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 Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}

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MessageSujet: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 7 Oct - 15:07


THE HUNTER'S SEASONS
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ce qu'il faut savoir



› Avant les jeux

Chacun d’entre vous a été tiré au sort dans sa zone au cours de l’Appel (ou s’est porté volontaire pour prendre la place de quelqu’un d’autre), avant de rejoindre la capitale en train accompagné de votre hôte ou hôtesse respective ainsi que de votre mentor (ancien élu de votre zone ayant remporté une édition précédente des Hunter’s Seasons). Ces derniers vous accompagneront tout au long de la préparation aux jeux, chargés de vous aider à vous attirer les faveurs du public (en obtenant des sponsors) et de vous conseiller pour survivre au mieux dans l’arène.

Une fois à New York, vous avez subi un entrainement intensif, en vue de faire de vous un combattant apte à remporter la victoire finale. Ensuite, vous avez été soumis à l’épreuve des interviews, show télévisé où vous avez du répondre à plusieurs questions afin de permettre au public de mieux vous connaitre et vous apprécier : être le chouchou du public permet en effet par la suite de se faire envoyer des parachutes, avec à l’intérieur des denrées, des armes, et autres choses nécessaires à votre survie. {Vous pouvez vous en procurer via le système de points ici}



› Le déroulement des jeux

Il existe cinq arènes, plusieurs affrontements auront donc lieu simultanément et seront tous retransmis en direct à la télévision. Il y aura ainsi plusieurs vainqueurs, un par arène : sachant qu'il y a six élus par arène.
L'entrée dans l'Arène se fait à partir d'une pièce exiguë, située sous terre. On accède au terrain grâce à un tube de verre permettant de remonter à la surface, une Voix faisant le décompte à mesure que celui-ci s’élève. Moment de solitude précédent l'affrontement, bien souvent considéré comme une véritable torture. Un bon moyen pour faire monter le stress et l'adrénaline. Face à tous les participants, se situe un lieu dans lequel se trouve diverses armes et sacs comportant du matériel et de la nourriture en tout genre pour survivre à l’extérieur plusieurs jours : il s’agit de la corne d’abondance. Attention toutefois, les plus expérimentés profitent souvent de ce moment pour faire une véritable boucherie et éliminer les moins méfiants. Il s’agit donc d’être extrêmement rapide, ou bien de s’en passer et de compter sur les faveurs du public pour obtenir par la suite le nécessaire à votre survie via des parachutes.

Dotés d’une arme ou non, de vivres ou non, survivre dans l’Arène n’est facile pour personne. Chacun aura sa propre technique, ses propres astuces pour s’en sortir le plus longtemps possible. Faites comme bon vous semble du moment que vous ne vous faîtes pas prendre et que vos tentatives pour rester en vie divertissent. Les juges sont ceux qui ont la possibilité d’agir à tout moment sur les Arènes, d’en changer la météo, de déclencher des pièges afin de rabattre les candidats (un incendie au beau milieu de la nuit, un fort orage en pleine journée, lâcher des créatures féroces, des invasions de guêpes tueuses… etc) dans une zone bien précise, afin de pimenter le spectacle et de satisfaire le public.

Des caméras sont disposées un peu partout dans l’arène, mais elles sont presque toutes visibles par les élus. Certaines zones sont toutefois non couvertes, les métamorphes y ont ainsi la possibilité d’y trouver des vêtements afin de se changer lorsqu’ils reprennent forme humaine et sont ainsi complètement nus. Les juges ne vous laisseront pas rester très longtemps dans ces abris, si vous décidez d’y rester immobilisé, ils se chargeront de vous en sortir par divers stratagèmes… mieux vaut pour vous ne pas vous y éterniser si vous souhaitez éviter autant que possible les ennuis.



› Les autres Elus


Tybalt Blackstone - Zone 4
Physique : Des traits particulièrement marqués, qui montrent le caractère endurci de cet homme et révèlent la difficulté des épreuves qu'il a pu traverser. Un visage plein de charme qui peut aisément effrayer, son regard de glace peut vous figer le sang s'il vous regarde de travers. Possède une carrure d'athlète bien entretenu avec des muscles parfaitement dessinés.
Age : 32 ans, 95 en réalité
Caractère : Violent - Arrogant - Courageux - Opportuniste - Hypocrite - Sadique - Séducteur - Brutal - Cynique
Force : Ancien tueur en série mettant en scène ses scènes de crime par l'usage de la magie noire avant de les découper en morceaux (on le surnommait "Le Boucher"), il a été condamné à mort et exécuté pour ça. Particulièrement dangereux, il a aussi un avantage considérable sur les autres : il n'a rien à perdre. Les combats à main nue ne lui font pas peur non plus.
Faiblesse : Même s'il est rusé et audacieux, il ne fait pas vraiment dans la finesse, les stratégies des autres combattants pourraient le mener à sa perte s'il baisse sa garde.

Laryta Jonhson - Zone 2
Physique : Laryta est la parfaite représentation de la femme fatale. Blonde, yeux de biche verts, plantureuse. Elle attire tous les regards, suscite la jalousie des femmes et l’envie des hommes.
Age : 27 ans
Caractère : Déterminée - Fière - Rusée - Combattive - Froide - Sûre d’elle.
Force : Laryta excelle dans le combat au corps à corps. Cette métamorphe a de plus la capacité de se transformer en vipère : sa morsure est mortelle dans les heures qui suivent.
Faiblesse : Sa trop grande confiance en elle.

Stew Macfield - Zone 2
Physique : Petit, blond, toujours hirsute et fâché avec son rasoir. Les yeux bleus clairs, le regard fuyant. L'allure de celui qui s'apprête toujours à faire un mauvais coup par derrière, voyou sur les bords.
Age : 28 ans
Caractère : Égoïste - Imprévisible - Brutal - Fonceur - Acharné - Puéril - Caustique - Solitaire
Force : N'hésitera pas à tuer pour sauver sa propre peau, c'est un combattant à ne pas sous-estimer en dépit de son physique qui semble ne pas s'y prêter.
Faiblesse : Comme le disait Sartre "L'Enfer c'est les autres", il a beau être prêt à tout pour vaincre et ne pas avoir froid aux yeux, il n'est pas forcément le mieux bâti pour gagner. Il est de plus accro à l’héroïne... une crise de manque serait mal vue en pleine arène.

Lila Hallward - Zone 3
Physique : Physique: Lila est une charmante demoiselle à la chevelure de feu et aux grands yeux bleu/gris.
Age : 20 ans
Caractère : Forte - Douce- Déterminée - Attachante
Force : Sa maîtrise du tir et de l’arbalète.
Faiblesse : Lila n’a pas vraiment confiance en elle, et n’a jamais eu la carrure d’une battante.

Jackson Rosenberg - Zone 2
Physique : Visage osseux, cheveux châtains et crépus. Son front est aplati. Ses joues sont creuses. Épaules étroites. Silhouette particulièrement fine. Il ne prend jamais un seul gramme ! Yeux vifs couleur azure. Physionomie toujours enjouée.
Age : 21 ans
Caractère : Drôle - Sensible - Détaché - Altruiste - Loyal - Courageux -Idéaliste
Force : Ayant antérieurement intégré l’armée, il manie l’intégralité des armes à feu ! Encore faut-il qu’il y en ait sur le terrain. De plus, il a subit un entraînement physique intensif, présentant toutes les facultés militaires nécessaires. Ses blagues incessantes pourront surprendre ses adversaires !
Faiblesse : Il peut se laisser facilement gouverner par ses émotions, représentant la générosité incarnée. De plus, il n’a pas le physique de Schwarzenegger, ni l’intelligence d’Einstein.




› Ordre de Passage

◈ 1 - Stain E. Greyjoy - Zone 1
◈ 2 - Cora S. Di Mercurio - Zone 1



› La fin du jeu

Quand l’un des participants se fait tuer, un coup de canon retentit dans toute l’arène. Pour certain tuer sera un jeu, un plaisir. Pour d’autres, cette épreuve est insurmontable. Les dangers de l’Arène ne résident pas seulement dans ses participants. Si l'Elu ne se fait pas tuer par l’un de ses adversaires, il peut aussi mourir de cause naturelle. La nuit venue, les images des morts de toutes les arènes (avec leur nom et leur zone de rattachement), y compris ceux des arènes dont vous ne faites pas partie, s’il y a eu durant la journée, s’affichent dans le ciel par magie : cela permet aux élus de voir quels adversaires il leur reste à éliminer. A noter que vous ne pourrez pas tuer votre partenaire de RP, mais que vous aurez la possibilité d’exterminer les PNJ dont les caractéristiques sont inscrites ci-dessous. Ainsi la victoire finale sera accordée au dernier des deux qui sera debout, le moins amoché. Face à face lors de ce combat, une Voix fera un décompte lorsqu’elle constatera que les deux adversaires sont à bout, et que l’un a clairement le dessus sur l’autre. La fin du jeu en cours est annoncée par un coup de canon. Le dernier Elu à rester debout, s’il y en a un, est alors désigné Vainqueur.
Applaudi par les habitants de la Capitale et ceux de sa zone, il a alors la possibilité de s’installer dans la zone 1 (s'il n'y réside pas déjà), lui et sa famille, pour y vivre dans le luxe et le confort. Il peut aussi retourner dans sa zone, et vivre à l’abri du besoin sans jamais avoir à travailler... jusqu'aux jeux suivants où il pourra être tiré au sort. Chaque gagnant des jeux se voit aussi offrir un pass qui lui permet de se rendre d'une zone à l'autre en toute légalité. Pour les perdants survivants, nulle pitié : ils sont humiliés publiquement, considérés comme des pestiférés et transférés aussitôt en zone 4 s'ils n'y vivaient pas déjà jusqu’aux prochains jeux. D'autres punitions morales et corporelles peuvent éventuellement leur être infligées en surplus.



› Informations complémentaires

{ Vous pouvez gérer comme vous le souhaitez la survie. En principe celle-ci est supposé durer plusieurs jours, nous vous conseillons donc d’utiliser des ellipses, par exemple « quelques heures plus tard », « le lendemain » etc pour ne pas avoir à tout décrire heure par heure non plus, ce serait trop long et fastidieux. Inutile de faire des rps trop longs d’ailleurs, n’hésitez pas à vous mettre d’accord par mp avec votre partenaire avant histoire que ça ne devienne une corvée pour personne. Vous pouvez croiser votre partenaire de RP dès le début du jeu, puis ne plus le croiser durant deux ou trois messages, à nouveau tomber sur lui, etc. Des alliances ne sont pas à exclure non plus (avec lui ou même des PNJ), même si elles devront être brisées à la fin. Vous pouvez également faire décéder des PNJ de mort 'naturelle', histoire de varier un peu. Veillez à la cohérence, à bien prêter attention au RP de l’autre rpgiste : s’il a tué le PNJ 13 dans la journée par exemple, ne faites pas tuer ce PNJ par votre personnage le soir venu, massacrer un fantôme n’aurait aucun sens.

Au moindre doute, en cas de question, ou si besoin de précisions, n’hésitez pas à contacter un membre du staff. }





Dernière édition par THE MOCKINGJAY le Sam 3 Nov - 16:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Lun 8 Oct - 21:12



fight for all the wrong reasons
« Well I wanted you. I wanted no one else. I thought it through. I got you to myself. You got off. Every time you got on to me. I got caught up. In favorable slavery. I guess it wasn't really right. I guess it wasn't meant to be. It didn't matter what they said. I guess I stuck around so I could watch us fight for all the wrong reasons. No, it didn't matter what I tried. It's just a little hard to leave. When you're going down on me. I guess I stuck around so I could watch us fight for all the wrong reasons. Well you know my friends. Well they know your enemies. I'd pretend. Not to hear what they said to me. 'Cause I got off. Every time you got on to me. Was it wrong. To go along with insanity? I guess it wasn't what I wanted. Wasn't really what I thought. Thought it was the day I got. I want it all to go away. Was it wrong? »


« Cora Di Mercurio »
Il allait se raconter une vanne, un sourire commença même à se dessiner sur ses lèvres quand le nom se fraya un chemin jusqu’à ses oreilles. Du regard, il chercha celle qui venait d’être appelée. Son sourire s’effaça, tout le sérieux dont il était doté revenant se coller sur son visage comme l’aurait fait une claque. Il dû blêmir et sentit le regard de son voisin de droite se glisser sur son épaule. Ce n’était qu’une menace, un truc lancé en l’air sans qu’il ne le pense vraiment. Et voilà qu’Elle gravissait l’estrade, entourée de deux Peacekeepers. Je suis devin, c’est pas possible. Il se reprit, se redressant de toute sa taille, les mains dans le dos. Parfaitement immobile au milieu du rang de soldats, mâchouillant son chewing-gum avec plus d’entrain qu’auparavant. Les minutes qui suivirent semblèrent durer une éternité. Il n’en pouvait plus de rester planté là. Il avait mal aux pattes et commençait à perdre patience.

« Stain Greyjoy »

La sentence tomba comme une enclume sur son crâne. Il étouffa une quinte de toux quand son chewing-gum manqua lui obstruer le gosier. Devin, mes fesses… Tu l’avais pas vu venir celle-là hein ? Dans son dos, ses mains tremblèrent, une sueur froide perlait déjà sur son front, glissait contre son échine. Les autres lui jetèrent des regards en coin, lui ne trouva rien de mieux à faire que de regarder par-dessus son épaule en levant un sourcil, façon « hey toi derrière, ils t’ont appelé ». Sa diversion ne servit à rien, si ce n’est à faire pouffer quelques personnes dans l’assemblée. Les pattes de ses collègues lui agrippèrent les bras, et il n’eut d’autre choix que de les suivre. Il tenta de résister, juste une fraction de seconde. Se ravisa quand la poigne se fit de fer. Entre les deux armoires à glace le dépassant d’une bonne tête, il se sentait petit. Petit et maigrichon. Il avait échappé à la mise à mort publique, pourtant monter ces quelques marches lui donnait l’impression d’aller droit à l’échafaud. Il avait évité de croiser Son regard. Pas besoin de La voir pour imaginer ce qui pourrait brûler dans ses jolis yeux.

Et maintenant qu’il était prêt à rentrer dans l’arène, il se sentait franchement mal. Incapable de calmer ses tremblements, il n’avait cessé de triturer ses mains, son collier. Il avait beau retourner la chose dans tous les sens, il avait l’impression d’être dans une impasse. Soit il La laissait gagner, passait pour un gros naze mais Lui laissait la chance de se venger. Soit il laissait sa haine et sa rancœur prendre le dessus, La forçait à ployer le genou quitte à La perdre pour de bon. Soit, il laissait un des autres gus lui fracasser la tronche contre le sol, pour se faire déclarer perdant dès le début. Dans tous les cas, la finalité de la chose ne lui plaisait pas. Il regrettait franchement de ne pas être partit avec Nathan. S’exiler dans la zone la plus pourrie du monde pour s’enterrer quelque part dans la forêt. On aurait peut-être finit par l’oublier. Le compte à rebours qui se mit en route une fois entré dans l’arène, le fit frissonner. Chaque coup de canon lui mettait les nerfs en pelote. Prêt à mordre si jamais on venait le voir, il serra malgré lui sa main droite, si fort qu’il en sentit les articulations craquer. Humide, l’air qui s’infiltra dans ses poumons était lourd. Nauséeux. Le décor qui s’afficha sous ses yeux n’était pas mieux. Sol détrempé à en mourir, de la vase et des touffes d’herbe s’étendaient à perte de vue. A peine quelques arbustes, par-ci par-là pour se planquer. Et puis rien. Sa gorge se serra. D’un seul coup, le poids de ce qui l’attendait s’abattit sur ses épaules. Sa belle prestance s’envola en fumée, même s’il ne laissa rien venir troubler le flegme de ses traits. Il avait peur. Elle le rongeait jusqu’à la moelle, de la même manière qu’il y a sept cent ans, quand les pas de son père se faisait entendre dans les couloirs déserts de leur demeure.

Il lui fallut un moment avant de réaliser. Le compte à rebours s’était arrêté. Les autres avaient commencé à bouger autour. Il dut se faire violence pour faire pareil, pour contrôler sa crainte et ses angoisses. Il fit comme les autres, jouant le gentil mouton sans trop réfléchir, attrapant le premier sac qui se glissa sous sa main. La première arme qui lui permettrait de se défendre. Avant de faire demi-tour et de partir dans son coin, loin de leur lieu d’entrée. Loin des autres gus. Et du massacre qui pourrait avoir lieu. Autant éviter la vue du sang tout de suite, pour conserver un semblant de sang-froid. Il prit le temps de s’arrêter, dans ce qui lui semblait être un endroit tranquille. Humide à souhait, caché par quelques arbustes à moitié crevés. Suffisamment feuillus pour le dissimuler. Il farfouilla dans le sac. N’y trouva pas grand-chose : de la corde, pratique pour jouer au singe. Une gourde, vide. Utile aussi. Tout un nécessaire du parfait petit scout en somme. J’ai une tête à vendre des cookies ou à aider les vieux à traverser la rue ? Il refourra le tout rageusement dans la bouche de toile béante, fourrageant dans les poches. Il finit par attraper une petite boite. Il ne fit qu’y jeter un regard, et la balança le plus loin possible, ses traits se teintant d’horreur alors qu’il faillit perdre l’équilibre à cause de la hargne imprégnée à son lancer. Des allumettes. La mauvaise blague. De simples bouts de bois, et pourtant, il en grelottait encore. Son attention se porta ensuite sur la lame qu’il avait récupéré. Etincelante lorsqu’il l’extirpa de son fourreau, il laissa ses doigts courir le long du fil, se les entaillant au premier frôlement. Ca au moins, ça servira à quelque chose. Soigneusement rangée, il la glisse entre sa hanche et sa ceinture, et jeta un coup d’œil alentour. Le calme plat. Lugubre à souhait. Il sentit la chair de poule lui courir le long des bras, glisser sur son échine.

Il voulut pendant un instant se changer en loup. Pour avoir plus chaud. Il aperçut une caméra, juste en face de lui lorsqu’il leva le nez. Il fronça les sourcils et se ravisa. A cause de ces abrutis, il dut passer la nuit comme un malpropre. A s’énerver au moindre bourdonnement de moustique. Quelle merde. Dès les premiers rayons du jour, il se releva, attrapa ses affaires avant de se remettre en route. Pour aller où ? Il n’en savait absolument rien. Il finit par s’arrêter, persuadé d’avoir perçu quelque chose au milieu des bruits communs au décor. Une présence, quelque part derrière les taillis. Malgré lui, son cœur se mit à battre plus fort. Il plia et déplia ses doigts, prêt à agir à la moindre menace. Il crut, pendant un instant, déceler les notes enivrantes de Son odeur. Nouveau réflexe, il leva le nez, fouilla l’endroit du regard. Tomba sur de nouveaux yeux robotisés. Surveillés de tous les côtés, c’est charmant. Adieu la fourrure… Cette simple pensée le dépita, l’accabla d’un poids qui lui donna envie de tout arrêter. Immédiatement.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 14 Oct - 8:53

La sentence avait eu des allures de condamnation funèbre, s’abattant sur son crâne à la manière d’un couperet tranchant. Brutale, irrévocable. Complètement impossible à défaire. Épée de Damoclès dont la chute la guettait depuis des jours et des jours, déclenchant maux de tête et insomnies. Menace infâme prise au sérieux en dépit de ce qui avait pu se passer, la méfiance reprenant ses droits à peine la chaleur de Sa peau envolée. Elle n’avait même pas songé à résister, trop sonnée pour lutter. En pilote automatique, comme déconnectée de la réalité. Un tremblement meurtrier avait lacéré son échine lorsqu’Il s’était avancé sur l’estrade à son tour, comme si un coup de canon venait de retentir à deux centimètres de ses tympans. Ses yeux s’étaient écarquillés d’horreur l’espace d’un instant, avant qu’elle parvienne laborieusement à retrouver un semblant de contenance. Elle aurait du se réjouir qu’Il se retrouve dans le même pétrin qu’elle, se délecter de Son malheur. Elle en avait été incapable, le sang affluant à toute vitesse dans ses veines noyant le flot de rancœur sous une masse d’anxiété. Haine viscérale qui n’avait rejaillit que bien plus tard, lorsqu’elle avait enfin encaissé la chose. Et ses tragiques conséquences. Lorsqu’elle avait enfin pleinement réalisé ce qui l’attendait, et surtout à cause de qui. Déplorant de s’être montré si naïve. Se berçant d’illusions réduites en lambeaux lorsque son nom était sorti de l’urne. Rude retombée sur terre qui lui donnait la désagréable impression d’entendre son ainée l’assourdir avec ses ‘je te l’avais bien dit, qu’il n’était qu’un sale fourbe’. Il avait fallu qu’Il aille rapporter comme un vulgaire toutou à ses maitres...

Et elle y était enfin. Coincée dans son tube, sans plus aucune possibilité de prendre la fuite. Elle le maudissait, ce bout de terre communément nommé l’Amérique, cerné par l’eau et les vautours de toutes parts. Même en fuyant à l’autre bout du territoire, on l’aurait retrouvée. Elle ne se sentait déjà plus ses mains, ses articulations semblant détachées du reste de sa carcasse. Elle n’était plus qu’un paquet de chair traversé de fibres nerveuses. Tout se brouillait, sa vue y compris. La vitre l’entourant parut s’effriter comme du papier de verre sous ses doigts lorsqu’elle y chercha un appui solide. Elle grelotta instantanément comme une feuille, le mélange de panique et d’adrénaline fracassant ses poumons par rafales. Chaque déglutition écorchait sa trachée, accablant sa gorge de nausées envahissantes. Ses piteuses guiboles semblaient prêtes à chanceler, et l’ascension vertigineuse lui fit l’effet d’une éternité de supplice là où elle n’avait en réalité duré que quelques infimes secondes. Vers un trépas plus que probable. Tenaillée par une angoisse assassine, plus intense que jamais. Parce que finalement, la sombre vérité était là, inratable, accablante : elle avait aussi peur pour Lui que pour elle-même, si ce n’est plus. Niaiserie pitoyable la répugnant encore plus que le décor putride qui s’afficha devant ses pupilles azurées juste avant la fin de l’odieux décompte. Les marécages. Répugnants. Fétides. Humides. Imbibés jusqu’à la moelle des restes d’une eau stagnante sordide. Un véritable cauchemar. Elle tenta vainement de se ressaisir, de fouiller dans ses entrailles à la recherche de la rage de vaincre nécessaire pour atteindre la victoire. Cherchant à se persuader qu’elle avait l’âme d’une tueuse, tout en souhaitant au fond en être dépourvue. Nécromancienne soudain écœurée à l’idée d’être confrontée à des cadavres. Elle se fit violence pour ne pas regarder dans Sa direction, se concentrant avec hargne sur l’épreuve qui l’attendait. Désireuse de ne flancher sous aucun prétexte. Son poing se serra, scellant par sa paume égratignée la promesse de l’emporter.

Elle détala sans demander son reste lorsque la Voix irritante cessa de grésiller dans l’arène, profitant du tumulte général pour agripper le premier sac venu. Hésitant légèrement devant les armes éparpillées, lorgnant avidement du coin de l’œil un couteau fin et étincelant au loin. Avant de se résigner à attraper la sarbacane la plus proche avant que Tybalt, l’armoire à glace de leur ‘promotion’ ne la hache façon steak tartare. Elle s’engouffra dans le cœur de la lugubre végétation, sans se retourner. Les jambes littéralement en feu, la mort aux trousses. Jusqu’à être suffisamment loin pour s’octroyer le droit de s’arrêter. Ses phalanges se glissèrent sur ses genoux, s’y appuyant un instant en essayant de retrouver son souffle. Une quinte de toux lui cisailla la trachée, avant de se décider à ouvrir le contenu de son sac. Peu de choses très utiles, pour ne pas dire l’ensemble. Une bobine de fer. De la viande séchée. Quelques pansements. Une gourde vide, forcément c’était moins drôle si personne ne s’intoxiquait avec la substance verdâtre souillant l’étang. Des allumettes, comme si de toute manière un brasier avait la moindre chance de prospérer dans des recoins si moites. Elle soupira, commençant à insulter sauvagement et intérieurement celui qu’elle jugeait tout particulièrement responsable de la misère dans laquelle elle pataugeait allègrement. Sans s’empêcher toutefois de ressentir bêtement un puissant soulagement lorsque Son visage et Son nom de fortune n’apparurent pas dans le ciel dépourvu d’étoiles, quand le crépuscule s’effondra sur le Marais. Rituel angoissant qui l’agaçait déjà.

La nuit fut longue, éreintante. Elle s’efforça de ne pas s’endormir trop longtemps, aux aguets du moindre bruit suspect. Se réveillant en sursaut à plusieurs reprises, complètement paniquée sans ses repères. Effrayée de pouvoir trouver un ennemi dressé devant elle. Prêt à l’achever. Elle reprit sa route avec ses petites affaires à l’aube, consciente que rester postée au même endroit comme une poupée de chiffon la mènerait directement à sa perte. Frappant son cou sans arrêt pour exterminer les moustiques s’y collant comme des sangsues pour en faire leur goûter. Elle perdit rapidement patience, fulminant de plus en plus, ses pieds s’enfonçant avec des élans de colère à peine contenus sur la surface verdâtre. Y avait des gros crocodiles et des orangs-outangs, des affreux reptiles et des gros moutons blancs… Comptine insupportable la narguant de toute sa splendeur, lui faisant perdre son flegme et sa prudence à chaque refrain. Le pire étant qu’elle se surprenait à hocher de la tête sur le rythme de la chanson. Marmonnant les paroles stupides sans s’en apercevoir. Jusqu’à ce qu’elle tombe nez à nez avec Lui. Le traitre. Tout au long de la préparation des jeux, elle avait fait comme si elle ne le connaissait pas. L’ignorant royalement. Désireuse qu’ils ne soient pas reliés l’un à l’autre, de ne surtout pas utiliser leur histoire insalubre et malsaine pour s’attirer les faveurs des sponsors et la pitié du public. Mais là… Après une nuit à batailler contre ces saloperies d’insectes dans ce bourbier abject, elle n’avait qu’une envie : lui sauter dessus pour l’étriper. Le massacrer jusqu’à ce que sa jolie gueule d’ange soit totalement défigurée. Lui arracher les yeux. Le démembrer avant de L’accrocher à un arbuste pour qu’Il serve d’épouvantail. Le jeter dans les sables mouvants et attendre que les bestioles à écailles en fassent leur repas. Elle s’en foutait, de ce que les attardés derrière leur écran pourraient penser. Elle s’avança avec un dangereux aplomb, Le fusillant avec toute la fureur dont elle était capable. De la vapeur sortant presque de ses oreilles tant elle bouillonnait.

« - Tiens quel dommage, personne n’a encore eu la brillante idée de te tuer on dirait ! Pourtant j’ai cru te voir dans le ciel hier soir, j’espère que c’était un rêve prémonitoire… »

Elle laissa échapper un ricanement mauvais, suintant le mépris et la perfidie. Les notes de sa voix déraillant dans les aigus, alors que les dernières barrières retenant ses nerfs lâchaient. Blessée, courroucée et apeurée à la fois. La pire équation qui soit. Elle avait mal à en crever, d’être coincée ici par Sa faute. Et qu'Il y soit également.

« Au fait, bien vu le ‘tu serais la prochaine à sautiller dans l’arène’. T’avais juste pas prévu que tu serais en face non, espèce de pauvre crétin ?! »

La frêle distance qui pouvait encore les séparer fut brisée sur ses derniers sifflements, alors qu’elle bousculait l'italien sans une once de délicatesse. Réitérant ce manège puéril à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu’Il se retrouve acculé contre un buisson. Elle avait davantage l’air d’une gamine en train de faire un caprice que d’une criminelle sur le point d’éventrer son adversaire. Au stade où elle était, elle se moquait comme de ses premières chaussettes de paraitre ridicule.


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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 14 Oct - 20:30


Qu’il ait réussit à fermer l’œil ou non, le résultat était le même. En plus d’avoir dû supporter le harcèlement des insectes, l’humidité de ces foutus marais, il avait été contraint de garder un œil ouvert, préférant ne pas trop se reposer sur ses sens pour éviter de se faire surprendre. Ajoutons à tout ceci la peur qui lui dévorait les entrailles depuis son entrée dans l’arène, et on obtient un cocktail des plus dangereux. Détonnant et corrosif. Ses nerfs s’effritaient au moindre mouvement. Peur pour sa misérable peau. Encore plus pour la Sienne. Il avait scruté avec appréhension la liste des victimes de la journée, ne pouvant plus se défaire des visages et des noms lorsqu’il ferma les yeux pour se reposer un peu. Quelle idée à la con d’afficher ça juste avant d’aller au lit. Tout ceci n’est qu’une idée à la con de toute manière. Il butta rageusement dans un caillou qui se trouvait sur sa route, se gratta la nuque pour y déloger la bestiole venu s’y poser. Ca ne faisait qu’une journée et pourtant il commençait déjà à en avoir marre. Il était patient, mais il se rendait compte que sa pauvre patience avait des limites. Et qu’elles ne tarderaient pas à être franchies. En temps normal, il était déjà énormément irritable, mais là, ça atteignait des sommets. Il jurait, en silence, en anglais et en italien. Les maudissant tous autant qu’ils sont. Elle aussi pour avoir l’excellente idée de se faire remarquer et de se retrouver dans ce bourbier. Sale garce qui avait jugé préférable de l’ignorer pendant toute la durée de leur entrainement. Elle n’avait pas eu tort d’une certaine manière, préservant ce qu’il restait de leur lien aux yeux des trop curieux. Quoi que se la jouer à la Roméo et Juliette aurait peut-être pu sauver leur peau. Leur permettre de remporter la victoire à tous les deux. L’idée le fit sourire malgré tout, effaçant pendant un bref instant la dureté de ses traits. Lui redonnant cet air coutumier qu’il avait préféré ranger dans un coin pendant toute la durée de cette extermination ridicule. Il avait mesuré l’ampleur de la situation dès l’instant où il avait posé les pieds dans la salle d’entraînement. Même chez les Peacekeeper il n’avait pas autant sué, autant morflé. Attaquer les jeux après des séances de mises en condition aussi intensives, franchement, il fallait être sadique pour avoir pondu ça. Il avait encore mal partout, de vilains bleus grignotaient encore sa peau.

Il redoutait le moment où il se retrouvait face à Elle. Seuls se serraient plus simple, face au reste du monde il ne saurait pas quoi faire. Et il avait beau tenter de tourner et retourner la chose dans tous les sens depuis la veille, rien n’y faisait. Il était incapable de déterminer quelle réaction était la meilleure à adopter. Il espérait qu’Elle continuerait de l’ignorer. Qu’Elle s’occuperait des autres dans son coin, pour finir par lui adresser la parole au moment de l’achever. « Je serais prêt à le faire, oui ». Pauvre crétin, tu aurais mieux fait de te taire. Il voulait gagner. Il était entré dans la cage à hamster avec cette ferme intention, qu’importent les choses à faire pour y parvenir. En continuant d’avancer, il serra le poing, espérant regagner un semblant de détermination. La faire bouillir dans ses veines pour que la tension de ses nerfs serve à quelque chose. Lui permette de tous les écraser. De La malmener sans sourciller. Sans se dire que tout serait perdu après ça. De nouveau, la crainte lui rongea le ventre. Crispant ses viscères jusqu’à lui donner la nausée. Il s’arrêta, contraint de marquer une pause pour reprendre son souffle et se calmer au mieux. Pause fatidique qui fit entrer dans ses narines une odeur qu’il aurait préféré éviter. Au milieu de tous les relents infects du marais, les notes enivrantes de Son essence semblaient irréelles. Et claquèrent contre sa peau comme une bonne gifle. Il se figea malgré lui lorsqu’Elle entra dans son champ de vision. Incapable de masquer sa surprise. Sa gêne aussi peut être. Pas maintenant, fait demi-tour et va jouer avec quelqu’un d’autre. Elle n’en fit rien, ce serait trop facile sinon. Et franchement pas Son genre. Préférant jouer la carte de la moquerie, l’azur de Ses prunelles l’accablant de toute Sa fureur. Il aurait dû se faire petit, courber l’échine et passer sa route sans chercher les ennuis. Sa raison le poussait à le faire. Ses nerfs lui indiquaient une toute autre route, bien plus dangereuse, sur laquelle il s’engagea sans réfléchir.

« - Oh, tu me parles maintenant ? Quel honneur. Ravale tes sarcasmes, je suis pas d’humeur à supporter tes crises. » Cracha-t-il en jouant la même carte qu’elle, la toisant avec toute la froideur dont il était doté. Ses prunelles s’assombrissant un peu plus pour se parer d’une noirceur d’encre. Indéchiffrable, gênante. Il le sait, son regard dérange. Il en joue de cette particularité. En abuse parfois pour rester à l’abri des jugements et autres mauvais regards. Pour qu’on le laisse tranquille. Atout qu’il n’avait jamais vraiment utilisé face à Elle. Il faut bien un début à tout. Ces pitreries signeraient leur arrêt de mort, à tous les deux, il en était persuadé. Un frisson déchira son échine, il serra les dents. Ravalant sa rage, la contrôlant du mieux qu’il le put. Non sans mal. Lui sauter dessus, tout de suite. Lui faire payer tout ce qu’Elle a pu lui faire endurer pendant leur jeunesse. Pendant sept siècles. Et maintenant. Se défaire d’une dévotion devenue si forte qu’elle ne cesse de l’asservir. De l’étouffer. Lui crever Ses jolis yeux pour arrêter de les scruter à chaque fois. Meurtrir Sa peau pour ne plus avoir l’envie de la toucher jusqu’à s’en brûler les doigts. L’envie était tentante. Un peu trop peut-être. Il esquissa un pas en arrière, par précaution. Empêcha sa main droite de se rapprocher un peu trop de l’arme dissimulée sous son t-shirt. Malgré Sa fureur, il crut discerner la même crainte que celle qui le rongeait. Le même tremblent, infime, dans Sa voix. A moins que ce ne soit dut à Son exaspération.

« - Je savais que ça ne tomberait pas dans l’oreille d’une sourde. Tu me prends vraiment pour un con ou c’est une nouvelle manière de m’humilier ? J’avais rien prévu du tout, c’est toi qui me prends pour Madame Irma ! »
Il l’avait cru au début, d’avoir un quelconque pouvoir de clairvoyance. Autant se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à coude, le résultat serait le même. Il se mordit l’intérieur de la joue jusqu’au sang, regrettant amèrement d’avoir balancé cette phrase sans réfléchir. Il le savait pourtant, qu’il devait surveiller ses mots. Il esquissa à nouveau un pas en arrière quand Elle avança. Brisant la distance instaurer entre eux pour le forcer à reculer encore et encore. Bousculé comme un moins que rien, il faillit trébucher, jeta sa main dans les branches acérées du buisson pour éviter de totalement se casser la figure. Le comique de la situation l’aurait fait rire s’il s’était trouvé derrière son poste de télé, avachit dans son canapé. Cette fois son éclat de rire s’étrangla dans sa gorge. Avant même d’avoir eu le temps de reprendre son souffle, il noua ses doigts autour de Sa gorge. Froidement, durement, il l’obligea à reculer, se rapprochant d’Elle jusqu’à la frôler.

« - ‘Je conseille à l’un d’eux de détaler comme un lapin ‘, c’est gentil de penser à moi. Je te retourne le conseil… Cora. Si tu veux continuer à jouer avec tes potes congelés, va voir ailleurs. » Souffla-t-il contre Son oreille, insufflant à sa voix toute la dureté possible pour rendre ses propos véritablement menaçants. Il la repoussa, avec la même délicatesse qu’Elle. Avec force pour qu’Elle s’éloigne véritablement. Il abandonna son buisson, le contourna sans la lâcher du regard.

« - Continue de m’ignorer, ce sera mieux pour tout le monde. »
Il n’en pensait pas un traître mot. Préférant de loin la savoir proche de lui et s’assurer qu’aucun des autres abrutis ne lui tomberait dessus. Il hésita, incapable de réellement tourner les talons. Incapable de se rapprocher. Ni d’ouvrir les véritables hostilités. Ce n’était pas faute d’en avoir envie. De soulager ses nerfs en se gorgeant de sang. De nouveaux frissons glissèrent contre sa peau. Si enivrants.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 21 Oct - 12:13

Ce n’était pas le moment. Pas le moment de dépenser son énergie inutilement. De s’aboyer dessus à en perdre la voix. L’épreuve qu’ils enduraient était déjà suffisamment pénible sans y rajouter en prime ce genre de vaine prise de becs. Elle s’était naïvement crue capable de tenir jusqu’à la fin. De contenir sa rage quitte à l’extérioriser en une agression meurtrière une fois qu’elle n’aurait plus eu le choix. Cela aurait pu lui être profitable au fond, si elle avait utilisé sa rancœur pour L’achever sans plus de préliminaires. Force était de constater à quel point elle s’était leurrée. Au lieu de faire profil bas, elle était en train d’étaler stupidement son linge sale en public. Ses nerfs semblant avoir été travaillés au couteau, tant elle était nerveuse et en proie à l’hystérie. Elle les avait presque oubliées, ces foutues caméras. Seulement gouvernée par la colère irradiant jusqu’à la plus infime parcelle de son être. Seulement absorbée par l’horreur de la nuit qu’elle venait de passer, et cette sensation putride de n’être rien de plus qu’une bête traquée. Du gibier, lâché dans les marais pour se repaitre de sa misérable capture. Toute once de dignité envolée, piétinée. La terreur chevillée au corps, martelant ses reins. Elle la sentait, incrustée dans ses chairs. Serpentant le long de ses veines, asphyxiant ses poumons. Étouffant son misérable palpitant dans son propre cruor. Comme une seconde peau, grattant la première couche pour se faire une place et la muer en une fillette terrifiée. Elle devenait sa pire ennemie. Avec toutefois nul autre moyen de s’en sortir que de serrer les dents et d’avancer. Elle tentait ainsi de ne Le visualiser qu’en tant qu’obstacle. Un obstacle dressé sur son chemin, qu’elle avait pour devoir de démolir et de faire disparaitre avant qu’il ne parvienne à la faire trébucher. Et certainement pas un potentiel allié. A quoi bon de toute manière ? Il n’y aurait qu’un seul gagnant. Pas de suicide organisé pour ne pas toucher à un cheveu de l’autre, pas de changement des règles soudain. L’âpre réalité était aussi vaseuse que le marécage dans lequel ils s’étaient embourbés. La noirceur de Ses prunelles le confirmait avec plus d’éloquence encore que Ses futiles sarcasmes. Elle en frissonna, éclat haineux qui aurait été suffisant pour la faire flancher en d’autres circonstances. Si elle n’avait pas été déjà si ravagée par la fureur, et la désillusion de s’être encore trompée sur Son compte. D’avoir espéré qu’Il garderait ce qui s’était passé dans la morgue pour Lui, que la correction qu’Il lui avait infligé sous la forme de Son loup suffirait.

« - Les deux. Mais je t'en prie, continues donc de jouer à la pauvre victime esseulée, tu maitrises ce rôle tellement bien. »


Elle finissait par se demander s’Il n’était pas sujet à des dédoublements de personnalité, passant d’un extrême à l’autre sans le moindre complexe. De la patte de velours au tortionnaire à la dentition aiguisée. Du gamin souriant et fébrile à ce félon fourbe et tyrannique. Oubliant Sa déloyauté lorsque ça L’arrangeait, en hurlant à l’injustice. Elle retint avec peine un hoquet de surprise lorsque Ses doigts s’enroulèrent brutalement autour de son cou. Prise de fer douloureuse. Rendant sa déglutition quasiment impossible alors qu’elle était contrainte de faire plusieurs pas en arrière. Bribes de confiance maltraitées par Sa dextérité, alors que l’organe tapi dans sa poitrine tambourinait comme un fou pour s’extirper de sa cavité. Totalement affolé. Semblable à un soldat désireux de déserter le front, aussi terrifié que sa maitresse. Elle ne savait plus sur quel pied danser. Incapable de déterminer s’Il pourrait lui porter le coup fatal juste pour sauver Son joli postérieur. En dépit de toute logique, elle voulait croire que non. Qu’Il ne se délecterait pas de son trépas, en tirant un trait si net sur un amour enfantin ayant gagné en puissance avec l’âge. Qu’Il ne la grignoterait pas jusqu’à la moelle au sens propre, après s’y être employé au sens figuré depuis des siècles et des siècles. Qu’il restait encore quelque chose de noble dans cette passion malsaine, pourtant tâchée de paradoxes et maculée de sang.

« - Oh tiens tu t’es reconnu dans la description ? Tu progresses. T’es peut être pas un cas si désespéré que ça … »


Souffla-t-elle avec difficulté, la respiration lui manquant. Proximité déroutante qui aurait pu être pu grisante si elle n’avait pas été si menaçante. Par pur réflexe de défense, ses phalanges cherchèrent à attraper les Siennes, à s’en défaire. S’agrippant à du vent tant Il pouvait serrer fort. Elle manqua ainsi de s’étaler lamentablement sur le sol putride lorsqu’Il la relâcha avec hargne. Retrouvant un équilibre chancelant au dernier instant. Ses azurs Le foudroyèrent, sphères étincelantes semblables à deux icebergs. Humiliation désagréable qui égratigna rudement son orgueil, au point de la faire trembler de mécontentement. Inconsciente brisant la distance pour se rapprocher de la cible de son courroux. La gifle claqua dans l’air avant même qu’elle n’ait eu la décence d’esprit de contrôler son geste, imprimant la marque de sa main sur Sa joue satinée. Comme si elle avait entendu Lui décrocher la mâchoire pour le punir de Son affront. Elle eut un mouvement de recul instinctif, habituée à ce qu’on lui renvoie ses coups sans gêne. Mari grossier qui ne se gênait pas pour l’assommer lorsqu’elle ne filait pas droit. La peur vrilla ses rétines l’espace d’un instant, vite ensevelie sous une amertume maladive.

« - Tu vois je me disais que t’étais juste un lâche, et donc par extension un traitre. Je commençais presque à te trouver des excuses. Mais en fait, t’es surtout un beau salaud. »


Crachats furibonds dévoilant toute l’étendue de ses meurtrissures. Vexée sans se l’avouer par Son comportement austère, qui n’était pourtant que le parfait reflet de celui dont elle L’affligeait depuis la mort de sa jumelle. Crainte accablante d’avoir fini par vraiment Le perdre. Elle était lasse de se retrouver dans ce genre de situation. Regrettant souvent d’avoir été celle qui reste. De ne pas s’être noyée à Sa place. Tout aurait été beaucoup plus simple. Elle serait décédée avant même d’avoir pu se frotter à la magie noire. Avant d’avoir côtoyé la véritable souffrance, plus acerbe encore que la froide indifférence d’un père. Avant d’avoir été souillée et torturée. Avant d’avoir été damnée. Elle aurait été fauchée avec une montagne de regrets, mais sans les immondes remords la lacérant à présent inlassablement. Elle aurait donné n’importe quoi pour se retrouver dans la tombe à Sa place, avant tous ces vains carnages.

« - Ou alors c’est ton anglais qui est encore pire que ce dont il a l’air. Tu apprendras que ‘Prends-soin de toi’ n’est pas l’équivalent de ‘Va te faire massacrer’. »

Elle avait abandonné leur nouvelle langue au profit de l’italien, se moquant soudain éperdument qu’on le lui ait interdit avant son entrée dans l’arène. Moyen comme un autre de ne pas se faire comprendre de la plupart des spectateurs confortablement installés derrière leur écran. Raffut tonitruant risquant certainement d’attirer l’attention des autres élus. Aussi idiot que d’allumer un feu de forêt, méthode la plus efficace pour se faire repérer illico. Mieux valait qu’elle prenne la fuite, avant de s’enliser davantage dans le ridicule. Même si elle aurait préféré rester dans les parages, et s’éviter tout suspense à la nuit tombée en scrutant avidement les ténèbres. Incapable de L’attaquer réellement, de Le considérer comme un concurrent parmi tant d’autres à neutraliser.

« - Tu devrais sortir la fourrure. Ce serait dommage de décevoir tes ‘fans’. »


Ajouta-t-elle avec insistance, avant de s’éloigner à reculons. S’assurant avec prudence de Le garder plus ou moins dans sa ligne de mire. Jusqu’à être suffisamment à distance pour regarder dans la direction de ses pas. Dissimulant ce qui était au fond davantage un conseil qu’une moquerie derrière le venin habituel et une pointe de jalousie. Ses chances de rester en vie étaient réduites s’Il s’obstinait à conserver sa forme humaine, elle le savait. Plus vulnérable que sous la protection d’un fauve, mieux armé pour mutiler les autres élus et guérir de ses blessures. Elle avait beau vouloir jouer à l’égoïste, elle était probablement plus anxieuse pour Lui que pour elle-même. Attachement impérieux continuant de la dévorer, même s’il l’avait écorchée vive à de multiples reprises. Même en étant persuadée qu’elle ne se retrouvait à patauger sur cette vaste étendue de moisissures que par Sa faute. La sienne et celle de rebelles n’ayant rien trouvé de mieux que de truquer le contenu des urnes, comme si la remplir à ras bord de papiers vierges allait suffire à annuler cette boucherie gratuite. La preuve que non...

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Mar 23 Oct - 21:13


Il ouvrit la bouche pour répliquer à la première attaque. La referma aussitôt tant les mots refusaient de quitter les brumes de son cerveau. Il ne parvint qu’à renforcer sa prise autour de Sa gorge. S’acharnant à la priver d’air, tremblant d’une rage sourde ravageant déjà ses veines. Caressant ses reins avec une telle ardeur qu’il se mordit la lèvre pour y résister. Encore un peu. Il gardait la carte du métamorphe dans sa manche, préférant ne pas passer pour un monstre dès le début. Ne pas révéler son avantage aussi rapidement. Il avait la fâcheuse tendance à penser qu’un loup, en plein milieu d’un marécage attirerait l’attention. Un peu trop à son goût. Et se faire tirer comme un lapin n’était franchement pas sa partie préférée du jeu. Autant éviter de tenter les fous de la gâchette, même si cela devait rendre sa survie dans ce bourbier plus hasardeuse et compliquée. Blanc en plus la peluche, dans tout ce bordel, ça passera pas inaperçu. Pour le coup, il La détesta encore un peu plus. S’il avait pu regarder ailleurs pendant le temps de sa misérable réflexion, il reporta son attention sur Elle en la poignardant du regard. Buttant contre la fureur de Ses prunelles sans sourciller. Il poussa le vice jusqu’à La défier. Narguer la colère grouillant sous la peau qu’il était en train de martyriser sans éprouver de remords. Pour le moment, ils viendraient après. Dès qu’il La relâcherait, le revers de sa folie viendrait se briser contre son crâne jusqu’à le faire chanceler. Il ne sentit même pas Ses doigts contre sa peau. Son second sarcasme, malgré la faiblesse avec laquelle Elle l’énonça, le fit sourire. Une simple ébauche d’un amusement glacial qui alla jusqu’à se répercuter dans la noirceur de son regard. L’illusion était parfaite, le masque inébranlable. Alors qu’au fond, il hurlait. Son cœur frappait contre ses côtes jusqu’à les briser, mécontent des gestes de son propriétaire. Arrête… La petite voix dans sa tête ne cessait de lui répéter cette injonction. Les doigts ne s’en desserraient pas moins pourtant. Incapable d’écouter sa raison, il se retrouvait tiraillé entre deux envies totalement contradictoires. L’une salvatrice, l’autre assassine. En cet instant, il doutait. De sa capacité à rester calme. A faire taire ses pulsions meurtrières. Malgré la glace se rependant dans ses veines jusqu’à rendre sa peau infiniment plus froide, une vague d’angoisse se fracassa contre ses reins. Suffisante pour lui faire réaliser ce qu’il était en train de faire. Pour le faire flancher l’espace d’une seconde.

« - Tu n'as pas choisi le meilleur animal mais l’allusion restait tellement évidente. Même un parfait crétin l’aurait relevé »
Susurra-t-il entre ses dents avant de La lâcher. De reculer tout en ouvrant et refermant sa main, malmenée par sa poigne de fer. Il n’avait jamais voulu ça. Laisser cette part de lui qui arrivait parfois à l’effrayer prendre le dessus. Le posséder devant les yeux avides de tout un peuple. Et par-dessus tout, La malmener devant eux. Il esquissa un infime geste de recul, imperceptible, avorté avant que son pied n’ait le temps de se décoller du bourbier dans lequel il s’était englué. La force de la frappe lui fit tourner la tête. Il en lâcha un soupir de douleur avant de laisser sa main venir se poser sur sa joue. Brûlée par Ses phalanges, incendiée par Sa rancœur. Il serra les dents, le coin de ses lèvres s’affaissa légèrement pour y apposer la marque d’une profonde aversion. La réplique fut immédiate, il leva la main, prêt à Lui rendre son coup. Cinglante et brûlante, elle aurait dû l’être. Au lieu de ça, sa main retomba contre son flanc et il recula pour de bon cette fois sans la quitter des yeux, baissant même le regard face à Ses prunelles d’azur. Son mal être gagna en puissance. Lui redonnant pendant un bref instant les traits du gamin qu'il avait pu être il y a des siècles de cela quand elle leva la main sur lui. Le souffle de la gifle et son absurde élan de fureur, remirent pendant un instant ses idées en place. Et la honte le submergea. Il avait l’horrible impression d’être un équilibriste, incapable de retrouver un bon appui et menacé par la chute. Elle serait douloureuse celle-là, il le savait. Aussi préféra-t-il s’agripper au rôle qu’il avait endossé dès son entrée dans le tube de verre. Lui offrir une facette de sa charmante personne qu’Elle ne connaissait pas. Ou très peu. Celle de l’Inquisiteur insensible, aussi inflexible que son géniteur. Cette fois néanmoins, ses nerfs d’acier se retrouvaient malmenés. Tiraillés en tous sens, tordus jusqu’à n’être plus que des paquets de nœuds impossible à défaire sans les briser. Animal enragé prêt à mordre la main de son maître au moindre geste brusque.

« - Beau salaud et victime esseulée, quel joli tableau, j’en suis flatté. Tu es pas mal non plus dans ton genre, égoïste à la langue de vipère. Trop fière pour enlever ses œillères et arrêter de cracher son venin. » Lâcha-t-il en La désignant de la main. Comme si Elle n’avait pas compris qu’il s’adressait à elle. S’enlisant encore un peu plus dans la méchanceté sans pouvoir s’en empêcher. Il aurait dû se mordre la langue, jusqu’à se la couper pour arrêter le massacre avant de vraiment le regretter. Blessés tous les deux, orgueilleux tous les deux, aucuns des deux n’arrêteraient cette fois. Il y en avait pourtant toujours eu un des deux capables de tempérer l’autre, d’encaisser sans s’abaisser au niveau de son adversaire. Il L’avait laissé l’accabler de Ses moqueries, se contentant d’en rire, d’en sourire quand elles devenaient plus assassines. De chercher à La raisonner quand il était vraiment blessé. Petit Ezio dévoré par le loup, trop affaiblit pour seulement tenter de lever le nez pour supplier son autre lui de revêtir ce manteau d’impassibilité. Devant eux, il se devait de jouer le jeu. Trop bien dressé pour seulement réfléchir correctement. Elle ou un autre, c’était pareil au final. Un seul sortirait de ce bourbier sans trop de bobos. Il en avait besoin de cette victoire. Pour regagner la confiance du Gouvernement. Pour ne pas risquer sa peau plus avant. C’était égoïste, il en avait pleinement conscience, mais la crainte de voir le passé se reproduire le poussait à faire profil bas. Du moins pour le moment. Face à de telles déclarations d’affection, il sentit néanmoins son cœur se serrer. Si fortement qu’il en eut le souffle coupé. Séparés depuis si longtemps, ils étaient devenus incapables de rester l’un en face de l’autre sans sortir les griffes. Ca le tuait. Un peu plus à chaque entaille assassine. Ses mots à Elle comme les siens. Il avait posé le pied sur une mine en posant ses mains sur Elle à la morgue. Un simple frôlement et toutes les autres s’étaient déclenchés pour réduire les restants de son attachement en morceaux. Il s’échinait à vouloir les recoller cependant, à grand renfort de colle et de pansement. Sans grand succès, l’ensemble était trop fragile pour survivre à de nouvelles secousses. Il recommencerait ses collages une fois sortit de là. Avec moins d’espoir que les fois précédentes, mais il le ferait.

L’Italien de nouveau. Il poussa un soupir d’exaspération, devant alors remettre son cerveau dans le bon mode pour saisir le sens de Ses paroles. On avait dû Lui interdire de le faire. Et pourtant. Il n’avait pas eu ce problème, peu de gens savaient vraiment d’où il pouvait venir. Pourquoi il avait eu tant de mal à comprendre et à répondre à ce qu’on pouvait lui raconter au début. A tant vouloir rejeter son identité, ils avaient fini par oublier ce détail. Et pour une fois, il commençait à se dire que ce serait relativement utile, pour pouvoir déballer son sac sans que les autres puissent comprendre. Il se mordit la langue cette fois, serra le poing pour ne pas laisser l’éclat de rire titillant sa langue passer la barrière de ses lèvre. Il en fut incapable. Hilarité sincère, nerveuse plus qu’autre chose cependant qui brisa le silence après les piques acerbes.

« - Tu m’en vois navré, je le croyais pourtant. Mon dictionnaire doit commencer à dater. »
La réponse se fit en anglais, entre deux éclats de rire. Il finit par recouvrer son calme, tout son sérieux lorsque la suite vint se fracasser contre ses tympans. Il se renfrogna malgré lui, secoua même légèrement la tête en signe de dénégation.

« - Ils s’en passeront. Je n’ai pas spécialement envie de ressembler à une serpillère usagée » L’ironie fut cinglante. Sa voix flancha néanmoins, là où il n’y aurait dû y avoir que de l’humour à deux dollars, une pointe de tristesse déchira son timbre. Il resta immobile lorsqu’Elle recula avant de disparaître. Planté là au milieu de la vase et des insectes. Il l’avait voulu, qu’Elle parte. Et maintenant que c’était fait, l’angoisse revint lui broyer la gorge. Malgré lui, sa main gauche vint se poser sur son torse, juste là où se trouvait l’anneau d’argent, à l’abri sous le tissu, qu’il agrippa un instant avant de faire volte-face et de s’éloigner à son tour. Priant pour ne pas tomber sur un des crétins en liberté. Il lança un regard des plus noirs à la première caméra qu’il croisa en levant le nez, se retenant de la choper pour sauter dessus à pieds joints. Reste en vie…

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 28 Oct - 17:28

Un simple geste, et c’est l’édifice entier qui s’effondre. Il n’en restait pourtant déjà plus que des ruines, instables et usées par le temps. Vestiges abimés d’une ère révolue, qui ne retrouverait jamais sa splendeur d’antan. Réduits en cendres, dispersés au gré d’un vent frondeur. Une bouffée de révolte gonfla ses poumons lorsqu’Il manqua de lui rendre sa gifle, déformant ses traits en un mélange de crainte et de répulsion. L’air penaud qu’Il emprunta l’espace d’un instant ne fut pas suffisant pour effacer l’outrage et les douloureuses réminiscences allant de paire. Colère brute suffisamment impressionnante pour déclencher une multitude de sirènes d’alarmes. Vacarme assourdissant lui intimant d’envoyer aux oubliettes l’estime qu’elle pouvait malgré tout continuer de Lui porter. Qu’Il puisse être capable de violence gratuite, elle n’avait jamais voulu y croire au fond. Jusqu’à ce qu’Il la morde. Jusqu’à ce qu’Il l’étrangle. Même si elle l’avait cherché, plutôt deux fois qu’une. Il soufflait le chaud, le froid. Douceur factice bien vite remplacée par un masque austère. Il avait beau la considérer comme un tyran, elle restait plus ou moins constante dans son comportement. Il ne lui serait même pas venu à l’esprit de Le dénoncer aux autorités après s’être abandonnée à une proximité entêtante. Aussi éphémère avait-elle pu être. S’arracher le cœur et le jeter à Ses pieds pour qu’Il le réduise en charpie aurait été plus expéditif au moins. Souffrance extrême qui aurait eu le mérite de ne pas s’éterniser. Au contraire de celle malmenant sa cage thoracique, tandis qu’Il semblait prendre un malin plaisir à malmener les fils sanglants de l'organe pantin. Elle se trainait un poids mort au creux de la poitrine, qu’elle n’aspirait qu’à déloger. Une famille de psychotiques, voilà ce qu’ils étaient. Alimentant leurs pulsions meurtrières respectives y compris lorsque cela relevait du suicide.

Le pire n’était pas de constater qu’Il entretenait une si piètre opinion d’elle. Le pire était de constater que le portrait qu’Il venait de brosser d'elle n’était même pas exagéré. Il n’avait pas grossi les traits, caricaturé la réalité pour la rendre vraiment détestable aux yeux du public. Non Il avait visé parfaitement juste. Elle était devenue si imbuvable qu’il n’était plus nécessaire de mentir pour l’incendier. Il ne faisait qu’étaler sa déchéance au grand jour, et la vérité était aussi tranchante qu’une lame de rasoir. Elle ne prit pas la peine de nier inutilement, préférant s’éloigner pour préserver les futiles restes de sa fierté maladive. Se permettant toutefois une dernière raillerie en italien. Au cas où Il n’aurait pas compris ce qu’elle lui reprochait silencieusement depuis l’Appel. Elle avait eu toutes les raisons du monde de renier sa langue maternelle par le passé, mais n’en avait jamais eu vraiment le courage. Peut être parce les insultes fusaient plus facilement, la manière de s’exprimer s’avérant plus que fluide lorsqu’elle butait sur son vocabulaire. Certainement aussi parce que c’était également celle de Chiara. Et elle avait l’intime conviction que la vermine était partout, qu’elle ait le sang chaud ou non. Son brusque élan d’hilarité la fit se rembrunir encore davantage. Rire nerveux proche de l’hystérie plus communicatif que n’importe quel autre lorsqu’ils étaient enfants, et qui cette fois ne servit qu’à égratigner sévèrement ses nerfs. Un soupir railleur s’échappa de ses lèvres lorsqu’Il dénigra son conseil, probablement pas si avisé que ça quand on prêtait attention à la dominante de couleurs sombres du marécage.

« - T’es maniaque toi maintenant ? T’en fais donc pas pour tes jolis poils blancs, non seulement ça te fera une belle jambe quand tu seras mort et enterré mais en plus, c’est déjà ce que t’es. »


Provocatrice jusqu’au bout, elle poussa le vice jusqu’à Lui faire un clin d’œil avant de vraiment disparaitre de Son champ de vision. Préférant abattre la carte de la moquerie et de l’indifférence pour ne pas perdre tous ses moyens devant Lui. Lui, et le reste du monde. Surmontant l’envie d’aller Lui ratiboiser le pelage en vitesse, histoire de Lui réapprendre le respect. Elle s’efforça cependant de ne pas faire demi-tour, s’enlisant dans les profondeurs du marais en serrant les dents. Le sac sur son dos semblait peser des tonnes, lui cisaillant les épaules à chaque nouveau pas. Elle commençait à perdre la notion du temps. Ignorant si elle avait quitté son cousin depuis des heures, ou quelques minutes. Tournant en rond dans ce gigantesque bourbier, perdue au milieu de nulle part. Évoluant dans un environnement calme, beaucoup trop calme. Trop pour durer. Frissons de froid ne cessant de se répercuter contre sa peau, la martyrisant à mesure qu’ils s’intensifiaient. Un mauvais pressentiment lui coupa le souffle lorsqu’elle se retrouva près d’une étendue d’eau stagnante, jonchée de débris verdâtres à la surface. Tout pour s’intoxiquer, et pourtant. Sa gorge la tiraillait, aride tant elle pouvait être asséchée. Elle hésita, tremblant à l’idée de s’en approcher. Phobie saisissante, a priori insurmontable. Redoutant d’y croiser le reflet de sa jumelle, emprisonné là, toujours en train de se débattre. Elle se fit violence, s’accroupissant près de la mare après avoir sorti sa gourde. Mobilité dénotant peu d'assurance. Affreusement fébrile. Grelottant comme si elle redoutait qu’une main sorte des flots pour l’entrainer dans les profondeurs noirâtres. Rejoindre les cadavres qu’elles avaient pu avaler au cours des précédentes éditions.

L’ombre de la mort flottait dans les airs, rodant comme un aigle prêt à fondre sur sa proie. Et il ne tarda pas à le faire, la métamorphose en moins. Adversaire de taille qu’elle redoutait autant que Lui, mais pas pour la même raison. Pas à cause d’un attachement viscéral et impérieux. Pas par crainte de se sacrifier pour L'épargner. Mais parce que le ‘Boucher’ n’hésiterait pas à la tailler en en pièces, et à se repaitre de ses viscères. Elle n’allait pas pouvoir s’en sortir avec le cynisme habituel, ni endosser le rôle de la gamine effrontée qui a mal cerné les règles de ce jeu malsain. Elle se releva subitement, esquissant un mouvement en arrière avant de se stopper net en sentant l’eau abominable affluer contre ses chevilles. Comme piégée, cernée de toutes parts. La masse de muscles ne tarda pas à se heurter à son bassin. Agrippant ses boucles brunes comme s’il avait entendu lui arracher le cuir chevelu pendant que ses phalanges libres entravaient l’un de ses poignets. Ses barrières de nacre vinrent mordre l’intérieur de sa joue férocement, pour ne pas lui faire l’honneur de gémir d’affliction. Tentant de se dégager de son emprise avec l’énergie du désespoir. Furie s’agitant avec une ardeur démentielle sans réussir à s’échapper. Imposant, indestructible. Contigüité déplaisante qui s’accentua alors que la bouche de Tybalt effleurait son organe auditif avec un sadisme inouï pour y susurrer des vilénies.

« - Alors on voulait se baigner ? Il fallait m’appeler, dans ton propre sang ce sera tellement plus agréable... »


Menaces vaguement déguisées qui la firent grimacer, alors que ses doigts dérapaient vers sa gorge pour qu’elle n’ait plus d’autre choix que de se retrouver sur la pointe des pieds. Elle se sentait presque petite devant un monstre pareil, assez vigoureux pour la broyer à mains nues. Le coup de tête qu’il lui infligea manqua de lui briser le nez, la faisant trébucher jusqu’à s’affaler sur le sol boueux. Ses reins hurlèrent leur mécontentement, en écho avec ses malheureuses vertèbres. Elle n’eut pas le temps de se remettre sur ses pieds, la brute étant déjà sur elle. Son couteau frôlant sa chair, y laissant une marque visible dont elle garderait la cicatrice ignoble quelques semaines si elle s’en sortait. Sillon pourpre s’étendant du bas de sa mâchoire jusqu’à l’une de ses épaules. Elle parvint à en arrêter le tracé lorsque le pervers entreprit de creuser la marque jusqu’à la naissance de son corsage, agrippant de toutes ses forces le poignet funeste. Se concentrant pour créer l’illusion d’asphyxie chez son détracteur. Laborieusement tant la panique engourdissait le moindre de ses membres. Prunelles d’acier gonflées de terreur, mais emplies d’une détermination qu’elle ne se connaissait pas alors que l’ennemi commençait à s’étouffer dans le vide. Poupée de porcelaine maculée d’hémoglobine, se concentrant sur sa sorcellerie pour se tirer d’affaire. Elle en profita pour récupérer l'arme, assénant un coup brutal dans la jambe du criminel. Plusieurs même. Gouvernée par sa frénésie destructrice avant de s’arrêter net en constatant que la strangulation imaginaire perdait sensiblement de son efficacité.

Elle recula, effrayée par ce qu’elle venait de faire. Portant son index sur son arcade sourcilière ouverte, évaluant les dégâts à l’aveuglette. Affolée au point de lâcher ensuite la dague et de prendre ses jambes à son cou, non sans s’être emparée de son stupide bagage auparavant. Elle courut aussi vite que ses pauvres cannes le lui permettaient, ne s’accordant le droit de s’arrêter que lorsque les jurons tonitruants de l’élu ne furent absolument plus audibles. Espérant que quelqu’un d’autre aurait la bonne idée d’achever le scélérat. Recrachant quasiment ses entrailles lorsqu’elle tenta de reprendre sa respiration. Ses genoux vinrent mourir sur la terre humide alors qu’elle portait la main à son ventre. Remontant jusqu’à sa jugulaire pour faire compresse. Pansement de fortune sur ses plaies, susceptibles de s’infecter au milieu de toute cette saleté. Essuyant rageusement les larmes de crocodile roulant malgré elle sur ses joues. Ravalant les pitoyables sanglots qui obstruaient dangereusement sa trachée. Elle referma les pans de sa veste en lambeaux pour cacher la misère, se ressaisissant avant de reprendre sa route. La nuit engloutissait peu à peu l’arène lugubre, et son ventre fut ravagé d’un spasme assassin en se rappelant avec effroi ce que cela signifiait. Une nouvelle veillée funèbre. Des visages morts qui remplaceraient les anciens. Peut être le Sien… Pensée amère réussissant à abattre ce qui pouvait rester de son moral. Réduite à l’état de loque humaine. Proie idéale pour les fauves...

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Mar 30 Oct - 21:30


Il s’était engouffré dans le néant avec Ses moqueries dans la tête. Serrant les dents pour se calmer, se retenir de faire volte-face et aller Lui balancer tout ce qu’il pouvait avoir sur le cœur. Ce n’était ni le moment, ni l’endroit, il le savait. Au lieu de ça, il continua de déambuler comme un zombie dans le bourbier, agrippant son sac avec la forte envie de le jeter dans le décor. Il le sentit avant même de le voir. Stain plissa le nez, fronça les sourcils lorsque l’odeur vint le frôler. Humaine celle-ci. Sanglante aussi. Il serra les dents, et fit profil bas. Changeant de trajectoire pour aller se couler contre le tronc miteux d’un arbre couvert de mousse. Ses doigts s’agrippèrent contre l’écorce, il aurait aimé pouvoir s’appuyer encore un peu plus contre le tronc. S’y confondre pour totalement disparaître. Au lieu de cela, il retint son souffle, tenta d’être le plus silencieux possible. Il ferma les yeux, une panique sourde grouillait sous sa peau, rendant ses paumes moites. Ses phalanges tremblantes malgré leur prise contre l’écorce. Contre ses côtes, son cœur frappait à tout rompre. Il avala sa salive avec difficulté, rouvrant les yeux pour regarder loin devant lui. Les bruits de pas se rapprochèrent, la discorde d’une respiration calme et pourtant sifflante. Il esquissa un pas sur le côté. Infime. Tourna la tête de l’autre pour se risquer à jeter un coup d’œil sur sa droite. Détaler comme un lapin, ce serait franchement stupide. Et il passerait pour un parfait crétin. Si ce n’était déjà pas le cas. Rester et faire face à son premier véritable adversaire… Il doutait de ses propres capacités, craignant de ne pas pouvoir l’achever proprement. Car c’était ça son problème. Son aversion pour la violence, les mauvais souvenirs que son usage pouvait faire ressurgir en lui. Il prétend la détester, et pourtant, déjà à l’époque, elle le faisait frissonner. La souffrance, il s’en abreuva pendant de nombreuses années, oubliant la sienne en provoquant celle des autres. Il l’avait accumulé au fil des siècles, pour qu’elle forme un tas sans sommet tant il était imposant. L’héritage de toute une vie. Il pouvait l’utiliser, s’en servir pour les détruire tous ces abrutis. Il craignait cependant de ne pas pouvoir s’arrêter à temps. De se laisser submerger par cette vague de plaisir honteux. Il frissonna, se décala encore un peu. Un pas de trop, et une main agrippa violemment son épaule. Le forçant à faire volte-face pour que le coup vienne se fracasser contre sa pommette. Si Sa gifle avait été violente, la frappe le sonna cette fois. Entailla la peau fragile pour y laisser glisser une traînée écarlate. Il l’effaça d’un revers de main, levant la tête pour poser sur son adversaire un regard sombre. Le type face à lui fit flancher pendant une brève seconde sa motivation.

« - C’est toi le chien du gouvernement, j’parie.
- Tu trouves vraiment que j’ai une tête de chien ? Tu fais erreur mon vieux »
Sa réponse sembla ne pas satisfaire l’armoire à glace plus que ça. Stain esquissa un pas en arrière quand l’autre avança, manqua trébucher contre une mauvaise racine. Sa perte d’équilibre réduisit l’espace les séparant, suffisamment pour que la patte d’ours frappe à nouveau. Dans les côtes. Sa respiration s’interrompit, son cœur rata un battement avant de reprendre avec plus d’ardeur. Au même titre que les coups qui lui tombèrent dessus. Il laissa son autre main venir fouetter l’air au bon moment pour réceptionner le poing de la brute contre le cuir protégeant sa peau. Il lui tordit le poignet, lui rendit ses coups. Lui fracassa le pif au passage. Ravit, Stain en profita pour reprendre son souffle.

« - Erreur ou pas, je t’ai trouvé. Et manque de chance, je suis de très mauvaise humeur »

Il accompagna ses menaces d’un geste de la main, montrant avec irritation ses blessures de guerre. Celui qui t’as fait ça, t’as pas raté. Je le félicite. La contre-attaque ne se fit pas attendre, des deux côtés. Les corps se heurtèrent avec violence, le plus frêle de deux se retrouva à terre dans une symphonie de craquements lugubres. Il grimaça sous le coup de la douleur avant d’agripper les poignets de la brute qui cherchait à l’étrangler comme une pauvre chaussette. Je l’ai cherché ça en fin de compte.

« - Tu sais ce que je leur fais aux chiens ?

- Tu leur grattes le ventre ?
- Je les étripe, leur crève les yeux et leur arrache les dents une à une. Je les fracasse, les découpes en morceaux.
» Charmant programme en somme mais je ne suis pas un chien… dommage. Encore fallait-il que Brutus sache faire la différence entre un chien et un loup. Il frappa contre la peau tannée, ses doigts perdant de leur poigne. Dans un vain espoir de parvenir à faire flancher les phalanges agrippant sa gorge, il resserra sa prise jusqu’à faire crisser le cuir. Sans grand résultat. L’autre lui agrippa alors la main, pesant de tout son poids contre ses hanches pour lui arracher le gant, faisant prendre à sa main meurtrie un angle pas très naturel.

« - Il s’est fait mal à la patte le bichon ? » Du pouce il appuya contre la balafre, arrachant à Stain une grimace de douleur. Il se mordit la langue pour ravaler la bile qui lui monta dans la bouche. Il lâcha sa main, avec une brusquerie qui le fit trembler. L’odeur de son sang lui tordit les entrailles. Le révulsa presque autant qu’elle lui titilla les nerfs. La prise se fit plus pressante, de plus en plus douloureuse. De violents spasmes secouèrent sa pauvre enveloppe et il en profita pour se cambrer violemment. Il colla ses reins contre la carcasse de son assaillant, avant d’envoyer son genou se fracasser dans son dos. Premier coup, suivit d’un autre, plus fort, qui desserra la poigne contre sa gorge et fit disparaître les lames déchirant sa peau. Sa main gauche, tremblante, se saisie de la lame, l’extirpant péniblement de sa cachette. Sans réfléchir plus longtemps, il poignarda son tyran. L’acier traversa la chair sans le moindre mal, se ficha jusqu’à la garde dans l’abdomen de la brute. Un hoquet de surprise glissa sur ses lèvres. Envolée la panique. Disparue la résignation. Les traits du loup s’étaient durcit, figés dans un marbre glacial et sombre. Un éclair assassin traversa sa prunelle lorsqu’il fit vriller la lame dans les chairs. Un plaisir malsain vint étirer ses lèvres quand le visage du dominant se défit. Qu’une ombre de peur dévora la folie de son regard. Oublié le manque d’oxygène. La main qui lui broyait la pomme d’Adam. Stain se redressa, s’agrippa à l’épaule de son camarade de jeu, se rapprochant dangereusement de son visage.

« - Manque de chance mon vieux, j’ai pas été vacciné contre la rage. Tu aurais mieux fait de me gratter le ventre. »
Il esquissa un sourire des plus carnassiers. Sentit les tremblements dévorer la peau de sa victime. Vif, leste et précis, le geste fut sans appel. La lame remonta violemment pour se ficher dans la gorge de la brute, laissant une traînée écarlate sur la peau tannée. Le râle de douleur se perdit dans un gargouillis lugubre, gagnant en intensité quand il retira vivement la lame. D’un coup de rein, Stain envoya valser la carcasse de la brute qui s’effondra comme une chaussette dans la terre détrempée. Il se releva péniblement, secoué par une violente quinte de toux. Il tangua, oublia le sang qui glissait sur ses cils et contre sa joue, l’aveuglant à moitié et décampa sans demander son reste. Il ne s’arrêta que lorsqu’il fut à bout de souffle. Un coup de canon salua son arrêt. Malgré lui, il frissonna. De plaisir. Un sombre sourire revint étirer ses lèvres. Ses doigts tâtonnèrent contre son arcade, effleurant de magnifiques entailles pour en ressortir couverts de sang. Si je me retrouve borgne, je le ramène à la vie et le tue de nouveau. Il s’essuya machinalement la main contre son jean, fit craquer sa nuque avant de se remettre en route. Pour s’arrêter quelque mètre plus loin, et se laisser tomber à genoux sur une partie de sol pas trop humide. Sa blessure à la joue s’était refermée, les picotements autour de son œil droit annonçaient la disparition de son autre trophée de guerre. Qui sera lente et déplaisante, mais peu importait, du moment qu’il recouvrait la vue de ce côté-là. Il se surprit à en douter. Et devoir prendre sa forme animale maintenant ne l’enchantait absolument pas. Ses côtes continuaient cependant de le faire souffrir. Il en avait une de cassée, il en était certain.

Il balança rageusement son sac par terre, l’admira un moment avant de plisser le nez L’accessoire totalement inutile, il était persuadé que les juges les obligeaient à se le coltiner juste histoire d’être moins rapides. Alourdis par des tonnes de choses futiles. Il poussa un lourd soupir, et tenta de récupérer un peu d’eau pas trop vaseuse pour boire un peu et nettoyer le sang sur sa peau. Le contact du liquide glacé contre sa peau en feu fit courir la chair de poule le long de ses bras, de son échine. Il grelotta et finit par s’allonger, ramenant ses jambes vers lui pour lever légèrement le nez vers le ciel. Histoire d’admirer la liste des perdants de la journée tout en retenant son souffle. Il ne se remettrait à respirer une fois la torture terminée. Une fois qu’il serait certain de ne pas La voir ce soir-là. Il finit par fermer l’œil, l’autre refusant toujours de s’ouvrir. Rassuré d’avoir vu le nom de son adversaire s’afficher au-dessus de sa tête. Fier de lui pour le coup. Trop sur les nerfs pour vraiment dormir, il passa la nuit à tourner et retourner. A fixer le ciel sans vraiment le voir.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Jeu 1 Nov - 20:27

Citation :

    La voix de Danny Clocker résonne au dessus de votre tête. « Bien le bonjour ! Je suis désolé de vous interrompre en pleins enfantillages. J’aimerais tout d’abord féliciter les participants restants. Ensuite, il me paraît important de vous mentionner que le président vient de terminer de visionner l’intégralité de la double trilogie de StarWars. Ce qui se passe dans les arènes est si prévisible que le public se tourne les pouces. Vous semblez en mal de sensations fortes. C’est pour cela que nous vous avons concocté quelques surprises que vous découvrirez dans la foulée. Affectueusement ! »

    Stain et Cora, vous ferez les frais de la démesure des Juges. Un gaz empoisonné se propage dans l’air à une vitesse considérable. Petit à petit, il paralysera vos membres et diminuera votre vue. Il existe un antidote. Vous devrez faire preuve d’ingéniosité et le trouver.

      « Ps : un petit sourire et une touche de maquillage seraient les bienvenus. »

    Bien à vous, Danny
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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Dim 4 Nov - 17:56

Une honte cuisante, dérangeante. Ancrée en elle. Filets poisseux recouvrant toute la surface pour la faire se sentir affreusement sale. Affreusement seule aussi. Filets sombres pénétrant au creux de ses pores, s’infiltrant jusqu’à ses veines pour les figer dans leur propre sang. Tremblements intempestifs semblant ne plus vouloir s’arrêter. Gagnant en intensité avec la luminosité baissant peu à peu. Elle regrettait de l’avoir épargné. Cette grande brute qui l’avait mise au tapis avant d’entreprendre de la découper avec sa dague. Il l’aurait écorchée vive si elle ne s’était pas défendue. Jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un déchet écarlate, méconnaissable. Elle s’en était tirée certes, mais il risquait de la retrouver. De lui faire payer son affront, suffisamment en colère pour ne pas la rater cette fois. Inévitablement, elle songeait aux attardés derrière leur écran de pacotille. Certainement en train de s’empiffrer de pop-corn en ricanant de sa bêtise. Cela avait beau la rendre furieuse, ça la dépassait : elle se souciait de la pitié ou de l’irritation engendrées. Elle devait avoir l’air pitoyable. Elle voulait croire qu’elle n’avait pas l’âme d’une meurtrière. Mais au fond elle était peut être simplement trop lâche. Les cannes en coton, elle se laissa retomber sans la moindre délicatesse sur le sol boueux. Si les premières heures elle avait inutilement cherché à rester propre et à ne pas comme Il le disait ressembler à 'une serpillère', c’était en cet instant le cadet de ses soucis. Cherchant à nouveau à recouvrir de ses mains abimées ses plaies les plus profondes, pour parvenir à endiguer l’hémorragie. Il y avait de quoi mourir d’une infection dans ces circonstances, elle le savait. Et finissait presque par y trouver là une forme de consolation.

Elle souffla un grand coup, tentant de chasser sa fâcheuse tendance à sombrer dans le pathétique dès que les choses n’allaient pas dans son sens. Elle extirpa le morceau de viande soigneusement conservé jusqu’ici dans son sac, affamée. Ses dents en déchirèrent la texture rêche, mâchant avec une lenteur démesurée pour atténuer le plus longtemps possible la sensation de famine. Infect. Mécaniquement, elle inspecta ensuite l’arme qu’elle avait dénichée à la corne d’abondance, par défaut. Sarbacane qu’elle n’avait pas franchement envie d’utiliser, l’idée de souffler comme une imbécile en visant ses proies ne l’enchantant guère. Elle fronça légèrement les sourcils, son regard d’acier virevoltant autour d’elle pour y trouver quelque chose de plus intéressant. Sphères océaniques dévorant le néant, avant de poser sur une plante singulière. Belladone. La cerise du Diable. Un sourire mesquin se glissa sur ses lèvres, alors qu’elle se levait pour s’en approcher. Le poison mortel et le précieux antidouleur. L’ingrédient de ‘beauté’ que son mari la contraignait à utiliser pour avoir des prunelles ténébreuses, alors qu’elle détestait ça. Préférant de loin garder son bleu délavé et insolite plutôt que de devoir dilater ses pupilles. Elle récupéra le végétal toxique, pour le coller aux fléchettes et les rendre empoisonnées.

Le coup de fusil l’interrompit dans la cueillette. Eclair descendu pour la foudroyer. Comme un coup de poignard en plein milieu de la colonne vertébrale. Le souffle coupé, elle resta comme paralysée. Attendant que les sueurs froides cessent enfin de couler le long de son échine, ankylosant tous ses membres dans un dangereux étau. Elle souffrait le martyre, tout en ne sentant absolument plus rien. Connexions nerveuses déraillant les unes après les autres, pour que son enveloppe ne soit plus reliée aux quelques neurones se battant encore en duel dans un coin de son crâne. Lutter pour sa survie, être constamment aux aguets du moindre bruit. Attendre en permanence que le ciel s’effondre. C’était terriblement pénible, mais elle aurait pu s’y accoutumer, ronger son frein en s’efforçant de s'en sortir à peu près indemne. Mais ce n’était rien devant la peur constante qu’Il se fasse tuer. Elle avait enduré des siècles sans Lui, elle aurait du ne pas broncher. Et pourtant. L’éternité semblait s’être dissipée, l’asphyxiant littéralement. Avec constamment l’horrible sensation de se trouver au bord du vide, au point d’en avoir le vertige. En haut de la falaise, avec la certitude accablante qu’elle devrait sauter pour s’écraser sur les rochers acérés des mètres plus bas à un moment ou à un autre. Dénouement incertain. Danse endiablée de ses tripes lui donnant la nausée. Etre coincée ici avec Lui la rendait malade, ravagée par l’angoisse. Car l’un d’eux allait mourir. Elle ne tolérerait pas la deuxième place. Plutôt crever dans ce bourbier géant. Plutôt aller pourrir au fond des marécages, et voir sa carcasse ressortir en chienne errante et vorace à chaque nouvelle édition. Plutôt ça que de Le voir en vainqueur pendant qu’elle irait croupir dans une cellule crasseuse avant d’être jetée avec les autres pestiférés dans la zone la plus reculée. Gagner, ou rien. Mais elle ne sentait pas non plus prête à accepter qu’Il soit damné à sa place. En dépit de l’amertume gangrénant ses os depuis qu’Il lui avait arraché sa moitié, elle se refusait à signer Sa perte. Elle scruta la voute céleste avec plus d’ardeur que la nuit précédente, manquant de défaillir tant cela lui sembla interminable. Elle soupira de soulagement en voyant l’image de Tybalt s’afficher, au lieu de la Sienne. Calme retrouvé précédant une tempête intérieure. La renvoyant à son intolérable impuissance passée. A sa fuite puérile alors qu’elle avait eu l’opportunité de l’achever elle-même et de s’assurer qu’il ne puisse plus nuire. Comme un sentiment d’inachevé qui restait coincé en travers de sa gorge. On lui avait volé sa vengeance, et elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Rompue par ses pensées lugubres et les épreuves de la journée, elle se recroquevilla en boule, ramenant ses jambes à elle pour tenter de réchauffer son buste.

Le réveil fut violent, brutal. L’aube venait à peine de pointer le bout de son nez. L’extrême fatigue accumulée après les précédentes nuits d’insomnie lui avait permis de bénéficier d’un sommeil moins superficiel que d’ordinaire. Et elle en tira les conséquences lorsqu’un violent coup dans les reins l’arracha douloureusement aux bras de Morphée. Elle se redressa brusquement, cherchant à prendre appui sur l’une de ses mains, aussitôt écrabouillée par le pied de l’intruse. « - On fait de beaux rêves ? » Laryta. Plantureuse créature considérée avec méfiance avant même de l’avoir entendue parler, tant elle transpirait la suffisance et la sournoiserie. Un gémissement de surprise et d’affliction s’échappa de ses lippes, alors que ses doigts valides portaient secours à leurs jumeaux lésés. Au moins un de cassé, elle en était persuadée. Elle se redressa tant bien que mal, jetant un regard noir à son adversaire en instaurant une vague distance de sécurité.

« - T’inquiète donc pas pour ta manucure, quand je t’aurai arraché les ongles un par un t’auras plus à t’en préoccuper.
- Tant de haine… Comme c’est charmant. Elle a un complexe d’infériorité la blondasse ? Essuie ta bave et ravale ta bile, on ne sait jamais tu pourrais t’étouffer avec.
- T’aurais mieux fait de rester la potiche du Gouvernement, ça t’aurait évité un ravalement de façade. Tu présentais mieux à la télé
. »

Son poing partit tout seul, venant directement cogner la pommette de la jeune femme. Craquement sinistre suffisant pour faire courir des frissons de plaisir le long de sa peau, avant d’esquiver la hachette de l’élue de justesse. Juste retour de boomerang qui la refroidit aussitôt, alors qu’elle agrippait les poignets de la métamorphe pour éloigner l’arme barbare. Poussant de toutes ses forces pour qu’elle recule, et aille se cogner contre l’arbuste derrière elle. Écorce frêle suffisamment rêche pour faire grimacer sa rivale. Léger avantage vite renversé, de dominatrice elle passa à dominée lorsqu’elle fut renvoyée sauvagement en arrière après une lutte vaine. Retombant maladroitement sur le dos. La détermination cruelle grésillant dans les émeraudes de sa détractrice crispa sa mâchoire, alors qu’elle jouait de ses coudes et de ses chevilles pour s’éloigner, n’ayant pas le temps de se remettre sur ses pieds. Panique viscérale qui ne lui permit pas d’éviter entièrement la lourde lame, qui se planta dans la chair affable de sa jambe gauche. Cette fois-ci, le hurlement fut inévitable. Transperçant sa trachée. Souffrance fulgurante qui accéléra le forcené tapi dans sa poitrine. Malheureux battant si fort contre les barreaux de sa cage qu’il la rendait sourde aux bruits alentours. La scène sembla presque se dérouler au ralenti, quand une plaie sanguinolente prit forme sur son jean, traversant le tissu pâle. Elle en grelotta, voyant déjà sa fin venir lorsque la harpie leva sa hache à nouveau, prête à la décapiter et à la découper en rondelles. Mégère qui aurait visiblement pu se trouver beaucoup d’affinités avec le ‘Boucher’ massacré. Sa misérable existence défila devant elle à une vitesse fulgurante. Elle se visualisait déjà à l’état de putréfaction avancé, les boyaux noirs comme la cendre vidés de son ventre. Tyrannisée par un affolement à son paroxysme, et la crainte de terminer de manière si indigne. Oubliés les rituels et les chimères. Envolée la magie noire et ses méfaits. Et les précieux conseils d’Azzura. La violence de son tourment était telle qu’elle lui faisait tourner la tête. Tomber dans les vapes, dans un précipice où se côtoyaient une douleur infinie et paradoxalement une sensation diffuse d’anesthésie.

Jusqu’à ce qu’une flèche vienne se planter directement dans l’épaule de la scélérate. Stupéfaite, son bras menaçant se coula le long de ses courbes comme un chiffon tandis que l’arme chutait sur la terre noirâtre. Elle distingua seulement une chevelure de feu au loin. Disparaissant dans les fourrés avant qu’elle ne puisse contempler correctement sa silhouette. Échaudée, la furie se transforma en vipère, serpentant sur la vase sans demander son reste jusqu’à ne plus être non plus dans son champ de vision. Reprenant doucement son souffle, Cora attendit bien une bonne heure avant de se décider à bouger. Ne réussissant qu’au bout de plusieurs tentatives infructueuses lorsqu’elle réussit enfin à se relever, tant la blessure fraiche pouvait la lancer. Elle préféra ne ramasser qu’une partie de ses affaires. Se délestant stratégiquement du plus encombrant avant de reprendre sa route en trainant de la patte. Pour elle il n’était même plus question de savoir si elle allait survivre. Mais ce qui allait s’abattre sur elle en premier pour abréger son calvaire. Elle s’immobilisa net lorsque la voix de Danny résonna dans l’arène. Horrible présage annonciateur du pire.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Mar 6 Nov - 20:56


Il sortit de sa léthargie aux premières lueurs du jour. Franchement de mauvais poil. Il commençait à fatiguer, et avait l’affreuse impression que la lutte de la veille l’avait vidé de toute son énergie. En plus de ça, le processus de cicatrisation continuait de la vampiriser. Instinctivement, il frôla son œil, grimaça quand il tenta de l’ouvrir. Sans succès. Il avait faim aussi, et cela, malgré le morceau de viande archi-salée et franchement pas bon qu’il avait mâchouillé quelques heures plus tôt. Il pourrait toujours se changer en loup et retourner grignoter un morceau de gigot chez le Boucher. Ce serait un bon moyen de calmer ses nerfs, déjà à fleur de peau dès le réveil. Il jeta son sac sur son épaule et se remit en route, empruntant le chemin menant à son point de départ. Sans trop savoir pourquoi. Un épais brouillard s’était levé sur le marais. Le rendant encore plus humide, lugubre. Il s’immobilisa, les sens en éveil. Alerte, il se baissa, sa main gauche frôlant le sol détrempé tandis qu’il tendait l’oreille. Des bruits de pas, inaudibles pour l’oreille humaine. Un murmure pour lui. Une odeur aussi. Pas la Sienne. Il retint son souffle, regrettant de ne pas avoir revêtu sa peau de loup, il aurait pu s’approcher discrètement et se payer un bon steak sans trop se fatiguer. Il se figea, fronça les sourcils quand le bruit de pas disparu. Comment avait-il fait pour les perdre de vue ? D’oreilles plutôt mais bon, peu importe. Il jura, dans sa tête tout en se relevant. Le carreau se ficha dans un malheureux tronc d’arbre décharné avant que la brûlure de son passage ne lui dévore le bras. Un hoquet de surprise s’échappa de ses lèvres quand il regarda la trace écarlate sur sa peau blafarde. Il releva le nez pour chercher son adversaire du regard. Ne vit rien dans ce vide affreusement lugubre. Pas même le nouveau carreau qui se ficha dans sa cuisse.

« - Sors de ton trou sale rat ! Montre que t’en as au lieu de te planquer derrière ton jouet ! » Il s’était adressé à personne, crachant sa hargne au brouillard tout en se saisissant de la hampe de la maudite flèche, l’extirpant de sa chair d’un geste brusque. Je vais lui faire bouffer ses flèches à ce crétin. Il cicatriserait, ce n’était pas ça le problème. Ca allait l’épuiser plus qu’il ne l’était déjà. Sa colère n’arrangerait rien, permettrait à ses pulsions assassines de prendre le dessus sans qu’il puisse s’y opposer. Un bruit sur sa droite lui fit tourner la tête. L’intrus, ou plutôt l’intruse fut accueilli par un regard des plus sombres. En ligne de mire, Stain leva gentiment les mains en signe de soumission, posant un genou à terre sans lâcher la gamine du regard. Car c’est ce qu’elle était à ses yeux.

« - Reste… reste où tu es… » Ce qu’elle put lui dire, il s’en foutait. Il remarqua juste qu’elle n’était pas sûre d’elle. Que sa petite voix trembla. Il attendit qu’elle fasse l’erreur de se rapprocher et usa de ses talents pour lui attraper le poignet. Le tordre pour que l’arbalète vole sur le côté. Elle hurla, il étouffa sa plainte dans la paume de sa main et la fit chuter comme un pauvre sac de farine. Splash. Prisonnière sous le poids de son assaillant, elle tenta de se défaire de l’étreinte. Il ne fit que serrer plus fortement ses cuisses contre ses hanches. Elle frappa. Manqua sa cible. Recommença. Frappa à plusieurs reprises, avec une force qui le surprit. Sa main gauche agrippa sa gorge. Serra, la droite rabattit son épaule à terre. Le geste fut brutal, agressif. Il ne se reconnaissait plus. Ce type qui prenait un malin plaisir à étouffer une pauvre fille, affolée, qui n’a rien demandé à personne. Qui n’a fait que se défendre. Il n’a jamais aimé la violence. Et pourtant, l’étreinte avait quelque chose de jouissif. Il tremblait, de plaisir. De rage. Un rictus animal, cruel et sadique vint se glisser sur ses lèvres. Les petites mains griffèrent la chair fragile de sa propre gorge, les doigts s’agrippèrent alors au cuir autour de son cou. Il les sentit tirer dessus. Une simple saccade. Les fils céderaient si elle continuait de s’y agripper aussi fort. Une vague de chaleur le traversa, crispa ses entrailles. Son sang battit contre ses tempes, son cœur se mit à frapper plus fort. Elle paniqua un peu plus, hurla quand la main droite vint aider sa jumelle. Le sol détrempé, la flaque dans laquelle ils étaient tombés. Il la lâcha, une seconde avant d’emprisonner son joli minois dans sa main et d’envoyer son crâne valser en arrière. Dans la flotte et la vase. Maintenue comme elle le fut, il ne fallut pas longtemps avant que les coups cessent. Que le corps frêle tressaute sous le sien. Qu’elle rende son dernier soupir dans une eau saumâtre et boueuse.

Le souffle court, Stain la lâcha, recula pour se vautrer à quelques centimètres de sa pauvre victime. Il la regarda avec un air absent, cilla plusieurs fois avant de réaliser son geste. Ne pas craquer devant les autres. Il eut du mal à le faire quand le coup de canon retentit, brisant le silence morbide de l’arène. Il serra les dents, ferma les yeux pour ne pas laisser son trouble et sa douleur remonter à la surface. Pas maintenant. Je suis désolé. Il le murmura, si faiblement que ses lèvres bougèrent sans émettre le moindre son lorsqu’il tira la dénommée Lila hors de sa tombe, fermant d’un geste fébrile ses paupières. Tremblant comme une feuille il resta planté à côté d’elle, incapable de savoir ce qu’il devait faire maintenant. La voix du maudit présentateur brisa le silence d’un seul coup. Il leva le nez, tendit l’oreille avant de froncer les sourcils. Ca promettait pour la suite. Je vais t’en filer du prévisible abrutit.

Ce qui se passa ensuite, il le vécut comme s’il avait assisté à la scène dans un brouillard des plus épais. Il ne vit rien. Et pourtant un éclat de douleur fulgurant lui déchira le bras, puisant sa source dans la paume de sa main. Malgré tous ses efforts pour garder un semblant de contenance, et de dignité, son cri de douleur déchira le silence. Lugubre. A genoux, il agrippa sa main blessée de sa main gauche, la serra avec force avant d’y jeter un coup d’œil. Blanchâtre, la balafre qui grignotait sa chair virait à l’écarlate. Au milieu de tout ça, il aperçut une vilaine trace de morsure. Son regard finit par trouver l’animal. Reptile rampant sur le sol, quasiment indissociable du décor, et qui s’éloignait déjà. Il serra les dents et se releva avec l’idée de rattraper la bestiole pour lui faire ravaler son foutu venin. Il tituba, et se sentit affreusement mal. Il tremblait, de froid. De fièvre. Il avait l’affreuse impression que son cœur battait dans sa main, qu’elle était en feu. Une fois encore. Ca ne peut pas être aussi rapide, nom de Dieu. J’ai toujours eu horreur de ces bestioles. Il se mordit la lèvre pour étouffer ses râles, avança avant de trébucher et de s’écorcher à nouveaux les genoux contre le sol. Une quinte de toux accompagna sa chute. Il ne s’était éloigné que de quelques pas, et déjà sa vue commençait à se troubler. La pluie battante qui s’était mise à tomber le glaça jusqu’aux os, rendant ses tremblements encore plus intenses. Il se laissa submerger par la panique. Cette perte de contrôle fut suffisante pour laisser sortir le loup de sa cage. La douleur de la transformation, il ne la sentit même pas tant celle qui lui déchira la patte dès qu’elle se posa au sol fut violente. L’animal poussa un hurlement perçant avant de s’éloigner le plus rapidement possible. Son errance s’acheva quelques mètres plus loin quand il tomba d’épuisement sous un amas rocheux formant une espèce de grotte, protégée de la pluie torrentielle ayant pris possession du marais.

La transformation avait calmé la fièvre et les tremblements, mais il se sentait toujours aussi mal. A cela s’ajoutait l’impression d’être une statue de plomb. Il avait été contraint de s’arrêter pour ça aussi, ses pattes commençaient à faire des siennes. Refusaient de lui répondre correctement. Sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Si c’était ça la surprise des juges, elle était franchement pas drôle. Caméra ou non, il était trop épuisé pour conserver sa forme animale plus longtemps. Recroquevillé sur lui-même, il agrippa son poignet pour tenter de bloquer la circulation. Ca ne servira à rien, j’aurais dû le faire de suite. Et ne surtout pas bouger. C’est franchement nul comme mort, j’aurais préféré un truc plus classe. Et personne pour me faire un câlin… Malgré la douleur, il esquissa un léger sourire, avant de soupirer. Les tremblements reprirent, la sueur glissant sur sa peau nue se mêla à la moiteur de l’endroit. Le silence de nouveau, brisé par sa respiration démente. Il crut entendre un petit pouf dans son dos. Le petit baluchon supposé le rendre plus décent. Il ne chercha même pas à vérifier, ni même à se vêtir. Il se contenta de se rouler encore un peu plus en boule, si tant est que cela fut possible. Tremblants ses doigts se saisirent de la lame qu’il avait eu la bonne idée de conserver, son pauvre sac étant resté près du cadavre de la rouquine. Le sang, fais-le couler pour les purifier. Le poison de leurs péchés cessera de souiller leur âme. Pour avoir la voix de son géniteur dans la tête, il devait vraiment être dans un sale état. L’acier entailla profondément la cicatrice, juste sur les stigmates de la morsure. Le sang glissa sur sa paume. La douleur qui lui transperça la main lui fit serrer les dents. Il ferma les yeux pour ravaler ses larmes et se sentit défaillir. Il ne se fit pas prier pour se laisser glisser dans les bras brûlants de la fièvre et de l’affliction. Déjà aveugle, il devint sourd aux bruits alentours. Il ne sentait plus que sa propre odeur, celle de sa sueur et du sang. Il comprit malgré sa torpeur et avec un spasme d’horreur qu’il se retrouvait privé d’une partie de ses sens. Sans défense. Face à une menace invisible envahissant peu à peu l’oxygène entrant dans ses poumons.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Sam 10 Nov - 19:01

Affectueusement… Les mots du guignol résonnaient contre les parois de son crâne, tambourinant jusqu’à lui donner le vertige. En plus de nous humilier, ces dégénérés se foutent royalement de notre gueule. Outrée, elle ravala la bile qui remontait le long de sa trachée. Elle avait la bouche pâteuse, remplie de dégout et de mépris. Se retenant d’insulter avec tous les noms d’oiseaux qu’elle pouvait connaitre les juges, l’autre excentrique et les attardés en train de les épier. Elle dut se mordre la langue pour s’en empêcher, tant l’envie était pressante. Elle ne les avait jamais autant détestés, eux et leurs foutus jeux. Eux et leur soif incontrôlable de violence. Eux et ce qu’ils les obligeaient à faire pour subsister, ne serait-ce qu'une poignée de minutes de plus. Et lui là, dans sa tour d’ivoire, qui devait jubiler avec ses sous-fifres en élaborant une surprise macabre de son cru. Il ne s’agissait que d’illusions. Mais des illusions devenant réelles pour eux, captifs de cet immense labyrinthe putride. Réduite à l’état de gibier traqué, aux aguets du moindre bruit. Guettant le danger de tous les côtés, sans savoir quel monstre pourrait bien sortir des fourrés pour la déchiqueter. Ou quel fléau tomberait du ciel de brume pour l’éviscérer. Le bruit de la dénotation déchirant le silence la fit sursauter, et elle fit un bond sur place. Profonde déchirure lacérant sa cuisse qui ne fit que s’agrandir davantage, lui arrachant une grimace d’affliction. Elle fut obligée de poser un genou à terre, grelottant si fort que ses dents ne cessaient de claquer dans un crissement désagréable. Elle avait mal. Partout. Douleur lancinante martyrisant sa piteuse carcasse, lui dérobant ce qui pouvait rester de ses maigres forces.

Pourquoi se relever de toute manière ? Encore et encore ? Si c’était pour chuter inlassablement, se fracasser en permanence la mâchoire sur le goudron... Ce n’était pas comme si quoi que ce soit l’attendait au dehors. Ni qui que ce soit d'ailleurs. Même pas Elle. Rien que de la survie. Qu’elle se vautre dans le luxe ou dans la crasse, ce n’était rien de plus que ça. Une moitié morte et l’autre se démenant pour foutre tout le reste en l’air. Elle maudissait l’instinct de conservation et ses dérives. Veuve noire tissant son malheur avec ses propres fils. L’une de ses paumes vint agripper hargneusement la glaise, l’autre appuyant fébrilement contre sa plaie ouverte. La boule obstruant sa gorge devenait de plus en plus envahissante, menaçant d’éclater à tout moment. Le torrent qui s’abattit soudainement sur le marécage n’arrangea rien. Lames gelées la tailladant de part en part, accentuant la terrible peur de mourir si misérablement. Grande Faucheuse ne cessant de la poursuivre sans se décider à lui porter le coup fatal. Spirale dévastatrice emportant tout sur son passage, tourbillon féroce vrillant ses tripes pour en faire de la bouillie écarlate. Le regard perdu sur le sol répugnant, elle faillit ne pas voir la silhouette singulière se dessiner au loin. Repliée sous un amas rocheux, abri de fortune retenant à peine au sec. Elle plissa les yeux, cherchant à distinguer à travers la pluie diluvienne l’identité de l’élu en fâcheuse posture. Pensées troubles, chaotiques, l’emportant avec le rythme déchainé de l’intrus encombrant sa poitrine. Cœur sombre semblant battre de tous les côtés, au point qu’elle peinait à retrouver son souffle. Elle se remit debout laborieusement, cherchant à réduire à néant la distance avec le corps étendu. Chaque pas était une épreuve, guibole lésée semblant ne plus être qu’une masse de plomb qu’elle devait trainer. Le garrot qu’elle avait pu enrouler autour pour couper la circulation ne servait qu’à renforcer cette sensation.

Elle avait tenté d’avancer avec prudence, au cas où il ne s’agirait que d’une feinte de l’adversaire avant de la massacrer. Funambule fragile redoublant d’effort pour ne pas lamentablement chuter. Elle tanguait, titubant comme après une folle nuit d’ivresse. Sans la délicieuse frénésie allant de paire. Valse mélancolique dévastant les débris de sa volonté à ne pas plier, avec la gueule de bois en prime. Rafales de vent semblables au souffre vomitif, comme remonté des égouts de la ville. Son palpitant se recroquevilla sur lui-même comme un vulgaire citron quand elle fut assez près pour Le reconnaitre. Rejetant sa substance acide sur le lit de ses entrailles. Elle se précipita, oubliant un instant sa déchéance tant elle était obnubilée par la Sienne. Elle se laissa tomber à Ses côtés sans délicatesse, affolée. Ses doigts glacés se glissèrent sur Son cou, brûlant tant Il était ravagé par la fièvre. Transformation qui ne l’avait visiblement pas aidé, L’abandonnant à l’état de loque nue et ratatinée sur elle-même. Nerveusement, ses phalanges effleurèrent Son visage. Essuyant avec douceur la sueur et l'eau. Nervosité apparente en disant long sur la torpeur dans laquelle elle plongeait à pic. Se faufilant ensuite sur Son épaule, la pressant avec un semblant de fermeté avant de Le secouer.

« - Ezio… Reste pas comme ça. Il faut que tu reste éveillé. Je t’en supplie… Réveille-toi. Allez… Ouvre les yeux bon sang. »


Me laisse pas... Sa voix se voulait ferme, mais elle tressauta à plusieurs reprises, presque chevrotante. Tendre, totalement dénuée des mesquineries habituelles. Suppliques arrivant trop tardivement, après tout ce qu’ils s’étaient fait mutuellement endurer. Elle s’en voulait d’avoir été si cruelle. De ne pas Lui avoir laissé ne serait-ce que l'ombre d'une chance de s’expliquer lorsque leurs noms avaient été tirés des urnes. De L’avoir érigé en tant que coupable avant de lui cracher sa déception brute devant les caméras. Présomption d’innocence inexistante, qui avait envoyé tant d’innocents au bûcher à son époque et dont elle n’avait pas plus tenu compte que ses anciens bourreaux. Elle s’en voulait, d’être si près de craquer. D’être si anxieuse pour Lui, qui avait fait de sa vie un champ de ruines. Elle aurait du profiter de Sa faiblesse pour l’achever. C’était les règles, aussi ignobles soient-elles. Tuer ou être tué. Lui ou elle. Mais qu’elle L’assassine ou qu’elle torpille l’organe vital battant à tout rompre au creux de sa propre cage thoracique, cela reviendrait à l'identique. A anéantir la part d’elle survivant depuis la mort de Chiara. Son manque de réactivité la fit soupirer d’angoisse, alors qu’elle observait les alentours à la recherche de n’importe quoi susceptible de L’aider. Jusqu’à tomber sur le petit sac rempli de vêtements. Guenilles qu’elle n’eut pas le courage de Lui faire enfiler comme à un gosse, pudeur maladive l’emportant en dépit de l’urgence de la situation. Se contentant de s’en servir comme couverture pour masquer le plus de parcelles de Sa peau écorchée. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle vit la dague imbibée d’hémoglobine et la marque violacée barrant Son poignet. Elle examina de plus près l’entaille, frissonnant tant l’aspect était affreux. Trait grossier dissimulant quasiment les deux cicatrices de crocs ornant Sa chair cadavérique. Un spasme meurtrier transperça son abdomen, alors qu’elle lâchait un juron. Bien plus grave qu’une simple crise de froid, bien plus grave que tout ce qu’elle avait pu redouter en Le trouvant ainsi recroquevillé.

Elle fut incapable de rester assise plus longtemps, sentant la tête lui tourner à mesure que le gaz toxique s’infiltrait dans son organisme. Elle se laissa couler contre la terre moite, incapable de contenir ses tremblements. Souffle de plus en plus saccadé, ses poumons peinant à se gorger d’oxygène. Ses muscles ne semblaient plus répondre de rien, et elle eut rapidement la désagréable impression de se muer littéralement en chiffon. Avec le peu d’énergie bataillant encore dans son enveloppe déchue, elle tenta de soigner Sa morsure. Effleurant son bras pour faire agir le magnétisme et faire suinter le poison hors de la balafre sanguinolente. Tentative de guérison impossible dans de telles circonstances. Trop épuisée pour user correctement la sorcellerie. Si grièvement meurtri qu’il aurait fallu des plantes, des remèdes plus puissants que de simples gestes. « - Je… regrette… » Murmure quasiment inaudible, alors qu’elle sombrait à son tour dans les bras de l’inconscience. Ignorant si elle mentionnait son impuissance à Le soigner ou si elle visait plus large. Beaucoup plus large. Prête à capituler, jusqu’à ce qu’une idée monstrueuse traverse les méandres de son esprit détraqué. Elle dut se concentrer terriblement pour discerner la cicatrice, perdant ses sens les uns après les autres. Elle se rapprocha péniblement, presque collée à Lui. Amenant Son poignet à hauteur de ses lèvres. Une grimace d’aversion déforma ses traits, juste avant de mordre la chair abruptement. Canines remplaçant les crochets de la vipère, pour en extraire la substance mortifère. Avalant une partie de l’arsenic en même temps que le cruor naviguant dans Ses veines. Texture au gout métallique et acide qui la fit frémir d’écœurement tant le mélange était infect. Elle cessa d’aspirer au bout de quelques secondes, espérant que cela suffirait. Le recul fut immédiat, elle rampa vers la sortie en crachant tout ce qu’elle avait pu ingurgiter. Nauséeuse tant cela pouvait la répugner. Honte amère remontant à la surface, l’accablant de tout son poids. Elle s’essuya avec le revers de la main, sans parvenir à s’arrêter de trembloter. Elle n’osa pas reposer ses prunelles d’acier sur son cousin, tant ce qu’elle venait de faire la débectait. Fourmillements d’aversion se transformant peu à peu en un mal similaire à celui qui L’avait frappé. Elle ne savait plus si elle l’avait vraiment fait, ou s’il s’agissait plutôt d’un délire causé par sa température, atteignant son paroxysme. Pulvérisant ses dernières défenses. La lumière retrouvée de l’extérieur lui donna la sensation d’avoir les rétines en feu, et elle ferma les paupières pour qu’elle cesse de l’agresser. Le visage enfoui entre ses bras, contre ses jambes. Tanguant légèrement d’avant en arrière, comportement ressemblant de près à celui d’une échappée de l’asile. Se surprenant à espérer que quand elle les rouvrirait, tout aurait disparu. La souffrance, la rage, la terreur. La cuisante infamie roulant sur elle comme le torrent semblant décidé à noyer le Marais et ses rescapés. Tu deviens complètement timbrée ma parole…

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Lun 12 Nov - 21:02


L’obscurité. Le silence. Le plop insupportable d’une goutte d’eau s’écrasant sur le sol. Et le tumulte de sa propre respiration. Il n’en pouvait plus. De ces ténèbres surtout. Depuis combien de temps n’avait-il plus vu la lumière du jour ? Il ne saurait le dire. Plongé dans les entrailles de la terre, privé d’air et de lumière. Isolé de tous les autres. Il allait devenir fou. Les tremblements ne cessaient de le dévorer, de l’épuiser plus qu’il ne pouvait déjà l’être. Il se recroquevilla encore un peu plus, agrippa ses genoux de sa main gauche dans l’espoir de se réchauffer un peu. Il grimaça lorsqu’un élan de douleur lui déchira la poitrine, l’obligeant à déplier ses jambes. Il sursauta quand les gonds de la porte grincèrent et que des bruits de pas bourdonnèrent près de ses oreilles. Malgré lui, il ferma un peu plus fortement les paupières. Protégeant ses rétines de la lumière brûlante qui allait accompagner la venue des intrus. Une vague de peur se fracassa contre ses reins. Pas de loup. Il était mort. Brulé, en même temps que sa main. En même temps qu’Elle. Il avait tenté de le faire revenir. De retrouver l’assurance de son autre peau. Sans succès, s’acharnant pour rien, il n’avait fait que s’épuiser. Trop rapidement à son goût. Gâchant ses dernières forces à courir après une chimère. Il ne broncha pas quand on l’obligea à se relever, à quitter la moiteur glaciale des caveaux. La différence de température entre sa geôle et la salle baignée de lumière dans laquelle ils entrèrent le fit suffoquer. Son cœur se mit à battre avec plus de force, et sans qu’il s’en rende vraiment compte, il se raidit, traîna les pieds dans l’espoir d’arrêter leur progression. Son regard parcourut la pièce, se posa sur la silhouette impassible de son père. Croisa les prunelles azurées dans lesquelles il ne parvint à lire qu’une profonde indifférence. Un profond mépris. Il se ratatina, baissa les yeux. Avant qu’il ne puisse se l’interdire, sa langue se délia malgré la sécheresse de sa gorge. Il supplia. Une fois de plus. Pour sa propre vie cette fois. Implora une pitié inexistante depuis sa naissance. La force du désespoir le poussa à se montrer faible, à espérer quand les liens entravèrent ses poignets et ses chevilles.

Les ténèbres. De nouveau. Le silence, la débandade de sa respiration. L’odeur nauséeuse du sang. Il le sentait sur sa langue, glisser sur son menton. Il savait ce qu’il l’attendait. Pour l’avoir vu et l’avoir fait subir un nombre incalculable de fois. Il ne sentait plus ses jambes. Et pourtant il avait encore l’impression de pouvoir les bouger. Dans son crâne ne cessaient de résonner les horribles craquements ayant accompagnés la désarticulation de ses genoux et ses hanches. La prochaine fois que la porte s’ouvrirait, ce serait finit. Torturé en privé, sa vie prendrait fin devant une foule hurlante et grotesque. Devant Lui, et son indifférence. Il frissonna et crut percevoir un bruissement inhabituel. Figé, il retint son souffle, tentant de discerner quelque chose dans le néant qui régnait dans son crâne. Un frôlement contre sa peau, qui lui donna l’impression qu’elle était à vif. Une simple pression s’affirmant sur son épaule le fit grogner de douleur. Une série de frisson brûla sa chair. Des mots. Son nom. Du plus profond de l’abysse dans lequel il s’était laissé tomber sans sourciller, il remonta péniblement. S’écorchant les mains contre les roches acérées. Il ouvrit les yeux avec peine au bout de minutes qui lui parurent interminables, le droit continuant de le faire souffrir. Il cilla, plusieurs fois tant la lumière diffuse de l’endroit lui parue aveuglante. Il ne voyait que des masses informes, discernait à peine les couleurs du décor. Il serra les dents et du faire un immense effort pour porter son intention sur celle qui se tenait à côté de lui. Pour apposer un nom à une silhouette qui lui paraissait familière. La main enserrant sa gorge pressa un peu plus fort. Il suffoqua pendant une fraction de seconde, ravala le sang sur sa langue pour se redresser. A peine. Piteusement, il agrippa de sa main valide ce qui lui sembla être le bras de l’intruse.

« - Ils vont revenir. Je t’en supplie empêche-les. Empêche-le. Je ne le supporterais pas. Ne le dis pas, Chiara, elle ne doit pas savoir… » Faiblarde, sa voix butta sur chaque mot. Se brisa sur la dernière supplique alors qu’un profond désespoir venait envelopper son timbre. Brûler dans son regard. En italien. Perdu dans les ombres de son délire, il en oublia l’anglais. L’arène. Stain et tout ce qu’il lui avait apporté. Il était mort, ou si ce n’était pas encore fait, cela ne tarderait pas. Il le savait. Le sentait jusque dans ses moelles hors d’usage. Malgré lui, il ramena sa main droite contre sa poitrine pour cacher sa blessure. Animal blessé refusant une quelconque forme d’aide, sa méfiance se fraya un chemin dans les ténèbres de sa raison. Ses doigts agrippèrent avec plus de force le tissu, s’y cramponnant pour ne pas sombrer à nouveau. Contraint de La lâcher quand elle bougea. Simple geste qui fit monter son angoisse d’un cran. Non…

« - Reste. Pardonne-moi. Je n’ai pas eu le choix. Ils m’ont obligé à le faire » Amalgame entre ses faits passés et présents, il ferma de nouveau les yeux et se coula contre le sol détrempé. De légers picotements tiraillèrent sa blessure. Infimes. Insuffisants pour la soigner ou avoir un quelconque effet bienfaiteur. Au fond de lui, il le savait, il devait prendre sa forme animale. Tenter à nouveau de faire revenir le loup. Il savait aussi qu’il était trop faible pour ça. Qu’il pourrait en mourir s’il s’acharnait à nouveau. Le couloir sombre ne menait nulle part, si ce n’est à sa perte. Il le voyait déjà, son échafaud. La foule, et son bourreau. Il ne voulait pas y aller. Il se crispa, suffoqua un peu alors que l’air se faisait plus rare dans ses poumons. Un murmure dont il ne comprit pas réellement le sens. Sa main le brûla, si fortement qu’il ne put retenir un râle de douleur. Il voulut la retirer du brasier. Sans succès. Il ferma les yeux, plus fortement. Ses cils se retrouvant emprisonnés dans ses larmes. Que ça s’arrête. Maintenant… La douleur, il savait l’encaisser. Avait appris à le faire depuis son plus jeune âge. Mais là, c’était trop. Plus que ce qu’il pouvait tolérer. Passer pour un gros sensible, il s’en fichait. Il n’y pensait même pas. Pas maintenant en tout cas.

« - Elle ne doit pas savoir. Tu me l’as promis… Je l’aime. » Murmures imperceptibles rompant le silence alors que le feu s’atténuait. Que les tremblements lui permirent de se recroqueviller encore un peu plus sous la chaleur des vêtements posés contre sa peau. Sa main gauche tâtonna sur sa poitrine. Tremblante, elle chercha le cuir, ses doigts s’enroulèrent autour de l’anneau d’argent. Il aurait dû l’enlever. Le laisser sur sa table de chevet. Il avait failli le faire, se ravisant au dernier instant. Quitte à se prendre la raclée de sa vie et à y laisser sa misérable peau, il préférait encore mourir avec cette infime part d’Elle avec lui. Il poussa un léger soupir. Grelotta, réalisant alors que la fièvre commençait à baisser. Il ouvrit les yeux, fixa le néant droit devant lui sans vraiment le voir. Finit par poser son regard sur sa main. Il leva un sourcil, les fronça ensuite avant de comprendre. Ou du moins pensait-t-il comprendre. Dun geste brusque, il leva le nez, La chercha du regard. Horrifié par ce qu’Elle venait de faire, le risque qu’Elle avait pris surtout, il lui fallut un moment avant de pouvoir dire quoi que ce soit.

« - Folle… Pourquoi… Tu… » Quelle éloquence, bravo. Il s’appuya sur son coude, qui se mit à trembler sous son poids. Incapable de se relever, il réalisa que ce qui semblait n’être qu’un rêve était en fait la pure réalité. Ses pattes ne répondaient plus, le bout de ses doigts commençait à faire de même. La surprise et ses effets venaient de faire leur entrée, irritant ses nerfs déjà bien à vifs comme ses plaies. La voix de l’autre imbécile l’avait irrité au plus haut point lorsqu’il avait annoncé la nouvelle. Il le détestait ce clown, rêvait de lui faire avaler sa tignasse ridicule pour voir s’il trouverait ça amusant. A moitié sourd et aveugle, incapable de lever ses fesses ça promettait d’être difficile à faire. Mort, c’était carrément mission impossible. Il en avait déjà achevé deux, il doutait de pouvoir continuer à ce rythme dans son état. Même s’il s’en sortait, il lui faudrait bien trop de temps pour recouvrer ses forces. Même en se changeant, il n’était plus aussi certain de pouvoir s’en sortir. Eux ou moi. Le choix est plus aussi évident maintenant. Surtout lorsqu’il se retrouvait face à Elle. Dans un état aussi lamentable que lui. Par sa faute en plus.

« - Ils ne vont pas apprécier ce que tu viens de faire. Eux qui voulaient de l’action, ils auraient pu trouver un autre moyen pour nous remuer. » Toujours hésitante et un brin pâteuse, sa voix trembla légèrement. De rage. Affaiblit comme jamais, il commençait à perdre patience. A vouloir que tout s’arrête pour de bon. Passer une journée de plus dans ce bourbier inondé, infesté de pourriture signerait l’arrêt de mort de ses nerfs. Il soupira, agrippa du mieux qu’il put les morceaux de tissus et se mit sur le dos, fixant le plafond rocheux avant de fermer à nouveau les yeux. Tu aurais dû m’achever. Ca en aurait fait un de moins. Tu aurais dû en profiter. Elle ou lui, cette question il se la posait toujours. Y pensant de moins en moins au vue des circonstances, persuadé qu’il ne passerait pas la nuit tant il n’en pouvait plus.

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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Mar 20 Nov - 16:47

Elle eut un instant de flottement lorsqu'Il l'appela par le prénom de sa jumelle. Mentionnant une situation qui, des siècles après Sa noyade, lui était toujours inconnue. Panique viscérale ravageant Ses prunelles ténébreuses avec une telle panique qu’elle n’osa pas le contredire. Il semblait la regarder sans pour autant la voir, distinguant son autre moitié à travers elle. Crispé dans une expression de douleur plus vive encore que celle qu’elle pouvait arborer. Elle nageait dans le flou, oscillant entre l’incompréhension et une sensation diffuse de trahison. Ignorante du secret qui semblait tant Le tarauder en cet instant. Alors que son 'double' semblait avoir été dans la confidence. Il n’avait pas répondu à son accusation la dernière fois, et celle-ci encore elle sentait qu’Il l’emporterait dans sa tombe. Comme Elle avant Lui. Aveu se calcinant de lui-même sur le bout de Sa langue avant de lever le voile. Esprit torturé tournant à plein régime, élaborant des scénarios tous plus rocambolesques les uns que les autres. Il sembla continuer l’exploration de son passé, se raccrochant à ses douloureux souvenirs comme à un fil ténu menant vers l’autre bord du gouffre. Elle peinait à suivre, elle-même emportée par la fumée incolore annihilant ses restes d’oxygène. Raidissant le moindre de ses muscles.

« Pardonne-moi. Je n’ai pas eu le choix. Ils m’ont obligé à le faire. »
Il lui semblait les avoir déjà entendu quelque part ces mots suppliants, même si dans son état elle n’était plus sûre de rien. Elle les avait sans doute balayés sans chercher à comprendre. Se ratatinant encore un peu plus dans son armure de froideur. Rancœur impitoyable déchiquetant toutes les bribes de compassion sur son passage. Il avait cherché à lui éviter le bûcher mais il était déjà trop tard, elle n’était plus qu’une coquille affreusement vide. Les tentatives avortées de guérison se muèrent en d’imperceptibles caresses alors qu’elle se sentait partir, terrassée par un mal invisible. Spectacle tragique qui devait être navrant vu de l’extérieur. Lutter pendant des jours contre des adversaires tangibles et crever là, comme des chiens, emportés par un gaz mortifère. Fin aux allures de flagrante injustice. Le chagrin lui déchiquetait les entrailles, dévorant vicieusement ses chairs. Et c’est peut être l’énergie du désespoir qui la poussa à agir de manière complètement insensée. C’était à se demander qui était finalement le plus animal des deux. La substance ferreuse englua sa bouche pâteuse, répandant son gout amer dans chaque parcelle de son palais. Si ignoble qu’elle s’empressa de le recracher à peine éloignée. Ses dernières paroles, elle les entendit à peine. Bruissements défiant le silence assassin semblant provenir d’une autre réalité, pendant qu’elle était coincée dans une prison vaseuse et putride. Ses tempes sifflaient, bourdonnaient sous l’effet de la fièvre l’accablant comme une masse de plomb. Tisonniers incandescents la brûlant au point qu’elle devait retenir ses râles de souffrance. Elle aurait relevé sans ce supplice, aurait demandé à voix haute qu’est ce que diable elle ne devait pas apprendre sous peine d’entacher son attachement à Son égard. A supposer qu’Il parle bien d’elle. A supposer qu’Il s’adresse encore à Chiara. Cachoteries entre sa sœur défunte et son cousin qui auraient eu le don de la hérisser en temps normal, tant cela avait des échos de trahison. Non-dits profondément enfouis qui ne faisaient que pourrir au fond d’eux, avec la crainte percutante que leur état de décrépitude intérieure finisse par se remarquer. Elle s’y était employée avec son ainée, préférant garder pour elle le fait qu’elles partageaient peut être un lien de parenté moins direct. Certaine qu’Elle lui tournerait le dos définitivement si elle réalisait qu’elle n’était que le fruit d’un adultère, qu’Elle ne lui était redevable de rien. Elle ne s’y sentait pas prête, la lueur de répugnance dans les rétines mordorées du patriarche la hantant encore aujourd’hui, chaque fois qu’elle se perdait dans celles si semblables d’Azzura. Mentir, surtout par omission, c’était tellement plus facile au fond. Contrairement à la tranchante vérité, ça n’avait pas le pouvoir de briser une vie. Ou peut être que si. Peut être que cela n’aurait pas pu être pire. Au contraire. Et que cela aurait enfin permis d’oublier, au lieu de tapisser de couleurs vives des ombres si ternes. Pour qu’elles se fondent dans le décor en papier mâché, fabriqué à la hâte par des gamins se donnant à l'époque de faux airs de jeunes adultes responsables.

Le son rauque de Sa voix, moins embrumé qu’auparavant, la fit toutefois réagir. L’amenant à relever son regard rougi vers Lui, ses pupilles translucides Le transperçant. Elle voulut ouvrir la bouche, claquant des dents lorsqu’une violente bourrasque lacéra sa peau. Elle se le demandait sérieusement, pourquoi elle venait de se vautrer dans le ridicule après la tournure qu’avait pris leur première confrontation. Après qu’Il ait manqué de l’étrangler et lui ait craché tout son ressentiment à la figure. Masque de froideur sévèrement entaillé après avoir aspiré le poison au lieu de le laisser sagement faire son œuvre. Ce n’était même plus du masochiste à ce stade, cela ressemblait à du suicide. Folle, elle le devenait, Il avait visé juste. Malmenée par la sensation persistante d’être toujours à Darkness Falls, à frémir dans son abri de fortune d’être retrouvée et déchiquetée par les monstres. Sauf que les véritables monstres en l’espèce, c’était eux. Et désormais, tout le monde en était conscient. Cohabitation foireuse de leurs âmes meurtries. Elle ne s’était pas attendue à des remerciements. Plutôt à ce qu’Il lui aboie dessus pour sa folie, sans mauvais jeux de mots. A ce qu’Il soit horrifié et refuse qu’elle s’approche. Il préféra débiter un simple constat. Évidence qui lui arracha un sourire fugace, se muant en une grimace.

« - Sans blague ?! T’as quel âge ? Huit ans environ ? Tu crois que je vais me faire gronder ? »
Siffla t’elle péniblement, renouant avec son cynisme habituel.

Elle tenta ensuite de se remettre sur ses pattes, s’engouffrant à nouveau à l’intérieur. Estimant qu’elle avait suffisamment passé de temps à se faire geler les os sous la pluie diluvienne pour attraper la mort. Elle tituba, s’écorchant les phalanges sur la roche pour trouver un semblant d’appui. Se consolant en s’apercevant que la paralysie ankylosant ses membres s’était presque entièrement dissipée. En se raclant la gorge, elle ne parvint qu’à se déclencher une nouvelle quinte de toux. La trachée en feu, comme si une lame l’écorchait de l’intérieur au moindre mouvement de ses cordes vocales. Elle se laissa tomber lourdement près de Sa frêle carcasse, la mâchoire serrée pour que ses barrières de nacre cessent enfin de se cogner mutuellement.

« - Je doute que ça puisse être pire…. Ils se rappelleront de ton nom au moins. C’est ce à quoi t'aspirais n’est ce pas ? »


Murmures vaguement audibles complétant ses précédentes questions rhétoriques. Plus dépitée que réellement agressive, ses sphères d’acier Le jaugeant avec un simulacre de tendresse. Elle se pencha imperceptiblement, examinant du coin de l’œil la morsure sanguinolente sans oser y retoucher. L’idée d’avoir pu y imprimer la marque de ses propres canines la fit frémir de répulsion, au même titre que la chaleur poursuivant inexorablement sa course meurtrière. Pourtant, ça la tiraillait de vérifier de plus près l’aspect de Sa blessure, angoisse sourde continuant de marteler ses veines avec ardeur. Désireuse de s’assurer qu’Il allait guérir, survivre. Mais si elle s’y employait, il risquait vraiment de la prendre pour encore plus cinglée qu’elle ne pouvait déjà l’être. De s’imaginer que pendant ces siècles de séparation, elle était devenue une sorte de sangsue détraquée qui se nourrit exclusivement de sang et ne se reconnait plus qu’en ses amis les zombies. Comportement étrange qui allait finir par porter à confusion. Elle avança néanmoins nerveusement et prudemment ses doigts, comme si elle se trouvait face à une bête sauvage. Jaugeant la température de Son front avec douceur, avant de ramener les serpents à elle.

« - Je… suis pas… Enfin… tu sais… »
Non il ne sait pas ma vieille, il va falloir que tu te montres plus explicite. « - Je n’ai pas viré cannibale pendant que tu coursais des écureuils au clair de lune. Je… voulais juste… » Souffla t’elle sur un ton méconnaissable, tant elle souffrait de sentir comme des bouts de verre déchirer sa langue en lambeaux. Inapte à terminer sa phrase, et surtout à bout de forces, elle préféra s’allonger sur la pierre. Mieux valait s'arrêter là plutôt que de s'enliser davantage dans le grotesque. Lui tournant le dos pour ne pas discerner les expressions de Son visage. « - Au fait… tu parles dans ton ‘sommeil’. » Elle ne gaspilla pas sa salive en Lui demandant des explications plus poussées, convaincue qu’elle ne se heurterait qu’à un mur. S’ils s’en sortaient tous les deux, elle pourrait toujours essayer de combler les failles. Tenter de découvrir à quoi Il pouvait bien faire référence dans Son délire. Mais en attendant, mieux valait de pas L’obliger à épancher sa curiosité maladive. Pas dans ces conditions désastreuses. Pas avec des caméras pour les épier. T’aurais mieux fait de rester là où t’étais, maintenant il est trop tard. Non seulement tu viens d’aggraver ton cas mais en plus s’il lui prend l’envie de t’achever, tu es trop loin de la sortie pour l’esquiver. Ou alors il va te mettre à la porte de la caverne s'il arrive à se redresser. Que tu déguerpisses de sa vue, c'est ce qu'il voulait l'autre jour après tout. Elle n’en pouvait plus. Littéralement. Elle se sentait aussi minable qu’une vulgaire éponge, essorée avec tant de hargne qu’elle ne ressemblait plus qu’à un pauvre déchet sans volonté. Et ces foutus grelottements qui ne daignaient pas s'annihiler... Ses doigts glissèrent sur son front, cherchant à en estomper la migraine en sombrant de plus en plus dans les limbes de l’inconscience. Même si elle cherchait désespérément à rester accrochée à la réalité, éveillée. Elle crut entendre le présentateur insupportable et se boucha les oreilles avec ses paumes tant son crâne était suffisamment douloureux sans en rajouter. Trop affligée pour arriver à décortiquer correctement l’annonce de ce triple abruti de toute manière.

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Feuille de perso
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MessageSujet: Re: Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}   Ven 23 Nov - 20:59


La fièvre avait baissé. A tel point qu’il sentit des frissons de froid glisser sur sa peau. Il avait pourtant toujours l’impression d’évoluer dans un épais brouillard. Ankylosant qui plus est. Engourdit jusque dans les bouts de ses pauvres doigts, il fronça les sourcils, ses dents claquèrent avec violence. Il aurait donné n’importe quoi pour une bonne nuit de sommeil. Plusieurs mêmes. Pour faire disparaître cette foutue envie de ne rien faire. De rester planter là, allongé par terre et jouer le mort. Sans se soucier des autres. Sans sursauter au moindre bruit. Pour une fois, il en venait à regretter son appartement et ce foutu luxe qui l’indifférait en temps normal. A regretter sa chaleur et son confort. Il ferma les yeux, soupira et tenta de fermer ses doigts. L’ébauche du geste seule, le fit grimacer de douleur. Il se risqua à jeter un regard vers la source de son affliction, sa grimace devenant plus crispée sur ses traits livides. Elle avait déjà eu un aspect affreux, des siècles plus tôt. Mais là. Le mélange était ignoble, lui donnait envie de taillader l’ensemble jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un tas de chair informe. Pulsion assassine qu’il ravala avec peine, reportant son attention sur sa cousine. Une infime lueur honteuse brûlait dans ses prunelles. Derrière la colère et la faiblesse. A une certaine époque, la punition aurait été sévère pour un tel regard. Pour avoir seulement eu l’idée de baisser les bras. Il était en train de le faire, à mesure que le poison intangible se frayait un chemin dans ses poumons. Baisser les bras, et arrêter pour de bon. Oublier ses plans de victoire et tout ranger dans un coin. Balayéer sept siècles d’existence sur un simple coup de tête. Ce serait franchement pitoyable, de mourir ici devant tous ces crétins alors que tu y as échappé des milliers de fois avec ta fourrure. Le retour du cynisme qui Lui était si coutumier lui fit néanmoins esquisser l’ombre d’un sourire. Un brin forcé tant l’effort était surhumain. Huit ans, d’une certaine manière il aurait aimé les retrouver. Ces années de délicieuse insouciance, malgré les horreurs errant dans les couloirs et les recoins de sa demeure. Le temps où la plupart des choses étaient plus simples. Même avec Elle.

« - Non, pas encore. Dans quelques mois, je t’inviterais si tu veux. » La légèreté de la moquerie lui parut affreusement déplacée dans ce contexte sordide. Dans un autre lieu, à un autre moment, elle serait passée sans soucis. Mais là, c’était différent. Il se mordit la langue, regrettant amèrement ses paroles. Sans pour autant être capable de les ravaler, de dire qu’il n’en pensait pas un traitre mot. Espérant au fond qu’Elle pourrait mettre cela sur le dos du venin qui sévissait encore dans ses veines. Le poussant à délirer encore un peu plus. De ce qu’il avait pu lui dire, il n’en gardait que des brides. Les minutes ayant défilés entre le moment où il arriva ici et celui où il fixa sa main ensanglantée, il les avait oubliés. Effacées les couleurs, derrière un voile sombre impossible à soulever. Tissu ténébreux qui en profita pour voiler ses traits quand la seconde vague de murmures se fraya un chemin jusqu’à ses oreilles. Il n’aspirait à plus grand-chose en cet instant. Surtout pas à être reconnu. A ce qu’on se souvienne de son d’emprunt misérable. Encore moins de son véritable patronyme. Qu’il soit représenté comme le ‘vainqueur des troisièmes Hunter’s Seasons ou comme le perdant lui suffisait amplement. A quoi bon encombrer leurs pauvres cerveaux déjà bien vides avec des noms.

« - Dans l’idéal ce serait bien qu’ils s’en souviennent. Mais si c’est trop leur demander, je ferais avec. » Cynique et glacial, il Lui adressa un sourire qui le fut tout autant. Il finit malgré tout par s’adoucir lorsqu’il croisa Ses prunelles, croyant même y lire une certaine tendresse. Il recula, ou du moins en manifesta l’envie lorsqu’elle se pencha vers lui. Ramenant dans un geste purement instinctif sa main blessée vers lui, la gauche venant dissimuler les dégâts. C’est bien connu, les fauves préfèrent mordre plutôt que de dévoiler leur faiblesse, même si la main tendue est là uniquement pour les aider. Même aux portes de la mort, il refuserait qu’on l’aide. Préférant se débrouiller seul plutôt que d’être redevable, que d’entrainer quelqu’un dans sa chute. Qu’Elle ait récupéré une partie de son ‘malheur’ le mettait mal à l’aise. Faisait peser sur ses épaules un sentiment de honte écrasant. Envers lui surtout. Pour avoir été suffisant stupide pour La mettre en danger. Il aurait dû continuer à avancer, s’échouer le plus loin possible. Dans un coin perdu de l’arène. Il se crispa quand Ses doigts frôlèrent son front, fermant les yeux malgré lui tant le contact fut plaisant.

Il suffoquait déjà. Le ton de Sa voix poussa la main enserrant sa gorge à se faire plus pressante. Emprisonnant ses poumons dans un étau d’acier, poussant les lames acérées d’une tristesse encore infime à venir se fracasser contre sa peau. Froideur et méfiance fondirent comme neige au soleil. Le délivrant pendant quelques temps d’un masque qu’il détestait porter. Même s’il possédait ses avantages, les inconvénients restaient toujours plus nombreux. Il La fixa un moment sans rien dire, Ses mots résonnant dans son crâne, au milieu des bourdonnements titillant ses oreilles. Et ses nerfs par la même occasion. Il détourna le regard, se perdant dans la contemplation des gouttes s’écrasant sur le sol au rythme de l’averse. Une simple pluie qui se muait en tempête, à tel point qu’il était difficile de voir bien loin. Rendant le marais encore plus lugubre, sombre aussi comme si la nuit était sur le point de tomber. C’était peut être le cas, il n’en savait rien. Il avait perdu la notion du temps en même temps que ses sens. Il se racla la gorge, brisant le silence venu se glisser entre eux. Reporta son attention sur Elle pour contempler Son dos avec une certaine insistance. Il hésita. De longues secondes qui s’étirèrent dans le silence. Son hésitation l’agaçait. Ne pas être capable d’en trouver la source n’arrangeait rien. Il craignait Sa réaction. Et la sienne aussi. Ne savait pas quel comportement adopter. Celui du cousin ou de l’ennemi. Il n’avait pas les moyens d’endosser le second rôle, même si traversait son esprit dérangé. Et s’il avait eu envie de solitude en s’échouant ici, Sa présence le rassurait. Il agrippa la veste jetée en travers de ses hanches et se glissa jusqu’à Elle du mieux qu’il put. Plaçant le tissu pour qu’il L’enveloppe légèrement lorsque ses hanches se plaquèrent contre Ses reins. Son bras gauche vint se glisser autour de Son épaule, se fraya un chemin entre Ses bras, frôlant malencontreusement la courbe de Sa poitrine pour finalement laisser ses doigts se nouer tendrement aux Siens. Il laissa son front brûlant se poser contre Son épaule. Pour un peu il aurait presque eu l’impression d’avoir vraiment retrouvé ses huit ans. Comme quand il venait se glisser dans Son lit quand ses angoisses nocturnes l’empêchaient de fermer l’œil. Ou quand elle faisait de même lorsque les orages devenaient trop violents.

Qu’on les regarde, il s’en fichait éperdument. De ne rien avoir sur le dos, il l’avait presque oublié. Ce qu’ils pourraient penser de tout ça lui passait au-dessus de la tête. Qu’ils s’ennuient derrière leur écran et que leur immobilité dérange, lui traversa un instant l’esprit. Mais Sa chaleur et la douceur de Son odeur firent disparaître cet instant futile de doute. En fin de compte, ce n’est pas si mal comme mort.

« - Ca m’arrive souvent ces derniers temps. Mais rien de tout ce que je peux raconter n’a de sens. Je ne suis pas un bon funambule » Murmura-t-il au bout d’un moment. Réponse tardive à Sa dernière phrase. Il faillit ne pas l’entendre, la voix si gracieusement agaçante de ce maudit présentateur. Il voulut faire comme si il ne l’avait pas entendu.

« - Il est comme la rose, plus ferreux qu’épineux. Il est vital pour certain. D’autres ne le supporte pas. En trouver vous sauvera certainement la mise si vos membres se font guimauves. » Répétée une seconde fois, ce fut encore plus dur de l’ignorer. Il fronça les sourcils, se pelotonna malgré lui encore un peu plus contre Cora. Une devinette, c’est mignon. Comme si on était en état de trouver la réponse. Il y réfléchit pourtant. Fronçant d’avantage les sourcils, il serra les dents au passage, avant de comprendre. C’était tellement évident au fond quand on y réfléchissait un peu. Une vague d’horreur le traversa, le fit grelotter avec une telle force qu’il cessa de respirer pendant une fraction de seconde. Il en avait déjà le goût sur la langue. La sensation sur ses lèvres. Il frissonna de nouveau, révulsé cette fois. Je ne pourrais jamais faire ça. Il en doutait pourtant.

« - Les types qui trouvent toutes ces idées stupides sont franchement tordus. Ils devraient arrêter l’acide cinq minutes. » Cracha-t-il entre ses dents, serrant sans s’en rendre vraiment compte ses doigts contre les Siens. Le loup l’aimait, ce liquide écarlate. Avait appris à frémir de plaisir dès que les notes ferreuses emplissaient ses narines. D’en vouloir toujours un peu plus à chaque tuerie. L’homme, en revanche, avait toujours du mal l’apprécier. Les tortures rendant sa vue difficilement supportable. Tiraillé entre ses deux entités, il craignait de voir la plus animale prendre le dessus. Encore une fois. De le contrôler jusqu’à lui faire aimer une chose qui le rebutait tant. Il secoua la tête, refusant catégoriquement de s’abaisser à leur niveau. Il trouverait un autre moyen. Il tentait de s’en persuader, bien que ses certitudes ne cessaient de s’effondrer au fil des minutes. Et rester paralysé ne l’enchantait pas vraiment. Loin de là. Sans qu’il ne le réalise vraiment, il se redressa. S’appuyant sur sa main droite pour s’assoir plus correctement et La contraindre à se redresser à son tour. Ses doigts lâchèrent les Siens, serpents assassins qui vinrent se couler autour de son Poignet. A tâtons il chercha la lame écarlate. S’en saisit malgré l’élan de douleur qui lui vrilla le bras. L’entaille fut légère, suffisamment profonde cependant pour fendre les veines. Juste dans le creux de Sa paume. Le geste bref, et précis. Redoutable presque malgré la raideur de ses phalanges.

« - J’aurais aimé n’avoir fait que les courser ces pauvres bêtes… » Souffla-t-il le plus faiblement possible alors que ses lèvres frôlaient Sa peau. S’y apposaient pour que le liquide écarlate glisse sur sa langue. De violents frissons tailladèrent ses reins. Révulsé, un violent haut le cœur le poussa à vouloir arrêter sur-le-champ. Dégoût se muant peu à peu en un délice des plus honteux. Tu vois, de nous deux, c’est moi le cannibale.

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Fight For All The Wrong Reasons {Stain/Cora}

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