenait que la cible s'est arrêtée à un bar. L'endroit idéal pour ce genre de rencontre, se permet-il de penser. Noah range le portable, avant de porter à nouveau un regard sur sa montre. Il se dirige vers l'adresse indiquée d'un pas hâtif. Sans trop forcer non plus, histoire de ne pas arriver dégoulinant de sueur...

Une fois devant l'enseigne, il ajuste sa veste, essuie un peu son front avec un mouchoir de poche, et pénètre dans le lieu. Il est assez satisfait de constater qu'il ne se trouve pas dans l'antre de la débauche et de la crasse. Au contraire, l'endroit est assez propret, et les gens qui le fréquentent ont l'air de bonne trempe. Et il parait clair que l'enseigne est pro-gouvernementale...

Un rapide coup d'œil à l'intérieur lui permet de repérer son homme. Jeune, plutôt belle gueule, il se déplace un verre à la main. Il semble se diriger vers une jeune fille assise seule, qui le laissera s'asseoir à sa table. Noah se dirige vers le comptoir, et se commande à boire. Il allume discrètement le magnétophone, et se dirige vers la table en question...

"- Timothée ?" se permet-il de lancer. Mais son regard se tourne plutôt vers la jeune femme, lui indiquant implicitement de les laisser. Ce qu'elle fit. Puis Noah se tourne vers Timothée, qui semble encore hésiter entre la déception et la curiosité.
"- Vous êtes ? fit-il sur un ton qu'il tentera de garder neutre.
- Excusez-moi de cette interruption, répond-il en prenant place autour de la table. Je me nomme Noah Meadow, psychiatre gouvernemental. Je suis venu vous trouver parce que je pense que nous avons des intérêts communs dans une affaire que j'ai à charge."

Noah ne précisera pas plus. Il sort une petite tablette de son porte-documents, sur laquelle il branche la clef usb, ainsi qu'une paire d'écouteurs qu'il tend à son interlocuteur. Ce dernier soupire un peu, et s'en saisit, avant de les insérer dans ses oreilles. Noah ouvre le fichier audio, et joue l'enregistrement. Il est assez long, mais très explicite...

"- ... que c’est tout simplement pour nous. Fin novembre, il y a eu une coupure sur une partie du quartier Est… Il n’est pas rentré, ce soir là. *pause* Ecoutez… je veux faire payer à celui qui a fait ça, et je n’ai qu’un seul moyen : infiltrer le réseau pour une action à plus grande échelle qu’un simple pion renversé d’une pichenette. Mais j’imagine que ce doit être la même chose pour tous. La perte de connaissances n’est pas très original, comme élément déclencheur…
- Je suis désolé pour votre ami. *pause* La perte de connaissances est en effet un élément déclencheur courant parmi nous. Mais il n’est pas le seul. L’être humain peut changer de bien des façons et la prise de conscience peut se faire grâce à des moyens divers.
- S’il y a d’autres déclencheurs possibles, je suis convaincu que la perte d’une connaissance est le plus radical. Et celui qui n’entraînera aucun retour en arrière.
- Vous avez toujours été mécanicien ? Notre ami m’a dit que vous n’étiez pas au garage depuis longtemps. Où est-ce que vous étiez avant ?
- Hum... je n'ai pas forcément une formation de mécanicien, non. C'est mon ami qui m'a trouvé ce travail, pour me dépanner. Et comme j'en avais les capacités, et bien... Avant cela, j'avais une formation de traducteur, mais ce n'est plus très utile à présent, il a bien fallu se reconvertir. Et c'est pour ça qu'on m'a proposé de travailler au garage. *pause* Je sais que je n'ai pas grand chose pour moi, mais laissez moi une chance de vous être utile.
- Quelle que soit la situation, le retour en arrière n’est pas possible pour ce que nous sommes. Il faut que vous le sachiez. Si vous vous engagez, il n’y aura pas moyen de retourner en arrière. Ce serait trop dangereux. Est-ce que vous en avez bien conscience ? *longue pause* Ok. Voilà le deal. Si vous voulez que je vous laisse une chance, il faut que vous soyez franc avec moi.
- Aussi franc que ma vie privée me le permettra. C'est-à-dire totalement.
- Comment se fait-il que vous ayez les capacités de mécanicien si vous n’avez pas suivi de formation spécifique ? D’où venez-vous d’ailleurs ? Et… autre question. Si votre ami n’était pas mort, est-ce que vous seriez assis en ce moment en face de moi ?
- Mon père était garagiste, et j’ai appris en l’observant. *pause* Puisque la pluriculturalité du monde n’est plus vraiment d’actualité, il valait mieux se reconvertir dans un travail plus manuel… Parler quatre langues ne sert pas à grand-chose dans notre présent, maintenant. Il vaut mieux savoir… bricoler. Je suis… espagnol, à la base, mais j’ai déménagé vers les Etats-Unis quelques mois avant 2012. *pause* Si J… mon ami n’était pas mort, je pense qu’il aurait cherché d’ici quelques mois à… m’introduire auprès de vous. Je ne dis pas qu’il vous connaissait personnellement, hein ! Mais plutôt qu’il était dans une… sous… branche ? *pause* Ecoutez : quoique vous pensiez de moi, ou que vous me disiez, je continuerai à agir selon mes convictions, et cela : vous ne pourrez pas l’empêcher. Ca ne sert à rien que notre discussion se poursuive : qu’un homme qui était comme mon père soit mort sans que je ne puisse rien faire d’autre que le respecter en venant vous voir ne vous convainc pas. Je ne vais pas vous raconter ma vie dans le futile espoir que vous daignez me donner ma chance. Ma vie est ma vie et elle est connue par suffisamment de personnes pour que je ne veuille pas en rajouter une à la liste. Vous êtes tellement paranos, tellement crispés, comme moi, de faire le moindre faux pas qu’à chaque pas en avant que vous faites dans votre intrusion de ma vie privée, vous entrez dans leur jeu de spirale de doutes et de méfiance. *pause* Mon ami s’en foutait de savoir qui j’étais avant que l’on se croise. Tout ce qu’il a fait, c’est me tendre la main et m’offrir gratuitement sa confiance. Mais ça, vous ne pouvez pas comprendre j’imagine.
- Je vous rejoins sur un point : cette discussion est finie. Par contre, si vous tenez tant à nous rejoindre, vous apprendrez vite que le doute est ce qui nous maintient en vie. Vous voulez rester en vie, n’est-ce pas ? Alors agissez. Car agir en doutant est mieux que douter sans agir. *pause* Non, je ne comprends pas. Sachez, Sudw… Blain, que je n’accorde pas ma confiance au premier venu. Vous feriez bien de faire pareil. "

Timothée, surpris par l'approche de l'homme, reste prudent. Il retirera les écouteurs une fois l'enregistrement terminé, et le laissera poursuivre.

"- Il s'agit d'un certain Lawrence Blain. Il semble évident que les idéaux de cet individu vont à l'encontre de l'actuel gouvernement. Mais ce qui est sur cet enregistrement nous révèle quelque chose de bien plus intéressant. Sans quoi, je ne serais pas assis ici, à vous importuner." Il marque une pause, avant de reprendre. "Son désir d'entrer activement dans la résistance."

Noah range son matériel, marquant une nouvelle pause, un peu plus longue, lors de laquelle il semble attendre que Timothée prenne la parole. Mais ce dernier demeure sur la réserve, et gardera le silence, tout de même attentif à la suite. Où veut en venir cet homme ? Noah reprend la parole...

"- C'est ici que j'ai besoin de tes talents." L'utilisation soudaine de la seconde personne du singulier surprend un peu son interlocuteur, mais retire un peu de formalisme à la conversation. Noah désigne la poche dans laquelle il vient de ranger la clef usb. "J'ai ici des éléments qui me permettent de penser qu'il pourrait nous mener à la résistance, nous aider à la gérer. Je..." Une hésitation. Noah se passe la main sur la nuque, et jette un coup d'œil alentour, avant de reprendre. "Cette mission est tout à fait informelle, et le gouvernement ignore tout de notre rencontre. Mais considère à quel point toute cette histoire pourrait nous aider, à tous les niveaux. Vis-à-vis du gouvernement, on gagnerait du jalon, de la confiance. Et des privilèges. Et vis-à-vis de nous-même, on agirait selon nos idéaux, on aiderait à garder un ordre stable alors même qu'aujourd'hui la résistance fait du bruit."

Timothée s'apprête à parler, mais Noah enchaîne, déballant tout ce qu'il ne savait pas comment exprimer.

"- Ce Lawrence est une piste qui peut se révéler vraiment intéressante. On a juste à la suivre, collecter les informations, et les vendre au gouvernement." Il marque une pause, et boit une gorgée de son verre. "On a tout à y gagner, et peu à y perdre. J'ai besoin de quelqu'un de confiance avec qui travailler sur cette affaire, et je pense que tu peux être cette personne. Sur ton temps libre, j'entends. Je sais que tu as un travail, et cette ville t'en remercie !" Léger rire, avant de reprendre. "Mais on peut être acteur dans cette histoire, on peut aider à contrer ce soulèvement qui commence à se faire entendre."

Noah sort son mouchoir de poche, et s'essuie un peu le front. Il le replie minutieusement, avant de le ranger à sa place. Et de ponctuer sa tirade :
"- Si tu en es, je te dirai ce que je sais. Et on pourra commencer un travail d'enquêteur." Il lui sourit amicalement, et porte son verre à ses lèvres...
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MessageSujet: Re: Autour d'un verre   Sam 29 Nov - 17:15

Autour d’un verre

Tu as conscience que ta presence me gene ?

A demain Picasso !
Tu sais, tu peux m’appeler comme ça vingt fois par jour, ça me fera rien… Si tu t’étais retrouvé dans la même situation que moi t’aurai adhéré à cette deguene… Ciao !
En même temps vu ton bavardage la dessus, dur d’imaginer…. Tu pourrais…
Ok ok, ça fait trois jours que tu me bassines… c’est l’histoire d’un chien, d’un magasin, d’une femme, de peinture et … pour le reste faudra attendre le prochain épisode ! Salut…

J’entre dans le sas et disparais au beau milieu de la ville qui s’anime en fin de journée. Tout le monde quitte le travail, passe récupérer ses rations ou achète ce qu’ils peuvent en fonction de leur statut dans ce nouveau monde. Le mien me permet d’avoir ce dont j’ai besoin pour faire correctement mon travail. Je ne suis pas connu du public ni même de ma hiérarchie si ce n’est pas mon numéro de badge et de mes résultats. J’apprécie cet anonymat dans cette ville qui cherche à juger et montrer du doigt tout ce qui passe par là. Je n’accepte que les points d’interrogations dans leur yeux lorsqu’ils distinguent un homme courir et sauter n’importe où. Et encore, qui peut dire mon nom ? J’ai joué un rôle enfant, je suis capable d’en tenir un aujourd’hui. Je souris en passant par-dessus un grillage en provoquant ce petit chat qui s’enfuit. Mon esprit ne peut s’empêcher de l’imaginer devenir homme comme si l’animal n’existe plus aujourd’hui. Je soupire. Je n’aime pas mon esprit lorsqu’il se joue trop vigilent. J’ai toujours aspiré à être « mieux » et ce radar a « inhumanité » ne m’y pousse pas. Pas d’après les quelque valeur que je me suis construite. J’apprécie ce qui ressemble à une brise sans en être une. Aujourd’hui, nous savons apprécier le moindre souffle que nous offre la terre tellement la chaleur se fait parfois oppressante. L’hiver sonne comme un doux repos. Loin de la brulure nous allons passer au simple chaud. Refroidissant un peu les esprits et surtout le mien. Depuis ma rencontre avec la jolie propriétaire je m’étais fait à l’idée de ne pas la revoir. Après tout, ce genre de rencontre n’avait d’intérêt que par sa brièveté. La magie opérait par « l’unique » de l’évènement. Provoquer une autre rencontre pouvait gâcher tout le souvenir, devenir trop terre à terre et oublier la fantaisie qu’il devait y exister. J’en suis pas moins à rêvasser de continuer notre jeu. Fantasme quand tu nous tiens ! Après un rapide tour chez moi, un repas digne des plus grands cuisiniers : des pattes. Une petite ration pour éviter de crever de faim plus tard je jette le tout dans mon lavabo et sors de mon domicile. J’observe alentour et n’y vois personne. Cela faisait un moment que j’évitai de sortir la nuit. Pas par peur de me couper en rondelle ou de tomber sur une autre « espèce » mais plus par crainte que mes visiteurs ne reviennent saluer mon appartement. Et qu’Elle revienne aussi par la même occasion. Je n’avais rien perdu, aucun élément disparu. Qu’avaient-ils tous cherché et qu’est-ce qu’elle manigançait ? je voulais croire en une bonne excuse mais ce qu’elle était devenue ne me permettait pas d’aller vers la clémence.

Je soupire et m’éloigne dans la rue. Je marche au lieu de courir désireux de ne pas puer comme un chacal ce soir. Mon collègue m’avait amené dans un bar assez classe le soir de ma rencontre avec la propriétaire afin de me délirer la langue. Raté pour cette histoire mais le bar était bien. En plus d’être bien fréquenté, une jeune femme m’avait fait comprendre que c’était son refuge. Pas de souci, message reçu. Je vous avais dit que j’avais plus chaud que d’habitude. Une occasion manquée ne devait pas me frustrer à vie. Pas très gentleman ? croyez ce que vous voulez. Avant j’aspirai à limiter les rencontres sans lendemain, préférant connaitre avant de découvrir –mais ça c’était avant #SBAFF- bien que le jeu de séduction m’amusait déjà énormement. Aujourd’hui, je n’ai plus vraiment le temps ou alors c’est que je ne le prends pas, pour chercher plus qu’une relation sexuelle sans lendemain. Je me sens pas particulièrement doué dans le domaine de la drague mais ayant une sensibilité à la « honte » quasi nul, je n’ai peur de rien… Qui ne tente rien n’a rien après tout… Bref. Je me retrouve donc dans ce bar. La jeune femme m’a repéré avant même que ne croise ses courbes. Je lui souris en hochant la tête. Nous échangeons des banalités à peine sous-entendu et je lui propose un verre. Son rire m’indique que j’ai probablement gagné mais c’est sans compter l’intervention de cet inconnu.

Timothée ?

Je fronce les sourcils. On se connait ? Dois-je m’inquiéter de le voir se trouver face à moi ? J’hésite entre lui donner un autre nom et continuer mon opération flirt ou laisser court à ma curiosité. N’aimant pas trop l’idée qu’un inconnu puisse connaitre mon identité, j’opte pour la seconde option et lui demande qui il est. Ajoutant au passage que je préférai les femmes malgré qu’il soit beau garçon… Jamais oublier une pointe d’humour dans les situations étranges, ça détend. Essayez-vous verrez. Il s’excuse et s’installe tout de même. Je baragouine un « j’allais justement vous le proposer… » et écoute sa présentation. Des intérêts communs ? Ah… c’était la meilleure, en plus de mon identité il se disait connaitre mes intérêts… la bonne blague de la soirée. Je m’appuie donc nonchalamment contre le dossier de ma chaise en jouant avec mon verre invitant à la poursuite d’un haussement de sourcil. Il sort alors une tablette, une clé usb et les écouteurs qui vont avec m’indiquant sa position au sein du gouvernement. Un psychiatre. Il me tend les écouteurs et c’est justement sa position et sa présence ici qui me rendent curieux. Qu’est-ce qu’un psychiatre aurait comme intérêt avec moi ? J’enfonce les écouteurs dans mes oreilles et il met « play », quelle synchronisation c’est sur nous avons tout en commun… Je sens mon agacement grandir et disparaitre une fois les premiers mots. Je fronce les sourcils, m’avance de nouveau vers la table. Cette voix. Je la connais. Une autre personne parle et elle aussi, je la connais. Brashen. Je manque de basculer en percutant. Je n’attends pas la fin de l’enregistrement, prend la tablette et repasse tout le passage déjà entendu. C’était bien Brashen. Qu’est-ce que fait ce type avec un enregistrement de Brash ? J’écoute alors ses propos que j’avais occultés jusque-là. L’autre que je connaissais sans reconnaitre exprimait son besoin de vengeance et Brashen ne semblait pas aller contre. Au contraire, il voulait plus d’information comme s’il se méfiait de lui cherchant une possible entente, une confiance. Mes yeux se tournent vers Noah autant étonné que sceptique à tout cet enregistrement. J’ai du mal à croire ce qui semble explicite. Brashen dans la résistance ? Pourquoi cet homme viendrait me parler d’un homme mort ? Le Noah semble satisfait de l’intérêt qui m’éveille mais n’en connait pas les causes. Je ne sais que penser et opte pour le silence. Je retire un écouteur et garde la tablette en main l’invitant à poursuive d’un hochement de tête.

Il s'agit d'un certain Lawrence Blain. Il semble évident que les idéaux de cet individu vont à l'encontre de l'actuel gouvernement. Mais ce qui est sur cet enregistrement nous révèle quelque chose de bien plus intéressant. Sans quoi, je ne serais pas assis ici, à vous importuner. Son désir d'entrer activement dans la résistance.

Lawrence qui ? S’il parlait de Brashen il aurait su son nom et même, vu qu’il venait me parler, connaitrait mes relations avec cet homme, mort qui plus est. Il parlait donc de l’autre voix. Voix que je connaissais d’un lointain souvenir pourtant ce nom ne me disait rien. Je fronce les sourcils et le laisse remballer ses affaires sans objecter. J’ai pourtant besoin d’entendre de nouveau cette voix. La connaitre me perturbe. Qui de mes contacts pouvaient vouloir rejoindre la résistance ? Personne. Le visage de Brashen me vint en tête, la fin de l’enregistrement l’identifié très clairement comme un membre de la résistance. Son laïus sur la confiance était tout à fait son genre mais pas son implication dans ce genre de mouvements. Cela voulait-il dire que j’avais été utilisé tel un pion ? que je n’étais justement pas digne de cette confiance ? Autre question légitime, comment puis-je affirmer à présent ma parfaite connaissance en mes contacts amis proches ou non d’ailleurs ? Je soupire et me concentre sur ce que me dit le psychiatre. Mes talents ? Bah dis donc. Rien que ça, lesquels ? Gérer la résistance ? Une mission officieuse ? Obtenir des privilégiés ? Nos idéaux ? L’ordre ? Je l’écoute et l’observe vendre son opération officieuse avec le talent d’un vendeur de voiture de luxe. Il y croit en son plan, en sa « cause. Pourtant ça ne signifie pas que nous ayons quoique ce soit en commun. Le laïus de Brashen me revient en mémoire et m’étonne de l’appliquer malgré tout. Si lui pense pouvoir avoir confiance en moi que ça lui tienne, ça ne veut pas dire que c’est réciproque. Il boit sa bière m’indiquant qu’il avait fini et que c’était à mon tour. Super, je n’avais rien à dire. Il m’avait mouché dans une soirée où j’aspirai me taire pour d’autres raisons. Je soupire, prends ma bière, m’affale contre ma chaise et bois. J’observe la table un moment puis reviens à l’homme que je détaille. Un psychiatre. Je n’avais pas à faire à n’importe qui. Certainement très intelligent, il n’était pas le genre d’homme à laisser tomber et à duper facilement. Il semblait, en prime, avoir bien fait ses devoirs. Il n’avait pas tort vis-à-vis du gouvernement. Je ne suis pas attaché au confort qu’il aspire pérenniser avec les informations qu’il veut que je lui trouve mais je l’entends favorablement lorsqu’il parle d’ordre. Si ce Lawrence était un risque pour la sécurité des concitoyens, je ne pouvais pas laisser passer ça. Je soupire, bois encore. Je me redresse en posant ma bière, vide.

Bon… je crois qu’il va nous falloir une autre tournée pour éponger ton débit quand tu vas me dire ce que tu sais et ce que tu veux de moi… Je suis généticien je te rappelle, analyste et enquêteur aussi mais uniquement dans ce cadre… Tu dois le savoir vu que t’as bien fait tes devoirs…

Me tournant vers le bar je fais signe au barman que je veux une nouvelle tournée. J’ai beau avoir conscience que ce n’est pas la meilleure idée du siècle je me sens curieux et avide d’en apprendre plus. Malgré moi un sourire se dessine sur mes lèvres alors que mon esprit programme déjà des étapes. La première étant d’écouter de nouveau cet enregistrement.

Refile-moi ton joujou..

J’attends qu’il le sorte et je rallume le tout au moment où les bières arrivent. Je souris, bois et appuie sur « play ». La voix de Brashen me donne des haut-le-cœur mais j’évite soigneusement de le montrer, concentré sur l’autre voix. Je tapote la tablette avec insistances et espère y trouver des réponses. Je sais pourtant qu’aucune ne me viendront vis-à-vis de Brashen et il n’était plus là pour me donner des explications au moins, ça c’était fait. Avec force, je mis de côté ces populations d’interrogation pour me concentrer sur l’autre voix. Mentalement je fis défiler des visages connus et fréquentés pour les associer mais rien n’y fit. Impossible. L’agacement se fit presque ressentir lorsqu’un détail me percute. Pas dans l’enregistrement mais dans notre conversation. Je repasse la bande au moment où j’entends la voix du second. Noah m’avait précisé le nom ce qui sous entendait qu’il était à demi lieu de savoir que j’avais croisé cet individu et pas qu’une fois apriori. Il n’y avait pas de doute sur la qualité de ses devoirs et du coup je ne connaissais pas cette personne de Nola. Il ne sait donc ni pour Brashen ni pour ce lawrence.

Je me demande si nous pourrions utiliser la bande pour trouver un indice sur l’autre homme…

Phrase pour occuper l’homme plus que pour dire la vérité, je suis assez fière d’être un bon comédien et de savoir improviser. Merci mes parents. Même étape mental, je tente de mettre un visage sur ce nom et c’est, bien heureusement, avant que je boive un gorgé de mon élixir que le visage me revint. Samuel. Pas le bon nom vous avez saisi ? Samuel. C’était lui. J’en suis sur. La voix colle parfaitement avec mes souvenirs et j’en hallucine intérieurement. Comment ? et pourquoi ? Je me souviens alors de la vidéo sur laquelle je l’avais retrouvé. Je n’avais pas souvenir de son talent dans les arts martiaux et encore moins dans ceux de la mécanique. Qu’est-ce qu’il faisait à Nola ? De Lawrence ou de Samuel je ne sais quel prénom utiliser de toute façon. J’enlève donc mes écouteurs, repose le tout sur la table.

Bon, je pense que je pourrais en tirer quelque chose mais il me faudra utiliser le serveur du boulot… C’est risqué en tout cas pour votre lubie d’anonymat. Qu’est-ce que vous savez sur ce Lawrence ? Vous avez juste un nom ou un visage ? Une adresse ?

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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: Autour d'un verre   Sam 29 Nov - 23:05


Noah vient de terminer sa mise en bouche. Il porte sa bière à ses lèvres, attendant d'avoir les premiers retours. Ils mirent un temps à venir, et furent précédés d'un long regard. Il sait au fond de lui qu'il a fait du bon travail. Qu'il a dit ce qu'il y avait à dire. Que la balle était à présent dans l'autre camp. Rien ne lui servait d'en dire plus pour le moment, et de prendre le risque de noyer l'information. L'enregistrement parle de lui-même. Et le scientifique semble l'avoir compris ainsi aussi, puisque, après avoir commandé encore à boire, signifiant ainsi à notre homme qu'il était invité à poursuivre son exposé, il demanda à entendre à nouveau cet enregistrement...

L'heure tourne, et le bar commence à s'agiter légèrement, en proportion à la hausse générale du taux d'alcoolémie. Une serveuse aux courbes nettes s'approche pour apporter la commande passée par Timothée. Ce dernier semble ne pas même décrocher les yeux de l'écran sur son passage, bien trop occupé à réécouter en boucle l'enregistrement. Noah le laisse faire, sans trop comprendre ce qu'il se passe dans la tête de son interlocuteur. Mais ce qui est certain, c'est que cet enregistrement a su faire son effet ! Noah se délecte encore du sourire qui s'est affiché sur le visage du généticien à l'écoute des premières paroles de la bande son, alors qu'il termine sa première bière, et remercie la serveuse pour la seconde. Tandis que Timothée fixe l'écran, concentré dans ce qu'il écoute, Noah le scrute avec attention. Et il est certain de lui quand il en vient à conclure qu'il sait quelque chose à propos de cette histoire. Il semble reconnaitre quelque chose. Sans doute connaît-il notre homme, se dit le psychiatre, savourant la saveur d'une demi-victoire...

"- Je me demande si nous pourrions utiliser la bande pour trouver un indice sur l'autre homme..."

Noah redresse légèrement le menton. Cela semble confirmer ce qu'il était en train de penser ; Timothée connaît Lawrence.

"- C'est bien là mon intention, oui, répondit Noah à un homme qui déjà ne l'écoute plus, captivé par ce qu'il entend. Lawrence n'est ici qu'un pion nous permettant de retrouver notre principal objectif ; le second homme."

Timothée finit par retirer les écouteurs, et reposer le matériel sur la table. Il reprend la parole.

"- Bon, je pense que je pourrais en tirer quelque chose, mais il me faudra utiliser le serveur du boulot... C'est risqué en tout cas pour votre lubie d'anonymat. Qu'est-ce que vous savez sur ce Lawrence ? Vous avez juste un nom ou un visage ? Une adresse ?"

Noah fronce un instant les sourcils. Ne venait-il pas de reconnaître Lawrence rien qu'au son de sa voix ? Pourquoi tout à coup demande-t-il à avoir un visage ? Une étrange pensée lui traverse l'esprit. Est-ce vraiment lui qu'il a reconnu ? Mais Noah chasse cette pensée saugrenue de son esprit. Non, il cherche simplement à vérifier que Noah sait ce qu'il cherche, et à évaluer l'état actuel de ses connaissances, afin de déterminer le travail qu'il reste à faire. Noah soupire légèrement. Évidemment qu'il s'inquiète de son sérieux et de son implication dans cette affaire. Et, bien sûr que Noah n'est pas venu les mains dans les poches, et espérant qu'un simple enregistrement ferait tout le travail ! Il boit une ultime gorgée de sa bière, gardant le nectar sucré quelques secondes en bouche, avant de poser son verre et de se saisir de sa tablette.

"- Avant tout, il faut savoir quelque chose d'important. L'enregistrement date. Et mon contact n'est plus... Utilisable, aujourd'hui." Noah marque une légère pause, et, tandis que ses doigts pianotent sur l'écran tactile, il reprend. "Disons que l'acquisition de cette pièce a été plus compliquée que prévue... Peu importe les raisons, il va falloir la jouer serré. Ce Lawrence est peut-être déjà un résistant à part entière. Ce qui compliquerait les choses de façon certaine..."

Il termina de jouer de ses doigts sur l'écran, avant de tendre l'appareil à son camarade. Sur l'écran, on peut voir à présent une photo. L'angle de vue n'est pas très bon, et l'obscurité n'aide en rien. Et si le visage de Lawrence est plutôt visible, on ne peut pas en dire autant de celui de Brashen. Pratiquement tourné de dos et voilé d'ombres, on distingue de lui guère plus que la silhouette de son visage. Mais cela suffit à confirmer aux yeux du généticien l'identité de Brashen...

"- Ce cliché, poursuitNoah, était joint à l'enregistrement. Il ne m'a pas été suffisant pour retrouver l'identité du recruteur, mais j'ai en tout cas pu mettre un visage sur le nom et la voix de Lawrence. Et à partir de là commencer mes investigations." Il marque une pause, et boit une gorgée. Puis après un regard alentour, il reprend. "Et j'ai ainsi eu la confirmation qu'il est encore en vie aujourd'hui. Nous allons donc pouvoir l'utiliser pour retrouver l'autre individu."

Noah désigne le second homme présent sur le cliché. Il ne sait pas trop comment aborder la suite, et se prend un instant de réflexion, portant à nouveau son verre à sa bouche, comme pour excuser cette pause. Son interlocuteur semble apporter une quelconque curiosité à cette affaire, et c'est tout à son avantage. Mais Noah ne sait pas encore à quel point il serait prêt à s'impliquer dans cette affaire...

"- Pour ce qui est de l'anonymat, c'est important en effet. D'une part pour éviter au maximum les fuites vers la résistance, et puis d'autre part parce que... Dans l'état actuel, cette enquête ne vaut pas grand chose, et si le gouvernement s'en empare aujourd'hui, nous n'y gagnerions que peu. Si par contre, on la poursuit, et qu'on la présente lorsque nous aurons acquis du contenu, là, ils nous remercieront à notre juste valeur. Et je me laisse penser que ce ne sera pas qu'en possessions..."

Noah passe sa main sur sa nuque, et la caresse quelques instants.

"- Mais si tu peux faire quelques recherches sur le serveur à ta disposition, ça peut faire avancer les choses, oui. Je n'ai actuellement pas grand chose sur notre homme, mais il parle clairement d'un passé de garagiste. Ça pourrait être la première piste... Que penses-tu de toute cette histoire ? " Il marque une pause, boit une lampée de bière, et ajoute : "et de cet enregistrement ?"
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MessageSujet: Re: Autour d'un verre   Mar 30 Déc - 18:40

Autour d’un verre

Tu as conscience que ta presence me gene ?



Lawrence. Ce prénom ne lui allait tellement pas. Ce pouvait-il que mon imaginaire se faisait trop débordant ? Que mon esprit, à force de vivre dans un monde devenu dingue, s’accorde avec celui-ci au point de reconnaitre ce qui n’existe pas ? Je sens les doutes prendre le dessus sur ma conscience alors que j’hoche la tête aux propos de Noah. Pouvait-il vraiment s’activer ainsi pour la simple volonté de monter les échelons ? J’ai du mal à le croire même si l’être humain ne fait que me décevoir avec le temps, comme si mes rencontres ne voulaient que renforcer ce que j’aurai du comprendre avec l’incident parentale. Je me gratte la barbe, bois et m’adosse au siège. La manière qu’il a de parler de son contact ne me laisse qu’un mauvais sentiment, je ne connais rien de ce type et le peu qu’il me laisse entendre ne me pousse qu’à me méfier. L’image d’un cadavre me fait avaler de travers. Si même mon inconscient me tirer les sangles… Je le rejoins d’un signe de tête sur la complexité de la situation si Lawrence a réussi à entrer dans la résistance entre temps. D’un autre côté parvenir à retrouver sa trace ouvrir une grande porte vers la résistance à voir ensuite la méthode employer pour débusquer les nouvelles têtes pensantes vu que Brashen était mort.

Je me penche vers la tablette que j’attrape et contemple. Mes sourcils se froncent en voyant le visage de Samuel. Mon esprit était loin de me jouer des tours mais ce bougre, complétement. Qui était-il vraiment ? Je me frotte de nouveau la barbe d’une main et agrandit l’image de l’autre. Brashen n’est pas du tout reconnaissable, du moins pour des inconnus. Je suis déçu par cette image qui confirme tout ce que j’aspirai à un jeu de mon esprit malmené. Cette soirée est tout sauf celle que j’avais imaginé. Si c’était un juste retour des choses, un coup du sort en vue de mon agréable matinée avec la propriétaire, je suis totalement en mesure de mettre une croix sur la rencontre. Préserver mes croyances me semble beaucoup plus important. Encore une fois. Je dezoome et tente un regard vers le psy. J’ai la désagréable impression qu’il me décortique et je le supporte difficilement. Ma mâchoire se crispe avant de laisser une gerbe de ma boisson glisser dans mon gosier.

Le voilà qui repart dans son délire de surpuissance. Je soupire sans le cacher. Sa volonté ne m’intéresse pas, seule la possibilité d’éviter le chaos me botte. Ca et trouver la vérité sur Samuel et surtout sur Brashen. Je nous pensais très bons amis, mais a priori pas assez pour connaitre cette partie de sa vie. Se pouvait-il qu’il soit en infiltration ? Me rassurer avec des suppositions aussi stupides m’affligent plus qu’autre chose et je bois de nouveau en hochant la tête. Exposé fait, il me demande mon avis. J’hésite plus que d’accoutume. Parler n’a jamais été un souci pour moi mais face à ce type, rien ne m’était certain. Mentir était aussi dangereux que de dire la vérité. Je ne suis pas bien sur que ce soit une bonne idée.

Honnêtement ? C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin comme on dit chez moi… Au final vous avez une image, un enregistrement et un indic mort ou je ne sais quoi… Vous comprendrez mes réserves…. J’imagine qu’avec ou sans moi, vous continuerez à chercher et je dois avouer que je suis assez curieux…. Je pense que l’enregistrement couplé à la photo pourrait nous donner des infos …
Je me gratte une nouvelle fois la barbe puis la tempe en secouant la tête signe de réflexion.

Enfin… si le type l’a intégré, ce Lawrence se sera beaucoup plus difficile à trouver comme tout bon membre actif de la résistance d’un autre côté… une fois trouvée y a plus qu’à le suivre … on pourrait stopper la résistance dans l’œuf en particulier si on attend le bon moment pour tout démanteler…

J’imagine, j’anticipe ce qui doit être pensée consciencieusement mais quelque chose me turlupine.

Mais ça… vous ne le ferez pas… Vous voulez grimper les échelons par stopper la résistance… Si je vous aide vous allez devoir respecter mes méthodes. On ne peut pas se permettre de vendre la résistance dès qu’on croise une ou deux personnes, il faut que ce soit net et sans aucun mort.

Je suis ferme. Je veux, plus que depuis le début de la conversation, qu’il comprenne que je ne laisserai personne mourir à cause de sa volonté nombriliste de big boss de la ville. Il a l’air de connaitre mon travail, qu’il y voit une grande conviction puisque ce qu’il dégage ne sera pas suffisant à autoriser la moindre bavure. J’attends donc son consentement sans cligner des yeux pour lui avouer quelque chose.

Ok… ce type-là, je le connais… enfin… je le connais comme une grande partie des habitants de la ville. C’est l’une des personnes dont les actes ont été diffusés sur tous les postes disponibles. Ce type a su désarmer un flic en un quart de seconde… je le cherche depuis, il est dangereux et à mon avis il doit savoir se planquer…

Demi-mensonge. Demi-Vérité. Qu’importe, la sincérité transpirait mes ports. Il lui était impossible de deviner quoique ce soit. Je me souviens encore avoir vu cette vidéo et être resté incrédule. Toutefois je n’avais jamais voulu chercher plus loin gardant son souvenir dans une cage férocement bien gardée. Je joue alors avec ma bouteille vide en attendant la suite que j’espère courte car la jeune femme m’appelle juste derrière l’intrus. Je lui souris en lui indiquant que j’arrive d’un geste de la tête.

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Autour d'un verre

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