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 Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)

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MessageSujet: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Lun 8 Déc - 18:43

Comme un lâche, il avait fui, n’osant même plus revenir. Son étoile l’avait fait fuir. Pour quelle raison ? Parce qu’il se posait bien trop de questions, interrogations qui lui donnaient l’impression que sa tête allait exploser. Littéralement parlant, il avait décidé de se tenir éloigné des femmes pendant quelques temps, celles qui lui plaisaient et l’attirer. L’amour et ses attraits, pas vraiment quelque chose qui le tenterait. S’il avait la maturité suffisante dans divers domaines, celui de l’amour était de loin le plus obscur à ses yeux. Des chemins sinueux, des embûches, ô combien le désir pouvait être grand et fort… ô combien il pouvait également reculer de trois mètres quand il ne se sentait pas en confiance. Les livres avaient beau lui en apprendre énormément sur l’art de la séduction, le charme, la galanterie, les histoires d’amour finissant la majorité du temps mal- regardez Pelleas et Mélisande, Roméo et Juliette ou encore Tristan et Iseult- faisaient fuir notre jeune homme à vitesse de la lumière. Préférant se focaliser sur son travail et sur les tâches administratives que lui incombait sa responsabilité de chef de pompier, Orfeo se vidait également la tête en sortant avec quelques amis boire un coup. Et fuyait le Masquerade au possible, trop honteux de son précédent comportement.
Il n’avait jamais remis dans le bar, ni pour une représentation de la pianiste, ni pour y boire un verre, fuyant l’établissement comme la peste, ne souhaitant pas croiser Isis. Pour quoi faire, pour dire quoi, bafouer, encore une fois ?  Hors de question que cette situation n’ait encore une fois lieu, il allait sauver son honneur en s’en faisant rien, en passant à autre chose. Des femmes, il en rencontrerait d’autres, et ce n’est pas parce qu’il lui seulement offert des fleurs qu’Orfeo devait lui faire le grand show de la séduction.

Le temps guérit le mal être qui vous ronge et il finit par oublier cette fille sur lequel il avait eu un fantasme. A force de ne plus la voir, de croiser le chemin d’autres jeunes femmes avec la conversation fut plus simple et plus entraînante, il avait fini par passer à autre chose, ayant fui comme un lâche. Jouer un rôle ne lui ressemblait, le grand jeu de séduction sorti, il s’était rendu compte que ce n’était pas lui, ça, simplement un rôle à jouer. Aimer une femme, aimer une personne ne devait pas susciter un jeu de rôle où l’on changerait du tout au tout. Leçon numéro un d’un homme en mal d’amour.
Sa permanence terminée, Orfeo quitta la caserne au petit matin. Une nuit passée et deux interventions en tout, autant dire qu’il avait connu bien plus stressant comme nuit. Préférant marcher à pied, il passa par Congo Square aux alentours de sept heures du matin, au moment où les Starbucks et autres magasins de vente de caféine venaient d’ouvrir leurs portes, prêt à vendre des litres et des livres de carburant pour les travailleurs avertis. Et c’est là, dans ce jardin qu’il traversait, qu’il croisa la route d’Isis. Son étoile était là, et il allait la croiser. La reconnaissant au loin, il ne sut comment réagir au premier abord. Tel un enfant, ses joues manquèrent de prendre une teinte rosée, mais c’est sans compter sur la brise hivernale qui les garda au frais, lui évitant un moment de gêne imprévu. Prenant son courage à deux mains, Orfeo se prépara à affronter cette jeune femme, son regard et probablement ses questions pour avoir fui la dernière fois. Ce n’était qu’un rêve, la dernière fois, ce n’était pas lui, c’était une personne bien trop paniquée et sûre d’elle. Orfeo, pourtant avait ce caractère affirmé que quotidiennement il usait dans sa profession. Pourquoi ne se comporterait-il pas de la sorte avec les femmes plutôt qu’en vulgaire adolescent ? Il changeait la donne et de stratégie. Si elle avait beau être belle comme dans ses souvenirs, le pompier avait appris à prendre un certain recul de ses sentiments pour ne pas se laisser submerger. Comme au boulot, comme quand il trouva Myla par terre, blessée et sur le point d’accoucher en sang. Face à Isis, il pouvait faire abstraction de tout sentiment également et se montrer incroyablement calme. Ce qu’il fit quand il la croisa et la salua.



Dernière édition par Orfeo Renzacci le Jeu 19 Fév - 21:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Ven 19 Déc - 2:31

    Une nuit de boulot comme les autres, enfin presque, disons qu'elle n'a pas été plus mouvementée ou plus calme que d'habitude. Les videurs sont intervenus une ou deux fois, guère plus à l'intérieur du Masquerade, rien d'extraordinaire en somme. Après la fermeture j'étais donc rentré chez moi comme à mon habitude, rien ne semblait me faire sortir de mon quotidien, de ma routine, rien, mais les apparences semblaient être contre moi. Une fois dans mon appartement, j'essayais de dormir mais ce fut tout simplement impossible, pour une raison que j'ignorais. C'était fort facheux, surtout que je ne travaillais pas le lendemain, alors si je me retrouvais à passer une nuit blanche alors que j'aurais dormir presque toute la journée, ce ne serait pas bon pour moi. J'arrivais toutefois à fermer un oeil au bout de plusieurs minutes, peut être bien une heure de somnolence, où je tournais à l'intérieur de mon lit comme s'il me faisait mal. Je ne saurais dire ce qui m'arrivait mais une fois endormie, je faisais un rêve très étrange, un rêve dont je me réveillais en sueur quelques minutes après m'être véritablement endormie. C'était incroyable, mais ces quelques minutes de sommeil m'avait encore plus fatigué qu'autres choses, paradoxal, mais dans cette ville, plus rien ne pourrait m'étonner quoiqu'il arrive. Il semblait clair que je ne dormirais pas maintenant, peut être dans la journée, je serais déphasé mais peu importe, il faudrait que je dorme à un moment ou un autre. Je regardais l'heure, il était à peine six heures du matin, une heure où normalement je dors tout le temps ou presque mais pas aujourd'hui. Que devais-je faire ? Je décidais de me lever, je n'arriverais pas à dormir, c'était une certitude, quoique je fasse, mon esprit pensait inconsciemment à des choses sans doute, mais je n'en avais pas conscience, alors ça ne m'aidait pas dormir. Je décidais alors de prendre quand même une douche, pour me changer les idées, peut être qu'elle m'aiderait à dormir, me relaxant mais cela eu l'effet inverse. Au contraire, je ne sentais plus la fatigue, même si j'étais persuadé que cela ne durerait pas. Si je ne dormais, il me faudrait donc tourner à la caféine toute la journée. Au vue de l'heure, il serait bien pour moi de me trouver un petit café en dehors de mon appartement, c'était une certitude, parce que je n'avais pas envie de rester chez moi. Pour une fois que j'étais levé à une heure pareil, il fallait que j'en profite, c'était si rare. Je sortais, il était dans les sept heures du matin, et mes pas me menèrent en direction de Congo Square. Pourquoi là-bas ? Je n'en savais strictement rien, mon cerveau semblait être en mode automatique, cela en serait presque flippant, mais bon, je ferrais avec que voulez-vous. C'est alors que je le vis, Orfeo. Je ne m'attendais pas à le voir par ici, honnêtement, je ne m'attendais pas à le revoir. Depuis qu'il m'avait offert ces belles tulipes, je ne l'avais pas revu au Masquerade. Avais-je agit sottement ce soir là ? Non, je ne le pensais pas, mais peut être avait-il eu peur de voir que je pourrais l'intéresser, je ne saurais dire car il était partie si précipitamment que je n'avais pas tout compris. Que faisait-il ici ? Je ne le savais pas, peut être qu'il n'arrivait pas à dormir lui aussi alors il se promenait. Peut être qu'il allait commencer sa journée de travail. Finalement qu'est ce que je connaissais de lui ? Rien ou presque, il était amateur de tulipes, de belles musiques, et je connaissais son prénom mais cela s'arrêtait là.

    " Orfeo, quelle surprise de vous voir ici. "

    Et je lui servais un petit sourire, sans passer par la case baiser sur la joue. Je n'avais rien dans les mains, mais j'avais l'intention de m'acheter un café, peut être qu'il en avait envie lui aussi ?

    " J'avais l'intention de me prendre un café, ça vous dit ? "

    Mais peut être que je m'essuierais un refus, je ne savais pas à quoi m'attendre, c'était une vérité. Il semblait être le parfait gentleman, mais bizarrement, si j'avais à faire physiquement au même homme, je ne savais pas s'il en allait de même mentalement parlant. Il faut dire que le cadre était bien différent, plus commun, même si pour moi, justement, ça sortait du commun, ça sortait du Masquerade.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Mar 23 Déc - 20:49

Les rêves sont ceux qui vous aident à traverser ces moments difficiles et compliqués de la vie. Parfois, il suffit d’une petite chose et votre quotidien s’en retrouve chamboulé, perdu. Pourtant il suffit simplement de penser à autre chose et ce sourire finit par se dessiner sur vos lèvres, pour un rien. Spontané, il est tout simplement vrai et vivant. Il vous apporte ce que vous n’imagineriez pas. L’optimisme est une chose ô combien rare que beaucoup n’arrivent jamais à avoir et croiser sur le chemin de leur vie. Le  pessimisme les poursuit, inlassablement et sans raison. Et il le laisse approcher, toujours trop près, jusqu’à leur ronger la moindre parcelle de vitalité qui leur restent.
Orfeo avait vécu des heures bien sombres, et pourtant, avait toujours fait preuve de cet optimisme que beaucoup lui auraient certainement envié. Simplet, il voyait le monde différemment, sous un angle constamment positif. Comment pouvait-il en être autrement ? Il avait à l’époque même pardonné à sa famille ce qu’il lui avait fait. Ses pouvoirs s’étaient développés et il s’était amusé avec cet homme qui lui avait tout appris, toujours avec ce même élan, cette même joie de vivre, cette bonne humeur omniprésente. Pourtant, elle n’était plus. Désormais comme le commun des mortels, Orfeo avait découvert haine, rancœur, amertume, mensonge. Il avait vu dans le jeu de certains, il a pu observer comment son monde avait tourné. Pourtant, l’optimisme restait en lui, parfois, quand il repensait à ces douces années. Son jardin secret, ce qu’il ne retrouverait certainement jamais.

Dans cette rue à une heure aussi tôt, il ne pensait qu’à une seule chose : rentrer se reposer. Fatigué de cette garde, il avait même manqué de la reconnaître quand il la croisa. Le cadre était différent, si ordinaire et peu conventionnel. Ce n’était qu’un rêve après tout, et maintenant, elle lui semblait si ordinaire que c’en fut presque choquant. Qu’est-ce qu’il lui avait donc pris la dernière fois ? Certainement que le monde lui semblait trop mauvais et que, pour une fois, il avait cherché à se changer les idées. Les femmes de son époque ne ressemblaient nullement à Mathilde de la Mole ou Jane Eyre. Elles étaient émancipées et libres, sachant ce qu’elles voulaient. Déroutant pour le jeune homme qui semblait ridicule en leur compagnie. Il n’y avait qu’à regarder Myla parfois, elle savait parfaitement ce qu’elle voulait, et il se sentait complètement pris au dépourvu d’un tel comportement, comme perdu. Pourtant, il fit preuve de retenue et d’un certain sang-froid, se retenant sur certaines choses. C’était mieux ainsi. Il appréciait la jeune femme, mais pas à accepter de se laisser ridiculiser une fois de plus , pas comme la dernière fois. Et puis, s’ils parvenaient à garder leurs distances l’un comme l’autre, la conversation se passerait sans encombres.

«  Et moi donc. Votre service s’est terminé trop tard ?  »

Le Masquerade semblait fermer relativement tôt pourtant, il l’aurait pensé en train de dormir mais pas déjà debout à cette heure-là. C’est d’un sourire poli qu’il lui répondit, peu bavard à une heure où il avait envie de bailler et de se jeter dans les bras de Morphée. Sa proposition lui  fit arquer un sourcil étonné quand elle lui fit la proposition pour un café. Cherchait-elle à comprendre les raisons de son départ subi de la dernière fois ? Il espérait vraiment que non, que le sujet serait clos et qu’ils n’en parleraient pas. C’est d’un sourire encore une fois poli qu’il refusa l’offre,  peu enclin à avaler la caféine qui le laisserait en éveil pour les prochaines heures.

« A cette heure, j’aurais plutôt besoin d’aller me coucher. Je peux vous accompagner le prendre, si vous voulez. »

Voulant se montrer poli, il n’avait pas osé lui faire un refus total, souhaitant pourtant rejoindre son lit pour s’y avachir et ne plus penser à rien. Il redoutait cependant la question qu’elle pourrait lui poser, et pourtant ne fuyait pas comme il aurait dû le faire. Est-ce que l’on repartait sur de bonnes bases ?

HJ : Si besoin que je modifie un truc, tu me dis ! Je trouve ma réponse vraiment bof ><
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Jeu 25 Déc - 2:45

    Oui, j'étais étonnée de le voir ici, je dois bien l'admettre, mais à vrai dire, l'inverse était encore plus vrai. Jamais je n'aurais du me trouver ici à une heure si matinale, mais que voulez-vous, parfois, on ne choisit pas trop de quoi sera composée notre journée, et pour le moment, elle était inédite, totalement décalée par rapport à mes habitudes, mais ça ne me dérangeait pas de déroger à celles-ci, au contraire, cela m'avait permis de croiser Orfeo. Cet homme était une énigme pour moi, car, je ne savais pas à quoi m'attendre avec lui, vraiment, cela me paraissait tellement bizarre qu'il soit partie peut de temps après que notre discussion commence au Masquerade. Je réfléchissais à ce que j'avais pu dire, ou faire pour qu'il prenne peur de la sorte et c'est là que mon cerveau entra en ébullition, qu'il se mit à chercher le pourquoi du comment. Pourquoi avait-il agit de la sorte ? Je devais réussir à comprendre, à savoir. Je lui souriais, et en le regardant, je le voyais derrière son bouquet de tulipes, tout allait bien à ce moment là, nous parlions des gens insensibles à la musique, nous étions l'un en face de l'autre et là, je lui touche la main. C'est à ce moment là qu'il est partie, qu'il a prit peur, interprétant ceci comme peut être une trop grande affection, je ne sais pas, mais il me semble que c'est à ce moment là qu'il a prit peur et qu'il est partie. Pourtant, ce matin, il n'a pas peur, comme si notre première véritable rencontre n'avait jamais eu lieu, je ne sais pas, c'est tellement troublant. Peut être qu'il se montre simplement poli avec moi, je ne sais pas, je ne comprends pas pleinement ce qui se passe dans sa tête. Le contexte peut être changeait également la donne, dans la rue pour le moment, mais très vite nous allions nous retrouver à l'intérieur d'un café néanmoins. En tout cas, je lui dis que je suis surprise de le voir, mais lui aussi est surpris de me voir. Il me demande si mon service s'est fini tard. J'aimerais que cela soit ainsi mais non, ce n'est pas le cas.

    " J'aimerais que cela soit le cas mais non, j'ai passé une nuit courte et agitée, alors je suis sortie de chez moi pour prendre l'air. Vous êtes matinal vous aussi en tout cas. "

    Alors qu'en vérité ce n'était pas le cas, il finissait lui son travail, et il désirait dormir mais j'allais l'en empêcher durant quelques minutes encore. Je lui proposais donc un café puisque j'allais en prendre un mais il refusa poliment, il n'en voulait pas. Cependant, s'il le désirait il pourrait prendre à loisir un autre breuvage si cela lui convenait. Je compris alors qu'il avait du finir son travail.

    " Oui, je comprends, vous venez de finir votre travail de nuit, si je comprends bien ? Qu'est ce que vous faites comme travail d'ailleurs ? Je ne le sais même pas. "

    Et je souriais un peu. Oui, je me rendais compte que la question était un peu indiscrète puisque finalement, on ne se connaissait pas le moins du monde, même s'il m'avait dit qu'il aimait ma musique. Enfin, bon, le contexte était différent, j'essayerais cette fois-ci de ne pas faire de bourdes, même si la dernière fois, je ne pensais pas en avoir commise, mais bon, vous savez, les hommes sont parfois un peu bizarre, je dirais même un peu dépassé parce qu'ils ne connaissent pas. En tout cas, je marchais vers le café le plus proche, il prendrait ce qu'il désirait, je l'invitais, donc ce serait moi qui payerait.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Sam 3 Jan - 1:41

Orfeo était un homme qui se souciait des autres. Son métier le lui montrait d’ailleurs. Nul besoin d’appliquer des mots ou des paroles, il lui suffisait d’agir pour le montrer. Chaque jour, des personnes composaient leur numéro et les pompiers s’appliquaient à leur tâche, s’occupant de ceux pour qui le temps pouvait leur être fatal. Des incendies, il y en avait fort peu, heureusement d’ailleurs. Des nids de guêpes et d’abeilles, dans une ville comme la Nouvelle Orléans, tout dépendait du secteur et du type de demeure. Ces insectes se logeaient facilement dans les cheminées, mais pas que. Durant l’essaimage du printemps, les essaims se logeaient un peu partout, et il n’était pas rare d voir apiculteurs et pompiers travailler en équipe pour y remédier : l’un pour récupérer une ruche, l’autre pour éradiquer ces maudites guêpes inutiles. Les abeilles au contraire méritaient toute leur attention, grandes protectrices des humains et actuellement en voie de disparition pour des causes bien inconnues. Il était tout cela, il aidait autrui, grands comme petits. Parce qu’il avait au fond, toujours eu ce cœur-là, celui d’un Orfeo simplet ne pensant que du bien des autres, ne pensant qu’à cette possibilité que le monde était beauté et honnêteté avant que ses yeux ne s’ouvrent pour y lire toute la dureté du monde. Dans cet élan optimiste, il souhaitait pourtant croire qu’il serait capable de tenir le coup face à la violence et le mauvais fond des hommes, qu’il avait lui aussi, malheureusement.

Il s’inquiétait un peu. Le manque de sommeil marquait le signe d’une fatigue mais également d’un mal être personnel, certainement. Dans chaque anomalie du quotidien se cachait une raison. Parfois visible, trop souvent inconsciente, beaucoup l’ignoraient, la plaçant sur le compte d’une futile banalité. Il ne s’agissait souvent pas que de cela, malheureusement. Trop souvent, le mal provenait d’un endroit que l’on cherchait à fuir, parce qu’il était effrayant.

« Vous devez prendre soin de vous et vous reposer. »

Conseil, mais également devoir envers elle, pour se respecter et respecter son corps. La santé était le facteur le plus important de la vie. Du reste, tout n’était qu’une série de problèmes qui ne ferait que passer les uns après les autres, si ce n’est pour certains d’entre eux, tous en même temps. Ils n’étaient pas le plus préoccupants selon Orfeo, mais la santé, elle, permettait d’avancer chaque jour, c’est pourquoi elle devait être excellente. D’un sourire, il répondit à sa question, pas vraiment gêné ; après tout, ce n’était nullement un secret, loin de là.

« Je suis pompier. »

En mettre plein la vue en frimant par son grade ne l’intéressait nullement, c’est pourquoi il n’avait fait aucune précision supplémentaire, se mettant à l’échelle de tous. C’était ainsi qu’il avait démarré, ainsi que sa vocation allait. Maintenant, son grade le cloisonnait la plupart du temps dans un bureau à gérer des tâches administratives dont il se passerait parfois bien. Orfeo demeurait un homme d’action, pas un passif donnant des ordres et les faisant exécuter. Si quelqu’un trempait les mains dans le cambouis, il faisait de même si nécessaire.
Suivant la jeune femme jusqu’au café, il ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui allait suivre. Finalement, jusqu’où voulait-il la connaître ? Allait-il se laisser guider par ses lubies adolescentes ou au contraire agir en homme et voir comment la suite s’ensuivrait ? Tout n’était pas aussi simple que les livres qu’ils avaient lus, où l’auteur ne cesse de pointer du doigt chaque signe évident d’une possible alchimie entre les deux personnages. C’était à lui de les chercher par lui-même ces indices, et pourtant il se semblait comme perdu, et bien incapable de les décoder tout seul. Alors quoi, attendre et voir ce qui s’ensuivrait ? Possible. Il ne perdait rien à le faire après tout non ?

« Je ne prends rien pour ma part, merci bien »

Refusant poliment l’invitation, ils venaient d’arriver au café où le serveur les regardait dans l’attente de noter la boisson que chacun prendrait. Gêné, il ne souhaitait nullement laisser la jeune femme payer pour lui. Un léger bâillement tenta une sortie, qu’Orfeo tenta de contenir un tant soit peu. Qu’elle ne se vexe pas, c’était simplement Morphée qui l’appelait dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Ven 9 Jan - 0:09

    Oui, il m'arrivait comme ça de temps en temps de passer de mauvaises nuits sans que je ne comprenne le pourquoi du comment. J'avais mal dormi, très mal même, alors je me retrouvais là, de bon matin à parler avec Orfeo qui était lui aussi matinal. Enfin, en vérité, ce n'était pas le cas, il finissait sa journée de travail plutôt, puisqu'il avait travailler toute la nuit dans je ne sais trop quoi pour le moment. C'est vrai que je ne connaissais rien de lui depuis qu'il m'avait offert ces tulipes au Masquerade. Je ne l'avais d'ailleurs même jamais revu là-bas depuis quelques semaines, comme si tout d'un coup, il s'était désintéressé de moi et de ma musique, mais peut être était-il tout simplement bien occupé par son travail voilà tout. Il suffisait que je performe sur scène et qu'il soit simplement à son travail. Cela paraissait finalement logique vu comme ça, mais tout n'était pas aussi simple quand on y regardait de plus près. Peut être qu'il m'évitait véritablement, je ne saurais vous le dire concrètement. La vérité était pourtant ailleurs. Je m'en fichais finalement pas mal qu'il m'évite ou pas, je ne le connaissais pas, mon coeur n'était épris d'aucune sensation à son contact, mais avant d'éprouver quelques choses dans ce genre là, je devais apprendre un peu à le connaître, que nous devenions au moins un peu ami ne serait pas du luxe si jamais nous devions aller un peu plus loin. Mais ce cadre de rencontre était tellement différent du Masquerade, je n'en avais plus l'habitude à vrai dire. Je passais tellement de temps au cabaret que tout ce qui pouvait se passer autour m'était presque étrange. En vérité, en dehors de ce lieu, de mon appartement et de l'hôpital, je ne me baladais jamais dans la Nouvelle-Orléans. En tout cas, je disais ouvertement à Orfeo que j'avais passé une mauvaise nuit. Il me disait donc que je devais me reposer et prendre soin de moi. Je souriais à cette phrase, il semblait toujours être cet homme bienveillant qui se soucie de vous, du moins, il était comme ça quand il était à proximité, mais au delà, je n'en savais rien.

    " En général, c'est le cas, mais pas cette nuit, ça arrive de temps en temps, sans que je ne comprenne véritablement pourquoi. "

    C'est vrai, en général le sommeil n'était pas quelques choses qui m'échappait si facilement que ça, mais cette nuit, cela avait le cas, sans que je ne comprenne consciemment pourquoi. Inconsciemment, je devais le savoir, je devais me douter de quelques choses qui allait arriver peut être. Il me dit alors qu'il était pompier. Quel beau métier, je ne l'aurais pas cru être là dedans. En vérité, je ne voyais pas du tout ce qu'il pouvait faire de nuit, mais si c'était cela, c'était tout à fait louable, car même si j'étais une jeune femme gentille, je n'avais pas le cran pour aider les autres au delà d'un certain seuil. Je ne me voyais pas devenir pompier un jour en tout cas.

    " C'est un métier formidable, vous avez bien du mérite. "

    Oui, c'est une réplique moisie, bateau, on avait déjà du lui dire des milliers de fois. En même temps, je n'allais pas lui dire que son métier ne servait à rien et qu'il gaspillait de l'argent pour rien, ça n'avait pas de sens, alors je souriais un peu, timidement parce qu'il le fallait. Nous arrivions alors au café, il ne voulait rien prendre alors que je le lui aurais offert de bon coeur, mais je ne le forcerais pas.

    " Je prendrais un expresso s'il vous plait. "

    Le serveur ne prit pas la peine de noter cela sur son petit carnet, la commande semblait être simple à retenir pour lui en tout cas. Je fixais Orfeo, je ne savais pas quoi aborder comme sujet alors je me décidais à parler de son métier.

    " La nuit n'as pas été trop difficile ? Vous avez eu beaucoup d'intervention à faire ? "

    Et je souriais une nouvelle fois, je ne voulais pas le mettre mal à l'aise en lui posant cette question par exemple.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Mar 20 Jan - 20:51

Un métier formidable, tout de suite les grands mots. Orfeo faisait ce travail en rapport avec son passé, d’une certaine manière, et ne voyait nullement en quoi le mérite avait une place là-dedans. Ce n’était qu’un boulot comme un autre, et il contribuait de son mieux à la tâche. Si elle savait à quoi il occupait ses nuits durant les ennuyeuses permanences où il se chargeait de paperasse, elle ne dirait pas qu’il avait du mérite. Cette impression de ne pas travailler ne lui plaisait pas, homme dans l’action attendant la moindre urgence à se mettre sous la dent. D’un bref hochement de tête, il la laissait dire, sans apporter de justification. La fatigue le guettait, les bavardages ne semblaient être à l’ordre du jour, lui qui se serait volontiers passé de prononcer un mot pour rejoindre les bras de Morphée. Il restait, cependant. Cette fille… il y avait quelque chose chez elle. Il ne savait pas trop quoi en penser également. Ces émotions, ces sensations… il ne les avait encore jamais ressentis avant. Ne s’étant guère intéressé aux femmes, la perspective d’une vie actuellement stable et de sa nouvelle indépendance ouvrait le chemin du possible. Tout pouvait arriver, et la curiosité jouait avant tout un rôle chez Orfeo qui n’en finissait pas de se poser tous un tas de questions sur à peu près tout.
Il ne savait pas, mais attendait de voir ce qui s’ensuivrait, comme un livre qu’il venait tout juste d’ouvrir et dont il dévorait ligne après ligne pour en découvrir le contenu et découvrir la suite de l’histoire.

C’est d’un bâillement qu’il l’entendit prendre commande et que le serveur, l’observant, lui fit remarquer qu’il aurait bien besoin d’un café également. Le meilleur remède pour l’empêcher de dormir pendant les quelques prochaines heures, ce qu’il voulait tout au plus éviter. D’un sourire, il assura que tout allait pour le mieux pour lui et qu’il allait se réveiller, du moins le temps qu’ils discutent tous deux.

« Ce fut plutôt calme en vérité. Rien de bien passionnant pour tout vous avouer, ce qui n’est pas plus mal. On se passerait bien de catastrophes mettant en danger la population. »

Les nuits les moins agitées sont souvent celles qui fatiguaient le plus. Orfeo se sentait lassé à chaque fois, alors qu’il n’avait strictement. Ne pas agir apportait parfois l’effet inverse : finalement, il n’en tirait pas un bon bénéfice, de ne rien faire. Autant s’épuiser pour quelque chose d’utile plutôt que d’errer à ne rien faire. L’importance pourtant de ses permanences demeurait grande : il ne pouvait délaisser son travail de la sorte. Il ne pouvait pas, parce que la population s’appuyait pourtant sur eux pour être présents en tout temps. Prétention évidente de se croire aussi important, cela n’en demeurait pas moins le cas.

« Vous avez également un beau travail : celui de faire rêver »

Pour un instant, éphémère et pourtant si vivant. Pour un moment il se perdrait, pour une fraction de seconde, la musique viendrait à lui, et elle l’enivrerait de ces jolies couleurs. Ce don, ce n’était pas rien, ce qu’elle dont elle semblait capable ; pourtant, elle n’imaginait peut-être pas l’étendue de ses capacités actuelles. Tout ne monde n’avait pas ce talent, tout ne pouvait se vanter de pouvoir faire ressentir, à travers le cœur, les parcelles de l’âme, pour les faire vibrer à un rythme effréné. A côté de cette faculté, son travail semblait des plus banals, après tout, avec une formation, tout le monde était capable de faire ce qu’il faisait.

« Tout se passe bien pour vous ? »

Banalité affligeante dans ses propos, il n’avait aucune idée de la manière d’aborder les choses. Parler, pourquoi pas mais de quoi ? Les sujets et lui, cela faisait deux… et pour tout dire, il pourrait effectuer une dissertation sur la beauté des matelas de lit sans aucun souci, pris soudainement d’un nouveau bâillement.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Jeu 22 Jan - 16:17

    Un métier formidable ? Pour moi, cela avait toujours été le cas, les pompiers font un métier que je ne ferrais, je n'en aurais pas le courage, ni les capacités physiques. Pour ces dernières, il me faudrait un grand entrainement, et j'y arriverais sans doute. Ma condition physique que je pouvais entretenir au Masquerade n'était pas forcément très importante, il faut bien se le dire. Il m'arrivait parfois de courir un peu pour servir les clients mais ça n'avait rien de comparable à lutter contre un feu ou pour aller chercher quelqu'un dans un endroit improbable, du moins, c'était l'idée que je m'en faisais, mais sans doute ne font-ils pas tout les jours des actes aussi héroïques. Peut être qu'il n'avait fait qu'aider une vieille grand mère à se relever alors qu'elle avait chuter au sol, rien de glamour, mais la vie n'est pas toujours aussi palpitante qu'on le voudrait bien. Il ne me dit rien de plus à ce niveau, comme si finalement, ce que je disais n'avait aucun rapport avec son métier. Je ne savais pas trop quoi en penser, mais le serveur vint prendre notre commande, enfin la mienne car visiblement, Orfeo ne désirait rien. Il semblait fatigué, je ne prendrais pas trop de son temps, sans doute avait-il dans l'esprit de dormir un peu et il était tombé sur moi, ou l'inverse, je ne saurais tellement vous dire. Il me dit alors que la nuit avait été assez calme en vérité. Il me dit qu'il préférait cela à ce que la ville soit en feu, chose que je pouvais allègrement comprendre. Vu de ce point de vue là, la donne changeait un peu pour moi. Il avait toujours du mérite, encore plus même dans des circonstances aussi ennuyeuses. Enfin, je sais que je préfère quand il y a un peu de monde au Masquerade que quand il n'y a absolument personne, mais c'est personnel. Il faut disons un juste milieu entre activité et ennui.

    " Oui, c'est sur qu'il est mieux que la population soit en sécurité, mais sans doute est-il meilleur d'avoir un juste milieu entre activité et ennui. "

    C'était mon point de vue, et peut être en aurait-il un différent. Il me dit alors que j'avais un beau métier, celui de faire rêver, enfin, en partie, quand je jouais du piano, sinon, je ne faisais pas vraiment rêver. Je souriais en tout cas à cette remarque.

    " Je ne sais pas si faire rêver est aussi important que sauver des vies, mais en tout cas, les deux sont indispensables à mon sens. J'essaye de faire ce que je peux à mon niveau. "

    Enfin, si les gens rêvaient en permanence, enfin, que leur vie aille dans le bon sens, techniquement, il n'y aurait pas besoin de les sauver, mais c'est en général bien plus compliqué que cela malheureusement. Il me demanda alors si tout se passait bien pour moi, ce qui était globalement le cas.

    " Oui, tout se passe bien, après, il y a toujours des hauts et des bas, comme partout, je suppose, mais c'est ainsi. "

    Le serveur apporta alors ma commande, et je le gratifiais d'un petit sourire lui donnant quelques centimes de plus que le prix de ce que je lui devais. Je ne savais pas combien de temps j'allais rester avec Orfeo, mais je voyais bien qu'il semblait encore plus fatigué que moi qui avait passé une mauvaise nuit. Je ne le retiendrais pas trop longtemps, je ne voulais pas abusé de sa générosité en restant avec moi finalement.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Mar 27 Jan - 18:30

Il faisait partie de la sécurité de la ville. Vu sous cet angle, cela lui conférait davantage d’importance qu’il ne s’en serait donné. Ce n’était pas pour autant qu’il allait se monter la grosse avec cette histoire, son métier lui parlait, avait une signification bien plus essentielle qu’une simple rentrée d’argent mensuelle, et cette seule perspective de ne rien faire, et se sentir inutile ne lui plaisait simplement pas, sans pour autant le dégouter. Il verrait bien avec le temps les perspectives que cela engendrerait. Rien n’était encore arrivé, et puis, tout se prédisposait à lui : pourquoi ne voir finalement qu’un avenir fermé, au lieu d’ouvrir les frontières du possible ? C’était peut-être là la clé du problème : avancer, se trouver une place dans le monde, et s’installer, dans un endroit à un moment, puis évoluer, une fois encore. Stagner, c’était mourir, c’était se laisser petit à petit aller, se laisser entrainer dans les ténèbres. Finalement, qu’avait-il à perdre à tenter d’avancer malgré les vents contraires ? Il lui suffisait simplement d’apprendre, il lui suffisait simplement… d’ouvrir une porte et de s’élancer dans l’inconnu, les yeux fermés. Comme ça.
C’est d’un sourire qu’il répondit. Il était loin d’être l’homme à plaindre, il était loin d’avoir une quelconque inutilité et de frôler l’ennui au point de penser à autre chose.

« Je ne vais me plaindre de mon travail, il y a bien plus ennuyeux que moi ! Regardez, par exemple… je n’ai pas d’exemple en fait »

Laissant tomber sa phrase, abandonnant ses propos en chemin, il se ravisa avec maladresse. Il allait vraiment finir par être ridicule à force de ne pas avoir la langue dans sa poche. Il se trouvait parfois, désespérément. Oui, complètement, le genre de personnes qui faisait gentiment mais que l’on n’osait pas moquer en face. Orfeo n’avait rien de méchant, mais parfois, sans même s’en rendre compte, il semblait incroyablement… niais. Comme un enfant qui découvrait le monde. D’une certaine manière, c’était un peu le cas, il apprenait à comprendre cette nouvelle vie après avoir vécu aux enfers.

« Moi aussi »

S’il pouvait faire mieux, il n’hésitait pas.
Et puis, le blanc. Orfeo n’avait jamais été bien doué pour les conversations, en fin de compte, ressentant encore cette même gêne que lors de leur première rencontre. Incapable de pouvoir faire quoi que ce soit, ni même dire quelque chose, il cherchait les soi-disant signes, regards et autres, susceptible de le mettre sur la voie. Rien, à moins qu’il ne soit juste pas suffisamment adroit pour le remarquer et le voir. Pourtant, il n’avait pas l’impression de susciter le moindre intérêt pour Isis. Au moins, une bonne chose de faite, il ne se bercerait pas dans un bal d’illusions sans la moindre signification. Un bâillement le prit un de plus s’ajoutant aux autres.

« Bon. Euh… je crois que je devrais vous laisser. »

Il se sentait idiot, et bête à la fois ; il ne se sentait pas lui. Alors peut-être que si elle l’empêchait de partir, il resterait encore un peu… il ne savait pas. Les femmes, malgré tout ce qu’il avait pu lire d’elles, lui apparaissaient toujours aussi mystérieuses et incompréhensibles. La peur de se prendre un râteau pour la première fille qui lui plaisait, fantasme d’une nuit, très peu pour lui… alors il attendait, comme si quelque chose allait finalement arriver. Notre gaillard n’avait rien d’entreprenant. S’il considérait la femme comme une flamme, ce serait peut-être plus simple, au moins se jetterait-il corps et âme à son assaut.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Jeu 29 Jan - 15:37

    Je me sentais bien en sa compagnie, mais étais-ce vraiment réciproque ? Je ne saurais le dire exactement, car il m'avait l'air sur les rotules, fatigué par sa nuit de travail. Il fallait bien avouer que je ne l'avais pas croisé au meilleur moment sans doute et je ne voulais pas abuser de sa compagnie si c'était pour qu'il finisse par me détester, n'est ce pas ? Il n'allait pas me détester tout de suite, pas avec simplement ceci, mais il baillait un peu trop souvent. J'osais espérer que ma compagnie n'était pas si ennuyeuse que ça, mais je ne le pensais pas. Si ma compagnie était si mauvaise, il ne serait pas venue me voir avec des tulipes la première fois, n'est ce pas ? Je n'en savais strictement rien, je devais avouer être un peu perdu avec Orfeo, il était si unique. Je ne vais pas dire qu'il est anormal, non, mais il y a quelques choses en lui qui le rends différends des autres hommes que j'ai pu connaître, sans savoir véritablement pourquoi. Je lui parlais donc de son travail, je lui disais qu'il fallait un juste milieu entre activité et ennui. Il me dit donc qu'il n'avait pas à se plaindre, que son travail n'était pas pire qu'un autre. Il voulait me citer un exemple mais il en fut incapable malheureusement comme si son cerveau était en mode "je veux dormir" ce que je pouvais allègrement comprendre. Je souriais à cela, sans me moquer, il semblait être vraiment au bout du rouleau le pauvre. Peut être qu'il fallait mieux qu'il rentre chez lui plutôt que de subir ma présence, je m'en rendais bien compte, une autre fois serait mieux appropriée sans doute, je le pense en tout cas. Mais je ne veux pas le chasser, ou le forcer outre mesure à rester auprès de ma personne, ces traits sont tellement tirés que la fatigue se lit facilement sur son visage. Je lui dis donc que nos deux métiers sont essentiels à la survie de chacun, que j'essaye de faire de mon mieux et apparemment lui aussi essaye de faire de son mieux.

    " Je pense que c'est normal d'essayer de faire de notre mieux, c'est une attitude professionnelle qui veut que nous agissions de la sorte. "

    Enfin, pour ma part ce n'était pas autres choses quand je servais des verres. J'essayais cependant de mettre toute ma passion lorsque je jouais du piano, afin de faire vivre aux gens quelques choses d'unique, même s'ils n'étaient pas forcément réceptifs à tout les efforts que je pouvais faire pour eux bien entendu. En tout cas, la conversation semblait limitée, comme si Orfeo en face de moi n'arrivait pas à me parler. Etais-ce moi ? Etais-ce la fatigue ? Etais-ce sa nature timide ? C'était sans doute un peu de tout cela à la fois, je le pensais en tout cas. Il semblerait que je restais quelqu'un d’inaccessible pour lui, comme si j'étais sur un piédestal trop haut pour qu'il puisse véritablement m'atteindre. C'est alors qu'il me dit qu'il allait me laisser, enfin qu'il voulait me laisser. Je fis une petite moue de déception à ces paroles, mais je ne voulais pas le forcer à me tenir compagnie après tout.

    " Oh, vous êtes sur que vous ne voulez pas rester un peu ? Enfin, si vous êtes fatigué, je ne voudrais pas abuser de votre présence. "

    Oui, j'avais bien remarqué les bâillements et ces yeux qui étaient brillants. Il avait sommeil, il était fatigué alors selon son bon vouloir, il pourrait rester ici ou s'en aller.
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MessageSujet: Re: Love keep us blind : Open your eyes ! [Isis] (Terminé)   Jeu 19 Fév - 21:26

Il n'y arrivait pas, ne comprenait pas d'ailleurs son comportement, ne savait même pas pourquoi il agissait ainsi alors que cette fille ne semblait être que le fruit d'une fascination, ni plus ni moins. L'approcher, la connaître, pour finalement se dire que ses sentiments semblaient n'avoir aucun lien avec l'amour sous la forme à laquelle il avait pensé, n'était qu'une illusion, à laquelle il s'était laissé bercer. Il ne l'avait jamais vraiment connu, rêveur transi espérant un jour pouvoir le connaître et le toucher avec un grand A. Pour finalement se dire que cela ne pouvait pas être elle. Il y avait ce petit quelque chose entre eux qui leur manquait, ce semblant de gêne entre eux qui les laissaient un peu l'un comme l'autre, à se regarder dans le blanc des yeux sans avoir l'un comme l'autre le courage de passer de l'autre côté pour voir ce qu'il allait s'y passer. Peut-être au fond que l'un comme l'autre ne se sentait prêt à franchir le pas, pas prêt à démarrer quelque chose chacun de leur côté. Il avait décidé de ne pas forcer les choses, probablement par crainte que cela ne colle plus. Les questions s'enchainaient, les interrogations de l'homme le submergeaient, crainte irrationnelle que cela ne se passe pas comme prévu. L'inconnu avait une forte dose d'adrénaline, goût d'aventure quand il était question d'aider les autres dans l'exercice de sa profession. Quand il était question pourtant de femmes, le jeu n'était sensiblement plus le même, étonnamment. Orfeo devenait silencieux, passif, en retrait en attendant que quelque chose ne se passe.

Ils parlaient, et pourtant ils semblaient tous deux être dans une amitié naissante qu'une profonde idylle. Aucun des deux ne semblaient très doué pour le flirt, la conversation tournait autour de banalités plutôt que de chercher à se plaire l'un l'autre. Etrange comment ils se comportaient tous deux, ce dont Orfeo ne tenait pas rigueur pour ne plus faire attention ni se poser la moindre question, trop éreinté.
Quand elle lui proposa de rester encore un peu, il hésita, se demandant s'il allait encore rester un peu ou s'il se laissait entrainer plus rapidement vers son lit qui l'appelait depuis bien trop longtemps. L'idée de rester pouvait être tentante, cependant, il ne souhaitait pas laisser le blanc de nouveau s'installer entre eux, celui qui le poussait à se poser trop de questions. Pour contrer cette future angoisse, il préféra décliner l'offre, se sentant complètement nul et inutile de surcroît.

" Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je ne souhaiterai pas non plus vous retarder. Au plaisir madame Whitefield."

Il tirait sa révérence, abandonnant une fois une quelconque opportunité d'apprivoiser cette demoiselle, abandonnant même ces futilités là-dessus. Il y avait des femmes imprenables, intimidantes et certainement Isis en faisait partie. Il ne saurait jamais comment faire pour pallier à cela. En tous cas, ses méthodes, il devait sacrément les revoir... et pour Isis, c'était complètement raté.
C'est avec politesse qu'Orfeo quitta Isis, lui faisant un petit sourire aux lèvres de politesse. Il sortit de l'établissement, puis bifurqua sur la droite en direction de son appartement.

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