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 Le voleur volé. [PV Gawain]

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MessageSujet: Le voleur volé. [PV Gawain]   Jeu 4 Déc - 15:04

La nuit venait de tomber sur la ville tandis que Chayton s'étira comme un chat et se redressa lentement. Il se trouvait dans Jackson Square, mais le brouillard couvait progressivement le parc et le skinchanger comprit qu'il devait partir à mesure que des groupes se formaient. Il avait entendu dire que les gens d'ici faisaient des choses étranges et on avait mieux temps de ne pas se retrouver dans leur pattes. Sans plus attendre, le léopard s'éloigna. Un vent frais chatouilla ses bras nus et il les referma encore plus sur lui, frissonnant. Il s'ennuyait toute la journée et tournait en rond comme une bête en cage. Il n'avait rien à faire, sauf voler les gens, passer à côté d'eux et leur faire les poches pour ensuite aller s'acheter des choses avec leurs argents. Ce soir, l'homme avait décidé de voler autre chose que des habits ou de la nourriture, il avait décidé de voler une télévision. Pourquoi faire direz-vous ? Après tout, il n'avait pas le câble et pas de maison où brancher cet objet électronique. Mais c'était une lubie qui lui avait traversé la tête tandis qu'il pensait à maîtresse Barbara. Un an après, il n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée qu'il était libre.

La liberté avait un goût étrange dont il ne savait plus profiter. Il était tout simplement perdu. Mais quand on le regardait déambuler dans les rues vivantes de l'est de la Nouvelle-Orléans, personne n'irait se douter de la réalité. A mesure qu'il traversait les rues, des odeurs de nourriture lui parvenaient, mais aussi la musique envoûtante du jazz. Mais il n'avait jamais été un grand fan du jazz, plutôt de la country. Chayton se demandait souvent s'il avait inventé les souvenirs qu'il avait de sa vie d'avant. C'était vrai quoi, qui irait se douter que dix ans auparavant, il était un homme libre et un rancher ? Personne. Et même sans maîtresse pour le diriger, il avait toujours l'impression d'avoir la sorcière à ses trousses et que très prochainement elle allait lui tomber dessus. Une sensation atroce qu'il avait. Un tressaillement courut le long de son échine tandis qu'il se rapprocha de la boutique électronique qu'il avait repéré récemment. Il s'arrêta devant la vitrine et chercha la télévision qui lui avait tapé dans l’œil.

Chayton savait que ce qu'il faisait était mal et complètement inutile. Mais il n'arrivait pas à se retenir. Le Skinchanger contourna la boutique pour retrouver la porte dérobée qu'il avait découvert pour le personnel. Il était habillé comme monsieur tout le monde et passait complètement inaperçu. Il n'y avait que ces tatouages et ses cheveux plus longs que la moyenne qui pouvaient interpeller. L'homme réussit à faire sauter le verrou de la porte et s'introduisit dans le magasin d'électronique. Il se déplaçait avec élégance, regardant les objets autour de lui avec une curiosité évidente, un sourire au coin des lèvres. L'adrénaline affluait dans son corps alors qu'il avait l'impression d'être en plein rêve. Peut-être que s'il s'était rendu compte de ce qu'il faisait réellement, Chayton n'aurait en aucun cas souri, mais c'était bien trop tard. Il découvrit enfin la fameuse télévision qu'il convoitait tant. Mais il resta perplexe quand il voulut la soulever du socle sur lequel elle était posée et cela ne fonctionna pas tout à fait comme il le voulait.

La télévision était retenue par une chaîne et elle glissa au sol quand le skinchanger la lâcha. Il était vraiment contrarié et cela pouvait se voir avec un tic nerveux qui agitait sa bouche. C'était la meilleure celle-là !

« Fais chier. »

Grommela-t-il. Il regarda autour de lui pour trouver quelque chose qui permettrait de briser la chaîne, quand tout à coup, il entendit un bruit léger, mais régulier. Des bruits de pas. Chayton s'enfonça dans les ténèbres du magasin comme le bon léopard qu'il était et avisa un homme qui venait de surgir, des cheveux rouges et une dégaine particulière. Sauf que le félin vit rouge quand il vit l'individu se diriger vers sa fameuse télé qui se retrouvait au sol. D'habitude il était prudent, très, mais là il n'y tint pas et bondit comme un seul homme.

« Si j'étais vous je ne m'en approcherais pas ! Je l'ai vu le premier, elle m'appartient ! »

Il parlait d'une voix forte et grave avec un accent du sud. Son regard était sans appel, il ne se laisserait pas voler. Un voleur qui ne se laisserait pas voler son bien ? C'était extrêmement ironique pour le coup.
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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Sam 6 Déc - 18:44




La nuit n’est qu’une vaste ombre sur cette terre et moi, j’en retrouve une alors parce qu’il n’y a plus de soleil pour me rappeler que j’ai égaré la mienne. Amusant n’est-il pas ? Dans la nuit sombre, j’étais comme une luciole ; pâle lumière éclairée par les réverbères (pour ceux qui fonctionnaient encore). Je ne suis pas scintillant, je ne suis qu’une douce euphorie. Inévitable tache pourpre, indélébile sur la courbe du temps.  Je me suis mis à déambuler joyeusement, à la recherche d’une occupation digne de ce nom. Un divertissement qui rendrait cette nuit un peu moins monotone. Oh oui, oh que vois-je ? Mes yeux n’en croient pas leur pupille tant cette petite friandise semble parfaite ! Je l’ai observé, force l’arrière de cette boutique d’électronique ; petit joueur. Ceci dit, sa force me plu, il avait l’air d’un sacré bourrin le petit. Intéressant n’est-il pas ?

Je l’ai suivi alors, m’introduisant dans la petite boutique que je n’avais jamais visitée. Quand j’avais besoin d’une télévision, en général j’allais piquer celle du voisin, c’était plus proche et bon ce n’était pas le casse du siècle. Ceci dit, je n’avais strictement rien de mieux à faire que de poursuivre cet amateur, de m’en moquer ouvertement. Pourvu qu’il soit réceptif… Sa discrétion était une véritable infamie. J’eu presque pitié de lui, l’observant choisir la télévision qui était solidement accrochée à une chaine. Je le vit alors partir à al recherche de je ne savais quoi, se détournant de son joli butin. Je décidais alors de marcher en direction de cet objet délaissé qui ne suppliait qu’à être libéré. Ce que je ferais avec de bons outils. J’étais presque arrivé à celle-ci dans la voix du type se fit entendre. Grillé. Ce n’était pas comme si je l’avais fait exprès. Je me suis tourné vers celui-ci, en cambrant l’échine comme un vrai dépravé un large sourire sur mon visage pour contempler cet homme qui devait avoir facilement dépassé la quarantaine. Il dégageait un charisme particulier, imposante bestiole. Ses mots me firent tout simplement sourire ; adorable personnage…

« Vraiment ? J’vais te dire quelque chose mon si mignon… Ça pourra toujours te servir dans le métier. Elle appartient à celui qui a le meilleur argument pour le prétendre. Voici le mien. » J’ai alors mis en jouE ma cible du revolver qui était accroché à ma ceinture. Il n’avait pas intérêt de s’imaginer que je n’allais pas tirer, je n’en serais pas à mon premier cadavre. Ce serait dommage, une belle bête comme celle-ci… Parfois le chasseur est obligé de tuer le cerf majestueux. Son argument enfantin du ‘je l’ai vu en premier’ ne faisait pas le poids. A quoi lui servirait-il d’avoir des yeux dans les flammes d’Hadès ? « Alors ? Dis-moi quel est le tien… J’attends… » Provoquais-je avec un rictus moqueur. J’avais hâte pour ainsi dire, le flingue c’était une option, je ne manquais pas d’argument et je n’aurais besoin que d’un contact avec lui pour me nourrir de son énergie. Enfin, je n’avais pas vraiment le désir de lui nuire à ce point, à moins qu’il m’en donne une bonne raison. Je ne l’ai pas quitté des yeux, guettant ses faits et gestes ; il semble étrange. Pourtant, je suis mal placé pour penser cela des autres. Je ne suis pas ce qu’il y avait de plus normal ; il n’y avait qu’à en juger par cette dégaine. C’était que je n’avais pas forcément envie de faire d’effort, j’en avais bien assez de me maquiller et de tenter d’avoir l’air plus… Vivant… Je suis mort, je suis affreusement blanc et alors ? Je ne suis pas aussi beau que ce type ; mais je n’en avais pas besoin pour obtenir ce que je voulais. Oh la belle gueule, que vais-je bien pouvoir faire de toi ?


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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Ven 12 Déc - 21:02

Le léopard ne bougeait pas, soudainement figé alors qu'il toisait ce mariole qui se cambrait étrangement, sourire aux lèvres. La bête en lui disait de fuir, de courir. C'était ainsi qu'il avait survécu depuis près de dix ans. Mais l'homme n'était pas d'accord, ils ne fuiraient pas. Cette télévision serait à eux. Mignon, ce mot résonna en lui et fit jaillir les souvenirs du passé. Il revit sa maîtresse, drapée dans un peignoir de soie sombre alors qu'elle posait ses doigts sur lui et disait mon mignon tandis qu'elle l'allongeait. « Mon mignon léopard » alors qu'elle le battait et lui faisait des choses qu'encore aujourd'hui il détestait. Son regard brilla de rage malgré l'arme qui le tenait en joue. Mais il ne bougeait pas, pas complètement fou encore. Son heure n'était pas venue et s'il se tenait bien, il survivrait, n'est-ce pas ? C'était ce qu'il se répétait sans cesse depuis près de dix ans. Se tenir, prendre sur soi, souffrir, mais rester en vie. Son léopard ne voyait aucune sortie et Chayton non plus. S'il bougeait à présent, il était évident qu'il se prendrait une balle. Son regard se posa sur le canon de l'arme. Il aurait dû avoir peur et une partie de lui avait peur tandis que la partie rationnelle restait froide pour pouvoir survivre. S'il paniquait, il mourait.

Or, il ne voulait pas. Cet homme était étrange, mais qui ne l'était pas aux yeux de Chayton ? Il était arrivé trop récemment dans la réalité et il en payait le prix fort. Lentement, il pencha la tête de côté à la manière d'un félin tandis que l'autre homme le pressa de trouver un argument pour garder l'objet. L'ancien rancher laissait son cerveau réfléchir tandis qu'il continuait de toiser l'inconnu.

« Ce n'est pas un argument que tu offres. C'est une idiotie. Depuis quand un objet est un argument ? Tu veux faire du troc ? »

Oui il le prenait ainsi, mais en réalité, il le provoquait volontairement pour le pousser à bout et provoquer une erreur. C'était franchement débile, mais cela valait le coup d'essayer. Chayton ne bougeait toujours pas, toujours autant stoïque. Il cligna simplement des yeux. Il n'avait pas assez d'espace pour bouger et cela le foutait en rogne, même si rien ne se voyait. Il passait son temps à cacher les émotions au fond de lui. C'était cela ou se prendre des coups. Même si aujourd'hui sa maîtresse n'était plus là, il était convaincu que s'il exprimait quoi que ce soit, on viendrait le frapper. Qu'elle sortirait de nul-part, lui gueulerait dessus et le battrait comme plâtre sans aucune pitié. Chayton baissa légèrement les épaules, les yeux plissés.

« Le mien, plus sérieusement, est que si tu abaisses ton arme et qu'on se combat, je gagnerai. Tu triches, c'est tout. »

Oh, très mature. Mais qu'est-ce qu'était la maturité dans ce genre de cas ? Un mot, une définition dans un dictionnaire qui ne valait rien pour des valeurs. Ce n'était pas un dictionnaire qui les commandait, c'étaient des règles, les règles de la rue. Chayton savait très bien qu'il était en tord.

« Alors, tu vas baisser ton arme et prendre mon défi ? Ou alors laisser tomber car tu as une allure de cadavre ? »

Il aurait dû se taire, mais bon sang, il la voulait cette télévision. Il était hors de question qu'il se laisse marcher sur les pieds. Mais il savait que s'il prendrait une balle, cela ferait mal. Il n'avait plus qu'à espérer qu'elle ne serait pas en argent. C'était peut-être trop en demander, mais peut-être pas. Il ne savait pas du tout s'il gagnerait dans un combat à mains nues, mais il voulait essayer. Non pas que Chayton soit quelqu'un de belliqueux, au contraire. Mais il ne voulait pas se soumettre, pas ce soir. Il l'avait cherché sa petite télévision, il en avait rêvé comme on rêve d'une amante. Alors non, il ne se laisserait plus prendre les choses aussi facilement. Pas alors qu'il avait la possibilité de se battre. C'était de la pure folie, mais qui s'en souciait ? Personne. Quand on n'avait plus rien à perdre, on tentait le diable. Le résultat ne comptait pas, ne comptait que l'instant. Il se sentit vivant pour la première fois depuis un an. Enfin vivant et libre.
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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Ven 19 Déc - 17:25


Une idiotie ? Vraiment ? S’il considérait qu’une idiotie pourrait lui ôter la vie, alors oui. C’était une idiotie. Je continue de le viser du canon sans bouger, sa dernière question eu le don de me faire rire à m’en faire gigoter l’arrière train ! Du troc… Mais je n’ai pas cessé de le menacer de mort, je pourrais le tuer à tout instant que m’enfuir avec ce qu’il convoitait. Je m’amusais de lui voler celle-ci, parce que je le trouvais distrayant. Il me propose de me battre au corps à corps, bien sur… Comme si j’allais gentiment baisser mon flingue pour qu’il me casse le cou. Vilaine bête. Il pouvait toujours rêver. Tricheur ? Quel doux compliment. Il joue sur le physique, c’est vrai qu’il avait l’air diablement bien foutu. Quel connard. J’avais envie de lui baisser le pantalon. « Umh… Tu sais, si je tire tu risques d’avoir une plus sale gueule que moi… T’imagine comme ça ne va pas être beau. » Disais-je pensif, je me demandais de quelle manière alors je pourrais le défigurer. Quel endroit de son visage pourrais-je exploser. J’avais terriblement envie de m’amuser avec ce bel inconnu, ah oui que les distractions comme celle-ci sont d’une rareté sans nom. Je ne comptais pas le gaspiller.

« Ecoutes mon vieux… Y’en a un tas d’autres télévisions dans cette boutique. J’te laisse prendre celles que tu veux. Moi, j’garde celle-ci. » Je me demandais s’il serait capable de se résigner. Il serait assez décevant, mais je changerais rapidement les règles du jeu. Par ennui. Mais je n’ai pas vraiment besoin de réponse, un simple froncement de sourcil de sa part m’en disait bien plus que des mots. Alors j’ai ajouté sans lui laisser l’opportunité de dire quoi que ce soit « Ou alors… Demande le moi à genoux. » J’ai souris ravi, trépignant sur place avant de tirer de ma main libre comme si je tirais sur un lasso. Mais l’ombre enroulé autour de ses jambes le tira en avant et le fit tomber à genoux devant moi « A genoux ! » Grondais-je avant de me mettre à ricaner particulièrement amusé. Maintenant le poing fermé pour tenir ses jambes ligotées bien que je sentais sa résistance. Oh que j’aimais ce pouvoir… J’aimais jouer, j’aimais follement ce garçon quel qu’il soit.

Lentement je me suis déplacé, fit le tour de lui pour m’accroupir derrière lui. Posant le métal glacé de mon revolver sous son menton. M’amusant à l’intrusion de mon torse contre son dos avant de souffler à son oreille d’une voix mielleuse « Je peux le sentir… Umh… Bête féroce… Ne m’oblige pas à t’humilier davantage. » J’ai souri en posant mon menton sur son épaule virile avant de me lamenter avec exagération « Quel gâchis… » J’ai caressé sa pomme d’Adam avec le canon de mon arme n’étant pas sécurisé, je pourrais tuer à tout instant. Sait-on jamais qu’il se mettrait à ronronner. Tout comme je pourrais bien me nourrir de sa délicieuse énergie et laisser son pauvre corps ici. Je restais alors persuadé que c’était du gâchis, bien qu’au fond je me languissais de sa force vitale… J’en sortirais si puissant. Il pourrait alors m’être si utile ; bien que cet apprenti voleur puisse également m’être utile, l’on a toujours besoin de sous fifre. D’un compagnon… C’est vrai que l’on se seul de casser tous ses jouets. Je me demandais bien ce que cachait cet étrange personnage, de quel monde sortait-il ? Je n’en savais rien, mais j’aurais bien voulu le savoir. Ici, c’était la loi du plus fort ou du plus malin. Quoi qu’il en soit, c’était moi le patron ici et il ne lui restait qu’à me plaire pour vivre. C’était si plaisant… Ah quel bonheur d’être en vie.

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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Mar 23 Déc - 22:18

Il n'aurait pas dû le prendre de haut, mais Chayton le comprit trop tard quand un rire fusa. Un tressaillement courut le long de son échine comme si on venait de le frapper. Il comprenait bien trop tard qu'il allait avoir des problèmes et pas qu'un peu. Il ne pourrait rien faire pour s'en sortir, rien du tout. Le léopard se raidit tandis que l'autre type lui fit un topo de ce qui l'attendait, avoir la gueule défiguré, quel merveilleux avenir dites-voir ! Cela donnait franchement envie pour le coup. Un grondement lui échappa quand l'autre lui dit qu'il prendrait la télévision qu'il convoitait, non, jamais. Encore une fois le skinchanger avait mal-calculé ses chances, il avait agi comme un pauvre con. Se prenait-il pour Dieu, l'ancien esclave ? Non il n'oserait pas, il n'était pas ce genre de personne habituellement. Il allait parler, enfin, mais l'autre lui coupa la parole pour lui dire à genoux. Chayton resta sans voix devant une telle audace, il n'en croyait pas ses oreilles. Mais sans qu'il ne comprenne pourquoi, il sentit quelque chose s'enrouler autour de ses chevilles et il tomba brusquement à genoux tandis que l'être infâme répéta son ordre.

Le ricanement le frappa, un rire de sorcier. Il était bien loin de se douter que Gawain était pire que cela. Il lui jeta un regard en coin tandis qu'il tenta de bouger les jambes, mais en vain. La présence l'écrasait et se plaça dans son dos. Le félin détesta aussitôt son contact. Il avait envie de hurler, de se débattre, mais il savait comment ce genre de personne fonctionnait. Ils se nourrissaient de la peur des gens. Chayton avait envie de le repousser tandis que cette tête reposait sur son épaule. Il lui jeta un regard en coin, ne disant rien d'autre. Il était devenu soudainement muet. Il avait compris que l'enjeu n'était pas la télévision, mais lui. Le skinchanger ne dit toujours rien quand l'autre l'appela bête féroce avant de caresser du canon de son arme sa pomme d'Adam. Un coup pouvait partir tellement vite. Chayton avait compris que pour survivre, il allait devoir supplier pour une télévision qu'il ne voulait plus. L'esclave était-il voué à rester l'objet de quelqu'un toute sa vie ? Une petite petite voix dans sa tête lui dit qu'il pourrait se rebeller et mourir dignement. Mais sincèrement, à quoi cela servirait-il ? Lui n'en voyait pas l'intérêt.

« S'il te plaît, j'aimerais cette télévision. »

Souffla-t-il avec un calme évident, mais mettant une pointe de supplice dans sa voix. Il avait appris à s'écraser devant les gens de pouvoir. Lentement, il tourna la tête et affronta le regard de ce monstre qui pourrait le tuer si cela lui prenait. Chayton ne pouvait rien faire contre le destin qui risquait de lui tomber sur la tête, mais il pouvait décider de se battre pour ce qu'il voulait. Il était convaincu que c'était un sorcier compte tenu du fait que ses jambes étaient retenues, mais ne portaient aucun lien.

« Ce n'est pas la télévision qui vous intéresse, c'est moi. »

Pour survivre, il fallait faire des choses qui pouvaient nous dégoûter, mais c'était pour la survie se répéta le léopard tandis qu'il continua de toiser ce dominateur sadique. Son sort pourrait s'avérer extrêmement cruel si ce sorcier, ou quoi que ce soit, décidait de lui mettre la main dessus. Chayton ne pourrait pas lutter, il ne comprenait même pas les liens qui l'entravaient, il ne les voyait pas. Ils étaient tout simplement invisibles au regard et d'avance, cela le rendait malade. Une nausée commença à naître en lui, mais il la retint. Avoir envie de vomir ne le sauverait pas. Au pire, cet être se moquerait encore plus de lui. Chayton était suffisamment humilié de la sorte, pour l'instant. Son regard s'attarda sur ce visage qui ne lui paraissait pas cruel, mais la personne en soi était cruelle. C'était bien sa chance !

« Que voulez-vous entendre ? »

Chayton avait accepté le fait qu'il avait affaire à quelqu'un de plus puissant de lui qui pouvait se défouler sur lui. C'était ainsi et il fallait accepter rapidement l'idée pour ne pas trop se torturer. On ne pouvait pas tout avoir dans la vie, clairement pas. Il se demandait s'il jouait la bonne carte avec cet individu où s'il allait s'en prendre plein la tête, il n'était à l'abri de rien et en avait parfaitement conscience. Alors il attendait comme une brebis prête à se faire dévorer par le grand méchant loup
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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Ven 2 Jan - 14:28

Quel délice de l’entendre le dire. Je pensais que je ne m’en lasserais jamais. C’était presque trop court ! Oui, trop ! J’en voulais encore. Je me serais volontiers vautré dans son souffle. Nos regard s’affrontent, le mien est enjoué alors que dans ses yeux règnent la résignation absolue. J’adorais cela. Puis il fit une déduction intéressante. Prétendant comprendre que je me fichais de la télévision, j’ai simplement souris alors pour lui dévoiler mes dents blanches soigneusement entretenues. « C’est vrai… » Soufflais-je simplement. Je continuais à glisser le canon de mon revolver le long de sa gorge. Il semblait mal en point mon pauvre fauve, je me demandais seulement s’il en était un. Ces créatures étaient des monstres que je ne pouvais plus créer. Je songeais qu’à ma mort, mes quelques prototypes se sont retrouvés damnés. Qu’importe, je m’amusais de ces monstres que l’on trouvait dans la nature. Il me fallait bien trouver quelques divertissements. Sa question m’amusa. Bien que je fus presque déçu qu’il ne se débatte pas. Il abandonnait. J’étais le plus fort et j’avais gagné. Ma satisfaction était à son beau fixe. J’ai doucement desserré mes doigts et donc l’emprise sous ses jambes s’évanouissait lentement. Mais il aurait tord de jouer au héros car je menaçais toujours de lui trouer la chair et cela m’étais suffisant pour garder le contrôle. Maitriser la situation, voila ce qui me plaisait.

Alors, j’ai glissé mes doigts dans ses cheveux bruns, à peine plus courts et disciplinés que les miens. Si doux, il devait bien se laver le bougre. J’étais curieux d’en savoir plus sur cette espèce de clodo maniéré. Une douce caresse maternelle, je me souvenais des doigts de ma mère dans mes cheveux noirs de gamin pas fini. Ah si elle me voyait ! Elle se retournait probablement dans sa tombe. L’idée me plu. Mais je n’étais pas sa mère, c’était bien plus malsain que cela. « Allons… N’aies pas le regard si triste. T’en perds tout ton charme… » Murmurais-je, m’approchant doucement un peu plus, sentant lourdeur de ses cheveux que je fourrageais d’une affection déplacée et surréaliste. Je ne le connaissais pas, je ne savais pas même son prénom. Mais ça n’avait aucune importance. Qu’allais-je bien pouvoir en faire de ce bandit ?

Je me suis doucement relevé. Prenant appuis sur le sommet de son crane ; avant de décoller mon arme de sa peau. Je le mets toujours en joue, les chiens n’attendent qu’un signe de faiblesse pour vous mordre. La fidélité, c’était une belle légende. Je lui fis de nouveau face, m’accroupissant à sa hauteur avec un sourire enfantin sur le visage « Tu me plais… J’ai envie de te faire un cadeau. » Je me suis relevé, avec enthousiasme, ouvrant ma veste en cuir à l’intérieur de laquelle se trouvait quelques outils. J’ai sorti une pince avant de la faire tomber devant lui sur le carrelage. Toujours sortir avec le strict nécessaire, il ne semblait pas au courant. Ce petit avait beaucoup à apprendre. Petit. Bien que physiquement il semblait plus âgé que moi. J’étais près à parier que j’étais bien plus vieux pourtant. « Allé casse moi cette chaine avec tes gros muscles. » L’encourageais-je avec un faible sourire. Je décidais alors de faire mes courses ; puisque j’avais un porteur. J’ai sélectionné un lecteur dvd blu-ray et un téléviseur qui irait parfaitement dans ma chambre.

Je me suis tourné vers lui alors que la chaine a cédé. Qu’est-ce qu’il faisait ça bien… J’en aurais presque salivé de bonheur. « Tu comptais t’barrer de là avec la téloche sous l’bras ? Amateur… » Demandais-je perplexe. Quel imbécile. Je le ferais charger le tout dans le coffre de ma vieille caisse et si le cœur m’en dit je le ramène. Ouais, j’en ferais une belle potiche chez moi, il irait bien avec mes vieux meubles. Quel bien beau jouet que voici, ah mon doux destin… Je savais que j’accomplirais de belles choses avec toi, je le sentais. Uhm, j’avais de sublimes visions tout à coup… Je m’en réjouissais d’avance.
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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Ven 9 Jan - 23:19

Son ventre se tordait de douleur tandis qu'il devait affronter son regard. C'était un fou et Chayton en avait conscience. Mais on ne pouvait rien faire face à un fou, juste subir, encore et toujours. C'était douloureux et cela le rongeait. Il aurait pu rendre son repas, il le savait, mais le léopard prenait sur lui. Il avait déjà subi ce genre de torture et donner le plaisir à quelqu'un de se souiller pour lui était quelqu'un chose d'affreux, cela rendait l'humiliation encore plus intense. Alors Chayton écouta son corps et apaisa les battements de son cœur, aussitôt estomac et intestins qui bouillonnaient s'apaisèrent. On ne se contrôlait pas forcément dans ce genre de moment, mais en dix ans, il avait appris à maîtriser son corps. Il ne pouvait pas être une victime éternelle. Le skinchanger ne dit rien face à cette mains dans ses cheveux. Oh bien entendu, il avait envie de hurler et de cracher comme un félin, mais il ne le fit pas, cela n’amènerait rien de constructif. Chayton se demanda ce que l'autre voyait dans son regard, sa résignation, c'était évident. Il avait été esclave durant tellement d'année que la résignation, il l'avait acceptée. C'était devenu quelque chose qui était devenu une part de son caractère.

Habituez quelqu'un à se faire maltraiter et il ne connaîtra que cela, c'était exactement ce que l'homme vivait. Des mots qu'il croyait ne plus jamais entendre franchir la barrière de sa bouche.

« Si vous ne voulez pas un regard triste, que voulez-vous ? »

Il s'offrait trop facilement, pourquoi céder aussi vite à quelqu'un ? Peut-être parce qu'on n'avait pas envie de mourir, tout simplement. Son regard ne dévoilait aucune menace, mais peut-être aurait-il dû montrer son véritable visage. Un tressaillement courut le long de son échine alors que le malotru s'appuya sur sa tête pour se redresser. Une tension nerveuse le traversa et lui donna envie de bondir et de lui arracher la jugulaire sans aucune pitié, mais il ne le ferait pas. Il n'était pas une bête même si on le traitait ainsi. Chayton laissa l'étonnement s'afficher dans son regard alors qu'il se fit remettre en joue, pourtant encore à genoux. Représentait-il autant un danger pour se faire menacer de la sorte ? Ou alors était-ce parce que cela excitait l'inconnu ? Peut-être bien. Il y avait certaines personnes dans ce monde qu'on ne pouvait pas comprendre, qui était inaccessible, tout simplement. Si lui était en dehors de la réalité, qu'en était-il de cet homme ? A voir... Ce visage s'approcha si près du sien qu'il distingua tout et il le détailla. Chayton voulait mémoriser au maximum ces traits.

Un jour, il se vengerait, il se le promit en fond de lui. Il ferait du mal et ne se retiendrait pas. Il y avait encore quelque chose de bon en lui, mais pour combien de temps ? Cette rencontre pourrait bien le pervertir, inconsciemment, bien entendu. Un cadeau ? Il ne demanda pas de quel genre, on ne demandait pas à ce genre de malade, on attendait que cela se passe, tout simplement. Il regarda la pince, se demandant s'il rêvait. Il s'attendait à beaucoup plus affreux. Chayton posa son regard interrogateur sur Gawain avant d'entendre une réponse étonnante. Mais il obéit et lentement, se redressa avant d'attraper la pince. Il obéit parfaitement à l'ordre et regarda cette télévision qui ne lui semblait plus si attirante, au contraire, elle donnait l'effet inverse. Elle avait plus créé de malheur qu'autre chose. Et maintenant ? Qu'allait-il se passer alors que la chaîne de sécurité venait de sauter d'un coup de pince ? Au bout d'un moment, les peacekeepers allaient débarquer, non ? Chayton vit le regard de l'individu sur lui et une petite voix dans son esprit lui souffla que c'était tout sauf bon. Il se réveilla dans un sursaut, trop dans ses pensées quand cette voix grave s'éleva encore.

« Je comptais te laisser la prendre et partir seul. »

Une réponse spontanée et extrêmement vraie, il ne mentait pas, il ne faisait que dire une vérité. Mais peut-être ne plairait-elle pas à tout le monde.

« Laisse-moi partir. »

Cette fois il en avait assez, il voulait partir. Chayton n'avait pas touché la télé, mais tenait toujours la pince et il ne la lâcherait pas. S'il le fallait, il l'utiliserait pour taper sur la tête de l'autre, pourquoi pas après tout ? Il n'avait jamais tué quelqu'un, mais il avait décidé de se rebeller, oh oui. Galvanisé par ses pensées stupides, il leva légèrement la pince en une menace directe.

« Je ne te servirai à rien, crois-moi. »

On l'avait déjà brisé en mille morceaux, il n'y avait plus rien à récupérer venant de lui, c'était fini, tout simplement et c'était ainsi. Il était ridicule, c'était évident, mais le ridicule ne tuait pas. Par contre, la bêtise oui.
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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Mer 21 Jan - 11:08

Sa question est étonnante. Que pourrais-je bien avoir à faire de son regard triste ? Encore, si cela fut-ce de la peur, cela aurait pu me combler. Mais de la tristesse… Seigneur non. Je n’avais qu’à regarder autour de moi si je désirais de la tristesse, le monde en était peint. Je ne répondis rien, le laissant délivrer la télévision de ses rêves, bien que je doute à présent qu’elle ait plus de valeur que sa liberté. Mais il était bien plus libre qu’il ne le croyait ce soir. C’est vrai, il pourrait choisir de mourir s’il le voulait. Je ne lui soufflais pourtant pas cette idée, il était tellement adorable. Merde, je pense ça moi ? Je me suis facepalm un instant, histoire de remettre un peu d’ordre dans mes idées. Depuis quand est-ce que je trouve les gens ‘mignons’ ? Je n’en savais foutrement rien. D’habitude, j’y allais avec des adjectifs plus secs, comme bandant ou excitant. Là, mignon. Cela ne m’était pas arrivé depuis mon enfance de trouver une peluche mignonne, cela me renvoyait à un temps particulièrement lointain. Un temps oublié, d’une personne que je n’étais plus. D’une période de ma vie où j’aurais tout donné pour être moi, pour ne plus souffrir. C’était fait. Je n’y reviendrais pas.

Je lui demandais alors qu’elle fut la suite de son plan initial. C’est là qu’il me répondait vouloir me la céder. Je l’observe l’air franchement déçu. Voila qu’il se mit à me menacer de cette pince que je lui avais si gentiment prêté. Ingrat. « Qu’est-ce qui peut bien te faire penser que tu es inutile ? » Demandais-je assez perplexe par la sincérité des mots de cet homme. En général, ce genre de propos sonnaient comme ‘ne me mangez pas, je ne suis pas bon à dévorer’. Mais il se trouvait qu’il le pensait vraiment. Ne suis-je pas un monstre ? Ne devrais-je pas me foutre de cette âme brisée ? Bizarre tout cela. Il me procurait des émotions, des intentions qui m’avaient toujours été inconnue. J’avais pour coutume de m’amuser cinq minutes et de passer à autre chose. Il réalisait l’exploit de m’attirer véritablement. Comme si c’était normal que je me préoccupe de lui. C’était tout sauf normal ! Je soupirais agacé par mes propres pensées parfaitement inhabituelles, pourtant cela me procurait le sentiment d’être vivant et donc humain. Ah… Comme c’était ignoble ! Je devrais le butter !

Je repris d’une voix plus assurée cette fois ci « J’en ai rien à foutre de cette télé ; si t’en veux plus c’est que t’es vraiment un connard. » Je le provoquais, sans savoir si cela fonctionnerait. Il c’était mis à genoux pour cet écran et il n’en voulait plus ? Soit. Je n’en avais rien à faire non plus. J’ai joué avec mon revolver avant de le ranger en reculant cependant, n’oubliant pas la menace métallique qui pourrait me fendre le cadre une bonne fois pour toute. « Tu m’as défié tout à l’heure pour elle… T’sais quoi, t’as rien à foutre dans cette boutique. Quand t’sauras ce que tu veux, tu viendras me défier sérieusement. Quand on veut quelque chose, on l’fait jusqu’au bout. » Tout en parlant, je commençais à m’éloigner. Je pensais l’enfermer ici un instant. Bientôt les autorités viendront ici et ils trouveront ce triste bandit. Mais ma seule hésitation me fit lui laisser une chance de s’en sortir. Passant ma main dans mes cheveux rouges, je touchais du bout des doigts les étagères ; faisant trembler leur ombre alors que je n’en avais pas. Un détail que l’on remarquait rarement, mais qui ne cessait de me rappelait à quel point j’étais mort.

J’ai tourné la tête vers lui, un large sourire sur mon visage. Un air crispé car sourire était un exercice tout à fait compliqué à mon sens. Emplis d’hypocrisie, je me nourrissais de moquerie pour le dessiner sur mon visage avec un minimum de sincérité. Je ne me souviens pas d’avoir souris de bonheur un jour. « Avec tes conneries, t’m’as donné envie de changer d’avis moi aussi. Je ne vais pas t’butter. T’as l’air tellement pathétique… Que j’te donnerai bien à manger. » Je me suis mis à rire, de cet éclat de nourrisson. Cette fois, j’ai senti une joie ironique m’envahir, je m’éclipsais derrière l’étagère en direction de la porte de sortie.
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MessageSujet: Re: Le voleur volé. [PV Gawain]   Mer 28 Jan - 22:20

Chayton ne savait pas comment prendre cet homme qui était vraiment particulier. Il tentait une stratégie puis une autre. Vainement certes, mais il essayait. Il ne comprit pas pourquoi cet homme n'était pas satisfait qu'il se sente inutile. Le skinchanger avait adopté la vieille stratégie qu'il faisait toujours avec son ancienne maîtresse. Elle adorait à l'époque qu'il se rabaisse et prouve qu'il était faible. Le léopard était perdu avec cet homme qui n'agissait pas normalement. Il se contenta de le fixer, attendant quelque chose, mais quoi ? Ne recherchait-il pas continuellement sa maîtresse chez les autres ? Il était libre depuis un an, mais au fond, tellement perdu. Il n'avait plus pied avec la réalité et ne savait pas comment gérer tout cela. Parfois il avait tellement envie de baisser les bras, abandonner, tout simplement. Ce serait tellement plus simple, oh oui. Chayton ne voulait plus la télévision, il était dégoûté. Il resta franchement étonné quand l'autre l'insulta. L'ancien esclave ne savait pas trop quoi dire. Faire une remarque quelconque ? Probablement, mais il restait bouche-bée de cette conversation très particulière.

Pour la première fois, il avait l'impression que quelqu'un de se souciait de lui, de manière certes, très particulière, mais c'était se soucier de lui, non ? Non, il devait se tromper, projeter ses fantasmes sur un pauvre Diable. Enfin cette arme affreuse fut rangée et quelque chose s'allégea aussitôt sur ses épaules, il se sentait si calme, en paix, tout simplement. Plus rien ne pouvait l'atteindre à cet instant. Du moins physiquement, car les paroles pouvaient faire aussi mal qu'un corps. La rage traversa Chayton quand l'homme lui dit ce que le léopard devait ressentir. Personne n'avait le droit d'imaginer ou de dire ce qu'il ressentait. Il faisait ce qu'il voulait. Il aurait voulu le hurler. A la place, il serra soudainement la mâchoire et le poing. La colère pulsait en lui comme un second cœur et il se sentit étrangement vivant. Il s'ignorait constamment, étouffant ses ressentis dans une petite boîte et tant pis pour le reste. Non là, il dépassait cela.

« Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire. »

Pas un mot au-dessus de l'autre, au contraire, une colère froide et contrôlée, encore trop contrôlée. Même la voix était calme, trop calme. La colère avait beau lécher ses tripes, il prenait complètement sur lui, s'interdisant de se laisser aller. Après tout la menace planait encore et il préférait éviter de finir en charpie, l'instinct de survie dirons-nous. Il la regarda reculer, se toucher les cheveux et toucher les armoires. Quelque chose d'étrange se produisit. Chayton n'était pas prêt à accepter ce qu'il voyait, des ombres se mouvaient, sa bête voyait bien, mais l'homme occultait pour sa santé mentale. Il était bien d'accord d'accepter l'idée, plus ou moins, de se transformer en léopard, mais il avait ses limites. Surtout que toute cette situation lui rappelait trop les sorciers, il était bien loin de se douter qu'il n'était pas si loin de ce genre de vérité. Ce sourire... Il n'était pas prêt de l'oublier, un sourire d'une marionnette cassée. Il se demanda quand cet inconnu monstrueux allait lui tomber dessus. Mais rien ne vint, sauf des paroles plus étranges les unes que les autres. La mort, il l'avait frôlée de près et l'apprendre ainsi le laissa pantois. Une sueur froide courut le long de son échine. Il laissa l'homme filer, ne voulant surtout pas le rattraper. Le léopard se secoua enfin et sortit à son tour du magasin, tremblant sur ses jambes comme un jeune faon. Il tituba légèrement, mais se reprit à temps.

Il devait fuir, coûte que coûte, sans vraiment réfléchir. Alors il prit ses jambes à son cou tandis que les peacekeepers débarquaient sur une scène de crime qu'ils ne comprenaient pas vraiment. Pas grand chose n'avait disparu, en réalité, rien du tout. Certaines choses étaient juste déplacées, ce n'était à rien y comprendre. Chayton lui, avait parfaitement compris. Caché dans les ombres, il tremblait encore de cette rencontre pour le moins horrible, un goût amer dans la bouche. Il avait vraiment eu chaud pour le coup. Pour un peu il s'en serait pris encore plein la tête, voire plus, la mort cette fois-ci.

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Le voleur volé. [PV Gawain]

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