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 Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]

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MessageSujet: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Lun 8 Déc - 15:37

Des jours banals et normaux, il s’en déroulait des tas. La journée commençait de la même manière, par une ouverture de la boutique au petit matin. Ouverture toute la semaine, fermeture le dimanche. L’odeur fraîche de peinture annonçait les récents travaux entrepris par la jeune antiquaire, travaux qui avaient fait l’objet d’une rencontre imprévue et inattendue. Venaient dont ces jours normaux auxquels s’ajoutait une note de fantaisie et d’inattendu. Cette note, longuement tenue, donnait droit à toutes sortes d’enchantements, distractions et amusements dont les pupilles dilatées des protagonistes avaient donné un charme improbable et extravagant à une journée qui avait débuté de manière étrangement banale. Forrest avait amplement raison de dire que la vie était comme une boîte de chocolats ; on ne sait jamais sur lequel on va tomber. Que ce soit celui à l’alcool ou le plus parfumé, chacun apportait sa touche, comme les couleurs d’une toile de peinture. Aeryn ne se posait même plus la question : Carpe Diem. Pourquoi prévoir chaque jour, autant avancer et voir ensuite ce que cela donnerait. C’était plus simple et plus facile. Le vent la portera là où il voudra bien l’emmener. Ne cherchant pas plus loin, Aeryn se laissait guider ainsi. Personne ne l’attendait, personne sur qui vraiment compter. Autant laisser les choses venir, naturellement, en tout cas pour le moment. Plus tard, quand les choses changeraient, plus tard peut-être qu’il n’en serait plus ainsi. Elle verrait bien.

Même les jours normaux apportaient à l’instar, de mauvais présage. Rien ne pouvait être tout blanc ou tout noir, n’est-ce pas ? Parfois, le soleil ne suffisait pas à apporter le bon présage d’une bonne journée. Parfois, il suffisait d’une goutte de trop pour apporter un mauvais mélange. Huile et eau n’allaient pas ensemble, non miscibles entre eux. Le passé et le présent, c’était exactement pareil. Quand les squelettes des placards finissaient par en sortir, le résultat obtenu promettait d’être explosif. Impossible de prévoir quand ou comment. Il arrivait de manière impromptue, débarquant du jour au lendemain sans prévenir ;  Effet de surprise oblige, il ne donnait pas d’autres choix de l’improvisation, coups de théâtre avec une mise en scène appropriée. Prévoir, c’était la possibilité d’une échappatoire. Atterrir à l’improviste, c’était partir avec une avantage conséquent.

Il entra. Nouveau client, nouvelle tête, à priori, au premier abord. Aeryn le reconnut immédiatement, cette expression sur ses traits le lui prouva également qu’il avait déjà vu son visage. Oups. Il l’avait retrouvée. Pourtant, l’antiquaire n’eut pas peur quand il approcha jusqu’à elle. Evidemment qu’il ne lâcherait pas l’affaire cette fois, et qu’elle ne pourrait se dérober aussi allègrement. L’ancienne escroc ne fuyait jamais les conséquences de ses actes quand elles se présentaient à elle. Il était temps de l’affronter, désormais là. Une solution pourrait se trouver, même si elle savait pertinemment l’existence de solutions radicales. Son père lui avait appris et montré comment réagir en cas de situation extrême. La jeune femme avait retenu la leçon et saurait comment faire en cas de gros problèmes la mettant en mauvaise posture. Pourtant, Nikolaas n’avait rien de bien dangereux, ne ressemblant pas à un tueur. Cela se lisait dans ses yeux et son regard. Il n’était pas payé pour tuer de sang-froid mais l’avait vue et affrontée, cette mort, en face à face. Ils avaient bien plus de points communs qu’ils n’auraient pu le penser. Sans bouger de sa place, restant derrière son comptoir, elle ne tenta pas de s’enfuir ou de disparaître, comme elle l’avait si souvent fait. A la place, elle attendit qu’il se trouve face à elle pour ne faire qu’un seul commentaire, plat et neutre. Comme s’il était prévu que ce jour finisse par arriver, sans savoir quand, comment ou pourquoi.

« Tu m’as retrouvée »

Constat. Simple. Dardant ses prunelles comme affrontant son regard, Aeryn ne fuirait pas. Aujourd’hui, elle affronterait. Quatre ans plus tôt, les circonstances étaient différentes, n’ayant pas un sou, bloquée dans cette impasse dont elle s’était elle-même barricadée. La situation était tout autre maintenant. Un arrangement pourrait se faire, même si elle n’aurait jamais pensé qu’il finirait par la retrouver. Comme le monde est petit n’est-ce pas ? Si petit et si minuscule. Comment s’appelait-elle à l’époque ? Aliénor avait-elle dit pour brouiller les pistes ? Avec un nom sonnant européen, certainement pas grec. Mentir était dans les gênes, dans la famille, mentir lui avait de nombreuses fois sauvé la vie. Peut-être qu’aujourd’hui, cela fonctionnerait encore ?
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Lun 8 Déc - 20:53

« Aliénor, c'est ça ? » demanda Nikolaas.

Bien sûr que c'était ça. Enfin, c'était ça à l'époque. Les temps changeaient avec une rapidité démentielle et l'on ne pouvait se tenir à jour de tout quand on faisait soit-même des mises à jour toutes les vingt-quatre heures pour ne pas se faire prendre par les virus. Il se rappelait très bien de son escroquerie et il pouvait encore en discerner la scène dans le reflet des yeux magnifique de cette jeune femme au charme sans pareil. Il la fixa longuement, dans un silence d'une force tranquille qui n'indiquait aucune agressivité mais qui montrait clairement que c'était du sérieux. S'avançant encore, il posa ses deux mains à plat contre le comptoir, cette futile petite barrière de bois qui les séparait et par dessus laquelle il n'avait qu'à sauter.
Mais il n'était pas un tueur ; et si cette femme le laissait s'approcher si près, c'était qu'elle savait se défendre.

« Ou devrais-je dire...Aeryn ? »

Ses relations et services avaient été clairs. Ils le pouvaient, et ils avaient intérêt, vu le temps qui s'était écoulé pendant ses recherches. Cela avait été très long, mais quand on recherchait le tueur de sa sœur depuis plus de quinze ans pour l'étriper avec tout le sadisme animal dont un être humain pouvait faire preuve, rechercher quelqu'un pendant une poignée d'années pour un ''oubli'' de paiement constituait une distraction accessoire.

« Je suis désolé mais à la relecture de mes comptes, il me semble que vous ayez un retard de paiement sur plusieurs années, est-ce que j'ai raison ? »

Bien entendu qu'il avait raison, mais il n'allait pas débarquer en trombe dans la boutique de la jeune femme avec une armée de garde du corps pour lui casser la figure simplement parce qu'elle n'avait pas payé. Cela arrivait à tout le monde ; même volontairement. Nikolaas pencha légèrement la tête sur le côté de manière à montrer que s'il ne plaisantait pas, il restait tout de même laxiste et ferait au mieux pour que les affaires se déroulent correctement. Les années d'expérience avaient succédé à sa rencontre avec la jeune femme et désormais, il préférait jouer de ses relations plutôt que de les laisser se dérouler d'une manière banale et sans intérêt. Nikolaas n'était pas un homme d'affaires mais un artiste et un artiste aimait jouer.

« Je pense que vous comprendriez que le délai de paiement a ajouté des majorations concernant votre règlement. De ce que j'ai appris sur votre compte vous êtes cependant une femme d'affaires et d'illusions ; entre collègues il me semble que nous pourrions trouver un arrangement, vous n'êtes pas d'accord ? »

Il serai dommage de mettre une balle dans la tête d'une femme au si beau visage.
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Ven 12 Déc - 11:23

Allons Nikolaas, tu n’es pas si idiot quand même … Si ?
Aliénor, ainsi dont il l’appelait encore par ce prénom. Une identité parmi tant d’autres. Se cachant bien de révéler la sienne quand il s’agissait de voler à un de ces riches. Pour vivre et survivre, pour se nourrir, dans l’attente d’une autre solution. Si aujourd’hui elle avait cessé ses activités, son passé l’avait rattrapé pour la faire chanter et la contraindre à d’autres activité frauduleuses la mettant davantage en danger. Et puis voilà que lui revenait, ce qui lui fit comme l’effet d’un boulet de canon. Quand est-ce que ses cadavres cesseraient de sortir de son placard ? Il ne semblait pas suffisamment verrouillé… tout en ressortait. Et voilà qu’il lui sortait son nom. Bien renseigné le petit, à croire qu’elle l’avait sous-estimé. Provocante, elle ne put s’empêcher d’hausser les épaules, faisant mine de ne pas se sentir toucher par les informations qu’il savait. Veillant à filtrer son passé, il ne pourrait en savoir plus que ce qui circulait. Difficile de remonter jusqu’à elle, jusqu’à l’avant son arrivée son Grèce…

« Aliénor, Aeryn, Ambre… j’ai porté tellement de noms différents »

Pour tromper, pour duper, pour mentir et voler. Aeryn lui laissait le doute quant à ce véritable nom qu’elle semblait porter. Au mieux il croirait que c’est vrai, au mieux le doute se profilerait plus facilement, lentement certes, mais sûrement. Et c’était tout ce qui importait, qu’il ne soit pas certain de l’identité. Qu’est-ce que cela lui apportait de toute manière ? Elle avait également son identité de son côté, match nul. Il n’avait finalement qu’égaliser le combat à son avantage, rien de bien effrayant en fin de compte.
Il venait pour son argent, seule chose qui attirait encore les hommes après le sexe. L’oseille. Aeryn était partie sans payer, parce qu’elle n’aurait pu se le permettre, stratégie ô combien idiote que celle d’être endettée vis-à-vis de quelqu’un. Elle s’en était lavée les mains, de cette dette, l’ignorant et la refoulant. Inutile de revenir après des années de son propre chef. Et puis c’était un escroc, comme elle, n’était-il pas plus drôle qu’il se fasse lui-même arnaquer ? Son ego en avait certainement pris un coup, qu’à cela ne tienne, il s’en serait parfaitement remis sans le moindre souci.

« Ah, ça…. Je crois que j’ai oublié, en effet. Vous avez la facture ? »

Le ton mordant ne cessait pas. Aeryn savait ce qu’elle faisait, ou du moins, ne prétendait pas le contraire. Son masque complètement recouvert ne la ferait certainement pas perdre pied. Chacun voulait mener la danse sur l’autre, mais qui l’emporterait ? Il semblait que l’un comme l’autre avait hâte de le savoir, désirant évidemment remporter la manche, ce qui ne faisait nul doute sur la question. Aeryn ne se laisserait pourtant pas prendre de la sorte. Hors de question de perdre au change voyons ! Il pouvait aussi bien la tuer, lui mettre une balle dans la tête, mais il ne semblait actuellement pas armé, alors pourquoi se plier directement aux règles et montrer sa peur ? Il ne servait après tout que ses propres intérêts, ce qui était compréhensible, bien évidemment. Et elle servait les siens, un arrangement conciliant les deux pourrait les aider donc ? A voir, rien n’était moins sûr.

« Tout dépend de ce que vous proposez. »

Il venait réclamer, il ferait donc la proposition. Aeryn ne prendrait la peine de chercher comment effacer sa dette, s'en fichant royalement. A voir par la suite si cela la tentait ou non. Ayant toujours un aval, elle n’allait certainement pas se gêner pour reconsidérer son offre, l’adapter, ou en changer le cahier des charges si cela ne lui convenait pas du tout. La jeune femme n’allait pas se faire marcher ainsi sur les pieds, même si dans l’affaire, elle était en tort. Les escrocs ne se pliaient pas aux bonnes volontés des autres, bien au contraire, ils marchandaient, jusqu’à duper une fois de plus l’autre. Car c’était dans leur nature, dans leurs gênes.
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Sam 13 Déc - 22:47

« Nous sommes deux, visiblement. »

Nikolaas plongea ses yeux dans les siens sans chercher à sonder autre chose que son propre reflet qu'il trouva admirable pour quelqu'un qui ne dormait que quelques heures par nuit, trop occupé à gagner quelques pièces pour se trouver à manger.
Il remarqua que la demoiselle ne pipa mot, comme si elle n'en avait rien à cirer. Peut-être qu'elle avait oublié.

« Oui, au bout de dix ans, j'imagine que ça vous est passé un peu au dessus de la caboche. »

Il haussa les sourcils, l'air de dire « Mais bien sûr... » sans se départir de son sourire condescendant. La facture ? Depuis quand les gens malhonnêtes tentaient-ils des factures ? Non, les factures, c'était dans la tête. Ca servait aux gens sédentaires qui voulaient vraiment faire chier le monde.

« Vous croyez vraiment que j'ai une tête à tenir un livre de comptes tout propre et à courir après tous ceux qui sont pas foutus de payer ? »

Un éclat de rire sincère franchit la barrière de ses lèvres, remontant du plus profond de sa gorge pour secouer ses larges épaules. Si cette connasse lui avait réellement piqué deux semaines de salaire, ce n'avait été que la meilleure occasion d'aller faire un petit tour du côté des quartiers comme le quartier Français, pullulant de bourgeois trop flippés par les éventuels voleurs pour vous soupçonner si vous portiez un veston propre et une cravate en nœud windsor. Même si les deux sortaient de la friperie au coin de la rue.

La jeune femme lui sortir la carte de l'arnaqueur professionnel : tu proposes un truc et c'est moi qui marchande. Avec Nikolaas, ça ne marchait pas ainsi. Il ne proposait pas ; il imposait, en général des techniques radicales d'ailleurs. Sans avoir peur de représailles. Toujours pratique quand la seule chose sur laquelle on comptait réellement avait disparu en fumer. Pas de famille, pas de logis, juste un vieux sac plein de pelures glanées ici et là, et quelques centimes vestiges d'un argent aussi rapidement dépensé que le temps filait.

« Ca dépend. »


Il retira son chapeau et lissa sa moustache.

« Mon côté gentleman demande juste une de vos jolies œuvres en échange. »

Il posa son chapeau sur le comptoir et détacha sa fausse moustache avant de lui lancer un regard profond.

« Mon côté pervers vous demanderai bien de me présenter votre joli postérieur. »


Enfin, il reprit son chapeau, qu'il enfonça profondément sur son crâne de manière à ce que ses yeux disparaissent dans l'ombre.

« Mon côté mafieux veut simplement vous mettre une balle dans la tête pour pouvoir vendre vos organes sur le marché noir. »

Il retira définitivement son chapeau, ce même sourire toujours gravé sur les lèvres comme dans du marbre.

« Quand on a tout perdu ma chère demoiselle, un dessin griffonné en deux semaines ne vaut pas grand-chose s'il suffit de sourire de toutes ses dents pour glaner le triple dans une poche au détour d'une rue obscure. Non, c'était juste un prétexte pour venir vous enquiquiner, et tant qu'à faire, voir si nous ne pouvions pas nous arranger. Pour combien de temps êtes-vous antiquaire dites-moi ? »
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Ven 19 Déc - 0:04

Ils étaient deux. Menteurs, tricheurs, voleurs… deux bons escrocs dont l’un avait un peu poussé le vice pour arnaquer l’autre. Aeryn ne regrettait pas, après tout, c’était un fait, maintenant, plus de possibilités de retourner en arrière. Dix ans. Déjà ? La jeune femme aurait pensé un peu moins… le temps et elle n’avaient jamais fait bon ménage, et voilà qu’il la rattrapait sans prévenir. Décidément pas les meilleurs amis du monde. Ce n’était pas non plus le plus dangereux auquel Aeryn avait eu affaire, mais certainement pas le plus inoffensif. Tout compte fait… elle se serait bien passée de le voir débarquer dans sa boutique. Maintenant qu’il était là, et bien la jeune femme s’adapterait et ferait en sorte de le faire partir comme il était entré, c’est-à-dire sans bavure, ni problèmes. Une tâche qui ne semblait pas des plus compliquées, du moins ce que l’apparence montrait.

« Evidemment. Combien d’escrocs recherchent les arnaqueurs dix ans plus tard ? Vous auriez pu passer l’éponge avec le temps »

Parce qu’elle n’aurait jamais la langue dans sa poche, même dans une situation critique. L’antiquaire jouait sur le ton de la provocation, par simplement amusement. Il semblait irrité, elle lui montrait qu’il ne l’atteignait pas le moins du monde. Est-ce qu’elle avait peur ? Peut-être, à cette question, il n’en saurait rien, ne le percevrait même dans son comportement ou ses attitudes. Mentir et duper, c’était dans leurs gènes, innés et entre eux. Difficile de toucher l’un comme l’autre tant ils avaient tous deux l’art de dissimuler leur passé ainsi que tout ce qui pourrait les atteindre d’une manière ou d’une autre.

Des trois côtés, aucun ne lui plut. Mais aucun ne lui déplut. Disons qu’il y avait de l’intérêt en chacun d’eux. Son côté mafieux ne l’effraya, du moins à l’heure actuelle des choses. Il était le genre d’homme capable de pointer une arme sur celle d’une personne, mais, pouvait-il tirer ? Cela, elle le lirait dans son regard une fois l’acte opéré, pas avant. Du reste, un bel homme comme lui… après tout pourquoi pas. Quant à lui refiler une pièce de la boutique… vu le bazar, elle ne remarquerait même pas l’absence de ladite œuvre.

« Lequel de ses côtés vous tenterait le plus ? »

Mordante, elle sourit. Aeryn ne tenterait pas une vaine fuite, acceptant d’assumer les conséquences de ses actes. Parfois l’on gagne et parfois, l’on perd… il faut savoir reconnaître sa défaite, ce qu’elle assurait pleinement. Et puis, le danger ne semblait pas vraiment présent… Ce n’était qu’un escroc, comme elle. L’avantage qu’ils soient l’un et l’autre pareils, c’est qu’elle pouvait anticiper les coups à l’avance… et qu’il pouvait inévitablement faire de même. Un match qui semblait prendre la tournure d’un nul. Inintéressant. Aucun des deux partis ne souhaitait perdre, autant jouer le jeu et faire en sorte d’avoir une carte d’avance.

« Le temps que cela me chantera. Une fois lassée, je changerai. »

Des réponses concrètes et précises, pas son genre. Aeryn gardait sa liberté en ne faisant pas de promesses vaines. Il voulait la monnaie de sa pièce, qu’il cherche ce qui pourrait le contenter. Elle jouait, encore et toujours, provocante comme jamais. Il devait très bien comprendre son attitude n’est-ce pas ? Certaine qu’il employait également ses propres méthodes pour détourner l’ennemi.

« Un intérêt particulier pour l’une de mes œuvres ? La pièce originale de votre chef d’œuvre n’est plus, malheureusement. Un bien beau travail que vous aviez fait là. »

Petit compliment pour la flatterie. Pour le fun et le jeu. Honnêteté ou non, le masque était visiblement présent, Aeryn jouait ce rôle qui n’était pas le sien… Dans le fond, Nikolaas n’avait jamais eu l’occasion de voir son véritable visage… et ne risquait pas de l’entrevoir.
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Ven 2 Jan - 23:22

Passer l'éponge ? Effectivement, c'était quelque chose qu'il faisait à chaque fois qu'il changeait de costume, donc de personnage. Il passait l'éponge sur son maquillage comme il passait l'éponge sur la courte vie de ce rôle qu'il laissait tomber pour le reprendre peut-être plus tard...ou pas.

« C'est vrai. Je suis quelqu'un d'unique. Je n'ai aucune affaire sur le feu actuellement, je me suis dit que comme je passais dans le coin, l'ennui était le bon prétexte pour venir vous embêter. »


Haussant les épaules, il lui adressa un clin d’œil. Allait-il réagir aussi légèrement lorsqu'il se retrouverait devant son demi-frère, qu'il recherchait depuis plus longtemps, pour quelque chose de beaucoup plus grave. Dix ans et une croûte impayée, qu'est-ce que c'était à côté du décès d'une partie de sa chair par une partie de sa chair...
Un prétexte pour aller emmerder la jolie dame qui devait se sentir bien seule dans sa grande boutique habitée par plein de trucs poussiéreux tout sauf vivants.

Une fois de plus, elle lui laissa le choix du rôle qui lui tentait le plus. Il passa en revue les différentes propositions qu'il venait de lui faire et dut avouer qu'il ne saurait dire laquelle correspondait à son humeur actuelle, puisqu'il en avait proposé trois.

« Celle qui fera effet le plus longtemps, je suppose ? Reste à savoir laquelle. »

Car une fois qu'il en aurait terminé avec elle, il n'aurait plus rien à faire et devrait trouver une autre occupation. Il n'obtenait actuellement aucune nouvelle de son demi-frère qui contrairement à cette jolie joueuse, prenait un malin plaisir à se cacher, Chayton avait certainement d'autres trucs à faire et Livio, en bon charlatan discret, se révélait introuvable si ce n'était pas lui qui se lançait à votre recherche ; il faudrait qu'il lui apprenne, un jour.
Rester jusqu'à ce qu'elle se lasse, tiens, ça lui rappelait quelqu'un.

« Je vois ce que vous voulez dire, c'est la façon dont je procède également. »


Effectivement il devait avouer qu'ils se ressemblaient beaucoup. Provoquer, aller de l'avant, sans jamais se retourner, changer de nom, de visage et d'expression en permanence, et surtout, toujours assumer les conséquences de ses actes. Ils auraient pu faire un beau petit couple si la confiance pouvait seulement exister dans ce genre de métier.
Aeryn fit allusion à ce qui les avait amenés à se rencontrer dix ans auparavant, faisant se retourner Nikolaas sur les différentes œuvres qui peuplaient la grande salle digne des plus grands cabinets de curiosités du monde.

« Mon chef d’œuvre ? Vous plaisantez. Une vieille croûte sans importance et bonne à brûler quand on sait reconnaître les jolies choses. A-t-elle au moins fait le bonheur de votre client ? Ce serait déjà ça de pris. »


La flatterie, jolie cerise en haut de la coupe de glace de l'hypocrisie. Ironique et insincère, mais bon, toujours bonne à prendre...
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Dim 4 Jan - 17:15

L’ennui, une chose qui n’existait pas chez les escrocs. Voyons. Ils n’étaient pas fait de ce bois-là, ils vivaient de sorte de ne jamais se languir de leur existence. N’avoir rien à faire devait avoir son utilité, son importance. Chez les manipulateurs, il n’existait pas de pause qui ne soit que pur divertissement. En surface, c’était le cas, mais au fond… la raison s’y plongeait, invisible et inodore.
Aeryn émit un rictus rempli de sarcasme. Ben voyons, comme si elle croirait pareil mensonge. Première règle d’une escroquerie : ne dévoilez la vérité qu’avec parcimonie.

« Et vous allez me faire croire que vous vous ennuyez… »

Et il ne s’attendait certainement pas à ce qu’elle y croit. Un jeu, voilà à quoi ils jouaient. Le jeu du chat et de la souris. Qui attraperait qui à la fin ? Qui aurait qui entre ses filets ? Le jeu ne précisait pas de date de fin, rien n’empêchait l’autre de récidiver si besoin, rien n’empêchait le mensonge de se poursuivre. Au premier qui se mordrait la queue ! Les paris étaient ouverts. Lui donner trois options ne semblaient pas lui facilité la tâche au contraire, l’escroc ne savait plus où donner de la tête ! Un sourire se fendit naturellement sur les lèvres de la jeune femme. L’espièglerie ne l’avait pas quitté en dix ans. La maturité par contre avait fait un bond en avant. A l’époque, s’il l’avait retrouvée, il l’aurait croqué à pleine dents sans encombre. Le temps avait changé la donne, le jeu se jouait plus facilement d’égal à égal maintenant. Lui donner trois possibilités, c’était déjà lui rendre service, pas question de lui prendre la main pour l’aider à choisir en fonction du bénéfice qu’il pourrait en tirer.

« Ne compter pas sur moi pour vous aider davantage »

Il était intéressant, comme personnage, une bonne équipe qu’ils pourraient faire, si seulement l’un comme l’autre pouvait avoir ne serait-ce qu’un semblant de confiance. Deux escrocs ensemble apportaient des étincelles supplémentaires, deux cerveaux de génie pour deux fois plus de méfaits, et peut-être même, le casse du siècle. Malgré les apparences, la demoiselle tentait de redevenir honnête, les derniers restes de sa duperie lui ayant coûté cher. Difficile de reprendre une vie honnête quand le passé vous rattrape et vous fait payer avec force le fruit de vos erreurs. Subir le chantage d’un tiers ne lui plaisait, une solution pour y mettre fin lui manquait, mais un peu de temps lui suffirait pour la trouver et la mettre en application. Patience et longueur de temps… l’eau qui dort fait bien plus de ravages qu’attendu. Endormir la vigilance de son ennemi nécessitait du temps, ce dernier ne pouvant s’acheter.

« Vous m’en direz tant »

C’était comme voir son propre reflet à travers le regard de l’autre. Ils se ressemblaient bien plus qu’ils ne le laissaient croire, au moins d’en être troublant. En ayant assez de se tenir debout, Aeryn s’accouda à son comptoir, pour ensuite s’asseoir sur le comptoir, faisant toujours face à ce faussaire. Amusant qu’ils se retrouvent, après tant de temps. Etonnant qu’il ait cherché une occupation lambda en la retrouvant. Ce n’était qu’un prétexte, qu’une excuse. Il avait forcément quelque chose en tête, quelque chose qu’il ne jouerait pas tout de suite, comme une carte planquée dans sa manche. Le poker, pas un jeu de hasard, simplement de la triche. On bluffe, on ment, pour tromper d’adversaire, le mettre dans le doute, le pousser à miser davantage et le plumer. Etre honnête n’avait plus lieu d’être dans un monde où le vice et la corruption régnaient en maître de l’ombre. Personne ne le voyait, personne ne s’en doutait, jusqu’à faire éclater un scandale disons… une demi-décennie plus tard ?

« Un chef d’œuvre, je maintiens. Une vieille croute que mon client a mis cinq ans à démasquer. N’avez-vous pas lu les journaux ? »

A l’époque, l’affaire avait fait le tour. Pauvre milliardaire fortuné qui retrouvait l’œuvre originale acquise dans une vente aux enchères par un autre. En attendant, Aeryn avait filé très loin avec le butin amassé par l’œuvre d’art. A ces yeux, cela sonnait comme une œuvre d’art, qui avait trompé bon nombre d’amateurs, comme des professionnels. Charlatans. Quand on ne sait différencier l’original de l’imposture, on rend son diplôme.

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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Ven 20 Mar - 23:04

« Peut-être est-ce de vous que je me languis. » avança Nikolaas.

Il la regarda poser son coude contre le comptoir. Ses yeux suivirent ensuite les courbes de son corps se mouvoir tandis qu'elle s'asseyait, soudainement fatiguée de son discours, à moins qu'elle ne prenne une position plus confortable pour s'abreuver davantage de ses paroles pourvues du sens qu'elle voudrait bien saisir. Son machisme inné lui aurait certainement soufflé qu'il avait fini par l'attendrir, jusqu'à ce que la raison du comédien repousse cette hypothèse trop facile par le fait que les yeux de la belle Aeryn n'exprimaient pas le moindre sentiment. Ou peut-être tant de nuances à la fois qu'il devenait impossible de saisir une seule couleur. Alors dans ces cas là, il suffisait de choisir, et Nikolaas choisit la variation séductrice de ses yeux sombres, à laquelle se couplaient ses lèvres précisément ourlées, comme si elle avait été elle-même calculée en une œuvre d'art.

Ses répliques se firent évasives et ses yeux semblèrent le défier de venir la chercher. Etrangement il ne subsistait entre eux que ce comptoir d'antiquaire qu'il lui suffisait de chevaucher pour se saisir de la nymphe qui demeurait sans lui demander de prendre congé. Malgré cela Nikolaas crut lire dans ses yeux qu'un monde les séparait. Malgré leur proximité presque intime, l'aérienne Aeryn, oiseau de malheur, semblait demeurer définitivement inaccessible.
La professionnelle s'exprima sur cette pâle copie de son talent en les termes d'un chef d’œuvre qui le laissèrent de marbre. Un bon comédien ne mettait aucun cœur à l'ouvrage : même lorsque l'on paignait, on se mettait dans la peau d'un personnage, celui qui regarde la scène que l'on transcrit sur la toile. De tous les personnages qu'il avait pu incarner depuis, Nikolaas avait donc bien évidemment oublié celui-ci, qui avait fini par se confondre dans ses souvenirs, puis dans les milliers de nuances de la toile fondamentalement illusoire de son existence.

« Je n'en ai pas le souvenir. Les rumeurs ne donnaient pas, et ne donnent toujours pas à manger. »

Contrairement à la somme colossale qu'elle lui devait. Une goutte d'eau dans le budget qu'elle maniait chaque jour d'une main de maître, mais pour Nikolaas de quoi subsister jusqu'à la fin de ses jours s'il gardait ses exigences actuelles, étouffées dans le manque de moyens.
Nikolaas leva les yeux sur les murs, espérant trouver une horloge qui relancerait d'un coup de baguette laissée tomber dans le silence par Aeryn cette conversation sans fond qui leur faisait perdre leur temps. Son regard finit par capter l'heure de ce milieu d'après-midi, avant de descendre en une ligne brutale sur le visage de l'antiquaire.

« Dites-moi, à quelle heure finissez-vous ? Si vous n'avez rien de prévu par la suite je serais ravi de vous inviter à prendre un verre en souvenir du bon vieux temps. »

Il se redressa. Alors, le cliquetis régulier de l'horloge qui venait de le renseigner lui sembla curieusement régulier tout d'un coup, comme si le temps reprenait son cours et que leur curieuse discussion ne figurait qu'un aparté sans valeur.
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Mar 24 Mar - 23:08

La provocation sur ses traits se dessine, aussi envoutante et amusante que mesquine et sournoise. D longs serpents semblaient l’entourer pour l’attraper dans les filets de l’imitateur qui semblait n’attendre qu’un faux pas pour l’emporter avec lui. Sa chute, sa descente aux Enfers, elle qui paraissait si bien jouer avec l’illusion et le miroir de sa réalité. D’aspirations différentes en ressemblances troublantes, leur danse envoutante, bercée d’un jeu du chat et de la souris ne semblait pas sur le point de cesser. Caractères similaires leur duo serait mortel pour qui en serait la victime. Leurs aspirations opposées ne permettaient nullement qu’une équipe les composant tous deux ne se forme. Ne jamais dire jamais, qui sait, ils pourraient parfaitement réussir cette étape avec succès, si seulement les deux partis parvenaient à s’entendre…
Un regard dans le sien, un sourire fendu, pas de doute qu’Aeryn brisait sa propre glace avec finesse, masquant allègrement ses pensées actuelles. De la peur, ou crainte, aucune envers l’artiste, certaine de savoir prendre la situation sous contrôle pour s’en démener dans la seconde. Le passé rattrapant le présent, la maturité avait fait évoluer l’adolescente de l’époque pour rendre la femme actuelle bien plus coriace que le dernier souvenir qu’elle lui avait laissé. Pas de couleur sur ses traits, les mélanges de blanc et de noir se succédaient en gris aux nuances folles, portant les pensées de l’antiquaire à controverse. La malice, la dissimulation pour avoir un coup d’avance, en tout lieu, en tout temps. Pas question de laisser le piège se refermer sur elle, c’est libre comme l’air qu’elle s’échapperait.

Ils s’amusaient, comme des enfants dans leur jeu. Cap ou pas cap. Se dévisageaient lentement avec malice et amusement. Frais retournement de situation pour des faussaires professionnels, se laissant guider par la brise jusqu’à la prochaine porte pour les accueillir, pour les laisser entrer et se faire dépouiller. Ils s’amusaient, mesurant néanmoins la dangerosité du fil entre eux ; Aeryn mettait l’huile sur le feu, patientant que le brasier se déclenche, et s’élève entre eux, les attirant à lui pour se brûler les doigts. A quoi bon ne pas chercher à courir un risque quand il y avait un ? Où serait le challenge de laisser les choses telles qu’elles, sans les provoquer ? Aeryn cherchait la petite bête, la titillait, et la provoquait allègrement, prenant un malin plaisir à la chercher. Elle le savait joueur, et il n’en serait certainement pas dérangé le moins du monde de la voir se comporter ainsi avec lui, n’est ce pas ? Prunelles brillantes elle voyait l’invitation qu’il lui fit comme une aubaine de renouer avec le passé, ou même de l’arnaquer une fois de plus,… qui sait ce dont chacun pouvait être capable ?

« Quelle amabilité ! Que me vaut cet honneur ? »

Boire un verre avec lui, alors quelques instants plus tôt, ce dernier souhaitait obtenir réparation. Fier retournement de situation. Mais s’il croyait l’avoir dans la poche, il se trompait lourdement. La jeune femme ne marcherait pas dans ce petit ménage, et ne le laisserait pas non plus conserver le moindre avantage. Mais soit, elle acceptait évidemment de se laisser tenter dans ce petit jeu. Une aubaine pour poursuivre leur petit manège.

« Je suis mon propre employeur, je peux fermer maintenant »

Sourire provocateur, c’est assez rapidement qu’elle inscrivit la fermeture exceptionnelle deux heures plus tôt. A la vue de l’affluence journalière, elle ne gagnait rien à finir ces heures, les lundis ne grouillant pas de monde pour les affaires.
Elle l’emmena dans le bar du coin, celui qui servait toute la journée et leur permettrait de parler en toute discrétion, à l’écart sur une table où ils pourraient parler affaire ou règlement de compte sans être dérangé.

« Si vous m’invitez à boire un verre c’est certainement parce que vous avez quelque chose en tête… je me trompe ? »

Provocation, en tout temps en tous lieux.
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MessageSujet: Re: Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]    Ven 3 Avr - 10:38

« Etre invité par un gamin des rues vivant sur les fonds de poches des autres ne me semble pas figurer comme un honneur. » avait simplement répondu Nikolaas, un sourire malicieux sur les lèvres tandis qu'il la regardait fermer le magasin.

Ils s'échappèrent de son local à l'odeur de vieilleries et contre toute attente, ce fut Aeryn qui décida où les emmener. Nikolaas ne parut pas surpris. Il avait l'impression d'avoir trente ans de moins et de jouer au ballon avec la jeune femme : on avait beau jouer cordialement, on ne saurait jamais où notre compagnon décidait de lancer la balle la prochaine fois, ni avec quelle force.
Sa compagne éphémère sembla vouloir causer affaires puisqu'elle les guida dans le recoin le plus éloigné de bar dans lequel ils pénétrèrent. Ils se frayèrent un chemin dans l'endroit respectablement rempli et lorsqu'ils s'installèrent à la dernière table libre, encore chaude et remplie de son ancienne présence par ses verres vides, Nikolaas eut la certitude qu'ils ne seraient pas dérangés.

Jamais fatiguée, Aeryn attaque directement, froide et vivace, telle un serpent dardant de sa langue fourchue. Nikolaas poussa le verre du précédent occupant comme s'il le gênait pour voir la jeune femme alors que son regard se situait bien au dessus et s'appuya contre le mur avec lequel il entretenait une proximité qui aurait pu paraître gênante.

« Si j'ai quelque chose dans la tête c'est le souvenir de votre beauté adolescente que vous m'avez autrefois laissé. Que pourrais-je avoir désormais puisque mon simple espoir de salaire s'est envolé, en vérité, à la seconde où vous avez quitté mon atelier ? »

Si les faits s'étaient reproduits avec son expérience actuelle, Nikolaas n'aurait jamais fait crédit et surtout, aurait vu dès le départ que la jeune femme n'aurait de toute façon jamais payé. Ses yeux se fixaient sans jamais demeurer immobiles. Ses iris se figeaient mais derrière, ses pensées fluctuaient, comme un animal qui craint d'être attrapé. Et Nikolaas n'avait pas envie de jouer à la tête chercheuse. Pour l'instant son principal objectif était Maarten, et s'il avait eu à attendre quinze ans pour retrouver son frère, sa dernière rencontre avec Aeryn remontait à bien moins que ça.

« Je cherche une seconde personne depuis des années et j'ose supposer que lorsque je la rencontrerai de nouveau, elle se sera casée, certainement avec une nouvelle famille et quelque chose d'honnête pour gagner son pain. Pourquoi ai-je du mal à vous imaginer mariée et nulle part ailleurs que dans l'illégalité ? »

Il leva un sourcil pour appuyer sa déclaration d'un point d'interrogation poilu. Si Nikolaas et ses comparses avaient pris la fuite et le jeu de rôle comme un train de vie, il se demandait ce que pouvait en penser une femme, n'ayant jamais travaillé avec ce genre de spécimen. Loin de lui l'idée des clichés stupides enchaînant une femme à une cuisinière et à une batterie de marmots mais il n'y connaissait tout simplement rien aux femmes...en tous points de vue. Aeryn usait-elle de ses charmes physiques pour faire affaire ou ses mots demeuraient-ils sa seule arme ? Quoique bien utilisés, comme il avait pu précédemment en juger, Nikolaas pouvait affirmer aussi que ses courbes pouvaient constituer un argument redoutable.

« Je crois que si je n'étais pas tombé amoureux de vous autrefois ce tableau n'aurait jamais quitté mon atelier. »
conclut-il à haute voix.

Un serveur se glissa vers eux en serpentant difficilement entre les tables. Lorsqu'il atteignit la leur, il récupéra le verre précédent en leur demandant ce qu'ils comptaient boire. Nikolaas qui tournait généralement à la bière commanda cependant un café noir.

[Plot twist out of nowhere BONJOUR ! ♥]
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Stop running you clever girl, and remember [Nikolaas]

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